saison 1 saison 3

Daktari

Saison 1

Clarence, le lion qui louchait (Clarence, the cross-eyed lion)

1. Le voleur d'éléphant (The elephant thieves)

2. Le braconnier (Predator of Wameru)

3. Le mangeur d'hommes (The killer lion)

4. Les lionceaux (Adventures of the Lion Cub)

5. Sur la trace du guépard (Trail of the Cheetah)

6. Le léopard de Mdala (Leopards of Mdala Gorge)

7. Contrebande de diamants (The diamonds smugglers)

8. Le petit chimpanzé (The chimp who went ape)

9. Prince (The killer dog)

10. Les fauves entre eux/première partie (Return of the killer, part one)

11. Les fauves entre eux/deuxième partie ((Return of the killer, part two)

12. Reportage à Wameru (The Man-eater of Wameru)

13.  Le diplomate apprivoisé (Crisis at the compound)

14. Les Otages (The Hostages)

15. Judy et la hyène (Judy and the hyena)

16. Le mur de flammes, première partie (Wall of flames, part 1)

17. Le mur de flammes deuxième partie (Wall of flames, part 2)

18. Judy et les trafiquants d'armes (Judy and the gunrunners)

 


CLARENCE, LE LION QUI LOUCHAIT
(CLARENCE, THE CROSS-EYED LION)

daktari 1 0

Autant l'avouer sur le champ, en voyant le film "Clarence, le lion qui louchait", on est loin de penser que ce film va inspirer une série de quatre saisons et 89 épisodes. Certes, une partie des bases de la future série est présente : Marsh Tracy (Marshall Thompson), un vétérinaire veuf, et sa fille Paula (Cheryl Miller) font la connaissance d'un lion qui louche qu'ils baptisent Clarence et adoptent. Le reste du film adopte un ton plus comique que celui de la série. Avec la présence d'un personnage absolument insupportable, Mr Robotham (Richard Haydn). Les affiches du film le montrent aux côtés de Clarence, preuve que le principe de l'équipe de Wameru (le vétérinaire déjà atteint par la sagesse de la maturité, sa fille, le beau gosse, le noir, l'officier anglais) n'est pas encore établi.

La mise en scène d'Andrew Marton est centrée sur les gags les plus éculés (la Land Rover dont les freins lâchent et qui se retrouve dans la rivière), même si la scène où Tracy sauve une indigène d'un léopard recèle une violence que la série abandonnera.

Juma est le lointain prédécesseur de Mike Makula (Luke dans la VF). Mais Rockne Tarkington est loin d'avoir le charisme de Hari Rhodes.

Qui dit veuf dit femme d'un certain âge susceptible de ravir le coeur du docteur Tracy. Ici, c'est Betsy Drake qui s'y colle dans le rôle de Julie Harper, qui s'occupe de gorilles. Le personnage évoque de façon lointaine l'héroïne de "Gorilles dans la brume".
Les voix françaises différentes pour Marshall Thompson et Cheryl Miller déconcertent. Le film date de 1965 et la série commença en 1966, mais en un an, Cheryl Miller a gagné étonnament en maturité. Dans le film, son jeu est encore très approximatif et sa coiffure la rend trop juvénile.

Il n'y a pas notre grande vedette, Judy, dans "Clarence the cross eyed lion", mais un chimpanzé (nommé Doris) qui appartient à Robotham.

Dans la série, en infiniment moins ridicule, Hedley Mattingly deviendra le substitut de Richard Haydn. Il y a une sorte d'Hedley dans le film avec Carter (le scénariste Alan Caillou bien piètre comédien) mais qui est déjà britannique et oppose son flegme à l'américain Tracy.

Le méchant de l'histoire est un certain Gregory (Maurice Marsac), un braconnier et mercenaire qui s'en prend aux gorilles.

Le film garde donc un intérêt essentiellement documentaire et "historique" pour les fans de la série.

Toute la seconde partie du film est axée sur le rapt de gorilles projeté par Gregory. Un exemple de la violence aseptisée qui régnera dans la série, l'officier Carter et les askaris affrontent les braconniers de Gregory. Certains tombent et on pourrait les croire morts. Mais malgré une telle fusillade, on ne recense que six blessés chez les méchants et aucun chez les askaris.

Plus qu'une bataille, nous assistons à des gags en pagaille qui feraient presque penser à une comédie française style "La septième compagnie". Ce sont Clarence et Doris la guenon qui auront le dernier mot. A noter que la scène du générique de "Daktari" qui montre Judy se tenant à la barre arrière d'une camionnette pick up est tirée de ce film (!) d'où elle est absente, remplacée par "Doris", ainsi que le fameux éléphant de Wameru qui est un élément classique du générique avant le fameux cri "Daktari".

Alors, pilote ou pas pilote, ce film n'égale pas les quatre saisons à venir. Moins sérieux, trop comique, trop décalé, ce film est une sorte de "brouillon".

Fort heureusement, Clarence, Marsh et sa fille Paula seront de retour dans le véritable premier épisode de la série, "Le voleur d'éléphant".

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1. LE VOLEUR D'ÉLÉPHANT 
(THE ELEPHANT THIEVES)





La série "Daktari" débute en fanfare avec cet excellent épisode où d'emblée, tous les personnages sont présentés, sans aucune référence au film "Clarence, le lion qui louchait".

Si le Daktari (docteur en langue swahili) Marsh Tracy commence par faire une expérience avec des tigres importés d'Asie, il ne manifeste aucune surprise à la vision de l'officier britannique Hedley (Hedley Mattingly). Visiblement, ils sont tous deux de vieilles connaissances.

Nous retrouvons Cheryl Miller en Paula, mieux coiffée et plus séduisante qu'un an plus tôt. Yale Summers joue Jack Dane, l'assistant de Daktari. Tandis qu'Hari Rhodes dès ce premier épisode est Mike Makula, Luke dans la VO. Judy est la vedette des sunlights sans qu'aucune présentation soit nécessaire, tandis que nous découvrons le monde tel que le voit le lion Clarence à travers son strabisme.

Après nous avoir rappelé que les tigres ne vivent pas en Afrique, sauf si on les importe du Bengale, nous découvrons l'intrigue de l'épisode. Un oncle et son neveu sont venus dérober un petit éléphant, pour cela l'oncle n'hésite pas à tuer les parents.

L'oncle Franck va tenter de faire croire durant tout l'épisode à son naïf de neveu qu'il a parfaitement le droit de capturer un éléphant. Mais le jeune homme peu à peu va prendre conscience des intentions crapuleuses de Franck.

Cet épisode inaugure la longue série de "visiteurs peu scrupuleux" venant à la réserve de Waméru avec des intentions de vol.

Il est interdit de tuer les animaux dans cette réserve. C'est sans compter avec les braconniers de tout poil. Pour jouer le rôle de Judy, que l'on croit unique, pas moins de six chimpanzés furent réquisitionnés. Très vite, Judy et Clarence s'imposent comme les vraies vedettes de la série. Il n'y a en revanche qu'un seul Clarence. Marshall Thompson l'a baptisé ainsi en souvenir d'un oncle affligé du même strabisme. Après la série, le comédien recueillera Clarence, qui survivra quelques années au tournage.

Lors de la première saison, les producteurs, Art Arthur, Ivan Tors et Leonard Kaufman voulaient imaginer une romance entre Paula et Jack. Cette idée sera abandonnée dès la seconde saison.

L'épisode se termine avec le châtiment du méchant oncle, son neveu ayant prouvé son innocence totale. 

"Daktari" est une série sans violence, où les fusils sont hypodermiques. C'est une sorte de conte de fée vu par le prisme américain. Nous sommes officiellement au Kenya mais en réalité dans le parc d'attraction "Africa and Africa" , à Soledad Canyon près d'Hollywood.

A noter que les populations indigènes sont ici présentées de façon plus subtile que dans les "Tarzan" avec Johnny Weissmuller et dans les films colonialistes. Un premier épisode sans faute et qui inaugure une magnifique première saison à laquelle manque seulement (encore) la jolie musique de Shelly Manne.

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2. LE BRACONNIER 
(PREDATOR OF WAMERU)


Avec cet épisode, nous découvrons un nouvel assistant noir du docteur Tracy, Luke (Don Marshall). Ce dernier ne restera pas longtemps dans la série (Trois épisodes sur quatre-vingt neuf), mais les doubleurs français l'ont confondu avec Mike Makula joué par Hari Rhodes, raison pour laquelle nous entendrons dans la VF pendant les quatre saisons "Luke" au lieu de "Mike", et ce même dans un épisode qui s'intitulera... "Au revoir Mike Makula".

Nous sommes ici confrontés à un braconnier qui veut prendre au lasso des éléphants. Il s'agit de Metembe (Percy Rodriguez, qui reviendra mais dans des personnages différents). Ce dernier se blesse pris dans un piège. Pendant ce temps, Daktari et ses assitants tentent de trouver qui est ce braconnier. Nous sommes sur ce qui était un terrain de chasse de la tribu Wakanda, qui existait avant la réserve naturelle de Wameru. L'équipe finit par trouver l'homme blessé et le conduit à Wameru pour le soigner.

Dans cette réserve vétérinaire sont parfois soignées des personnes. Daktari montre un grand respect pour le guerrier wakanda.

Sur ces entrefaites arrive un hindou avec turban, Saterji (Than Wyenn) qui se présente comme un zoologiste. On peut regretter ces apparitions fréquentes dans la série d'hindous enturbannés caricaturaux qui semblent sortir d'albums de Tintin. Nous découvrons que cet hindou est le commanditaire du braconnier. Il tente de faire croire à Metembe que le docteur Tracy l'a trahi et va le faire arrêter.

Saterji est à la tête d'une troupe de voleurs qui vienent dérober à bord de "pick up" les animaux de la réserve. Il kidnappe Judy qui réussit à prévenir Marsh Tracy. C'est un piège. Saterji fait mettre en cage Tracy, Luke et Jack, mais Metembe et Paula les libéreront.

Les intrigues de "Daktari" ne sont jamais très complexes, mais le spectateur en a pour son argent. Toutes sortes d'animaux rares sont présentés ici. Et c'est Judy qui mettra KO le méchant.

Une série où règne la bonne humeur et un esprit bon enfant.

Percy Rodriguez, 1918-2007 qui a participé à de nombreuses séries cultes comme "Agents très spéciaux", "Mannix", "Le fugitif", "Cannon".

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3. LE MANGEUR D'HOMMES 
(THE KILLER LION)


Un homme qui possède une lionne domestique, Penbrooke (on dirait le nom d'une avenger girl !) est pris à partie par un fermier. La lionne voyant son maître agressé blesse grièvement le fermier, un certain Murphy (John Mc Liam), et s'enfuit. Murphy s'en prend aussi à Daktari et à son équipe, ils les prend pour des fous d'être amis avec des lions.

Cet épisode soulève le cas des animaux redevenus sauvages. Le réalisateur mélange habilement des stock shot tournés en Afrique et le parc animalier américain où se tourne la série. Penbrooke attaque un village mais au final ne tue qu'un veau et s'enfuit. Otto Lang, le metteur en scène, meuble les failles du scénario en multipliant les scènes de brousse. En effet, si certains scénarios sont solides et carrés, d'autres laissent à désirer.

C'est le second des trois épisodes où apparaît Luke. Daktari ne peut se résoudre à euthanasier l'animal avec une dose mortelle de morphine. Il endort l'animal et veut connaître la cause de son changement d'humeur. L'animal recèle une tumeur et Daktari l'opère.

L'épisode très moyen est loin de remplir ses promesses. Un peu trop moralisateur, et nous n'avons pas beaucoup droit aux facéties de Judy qui dans de futurs épisodes s'en donnera à coeur joie.

Bien évidemment, Murphy va se plaindre à l'officier Hedley. N'obtenant pas satisfaction, il décide de faire justice lui-même et tente d'abattre la lionne.
Pour prouver que Penbrooke n'est plus dangereuse, le docteur Tracy s'en approche et finira par convaincre Murphy de ne pas tuer l'animal.

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4. LES LIONCEAUX 
(ADVENTURES OF THE LION CUB)


D'emblée, la menace, dans cet épisode, vient de l'homme et non de l'animal, en l'occurrence deux tueurs Giles et Stoke (joués par des "gueules" de la série B, Sean Mc Clory et Lawrence Montaigne.
Hari Rhodes est de retour dans le rôle de Mike Makula, même si dans la VO, on l'appelle "Luke". L'épisode est commenté par la voix du docteur Tracy (en voix of, un peu comme dans un "Nestor Burma"). Clarence et Judy ont refusé de suivre leurs maîtres ayant senti la présence de lionceaux, et voulu les protéger. Daktari, sa fille, Jack et Mike pensent que les compères ont fait un caprice, alors qu'ils veulent sauver les lionceaux et les ramener à Wameru.

L'épisode raconte le long périple de Clarence et Judy pour ramener les lionceaux, trouvant sur leur route les deux braconniers tueurs (qui ressemblent plus à des fauves dangereux que les animaux sauvages !).

C'est dans cet épisode qu'une africaine voit entrer Clarence dans sa case et manque s'évanouir. L'épisode alterne un suspense constant et de magnifiques images de la brousse.

Clarence et Judy ramènent les lionceaux tandis qu'Hedley surveille la forêt. Giles et Stoke n'ont pas abandonné la trace des lionceaux. Ce qui devait arriver arriva : Hedley est assommé et fait prisonnier par les tueurs.

Toutefois, Judy parvient à les retrouver et les dupe en faisant mine de se laisser capturer, les rendant ivres de rage. Jack arrive avec son fusil et ses fléchettes et endort les deux hommes. La fin est certes un peu bâclée et on vient trop facilement à bout des malfaiteurs. Mais ne boudons pas notre plaisir devant cet épisode qui multiplie des scènes splendides de brousse et d'animaux, et donne la part belle à Judy.

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5. SUR LA TRACE DU GUÉPARD 
(TRAIL OF THE CHEETAH)


Janet Lorne (Dina Merill), qui finance le projet Wameru, vient en visite au centre animalier. Son car arrive en avance, ou est-ce Daktari et Paula qui sont en retard ? La jeune femme est furieuse. C'est Hedley qui la reçoit à la place du docteur.

C'est la première d'une longue série de visiteurs et de visiteuses plus ou moins perturbants pour Wameru. Celle-ci, directrice de la fondation qui finance Wameru, est redoutable puisqu'en coupant les crédits, elle peut anéantir les travaux que mène l'équipe.

Dans cet épisode, nous voyons que Paula et Jack ne sont pas indifférents l'un à l'autre, idée qui sera totalement abandonnée par les scénaristes dès la seconde saison. Ici, après un regard langoureux, Paula fera une scène à Jack qui trouve Janet Lorne, séduisante.

L'épisode prend un tour dramatique avec la chute de Janet Lorne dans une fosse où elle se brise la jambe. Hedley lui est confronté à un truand, Meadows (Ron Hayes). On a vu ce comédien décédé en 2004 dans plusieurs séries comme "Les envahisseurs", "Hawaii police d'état", "Super Jaimie" ou "L'agence tous risques".

Le chemin du Docteur Tracy ne tarde pas à croiser à celui du bandit, mais Judy se montre habile pour sauver la situation.

La suite de l'épisode garde un ton dramatique. Avec l'aide de Meadows qu'il a fait prisonnier, Daktari sort de la fosse son invitée blessée et la transporte, tandis que toute l'équipe de Wameru est en effervescence.

Le scénario, cette-fois, a été bien travaillé, et l'épisode se déroule sans temps morts. L'épisode prend un tour "suspense policier" lorsque Meadows prend le dessus. Sans être originale, l'intrigue est bien menée.

C'est Clarence, le pourtant bien inoffensif lion qui louche, qui fera rendre les armes au gangster.

Janet renouvelle tous les crédits pour Wameru. Quand à Paula et Jack, image rare, ils filent le parfait amour...

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6. LE LÉOPARD DE MDALA
(LEOPARDS OF MDALA GORGE)


L'épisode commence (en voix off) par un petit topo sur la nécessité des prédateurs dans la nature, fait par Daktari.

On retrouve ici une vedette de série culte, Otis Young (1932-2001), l'un des héros de "Les bannis".

Une expédition scientifique conduite par le docteur Warren (Marian Mc Cargo), s'est installée dans une vallée pour y faire des études et a engagé un chasseur pour tuer tous les prédateurs de l'endroit. Tracy se propose de "déplacer" les lions et léopards dans son centre le temps de l'expédition. Avec des fusils hypodermiques, chaque animal est endormi.

Hedley est appelé à la rescousse et doit trancher un différend : si Tracy a le droit de déplacer les fauves, Banov, le chasseur qui protège le docteur Warren, doit la protéger.

Paula et Jack, pour s'attirer les bonnes grâces du docteur Warren, se proposent de lui construire une douche. Banov a expliqué au dr Warren que son emploi de chasseur est le seul moyen de payer l'université à son fils.

Pour prendre Tracy de vitesse, Banov (qui perd son salaire s'il ne tue pas les lions) a pris comme aide Mtaga (Le héros noir Jemal des "Bannis" Otis Young).

Se rendant compte que Tracy est plus rapide pour sauver lions et léopards, Mtaga décide de libérer ceux qui ont été capturés. Et Clarence est parti avec eux !

Un léopard pénètre dans la tente du docteur Warren qui croit sa dernière heure venue. Maisl il s'agit d'une bête qui a été opérée à Wameru et Paula intervient, montrant au docteur que la bête est inoffensive.

L'épisode se termine sans violence. Comme il y a eu plus de peur que de mal, Mtaga qui a agi à l'insu de Banov ne sera pas livré à la justice. Banov est invité à venir à Wameru pour se rendre utile autrement que comme chasseur.

On se croirait presque dans "La petite maison dans la prairie", sauf que dans cette série, il n'y a pas cette très jolie fille nommée Paula !

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7. CONTREBANDE DE DIAMANTS
(THE DIAMONDS SMUGGLERS)


Deux contrebandiers de diamants, Gerard Arnoux (Nico Minardos) et Michel Duval (Richard Angarola), tueurs sans scrupules, ont trouvé des pierres près de Wameru. Se faisant passer pour des archéologues à la recherche d'os d'animaux disparus, ils ont loué les services d'un pilote ami de Daktari qui ignore tout, Roy Kimba (Paul Winfield).

Mais les gens de Wameru les rencontrent et Jack a tout de suite des soupçons au sujet de Gérard. Peu après avoir confié les caisses d'os (avec une pochette de diamants) à Roy, celui-ci a un accident et son avion s'écrase. Il est grièvement blessé. N'oublions pas qu'il n'y a jamais de morts dans "Daktari".

Hedley, en voyant l'insistance de Gerard devant l'épave de l'avion pour chercher la pochette (et laisser les caisses d'os en plan) est pris de soupçons. Il sera même qualifié de "Sherlock Holmes" par Tracy à la fin de l'épisode.

Les contrebandiers se rendent à Wameru, puisque les diamants manquent et que Tracy et son équipe étaient les premiers sur les lieux de l'accident pour sauver Roy. Les diamants ont été volés par Judy qui les a caché dans un gros tuyau, d'où Clarence les a pris à son tour.

Les contrebandiers mettent cartes sur table et ficèlent tout le monde en réclamant les diamants. Tracy pense que Judy les a pris. Une pierre est retrouvée vers le tuyau et le reste devant Clarence.

La fin de l'épisode est "too much". De son treillis, alors qu'il est menacé d'une arme, Daktari récupère une fléchette pour endormir les animaux qu'il jette à Duval. Il se bat ensuite avec l'autre tueur, Gerard, d'une façon que Mannix n'aurait pas désavouée. C'est finalement la peur de Clarence qui fera céder Gérard.

Malgré la fin un peu trop invraisemblable, c'est un bon épisode. Le chien des truands, Prince, est adopté par Waméru.

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8. LE PETIT CHIMPANZÉ
(THE CHIMP WHO WENT APE)


Judy a disparu depuis huit jours. Paula est très inquiète. Son père qui a l'habitude des fugues de la guenon se fait moins de soucis. Paula demande à ...Clarence de l'aider ! Evidemment sans succès.

Pour la première fois dans la série, la mort de la mère de Paula, la femme du docteur Tracy, est évoquée. "Tu sais combien ta mère te manque". Cela ne sera quasiment jamais plus abordé tout au long des 89 épisodes et quatre saisons. Le Daktari était déjà veuf dans le film "Clarence le lion qui louche" qui inspira la série.

Paula n'accepte pas les explications de son père qui explique que Judy a peut être décidé de quitter Wameru et de retourner à la vie sauvage.

Marsh Tracy commente ensuite en voix-off des images de Judy qui a voulu retrouver son indépendance et a rejoint une bande de singes.

L'endroit où Judy s'est réfugiée n'est cependant pas sans danger puisque infesté de léopards. Nous suivons toujours l'épisode en voix off.

Au moment où Judy revient, toute l'équipe est en train d'opérer un guépard. Elle amène un petit chimpanzé blessé. Judy l'a porté pendant des heures. La mission du Daktari va être de sauver le petit chimpanzé.

Tourné dans le parc américain "Africa and Africa", aux Etats Unis, alors que l'action est censée se dérouler au Kenya, cet épisode respire la fraîcheur de cette série animalière écologique avant l'heure. La série a été plus appréciée en France qu'en Amérique où, annulée après quatre saisons, elle fut très vite oubliée. Dans l'hexagone, la série a été constamment diffusée et rediffusée de 1969 à 1974 dans un premier temps, l'ORTF achetant 52 épisodes soit quatre série de 13 épisodes, ce qui est beaucoup pour une série de 89 opus. Comparez un instant avec "Mannix" ou "L'homme de fer", ou même "Bonanza".

Une seconde génération avec la Cinq découvrira l'intégrale dans les années 80.

Le jeu de la jolie Cheryl Miller reste assez sobre, comparé au saisons suivantes. Elle deviendra, dès qu'il s'agit des animaux, parfois hystérique, et son interprétation, malgré la beauté de la comédienne, a fait vieillir la série.

A nouveau, l'épisode repart en voix off avec une nouvelle fugue de Judy. Mais pendant qu'on la cherche dans le domaine des léopards, Judy ramène la bande de singes qui saccage le laboratoire de Wameru. Heureusement que les singes sont moins dangereux dans "Daktari" que les oiseaux dans le film d'Hitchcock. A noter que les chimpanzés seront montrés diaboliques et revanchards dans un téléfilm diffusé en 1974, "Terreur dans la montagne" (A cold's night death) de Jerrold Freedman, diffusé le 15 mars 1974 et rediffusé en 1975 dans "Samedi est à vous" dans le cadre de l'anthologie "Suspense" où ils assassinent les scientifiques qui font des expériences sur eux dans le froid glacial de montagnes perdues.

Toute l'équipe est consternée devant les dégâts : 1800 dollars. Mais le petit chimpanzé a été récupéré par la bande, il faut donc que Judy les conduise au repaire afin de continuer les soins. Marsh Tracy ne dispose que de deux heures. La mère du petit chimpanzé manque tuer Judy, tandis que la bande attaque l'équipe de Daktari

Bien entendu, le petit chimpanzé sera récupéré et soigné à temps. Tout est bien qui finit bien, il n'y a que des happy end dans "Daktari". La bande revient à la fin récupérer le chimpanzé soigné.

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9. PRINCE
(THE KILLER DOG)


 

Un fermier, Diertle (George Mitchell) dresse son chien Prince, un berger allemand, comme chien d'attaque. Pour cela, il le maltraite et l'affame. Hedley a beau intervenir, le propriétaire du chien, irrascible, ne veut pas, si l'on peut dire, en démordre.
Avec ce chien dressé, il veut protéger ses cultures, notamment des animaux sauvages mais aussi de ceux qui pourraient s'échapper de Wameru.
Très vite, Marsh Tracy s'inquiète de la situation, surtout lorsqu'il découvre que Prince vient se réfugier au centre animalier et n'est pas la bête sauvage que l'on décrit.
Furieux, le fermier accuse Tracy de recel et de vol et s'appuyant sur la force publique, en l'occurence Hedley, vient récupérer son chien.
Il se trouve que Prince s'est réfugié à Wameru sans que l'équipe du docteur Tracy le sache. Tracy laisse Diertle fouiller tout le centre avec Hedley. Mais Diertle devine que Prince s'est caché dans la cage de Clarence et récupère son animal en menaçant de porter plainte.

Cet épisode nous permet de découvrir le berger allemand Prince qui deviendra un "personnage" récurrent de la série en demeurant à Wameru.

Judy provoque un accident plus grave qu'elle n'aurait souhaité et le véhicule de Diertle quitte la route et se renverse. Bien évidemment, Prince revient à Wameru.

Le vieux fermier aigri veut abattre son chien, malgré les protestations de Paula. Il finit par abandonner le chien au docteur Tracy qui promet de le lui rendre s'il se calme et adopte une nouvelle attitude envers les animaux.

Ainsi se termine cet épisode multi diffusé depuis 1969. Toutefois, Diertle ne récupérera jamais le chien. Dans les dernières saisons, Prince ne sera que rarement évoqué, il faut dire que la ménagerie de Wameru se sera entre temps enrichie de nombreux autres animaux maltraités.

Un excellent épisode.

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10. LES FAUVES ENTRE EUX/PREMIÈRE PARTIE 
(RETURN OF THE KILLER, PART ONE)


 

On retrouve dans cet episode le comédien Ron Hayes (1929-2004), une « gueule » des séries des années 60-70 vue dans « Au-delà du réel », « Bonanza », « Le grand Chaparral » et « Dallas ». Il joue un contrebandier, Roy Meadows (Paul en VF).
Un léopard blessé rôde dans la brousse. Hedley demande à Marsh Tracy de le retrouver. La bête a été attaquée par Meadows et son complice . Ceux-ci veulent que Marsh soigne Meadows blessé et le tuer ensuite.
Partis à la recherche de la bête, l’équipe de Daktari (Marsh, Jack et Luke-Mike en vo) commence par avoir quelques tracas, Luke étant attaqué par des fourmis rouges. Une séquence impressionnante où l'assistant est obligé d'enlever sa chemise pour chasser les bestioles.
Les deux bandits en fuite arrivent à Wameru. C'est à ce moment qu'arrive un personnage truculent, Mrs Fosby (Jan Clayton), la professeur de chant de Paula.
A noter que dans cette saison, on abuse des allusions au strabisme de Clarence, avec une petite musique et des zooms qui disparaîtront dès la saison 2.
Ignorant le danger, Paula et sa prof de chant constituent un spectacle de comédie complètement en opposition au danger que représentent les deux fuyards à proximité.
Le problème des épisodes double de "Daktari" est l'abus de Stock shot (censés représenter l'Afrique alors que le tournage a lieu en Amérique au parc Africa and Africa) et de commentaires du Daktari sur la faune locale Des scènes qui pourraient convenir à n'importe quel épisode au point que l'on se demande si elles ne sont pas rajoutées après coup, puisque n'ayant aucune relation directe avec le scénario. Souvent ces épisodes pourraient facilement se condenser en un seul opus. De ce fait, ils sont rarement "haut de gamme". Ici, Paul Meadows va demander à Paula de l'opérer, alors qu'elle n'est pas chirurgienne. Si elle échoue, son complice la tuera.
Public familial oblige, la série ne verse jamais dans le suspense insoutenable. Les enfants ont leur quota d'animaux sauvages à admirer (lors de la première diffusion française en 1969, la série était écolo avant l'heure).
Pour "meubler" cette première partie, le réalisateur fait durer la capture du léopard plus que de coutume. On peut être quelque peu sceptique devant ce procédé. Pourquoi ne pas avoir fait deux épisodes différents au lieu de cet opus en deux volets.
Jan Clayton joue assez mal, si l'on considère que son personnage est en danger de mort. L'actrice cabotine. Elle appelle Paul Meadows "un grand garçon comme toi !" Les bandits, exaspérés, l'enferment dans une cage avec deux lionceaux.

Bien entendu, et malgré toute la bonne volonté du monde, ni le chimpanzé Judy, ni le lion Clarence ne sont aussi intelligents que le scénariste veut nous le faire croire, comprenant tout et du premier coup. L'angélisme du docteur Tracy vis à vis des animaux dangereux (selon lui, aucun n'est dangereux!) contribue aussi à avoir fait vieillir la série.
Quant à la réplique de Jack, elle vaut son pesant de cacahuètes : "C'est impensable, jamais cela ne s'est vu d'opérer par téléphone".

Regrettons un excès de naïveté dans cet épisode. A suivre...

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11. LES FAUVES ENTRE EUX/DEUXIÈME PARTIE
(RETURN OF THE KILLER, PART TWO)


Dans cet épisode, Paula Tracy va s'improviser chirurgienne, alors qu'elle n'y connaît rien, à part d'avoir vu son père opérer des animaux.

Nous avons droit d'abord à un résumé du premier épisode qui empiète sur la durée du second, commenté en voix off par la VF de Marshall Thompson.

"Daktari" n'a pas besoin de cela pour compléter ses saisons, il y en aura quatre, et 89 opus de 1966 à 1969.

On s'étonne que Meadows ait tellement confiance en Paula, qui n'a aucune expérience de la chirurgie. Pourquoi n'a-t-il pas contraint plutôt le père à opérer ?

La police recherche les fuyards et a l'idée d'aller à Wameru en faisant le rapprochement vétérinaire/médecin.

Dans beaucoup de séries américaines des années 60, une personne doit manipuler quelque chose de dangereux uniquement par téléphone ou radio : ainsi en va-t-il des passagers aux commandes d'un avion en perdition par exemple. C'est le schéma qui est repris ici, un peu suranné de nos jours.

L'arrivée des policiers vient perturber l'opération. Le major Hedley doit persuader les deux policiers de s'en aller. Judy en profite pour s'enfuir. Quelqu'un est enfermé dans la grange de Wameru et Judy comprend des paroles comme "ouvrir un cadenas" ! (1)

Judy libère tous les animaux pour attirer l'attention des gardes qui ont dit à Hedley vouloir fouiller le centre.

Nous tombons dans la science-fiction lorsque les deux gardes comprennent ce que veut leur dire Judy qui a libéré un éléphant.

Il faut une bonne dose d'indulgence et de nostalgie pour apprécier cette série qui a eu sa dernière grande programmation sur France 5 en 1999 (Intégrale diffusée le samedi après-midi en concurrence avec "Sous le soleil" sur TF1).

- Oh, l'os est cassé entre le coude et l'épaule dit Paula.
- Une chose à la fois, dit son père au talkie walkie, finis de le recoudre d'abord, on s'occupera de l'os après.

Voilà, en VF, le genre de dialogues !

Judy, qui a dû voir avant l'heure "La planète des singes, les origines", monte à bord de la jeep des policiers et les oblige à faire demi-tour.

Paula réussit son opération, sans faire sept années de médecine. Elle serait recherchée aujourd'hui où la sécurité sociale veut faire des économies.

Judy montre des marques de pneus au policiers. Quant à Meadows, il se remet sur pieds à la vitesse grand V. 

Si Jan Clayton continue de cabotiner à outrance depuis la cage où elle est enfermée, les bandits prennent Paula en otage.

Pour atteindre les cinquante minutes syndicales, nous avons droit à des vues de la brousse et à quelques scènes totalement inutiles à l'action de l'épisode. Par exemple, une discussion supposée comique entre Mrs Fosby et Hedley. Paula réussit à parler à l'éléphant que Judy a mis en travers de la route pour barrer le passage aux fuyards.

Dans "Daktari", les animaux comprennent aussi bien que les humains (et parlent anglais). Pour apprécier la série, il faut passer sur ces petites bizarreries de la production d'Ivan Tors.

C'est l'éléphant qui rejoint la Jeep des fuyards et de leur otage et libère Paula au moment où la situation semble perdue (Les policiers et Marsh désarmés et les pneus de leur véhicule crevés avec un pistolet). L'éléphant avec sa trompe s'empare du pistolet de Meadows.

Un seul épisode aurait nettement suffi. Cela nous aurait évité les chansons d'Hedley et de Mrs Fosby nettement dispensables aux oreilles des mélomanes.

Rassurez vous, des épisodes bien meilleurs nous attendent. Par exemple : "La dernière chasse du Daktari" (02-03). Ici, la surenchère dans la comédie devient pesante.

(1) Notons une erreur de continuité flagrante dans l'épisode. Luke est soi-disant enfermé dans la grange, alors qu'il se trouve en brousse d'abord avec Marsh et Jack, puis seul avec Jack.
 

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12. REPORTAGE À WAMERU
(THE MAN-EATER OF WAMERU)




Avec cet épisode, multi diffusé puisqu’il a été acheté par l’ORTF aux débuts de la programmation française, nous découvrons l’égoïsme des étrangers à Wameru, ici celui d’une célèbre photographe américaine, Barbara Ingram, jouée par la comédienne Doris Dowling (1923-2004) qui fera une autre apparition (avec un nouveau personnage) dans l’épisode « Le Léopard fantôme » (02-10).

Barbara, qui a de l’Afrique une image de carte postale, veut ramener un reportage montrant un combat de lions et une révolte d’indigènes. Pour ce faire, elle s’adresse au braconnier Eric Lansing (Joe Higgins 1925-1998). 

Le moins que l’on puisse dire est que ce dernier lui en donne pour son argent, réussissant presque à mettre à feu et à sang la paisible réserve animalière.

Lansing fera une réapparition libéré après son arrestation par Hedley dans cet épisode dans « Clarence le tueur » (02.13), toujours incarné par le même acteur.

On peut reprocher à cet épisode d’être un peu caricatural, le scénariste Meyer Dolinsky accumulant les clichés. Mais il faut remettre la série dans le contexte de l’époque. Ainsi, les indigènes munis de lances attaquant et blessant Hedley ne sont-ils pas ce que les jeunes américains des sixties ont comme image d’Epinal du grand continent ? Le combat des lions avec un Clarence dérobé à Wameru par Lansing participe également de ces passages obligés des aventures africaines telles que les concevaient les télévisions américaines. « Out of Africa » est depuis passé par là pour briser ces images toutes faites. Reste qu’ici, le docteur Tracy (sensible au charme de Barbara ?) se révèle particulièrement naïf pour ne pas deviner ce que le téléspectateur comprend dès le début de l’épisode.

La rédemption de Barbara, qui brûlera ses photos avant d’être expulsée d’Afrique (On se demande bien d’ailleurs par quel miracle, en étant la commanditaire de Lansing, elle ne va pas le rejoindre en prison), arrivant dans l’épilogue, reste peu crédible. Paula en particulier se montre bien indulgente pour cette femme qui a failli provoquer la mort de Clarence.

Autre aspect peu plausible mais destiné à respecter le cahier des charges de la série : il n’y a jamais de morts dans « Daktari ». C’est une série destinée à la jeunesse. L’attaque des deux indigènes avec des lances, qu’Hedley accueille avec son révolver, ne se solde que par des blessures bénignes de part et d’autres. Ce manque de nuances explique sans doute qu’aujourd’hui, la série n’est plus programmée. Le public n’a plus cette candeur d’autrefois.

Reste la mise en scène de Paul Landres qui filmant à l’intérieur du parc californien « Africa and Africa » leurre toute une génération de télespectateurs qui, stock shot aidants, se croient réellement au Kenya, alors que nous sommes à deux pas d’Hollywood.

Cette-fois, Cheryl Miller adopte un jeu plus sobre et pas cette caricature irritante de petite fille gâtée. Marshall Thompson se montre peut-être, scénario oblige, trop patient et stoïque.

Un épisode moyen .

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13. LE DIPLOMATE APPRIVOISÉ
(CRISIS AT THE COMPOUND)



Dans la géopolitique approximative de la série, le Kenya n’a qu’une fraîche indépendance qui date de 1963 (soit trois ans avant la saison 1), avec une présence britannique encore symbolisée par le personnage d’Hedley. Les Tracy père et fille sont des américains qui au fil des épisodes apparaissent comme des scientifiques tout juste tolérés. On assiste donc à un défilé de diplomates, princes, sultans, émirs, chefs d’état africains qui doivent être ménagés sous peine de voir l’existence du centre animalier de Wameru menacée et les américains renvoyés chez eux.

Toutefois, le téléspectateur américain attend plus ici des clichés que du réalisme.

Ici, Judy se trouve une nouvelle amie, une guenon que l’équipe baptise Bonny. Arrivent un diplomate du proche orient, Ramzi Hassan (David Opatoshu, célèbre pour ses apparitions dans les séries des années 60-70) et sa fille Samira (Gloria Manon). D’emblée, Hassan est l’homme est à ménager et Hedley le rappelle à Marsh Tracy, le gouverneur au premier incident le renverra chez lui. Hassan pose ici deux problèmes : il veut faire la chasse au léopard, et sa fille s’entiche de Judy.

Notons que la fille jouée par une comédienne américaine n’a pas du tout le look de l’emploi, reflétant trop ses origines purement américaines. Hassan fait allusion à son amitié avec le Shah d’Iran. Opatoshu, excellent comme d’habitude, compose un diplomate convaincant, menaçant la tranquillité du petit monde de Wameru.
Pour le dissuader de tuer le léopard, Jack et Luke sabotent le fusil d’Hassan. Hedley évince le stratagème et Hassan se montre furieux et menaçant.

Judy tente de « séduire » et d’amadouer les visiteurs. Dans le monde imaginaire de « Daktari », Judy et Clarence disposent de facultés d’intelligence qui vont bien au-delà du vraisemblable. Ils comprennent tout, d’égal à égal avec les humains. Ils pensent et les réalisateurs nous montrent souvent Judy se remémorant (en voix off) ce qu’elle a entendu. Car Judy comprend l’anglais bien entendu ! Ici cependant, elle va tellement plaire aux visiteurs que Samira veut absolument l’emmener avec elle au Proche-Orient, au grand désespoir de Paula, déjà jalouse de voir Jack faire les yeux doux à la jeune étrangère.

La relation amoureuse, évidemment platonique, entre Paula Tracy et Jack, sera complètement abandonnée dès la saison 2.

Marsh Tracy est supposé avoir acquis une notoriété dépassant les frontières en publiant des ouvrages animaliers notamment sur les habitudes des léopards. Pour son malheur, Hassan les a lus, et demande donc de l’aide à Marsh afin de traquer le léopard. Judy sauve Samira de l’attaque d’un serpent et c’est sur la guenon que l’attention se porte.

Le scénariste Malvin Wald bâcle un peu sa copie en nous montrant le revirement soudain du visiteur qui décide de cesser son safari. Mais en jetant leur dévolu sur Judy, les Hassan père et fille deviennent à nouveau une menace pour Wameru. Paula donne Bonny (aperçue au début de l’épisode) à la place de Judy.
C’est peut-être ce surcroît de naïveté qui fait que « Daktari » n’est plus diffusé aujourd’hui.

Cheryl Miller est séduisante et son charme a résisté aux ans. Yale Summers, cheveux courts et typique boyscout des années 50 fait dans la série une performance aujourd’hui surannée. Quant à Marshall Thompson (Marsh Tracy), on trouve dans sa sérénité un peu du commandant Cousteau. Marqué par ce personnage, il ne fera, après la série, que des apparitions en guest star dans des séries (« Les rues de San Francisco », « Drôles de dames »).

On peut reprocher à cet épisode de traîner un peu en longueur. Le téléspectateur a compris le subterfuge et pour atteindre les 50 minutes syndicales, le réalisateur abuse des stock shot et des situations de comédie. Ainsi Hedley expliquant à Hassan que Judy a des habitudes humaines, faire la sieste, prendre le thé avec des petits gâteaux et accomplir sa petite promenade matinale pour expliquer sa disparition.

Dans une scène irréaliste, Marsh parle à l’oreille de Clarence et le lion comprend le stratagème mis au point par les humains. Il en était de même ceci dit à l’époque dans des séries comme « Skippy le kangourou » ou « Flipper le dauphin » où les animaux ont une intelligence démesurée.

Présentée tout le long de l’épisode comme un personnage antipathique, Samira qui n’a pas été dupe cache à son père la substitution. Elle écrit à Paula une lettre qui est lue dans l’épilogue heureux.
Un épisode moyen, relevé par la présence de David Opatoshu qui interprète son personnage de tyran en gardant une certaine sobriété de jeu évitant le cabotinage.

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14. LES OTAGES
(THE HOSTAGES)


Daktari reçoit une subvention de 75 000 dollars (26 000 livres) pour son travail scientifique avec les animaux à Wameru.

Deux braconniers décident de kidnapper Clarence et Judy, et de demander une rançon en échange.

Le canevas de départ est un solide scénario. Andrew Morton réalise un bon suspense. Si Clarence se laisse capturer avec un simple bout de viande, les voleurs droguent Judy.

Si Yale Summers, au demeurant excellent, reste égal à lui-même d’un épisode à l’autre dans un personnage qui ne lui permet pas une grande latitude de jeu, Cheryl Miller qui n’avait pas une grande expérience de comédienne (Un « Perry Mason », un « Flipper le Dauphin », des productions Disney), est parfois sobre, parfois cabotine. Or c’est l’un des épisodes où l’actrice en fait trop.

Les ravisseurs sont un homme mûr, Rayburn interprété par Chips Rafferty (qui prétend s’appeler le docteur Dolittle) et un plus jeune, Holland (Christopher Held).

Le télespectateur sait d’emblée que Judy et Clarence s’en sortiront sains et saufs. On imagine mal la série continuer sans eux. Toute la surprise va être la façon dont l’équipe de Marsh Tracy va libérer nos deux héros et piéger Dolittle. Jack pense que les appels radios du ravisseur indiquent qu’il est dans un endroit proche.
Hedley explique que Clarence et Judy n’étant pas des animaux domestiques, il n’y a pas vol et pas lieu de faire intervenir les forces de l’ordre.

Daktari étant une série/feuilleton, le chien Prince intervient à nouveau dans l’intrigue.

La situation bascule à la moitié de l’épisode, lorsque Prince permet à Paula et Jack de retrouver les voleurs. Cette-fois, les faits dépendent d’ Hedley , puisque Dolittle blesse Jack avec une carabine et prend en otage le couple.

Jack, blessé, saigne. Voilà une petite entorse à la série familiale. Laissé pour mort, Jack doit affronter une hyène. Prince pour sa part fonce à Wameru pour alerter Daktari et Luke.

Paula se retrouve prisonnière dans une cage. Mais le réalisateur nous donne plus l’image d’une farce faite à une gamine turbulente qu’à une quelconque domination sexuelle semblable à la situation de Emma Peel/Diana Rigg dans l’épisode des Avengers « The Hellfire club ».

Le chien qui mène le docteur et Luke sur les lieux de l’enlèvement donne le sentiment au téléspectateur que le suspense va vite prendre fin.

Jack est ainsi rapidement secouru après avoir reçu une balle dans l’épaule, mais n’oublions pas que la scène de sa blessure représente le maximum de violence tolérée dans le cahier des charges de la série.

L’épisode perd beaucoup de son suspense lorsque Clarence devient un « fauve dangereux » capable de neutraliser Dolittle. Quand on connaît la passivité du lion qui louche, on l’imagine mal devenir une terreur.
Dès lors, la fin trop facile de l’épisode nuit à l’ensemble. Il est évident que le happy end est de rigueur dans la série, mais ici, à survenir de façon trop prévisible, le résultat est mitigé.

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15. JUDY ET LA HYÈNE
(JUDY AND THE HYENA)


Avec cet episode, la série tente le pari de nous faire prendre en sympathie l’un des animaux les plus ingrats de la nature : la hyène.

Judy, dans sa jeunesse, a été mordue par une hyène et leur a gardé rancune. Aussi, lorsque Paula et Jack tentent de venir en aide à « Willy », une hyène « apprivoisée » tombée dans un fossé, le chimpanzé jette avec rage une grosse branche d’arbres sur l’animal, provoquant une fracture du crâne. Paula en veut à Judy.

Après la scène de l’opération, Cheryl Miller en fait des tonnes dans les pleurnicheries indigestes. Elle surjoue en permanence son rôle, ce qui est assez pénible. Heureusement, le reste de la distribution est plus sobre, dont l’invité vedette le colonel Colby joué par Ed Prentiss. A noter que Hari Rhodes et Hedley Mattingly sont absents de l'épisode.

Le postulat de départ était déjà improbable (nous faire éprouver de la compassion pour une hyène), le jeu de Cheryl Miller et le fait que le scénariste accable la pauvre Judy font dépasser la mesure et tomber dans le mélo.
Cet épisode devient ainsi l’un des moins réussis de cette première saison. Deux scénaristes, S S Scheitwtzer et William Clark, pour obtenir une histoire aussi pénible, est un vrai gâchis.

Propriétaire d’un parc animalier en Amérique, le colonel propose d’acheter Willy, mais Paula refuse. Elle ne jure plus que par cet animal. Judy se retrouve chassée de sa « chambre » (car les animaux ont leurs chambres à Wameru) afin d’y laisser Willy la hyène se reposer. Jack vient d’ailleurs porter des « biberons » à Willy.

En voix off, la VF de Marshall Thompson nous conte ce que nous voyons à l’image : Judy sabote le traitement et vide les biberons contenant des médicaments. Dans l’optique du concepteur de la série, les animaux (en tout cas Judy et Clarence) sont les égaux des humains y compris au niveau intelligence et connaissance de l’anglais ! C’est donc la part mauvaise de l’être humain que Judy va révéler ici. Judy, prise sur le fait par Paula, est emprisonnée par la jeune femme dans une cage. Les différents animaux de Wameru se mettent à « juger » Judy en la soutenant ou la condamnant.

A force de vouloir épater le téléspectateur, scénaristes et metteur en scène vont dans la surenchère. On voit dans cet épisode Marsh et Jack laver un boa ! Ce qui évidemment n’est pas une partie de plaisir, le boa étant plutôt récalcitrant. Willy passe sa convalescence dans la cage de lionceaux et dans laquelle s’est joint Prince le chien loup, avant qu’on le ramène dans « sa chambre ».

Judy feignant une repentance, elle est libérée et s’enfonce dans la jungle avec Willy. Puis elle récupère son lit dans sa chambre.
L’épisode continue en voix off raconté par Marsh Tracy. Willy coince sa laisse contre un arbre et se trouve à la merci d’un léopard. Très vite sauvé grâce à Jack, l’épisode perd tout suspense. Nous n’en sommes qu’au trois quart et l’intrigue devient répétitive et ennuyeuse. Paul dort avec Willy et rejette Judy. D’autres scènes frisent le surréalisme : Paula donne un bain à Willy, Judy se regarde dans un miroir, Marsh voyant Judy s’approcher de sa tasse de café lui dit « Judy, si tu veux une tasse de café, va t’en chercher une ».

Judy libère à nouveau Willy. Cette deuxième escapade de la hyène est la péripétie de trop. Judy elle-même s’est enfuie. Le chimpanzé se blesse, alors que Willy a rencontré l’un de ses congénères hostiles au singe. L’autre hyène veut dévorer Judy et Willy s’interpose. Le colonel opportunément les sauve tous les deux. Mais dans cette série où le sang est prohibé, il ne tuera pas avec son fusil l'animal, se contentant de le faire fuir.
L’épilogue se termine avec le happy end traditionnel plein de bons sentiments où tout le monde se réconcilie. Heureusement, les saisons suivantes nous proposeront de meilleurs opus.

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16. LE MUR DE FLAMMES, PREMIERE PARTIE
(WALL OF FLAMES, PART 1)


 

Les épisodes en deux parties de « Daktari », à la différence d’autres séries, sont en général ratés. Manque d’inspiration des scénaristes ? Besoin d’épisodes pour combler une saison ?

Ce « mur de flammes » a la particularité d’abuser des stock- shot, ces scènes, images d’archives déjà filmées et qui permettent de procurer des extérieurs du Kenya à une série tournée dans le parc animalier californien « Africa and Africa », sont vite lassantes. Evidemment, le téléspectateur naïf des années 60 s’y laissait prendre.

Ecrit par Stephen Kandel, à qui l’on doit la série western « Le Cheval de fer », l’épisode nous propose une guest star fameuse dans les années 50/60 : Michael Pate (1920-2008). Il jouait Clarence (sic) Leiter, le premier Felix Leiter, dans le « Casino Royale » de 1954, mais aussi dans de nombreuses séries comme « Zorro », « Tarzan »
Cette-fois, Paula et Jack ont mis un émetteur sur la corne d’un buffle, qu’ils ont appelé « Winston » en hommage à Churchill, afin de suivre la migration d’un troupeau. L’homme d’état anglais était très populaire, et l’on trouvait un jeune noir « Sir Winston » dans le film de Philippe De Broca « L’homme de Rio ». Voilà une évocation typique des années 60.

Hedley, quant à lui, est inquiet : le pays est en saison sèche et il a surpris deux chasseurs près de Wameru : Patrick Boyle Connors (Michael Pate) et Bendix (King Donovan). Il les met en garde, ayant remarqué qu’ils font du feu. En fait, Connors et Bendix s’intéressent aux cornes des rhinocéros.

Pour sa part, Marsh Tracy s’occupe aussi des Rhinocéros, dans un but écologique. Connors pour les chasser de la réserve veut profiter du vent qui souffle au nord pour provoquer un incendie. Bendix est épouvanté par les instincts criminels de son comparse, mais moins costaud, n’ose s’y opposer.

Le mur de flammes est donc l’œuvre de Patrick Connors. Andrew Marton, le réalisateur, en profite pour nous montrer de vraies images de feux de brousse et la réaction de différentes espèces d’animaux. L’épisode après vingt minutes de présentation commence à accumuler ces séquences répétitives.
Trouvant un bidon d’essence, Hedley dit à Tracy que ce sont Connors et Bendix qui ont provoqué l’incendie. Il avait vu ce bidon dans la voiture des chasseurs.

Devant l’incendie, Marsh Tracy demande à sa fille et à Jack d’arrêter leur expérience sur les buffles. Mais Paula veut désobéir et continuer et Jack se laisse fléchir. Quant au Daktari, il n’écoute pas les conseils de prudence d’Hedley : pacifiste résolu, il refuse de porter une arme que voudrait lui donner l’officier anglais dans le cas où son chemin croiserait celui des pyromanes.

Le réalisateur alterne gros plans sur les acteurs (auxquels la maquilleuse a noirci quelque peu le visage) et les scènes d’archives de feu de brousse. Cela permet de rajouter de la dramaturgie en montrant Paula, Jack et Judy cernés par les flammes dans leur voiture zébrée. Mais échappant au feu, le trio tombe dans les griffes de Connors et de Bendix.

L’épisode se termine ainsi sur un cliffhanger, nos héros étant les otages des chasseurs qui les menacent d’un accident mortel.

Un épisode que le poids des ans a bien appauvri.

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17. LE MUR DE FLAMMES DEUXIÈME PARTIE
(WALL OF FLAMES, PART 2)


 

Il y a de l’abus ! Dans le pré-générique (il n’y en a pas habituellement mais seulement les séquences choc de l’épisode), nous avons droit à un long résumé de la première partie avec en voix off la VF de Marshall Thompson. Autant de temps de gagné. Il aurait mieux valu faire un seul épisode mieux construit, que ce dédoublement destiné à rallonger la saison.

Nous retrouvons ensuite à la fois Paula, Jack et Judy dans les mains des chasseurs, et Marsh et Luke partis à l’aventure, avec Clarence. Stephen Kandel étoffe les intrigues, mène en parallèle deux histoires avec pour situation de fond le feu de brousse.

Connors se méprend sur l’intelligence de Judy, il dit « Je ne veux pas gaspiller une munition pour elle ». Car le chimpanzé commence à comploter pour libérer les otages. Ici, le spectateur familier des astuces de la guenon comprend que Connors/Michael Pate a beau être fort et armé, il n'aura pas le dernier mot.

Luke et Marsh s’interrogent : un guépard femelle ne fuit pas devant le feu. Il doit donc attendre, d’après le Daktari, son mâle et ses petits. C’est un guépard qui a été soigné à Wameru.

Le guépard tombe dans une fosse. Marsh et Luke vont tenter de l’en sortir. Cette série insiste sur l’importance de la vie animale et de sa préservation. Dans son genre, elle est écolo avant l’heure. Les différents animaux soignés, même revenus à l'état sauvage, constituent la "famille élargie" de Wameru. Chacun a en général un nom, même si ce n'est pas le cas ici.

Grâce à Judy, Paula et Jack s’enfuient. Ils se réfugient dans un arbre. Mais Connors les menace de tuer Judy. Bendix lui se comporte en lâche. Le châtiment final ne sera pas moins sévère pour lui que pour son partenaire plus rusé.

Luke et Marsh retrouvent la camionnette zébrée de Paula et Jack. Le scénariste peine sur sa copie en concoctant une seconde évasion de Paula et Jack. Aussi, lorsque Connors propose d’assassiner tout le monde, disant à son complice que le feu effacera tout, nous faisons un pas de plus dans le drame. Dans le cahier des charges de la série, nous passons dans la phase maximale de violence.

Connors décide de tuer les témoins contre l’avis de Bendix et ce dernier se retrouve assommé. Mais Judy sauve le chasseur inconscient des flammes. Le père de Paula arrive alors que sa fille et Jack risquent la mort. Le feu et Connors sont deux dangers mortels pour les jeunes gens. C’est Clarence qui mettra in extremis KO Connors.

Dans le monde disons "imaginaire" de la série, les animaux n'ont que des qualités, ils sauvent les humains, sans avoir les défauts de ceux-ci : cupidité, cruauté.

Les deux malfrats sont coffrés par Hedley. Le happy end traditionnel clôt un épisode mieux troussé que le précédent, en grande partie parce que le réalisateur a cette fois limité les stock shot pour se consacrer aux comédiens et à l’intrigue.

On regrettera quand même que Michael Pate (qui ne réapparaîtra pas dans la série) ait choisi ce double épisode peu inspiré. Il fait partie de ces "gueules" comme Michael Rennie qui ajoutaient un plus aux séries sixties.

Marsh dit dans la dernière séquence que peu d’animaux sont morts, sans doute pour rassurer le jeune public, vu l’étendue de l’incendie, on doute de sa conclusion.

Une fois de plus, Cheryl Miller a surjoué son personnage de Paula. On le regrette car elle rend le personnage pourtant attachant assez horripilant. Si la série était tournée aujourd'hui, l'actrice serait sans doute présentée de façon plus mature et surtout sexy. Là, elle reste une grande "petite fille gâtée". C'est bien dommage pour la comédienne qui est talentueuse et ravissante, mais contrainte de jouer les idiotes.

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18. JUDY ET LES TRAFIQUANTS D'ARMES
(JUDY AND THE GUNRUNNERS)


 

Dernier épisode de la saison 1. C’est aussi l’ultime avec le générique médiocre d’Henry Vars, qui sera remplacé dès la saison 2 par celui que tout le monde connaît, signé Shelly Manne. Lors de la première diffusion française, en août 1969, la saison 1 française reprenait d’emblée le générique de Shelly Manne tant il est mieux réussi.
En vedette invitée, Theodore Marcuse (1920-1967) dans l’un de ses derniers rôles, il jouera aussi le docteur Markham dans l’épisode fameux des « Envahisseurs » : « Les sangsues ».

En rentrant à Wameru, Marsh et Jack tombent sur un arabe armé et dont seuls les yeux sont apparents. C’est un garde du docteur Akubar (Theodore Arcuse), archiviste et archéologue en visite au Kenya. Ce dernier est accompagné de deux autres hommes en armes, Garth (Michael St Clair) et Rodney (Sheldon Lawrence).

Akubar feint de venir chercher un immense trésor d’un tyran de son pays qui a occupé le Kenya. Le pays en question n’est jamais nommé. Les premiers colons du Kenya furent les arabes et les perses. Le téléspectateur le moins attentif comprend d’emblée que c’est un piège. Jack Dane, que Marsh a voulu absolument envoyer comme guide à Abukar devient son otage. Il est question de trafiquants d’armes et non de trésor.

Bien évidemment, Akubar n’a pas été à l’endroit (des grottes) où il est censé chercher le trésor.
Ne voyant pas revenir Jack, et Judy ayant « dit » (sic) au Daktari qu’elle a vu quelque chose, ce dernier a des soupçons. Marsh trouve très vite le campement d’Akubar. Il surprend alors le parachutage d’une caisse d’armes. Marsh se retrouve enfermé avec Jack.

Intrigue simpliste, « Judy et les trafiquants d’armes » ne nous surprend à aucun moment. Les ficelles sont un peu grosses. On devine que pour les sortir de là, l’intelligence insoupçonnée pour l’ennemi de Judy et Clarence va être mise à contribution.

Akubar s’avère être un révolutionnaire et cite Lénine. Froid et sans scrupules, il annonce aux deux prisonniers qu’il va les tuer. Le scénario de Art Arthur est particulièrement creux. Pourquoi par exemple Akubar perd il un temps précieux à parler de ses plans (faire de Wameru un centre révolutionnaire où les animaux serviront de nourriture à ses soldats) au lieu de tuer les otages ? Judy en explorant la grotte où sont enfermés ses patrons est dérangée par … un squelette dont elle provoque la chute. Et devinez ce qu’il y a au fond de la grotte ? Le fameux trésor !

Judy dégonfle les pneus de la Ford Mercury version savane d’Abukar. Puis elle récupère des bouteilles d’un produit appelé « Antelope », du sodium liquide désodorisant qui se trouvait dans la jeep de Marsh Tracy pour ses expériences. L’Antelope a la particularité d’enlever l’odeur humaine qui repousse les lions. Or, depuis le début de l’histoire, Akubar dit à ses hommes que si l’endroit est infesté de lions, ils n’ont rien à craindre car le lion est allergique à l’odeur humaine. Mais Judy asperge les trafiquants du fameux liquide.

Résultat : les lions attaquent Akubar et ses hommes. Ils s’enferment eux-mêmes pour leur échapper. Et Marsh et Jack sont libérés.

Le rythme de l’épisode est lent et n’améliore pas la qualité de cette fin de première saison. La vieille légende était exacte, Jack et Marsh, sauvés par un ami indigène, le chef Ali Ngong (Prince Modupe), ramènent le coffre de joyaux.

Très franchement, la chaîne CBS et le créateur producteur Ivan Tors devaient vraiment croire au potentiel de la série, que cette première saison ne montre pas vraiment. Heureusement, avec de meilleurs scénarii, la saison 2 va très nettement rehausser le niveau et faire de « Daktari » une série culte. Ce que nous découvrirons bientôt.

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Images capturées par Patrick Sansano.