saison 1 saison 3

Stargate: SG1 (1997-2007)

Présentation



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Posted by Le Monde des Avengers on Sunday, April 12, 2015

Les Anciens, un peuple mystérieux dont l'origine se perd dans la nuit des temps, a jadis développé des techniques absolument prodigieuses. Un réseau de Portes des Etoiles a ainsi été installé sur de nombreuses planètes de la Galaxie, ces vastes ouvertures circulaires permettant de voyager quasi instantanément d'un monde à l'autre. Puis les Anciens ont mystérieusement disparu. Bien plus tard les Portes furent employées par les Goa'ulds, espèce agressive et parasitaire. Ressemblants à des serpents, ils asservissent le corps de leur hôte après y avoir pénétré.

Un jour ils découvrirent la Tau'ri, notre Terre, durant la Haute Antiquité. Ce monde se révéla incroyablement peuplé, selon les normes galactiques, et ses habitants constituèrent des hôtes parfaits. Grâce à leur technologie, les Goa'ulds se firent passer pour des Dieux, principalement en Égypte, où se situait la Porte, mais aussi dans d'autre panthéons. Ils asservirent ainsi l'Humanité. Plaçant d'innombrables larves parmi les Humains, ils créèrent une vaste armée de redoutables guerriers, les Jaffas. Les Seigneurs du Système Goa'uld partirent alors à la conquête de la Galaxie et y installèrent un ordre féodal, dominé par le plus puissant d'entre eux, Râ.

Mais les Humains finirent par se révolter en masse contre l'oppresseur. Ils forcèrent les Serpents à replier à travers la Porte, puis enterrèrent celle-ci afin d'empêcher leur retour. La Porte demeura sous les sables, où elle fut oubliée au fur et à mesure que s'écoulaient les millénaires. En 1928 elle fut néanmoins découverte par des scientifiques américains, et transportée en Amérique.

En 1994, le Dr Daniel Jackson, égyptologue et linguiste aussi érudit qu’iconoclaste, finit par en percer les secrets et le mode de fonctionnement. Lors de la toute première expédition à travers la Porte, il accompagna un commando militaire dirigé par le Colonel Jack O'Neil. Les explorateurs découvrirent alors la planète Abydos, où Râ régnait en dieu sur une civilisation demeurée semblable à l'antique Égypte. Nos héros parvinrent à détruire le tyran, après une lutte épique. Les États-Unis prirent conscience des immenses potentialités de la Porte mais aussi de l'ampleur de la menace Goa'uld, désormais incarnée par Apophis.

Le Programme Stargate fut alors relancé, sous la direction du Général Hammond. Depuis, différentes équipes « SG » partent explorer le vaste univers à travers la Porte, mais les missions les plus périlleuses et stratégiques sont réservées au fer de lance que constitue SG-1. Cette section d'élite se compose d'O'Neill (désormais davantage anticonformiste que par le passé...) et de Jackson, rejoints par une astrophysicienne et scientifique hors pair, le capitaine Samantha Carter, ainsi que par Teal'c, puissant Jaffa désormais convaincu de la duplicité des Faux Dieux et désireux de libérer son peuple.

Grâce aux talents combinés de ses membres, unis par une indéfectible amitié, SG-1 va découvrir de nouveaux mondes, rechercher de précieuses technologies, tisser des alliances avec divers peuples de la Galaxie (Terriens d'origine ou non), contrer les menées des Goa'ulds ainsi que d'autres menaces... Le temps presse pour SG-1, avant que les vaisseaux mères pyramidaux d'Apophis ne trouvent le chemin de la Tau'ri et que n'éclate un conflit dévastateur.

La découverte de la Porte et la première expédition sur Abydos furent narrées dans le film Stargate, la Porte des Etoiles, de Roland Emmerich (1994). Le succès avéré du film ne déboucha pas sur la trilogie initialement envisagée. Toutefois, la MGM racheta les droits et les développa sous forme d’un série télévisée : Stargate SG-1. Celle-ci fut diffusée successivement par Showtime (1997-2002) et SyFy (2002-2007).

Parvenue à son terme,   Stargate SG-1 était devenue l’un des phénomènes majeurs de la Science-fiction au petit écran, à l’instar des contemporaines Buffy contre les vampires (pour le Fantastique) ou The X-Files (pour ces deux domaines). Portée par un vaste public et une communauté particulièrement active sur le Net (dont les sites réellement impressionnants que constituent GateWorld et le francophone Stargate Fusion) Stargate SG-1 atteignit le nombre mémorable de 10 saisons et 214 épisodes, plus deux téléfilms. Hormis le cas définitivement hors normes de Doctor Who, elle devint en son temps la série SF ayant connu le plus long parcours, dépassant de peu  The X-Files, pour n’être aujourd’hui dépassée que par Smallville. Le vaste univers qu’elle a su progressivement mettre en place se développe encore via une importante franchise, sans discontinuité de 1997 à 2011, à travers les séries dérivées Stargate Infinity, Stargate Atlantis et enfin Stargate Universe.

Cet éclatant et persistant succès repose sur plusieurs piliers.

1) Les Héros
Les membres de l’escouade SG-1 (mais également leurs collègues et alliés) font l’objet d’une écriture savoureuse et d’un profil psychologique très détaillé, de même que d’une véritable originalité (l’évolution d’O’Neill entre film et série en constitue un parfait exemple). Non seulement l’évolution de chacun au fil des saisons se révèle passionnante à suivre, mais la Bande des Quatre bénéficie d’une dynamique ne s’essoufflant jamais, grâce ces personnages aussi différents que complémentaires, selon une mécanique parfaitement agencée. Sur un parcours aussi long de 10 saisons certaines situations se répéteront assez inévitablement, mais l’intérêt suscité par la fine équipe captera l’attention du spectateur, soutenant efficacement l’action encours. Les shippers seront également comblés par la relation O’Neill/Sam, mais aussi Daniel/Vala. Stargate SG-1 sait également développer une formule originale grâce  à la structure  chorale de l’équipe,  vis-à-vis de ses concurrentes : groupe au leader affirmé (Buffy contre les vampires)ou duo (The X-Files).

2) Le souffle de l’invitation au voyage
Avec Stargate SG-1 on pénètre dans un univers de Space Opéra absolument flamboyant, mais dépourvu de la grandiloquence de nombre de productions du genre. Le décorum grandiose (affrontements galactiques, multiples mondes exotiques, races extraterrestres originales, magie technologique..) n’empêche pas l’action de demeurer percutante et fluide. De plus tout au long de ses épisodes la série trouve matière à varier ses sujets, entravant l’apparition de la lassitude : quand débute un épisode de SG-1 tout peut arriver ! Comme le TARDIS du Docteur (la dimension temporelle en moins), le Chronogyre d’Au cœur du Temps (l’aspect spatial en plus !) ou le Vortex dimensionnel de Sliders (pour les univers parallèles uchroniques), le concept génial de la Porte des Etoiles autorise une formidable liberté d’écriture. L’imagination a libre cours, permettant de partir à la découverte de mondes à chaque fois différents, passionnants par leurs caractéristiques physiques ou leurs sociétés subtilement différentes de la notre (les puristes parleront de Planet Opera). C’est bien le souffle de l’aventure, des voyages extraordinaires à la Jules Verne, qui sous-tend l’ensemble de la série. Disons-le : on donnerait cher pour la franchir, cette Porte !

3) Cohérence de l’univers
La multiplicité des voyages et l’empilement des saisons n’empêcheront pas les auteurs d’apporter un soin très particulier à la cohérence de leur œuvre. Cela se traduit notamment par la présentation systématique d’objections ou de remarques de la part de l’équipe face aux exposés de Carter ou de Hammond, qui se feront un plaisir d’y porter réponse. Cela pourra parfois sembler systématique et digressif, mais oblige à la logique, d’autant que les auteurs répondent ainsi intelligemment aux questions que ne manqueront pas de soulever les fans. Quiconque a assisté à une convention de fans de SF sait qu’il faut être absolument blindé de ce côté-là ! Le spectateur lambda goûtera lui le soin apporté à la conception de la série et qu’on ne lui vende pas un peu n’importe quoi.

4) Mytho !
SG1 a l’idée géniale d’enrichir le Space Opéra traditionnel d’une irrésistible saveur mythologique, ce qui donne un cachet tout particulier à ses histoires. Cela vaut pour les ennemis mais aussi pour les alliés et autres : la plupart des mythes de la Terre prennent racine dans la visite d’entités venus d’Outre Espace, certaines maléfiques (Les Goa’ulds) d’autres bénéfiques (Les Asgards, les Anciens). Les passionnés de Mythologies (y compris les fans de JDR), trouveront un vif plaisir à retrouver des Dieux et des Artefacts légendaires, d’autant que les auteurs, bien vite, ne se limiteront plus à la religion égyptienne mais aborderont toutes les civilisations (mais pas les religions monothéistes, attention, terrain miné…). L’apport de cette dimension se verra confirmé par la baisse d’intérêt ressentie lors du remplacement des Goa’ulds déchus par la puissance montante des Oris, et leur religion originale mais factice. Heureusement  Ba'al  sera là pour veiller au grain.

5) Les Affreux Méchants
Axiome de base: la qualité d’une série de genre se mesure à l’aune de ses méchants. Et force demeure de constater qu’avec SG-1 nous sommes vraiment gâtés : puissance impétueuse d’Apophis, mysticisme et dimension quasi divine d’Anubis, ruse matoise et humour glacé de Ba'al l’Astucieux, présences féminines très appréciées d’Hathor et d’Osiris, joyeuse galerie de mégalomanes délirants que seront toujours les Grands Maîtres, nuées de Réplicateurs, subtils Aschen… Même les Oris auront leurs bons moments. Les Terriens ne seront pas oubliés avec des conspirations gouvernementales assez goûteuse SG1 se révélera toujours un réservoir inépuisable d’esprits maléfiques chamarrés,  à la démesure perpétuellement  amusante.

6) Les acteurs
La distribution ne cessera également d’enthousiasmer, avec bien entendu une pensée particulière pour le regretté Don S. Davis, spécialiste au long cours des rôles d’officiers, nous régalant ici d’un Général Hamond très humain et non sans malice. On pourrait citer tous les comédiens pour l’excellence de leur travail, y compris les seconds rôles, mais l’on s’en tiendra aux quatre principaux. Il est donné à fort peu d’acteurs de surpasser le rôle qui les a porté à la gloire, mais on peut parier que le Colonel O’Neill restera davantage dans les mémoires que le bricolo des séries télé, tant Richard Dean Anderson se montre gouleyant en Jack O’Neill. Il dote celui-ci d’un humour irrésistible, lui chez qui l’héroïsme se joint à un anticonformisme des plus jouissifs.

Que dire d’Amanda Tapping sinon qu’elle nous émerveille perpétuellement dans le rôle hors du commun de Carter, en laquelle elle parvient à allier fort naturellement une irrésistible féminité à un esprit logique digne de M. Spock ! Amanda/Carter ou l’antidote parfait à toutes les blagues sur les blondes. Incarner Daniel Jackson, qui porte sur ses épaules une bonne part de la spécificité de la série, s’avérait un choix primordial. Pari gagné avec Michael Shanks, qui rend palpables l’enthousiasme et la part d’idéalisme d’un érudit non dénué de force de caractère et de sens de la diplomatie. Enfin la forte présence de Cristopher Judge convient parfaitement au minéral mais non dénué d’esprit Teal’c. C’est aussi grâce à ces quatre comédiens, dont la commune alchimie est évidente, que les deux « hommes d’action » de l’équipe sont tout sauf des portes flingues, et que les deux « cerveaux » sont intégralement partie prenante de l’action, un des atouts maîtres de la série.

7) Trucages
La série bénéficie de moyens relativement importants pour la télévision, en témoignent ses spectaculaires effets spéciaux. Il en va ainsi pour l’ouverture toujours impressionnante de la Porte et les multiples artefacts peuplant les épisodes, mais aussi des ruées de Réplicateurs ou des incroyables réalisations de ces derniers. Les batailles spatiales, souvent récurrentes dans les fastueux épisodes de fin des saisons, supportant aisément la comparaison avec ce que l’on peut observer au cinéma. On aura garde de ne pas oublier le générique, une pure merveille mêlant beauté formelle et évocation pertinente de l’univers de la série.

8 ) Décors
Elément incontournable de tout Space-op qui se respecte, les décors tiennent une large place dans la série, avec un vrai sens de la grandeur, non dénuée d’élégance. La profusion des civilisations rencontrées trouve écho dans les créations de designers souvent inspirés. Le délire mégalomaniaque des Grands Maîtres se voit ainsi évoqué avec éloquence, voir dans l’épure avec Anubis. Le dessin, intérieur et extérieur, des vaisseaux spatiaux se montre également convaincant. Dans un autre registre, le labyrinthe souterrain du SGC s’avère un modèle du genre, reprenant avec efficacité l’esthétique des Vaults issus de la Guerre Froide, déjà évoquée dans le Cocon des Avengers.

9) Une série meilleure que le film originel
Après avoir vu tant de séries exceptionnelles se fracasser sur l’écueil de l’adaptation au cinéma, on ressort satisfaits (et quelque peu vengés) devant un portage au petit écran dépassant en tout point son modèle. Les personnages gagnent tous substance et en originalité, tandis que l’univers démultiplie ses potentialités. Ra fait bien pale figure devant quelques uns de ses petits cousins, tandis que les effets spéciaux ne déclinent  pas. De fait le film fait figure de simple ébauche d’une magnifique série en devenir, un cas suffisamment rare pour être signalé.

10) Humour et action
Last but not least, l’un des atouts majeurs caractérisant la série reste la drôlerie malicieuse en irrigant situations et dialogues : il est bien rare de conclure un épisode sans rire ou sourire à plusieurs reprises. Que cela soit le concours permanent de vannes entre Daniel et Jack, les irritations de Jack devant les exposés scientifiques de Carter, la décontraction affichée de l’équipe face aux propos délirants des Goa’ulds, la complicité entre Hamond etO’Neill, la love story pétillante entre la délurée Vala et ce pauvre Daniel, SG1 apparaît comme un festival permanent d’excellents échanges, désamorçant fort astucieusement ce que les Space-Op traditionnels peuvent présenter de poseur et de guindé. Notons également que, à l’instar des X-Files, la concurrente au long cours, SG1 ne reculera pas à l’occasion devant le difficile exercice de l’épisode décalé. Enfin elle saura multiplier les clins d’œil aux classiques du genre : Star Trek, Farscape mais aussi les X-Files eux-mêmes). Cet humour n’apparaîtra jamais préjudiciable aux nombreuses et trépidantes scènes d’action émaillant le récit : combats au sol ou aérien, infiltrations, attaques ennemies au sein de Stargate Command etc.

Au total Stargate SG-1 renouvelle avec un complet succès le Space-Opera. Elle constitue une irrésistible invitation à ces merveilleux voyages au grand vent de l’imagination, auxquels la Science-fiction nous convie.