saison 10Présentation

Stargate: SG1 (1997-2007)

Téléfilms


1. STARGATE : L’ARCHE DE VÉRITÉ
(STARGATE: THE ARK OF TRUTH)


 

- What could possibly save us at this point?

-  I was hoping SG-1 might show up at some point.

SG-1 part à la recherche  de la mythique Arche de Vérité, artefact permettant de révéler la vérité sur les Oris à leurs fidèles. Débutée sur Dakara, où Tomin est fait prisonnier, le quête emmène SG-1 sur Célestis, où se trouve l’Arche. Le jeu se complique avec l’intervention des Réplicateurs. Mitchell parvient à éviter que ceux-ci n’envahissent l’odyssée. Daniel trouve l’Arche dans le sous-sol  de la planète. L’équipe est alors capturée et conduite devant Adria, qui a remplacé les Oris lorsqu’ils sont morts. La flotte ori est sur le point d’attaquer la Terre, mais, SG-1 arrive à actionner l’Arche, annihilant la foi en les Oris, via le Doci. Morgane peut désormais attaquer une Adria affaiblie et les deux femmes s’entredétruisent. Tomin devient le nouveau dirigeant du peuple des Oris, qui va désormais suivre une voie pacifique.

L’Arche de la Vérité s’avère une vraie déception. L’épisode n’apporte rien de nouveau, se contentant de recycler ce qui a été maintes fois vu et revu au cours des périodes précédentes, le tout sans éclat particulier. Stargate SG-1, qui fut l’une des séries de Science-fiction les plus enthousiasmantes, semble indiquer ici qu’elle est désormais incapable de se renouveler. Pour refaire fonctionner des rouages aussi usés et maintes fois employés, il faudrait un surcroit d’âme et de talent que cet épisode spécial ne possède pas.

Non seulement on sature tout du long à force de redite, mais la série s’est montrée nettement plus brillante par le passé, tant de nombreuses maladresse sont commises. Mitchell n’arrive pas à pétiller comme jadis Jack. Ses dialogues assez convenus nuisent à l’opus. Son importance se révèle bien trop grande, écrasant littéralement ses partenaires, en particulier Sam, Vala et Teal’C, réduits à une partition simpliste et caricaturale. Daniel s’en sort un peu mieux. Marrick succède également à toute une série d’agents fédéraux entravant l’action de SG-1. Rien de nouveau là non plus d’autant qu’il se montre le plus caricatural et inintéressant de tous. Idem pour les Réplicateurs, les quelques « nouveautés » de leur programmation n’exerçant aucune influence concrète sur le récit. Que Marrick finisse éliminé par le fléau qu’il a déclenché relève du poncif absolu.

Plusieurs maladresse narratives sont par ailleurs à relever. On est lassé de découvrir SG-1 trouver des artefacts miraculeux des Anciens, réglant d’un coup des problèmes galactiques. Une fois, deux fois, trois fois… La scène de moralisme entre Teal’c et Tomin se révèle assez lourde. L’ensemble du (ou quasiment) est d’un sérieux total assez confondant, où est passé le fameux humour  de la série ? On divise une fois de plus l’intrigue en deux segments totalement distincts, un choix rarement judicieux.  En l’absence des Oris et de leurs pouvoirs, quelle que soit la puissance des armées demeurant, le récit tourne à vide, sans opposition digne de ce nom (qu’il faille appeler les Réplicateurs à la rescousse est plus un aveu de faiblesse qu’autre chose). L’arrivée de l’Orici se déroule bien trop tardivement pour contrebalancer cela. Une nouvelle fois on regrette la trop faible présence à l’écran de Morena Baccarin. Le duel Adria/Morgane est une redite de celui entre Oma et Anubis. La facilité avec laquelle Daniel et les autres  parviennent à l’Arche une fois libérés est absurde.

Fort heureusement,  quelques points positifs surnagent. Les effets spéciaux manifestent  toujours une irréprochable qualité, notamment l’apparition flamboyante d’Adria, toujours aussi élégante, Pour tardive qu’elle soit, sa confrontation avec Vala produit son effet, Morena Baccarin et Claudia Black fonctionnent toujours aussi bien ensemble.. Vala, décidemment le grand atout du Stargate SG-1 tardif, pétille toujours autant, de même que son duo d’amour vache avec Daniel. On aime aussi beaucoup l’interprétation très expressive de Tomin par Tom Guinee et retrouver le grand Julian Sands reste toujours un cadeau. L’ensemble des comédiens manifeste d’ailleurs un grand professionnalisme.

  • Dans la chronologie de l’Univers Stargate, les évènement se déroulent peu de temps avant ceux de la fin de la saison 3 de Stargate Atlantis

  • Le tournage couta 7 millions de dollars, contre une moyenne de 2 pour un épisode de la série.

  • Michael Sanks a révélé qu’une fin alternative était prévue, voyant SG-1 s’opposer au stockage de l’Arche en Zone 51.

  • A la fin du téléfilm, Sam offre des macarons à Mitchell. Il s’agit d’un clin d’œil à l’épisode Line in the Sand, où elle avait détesté ceux préparés par Mitchell.

  • Pour la première fois Sam arbore des cheveux longs. Cela se maintiendra dans Stargate Continuum et les autres séries de la franchise. 

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2. STARGATE : CONTINUUM
(STARGATE : CONTINUUM)

stargate 10 2


- Never, in the history of boredom, has anyone been as bored as I am, right now.

SG-1, accompagnée de Jack O’Neill assiste à la cérémonie préalable à l’exécution de Ba’al par la Tok’ra.  Mais celui-ci proclame qu’il n’est que l’iltme clone, et que le véritable Grand Maître à un plan infaillible pour assurer sa victoire. Soudain Teal’c et Vala disparaissent : Ba’al a manipulé les propriétés temporelles de la Porte des Etoiles égyptienne, pour modifier le passé. Samantha, Daniel et Cameron gagent  juste à temps la Porte locale pour accéder à la nouvelle ligne temporelle en place, voyant Ba’al régner sans partage sur une Voie Lactée dominée par les Goa’ulds. Les trois rescapés vnt néanmoins parvenir à rétablir la réalité, après une aventure à travers l’Espace et le Temps. Ba’al est définitivement abattu.

 

Stargate Continuum redresse considérablement la barre après l’échec de Stargate Ark of Truth. Ce n’est certes pas la première fois que les voyages temporels sont employés dans la série, mais ils apportent tout de même une spécificité plus grande à l’épisode que les péripéties précédentes. C’est d’autant plus vrai que les figures de style de cet important courant de la Science-fiction se voient  ici parfaitement couplés au thème des Portes, donnant lieu à un récit riche en rebondissements.

La mise en scène résulte très efficace, avec un amusant alliage des plus vieilles astuces de tournage en plateau (le décor mouvant et réfrigéré du bateau) avec des images de synthèse de pointe. Les scènes d’action sont réellement spectaculaires, tandis que la réalisation tire le meilleur parti de l’impressionnant décor naturel arctique. La machine infernale de Ba'al se montre impressionnante, tout en s’insérant astucieusement dans l’univers de la série.

La qualité d’écriture se retrouve également dans le portrait psychologique des personnages. L’épisode emploie à bon escient sa durée supérieure à la normale, au lieu de multiplier les vaines agitations comme dans Ark of Truth. Suivre le cheminement des trois rescapés de SG-1se montre assez émouvant, voire étonnamment mélancolique. Du côté obscur de la force, Continuum ne rate pas les retrouvailles avec le madré Ba'al, en soulignant judicieusement son original pragmatisme au sein des Grands Maîtres. Cliff Simon est toujours génialement fourbe. On apprécie évidemment  de retrouver Apophis pour la dernière étape du parcours qu’il a initié en tant que premier Big Bad de la série.. Les Goa’ulds s’affirment décidément comme des antagonistes fort savoureux. Le plan séquence d'ouverture est également absolument fastueux !

Quelques regrets, comme la trop brève participation d‘O’Neill mais le personnage et son interprète sont tellement excellents que ces quelques minutes suffisent à nous réjouir (et à nous donner envie de redécouvrir de vieux épisodes). Mitchell est plus subtil qu’à l’accoutumée, mais tire encore trop la couverture à lui, le SG-1 de la série semblait plus choral. Enfin les scénaristes n’ont pas d’autre choix que d’accumuler pour Ba'al un manque de chance assez invraisemblable pour justifier sa défaite, mais c’était sans doute incontournable. En creux cela reste un bel hommage à son astuce.

Continuum ne se montre pas bouleversant d’originalité mais parvient à tout à fait reconstituer la qualité et l’excitation propres au véritable SG-1. Un petit miracle compte tenu de l’usure inévitable d’une série qui trouve ici une conclusion digne d’elle, au contraire de bien d’autres.

  • Dans la chronologie de l »Univers Stargate, les évènements prennent place après ceux du début de la saison 5 de Stargate Atlantis.

  • Don S. Davis repend ici le rôle du  General Hammond. Malade, l’acteur décèdera peu de temps avant la diffusion du programme.

  • Quand les trois rescapés volent en F-15, leur signal est Sierra Golf One, ce qui signifie SG1 en code d’aviation.

  • Les scènes se déroulant en Arctique y ont réellement été tournées, avec l’aide d’une mission scientifique locale et du sous-marin USS Alexandria.

  • Le téléfilm figure au Guinness Book  comme la production ayant été tournée le plus près du Pôle Nord.

  • La voiture de Mitchell est une Mustang de 1973.

  • L’accident de Daniel fut conçu afin de permettre à Michael Shanks de ne pas participer au tournage dans l’Arctique. Il était alors retenu par sa participation à 24h Chrono.

  • Des F-15 (remorqués au sol et non en vol) furent également mis à disposition par l’US  Air Force, partenaire de longue date de la production.

  • L’épisode est dédié à Paul McCannet Anthony Huntrod, deux membres décédés de l’équipage du HMS Tireless. Ce sous-marin opérait des manœuvres à proximité du tournage.

  • Le réalisateur Martin Wood et le scénariste Brad Wright réalisent des caméos, le premier lors de la rencontre entre Sam et Jack dans l’Arctique et le second en tant que pilote de F-15.

  • En 2008 Stargate L'Arche de vérité et Stargate : Continuum ont respectivement occupé les 10e et 11e places des  ventes de DVD de séries.

  • Le tournage couta 7 millions de dollars, contre une moyenne de 2 pour un épisode de la série.

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 Crédits photo: MGM.

- So it's possible there's an alternate version of myself out there, that actually understands what the Hell you're talking about ?

 

Une Sam et un Kawalsky alternatifs franchissent le Miroir Quantique. Ils proviennent d'un autre univers que celui précédemment visité par Daniel. Les nouveaux venus demandent asile, leur monde étant envahi par Apophis. Sam découvre également que dans cette autre réalité; elle est une civile ayant épousé Jack mais que ce dernier est mort au combat. L'autre Carter et Jack deviennent proches, mais, suite à un dérèglement spatio-temporel, elle tombe malade et doit réintégrer son univers. SG-1, hormis Sam, et les visiteurs partent alors en expédition pour contacter les Asgards alternatifs (encore inconnus) et leur demander de sauver l'autre Terre. L'infiltration du SGA réussit temporairement, car Teal'c tue son double et se fait passer pour le Primat d'Apophis. L'autre Sam parvient à franchir la Porte et à rallier les mondes asgards, grâce aux connaissances de SG-1. Apophis se rend alors compte de la supercherie et s'apprête à exécuter nos héros, quand les Asgards interviennent. Le Faux Dieu est enlevé par le vaisseau de Thor et ses Jaffas doivent s'enfuir. SG-1 regagne son monde, non sans que l'autre Sam n'ait embrassé Jack.

 

Après There But for the Grace of God, Point of View constitue une nouvelle incursion de Stargate SG-1 au sein de l'inépuisable source d'inspiration que représentent les univers parallèles. Le retour du Miroir Quantique constitue une excellente nouvelle, avec une saveur à la Sliders que l'on adore. Le principal regret que laisse le scénario demeure cependant la trop grande proximité entre les deux réalités alternatives visitées : hormis quelques aspects secondaires ou relationnels, leur caractéristique essentielle reste identique : la victoire sans appel des Kromaggs, enfin d'Apophis. Un manque de variété dommageable, même s'il souligne éloquemment la spécificité de celui de la série au sein du Multivers.

 

En pinaillant un tantinet, ou pourra également discerner quelques failles dans le scénario. Il semble assez surprenant que les deux Carter parviennent aussi aisément à retrouver la technologie hyper avancée des Anciens. Et si cela était possible, on se demande pourquoi Sam n'a pas élaboré cette génératrice plus tôt. Les Asgards, y compris en vitesse supraluminique, interviennent trop rapidement, ou alors il nous faut supposer que le vaisseau indétectable de Thor était déjà en orbite et qu'il gardait les bras croisés tandis que la Terre était écrasée.

 

Mais qu'importent ces quelques réserves, l'épique Point of View s'affirme comme un palpitant épisode, aux nombreux retournements de situation et au rythme échevelé, le tout porté par un vibrant suspense. Les possibilités combinées du Miroir et de la Porte se voient optimisées, avec une véritable débauche d'excellentes idées. On retient ainsi un nombre impressionnant de scènes marquantes, aux tonalités des plus diverses : torture de l'héroïque Hammond par Apophis, spectaculaire survenue des Asgards et de leur vaisseau, amusant calibrage du Miroir par Daniel etc. Les dialogues se montrent également excellents, notamment pour Jack.

 

Le récit, à l'évolution parfaitement maîtrisée,  se décompose en deux parties distinctes. Avant le feu d'artifice de l'épopée au sein du SGA se voit ainsi précédée par une partie pouvant sembler davantage statique mais se montrant irrésistible par la part belle qu'elle accorde au relationnel. La rencontre des deux Carter se montre piquante à souhait, tandis que l'on retrouve avec un vif plaisir l'attachant Kawalsky. Mais le plus remarquable reste certainement la romance très émouvante entre Jack et la Carter alternative, sachant trouver un ton juste et non mélodramatique. Jamais la série ne s'était encore montrée aussi explicite sur le sujet et elle le redeviendra rarement par la suite.

 

Épisode étonnamment complet et abouti, s'adressant à tous les publics de Stargate SG-1, shippers, amateurs de Science-fiction pure et dure ou de scènes action, l'enthousiasmante réussite de Point of View vient parfaitement ponctuer le cinquantième opus d'une série ayant encore un prometteur parcours devant elle.

 

  • Selon les cas, le son passe ou non à travers le miroir, sans qu'une explication de cette variation soit donnée.

 

  • Hammond déclare que le Miroir Quantique a été découvert sur P3X-233, or il s'agissait de P3R-233 dans There But for the Grace of God.

 

  • Le réalisateur Peter DeLuise accomplit ici deux de ces caméos dont il est friand. C'est sa voix que l'on entend interviewer Sam sur l'enregistrement et il joue l'un des Jaffas se tenant derrière Apophis.

 

  • Le Teal'c alternatif porte cette fois une barbiche, de même pour Apophis. Ils ressemblent ainsi au Spock négatif de Mirror, Mirror (Star Trek Classic, 2-04), un clin d'œil à cet épisode au thème similaire.

 

  • Comme dans There But for the Grace of God, l'acronyme SGA remplace SGC, sans que la différence soit non plus expliquée ici. S'agit-il de Stargate Alternative ?

 

  • Carter indique que le générateur permettant à la Porte d'atteindre les mondes asgards a été offert par ces derniers. Or il a été construit par Jack, grâce aux connaissances des Anciens (The Fifth Race). 

 

  • La longue chevelure sied merveilleusement à Amanda Tapping, une idée à retenir. Tiens, elle serait également très bien en brune.

 

  • Il s’agit du cinquantième épisode de la série.