saison 1 saison 3

Code Quantum (1989-1993)

Saison 2

 


1. LE MAURE AUX TROUSSES
(HONEYMOON EXPRESS)


La seconde saison démarre en fanfare avec cet épisode dans lequel Al Calavici (Dean Stockwell) va tenter de sauver le projet "Code Quantum" que des restrictions budgétaires d'une commission gouvernementale remettent en cause. S'il n'y parvient pas, Sam Beckett sera perdu dans l'espace temps et quid de tous les changements effectués par le savant lors de la première saison. Le sort de Miss Melny par exemple ?

Cette scène évoque les fois où Dana Scully est confrontée à ses supérieurs au sujet du département des affaires non classées.

C'est pour le moment le plus long pré-générique d'un épisode de la série.

Ensuite l'épisode commence vraiment par le sauvetage d'un chat, histoire de rappeler les pouvoirs de Sam. On constate que sans le comédien Scott Bakula, la mayonnaise ne prendrait pas. Un beau garçon genre héros de "Gemini Man" rendrait l'entreprise ridicule. Son physique assez commun et l'humour et l'auto dérision du jeu de Bakula sont la clé de l'adhésion du télespectateur. Par contre, l'acteur n'était guère convaincant en successeur de David Vincent en 1995. Des téléfilms comme "Net force" ou le film "Le maître des illusions" auraient pu orienter Bakula vers une carrière originale, mais il a préféré jouer une centaine de "Star Trek Enterprise", décourageant ceux qui sont rétifs à cette franchise. Suivre la carrière de Bakula, c'est comme suivre celle de David Duchovny. On aime Fox Mulder mais il déroute dans "Evolution", farce SF graveleuse, et sa série "Californication" si elle lui apporte un nouveau public lui fait perdre ceux qui le voyaient en nouveau héros de série.

On se croit dans "Bons baisers de Russie" car l'essentiel de l'épisode se passe dans un train express. Le méchant est joué par Mathieu Carriere qui fait une carrière (sans jeu de mot) internationale. L'épisode reste davantage intéressant par les tentatives desespérées de Al de sauver le projet Quantum devant la commission sénatoriale, que par l'intrigue où Mathieu Carriere veut récupérer son ex femme remariée avec celui que remplace Sam.

Mathieu Carriere est convaincant en allemand détestable fils de nazi. On est très loin des tentatives de héros allemands sympathiques comme Derrick ou Siska. Un cliché qui a la vie dure aux Etats Unis, comme celui des russes éternellement méchants, bornés et alcooliques. L'épisode bénéficie de la comédienne la plus sexy montrée à ce jour, Alice Adair, dont je regrette bien de ne l'avoir vue nulle part ailleurs. Elle semble n'avoir tourné que cela et c'est bien dommage.

La suite de l'épisode marque quelques faiblesses durant le long voyage en train. A noter que la scène où Alice Adair est cachée dans le lit mural est copiée sur celle de Jane Seymour à la fin de "Vivre et laisser mourir". La mort de Mathieu Carriere est filmée de façon hautement improbable. Le vrai coup de théâtre se passe devant la commission d'enquête où le sénateur qui voulait mettre un terme au projet Quantum est remplacé par le personnage d'Alice Adair, devenue une vieille femme sénatrice !

Un épisode presque parfait pour reprendre la saga Code Quantum.

Retour à l'index


2. L'ENFER DU DISCO
(DISCO INFERNO)


Voilà un épisode au sujet duquel j'ai complètement changé d'avis depuis la première diffusion sur M6 en 1993. En effet, au fil des visions, il se bonifie. A partir d'une histoire assez commune, et plutôt mal filmée, va surgir l'un des thèmes les plus émouvants et graves de la saga Quantum : la mort du frère de Sam, Tom Beckett, au Vietnam en 1970.

Cette mort, Sam l'a oubliée, car depuis qu'il voyage dans le temps, il a en partie perdu la mémoire. Il ne sait plus qu'il est marié à Donna Elisee (1-02 Amours croisées) par exemple. Dans cette histoire, qui se déroule en 1976, en pleine période disco, Sam doit empêcher la mort d'un jeune homme, un cascadeur. L'action qu'il mène va lui ramener en mémoire la réalité du 7 avril 1970 (3-03 La famille avant tout - seconde partie), c'est à dire la mort de Tom.

Là se situe la magie de "Code Quantum", car sous une apparence de comédie SF, c'est toutes les plaies de l'Amérique du XXe siècle qui sont retournées. Le Vietnam fut un traumatisme et Bellisario a su en tirer des épisodes poignants. Il est aidé en cela par la prestation de Scott Bakula, capable de faire le pitre dans le très drôle "Cheval d'Eon", et de nous émouvoir aux larmes dans "La famille avant tout". Dans "L'enfer du disco", Sam est devenu Chad Stone, un cascadeur. Le père l'est également. Mais le second fils veut embrasser la carrière de musicien. En sauvant Chris, son "frère" dans l'épisode, Sam fait ce qu'il n'a pu réaliser dans la vraie vie, sauver Tom. Et sa victoire a un goût amer car à la fin de l'épisode, il a bien conscience que Tom est mort.

Le principe de la série est que Sam Beckett n'a pas le droit d'intervenir pour son propre compte, ni pour celui de son comparse Al Calavicci. Sam va parfois enfreindre la règle (Il l'a fait dans "Amours croisées"), parfois la respecter cruellement ("Beth" 2-22). Mais lors de deux prochaines entorses à la règle, une pour lui, une pour Al, Dieu va le lui faire payer cruellement. Bellisario est très croyant et moralisateur, ce qui donne une série SF hors normes que certains téléspectateurs détestent. Nous sommes toujours ici entre rire et larmes, et particulièrement dans cet épisode où Sam parie que Jimmy Carter va faire une chute en descendant un escalier d'avion. En échange, il demande à son père de laisser Chris choisir son destin. Bien sûr, Sam pas totalement amnésique connaît l'avenir qu'il a vécu. Ici, Sam, le père et Chris regardent la télévision et c'est léger, voire comique. Mais lorsqu'il sera transporté le 25 novembre 1969 et commencera à dire à sa soeur que John Lennon a été assassiné en 1980, la séquence atteint une portée émotionnelle inouïe. Se ravisant, il chantera "Imagine" devant sa soeur fan des Beatles médusée.

L'épisode est censé se dérouler sur le tournage de "Tremblement de terre" et par un montage, nous voyons apparaître Lorne Greene. La musique disco est un peu rébarbative, utilisée en abondance, et le réalisateur accentue trop l'effet pat d'eph jusqu'à la caricature. Sans la prestation d'acteur de Bakula et le parallèle avec la mort de Tom, "L'enfer du disco" ne vaudrait pas grand chose. Une fois de plus, dans l'univers de Quantum Leap, nous passons du rire à la tragédie et ne savons pas d'avance ce que Bellisario nous réserve. Dieu que nous découvrirons dans l'épisode final à la visage de Jack Dalton de Mc Gyver (Bruce Mc Gill) et cela fait sourire, l'instant d'après nous passons au drame, nous le verrons avec le prix à payer pour changer l'histoire et sauver Tom (Dieu décidément sera bien cruel) ou encore avec le sort réservé à Sam dans les dernières images de la série lors d'une nouvelle entorse à la règle.

Par ces "montagnes russes" entre rire et larmes, entre faits qui ont eu lieu et dont on modifie l'histoire, on aime ou l'on déteste "Code Quantum".

Retour à l'index


3. RETOUR VERS UN FUTUR
(THE AMERICANIZATION OF MACHIKO)


Avant l'immense fou rire de "Le cheval d'Eon", Bellisario nous assène un coup de massue avec un épisode ultra-dramatique sur le thème du racisme anti japonais dû à Pearl Harbour.
Ici, pas d'équivoque, dès le début, nous sommes confrontés au drame. Sam arrive dans un milieu rural et arriéré de l'Ohio, en 1953. Bellisario envoie Sam a une époque où il n'était pas né, enfreignant les règles de la série. Sam ne peut voyager dans le temps que de sa date de naissance à sa mort, or il est né le 8 août 1953, et l'épisode se déroule le 4 août. Faut-il y voir une négligence des scénaristes, ou le fait que Bellisario considère que Sam peut voyager durant la période où il était un foetus ?

Le racisme anti japonais a été évoqué souvent au cinéma. Le meilleur film du genre est "Un homme est passé" avec Spencer Tracy et Ann Francis, il y eu aussi un magnifique téléfilm oublié, diffusé en France en 1974, "Demain finira par arriver" (If tomorrow comes) de George Mc Cowan, produit par Aaron Spelling avec Patty Duke, Ann Baxter et James Whitmore. Ici, Sam s'est marié au Japon avec la ravissante Machiko. Or, la mère de Sam, en l'occurrence du marin qu'il incarne, Charles, est raciste à l'inverse du père plus tolérant. Dans leur petite ville, certains n'ont pas survécu à Pearl Harbour. De plus, Charles était fiancé à Naomi, une jolie fille, peu farouche, qui l' a "attendu" (mais en se consolant ailleurs). Le télespectateur est gâté par deux belles actrices. Naomi est la plantureuse Elena Wohl (jamais vue ailleurs) et l'asiatique Machiko Leila Lee Olsen (Idem).

Dès son arrivée, en costume traditionnel, Machiko est l'objet de regards haineux. Elle est selon l'expression "un chien dans un jeu de quilles". Sam qui a grandi dans une ferme dans sa vraie vie, n'est pas dépaysé. Les coutumes japonaises passent très mal dans l'Ohio de 1953, et Naomi va se faire un plaisir d'abuser de la méconnaissance des coutumes américaines de sa rivale pour la mettre dans des situations impossibles. Sam avec sa conscience d'homme des années 90 doit aussi combattre les coutumes machistes japonaises, où la femme est soumise. Il est certain que Sam Beckett aura du pain sur la planche s'il veut changer tous les défauts du passé.

Rusty, blessé de guerre joué par Patrick Massett (apparu dans "Star Trek, nouvelle génération" mais peu connu), veut se venger de cette femme asiatique qui symbolise tout ce qu'il déteste. Les rares moments comiques sont au détriment de Machiko donc pas drôles. Toutefois, petit à petit, l'épouse japonaise va se faire admettre de sa vieille sorcière de belle mère. Le scénariste a rajouté une soeur morte tragiquement à Charles, Helen. Comme la Marie Jeanne de Joe Dassin, Helen s'est jetée du haut d'un pont. Charlie Coffey, le scénariste, en a vraiment rajouté dans le dramatique.

Après une dispute avec sa belle-mère, Machiko s'enfuit et tombe dans les mains de Rusty une nuit d'orage. Ce dernier a été torturé par les japonais pendant la guerre, ruinant sa carrière de champion de base ball. La sauvagerie de Rusty provoquera l'adoption de Machiko par la famille de Charles. Encore un épisode très moralisateur ("le racisme ce n'est pas bien", "Les chrétiens doivent aimer leur prochain"). Grièvement blessée par Rusty, la belle mère se reproche son attitude envers sa fille suicidée et refusera de l'assister à l'hôpital. La scène du remariage américain de Machiko et Charles, avec l'arrivée de la belle mère en costume japonais, frise cependant le too much. On remarque que dans "Code Quantum", il y a beaucoup d'églises, de prêtres, de bonnes soeurs. Bellisario finira par se faire rappeler à l'ordre par NBC. Ce n'est pas le Vatican qui produit la série.

Après ces deux épisodes dramatiques, nous allons enfin exploser de rire avec l'un des meilleurs épisodes de la série, "Le cheval d'Eon".

Retour à l'index


4. LE CHEVAL D'EON
(WHAT PRICE GLORIA)


Sam, pour la première fois, est muté dans le corps d'une femme, une secrétaire, Samantha Stormer. Une fort jolie fille donc qui trouble jusqu'à l'hologramme de Al Calavicci. Al voit une femme, mais nous Scott Bakula déguisé en femme. On ne peut s'empêcher de sourire en voyant Sam déambuler dans les rues de New York en 1961 avec des talons hauts.

Dans le bureau où il (elle) travaille, se trouve sa meilleure amie Gloria (Jean Sagal), maîtresse du patron Buddy (Joan Calvin).

Cette dernière croit que Buddy va quitter sa femme et l'épouser. Découvrant qu'il n'en est rien, elle tente de se suicider en se jetant par une fenêtre mais Sam/Samantha va la sauver.

Ce n'est pas tant l'histoire en elle-même qui est drôle. L'épisode est le prétexte pour montrer le harcèlement sexuel et le droit de cuissage en 1961. Bien entendu, tout le monde voit en Sam une femme, que nous apercevons lorsqu'il/elle se regarde dans un miroir. 

Scott Bakula réussit l'exploit de ne jamais être ridicule, tout en nous faisant franchement rire. Même si la trame concernant Gloria est dramatique, l'épisode fourmille de situations cocasses. Pris pour une femme, Sam se retrouve au milieu de jolies créatures dénudées, reçoit les confessions de "copines". Tout le long de l'épisode, Sam/Samantha est harcelé par Buddy.

A la fin, à la grande incrédulité du patron, Sam accepte de lui céder. Nous voyons Scott Bakula dans une pose énamourée sur un canapé. Et lorsque l'homme s'approche, Sam lui révèle qu'il est un homme. Petit à petit, le harcèlement change de camp, nous voyons Buddy tenter de s'échapper avant que Sam ne le mette KO.

Bakula se livre à un numéro d'acteur éblouissant. Là où un autre aurait pu sombrer dans le ridicule et le vulgaire, il s'en sort avec brio. Il montre à Buddy qu'il marche comme un homme (sans tomber dans une caricature à la Aldo Maccione), bref "Le cheval d'Eon" est, dans le genre comédie, le meilleur épisode de la série.


Retour à l'index


5. L'AMOUR AVEUGLE
(BLIND FAITH)


Excellent épisode où Sam se retrouve en pianiste aveugle. L'intrigue joue sur plusieurs tableaux : l'aspect sentimental, le pianiste étant suivi par la jolie Michele (Cynthia Bain), devant lutter contre la méchanceté et l'amertume de la "belle mère" Agnès (Jennifer Rhoades), mais aussi l'aspect policier puisque Sam va devoir sauver Michele d'un étrangleur qui se trouve être celui que l'on soupçonne le moins, un garde.

Sam doit donc se faire passer pour un aveugle, chose qui est loin d'être évidente (et Agnès aura beau jeu de le démasquer) mais ébloui providentiellement par un flash de photographe, notre voyageur du temps est provisoirement atteint de cécité.
Ce n'est pas commode pour sauver Michele de l'étrangleur, mais convaincant pour reconquérir son coeur après les révélations de la mère de la jeune femme.

Une fois de plus, Bellisario nous évite le pire, c'est à dire tomber dans le mélo style séries avec Michael Landon, pour nous servir une histoire riche en suspense et en sentiments. C'est un exercice assez périlleux, car il est facile de faire du sentimentalisme. L'un des moments les plus captivants est celui où Sam (qui ne sait pas jouer) doit improviser avec deux doigts un morceau au piano, faisant éclater de rire la salle. Al a trouvé le moyen de lui indiquer les notes à jouer entre temps (un peu comme il souffle les paroles de la chanson de Modugno "Nel blu dipinto di blu" dans "Veule mais pas trop" (1-05).

La comédienne Cynthia Bain joue une Michele un peu naïve mais convaincante (actrice jamais vue ailleurs pour ma part).

Notons aussi les scènes comiques avec le chien : les animaux voient l'hologramme de Al, et le chien d'aveugle lui même comprend que son maître n'est plus vraiment son maître puisque Sam l'a remplacé.

Bref, du "Code Quantum" comme on l'aime, moins poignant que lorsque la vie personnelle des héros Sam et Al est en cause ("La famille avant tout", "Beth", "Amours croisées"), mais d'excellente facture.


6. GOOD MORNING PEORIA
(GOOD MORNING PEORIA)


Un épisode qui n'obtient quatre étoiles que grâce à l'interprétation de Scott Bakula, ici survolté en DJ précurseur du rock, et à la comédienne Patricia Richardson qui joue la propriétaire d'une station radio, Rachel. Sinon, le scénario est particulièrement creux. En 1959, dans une petite ville, des conservateurs arriérés veulent faire fermer une station radio qui diffuse du rock, musique jugée subversive.

Scott Bakula s'en donne à coeur joie, en rocker dans l'âme. Lorsqu'on lui coupe l'électricité, il trouve un moyen de faire repartir la station et de bricoler une antenne. Peu à peu, il convainc sa proprio, dont il est amoureux, de dédier la station au rock. Ceci malgré les menaces des sponsors publicitaires conservateurs qui tous se retirent, poussant l'entreprise à la faillite.

Au passage, il rencontre Chuby Chekker à qui il ...apprend le twist.

Rachel, mignonne, tombe peu à peu amoureuse de son trublion de nouveau DJ. Patricia Richardson est essentiellement une actrice télé ("The Equalizer", "A la maison blanche", "NY unité spéciale"). Elle et Bakula nous font oublier l'incohérence du scénario qui en fait des tonnes. En effet, une station radio assiégée pour avoir diffusé du rock est l'un des plus faibles arguments de la série. Cela rappelle Lucien Morisse cassant en direct le premier disque de Johnny Hallyday.

Aucun passage dramatique et un bon moment de détente avec cet épisode musical. Bien entendu, nous avons droit à un happy end où toute la population s'est convertie aux rythmes du rock and roll.

Retour à l'index


7. UN SEUL ÊTRE VOUS MANQUE
(THOU SHALT NOT)


Voici typiquement l'épisode larmoyant (mais qui ne manque pas de qualités) que les détracteurs de la série mettent en évidence pour en conclure qu'elle n'est pas bonne.

Nous sommes cette-fois dans l'univers juif américain. Un couple Joe et Irene Basch (James Sutorius et Terri Hanauer) se déchire à propos du décès de leur fils, mort en avion. Sam est envoyé dans la peau du frère de Joe, David, pour tenter de réconcilier le couple et éloigner Ben (Russ Tamblyn), un veuf éploré (usurpateur) qui séduit de nombreuses femmes.

C'est à partir de l'interprétation que cet épisode trouve sa crédibilité. Terri Hanauer est émouvante en mère éplorée, écrasée de douleur et victime de surcroît de la jalousie de son mari envers le frère de ce dernier. Les deux frères en arriveront à se battre.

Russ Tamblyn, célèbre depuis "West Side Story", et que l'on a revu dans "Mystères à Twin Peaks" de David Lynch, joue ici un beau parleur assez odieux, qui se prétend inconsolable de la mort de son hypothétique épouse pour mieux attirer la compassion de ces dames et les séduire.

L'épisode est bien entendu ponctué de danses et de musiques du folklore Yiddish, sur lesquelles l'hologramme d'Al Calavicci s'amuse à danser. Les aspects comiques de l'intrigue sont centrées sur le rôle de rabbin que doit endosser Sam/David. Cela nous arrache quelques sourires et atténue la tension qui règne.

Un bon épisode, mais à éviter pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas ou peu la série, et risquerait de se décourager d'en voir d'autres. En effet, il y ici peu d'action (hormis un sauvetage spectaculaire où Sam sauve quelqu'un de l'étouffement, mais qui n'a rien d'étonnant puisqu'il est avant tout docteur !). "Code Quantum", c'est à la fois des épisodes comme celui-ci, des tragédies à suspense comme "La famille avant tout" (3-01 et 3-02) et des épisodes plus portés sur le comique tel "Miss sucre en poudre (3-06).

Le happy-end voit le séducteur Ben démasqué et le couple réconcilié. Oh, bravo !


Retour à l'index


8. JIMMY
(JIMMY)


Voici sans conteste l'un des meilleurs épisodes de la série, l'un des plus subtils et pertinents. Sam Beckett se retrouve dans la peau de Jimmy, un mongolien. Ce dernier est aidé par son grand frère Frank (John di Aquino) qui a bien du mal à faire accepter sous son toit à son épouse Connie (Laura Harrington) la présence de ce jeune frère qu'il a sorti d'une institution spécialisée.

Frank veut faire accepter Jimmy chez un employeur. Malheureusement, en raison de sa différence, le jeune homme qui a le QI d'un enfant de 12 ans, n'est toléré nulle part. Dans le monde du travail, il est en butte aux autres ouvriers, et la moindre faute lui est imputée. Comme Sam est dans la peau de Jimmy, ce dernier ne se laisse pas faire. L'épisode est censé se dérouler en 1964 mais Bellisario a cherché à démontrer que de nos jours, les mentalités n'ont guère évolué. 

Autre élément dramatique de l'épisode, Al Calavicci cette fois n'a pas le coeur à plaisanter, car dans la "vraie vie", c'est à dire dans le monde non changé par les transformations de Sam et des sauts quantiques, sa jeune soeur Trudy, atteinte du syndrome de Downs, est morte dans un hopital psychiatrique, chose qui risque arriver à Jimmy si Sam ne réussit pas sa mission.

Cet épisode fait partie des plus sérieux de la série, car il touche un thème universel : l'acceptation des trisomiques. Leur intégration. Jimmy va être confronté à des collègues de mauvaise foi, à des parents d'enfants voisins de Frank et Connie.
Encore une fois, l'aspect "fantastique-SF" de la série n'est qu'un prétexte pour aborder les problèmes de société les plus délicats. Jimmy sera renvoyé de son emploi, provoquera une crise dans le couple de son frère. Il lui faudra sauver le fils de celui-ci (encore une fois les connaissances médicales du docteur Beckett sont mises à contribution) pour être enfin accepté dans la société. Mais ce happy end ne survient qu'après de nombreuses humiliations que subit le mongolien.

Dans le rôle du méchant, un ouvrier nommé Blue qui fait passer ses fautes pour celle de Jimmy (Il ne sait pas lire étant dyslexique), on retrouve un comédien connu, Michael Madsen, le père de famille dans "Sauvez Willy" et l'agent secret de la CIA Falco dans le dernier James Bond avec Pierce Brosnan "Meurs un autre jour". Blue sera renvoyé et Jimmy prouvera sa bonne foi dans une faute

L'épisode est tellement bon que Bellisario lui donnera une suite dans la saison 5, "Le bien et le mal" (5-07). Evitant les effets larmoyants, et nous livrant une réalité abrupte, "Code Quantum" une fois de plus nous prend aux tripes. La fin est bouleversante lorsque Connie refuse dans un premier temps que Jimmy/Sam sauve son fils, Corey.

Retour à l'index


9. QUE DIEU ME PUNISSE
(SO HELP ME GOD)


Dans une ville sudiste et raciste des Etats Unis, en 1957, une jeune femme noire, Delila (Tyra Ferrell), est accusé du meurtre d'un jeune blanc fils de famille, Houston Cotter. Dans les dernières minutes de l'épisode, appelant à la barre des témoins la mère de la victime, nous découvrirons que c'est elle qui a tué son fils qui battait Delila dont elle était la maîtresse.

L'intrigue ici passe au second plan. Sam Beckett entre dans la peau de l'avocat Leonard Dancey en 1957 et donne un coup de bâton dans la fourmillère avec ses principes de 1989. Ainsi, Dancey se met vite tout le monde à dos, à commencer par sa propre femme ! Sam/Léonard se fait un plaisir de remettre tout le monde en place, en interdisant que l'on parle de "négro" mais de "femme de couleur" lorsqu'il s'agit de Delila.

Avec le nombre d'épisodes consacrés au racisme, Donald Bellisario a décidé de faire le méa culpa de l'Amérique ségrégationniste. Nous avons déjà relaté "Miss Melny et son chauffeur " (1-06), et le thème reviendra de façon récurrente, notamment avec "L'amour n'a pas de couleur" (3-07). Toujours prêt à caser ses croyances, Bellissario fait dire à Delila innocentée "Que Dieu vous bénisse".

Le saut quantique de Sam intervient au moment où un accord va être prononcé entre la défense et l'accusation, dans l'histoire avant qu'elle ne soit modifiée par le savant, Dancey devait "plaider coupable" et obtenir vingt ans de prison au lieu de la chaise électrique pour sa cliente.

Scott Bakula joue sur du velours dans la peau de cet homme qui va scandaliser la bourgeoisie locale en demandant que l'on respecte sa cliente, en combattant le racisme. Il doit s'opposer à un avocat influent qui exerce des pressions sur sa carrière. Dès le début de l'épisode, le téléspectateur comprend que Sam va triompher malgré la complexité de l'affaire.

Delila a le bon goût d'être jolie. On peut considérer que "L'amour n'a pas de couleur" sera plus subtil car il montrera le racisme anti-blanc cotoyer le racisme anti-noir.

Moins réussi que "Miss Melny et son chauffeur", et sombrant un peu trop dans les bons sentiments, l'épisode n'atteint pas la perfection. Il reste néanmoins fort agréable à voir. Le happy end montre Sam refuser des honoraires et demander à sa cliente d'accepter d'apprendre à lire.

Retour à l'index


10. LA CHUTE DE L'ÉTOILE
(CATCH A FALLING STAR)


Aie! Cet épisode est un ratage sur toute la ligne. Jugez plutôt. Sam doit sauver un acteur ravagé par l'alcool, qui est la doublure d'un comédien jouant Don Quichotte dans "L'homme de la Mancha". Mais les deux hommes sont rivaux en amour adorant Nicole (Michele Pawk), l'interprète de Dulcinée. Si vous suivez toujours, cette Nicole est le professeur de piano dont Sam (dans sa vraie vie) était amoureux fou quand il était adolescent.

Le rythme de l'épisode est cassé par les nombreux numéros chantés qui deviennent vite fort lassants. On a l'impression que Donald Bellissario a voulu faire une sorte de pensum, alors que la série elle-même est déjà basée sur un concept assez complexe. L'épisode a beaucoup plu en Amérique. Il a été tourné sur le plateau de "Jurassic Park". Et pourtant, nous avons de la peine à tenir jusqu'au bout, lorsque l'incroyable se produit. "Code Quantum" prend des airs de "Clair de lune", puisque au générique final toute la troupe de la série vient saluer, Donald Bellissario en tête. Ainsi, alors que deux réalités parallèles sont le lot habituel de "Code Quantum", nous passons ici à la réalité tout court.

Les seules scènes à sauver sont l'amourette entre Sam et sa professeur de piano, peut être parce-que nous avons tous, enfants, été amoureux de la maîtresse d'école, et que notre héros réalise son rêve, sauf qu'il le fait dans la peau d'un autre personnage, Ray, qui lui même aux moments des faits se trouve dans la salle du projet Quantum, et que Sam le remplace !

Vous n'avez pas compris ? Pas grave, cet épisode est à oublier très vite.

Retour à l'index



11. HISTOIRE DE FANTÔME SOURNOIS
(A PORTRAIT OF TROIAN)



Une veuve pense que son mari, Julian, essaie de communiquer avec elle de l'au-delà. Troian (Deborah Pratt, femme du producteur de la série), engage un parapsychologue, le professeur Mintz, dans la peau duquel Sam est projeté.

Troian est riche, et son frère pense que Mintz cherche à se faire de la publicité. Dans cette maison digne d'un décor des meilleurs films fantastiques, une domestique, Mlle Stoltz (Carolyn Seymour) règne de façon sinistre telle une Madame Danvers dans "Rebecca". Carolyn Seymour reviendra dans la série lors de la cinquième saison incarner de façon récurrente le personnage maléfique de Zoey.

L'ambiance évoque "la quatrième dimension", "The X Files", voire "Vendredi 13 " puisque l'histoire se passe au bord d'un lac digne de Crystal Lake.

Il s'agit en fait d'un complot contre Troian fomenté par son propre frère, désireux de s'approprier la fortune familiale, et qui trouvera la mort par noyade dans l'aventure, alors que Sam/Mintz sauve l'héroïne.

Mais, après un tremblement de terre, trois cadavres remontent à la surface, celui de Julian le mari, d'un majordome mort des années avant, et de ... Mlle Stoltz qui aussitôt disparaît d'une fenêtre à la façon des fantômes de victimes qu'aperçoit Lily Rush à la fin de chaque "Cold Case".

Dans cet épisode sans humour et à l'atmosphère glauque, rien ne nous est épargné : orages, apparitions de spectres, musique sinistre. L'histoire ne sombre jamais dans le ridicule grâce à une interprétation sobre des comédiens et à la mise en scène de Michael Zinberg toute en finesse.

Avec "Histoire de fantôme sournois", "Code Quantum" abandonne son aspect humaniste et bondieusard pour plonger dans le fantastique pur et simple. Les cadavres qui remontent du lac glacé ont le teint grisâtre des zombies de George Romero. C'est de la part de Bellisario un moyen de s'écarter du canevas habituel et d'éviter la routine. On aperçoit d'ailleurs le producteur en tant que "reflet de Sam" au début de l'épisode. La série nous proposera à nouveau des épisodes similaires avec "Le diable par la queue" (03-05), "Cauchemars" (04-08), "La malédiction du pharaon" (04-20), "Lune sanglante" (05-15).

Un fantôme sournois à ne pas manquer.

Retour à l'index


12. LE SAUVAGE
(ANIMAL FRAT)



Cet épisode aborde un thème grave et méconnu en France. Pendant la guerre du Vietnam, des citoyens américains pacifistes ont commis des attentats en Amérique afin de faire cesser le conflit. Ainsi, dans le roman d'Harlan Coben (mais pas dans le film de Guillaume Canet tiré du livre), le héros est sauvé de la noyade par un américain qui se cache dans la forêt depuis des décennies à cause d'une bombe ayant causé des morts. Dans "Hawaii police d'état", ce thème sera aussi abordé.

Sam Beckett doit ici, dans la peau d'un étudiant surnommé "Le sauvage", empêcher ses condisciples de faire un attentat anti guerre du Vietnam qui dans la "vraie vie" (non transformée par les sauts quantiques de Sam) a provoqué des morts. Je parle de "vraie vie", car la série part du postulat que nous vivons dans un monde transformé par le programme Quantum. Jugez du peu : Jackie Kennedy a été tuée en même temps que son mari à Dallas, mais Sam lui a sauvé la vie ("Lee Harvey Oswald, 05-02), Chubby Chekker a découvert le twist et chanté "Let's twist again" parce qu'il visitait la station radio de "Good Morning Peoria" (2-06), un petit enfant pauvre qui traîne dans un couloir voit Sam faire du Moonwalker et ses frères l'appellent "Eh Michael, tu viens ?", ("Le kamikaze hilarant" 1-07).

Sans les modifications de Sam par le biais du programme Quantum, Marylin Monroe se serait suicidée en 1960 et non en 1962 ("Adieu Norma Jean, 5-18).

Le concept est je l'admets un peu compliqué, mais si l'on "entre" dans la série, notre réalité a été transformée par le savant Sam Beckett et Michael Jackson ou Stephen King n'auraient pas été des personnes connues.

L'épisode est dramatique d'un bout à l'autre. Sam est dans la peau d'un sportif "pro vietnam", et dans la réalité, il est contre cette guerre où son frère Tom a été tué en 1970. Il réussira à changer le passé mais de manière catastrophique dans "La famille avant tout" (03-02). Il doit donc convaincre ses camarades étudiants qu'il est contre la guerre à de farouches opposants prêts au terrorisme contre leur pays, les USA. Ceux-ci le prennent pour un mouchard et pensent qu'il n'a qu'un but : récupérer sa petite amie, Elisabeth (Stacy Edwards), qui s'est mêlée aux terroristes.

L'habileté de Bellisario a été de traiter ce sujet sans manichéisme, en montrant que les uns et les autres sont dépassés par les évènements, mais sincères dans leurs choix. L'un des étudiants est déguisé comme Che Guevara et se croit un héros alors qu'il va devenir un assassin. Bellissario, plus que de prendre partie pour un camp ou l'autre, plaide ici contre la guerre.

Sam s'emmêle les pinceaux en évoquant des faits et des noms qui sont postérieurs à 1967, moment de l'action. Le sauvage doit affronter Knutt (Jeff Benson) qui se prend à la fois pour Lénine, Ghandi, Guevara. Knutt n'a qu'un but : poser une bombe et éliminer Sam/Le sauvage considéré comme un espion.

Sam grâce à ses connaissances scientifiques, finit par convaincre le groupe que la bombe est trop forte et va tuer des innocents. Au grand dépit de Knutt qui se voit découragé dans sa vocation de révolutionnaire. La fin de l'épisode perd un peu en intensité. 

Sam découvre que Knutt n'avait pas confiance en Elisabeth et a caché une seconde bombe encore plus criminelle. Après une bagarre aux milieux des alambics, dans le laboratoire de l'université, Knutt avoue, et Sam désamorce la seconde bombe à onze secondes du cataclysme, tel James Bond dans "L'espion qui m'aimait".

La fin rajoute un suspense supplémentaire. Dans la soirée qui suit, entre étudiants, après avoir sauvé les victimes et évité à Elisabeth et Knut la chaise électrique, Le sauvage déguisé en sorcier a fait un saut et en faisant une mauvaise chute est resté paralysé. Sam doit donc réussir un saut sans se briser le cou.

L'épisode finit dans la gaieté avec Sam/Le sauvage déguisé en sorcier.

Bellisario en rajoute un peu à la fin, avec deux criminels sauvés de la chaise électriques, des étudiants innocents sauvés de la mort par explosion, et le sauvage réussissant un saut sans se briser le cou. Ici, on doit se rappeler que le programme Quantum a été détourné par Dieu, alors, autant sauver tout le monde. Le jour où Sam se trouvera face à Dieu, il aura un choc ("Le grand voyage" 05-22) : Dieu est barman et a le visage de Jack Dalton de Mc Gyver, Bruce Mc Gill !

Retour à l'index


13. DRAGONS ET DÉMONS
(ANOTHER MOTHER)


Cet épisode aborde le sujet grave des enlèvements d'enfants par les pédophiles.

Si le début de l'épisode, avec Sam Beckett en femme mère de famille prête à sourire, (Theresa, la petite soeur du héros Kevin voit un homme à la place de sa mère), très vite, nous basculons dans une intrigue glauque et peu attractive. Celle d'un adolescent fugueur qui dans la réalité (avant que le programme Quantum l'ait transformée) a été violé et tué par deux pédophiles kidnappeurs.

L'épisode a sans doute été écrit et tourné à toute vitesse vu le nombre d'erreurs (Al mentionne avoir été éduqué par ses parents alors qu'il fut orphelin, on voit l'une des soeurs de Kevin - Susan - regarder un épisode de "Magnum" diffusé en 1988, l'histoire se déroule en 1981). On revient ici sur le fait que les "innocents", c'est à dire les animaux, les petits enfants, voient la réalité, et donc Sam à la place du personnage qu'il remplace.

Kevin va fuguer et disparaître dans les 24 heures. On ne retrouvera que six mois plus tard ses vêtements mais pas son corps. "Code Quantum" aurait pu se dispenser de cet épisode tragique, trop près hélas de tant de faits divers. Le monde de Sam Beckett et d'Al Calavicci est fait plutôt pour des intrigues hors du commun. 

Le jeu "Donjons et dragons" est le support de l'épisode (d'où pour une fois la pertinence du titre français par rapport à l'anglais). Le sexe est très présent dans l'histoire, avec une mauvaise plaisanterie montée par les copains de Kevin dont il sortira humilié et qui l'incitera à fuguer. Bellisario s'écarte ici de ses bondieuseries habituelles, mais l'épisode devient anachronique dans la série. Il est plus du ressort de "FBI portés disparus".

Michael Stoyanov qui joue Kevin fut l'un des héros de "Beverly Hills". Dans "Code Quantum", il apparaît nettement plus jeune.

L'arrivée des pédophiles est dramatisée avec la camionnette se rapprochant de la ville comme le camion des envahisseurs dans "Première preuve".

Victime d'un traquenard monté par ses copains avec la complicité d'une jeune fille, Kevin s'enfuit à vélo et la camionnette des pédophiles le prend en chasse. Sam les met KO, mais pourquoi diable laisse-t il ces monstres en liberté ?

Le happy end final, Jackie Arnett (Alison Barron) qui servit d'appât à la plaisanterie, devenant la petite amie du "puceau" Kevin, ne dissippe pas le mal aise que laisse cet épisode sur un sujet grave.

Retour à l'index


14. AU BOUT DU RÊVE
(ALL AMERICANS)


Un épisode ennuyeux sur le football américain, dont le téléspectateur hexagonal n’a jamais compris les règles. Sam doit faire gagner une équipe, mais son co-équipier veut saboter l’affaire.
Comme souvent dans les saisons des séries américaines, pour remplir 24 opus, on fait un épisode raté à force de vouloir produire trop vite. Le scénario est généralement le point faible. C’est le cas ici, où l’entreprise ne pouvait être sauvée dès le départ.

Côté distribution, nous ne sommes pas gâtés : aucun invité intéressant, aucun second rôle ne possède le moindre relief. Sam fait partie de l’équipe des « Jaquars » où la coutume est de se donner une claque sur les épaules qui donne plus l’impression d’une torture que d’une accolade. Les chasseurs de tête, c'est-à-dire les dirigeants d’équipe voulant recruter pour des équipes prestigieuses, essaient de répérer les potentiels futurs champions. Eddie Vega (que remplace Sam) et Joey Martinez sont des mexicains venus jouer. Comme toujours, Sam commet des bévues dues au fait qu’il remonte le temps (Il demande ici un « Coca light » alors que nous sommes en 1962).

La mère de Joey, Celia, tient un petit restaurant. Démunie d’argent, elle est la proie d’un maître chanteur en la personne de Ruben, son propriétaire. Tout est si caricatural que nous avons de la peine à teniir 50 minutes. Nous avons droit aux clichés les plus éculés sur les latinos, notamment lorsque Sam propose de mettre le 45 tours de Ritchie Valens « La Bamba » pour stimuler l’équipe.
Ruben veut payer Joey pour truquer le match et faire un pari gagnant. Pour sauver sa mère, Joey est prêt à accepter. Reuben se trouve dans les gradins aux côtés d’un chasseur de tête et parie avec lui sur la défaite des jaguars, certain d’avoir muselé Joey.

Pendant que Joey fait croire qu’il a un genou blessé et reste sur la touche, Al conseille à Sam/Eddie d’abandonner, ce qui provoque une réaction de Joey. Il revient sur le terrain et gagne le match (perdu dans la « vraie » histoire »).

On aura compris qu’avec un script aussi creux que la cervelle de Loana, on ne pouvait guère espérer un bon épisode. Le happy end tiré par les cheveux n’arrange rien à l’affaire. Bref, un épisode à fuir. 

Retour à l'index


15. COURSE POURSUITE
(HER CHARM)


Après plusieurs épisodes moyens, nous retrouvons la qualité de la série de Bellissario grâce à cet épisode qui raconte un programme de protection de témoin du FBI.

Dana Barrenger (Teri Austin, charmante actrice vue dans « Côte ouest », divorcée, 32 ans, a découvert que son patron était un maffioso et s’apprête à témoigner contre lui. Evidemment en danger, on lui octroie comme protection un agent, Peter Langly, dont Sam a pris la place car le vrai Langly a laissé tuer Dana.

Dès le début de l’épisode, la mayonnaise prend : Tout oppose Dana de Sam, mais sans tomber dans la caricature. Elle est jolie mais pénible à vivre. 

Sam cache Dana dans de déserts paysages de montagne. Les fusillades et poursuites du pré générique continuent dans des décors naturels sompteux. La réalisation est soignée et dépaysante, mieux que sur un terrain de football américain.

Grâce à Ziggie, Al découvre que l’heure de la mort de Dana se reporte sans arrêt. Le télespectateur comptrend alors que l’agent du FBI qu’incarne Sam est véreux et de mêche avec la mafia.

Dans le refuge de montagne, on devine que les deux fuyards vont se rapprocher dans une tendre complicité. Mais Dana découvre que Peter est un traître.
Sam avoue à Dana qu’il n’est pas Pete mais participe au programme Quantum, chose que la jeune femme accepte car elle n’a pas arrêté d’entendre parler Sam tout seul (lorsqu’il parle à Al).

Sam pour sauver Dana finit par abattre Nick, l’ex patron de Dana. Ils finiront par faire l’amour dans la cabane de montagne en attendant l’arrivée de la police.
Cette cabane appartient à un professeur qui a participé au programme Quantum, mais lorsque Sam lui dit que le projet a réussi, il est projeté vers une nouvelle mission.

Cet épisode renoue avec le côté fleur bleue de la série de Bellissario. C’est pour cela qu’on l’aime et que d’autres la détestent. Les bons sentiments sont ici bien mieux exprimés que dans « La petite maison dans la prairie » ou « Joséphine ange gardien ». C’est de l’eau de rose, c’est romantique, mais le concept fonctionne, alors que dans « Dragons et démons », la série sortait de son cadre en partant sur le terrain des violeurs pédophiles

Retour à l'index


16. AUX PORTES DE LA MORT
(FREEDOM)


Un des meilleurs épisodes de "Code Quantum", toutes saisons confondues, qui se penche sur la condition des indiens. Ici, Loup Gris, un vieil indien, a décidé de rejoindre ses montagnes natales pour y mourir en paix. Sam se trouve dans la peau de son neveu, un voleur de voitures pourchassé par la police.

Bellisario se penche ici sur l'Amérique de 1970 et l'épisode qui voit un mourant être transporté bon gré mal gré par des chemins tortueux fait partie de ceux qui ont attiré l'attention des critiques et du public sur "Code Quantum". On quitte la science fiction pour aborder ici la série réaliste et le constat historique de la façon dont les américains ont traité les indiens.

Le personnage principal, Loup Gris, est joué de façon magistrale par Frank Sotonoma Salsedo dont le visage hantera longtemps le souvenir du téléspectateur. En dehors des scènes de prison, l'épisode est entièrement tourné en décors naturels. Les premières scènes en prison sont d'une violence inouïe montrant les blancs racistes agir durement envers le voleur indien.

Frank Sotonoma Salsedo vole la vedette à Scott Bakula et Dean Stockwell, et ce dès les premières scènes. Loup Gris et son neveu sont en prison, dont ils s'évadent, et l'épisode va se construire sur la poursuite entre le policier et les indiens fuyards.
Face au shérif raciste, nous trouvons Suzanne (Gloria Hayes), petite fille de Loup Gris. 

"Aux portes de la mort" est aussi une réflexion sur la vieillesse. Loup Gris était dans une maison de retraite avant de faire un séjour en prison, il n'a plus que sa petite fille et son neveu. Il dit à George (que Sam remplace) qu'ils ne viennent plus le voir et habitent loin. Le vieil homme veut donc rejoindre la réserve indienne où les policiers n'ont pas le droit d'entrer, tandis que le soucis de Sam Beckett, qui ne l'oublions pas est médecin en plus de savant, est que Loup Gris reçoivent les soins appropriés.

Un épisode dont l'épilogue est la mort annoncée aurait pu être sinistre, il n'en est rien. Loup Gris donne une leçon de vie avec son humour et sa vitalité malgré l'âge et la maladie.

La fin de l'épisode nous montre la traque impitoyable des fugitifs dans la montagne, Sam ayant été blessé par le shérif. Dans la neige, Suzanne les ayant rejoint, les difficultés se font de plus en plus dures. On pourra reprocher à Bellisario de tomber dans un manichéisme quelque peu outrancier lorsqu’il semble justifier toutes les exactions des peaux rouges. Tombés dans les griffes du shérif, qui les tient au bout de son arme, Sam se lance dans un plaidoyer pour qu'il laisse le mourant traverser la rivière. L'épisode se termine sans surprise par la mort de Loup Gris dans les bras de Sam, laissant un goût amer d'inachevé.

Retour à l'index


17. AU REVOIR MON ANGE
(GOOD NIGHT, DEAR HEART)


Episode hommage à « Mystères à Twin Peaks » de David Lynch, « Au revoir mon ange » n’est pas vraiment drôle. Sam est devenu un médecin légiste qui doit autopsier une jeune allemande suicidée.

La jeune morte ne s’appelle pas Laura Palmer mais Hilla, 19 ans. Pourquoi Dieu (ou le programme Quantum ? ) a-t-il envoyé Sam trop tard pour sauver Hilla ? Parce–que ce n’est pas un suicide mais un meurtre. Hilla était enceinte.

Hilla est la seule survivante d’une famille exterminée par les nazis. Sam mène son enquête et découvre son univers : son patron, Roger Truesdale, qui se propose de payer l’enterrement, le fils du patron, Greg, qui était amoureux d’elle, sa meilleure amie Stéphanie, jouée par Marcia Cross (« Desperates housewives », « Melrose Place »). On retrouve dans la distribution W K Stratton, un familier des productions Bellisario (Têtes brûlées), qui incarne ici le shérif.

Sam se fait surprendre par Stéphanie alors qu’il lit le journal intime de la défunte. Il confie à cette dernière qu’il soupçonne un meurtre. Stéphanie révèle à Sam que Hilla était la petite amie de Greg. Sam retrouve un film de la jeune Hilla et il a le sentiment que la morte essaie de lui faire un message par delà la mort.

N’étant pas fan de l’univers morbide de Lynch, l’épisode ne m’a pas paru mériter quatre melons. Nous évoluons dans une atmosphère glauque, dans une petite ville (2000 habitants), avec un journal intime comme celui de Laura Palmer et la morbide fascination pour une morte retrouvée dans un lac. On insiste également trop sur le passé d’Hilla (l’holocauste) et l’épisode sombre un peu dans le mélo.

Les soupçons de Sam se portent sur Aggie, une faiseuse d’anges, qui pratique les avortements clandestins, tout en tenant un salon de coiffure.

Découvrant qu’une des chaussures de Hilla n’est pas la sienne au moment de préparer l’enterrement, Sam apprend qu’Hilla, martyrisée par les hommes dans les camps de la mort, était la maîtresse de Stéphanie. Celle-ci, pour l’empêcher de la quitter pour Greg, l’a tuée d’un coup de talon aiguille de chaussure.

On peut ne pas aimer cet épisode morbide qui se termine par l’enterrement sous la neige d’Hilla et Sam qui vient lui dire au revoir. Nous sommes à des lieues de l’univers de « Code Quantum » où Sam, guidé par Dieu, intervient pour recoller les morceaux de l’histoire et empêcher les drames. C’est donc un épisode atypique, sans doute dicté par l’audience et la volonté d’attirer les fans de « Twin Peaks ». Un très bon film en soit, mais on n’a du mal à le percevoir comme un segment des sauts quantiques.

Notons la qualité du jeu de Marcia Cross, aussi possédée par la folie que son docteur Kimberly Shaw de « Melrose Place », aussi sexy que Bree dans « Desperate housewives ».

Retour à l'index


18. QUITTE OU DOUBLE
(POOL HALL BLUES)


Dans cet épisode que je n’ai jamais trouvé passionnant, et ce dès sa première diffusion sur M6, Sam est « Magic », un joueur de billard noir rappelant « L’arnaqueur » avec Paul Newman.

A nouveau dans la peau d’un noir après « Miss Melny et son chauffeur », Sam nous initie aux joies du billard. C’est aussi passionnant que le poker dans « Casino Royale » de Martin Campbell.

Magic n’y voit plus bien, mais grâce au programme Quantum, Al va lui indiquer l’endroit où frapper, avec un improbable réseau de lignes de laser rouge. Al a une dette envers Magic qui le recueillit à la sortie de l’orphelinat. Violet (Shari Headley), la petite fille de Magid, possède une salle de billard et a emprunté pour refaire les locaux. La reconnaissance de dettes est tombée entre les mains d’un ripoux, Eddie..

Magic est une star du billard et possède même sa canne qu’il a appelée « Alberta ».

Nous avons droit au banquier noir qui refuse un prêt à Violet pour bien montrer son intégraton au monde des « blancs ». Magic va tenter de gagner contre Eddie qui a des visées sur Violet.

A aucun moment, le téléspectateur ne se passionne pour cette histoire. Tout l’épisode se déroule dans la salle de billard. Le seul suspense réside dans le fait que le programme Quantum utilise l’énergie nécessaire aux lasers pour autre chose.

Pour combler le vide du scénario, nous avons droit à un numéro chanté au piano entre le grand père et la petite fille. Le spectateur devine la victoire de Sam longtemps avant l’épilogue. Face à des chefs d’œuvre comme « La famille avant tout » (03- 01 et 02), cet épisode sans relief est à zapper sans regrets.

Retour à l'index


19. UN SAUT SANS FILET
(LEAPING IN WTIHOUT A NET)


Cet épisode fut un cauchemar pour le comédien Scott Bakula qui souffrait des balancements du trapèze et qui en devenait malade..

Jusqu’à l’année dernière (Nous sommes en 1958), les Panzini étaient les plus grands trapézistes du monde, après s’être enfuis de Hongrie. Mais la mère s’est tuée durant le triple saut, et le père et ses enfants végètent dans un cirque de foire minable.

Eva, la fille, a décidé de relever le défi contre l’avis de son père, avec son frère Victor, dont Sam a pris l’enveloppe corporelle. L’une des astuces est de transposer la peur de Scott Bakula dans le scénario. Victor/Sam se montre donc réticent aux propositions de sa sœur, d’autant plus qu’il sait par Al que dans deux jours, Eva va subir le sort de sa mère.

Episode un peu mélodramatique et larmoyant, et reprenant tous les clichés sur le cirque et ses dangers, l’histoire s’enlise dans la guimauve.

Quelques erreurs sont repérées ici et là : Panzini est un nom italien et non hongrois.

Plus que l’épisode, ce sont les progrès de Scott Bakula qui nous captivent. Mais les scénaristes sont en panne après « Quitte ou double » et l’histoire vaut à peine deux melons.

Bien entendu, Sam va réussir à récupérer « sa sœur » lors du triple saut sans filet, mais même le spectateur le plus néophyte s’attendait à un « happy end ». Heureusement, les trois derniers épisodes de la saison vont relever le niveau.

Retour à l'index


20. LA CAVALE INFERNALE
(MAYBE BABY)


Lorsque les scénaristes se remettent au travail au lieu de le bâcler avec des épisodes prévisibles, nous avons droit à ce qui fait la saveur de "Code Quantum", en témoignent les cinq épisodes qui arrivent, où l'on va passer de la comédie dramatique au drame et à la tragédie.

Profitons de l’épisode présent qui va nous donner une bouffée d’air frais dans la série. Sam est devenu Buster, un homme qui croit bien faire en enlevant un bébé avec sa mère Bunny (Julie Brown),une strip teaseuse devenue depuis à peine quinze jours la petite amie de Buster.

Elle a raconté à Buster qu’elle était la mère et que le père lui avait confisqué la garde en raison du métier de strip-teaseuse. En fait, Bunny ne peut avoir d’enfant.
Le vrai père recherche sa fille et explique à la police que la mère est morte. Bunny est une mythomane.

Le bébé face à Sam voit à la fois « Sam Beckett » mais aussi Al, comme les petits enfants et les animaux, l’un des codes de la série. Certaines scènes mettent Scott Bakula dans la position de « Trois hommes et un couffin ». D’où des scènes de comédie.

Julie Brown alterne un jeu hystérique et dramatique dans le rôle de la fille paumée qui a eu une enfance rude. Bunny s’emmêle dans les mensonges qu’elle continue de prodiguer. Bunny prétend que la vraie mère du bébé est en vie.

La police et le père arrêtent Bunny et Buster. Al précise à Sam que Bunny ne ment pas concernant la mère toujours en vie, information qu’il a appris grâce à Ziggy.

Sans jamais tomber dans le drame, nous voguons du Texas au Nouveau Mexique tandis que la mère va retrouver son bébé. Il s’agit d’éviter que Bunny et Buster passent vingt années en prison et que la mère de l’enfant ne revoie jamais la petite.

Le père, Rick Dalton, dont le vrai nom est Call, est un escroc immobilier condamné par contumace au Texas. Il est arrêté en voulant récupérer sa fille.

Comme on peut s’en douter, le moment où Bunny rend le bébé Christie à la vraie mère, l’ex-madame Call, est celui où Bellisario a prévu les mouchoirs. 

Retour à l'index


21. LA FIANCÉE
(SEA BRIDE)


A bord du paquebot Queen Mary, Sam est devenu Philip Dumont, l’ex mari d’une femme, Katherine, sur le point de se remarier.avec Vincent Loggia qui est en réalité un maffioso.
L’épisode commence par une bonne rossée administrée par le père de Katherine à Sam, tandis que celle-ci, venue le voir, se cache dans un placard (ambiance Vaudeville).

Ambiance « Titanic » ensuite pour cette histoire qui se déroule en 1954. Nous évoluons dans la grande bourgeoisie. Mais il y aussi un aspect « comédie » puisque la petite sœur de Katherine, Jenny, fait tout pour réconcilier les divorcés.

Philip a en fait été naufragé à Bora Bora après avoir refusé de travailler pour le père de Katherine (Les scénaristes poussent un peu loin les limites de la vraisemblance) et n’a en fait jamais quitté son épouse. (Ambiance « Les feux de l’amour »). Il bénéficie de la complicité de Jenny pour ménager une entrevue où Philip pourra s’expliquer.

Quant à Vincent, il menace de mort Philip. Mais Katherine est toujours amoureuse de son ex-mari. Le gangster finit par jeter son rival avec l'aide de ses complices dans la benne à ordure du paquebot. (Ambiance « Le Parrain »).

Grâce aux conseils de Al, Sam échappe à la mort en récupérant un parapluie qu’il coince à une chaîne au moment où les déchets tombent dans la mer (ambiance James Bond) pour intervenir au cours du mariage et mettre KO son rival maffioso Vincent.

Happy End, Al révèle que le couple aura six enfants, et que Jenny en racontant l’aventure du paquebot deviendra romancière à succès.

Un peu de bonne humeur avant trois épisodes qui sont sans doute les plus tragiques de la série : « Beth » (qui clôt la saison 2) et « La famille avant tout » en deux parties.

Retour à l'index


22. BETH
(M.I.A.)


M..I.A. le titre original, signifie « Missing in Action ».

Dans cet épisode, qui se déroule en 1969, Sam Beckett est un policier de la brigade des stups, Jack Rawlins. Son chemin va croiser celui de la femme de Al, Beth Calavici (Susan Diol), qui vient d’apprendre que son mari est mort au Vietnam.

Lorsqu’il a entrepris le programme Quantum, Sam a décrété que le voyage dans le temps ne devait pas concerner les vies personnelles de Al et de lui. Mais il a fait une entorse à la règle, dans « Amours croisées » (01.02) en modifiant les circonstances qui ont fait que la femme qu’il aimait, Elisee, ne l’a pas épousé. Et suite à son intervention, il a modifié le passé et Elisee l’a épousé.

Dans les deux prochains épisodes, il va à nouveau écorner l’éthique en voulant sauver son frère Tom mort au Vietnam. Au terme de l’aventure, Tom survivra mais à quel prix ! Pour Al, il ne fera pas d’exception, et un jour, dans le tout dernier épisode, "le grand voyage", (05.-22), Dieu, qui a pris possession du programme Quantum, lui demandera des comptes et lui fera rectifier l’erreur qu’il commet dans cet épisode.

Sam va refuser de révéler à Beth Calavici que son mari n’est pas mort. Et lorsqu’il rentrera en 1973 du Vietnam, elle sera remariée, Al étant considéré comme mort. A ce sujet, « Beth » a été tourné en 1990, et « Le grand voyage » en 1993. La comédienne Susan Diol a vieilli et pourtant il faudra que Scott Bakula et elle rejouent la scène finale de « Beth » pour la changer.

« Beth » est un épisode qui fera que vous n’écouterez plus jamais « Georgia on my mind » de Ray Charles de la même façon. Beth danse toute seule sur cette chanson, Al l’hologramme essaie d’être son cavalier, mais elle ne le voit pas.

Dans un premier temps, dans cet épisode, Sam croit qu’il doit empêcher une veuve de guerre de se remarier, mais il ne sait pas que Beth est la femme de Al. Lorsqu’il le découvre, il refuse de changer le passé et la laisse rencontrer un nouvel homme.

En fait, le but de la mission de Sam est d’empêcher deux tueurs d’abattre un couple et son bébé.

Al se rend chez Beth qui seule dans la nuit danse sur la chanson de Ray Charles… lors des passages télé et sur les VHS que vous avez enregistrées car oh scandale – syndrôme Cold Case – la chanson a été expurgée du DVD Universal (pour éviter de payer des droits ?). A la place, il y a une musique insipide. Un conseil, regardez « Beth » et « Le grand voyage » à la télé !

Retour à l'index

Crédits photo: Universal.

Images capturées par Patrick Sansano.