saison 1 saison 3

Code Quantum (1989-1993)

Saison 3

 


1. LA FAMILLE AVANT TOUT – PREMIERE PARTIE
(THE LEAP HOME, PART 1)


Sam se retrouve …chez lui, dans un champ de maïs, près de sa ferme. Il est interpellé par ses copines. Il revoit sa mère, son père, son frère Tom, sa petite sœur Katherine.. Il les serre dans ses bras. Il est le 25 décembre 1969, son frère a été tué au Vietnam le 8 avril 1970. Il leur dit qu’il les aime, comme nous le ferions si nous pouvions retourner dans le passé à nos proches. Dès les premières images, l’émotion nous prend à la gorge.

Son père est mort en 1972 en se nourrissant mal et en fumant. Sam voudrait sauver tout le monde. Mais voilà, peut-on changer le passé ?

Cet épisode en deux parties, qui relève certes de la science-fiction, nous répond que non.
L’équipe de basket ball a perdu le match, Al lui apprend que Sam est là pour cela. Sam ne l’entend pas de cette oreille. Ce qu’il n’a pas fait pour Al, il va le faire pour lui. Il veut outre son père sauver sa sœur qui s’est mariée avec un alcoolique qui la bat, et il y a Tom.

Al lui apprend que Dieu ne veut pas que l’on change le cours du temps.
Tout d’abord, regrettons que Scott Bakula joue le rôle de son père, il n’est absolument pas crédible avec ce maquillage.

Tom va vite être énervé que Sam lui prédise qu’il va mourir, et que son père doit changer de régime et ne plus boire de café.

Dans la première partie, Dieu va empêcher Sam de changer le cours des choses. Sam finit par être considéré comme un peu dérangé par sa famille. Dans la seconde, Dieu va le laisser sauver Tom, mais lui présenter l’addition, qui sera amère.

Bellisario qui est croyant, veut il faire passer un message ? Nous avons une destinée que rien ne peut modifier. Frankenstein a voulu créer la vie et fait un monstre. Sam va vouloir changer la destinée, celle de son frère.

Sam prouve à Tom qu’il peut prédire l’avenir, qu’il le connaît, puisque par exemple, il connaît des détails qu’ils ont vécu mais qui ne sont pas encore arrivés : ainsi cet envol de deux faisans dans les mais, Tom aura le premier et manquera le second. Tom comprend…

Avec Kathy, les choses sont pires, il sait qu’elle adore John Lennon et les Beatles, il va lui dire que les Beatles vont se séparer et chante « Imagine » de John Lennon. Mais Al l’empêche de lui révéler la mort de John Lennon. Il lui révèle qu’elle va épouser un alcoolique mais elle ne le croit pas.

L’épisode est semé de scènes déchirantes et bouleversantes. Sam accepte de jouer le match et de gagner à condition que Tom s’abrite le 8 avril 1970. Mais Tom ne le croit pas, tout en lui disant le contraire pour le rassurer.

D’un bout à l’autre, cet épisode nous étreint, nous émeut, et donne à réfléchir sur le destin.
Voudrait-on remonter le temps après avoir vu cet épisode, et surtout la suite ?
Sam hurle à Dieu : « T’as entendu ? » . Il exprime sa révolte en criant au ciel.

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2. LA FAMILLE AVANT TOUT - DEUXIEME PARTIE
(THE LEAP HOME FAMILY PART 2)


Voici l’épisode le plus pessimiste de la série. Sam se retrouve propulsé le 7 avril 1970, la veille du jour où son frère Tom Beckett a été tué au Vietnam.

L’ambiance rappelle la série « L’enfer du devoir ». Seule lumière dans ces ténèbres, la photographe reporter Maggie Dawson (Andrea Thompson, vedette de « Babylon V ») que reconnaît Sam. Elle a ramené du Vietnam un formidable reportage et obtenu le prix Pulitzer.

On retrouve dans la distribution dans le rôle d’une vietcong, Chu-Hoi, la comédienne Tia Carrere, (vedette de la série « Sidney Fox aventurière » et que l’on a vu au cinéma aux côtés de Sean Connery dans « Soleil levant ».).

Dans le précédent épisode, Dieu, qui s’est emparé du programme Quantum, n’a pas voulu que Tom survive. Tout au plus a-t-il accordé à Sam Beckett que sa sœur ne rencontre pas un alcoolique comme mari. Tom fut projeté en novembre 1969 pour faire gagner un match de basket ball qui va transformer le destin de certains des habitants de sa ville natale qui au lieu d’être mécanicien ou ouvrier seront des champions reconnus.

Mais le destin de Tom était écrit. Et Sam va donc contre la volonté des cieux, contre le hasard, contre le malheur et l’histoire, sauver son frère. Ne le ferions-nous pas tous à sa place ?

La mission assignée à Sam n’est pas de sauver Tom mais d’agir pour que l’opération soit un succès (Elle fut un désastre) et qu’un général soit sauvé. Si Sam réussit cette mission, il sera à nouveau transporté dans le temps et Tom mourra.. Sam désobeit et décide de n’en faire qu’à sa tête. Il a pris la place de Herbert « Magic » Williams, un soldat doté d’un sixième sens, d’où son surnom.. Une jeune vietcong, Chu-Toi, décide de se ranger du côté des américains. En réalité, c’est une espionne pour le compte de l’armée vietnamienne. C’est elle qui, dans l’histoire non transformée par le programme Quantum, a tué Tom.

Bellisario impose ici sa vision des choses, les américains sont les « gentils » et les vietcongs les « affreux ». La bondieuserie de Bellisario s’accomode mal du communisme. Si l’on dépasse ce manichéïsme, et que l’on se cantonne au défi que Sam lance à Dieu, on peut apprécier l’épisode. Mais on peut lire au second degré l’épisode. Notamment lorsque la caméra s’attarde sur les visages de vietnamiens défigurés.

Sam sauve le colonel et change l’histoire. Mais pas de la façon prévue. Avec son ordinateur Ziggy, Al Calavicci est déboussolé. Rien ne se produit comme prévu, et Sam ne fait pas de saut quantique.

L’épisode se déroule beaucoup dans des décors sombres, soit nocturnes, soit sur le bord du Mékong. L’atmosphère est étouffante.

Sam/Magic discute avec Tom qui lui parle du 8 avril 1970, date prédite comme celle de sa mort par son frère. Magic essaie de convaincre Tom qu’il a fait une promesse à son frère et doit la respecter.

Les soldats partent en escadron grâce à un « tuyau » de Chu-Hoi (Un piège ?) dans un village où se trouve trois prisonniers de guerre américains, dont …Al Calavicci. Si Maggie publie les photos qu’elle prendra des prisonniers,, Beth Calavicci saura que son mari n’est pas mort. En changeant l’histoire contre le gré du ciel, Sam va provoquer un double désastre. Tellement cruel que l’on peut se demander pourquoi Bellisario si chrétien nous présente un Dieu si cruel.

Pour la réalisation de cet épisode, Michael Zinberg remporta le Director’s Guild Award.

Al et Sam découvrent la trahison de Chu-Hoi, qui a attiré le commando dans une embuscade.

Sam sauve Tom en tuant Chu-Hoi qui allait l’abattre . L’équipe se replie sur l’hélicoptère mais le terrain est miné. Et Dieu va demander une vie pour une vie. Maggie en rejoignant l’hélicoptère saute sur une mine.

Le final est tragique : A quel prix Sam a-t-il sauvé Tom!

Bellisario délivre un message ambigü avec cet épisode dans lequel on peut voir le visage de plusieurs vietnamiens défigurés par les bombes au napalm. Bellisario pour la première fois ne nous dépeint pas Dieu comme un sauveur. Et les américains à l’inverse du début de l’épisode ne sont-ils pas des « occupants » et non des « libérateurs ». ? A force de se poser la question du bien et du mal, les cartes sont embrouillées. Même Sam ne se réjouit pas d’avoir sauvé son frère, le prix étant trop élevé.

On pourra retenir que l’épisode est un plaidoyer contre la guerre, et que la force du destin ne peut-être changée. L’épisode est cependant inférieur en émotion à la première partie.

A noter qu’Al dit dans « Beth » avoir été libéré en 1973 et ici en 1975.

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3. AU NOM DU PÈRE
(LEAP OF FAITH)



Après le chef d’œuvre « La famille avant tout », il est difficile de retourner dans la routine des sauts quantiques qui n’impliquent pas la vie personnelle de Sam et d’Al.

Bellisario aime beaucoup la religion et nous propose un épisode de plus sur ce sujet. Ici, le prêtre Frank Pistano doit sauver la vie d’un autre prêtre, le père Mc Pherson, un alcoolique. Ce dernier s’occupait d’un adolescent, Sonny, mort assassiné, et l’épisode commence par l’enterrement. Cyniquement, le meurtrier vient narguer Mc Pherson pendant que l’on met en terre le cercueil de la victime.

L’assassin est une petite frappe, Tony Pronti, qui a décidé de tuer le père Mc Pherson, car il est témoin d’un meurtre qu’il a commis. Tony vient d’éliminer le seul autre témoin, Sonny.
Danny Nucci qui incarne Toni évoque beaucoup Benicio Del Toro aux débuts de sa carrière, notamment dans « Permis de tuer ». Jeune, mais pas moins dangereux et sadique. Sam doit non seulement sauver la vie de son confrère mais combattre son alcoolisme.

Le père Mc Pherson aime les rings de boxe pour inciter les jeunes à s’occuper. Sam ne peut s’empêcher de donner un conseil à un apprenti boxeur dont nous découvrons sur le casier du vestiaire le nom de Stallone ! (Nous sommes en 1963). Mc Pherson s’occupe du petit frère de Toni, Joey, et l’initie à la boxe.

L’épisode nous entraîne à un suspense final infernal où le père Mc Pherson veut tuer Toni et le force à avouer son crime, en l’immobilisant sur un rail où un train arrive.
Danny Nucci n’est pas devenu Benicio del Toro mais fait partie de la distribution de toutes les séries américaines récentes (« Dr House », « The mentalist », « Esprits criminels », « FBI portés disparus », « Les experts Manhattan »).

L’épisode se termine par un happy end, Al nous apprenant que Mc Pherson restera encore vingt ans dans sa paroisse. Le meurtrier, Tony, échappe à la peine capitale, tandis que son jeune frère ne le suit pas sur le chemin du crime et devient un boxeur épanoui.

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4. LA CORDE RAIDE
(ONE STROBE OVER THE LINE)



Cette fois, Sam prend l’idendité du photographe Karl Granson, il doit éviter qu’un de ses modèles ne tombe dans la drogue.

Sam a un peu de mal à se mettre dans la peau d’un type superficiel, entouré de top models posant avec des lions.

Edie (Susan Anton) se voit pressée par son imprésario Ellen Lebaron (Marjorie Monaghan) de prendre des produits dopants.

Edie vient d’une ferme, comme Sam, qui n’arrête pas d’évoquer son enfance à la ferme (Jeunesse fort étonnante pour Granson qui vient de New York). Sam s’invente un cousin fermier pour se raccorder à la réalité.

Al lui apprend que dans quatre jours, Edie va décéder d’une overdose de médicaments et d’alcool.

En attendant, Sam doit donner le change comme photographe de mode, Al étant obligé de lui souffler ce qu’il doit dire tant le personnage est éloigné de lui, superficiel et vain.
Nous sommes ici complètement éloignés de la science-fiction, et davantage dans le drame psychologique.

Ellen est la maîtresse de Karl Granson, et devient jalouse d’Edie, lui révélant qu’elle est dépendante de la drogue. Sam joue comme à son habitude les bons samaritains volant au secours de la jeune droguée. Très mélo, l’épisode ne devient pas pour autant ennuyeux. Le décalage entre Sam et le photographe qu’il est censé interpréter est tellement énorme que l’épisode frôle souvent le second degré, la parodie.

Chose curieuse, Edie, qui est loin d’être innocente comme un enfant ou un animal, entend les conversations de Sam et Al.

Edie finit par résister à Ellen concernant la prise de drogue. Mais Ellen drogue son café. Durant les photos, Edie excite le lion qui sert de partenaire et ce dernier attaque. Juste après, Edie fait une overdose. Sam, qui est médecin, intervient et la force à marcher.
Happy end pour cet excellente histoire qui vaut surtout par le jeu décalé de Scott Bakula face à la charmante Susan Anton. Quant à Ellen, elle évoque à la fin Cruella dans les 101 dalmatiens, voyant sa carrière d’impresario de mannequins s’effondrer.

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5. LE DIABLE PAR LA QUEUE
(THE BOOGEYMAN)


Un épisode fantastique/horreur dans « Code Quantum », après « Histoire de fantôme sournois » (2-11) et avant « La malédiction du Pharaon » (04-16).

L’histoire nous transporte dans un décor d’Halloween. Sam y est Joshua Rey, écrivain de romans d’horreur (il va d’ailleurs donner à un petit garçon nommé Stephen King l’idée de devenir écrivain !). Mais la fiction et la réalité se mélangent. Des morts accidentelles se succèdent autour de Sam. Même Al a l’air bizarre. Mais Al est-t-il le vrai Al ?

D’emblée, cet épisode s’inscrit dans les grandes réussites de la série, jouant avec nos nerfs. Chats noirs, crânes, serpents, une maison hantée, des objets qui se déplacent tout seul, diables en toutes sortes entourent notre héros.

Très vite, nous passons au cauchemar lorsque une chèvre pousse une échelle où travaille un ouvrier, Tully, qui fait une chute mortelle. Sam est soupçonné par le shérif. Puis un véritable serpent attaque Sam. Al accuse la belle Mary (Valérie Mahaffey) de lire en cachette le livre de Joshua Rey et de mettre en application le scénario morbide.

Après un accident de voiture suspect, et l’assassinat d’une femme, Dorothy (Fran Ryan), Sam découvre qu’il y a deux Al. Un diable qui a pris la place de l'hologramme de l’ami de Sam.

A la fin de l’épisode, Sam « revient en arrière » et sauve Tully. L’histoire n’est pas à prendre trop au sérieux, il s’agit de passer un bon moment. Et c’est réussi !


6. MISS SUCRE EN POUDRE
(MISS DEEP SOUTH)



Cet épisode est, de très loin, le plus mauvais de la série. Sam, déguisé en « Miss Sucre en Poudre » façon Carmen Miranda, arrache un sourire quelques secondes, mais comme disait Courteline à trop courir après l’humour, on attrape la niaiserie.

Ici, Sam participe à un concours de beauté sans aucune chance. Il finira par scandaliser le jury mais à enthousiasmer les esprits progressistes en chantant « Great Ball of fires » de Jerry Lee Lewis après avoir raté toute ses épreuves (chant notamment, Al est obligé de lui souffler).

Sa mission est de sauver une jeune femme qui a posé nue et est victime d’un maître chanteur. On se croirait dans les querelles de Geneviève de Fontenay avec ses « Miss » destituées ou contestées comme Valérie Bègue. Sam sauvera l’honneur en faisant sa fête au maître chanteur et en récupérant les négatifs de sa concurrente.

Il est difficile de croire que dans la même saison, nous avons le chef d’œuvre « La famille avant tout » et cet épisode ni fait ni à faire. Heureusement, l’épisode suivant, « L’amour n’a pas de couleur » sur les émeutes de 1965 dans les quartiers noirs des Etats-Unis, retrouvant le ton dramatique, fera oublier ce sucre avarié.

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7. L'AMOUR N'A PAS DE COULEUR
(BLACK ON WHITE ON FIRE)



Curieuse série que « Code Quantum » qui propose après l’exécrable « Miss sucre en poudre » un épisode très dramatique qui se situe à Los Angeles en 1965, lors des émeutes raciales du quartier de Watts. D’authentiques images de l’époque ont été utilisées par la production pour s’intercaler dans cette histoire d’un Roméo noir et d’une Juliette blanche, pris dans la tourmente de la haine et du racisme qui ici est dans les deux camps.

Sam Beckett prend ici la peau de Ray Harper, jeune homme noir pacifiste, amoureux de Susan Bond, une blanche (Corie Henninger). L’épisode explore peut être un peu trop toutes les ficelles mélodramatiques et les clichés attendus pour ce genre de sujets. Mais il innove en montrant le racisme anti-blanc, défiant le manichéisme de « Miss Melny et son chauffeur « (01-06). Inhabituellement violent, et sans humour, « L’amour n’a pas de couleur » qui serait vu en premier par un néophyte donnerait une fausse image de la série (Quoique « Miss sucre en poudre »….).

Ici, le bien ne triomphe qu’après bien des morts et des drames, et Scott Bakula surjoue un peu le personnage du noir qui veut jusqu’au bout la paix et protège sa petite amie blanche que sa famille et ses amis veulent tuer. C’est un peu le côté « Michael Landon » de Bakula qui apparaît ici, agaçant certains. Néanmoins le message pacifiste finira par accoucher dans la douleur dans les dernières scènes que l’amateur trouvera déchirantes et le détracteur larmoyantes.

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8. QUAND HARRY RENCONTRE MAGGIE
(THE GREAT SPONTINI)



Sam est devenu le magicien Harry Spontini qui a pour assistante sa fille Jamie. Mais, Maggie, son épouse bientôt divorcée veut se remarier et reprendre sa fille.

Cet épisode joue sur la corde sensible ("Kramer contre Kramer") mais est aussi plein d'allusions à Houdini. Loin d'égaler le prestige d'Houdini, Harry est plus proche de Garcimore. Il rate ses tours et se produit devant un public de piliers de bars.

Il est question de Bill Bixby, à l'époque vedette de la série Paramount "Le magicien", Sam répond : "Ah oui, l'incroyable Hulk" mais l'histoire se déroule en 1974, et Jamie répond qu'un grand comédien et magicien comme Bixby ne jouera jamais dans "L'incroyable Hulk".

Devant le tribunal, Maggie et son amant avocat parviennent à déchoir de ses droits Harry. Ce dernier a imaginé un numéro très dangereux qui a déjà été tenté par deux magiciens qui ont trouvé la mort. Il s'agit d'une planche à clous suspendue dont il faut déverrouiller le mécanisme qui retient le magicien prisonnier sur une planche juste en dessous.

Jamie tente de faire le tour, mais manque se tuer. Al prévient Sam et c'est Harry/Sam qui la sauve in extremis en débloquant le mécanisme à une seconde près. Maggie qui a aidé son ex mari dans le sauvetage comprend qu'elle aime toujours son mari et renonce à le séparer de sa fille (plagiat encore de "Kramer vs Kramer"). 

L'histoire se termine par la réunion de Harry et Maggie qui se reforment leur couple (On croit lire un roman de la collection Harlequin).

Un épisode plus proche des "Routes du Paradis" que de la SF.

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9. LA BELLE ET L'ÉQUIPÉE SAUVAGE
(REBEL WITHOUT A CLUE)


<palign="justify">Shane Thomas, sorte de Jack Kerouac chez les motards, est la nouvelle identité de Sam. Au milieu d'une bande de road angels, il doit extirper une jeune femme, Becky (Jossie Bisset de "Melrose Place") pour qu'elle assume sa vocation d'écrivain.

Dès le départ, cette intrigue a du mal à passionner. Nous sommes en 1958 à l'époque de la beat generation. Sam affronte les anges sataniques de la route comme le faisait Richard Kimble dans un épisode de la saison 4 du "Fugitif "The devil's disciples".

On parle ici des vétérans de la guerre de Corée, méconnue aujourd'hui. Un barman noir attend le retour de son fils alors que la guerre est finie depuis plusieurs années.

Becky est la proie d'un certain Dylan, son petit ami, qui ne comprend rien à la poésie. Elle n'est pas à sa place dans ce milieu et ce que Sam, au péril de sa vie, tente de lui dire. Sam finit par affronter Dylan en combat singulier après que les motards aient pris à partie le le vieux barman noir.

Finalement, Becky rencontre Jack Kerouac qui reconnaît en elle un futur écrivain.

Difficile de se passionner pour cet épisode, mais encore une fois, "Code Quantum" est une anthologie. Après un épisode harlequin, un épisode intello.

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10. MIRACLE À NEW YORK
(A LITTLE MIRACLE)


Cet épisode s'inspire d'une oeuvre de Dickens "Un chant de Noël". Nous sommes en 1962. Sam joue le rôle du valet Pearson d'un homme riche et exécrable, Michael Blake (Charles Rocket). Sa mission "divine" (Ici, nous avons affaire à un épisode "religieux") est de ramener dans le droit chemin cet homme riche et sans coeur. Cet homme a racheté des usines pour les automatiser et a mis plus de gens au chômage (dixit Al) que le krach de 1929.

Le jour de Noël, il chasse l'Armée du salut. Laura Downy (Melinda McGraw) de cette association caritative vient le supplier de ne pas démolir les locaux.

Coup de théâtre : Blake voit Al. Habituellement, seuls les animaux et les enfants voient l'hologramme d'Al Calavici.

Sam entraîne Blake dans le quartier de son enfance, ce qui lui provoque une sorte de retour dans son passé. Petit à petit, il se laisse émouvoir. Il retrouve son ami d'enfance Max qui vend des marrons chauds. Il découvre que Charlie, un de leurs amis, s'est suicidé il y a quatre ans quand la boulangerie où il travaillait a été automatisé par Blake et l'a licencié.

Blake a été abandonné par son père et sa mère s'est usée à la tâche jusqu'à en mourir. Il est satisfait d'être l'incarnation du rêve américain, devenu richissime.

Sam l'entraîne à la suite d'un concours de circonstances à l'armée du salut et Blake se rend compte qu'il tombe amoureux de Laura. Un enfant vient lui offrir un cadeau : un jouet représentant un cheval à trois pattes.

Mais le côté cupide de Blake reprend le dessus. Aussi, Al emploie les grands moyens et se présente à Blake. Lorsqu’il veut le chasser, il se trouve face à du vent. Al lui fait voir le futur (1975) où Blake devient riche puis ruiné à cause de sa cupidité. Puis se suicide en se jetant du haut de la tour qu’il fera construire.

Non seulement, l’intrigue est simpliste, le repentir de Blake n’est dû qu’à l’apparition de Al, mais l’on sombre dans une ambiance digne du plus mauvais Walt Disney.

Al précise que Blake épousera Laura et qu’ils auront trois enfants.

Sam dit à Al que Blake n’aurait jamais changé sans l’étoile qu’il a fait apparaître dans le ciel. Stupéfait, Al dit qu’il n’est pour rien dans cette étoile et les deux compères comprennent que c’est Dieu qui l’a faite surgir.

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11. LA FUITE
(RUNAWAY)


Lors de sa diffusion tv, l'épisode s'appelait "La fuite", l'édition en dvd l'a rebaptisé "La chute"

Sam se retrouve dans la peau d'un jeune garçon martyrisé par sa grande soeur. Lors d'un voyage familial, il doit empêcher sa mère de prendre la fuite.

La mère, Emma (Sandy Faison) retrouve son copain d'université lors de ce voyage, Billy McCann. Son mari, Hank (5herman Howard) est un homme rustre et pataud et Emma se prend vite de regrets d'avoir épousé un vendeur de volailles au lieu d'un homme qui a réussi dans les études.

La mère finit par confier à Sam "son fils" qu'elle n'est pas heureuse dans cette vie de famille étriquée.

Emma finit par disparaître. Sam conduit son "père" à Billy. Ce dernier admet qu'ils ont voulu partir ensemble mais qu'Emma y a renoncé.

Al révèle alors à Sam que le programme Quantum lui a indiqué qu'on a retrouvé le squelette d'Emma en 1993. Al guide Sam jusqu'à une falaise où Emma est tombée. Lors de l'opération de sauvetage, Billy se montre couard et s'enfuit.

Hank décide d'arrêter de travailler pour que sa femme reprenne ses études et devienne professeur d'université.

Pourtant, Sam ne fait pas son "saut quantique", en fait il doit d'abord donner une bonne leçon à sa grande soeur tyrannique pour qu'elle n'embête plus son petit frère.

Après avoir commencé de façon flamboyante avec "La famille avant tout", cette troisième saison stagne à un niveau de qualité plutôt moyen.

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12. LA FUTURE MAMAN
(8 1/2 MONTHS)



Sam se retrouve dans la peau d'une jeune femme sur le point d'accoucher Billy Jean Crockett. Nous le retrouvons dans une salle d'accouchement, en 1955. Billy Jean à 16 ans.

Billy Jean a été rejetée par son père Bob (James Whitmore Jr), et recueillie par une coiffeuse, Dotty (Lana Schwab), dont elle met le ménage en péril, l'amant, Peter, ne supportant pas la présence de le fille mère.

Billy Jean avait décidé de faire adopter son enfant, mais "Sam" dans sa peau refuse. Il va voir le père de l'enfant, un ouvrier du père de Billy Jean, qui refuse d'assumer les faits et se plaint qu'il doit partir faire ses études. Il ira à l'université, devra travailler en plus de sa bourse et n'a pas d'argent pour la jeune femme qu'il a mise enceinte.

En quittant son copain, la jeune femme/Sam a un malaise et se tord de douleur sur la route. La coiffeuse en train de changer sa roue, tandis qu'il pleut, et Billy Jean doit être transportée d'urgence à la clinique, nous proposent la seule situation de suspense de l'épisode.

Le père se laisse attendrir par la petite assistante de Dotty, Effy, une jeune noire (Tasha Scott) qui a perdu sa soeur de 17 ans lors d'un accouchement. Et il vient soutenir sa fille pour l'accouchement.

Les scènes avec Scott Bakula en femme enceinte sont hilarantes, mais l'épisode peine à nous convaincre.

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13. FUTUR BOY
(FUTURE BOY)


Cet épisode reflète les séries de SF des années 50 qui étaient tournées en direct, comme "Space Patrol", dont Canal Jimmy diffusa quelques épisodes.

Sam remplace l'acteur Kenny Sharp sur un plateau TV où le comédien joue le personnage de "Futur boy", son partenaire Moe Stein (Richard Heird) qui joue le capitaine Galaxie, a en secret, créé une machine à voyager dans le temps. Sauf que loin de ressembler au programme Quantum, il s'agit là d'un montage improbable de lumières, spots, alambics, ampoules... Nous sommes un cran au dessous de la machine à explorer le temps de HG Wells joué par Rod Taylor au cinéma.

Toutefois, Moe a compris le principe du saut quantique, et de la possiblité de voyage dans le temps durant toute la durée de sa vie de la naissance à la mort. Mais sa fille le prend pour un fou et veut le faire interner. Sam devra défendre Moé devant un juge. Le travail de Sam sera de réconcilier la fille et le père, et d'éviter l'asile.

En voyant cet épisode sur un plateau télé en direct, on s'imagine ce que furent à leurs débuts des séries comme "Docteur Who".

Moe/Futur Boy sera de retour dans l'épisode final de la série "Le grand voyage" (05-22).

A noter que Moe lit une lettre de fan lors du dernier épisode de "Futur boy", elle émane du jeune...Sam Beckett.

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14. QUE LA DANSE COMMENCE
(PRIVATE DANCER)


Sam entre dans la peau d'un chippendale, Rod Mc Cartney. Sa mission est de détourner de la prostitution une sourde muette, Diana (Rhondee Beriault) de la tentation de la prostitution qui dans la "vraie vie" lui coûtera la vie après avoir contracté le sida en 1986.

Nous sommes en 1979 dans le monde du disco et des boîtes de nuit. Nous reconnaissons nombre de tubes de l'époque en bande sonore. Ceux ci ont été conservés alors que dans "Beth" et "Le grand voyage", la chanson de Ray Charles "Georgia on my mind" a été occultée de la version DVD.

Le patron de la boîte constate que Diana est sourde, il veut en faire un strip-teaseuse. Sam réussit à empêcher ses intentions en devenant chippendale à temps complet pour le night club.

L'épisode souffre de longs moments musicaux qui servent à remplir les cinquante minutes syndicales. Sam se rend compte que Diana est une fille à la fois intelligente mais aussi innocente qui ignore tout des dangers du New York de 1979.

Sam incite Diana à se rendre à une audition pour devenir danseuse car elle entend les vibrations de la musique et a le sens du rythme.

Le patron de la boîte ayant appris par Sam que Diana ne veut pas danser nue dans ses "petites soirées", il la met à la porte.

Al apprend à Sam que Diana est sourde depuis un accident de voiture dont elle a réchappée et dans lequel ses parents sont morts. Elle dort dans une camionnette garée devant des immenses buildings. Elle sera embarquée par la fourrière.

Une fois de plus, Bellisario tombe dans le mélo. Sam veut que Diana entre dans la troupe de Joanna Chapman (Debbie Allen).

La seconde partie de l'épisode évoque une ambiance "Fame". Joanna commence par renvoyer Diana, mais elle finit par l'accepter dans l'école de danse.

L'épisode n'est pas inoubliable et la morale que Bellisario nous inflige devient assez pénible à supporter.

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15. LORRAINE
(PIANO MAN)


Un pianiste témoin d'un meurtre se cache et a quitté sa petite amie, Lorraine (Marietta DePrima) pour ne pas la mettre en danger. Sam entre dans la peau de ce pianiste de bar, Joey Di Nardo. A présent, retrouvé par les gangsters, il s'enfuit, avec Lorraine.

La VF attribue une voix ridicule à Marietta DiPrima, assez insupportable. L'épisode accumule les scènes noctures, ce qui ne donne pas une image agréable.

Dans un bar, lors de leur fuite, Sam chante au piano "Somewhere in the night". Pour la petite histoire, c'est Scott Bakula qui a écrit les paroles. C'est ensuite Lorraine qui chante. Ces numéros ne sont là que pour meubler une histoire qui manque de consistance.

Lorraine rêve de refaire le duo d'artistes qu'elle constituait avec Joey et de s'exiler à Hawaii. Mais en modifiant le passé, à présent seule Lorraine va trouver la mort dans un accident provoqué par un tueur. Chaque solution que Al propose évite la mort des témoins mais crée un nouveau passé où Lorraine meurt. Nous assistons à une sorte de jeu de chat et de la souris, où chaque sauvetage conduit à un nouveau scénario dans lequel il faut sauver Lorraine.

Le premier tueur lancé à leurs trousses est sur le point d'achever Lorraine lorsqu'un semi remorque écrase sa voiture qui explose.

Sam et Al retrouvent Nick Bellini, le nouveau fiancé de Lorraine. Bellini s'est servi de Lorraine pour retrouver Joey/Sam. Si Sam a des scrupules pour tuer Bellini, ce dernier réussit à reprendre le contrôle de la situation et manque tuer la partenaire de Joey. De facon assez improbable, Lorraine tue Bellini en l'écrasant avec une masse tenue au bout d'une chaîne (Nous sommes dans un hangar à avions).

Lorraine et Joey vont se marier et reformer leur duo. Mais la saison 3 accumule les mauvais épisodes par rapport aux deux premières.

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16. AMOUR À VENDRE
(SOUTHERN COMFORTS)


Sam est transposé dans la peau d'un tenancier de maison close, Gilbert La Bonté (Un français) à la Nouvelle Orléans. Une jeune femme enceinte, Gina Dorleac, vient se réfugier dans son établissement pour échapper à son mari, Jack, qui la bat.

Le scénariste Tommy Thompson a t il été payé pour cet épisode ? L'esprit de "Code Quantum" y semble totalement évaporé.
Comme l'épisode précédent "Lorraine", il s'agit d'un épisode médiocre.

Bellisario nous inflige une fois de plus sa morale puritaine. Sam oblige les clients à "chanter" (!) et à faire un championnat de devinettes. De cette façon, il rebute les clients et sauve la morale.

Sam transforme la maison close en école de couture et de broderie ! Quand au mari de Gina , il se fait coffrer par la police pour racolage.

Episode ni fait ni à faire, nous sommes loin de la qualité des scripts qui ont fait la popularité de "Code Quantum".

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17. CONCERT HARD ROCK
(GLITTER ROCK)


Enfin un bon épisode, inspiré de la mort de John Lennon. Ici, il s'agit d'un groupe fictif de heavy metal dont le leader, Tonic, a été assassiné en avril 1974 d'un coup de poignard et dont personne n'a retrouvé l'identité du tueur, le meurtre se déroulant dans la foule.

Sam entre dans la peau de Tonic pour éviter le drame et trouver le tueur. Le groupe ressemble visuellement à Kiss. Dès le début, Sam/Tonic repère dans la foule de fans un garçon d'environ 17 ans qui l'observe de façon énigmatique. On oublie vite le côté kitsch du groupe pour se focaliser sur le suspense. Qui est cet adolescent ? Est-il le tueur ?

L'adolescent finit par être arrêté avant de passer à l'acte. Il s'appelle Philip Silbart et prêtant être le fils de Tonic, sa mère étant une groupie et s'étant donné à Tonic après un concert.

L'ordinateur Ziggie estime qu'il reste 80% de chances pour que Tonic soit tué malgré la neutralisation de l'adolescent.

Sam découvre que Dwayne (Peter Noone), l'imprésario de Tonic, a détourné des sommes importantes. Il a tout intérêt à faire disparaître Tonic.

Un autre suspect est un membre du groupe, Flash (John Gries) dont Tonic a piqué la petite amie.

Sur fond d'une musique rock pas désagréable, le suspense se poursuit. C'est finalement le manager Dwayne qui tente de tuer Sam, qui est sauvé par son fils Philip. Lequel s'avère être le vrai fils du chanteur.

"Concert hard rock" qui rehausse la série.

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18. PRIME DE RISQUES
(A HUNTING WE WILL GO)


Sam se retrouve dans la peau d'un chasseur de primes. Il a capturé Diane Frost (Jane Sibbett), une fille aui a volé son patron comme Marion dans "Psychose" d'Hitchcock. Al est perturbé car elle est le sosie de sa cinquième femme, Maxine.

Diane a mis hors d'état de nuire deux chasseurs de primes avant celui que remplace Sam. D'emblée, après le dramatique "Concert Hard Rock", nous comprenons que la série retrouve le genre comédie.

Diane et Sam se retrouvent enchaînés comme les héros des "trente neuf marches". Sam finit par tomber amoureux de Diane (qui dans un magasin a profité de l'inattention de son gardien pour dérober un révolver factice qui lui sert ensuite à menacer Sam et à se sauver).

Malheureusement pour elle, un shérif corrompu et un escroc Rodney s'emparent de Diane pour récupérer et se partager l'argent et la tuer.

Grâce à Al, Sam parvient à localiser Diane et met KO les deux lascars en les menaçant avec le pistolet briquet de Diane.

La belle voleuse se rend à la police qui abandonnera les charges pour condamner à quinze ans de prison le shérif et Rodney. Tandis que Diane deviendra chasseur de primes.

L'intrigue bénéficie de la présence de la jolie Jane Sibbett et la mayonnaise prend mieux que dans l'épouvantable "Lorraine".

A noter que dans une scène d'hôtel, Diane regarde à la télévision "Super Jaimie" (L'histoire est censée se dérouler en juin 1976).

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19. LE COULOIR DE LA MORT
(LAST DANCE BEFORE AN EXECUTION)


Encore un épisode "chrétien" pour Bellisario : il s'agit ici du crime impardonnable, le meurtre d'un homme d'église.

Sam se réveille le 12 mai 1971 sur la chaise électrique pour le meurtre d'un prêtre, le père Torelli, lors d'un vol, mais il obtient un sursis du gouverneur.

On a retrouvé depuis des références à Dieu et aux anges dans "Supernatural", mais Bellisario diminue au maximum l'effet SF pour son discours humaniste habituel, tout en se montrant ici fervent partisan de la peine de mort. Ortega, dans lequel Sam a pris corps, est coupable et sera en fin d'épisode exécuté.

En fait, Sam est là pour innocenter quelqu'un d'autre. Il est aidé par Margerita (Jenny Gago, vue dans "X Files" et "Lost") , cubaine comme lui, qui travaille pour le procureur et le croyait coupable. En prison, Jesus Ortega a appris le droit. Manipulant la loi à son avantage, il est confronté à son complice Raul dont la fille était malade et ne pouvait être soignée (système de santé américain). Jesus et Raul ont voulu voler le prêtre qui refusait de les aider. Mais Raul est condamné à la même peine que Jesus alors qu'il n'a rien fait et Sam/Jesus doit en fait sauver un autre de la chaise électrique. Margerita a trahi pour aider Ortéga son supérieur, le juge Moody (James Sloyan, un autre guest de X Files) et favorisé l'appel du condamné.

Episode qui irritera les allergiques à la morale chrétienne, le côté émouvant de l'histoire plaira à ceux qui ont gardé une âme d'enfant.

Lors d'une enquête expéditive, on n'a pas recherché la seconde balle de révolver qui a tué Torelli. Grâce à l'ordinateur Ziggy d'Al, la balle est retrouvée, tandis que Margerita prie le seigneur et va croire à une intervention divine. Al se sert d'une petite fille (qui le voit) et lui fait répéter l'endroit où se trouve la balle. Margerita pense à un miracle.

Raul également condamné à mort pour le meurtre du prêtre, est innocent, et l'homme proteste et pleure en suppliant Jesus de révéler la vérité. En fait, "Dieu" a permis l'intervention de Sam pour sauver Raul et confesser avoir tué le prêtre , mais aussi de dénoncer les magouilles du juge Moody qui savait Raul innocent mais la fait condamner sciemment.

Al doit vite transmuter avant l'exécution, suspense, mais le saut quantique a lieu in-extrêmis.

Un épisode bien dans la ligne d'une série qui se rapproche plus des "Anges du bonheur" que de la SF traditionnelle.

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20. COEUR DE CATCHEUR
(HEART OF A CHAMPION)


Cette-fois, Sam doit sauver un catcheur qui va mourir d’un problème cardiaque. Les deux frères, Terry/Sam Beckett et Ronnie forment un groupe qui s’appelle « les soviets ».

Nous retrouvons ici le monde du catch, totalement passé de mode en France à part sur certaines chaînes du câble, ou avec Hulk Hogan qui apparaît de temps en temps dans des séries (« Alerte à Malibu »).

Ici, l’action se déroule en 1955 en pleine guerre froide et le motif « soviétique » du duo n’est qu’un prétexte.

Le père, catcheur, est mort de la même façon que Ronnie, et Lottie (Angela Paton), la mère des deux garçons est une sorte d’imprésario pour eux. Ronnie est marié à Maria (Susan Isaacs)et ils ont deux enfants, tandis que Sam-Terry fait l’objet d’avances de la nymphomane Shery Shilo (Deborah Wakeham), épouse du jaloux Carl auquel il vaut mieux éviter de se frotter, véritable armoire à glace.

Ronnie a un vertige après un repas. Sam comprend qu’il est très malade suite aux révélations de Maria. Mais Ronnie a fait la promesse à son défunt père de devenir champion, et Maria trouve que Lottie, la mère, veut coûte que coûte que ses fils soient champions.

Les scènes de vaudeville entre Shery et Sam avec le mari jaloux deviennent vite un peu répétitives.

Sam fait promettre à Ronnie de voir un médecin après le match. Il s’oppose seul à l’adversaire, le mari jaloux Carl. Après avoir reçu une bonne raclée, Sam le docteur réussit à le priver d’oxygène en lui appuyant sur la carotide. 

Un épisode un peu lassant avec trop de scènes de catch et des comédiens pas vraiment crédibles en dehors du tandem Bakula-Stockwell.

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21. LA PISCINE ATOMIQUE
(NUCLEAR FAMILY)


Esthétiquement, c'est sans doute le plus hideux des épisodes de la série. Il se déroule durant la crise des missiles de Cuba en 1962, avec une famille qui a créé un abri atomique. Mack Elroy est devenu entrepreneur d'abris et en fait un commerce florissant profitant de la pyschose régnante. Sam, qui a pris l'identité de son frère, doit l'empêcher de devenir un meurtrier.

Episode plus SF que "guerre froide", futur antérieur, anticipation dépassée, nous sommes à l'aube de la troisième guerre mondiale avec un vendeur d'abri atomique prêt à tuer pour protéger son bien.

Nous assistons à une scène émouvante lorsque Sam fait "voyager dans le futur" loin de la crise des missiles de 1962 son neveu Stevie

Des scènes nous permettent de revoir John Fitzgerald Kennedy annonçant au peuple américain la crise de la baie des cochons.

Dans la vie non transformée par le programme Quantum, c'est en réalité le fils de Mack, le petit Stevie qui a tué le voisin, Burt, le prenant pour un russe.

La fin, peu crédible, nous montre le fabriquant d'abri anti atomiques devenir vendeur de piscines.

Timothy Carhart, qui joue le rôle de Mack, le frère de Sam, a participé à la série "Lie to me" (2009),série dur le docteur Cal Lightman, un expert en détection du mensonge reconnu dans le monde entier. Il a aussi participé à un épisode de X Files. 

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22. CHOC EN RETOUR
(SHOCK THEATER)


Cet épisode, dernier de la saison 3, constitue un cliffhanger dont la suite est le premier épisode de la saison 4, "Bond en arrière".

Sam est enfermé dans un asile psychiatrique à la merci d'un infirmier diabolique qui lui fait un électrochoc parce qu'il l'a frappé Une infirmière tente d'intervenir sans succès.

Sam, perturbé, n'est plus capable d'assumer sa mission, et son esprit virevolte entre les différentes personnalités qu'il a endossées aux cours des précédents sauts quantiques : la secrétaire Samantha du "cheval d'Eon", le chauffeur noir de Miss Melny et son chauffeur, Jimmy, l'enfant mongolien, le boxeur Cody de "la main droite du seigneur", le pilote Tom du premier épisode (lors du premier saut).

Episode typique de fin de saison, Sam devait sauver un malade dans un asile psy, mais ayant perdu la mémoire, il risque de briser le chaînon du programme Quantum en 1999 et de se perdre à tout jamais.

Al doit donc remplacer son ami dans cette mission, il va y parvenir en....interprétant un rap! 

Pour retrouver sa mémoire, Al pense qu'il faut un électrochoc en retour à Sam.

L'infirmier sadique qui a fait un électrochoc de 200 volts à Sam est confondu par le médecin chef, mais l'infirmière qui a assisté impuissante au premier électrochoc comprend qu'il lui faut, pour rétablir la situation du patient (qui le réclame) lui en faire un autre.

Le saut quantique a lieu est désormais, Sam est un hologramme, et Al Calavicci est plongé dans le passé, le 15 juin 1945. Il ne peut plus traverser les objets comme il s'en rend compte avec un canon. C'est lui désormais qui voyage dans le temps!

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Crédits photo: Universal.

Images capturées par Patrick Sansano.