saison 1 saison 3

Mission Impossible (1966-1973)

Saison 7

 


PRÉSENTATION DE LA SAISON 7

Nouveaux bouleversements à l'aube de cette ultime saison, avec le départ du producteur Bruce Lansbury, remplacé par Barry Crane, et la grossesse de Linda Day George qui va contraindre la production à lui trouver une remplaçante pendant ses quelques mois d'arrêt.

Toute série a son concept bien particulier, qui lui est propre et la diffère des autres séries, mais aussi une marque de fabrique plus indéfinissable, qu'on pourrait appeler son âme. Faute de cerner correctement ce petit plus si important pour les fans, un producteur ou un scénariste qui s'était montré très bon sur une série peut tout à fait échouer sur une autre. Ainsi, Terry Nation n'a jamais rien compris aux Avengers, mais fut excellent sur Amicalement vôtre. Pareillement, Bruce Lansbury n'est jamais totalement entré dans l'univers de Mission impossible, alors qu'il avait bien saisi celui des Mystères de l'Ouest. Du coup, on ne regrettera pas spécialement son remplacement par Barry Crane.

Le nouveau producteur va essayer de restaurer le lustre de la série en l'orientant vers des histoires censées rappeler l'époque Bain-Landau, souvent regrettée par les fans. Il y réussira en partie grâce à une réalisation proche des fondamentaux, mais en partie seulement car la trame des scénarios demeure éloignée du concept originel, et surtout la série et ses scénaristes sont véritablement à bout de souffle après six saisons et plus de cent quarante épisodes.

L'absence de Linda Day George pour cause d'heureux événement entraîne l'arrivée de Barbara Anderson, bien connue pour son rôle dans L'homme de fer. Il faut souligner l'importance qu'a pris Linda Day George après une seule saison, puisqu'elle est maintenue dans le générique pendant toute son absence, et qu'une allusion à Casey, son personnage, est glissée, le plus souvent par Jim et pendant le briefing, à chaque épisode où elle n'apparaît pas. Casey « opère en Europe », d'où elle fait parvenir divers renseignements très utiles à ses collègues pour l'accomplissement de leurs missions.

Sa remplaçante est Mimi, une ancienne détenue qui s'est rachetée en aidant l'IMF lors de la première mission de la saison, a de ce fait été libérée et s'est vue offrir par Jim une participation régulière à son équipe, pendant que Casey « se trouve en mission en Europe ». Barbara Anderson est tout à fait convenable dans ce rôle, même si elle ne parvient pas à faire oublier Linda Day George. Néanmoins, elle ne figure pas au générique de début, mais se retrouve systématiquement créditée au générique final, en deuxième position derrière la vedette invitée principale.

Ce qu'on peut regretter, c'est la diffusion anarchique des épisodes, alternant les missions avec Casey, les missions avec Mimi et les missions où aucune des deux n'est présente. Sans doute fallait-il faire patienter les téléspectateurs amateurs de Linda Day George, mais il est curieux de voir Casey, partie en Europe, revenir pour une mission puis repartir, revenir et repartir à nouveau. Il faut croire qu'elle passe sa vie dans les avions... En début de saison, on rencontre quelques épisodes où sa participation est limitée au briefing et à une courte scène généralement intérieure. Sans doute ces épisodes ont-ils été tournés juste avant son départ et bénéficiait-elle d'un programme « allégé ».

Autre innovation, dont on serait bien passés, la musique du générique est à nouveau réorchestrée, dans une version pire que celle de la cinquième saison. A fuir absolument. Et dire que les épisodes débutent directement avec cette musique puisque la séquence pré-générique, qui était due à Bruce Lansbury, est supprimée… Côté scénarios, ils sont calqués sur ceux de la saison précédente, la plupart des missions se déroulent donc dans le monde des gangsters. L'impression de redite, avec toujours les mêmes machinations recyclées, est encore plus  flagrante que lors de la saison 6.

Du fait de l'absence de Linda Day George pendant la moitié de la saison, la série repose plus que jamais sur Peter Graves, le vrai homme-orchestre, à la fois dirigeant et exécutant, et la plupart du temps excellent. En effet, Greg Morris, qui continue sa montée en importance dans le groupe, n'a pas les épaules pour jouer le second de Graves. Son évolution physique, avec sa coiffure plus fournie, et son attitude le font évoluer de l'Afro-Américain assimilé vers un personnage à l'esprit communautariste plus affirmé, voire un contestataire dans la lignée des mouvements Noirs revendicatifs qui fleurissaient à l'époque. Parfois, on le retrouve même affublé d'une moustache qui lui donne l'allure d'un voyou.

Cette dernière saison voit donc la série continuer sur le déclin, même si ses qualités d'ensemble lui permettent d'éviter l'échec complet. Il demeure un bon tiers d'épisodes intéressants, mais le nombre d'épisodes vraiment sans intérêt augmente de façon significative. Dans ces conditions, l'arrêt de la série ne sera pas une surprise et constituera probablement une sage décision. Mieux valait ne pas persister avec l'impossibilité de trouver de nouvelles machinations vraiment originales. La reprise ratée de la série 20 ans après prouvera que ce concept ne pouvait plus être renouvelé.

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1. BILLARD ÉLECTRONIQUE
(BREAK!))



Krebbs, le roi des jeux du Sud-Est des Etats-Unis, a fait exécuter un agent double qui était en train de réunir des preuves de ses activités criminelles. Phelps et ses agents vont tenter de retrouver le corps, car la montre de la victime cachait un appareil-photos dont les clichés devraient permettre l'arrestation de son assassin.

On a droit d'emblée à l'une des meilleures missions de la saison. Comme il se doit pour un épisode dont l'action se déroule à la Nouvelle-Orléans, les premières images sont accompagnées d'une musique de jazz. Très agréable, surtout après l'horreur du générique remixé...

Il s'agit presque d'un pilote puisque, contrairement aux vedettes féminines précédentes, Mimi fait l'objet d'une présentation. A priori, elle n'est retenue que pour cette mission, parce qu'elle connaît les gangsters incriminés, responsables de son séjour en prison, et a de ce fait une revanche à prendre.

Le scénario est un peu faible, avec encore des éléments antérieurs présentés sous une autre forme : le trucage électronique dans les jeux, déjà vu avec des cartes, a été recyclé pour le billard. Sa révélation rapide aux bandits, ainsi que la scène où Jim doit se débrouiller seul en raison de la panne du système de contrôle, sont également des redites.

L'épisode compense avec la mise en scène, un de ses principaux atouts. Les scènes de billard sont remarquablement filmées, ce qui confère un intérêt et un suspense certains. Autre point fort, la qualité de la distribution. A l'image de la saison 5, Robert Conrad a été choisi comme vedette invitée du premier épisode, et comme prévu il donne à nouveau toute satisfaction, même si on peut regretter qu'il ne soit pas doublé par Jacques Thébaut. Carl Betz est également excellent dans le rôle de Krebbs, bandit d'envergure interprété par un acteur consistant.

En fin d'épisode, Casey étant opportunément retenue en Europe (pour cause de grossesse de Linda Day George...), Jim propose à Mimi, qui a pleinement rempli son contrat et bénéficie d'une remise de peine définitive pour services rendus, de travailler à nouveau avec son équipe.

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2. L'AN 2000
(TWO THOUSAND)

 

Un ingénieur en physique nucléaire a dérobé une quantité de plutonium suffisante pour fabriquer une douzaine de bombes atomiques, et l'a vendue à une puissance étrangère. Il est vital pour les Etats-Unis de récupérer le plutonium avant qu'il ne soit livré à l'acquéreur. Mais les services secrets ignorent où il est dissimulé.

Une première partie convenable, annonciatrice d'une mission sérieuse et bien menée. La machination séduit tant qu'elle se déroule dans les locaux de la police et consiste à faire croire à l'imminence d'une attaque nucléaire. L'intérêt est accru par l'intrus qui écoute tout ce qui se passe à l'insu des agents américains.

Tout s'écroule après le transfert du prisonnier et son réveil « en l'an 2000 ». Hormis son maquillage outrancier, limite risible, et la transparence de l'acteur qui l'incarne, on s'aperçoit alors de la vanité de la machination, véritable caricature de la série dans ses aspects les plus dérisoires.

Si l'on ajoute la participation très succincte de Casey, limitée au briefing et à un rôle mineur de standardiste, le jeu désinvolte de Greg Morris, guère crédible en bagnard victime de radiations nucléaires, et la réaction stupide de l'ingénieur, qui éclate d'un rire débile lorsqu'il découvre qu'il a été berné, on aboutit à une déception à la hauteur des espoirs suscités.

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3. CINQ MILLIONS À LA CLEF
(THE DEAL)

 

L'IMF est chargée de s'emparer de la clef d'un coffre-fort bancaire contenant cinq millions de dollars destinés à financer un coup d'état du général Hammond. Cet ancien mercenaire britannique désire prendre le pouvoir dans l'état d'Amérique centrale où il dirige déjà les forces armées. En échange de ce soutien financier, Hammond laisserait le contrôle des activités criminelles du pays à la pègre américaine.

Cet épisode réussit l'exploit de recycler une mission identique à celle de l'épisode de la saison 3 Le marché en l'accommodant à la sauce, elle aussi vue et revue, de la pression psychologique exercée sur les méchants en simulant des exécutions. Exploit d'autant plus méritoire que le résultat est détonnant. Voilà la preuve qu'on peut faire du neuf, et de bonne qualité, avec de l'ancien.

Les recettes ? Une réalisation efficace, sérieuse et sans temps morts, de l'inventivité dans la délivrance de la mission, un suspense réel et constant, une belle performance de Willy qui réussit à s'extirper d'un fameux guêpier, et une brochette de vedettes invitées toutes meilleures les unes que les autres.

Robert Phillips, coutumier des rôles de méchants, trouve une partenaire de choix en la personne de la belle Lana Wood. Interprète de la petite amie d'un gangster mêlée malgré elle à une tragédie qui la dépasse, elle compose une parfaite Marcy Carpenter. Alors que tant d'autres actrices joueraient ce rôle en donnant dans l'hystérie, elle reste maîtresse d'elle-même, bien que terrorisée par les prétendues exécutions.

Saluons aussi les très belles performances de Peter Graves en militaire inflexible, de Peter Lupus, héroïque, et de Barbara Anderson en fausse prisonnière, rôle sans doute jugé naturel pour l'ancienne détenue Mimi.

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4. LEONA
(LEONA)

Un agent fédéral infiltré dans le syndicat du crime a été démasqué et subit depuis des tortures destinées à le faire parler. Les autorités ignorent où il se trouve, mais Phelps a suffisamment d'imagination pour mettre au point une machination qui devrait lui permettre de libérer le prisonnier avant qu'il ne soit trop tard.

Encore un bon épisode, même si on peut regretter la présence à nouveau réduite de Linda Day George. La machination est subtilement élaborée et fonctionne parfaitement dans les moindres détails.

Les rivalités entre gangsters sont une tradition habillement exploitée par l'équipe de Jim, qui ne va pas se gêner pour utiliser la haine entre Mike Apollo et Epic. La qualité de la mise en scène restitue très bien la tension entre les adversaires, montée à son paroxysme lors du conseil final.

L'atmosphère renoue avec une certaine classe, illustrée par les vedettes invitées, excellentes dans les rôles de bandits, avec à leur tête le retour de Will Kuluva en chef suprême, sage et arbitre du syndicat.

Peter Graves produit une composition exceptionnelle dans un rôle d'agent d'assurances aventurier et dragueur, et du coup éclipse ses partenaires, qui ne jouent que des rôles mineurs.

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5. L'ARME ABSOLUE
(TOD-5)

Un scientifique a mis au point une arme biologique dénuée d'antidote et négocie sa vente avec le groupe Alpha, une organisation secrète de terroristes fanatiques déterminés à l'utiliser comme moyen de pression sur le gouvernement, afin de s'emparer du pouvoir.

Un épisode gâché par son rythme amorphe, alors qu'il ne manquait pas d'atouts : compositions remarquables de Peter Graves et Barbara Anderson, références au Prisonnier avec Jim dans le rôle du numéro 2 qui empêche le suspect de sortir de la ville par tous les moyens : panne de voiture, communications interrompues, routes barrées.

Le quartier général des terroristes, situé dans l'église anodine d'une bourgade, fait penser aux Envahisseurs, de même que l'ambiance tendue qui se dégage de cette mission. Il est regrettable que la majeure partie de l'histoire se déroule dans le même village, ce qui conduit inévitablement à tourner en rond au cours de scènes répétitives vite lassantes.

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6. INSPECTEUR BARNEY
(COCAINE)

Phelps et ses agents doivent intercepter une arrivée de cinq cents kilogrammes de cocaïne. Ils connaissent l'identité des trafiquants mais ignorent où, comment et par qui la marchandise sera livrée.

Le point fort de cet épisode est la qualité du scénario, un des meilleurs de la saison. Au sein d'une machination ingénieuse, on ressortira la supercherie de la cocaïne de synthèse, véritable eldorado du trafiquant, donc piège idéal pour un gangster en second désireux de s'enrichir.

La mise en scène de Jim et Willy est parfaite, avec leurs machines impressionnantes et le côté sérieux avec lequel ils semblent travailler. L'astuce consiste à faire découvrir ensuite que tout est factice, afin que Phelps et Armitage passent pour des escrocs.

Autre atout, et de taille, la présence en vedette invitée de William Shatner, comme toujours parfait et même plus que parfait. Tout comme Milton Selzer, autre acteur d'envergure, dans un rôle secondaire de comparse rapidement sacrifié, auquel il est d'ailleurs habitué. Saluons aussi les belles compositions des deux Peter, Graves et Lupus. Au rayon des satisfactions, la délivrance de la mission, avec le magnétophone caché dans un faux livre, est plus que jamais originale.

Les quelques relatives déceptions sont les temps morts du début d'épisode et les performances peu enthousiasmantes de Barbara Anderson en serveuse toxicomane, et surtout de Greg Morris qui en fait trop dans le registre du flic de choc facilement corruptible. Fort heureusement, et contrairement à ce que laisse penser le titre français de l'épisode, la place de Barney au sein de cette mission n'est pas plus importante que celle accordée à ses partenaires.

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7. LE PRIX DU SILENCE
(UNDERGROUND)

Nouvelle mission difficile puisqu'il s'agit de retrouver le cerveau des opérations financières et dépositaire des fonds d'une organisation mafieuse, enlevé par un gang spécialisé dans l'extorsion de l'argent des criminels, obtenue par la torture.

Exemple type de l'épisode intéressant sans être exceptionnel. La machination est vraiment bien combinée, et pourtant la partie n'était pas facile et la marge de manœuvre étroite entre les deux organisations criminelles concurrentes.

L'idée d'un groupe de gangsters parasites qui convoitent l'argent des autres organisations est excellente. La machine à extorquer les aveux a un côté Envahisseurs marqué, en raison de ressemblances avec l'épisode « L'expérience », et son aspect spectaculaire est renforcé par la musique lancinante diffusée au cours des scènes de tortures.

Le gang cannibale est rendu crédible par l'interprétation parfaite de Robert Middleton, acteur qui rappelle de bons souvenirs aux amateurs des Incorruptibles, dans le rôle du chef, et de Mark Richman, vu plusieurs fois sur la série, en médecin tortionnaire. En revanche, les acteurs du groupe rival sont quelconques, à l'exception de HM Wynant dans le rôle de Schell.

Même réduite à quelques scènes, la participation de Linda Day George est forcément très appréciée, beaucoup plus que celle de Greg Morris qui, avec sa moustache, a de plus en plus l'allure d'un voyou. Quant à Peter Lupus, il s'est vu attribuer un rôle inhabituel de médecin anesthésiste.

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8. LE FILM
(MOVIE)

L'équipe de Phelps est chargée de s'emparer de la comptabilité d'une organisation criminelle, détenue par un gangster infiltré dans les milieux cinématographiques, où il a investi l'argent de la pègre afin de le blanchir.

Plusieurs scènes fort réussies permettent à l'épisode d'accéder à la catégorie des tout bons. L'utilisation vue et revue de l'homme de main inattendu qui surgit dans la mission comme un éléphant dans un magasin de porcelaine débouche sur une très agréable surprise, en raison de la façon astucieuse dont l'IMF va régler le problème.

La machination se déroule inexorablement, sans excentricité superflue et suivant une mise en scène impeccable de sobriété. Rollin Hand n'étant plus présent depuis bien longtemps, Jim a recours à un imitateur pour contrefaire les voix des adversaires, et cet élément s'avère essentiel.

Barbara Anderson interprète une actrice de très bon aloi, alors que Peter Graves se substitue au gangster attendu de façon assez convaincante. Très belle démonstration de karaté de Peter Lupus, brillant vainqueur de Norman Shields, le bandit interprété par John Vernon.

On ne peut qu'être satisfaits de retrouver le susnommé John Vernon, un des piliers de la série avec ses compositions de méchants toujours au top niveau. Autre habitué, mais dans des rôles plus secondaires, Douglas Henderson n'apparaît que dans la première scène, en tant que victime prématurée de son alliance avec la pègre.

En revanche, on regrettera le côté artificiel des scènes de tournage du film, renforcé par la prestation médiocre de Greg Morris, pas du tout à l'aise en cinéaste, ainsi qu'une scène finale décevante : à qui pourra-t-on faire croire qu'un chef mafieux laisserait la vie sauve à l'assassin de son frère ?

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9. FAUX TÉMOINS
(HIT)

 

Un chef de la pègre a assassiné sa maîtresse par sabotage de sa voiture, après avoir appris qu'elle l'avait dénoncé à la police, provoquant ainsi sa condamnation à un an de prison pour fraude fiscale. Jim et ses partenaires doivent prouver qu'il y a eu meurtre et démasquer le « Général », pseudonyme derrière lequel se cache le protecteur du caïd au sein de la haute société.

Un scénario assez prenant mais desservi par quelques maladresses et des acteurs loin d'être formidables. Les scènes de prison ne paraissent pas réelles, Peter Lupus s'y montre caricatural en détenu aussi bête que musclé, et Greg Morris à peine meilleur, il exagère son côté « vrai dur silencieux qui se la joue décontracté ». Lors de la bagarre contre Willy, on distingue nettement le visage de sa doublure pendant quelques secondes. Le très bon jeu de Barbara Anderson et les autres personnages incarnés par Lupus n'arrivent pas à compenser ces compositions ratées.

L'imprévu de l'éboulement dans le tunnel ne sert qu'à retarder le rythme du récit sans accroître réellement le suspense, et la fin arrive sans que l'on comprenne comment la culpabilité du mafieux va être prouvée. En guise de conclusion, on apprend seulement que l'ordinateur du « Général » fournira les données nécessaires. Un peu léger, tout ça...

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10. L'ULTIMATUM
(ULTIMATUM)

 

Un physicien nucléaire renommé a placé une bombe nucléaire à retardement en plein cœur d'une grande ville américaine et exige du Président un changement de gouvernement et de politique étrangère en échange du désamorçage de la bombe. Les autorités ignorent quelle est la ville concernée.

Cette histoire de scientifique exalté exerçant un chantage sur le gouvernement aurait pu constituer un dérivatif agréable aux scénarios basés sur la pègre, habituels aux deux dernières saisons. Malheureusement, tout sonne complètement faux dans cet épisode. Il est évident que le gouvernement n'aurait pas risqué la vie de millions de personnes en couvrant l'opération risquée de ses agents secrets, mais aurait cédé au chantage, du moins en apparence dans un premier temps.

La pseudo conversation entre Cooper et le cabinet présidentiel paraît aussi réelle qu'un mirage. Signe du peu de soin accordé aux détails, la radio annonce la mort du complice de Cooper, « assassiné dans l'après-midi », alors que l'action se déroule sur une seule matinée. L'intervention du tueur est sans doute destinée à ajouter du suspense, mais tout est tellement bidon dans cet épisode que l'on n'y croit pas un instant, et le suspense est bel et bien inexistant.

La prestation de Murray Hamilton est complètement ratée. Il incarne un Cooper empreint d'une raideur grotesque, caustique et maladroit. On ne sait d'ailleurs pas quels sont les buts poursuivis par cet étrange personnage. Quant à Peter Graves et Barbara Anderson, ils n'ont absolument pas l'allure de voyous, mais plutôt celle d'un couple de Bonnie and Clyde de carnaval. Et quelle tristesse d'avoir gâché une aussi bonne actrice que Madlyn Rhue, contrainte dans le final d'éclater d'un rire sardonique et ridicule !

La scène finale, parlons-en justement. Ce véritable symbole de l'échec, que l'on pourrait même qualifier de bouquet final de la médiocrité, montre Cooper désamorçant la bombe... cinq secondes avant l'explosion ! Et pourquoi pas seulement un dixième de seconde, histoire de paraître encore plus réaliste ?

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11. LA LETTRE
(KIDNAP)

Alors que Phelps et Collier sont en vacances, des malfaiteurs qu'ils avaient croisés au cours d'une mission, et qui les prennent pour des cambrioleurs, décident d'utiliser par la contrainte leurs compétences supposées. Ils enlèvent Jim et exigent que Barney s'empare d'une lettre compromettante pour leur chef, placée dans le coffre d'une banque par un rival aux fins de chantage. Jim risque d'être exécuté en cas de refus de Barney.

Episode atypique et contrasté. Atypique parce que la mission n'est pas délivrée à Jim, mais consiste à tenter de le libérer en accomplissant un vol pour le compte de ses ravisseurs. Contrasté parce que la qualité des scènes est extrêmement variable.

Le début fait craindre le pire tellement l'intrigue est compliquée. La version française est incongrue puisque Barney et Willy vouvoient Casey ( !) Les adversaires sont insignifiants et les nombreuses scènes montrant Jim dans sa geôle, déployant des efforts un peu dérisoires pour se libérer, sont sans intérêt. Le coup de la lettre reconstituée de mémoire par Casey après l'avoir aperçue pendant quelques secondes est dur à avaler.

Mais l'épisode mérite d'être vu, ne serait-ce que parce que c'est le premier de la saison où Linda Day George tient un rôle conséquent. Elle est particulièrement gâtée pour son retour puisqu'elle tient même le rôle principal, et de loin.

Il faut saluer aussi quelques séquences fort réussies, au premier rang desquelles celle de l'ascenseur qui, par sa mise en scène et par la joie de voir Barney retrouver son rôle de prédilection, à savoir truquer les mécaniques les plus compliquées, rappelle la grande époque de la série. Dans la même veine, les multiples manipulations de Willy dans sa camionnette, afin de constituer le moulage des clés du coffre, sont tout aussi prenantes.

La réussite des scènes ayant trait à la machination laisse à penser qu'il eut été préférable de limiter l'épisode à un déroulement classique de machination, plutôt qu'ajouter cette histoire d'enlèvement qui n'apporte rien de positif, mais seulement des passages sans intérêt ralentissant inutilement le récit.

Du côté des acteurs, si Peter Graves est doté d'un rôle secondaire d'otage, Linda Day George, Peter Lupus et Greg Morris se montrent tous trois très brillants.

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12. HYPNOSE
(CRACK UP)

L'IMF doit mettre fin à la carrière d'un redoutable tueur à gages et identifier son employeur, demeuré inconnu des forces de police malgré toutes les recherches.

Avant même de regarder l'épisode, son titre laisse supposer qu'il s'agit d'un nouvel avatar de ces histoires ridicules basées sur les fantômes et le surnaturel. C'est à peu près ce à quoi on va assister, malgré un début d'épisode convenable.

La partie d'échecs, basée sur un trucage déjà vu, est assez agréable à suivre, avant que le scénario ne  s'enfonce dans des scènes d'hypnose absolument pas crédibles. Que penser de ce tueur aux nerfs d'acier qui devient une lavette pitoyable à la suite de la machination débile de Jim et de ses amis ? Et comment aurait-il cru aussi facilement que le truand qu'on lui envoyait pouvait être une femme ?

D'acceptable, l'épisode devient insensé et insupportable lors du prétendu internement de Cordel, avec cette scène surréaliste où un malabar tente de l'assassiner. Tout ceci est fort regrettable car les acteurs interprétant l'homme et la femme engagés en renfort sur cette mission en remplacement de Casey font preuve de talent, en particulier la charmante Marlyn Mason.

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13. LE PANTIN
(THE PUPPET)

L'équipe de Phelps est chargée de découvrir et de faire échouer l'important projet criminel fomenté par Leo Ostro, un malfaiteur que Jim soupçonne d'avoir assassiné son propre frère Paul, hostile à ce plan. L'homme au visage couvert de bandages, présenté par Leo comme son frère, pourrait n'être qu'un imposteur chargé d'approuver le projet en cours au nom de Paul, seul membre de la famille respecté par le milieu.

Malgré quelques points obscurs et un scénario un peu compliqué, malgré la présence du médiocre Roddy Mc Dowall, comme toujours insupportable de désinvolture, cet épisode retient l'attention par sa machination fort bien alambiquée.

Une scène comporte un suspense haletant, lorsque Barney est contraint pour se disculper d'avaler un cocktail renfermant un produit provoquant les symptômes d'une attaque cardiaque, et subit de fâcheux contretemps sur le chemin de la cuisine, où se trouve l'antidote. Arrivera-t-il à temps ?

Hormis Mc Dowall, que de fameux comédiens sont à l'affiche ! John Larch est toujours aussi bon, de même que Val Avery. Fait rarissime, Joseph Ruskin ne joue pas un rôle de méchant, mais un renfort pour Jim et ses acolytes. Il s'agit à nouveau d'un rôle de dirigeant arabe enturbanné, comme dans L'esclave, épisode de la deuxième saison.

Quant aux comédiens habituels, de Peter Graves à Linda Day George, en passant par Peter Lupus et Greg Morris, ils sont tous meilleurs les uns que les autres, et composent une équipe d'espions soudée et efficace.

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14. LE VAUDOU
(INCARNATE)

Une criminelle opérant en famille a dérobé un stock de lingots d'or, mais a été trahie par un de ses deux fils et contrainte de le tuer par légitime défense. En fuite sur une île des Caraïbes n'ayant pas de convention d'extradition avec les Etats-Unis, le quatuor d'agents secrets devra l'inciter à revenir sur le sol américain pour récupérer les lingots et permettre son arrestation.

Linda Day George revient, hélas !, sur une série au bout du rouleau, comme l'atteste cet épisode affligeant et caricatural. Toujours les mêmes manipulations axées sur le paranormal vues, revues et re-revues, cette fois-ci sous forme de vaudou, et encore une criminelle bien trop crédule et superstitieuse.

Barney se transforme en indigène naïf, maître de cérémonie d'une séance de vaudou absolument insupportable. Il parle avec un accent antillais tellement outrancier qu'on s'attend presque à le voir s'exclamer « Y'a bon, Banania ! » Par moments, on se croirait revenu dans le Tintin au Congo de Hergé...

Malgré les très belles compositions de la divine Linda Day George et de la vedette invitée Kim Hunter, on aura réellement du mal à apprécier cet épisode au scénario à la fois pauvre et stupide.

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15. LA VEUVE NOIRE
(BOOMERANG)

Un truand de seconde zone, qui s'est emparé d'un dossier compromettant pour son patron afin de faire chanter ce chef d'une importante organisation criminelle, se retrouve doublé par son épouse. Cette femme dénuée de tout sens moral le fait abattre puis récupère le dossier et l'affaire de chantage à son propre compte.

Le principal intérêt de cet épisode est la présence de Laraine Stephens, une vedette invitée magnifique, interprète d'une femme aussi garce qu'amorale. Citons aussi une musique héritée de l'âge d'or lors des scènes de suspense, et que l'on a toujours plaisir à retrouver, ainsi que le très bon Ronald Feinberg, dont l'apparition est malheureusement limitée à de trop courtes séquences.

Question scénario, la déception domine : trop plat, trop linéaire. Après un début encourageant, l'épisode se noie dans de nombreux temps morts. La machination se révèle à la fois peu recherchée et trop compliquée, même si elle s'améliore dans son développement ultime.

Toujours est-il que cette mission, où Casey n'a qu'un rôle secondaire, totalement cannibalisée par l'omniprésence de l'excellente Laraine Stephens, ne laissera pas un souvenir impérissable.

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16. LA QUESTION
(THE QUESTION)

Un espion ennemi capturé par les Américains affirme vouloir passer à l'Ouest et exige en échange que sa sécurité et son avenir soient assurés. Les services secrets souhaitent savoir s'il est sincère ou non.

Enfin une vraie mission d'espionnage, qui change des sempiternelles histoires de gangsters... Jim et ses agents doivent opérer à l'insu des services secrets américains, noyautés par l'ennemi, et vont enlever Varsi au sein même d'un immeuble occupé par leurs collègues. Au cours de cette scène très spectaculaire, on apprécie particulièrement l'astuce employée, un masque à l'effigie de Willy collé sur le visage de Varsi.

S'en suivent des péripéties variées et captivantes qui nous mènent sans relâche jusqu'à la surprenante scène finale. Le suspense est maintenu grâce à la qualité du scénario, qui joue sur la duplicité supposée de Varsi. Joue-t-il double, voire triple jeu ? On ne saura qu'à la fin s'il est passé dans le camp américain ou s'il demeure à la solde de l'Est, et pour une fois il s'agit d'un suspense réel. Voilà bien la différence avec le suspense factice des scènes mettant la vie d'un membre de l'équipe en danger, par exemple, puisqu'au fond, on sait bien qu'aucun acteur principal ne peut mourir.

Gary Lockwood, la vedette invitée principale et interprète de Varsi, est doté d'un physique particulier : une espèce de Nicolas Hulot avec la coiffure de Bernard Thibaut... ce qui ne l'empêche pas de se montrer convaincant. Jason Evers est également excellent.

Le plus gros regret, on peut même dire l'énorme déception, vient de la remplaçante de Casey. L'épisode aurait été magnifique avec Linda Day George, ou même avec Barbara Anderson. Pourquoi avoir choisi Elizabeth Ashley ? Comme si on n'avait pas assez vue cette actrice dans Thérapie de groupe, épisode de la saison 6 où elle nous avait déjà sérieusement enquiquinés... Non seulement son physique très moyen produit un choc après avoir admiré la plastique parfaite de la splendide Laraine Stephens lors de l'épisode précédent, mais en plus elle joue toujours aussi mal, avec son numéro sur joué de prisonnière accablée et hystérique.

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17. SOURCE DE VIE
(THE FOUNTAIN)

Un dirigeant de la pègre du Middle-West s'est emparé de documents compromettants pour l'ensemble de l'organisation et s'est enfui au Mexique après avoir sérieusement blessé son rival, qui cherchait à l'évincer. Déterminée à se venger, la victime va tenter de retrouver son ennemi, mais le gouvernement fédéral est lui aussi très intéressé par les documents dérobés.

Le secret de l'éternelle jeunesse est un grand classique des séries télévisées. Plusieurs épisodes des saisons précédentes ont exploité ce thème, à l'image de Jouvence (saison 3) ou  L'immortel (saison 6). Cette variante est gâchée par un défaut flagrant : on voit nettement que le fugitif est un homme jeune que les maquilleurs ont très maladroitement tenté de vieillir. Son rajeunissement paraît donc quelque peu artificiel. Autre échec, l'histoire des gangsters rivaux, que l'on a déjà vue sous maintes formes, et qui n'a pas le moindre intérêt.

Les scènes les plus réussies sont celles tournées au sein de la prétendue « communauté de l'anneau d'or », dotées d'une véritable atmosphère mystérieuse et envoûtante. Les tenues blanches, la musique suave et le jeu exceptionnel de Linda Day George, dont on ne peut que regretter au vu de sa performance l'absence du début de saison, produisent une impression assez favorable.

Passé cet intermède rafraîchissant, l'ultime scène de capture et de récupération des documents nous ramène à la réalité d'une intrigue et d'une machination quelconques.

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18. LA FRAUDE
(THE FIGHTER)

Deux hommes associés à la tête d'un réseau de trucage des combats de boxe viennent de faire assassiner un boxeur qui ne voulait plus marcher dans leurs combines et s'apprêtait à les dénoncer. Les forces de police sont incapables de mettre fin à la mainmise de cette organisation criminelle sur les rings américains. Heureusement, Jim et ses amis vont prendre les choses en main.

Après Combats lors de la saison 3, nouvelle mission dans les milieux de la boxe, toujours ultra corrompus dans les séries télévisées, et sans doute également dans la « vraie vie », et nouvel épisode peu enthousiasmant.

On se demande pourquoi Barney et Jim mettent des bas sur la tête pour procéder au hold-up puisqu'on distingue aussi bien leurs traits que s'ils étaient à visages découverts. Pendant ce temps, l'amie du boxeur admire son fiancé en train de combattre, montrant une excitation, et même une exaltation bien peu féminines pour ce spectacle sauvage dont on nous inflige le vue pendant beaucoup trop longtemps.

La voiture téléguidée employée dans le simulacre d'accident n'est pas crédible pour deux sous, à l'image de cette vaste comédie de motard renversé et tué. Et voilà encore une mission partie sur de bien mauvaises bases.

Les bonnes performances des acteurs, et notamment du fameux William Windom, que l'on a toujours plaisir à retrouver saison après saison, rehaussent légèrement le niveau de l'épisode, tout comme la séquence réussie des conversations téléphoniques interceptées, avant qu'on ne retombe dans un médiocre assassinat par explosion et un final encore pire.

Comment peut-on apprécier cette scène étrange de gangster devenu soudain sentimental, et qui manque de faire échouer la mission en tentant de tuer Jim ? Et la bizarre reddition de son acolyte après cette scène ratée ? On a donc compris qu'il s'agit encore qu'un épisode qui ne restera pas dans les mémoires...

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19. TRAFIC DE SPEED
(SPEED)

Un important stock de drogue appelée « speed » a été dérobé dans les entrepôts d'un laboratoire pharmaceutique. Le voleur s'apprête à vendre la drogue lors d'une séance d'enchères à laquelle sont conviés les ténors de la pègre.

Une machination un peu téléphonée dont le plan est facile à deviner, étape par étape. Quelques scènes spectaculaires avec l'accident de moto et le saut de Casey au travers d'une fenêtre pour échapper à l'adversaire qui vient de la démasquer.

Il a toujours été visible que les vedettes invitées jouaient elles-mêmes les rôles des membres de l'IMF lorsque ces derniers étaient censés porter un masque à leur effigie, mais généralement ce n'était pas trop gênant... sauf dans cet épisode où la prétendue substitution n'est absolument pas crédible, ne serait-ce qu'à cause de la couleur des yeux de Jenny Sullivan, fort différente de celle des yeux de Linda Day George.

Casey passe la majeure partie de la mission avec ce masque, réduisant ainsi le rôle de Linda Day George à bien peu. C'est Peter Graves et Claude Akins, le très bon acteur incarnant Hibbing, qui se retrouvent principaux animateurs d'un épisode pas franchement mauvais, mais qu'on peut se passer de voir sans grands regrets.

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20. OPÉRATION CRÉPUSCULE
(THE PENDULUM)

L'IMF doit découvrir dans les plus brefs délais quels sont les plans du « Balancier », une organisation terroriste désireuse de s'emparer des leviers du pouvoir aux Etats-Unis, et qui s'apprête à lancer une mystérieuse « Opération Crépuscule ».

Les premières scènes suscitent l'espoir d'assister à un très bon épisode, et il est vrai que le thème abordé aurait pu produire un excellent résultat, mais la montagne accouche d'une pitoyable souris. Tout est artificiel, paraît faux dans l'ensemble comme dans les détails : l'organisation du « Balancier » et plus encore la pseudo organisation créée de toutes pièces par Phelps, ainsi que l'immeuble censé en abriter le siège.

Le manque d'action est un autre défaut majeur. La première demi-heure est plate, lente, ennuyeuse, et par la suite même la tentative de création d'un suspense avec la mallette prévue pour exploser et tuer Jim et les généraux ne marche pas tellement l'épisode manque de la plus élémentaire crédibilité.

En somme, c'est le type même de l'épisode raté de série d'espionnage, dont l'échec est à peine nuancé par la bonne scène où le véritable tueur a pris la place de l'homme de Phelps masqué à son effigie, et entend mener à bien sa mission, et non se livrer à un simulacre comme son remplaçant s'apprêtait à le faire. Mais une scène de deux minutes réussie ne suffit pas à produire un bon épisode...

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21. WESTERN
(THE WESTERN)

Des objets d'art aztèques d'une valeur totale de cinq millions de dollars ont été dérobés dans un musée mexicain. Les services de renseignements pensent que le voleur a introduit le butin aux Etats-Unis, et vont faire l'impossible pour le récupérer afin de sauvegarder de bonnes relations avec la diplomatie mexicaine.

L'originalité de la machination tranche avec les scénarios stéréotypés de cette dernière saison. Il s'agit de faire croire à l'adversaire qu'il est doté de capacités de visualisation de l'avenir proche, non par don divinatoire, mais par extension de son intelligence remarquable. Le suspense est habillement distillé et la musique une nouvelle fois en adéquation parfaite avec l'atmosphère de l'épisode.

Hélas ! La mission déçoit lors de sa seconde partie. Le plan de Phelps était très bon, et aurait suffi à assurer un épisode de qualité. Pourquoi a-t-il fallu que les scénaristes ressuscitent le second voleur de l'explosion où il n'avait pu en toute bonne logique que trouver une mort certaine ? L'intervention intempestive de cet assoiffé de vengeance ne sert qu'à casser le rythme par une scène surréaliste et décevante qui mène jusqu'à des décors de western totalement incongrus pour ce scénario, et à nous infliger une fin encore pire car trop brutale, en parfaite queue de poisson.

Une nouvelle équipe de doubleurs sévit en cette fin de série, attribuant des voix inappropriées à nos héros,  notamment à Casey et à Willy. On sait bien que l'absence de différence entre le « tu » et le « vous » en langue anglaise permet le doute, mais l'idée de faire vouvoyer Casey par ses partenaires ne cadre guère avec l'esprit de l'équipe de Jim, ni avec les épisodes antérieurs, hormis le précédent qui a vu l'apparition de cette néfaste singularité.

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22. LA COURONNE DE MARNSBURG
(IMITATION)

Une couronne de grande valeur, propriété du royaume de Marnsburg, un pays d'Europe centrale, a été volée lors de son transfert aux Nations-Unies où elle devait être exposée. Les services secrets sont mis à contribution afin de retrouver la couronne avant le début de l'exposition.

La série se termine sur une machination parfaitement imaginée, avec notamment une intoxication habile visant à faire croire que la vraie couronne est une copie, et dans laquelle les services secrets de Marnsburg tout comme la pègre vont tomber. On reconnaît la patte du fameux scénariste Edward J. Lakso.

Le jeu subtil de Barbara Mc Nair, à la fois bandit aux dents longues et femme sensuelle touchée par les sentiments, rend la romance avec Barney crédible et pas du tout niaise, comme souvent lorsque ce thème a été abordé sur la série. Les autres vedettes invitées sont des acteurs d'envergure qui justifient leur réputation, tels Pernell Roberts et Oscar Beregi.

Il faut saluer aussi la performance de Greg Morris. Alors qu'il s'est souvent montré moyen, il accomplit ici sa meilleure composition de la saison dans un rôle à la fois sérieux et charmeur.

On regrettera évidemment l'absence de Linda Day George pour conclure la saison, tout en demeurant satisfaits que la série ne se termine pas par un épisode raté, ce qui se produit parfois, même sur des séries excellentes.

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Crédits photo: CBS.

Images capturées par Phil DLM.