Don Camillo et les contestatairesLe petit monde de Don Camillo

Saga Don Camillo

Classement Don Camillo du pire film au meilleur film


CLASSEMENT DON CAMILLO DU PIRE FILM AU MEILLEUR FILM

 

 

6) Don Camillo Monseigneur : Le film  tente initialement d’apporter une nouveauté en positionnant Don Camillo et Peppone à Rome, mais renonce vite à cette ambition pour retrouver un Brescello désormais bien balisé. La mise en scène de Carmine Gallone semble moins enlevée que lors du film précédent et les différentes scénettes s’insèrent sur une trame narrative peu constituée, hormis le vaudeville des deux protagonistes tâchant de retarder leur retour à Rome. Fernandel et Gino Cervi apportent toujours de la saveur et de la vitalité, mais le film reste le moins substantiel de la saga.

5) Don Camillo et les Contestataires : Si l’on met de côté les intentions douteuses de producteurs voulant perpétuer la saga après le départ dramatique de Fernandel, le film constitue plutôt une bonne surprise. L’irruption de la modernité au sein de Brescello, dans la vie courante aussi bien qu’en politique ou en religion, apporte une tonalité nouvelle. La convergence de Don Camillo et de Peppone en gardiens du monde ancien est également bien vue, tandis que Gastone Moschin accomplit une honorable prestation dans la soutane de Don Camillo. De manière légère, le film aborde les tiraillements italiens, au début d’une décennie particulièrement troublée.

4) Don Camillo en Russie : Le film a la bonne idée de renouveler la franchise en déplaçant une grande partie de l’action en dehors de l’emblématique village de Brescello. La mise en scène s’ouvre également sur l’époque en accueillant quelques éléments des Sixties (musiques…). Même si la trame scénaristique paraît ténue, la saga demeure toutefois fidèle à son humanisme, critiquant certes le régime soviétique, mais soulignant aussi les convergences entre les peuples. Gino Cervi et Fernandel entrent un tantinet dans l’âge, mais conservent une belle énergie. Les décors se voulant russes résultent souvent sommaires.

3) La Grande Bagarre de Don Camillo : Le départ de Duvivier et de son sens artistique aiguisé se fait d’emblée ressentir, même si la vivacité et la truculence de la mise en scène de Carmine Gallone contribue à apporter beaucoup d’humour et d’allant au film. Celui-ci demeure une comédie parfaitement divertissante, même si les scènes exceptionnelles se raréfient quelque peu vis –à-vis des deux films précédents. Fernandel et Gino Cervi se montrent toujours irrésistibles, un élément d’autant plus important que l’action se centrent encore davantage sur eux, au détriment des personnages secondaires.

2) Le Petit Monde de Don Camillo : Immense succès populaire, le film adapte à merveille les formidables nouvelles de Guareschi, renouant pleinement avec leur humour malicieux et pétri d’humanité. Magnifiquement réalisé par Julien Duvivier et dialogué avec finesse par René Barjavel, Ii constitue également un précieux témoignage historique sur un monde aujourd’hui quasi totalement disparu. Fernandel et Gino Cervi expriment d’emblée une chaleureuse complicité dans ce film exaltant la fraternité des hommes au-dessus des rivalités politiques. L’élection aurait pu se voir exploitée au-delà du simple affrontement entre les deux hommes.

1) Le Retour de Don Camillo : Le film maintient intact les qualités introduites par le premier volet de la série, avec de nombreuses scénettes de grande qualité, amusantes ou émouvantes. Le réalisateur Julien Duvivier tire également un excellent parti des possibilités offertes par un tournage s’effectuant en grande partie à Cinecittà. La chronique de la crue historique du Pô apporte une dramatisation supplémentaire au récit, tandis que le recours accru au réalisme merveilleux renforce sa saveur de fable. Le  sermon dans l’église envahie par les eaux compose sans doute le sommet de la saga. 

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