Saison 2Saison 4

X-Files - Le Grand Classement

Saison 7 - Classement du pire épisode au meilleur épisode


20) La sixième extinction (The Sixth Extinction/Amor Fati) - Épisode 1/2

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Ce double épisode d'ouverture part dans toutes les directions, mais ne réussit jamais à séduire. Le ton est empesé avec des diversions spirituelles et des considérations philosophiques vaseuses qui ont toujours été néfastes à la série. Pire encore, l'épisode est totalement dénué d'humour et on ne comprend jamais où l'épisode veut en venir. Bref, on perd vite tout intérêt à le suivre. 

Le transfert entre Mulder et L'Homme à la cigarette rappelle les plus horribles séries Z et paraît indigne de la qualité de la série. Malgré quelques renvois désespérés à Anasazi, à aucun moment, l'épisode ne décolle. On déplorera l'horrible qualité du maquillage destiné à vieillir Mulder dans la deuxième partie, ceux du Vaisseau Fantôme tourné pourtant 4 ans plus tôt étaient plus convaincants. Seule la scène finale avec une belle discussion à cœur ouvert entre Mulder et Scully est à retenir, pour le reste, c'est un vrai marasme et d'un ennui mortel.

19) Délivrance (Sein Und Zeit/Closure) - Épisode 10/11

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Après un double épisode mythologique d'ouverture désastreux, les scénaristes ont l'intelligence de faire un pas de côté comme ils l'avaient fait dans les mêmes circonstances avec Emily lors de la saison 5 en tentant d'apporter une conclusion à la quête de Mulder pour sa soeur Samantha. Malgré une performance remarquable de Duchovny et une réalisation sompteuse, ce double-épisode ne fonctionne pas. Il multiplie les chemins de traverse et traîne en longueur pour aboutir à une conclusion elle trop abrupte et confuse.

L'épisode souffre d’un ton pompeux et empesé souvent fatal à la série. Enfin, le choc émotionnel tant attendu ne fonctionne que grâce au morceau de Moby choisi pour l'occasion. Cette histoire de Nomades est complètement absurde et indigne de la série, on croirait voir les Êtres de lumière de Charmed ! Toute la vérité avait apporté une conclusion idéale à la mythologie de la série, Délivrance apparaît a contrario comme une façon d'expédier les affaires courantes sans audace ni imagination avant les changements majeurs de la saison 8.

18) La morsure du mal (Signs & Wonders) - Épisode 9

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Un nouveau loner animalier, certes un peu au-dessus des exécrables Malédiction et Chien et Loup mais sans grand intérêt. La morsure du mal fait bon usage des serpents, mais son contexte d'églises protestantes égarera le spectateur français. L'intrigue est linéaire et sans saveur, les personnages caricaturaux. Kim Manners fait malgré tout du bel ouvrage et dynamise l'ensemble avec son talent habituel. Le twist final est ridicule et désespéré. On peut passer son chemin.

17) Nicotine (Brand X) - Épisode 18

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Le plaisir des séries à la longue durée, c'est qu'un accessoire, dans ce cas la marque favorite de tabac de L'Homme à la cigarette et que l'on retrouve également plus succinctement dans d'autres séries du studio FOX, peut se voir dédier un épisode complet. Nicotine est inégal, l'histoire se traîne et ses aboutissants en sont trop vite révélés. Son aspect le plus intéressant (le FBI s'attaque à une très grande entreprise) est survolé. Dans les points plus positifs, on notera l'excellente performance de Tobin Bell, l'un de ces seconds rôles d'exception qu'on a toujours plaisir à voir et qui trouvera la gloire peu de temps après avec la série Saw. On appréciera aussi la morale subversive : c'est en fumant quatre paquets par jour qu'on restait en vie ! On apprécie également toujours la présence renforcée de Skinner, même si on a l'impression qu'il est là pour pimenter des épisodes faibles. 

16) Existences (All Things) - Épisode 17

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Le visionnage d'Existences laisse perplexe. Gillian Anderson nous fait son Robert Hossein, en réalisant, écrivant et interprétant (elle apparaît dans chaque scène) ce nouveau loner hors-série.  A la réalisation, malgré quelques lourdeurs et des effets trop appuyés (avec en apogée la révélation dans le temple bouddhiste ridicule), Gillian Anderson s'en tire correctement. Au détour de ses plus beaux cadrages, on sent tout de même l’oeil de Kim Manners qui l'a fortement assisté sur le tournage.

L'erreur fatal de Gillian Anderson est d'avoir voulu publiciser ses propres convictions new age et bouddhistes, et ce en total contradiction avec le parcours spirituel du personnage. L'épisode se laisse malgré tout regarder grâce au magnétisme de Gillian Anderson et quelques scènes fortes, comme lorsque Scully s'improvise en patronne des urgences. Il a aussi le mérite de formaliser que malgré la persistance de sa volonté contradictoire avec Mulder, Scully croit bien en l'existence de phénomènes paranormaux et inexpliqués ; annonçant ainsi la dynamique de la saison suivante. C'est aussi avec toujours beaucoup d'intérêt qu'on plonge également dans le passé de Scully, même si cette liaison avec un ancien professeur paraît difficilement crédible.

15) Orison (Orison) - Épisode 7

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Orison nous propose la suite du brillant Le fétichiste de la saison 2. Son inoubliable personnage Donnie Pfaster méritait qu’on y revienne. Pour notre plus grand bonheu,r son interprète Nick Chinlundest revient et réalise à nouveau une performance époustouflante. On regrette qu'Orison se soit un peu perdu dans des considérations religieuses, l'épisode aurait gagné à recentrer l'intrigue sur un duel Scully/Pfaster. Ce qu'il fait finalement dans son dernier tiers, nous réservant un final en apothéose. On retrouve derrière la caméra Rob Bowman dont on ne peut que saluer à nouveau la maestria, insufflant une atmosphère oppressante de tous les instants.   

14) Appétit monstre (Hungry) - Épisode 3

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Vince Gilligan propose un nouvel exercice de style en inversant la perspective habituelle et nous mettant à la place du monstre de la semaine. Si l'épisode reste agréable à suivre, bénéficiant de l'habituelle qualité d'écriture de Gilligan et une réalisation aussi élégante que délicate de Kim Manners, il souffre de deux mauvais choix narratifs. Tout d'abord, le Monstre de la Semaine est ici trop fade et terne pour porter pleinement l'épisode.  On comprend que l'idée était de susciter l'empathie du téléspectateur. C’était une fausse bonne idée car, malgré l'excellente interprétation de Chad Donella, ce personnage présent dans chaque scène manque considérablement d'éclat. La deuxième erreur est d'affadir notre duo d'agents, qui même s’ils ne sont ici qu'en arrière-plan aurait gagné à apparaître moins génériques, même si les scènes à la Columbo de Mulder sont plutôt amusantes.

Malgré ces deux écueils, l'épisode a suffisamment d'humour (on retiendra la scène chez les boulimiques anonymes) pour se suivre sans déplaisir. On sent tout de même être passé à côté de ce qui aurait pu être un vrai classique de la série, à l'image des exercices de style précédents tous relevés avec brio. On reste donc sur sa faim.

13) Millennium (Millennium) - Épisode 4

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En préambule, je n'ai vu que quelques épisodes de la série Millennium , mon avis exclut par conséquent tout l'aspect conclusion à Millennium que cet épisode est censé apporter, je juge cet épisode comme un loner X-Files

Les fans sont triplement à la fête avec cet opus : il offre le dernier classique du bestiaire attendu dans la série les zombies, il apporte une conclusion à l'autre grande série de Chris Carter MillenniuM et se termine par un baiser de nouvelle année entre Mulder et Scully, un moment précieux attendu depuis 7 ans. Que demande le peuple ? Le seul regret est son intrigue franchement sommaire. Le pseudo fond religieux ne fait pas illusion longtemps et on se retrouve ici avec un scénario proche d'un jeu vidéo Resident Evil, avec en apothéose un shooting de zombies ! On avait connu Vince Gilligan et Frank Spotnitz plus inspirés, ils sont à mes yeux parmi les meilleurs auteurs de la série.

Il y a d'ailleurs une étonnante distorsion avec la réalisation, elle joliment sophistiquée. Le plus gros atout de cet épisode est un Lance Henriksen imposant et charismatique. On reconnaît les grands acteurs à leur capacité à transcender des scénarios souvent inégaux, il fait ici le job avec panache et élève considérablement le script, souvent idiot admettons-le. En ce début de saison, Duchovny et Anderson paraissaient un peu atones et détachés. Face à ce grand acteur, ils se reprennent et donnent ici une de leurs meilleures performances. Si on peut comprendre la déception qu'a représenté pour les puristes de MilleniuM cet épisode final, les néophytes qui s'attendaient à un simple loner passeront eux un bon moment.

12) Hollywood (Hollywood A.D.) - Épisode 19

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Nouvelle contribution de David Duchovny à la série après le sympathique Le grand jourHollywood ne manque pas d'attraits et propose des dialogues riches en humour. On regrette que Duchovny ne se soit pas concentré seulement sur la mise en abyme intéressante à la Scream 3 du film dans la série. En effet, les deux premiers tiers de l'épisode s'attardent inutilement sur une intrigue à la sous Da Vinci Code sans intérêt et peu crédible. L'épisode décolle dans son dernier tiers avec une succession de scènes cultes et hilarantes : la rencontre avec Tea Leoni et Garry Shandlin, la scène split screen dans la baignoire avec apparition de Skinner et la danse des zombies concluant l'épisode. Si le reste de l'épisode avait été du même acabit, aucun doute qu'il aurait accédé au panthéon des X-Files, mais cela met bien trop de temps à arriver. Dommage.

11) Maitreya (First Person Shooter) - Épisode 13

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That's entertainement ! s'exclame Mulder en fin d'épisode. En effet, voilà un épisode aussi franchement idiot qu'indéniablement divertissant. Ne nous le cachons pas, Maitreya ne fait pas honneur au côté premium de X-Files entre son aspect porno soft et sa violence de série B. L'épisode assume son côté nanar et donne dans le ton de la parodie. Riche en humour, il donne lieu à quelques images chocs, comme Maitreya en Lara Croft sadomaso dans la scène d'introduction ou une Scully surarmée toute droit sortie de Call of Duty. 

Surprise, on retrouve Chris Carter derrière la caméra et il s'en tire très bien, retranscrivant parfaitement l'aspect vidéoludique et décontracté de l'épisode. Malgré sa mauvaise réputation, Gillian Anderson compte même Maitreya parmi ses épisodes préférés.  Toute l'équipe semble s'amuser dans ce délire vidéoludique. On appréciera également la présence renforcée des lone gunmnen en investisseurs mal avisés.  Enfin, la morale est certes un peu facile, mais le sexisme dans les jeux vidéo reste toujours tristement d'actualité. Par contre, on se serait tout de même volontiers passé de la conclusion pseudo philosophique de Mulder qui paraît complètement hors sujet. 

10) Chance (The Goldberg Variation) - Épisode 6

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Chance souffre de quelques clichés (la mafia, l'enfant malade) et sa dernière partie est prévisible, il reste toutefois un épisode léger appréciable. Toutes les scènes où les catastrophes s'enchaînent rappelant la saga Destination Finale sont remarquables. Nous avons aussi la joie de retrouver Willie Garson (déjà aperçu dans Corps Astral), le deuxième acteur avec Nicholas Lea à avoir interprété deux rôles différents dans la série. Il excelle dans ce rôle de chanceux malgré lui, causant le chaos autour de lui. Dans sa composition, il apporte beaucoup d'humour au rôle et contribue grandement au succès de l'épisode. David Duchovny et Gillian Anderson semblent s'amuser beaucoup et leur joie est communicative.

9) Coup du sort (Theef)  - Épisode 14

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Coup du sort est un épisode old school rappelant les premières saisons, nos agents dégainent même leurs parapluies ! Doux souvenirs de Vancouver... Malgré sa trame linéaire et prévisible, Coup du sort permet à la série une vraie démonstration de son savoir-faire : réalisation excellente, interprétation remarquable, effets spéciaux spectaculaires et atmosphère étouffante. On revient ici à la sorcellerie et au vaudou, la scène de meurtre aux micro-ondes est mémorable. Après Mystère vaudou, Scully est de nouveau victime de la magie noire dans un final haletant où l'instant de quelques minutes elle perd la vue. Coup du sort bénéficie grandement de la patte de Vince Gilligan, coauteur de l'épisode avec John Shiban, dans les dialogues, ainsi que de la présence de Billy Drago. Oui, Coup du sort manque cruellement d'originalité mais l'exécution est faite avec un tel panache qu'il reste plaisant à visionner.

8) Chimères (Chimera) - Épisode 16

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X-Files chez les Desperate Housewives ! Cette chronique acide et amusante de l'American Way of Life entre guerre de classes et secrets d'alcôve ne manque pas de piquant. Il n'est pas sans rappeler Bienvenue à Arcadie.  Chimères démarre comme un loner des plus classiques et on craint au départ un nouveau loner animalier. Au contraire, l'épisode ne cesse de surprendre et de s'améliorer tout au long. Il se suit comme un whodunnit haletant jusqu'à son rebondissement final inattendu. L'interprétation de Michelle Joyner dans le rôle de Ellen Aderly, la femme au foyer frustré qui a force d'intérioriser sa colère a développé bien malgré elle une rage incontrôlable, est étonnante. Malgré sa réalisation sans éclats, voici un de ces loners solides, typiques des X-Files, qui avait tendance à se raréfier ces dernières saisons. 

7) À toute vitesse (Rush) - Épisode 5

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L'épisode fait pleinement honneur à la belle tradition des adolescents dégénérés dans la série. Ils nous ont donné des loners mémorables comme Coup de foudre ou Âmes damnées. Nous avons ici affaire à un épisode de pur divertissement qui exploite pleinement son thème et donne lieu à une débauche d'action et d'effets spéciaux impressionnants. La scène finale avec l’effet bullet time est sublime. Généreux en humour et riche en rebondissements, À toute vitesse est représentatif de ces épisodes sans prétention exécutées avec brio et se consommant avec gourmandise. Un seul petit écueil, en dehors de sa parfaite maîtrise des effets spéciaux, la réalisation de Robert Lieberman apparaît un peu générique. Chris Carter n'ayant pas dû le rappeler ensuite, c'est sa seule et unique contribution à la série.

6) Doubles (Fight Club) - Épisode 20

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Chris Carter s'en tire brillamment pour sa première incursion dans le comique, un genre dans lequel X-Files a développé un véritable savoir-faire maintenant. Doubles est une variation comique réjouissante autour d'un thème particulièrement prisé dans les séries fantastiques. Riche en personnages loufoques, cette fantaisie romantique rappelle parfois Le roi de la pluie de la saison précédente. Cet épisode est bâti autour de la comédienne/humoriste Kathy Griffin célèbre aux États-Unis mais quasi inconnue en France, une figure controversée qui a sûrement contribué à polariser la critique américaine autour de cet épisode. Certes, l'épisode est parfois répétitif et n'évite pas quelques facilités, mais il mérite bien mieux que sa réputation.   Enfin, je le souligne rarement car son travail est toujours de qualité mais la musique de Mark Snow m'a particulièrement plu dans cet épisode et participe grandement à son succès.

5) Requiem (Requiem)  - Épisode 22

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Aucune prise de risques pour ce dernier épisode de la saison, on retrouve avec délice les personnages clés de la mythologie. Le salmigondis religieux du début de saison a été heureusement mis aux oubliettes et Chris Carter revient aux valeurs sûres avec un Homme à la Cigarette, aussi affaibli que déterminé à relancer la conspiration ! On est en terrain connu, mais l'épisode riche en action et en rebondissements reste un pur délice. L'alliance de circonstances avec Alex Krycek et Marita Covarrubias ne manque pas de piquant.

Multipliant les références aux épisodes précédents et bouclant la boucle avec le pilote de la série, Requiem a clairement été fait pour faire plaisir aux fans. La seule surprise reste la belle place laissée à l'émotion avec des scènes fortes entre nos deux agents. Leur relation est enfin formalisée, Mulder et Scully d'habitude bien chaste se montrent ici très tactiles l'un envers l'autre. Sa révélation finale est un brin trop soap opera à mon goût, mais la performance de Gillian Anderson lui donne une vraie puissance émotionnelle.

4) Maleeni le prodigieux (The Amazing Maleeni) - Épisode 8

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Il y a toujours un certain mépris pour les épisodes plus légers de X-Files et pourtant ils n'en sont pas moins virtuoses. Maleeni le prodigieux, froidement accueilli par la critique, en est un exemple. L'épisode est un émerveillement de chaque instant. Cette exploration de l'univers des magiciens dans les X-Files rappelle Faux-frères siamois de saison 2, avec ce même ton caustique et ce côté Monk amusant. L'épisode multiplie volontairement et plutôt habilement des choix narratifs audacieux avec une intrigue aux multiples tiroirs. Gillian Anderson et David Duchovny ont l’air d’avoir pris beaucoup de plaisir au tournage de cet épisode, et les tours de magie de Mulder donnent lieu à quelques moments shippers savoureux.

3) En ami (En Ami) - Épisode 15

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En ami propose un duel au sommet entre Scully et L'Homme à la cigarette. Écrit par l'interprète de l'Homme à la cigarette, cet épisode démarre comme une véritable étude de caractère, volontairement faussée car le personnage restera à jamais insaisissable, pour se conclure sur une manipulation dans le plus pur style de notre fumeur préféré. Les dialogues sont brillants et la mise en scène de Rob Bowman fantastique, ce fut malheureusement sa dernière réalisation pour la série.

Malgré ses longs tunnels de dialogues, aucune longueur à déplorer, le duo Scully/CGB Spender électrisant chaque scène. Avec son récit fascinant, cet épisode s'impose sans difficulté comme l'un des sommets de la saison. Un seul regret que la guérison miraculeuse et inexpliquée de Scully en début de saison 5 ne soit finalement pas clairement expliqué, bien que le sujet soit plus qu'effleuré en début d'épisode. On saluera enfin la francophilie des scénaristes de la série qui après Folie à deux et avant Je souhaite nous propose un nouveau titre français : En ami. Il faut dire que le public français leur a toujours bien rendu !

2) Je souhaite (Je souhaite) - Épisode 21

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En dépit de sa conclusion attendue, voici un pur bijou de créativité et d'humour. A son crépuscule, la saison 7 qui fut certainement la plus expérimentale de la série offrait un écrin idéal autour du thème des souhaits et des génies. Nous avons ici le plaisir de retrouver l'autre maître des X-Files Vince Gilligan, non seulement au scénario mais également, et ce pour la première fois, à la réalisation.

Au scénario, on retrouve les traits exceptionnels habituels de Vince Gilligan : inventivité de chaque instant nous emmenant de surprise en surprises, dialogues pétillants de drôlerie et un souci permanent de concision et d'efficacité. Derrière la caméra, il offre une réalisation épurée et élégante, qui, si elle ne rivalise pas avec l'atmosphère d'un Kim Manners ou les fulgurances visuelles d'un Rob Bowman, sert parfaitement l'histoire, avec une maîtrise des effets spéciaux remarquables. Paula Sorge excelle dans le rôle du génie désabusé appelant ses heureux élus à une extrême méticulosité dans leurs souhaits. David Duchovny et Gillian Anderson semblent comme nous prendre énormément de plaisir à cette pure fantaisie.

1) Peur bleue (X-Cops) - Épisode 12

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Inspiré par le succès du Projet Blair Witch et précédant la vague du found footage au cinéma d'horreur (Paranormal Activity), Peur Bleue est un de ces nouveaux exercices de style radicaux qui ont toujours réussi à la série. Même si Cops, programme culte aux États-Unis, n'a jamais été diffusé en France, le spectateur français en a vu de nombreux ersatz pulluler sur les magazines d'infos de la TNT et ne sera donc pas en terrain inconnu. 

Peur Bleue est une réussite totale. Mulder et Scully se retrouvent transportés dans l'univers du quotidien des forces de l'ordre américaines, avec ses travelos et ses junkies. La confrontation de nos deux agents fédéraux avec la force de police locale donnait souvent lieu à des confrontations piquantes dans la série, et c'est à nouveau le cas ici. D'une tension permanente, à la fois drôle et effrayant, Vince Gilligan offre un nouveau joyau à la série. On apprécie surtout son souci permanent de concision et d'efficacité, alors que X-Files se perd trop souvent en digressions psychologiques et spirituelles inutiles. Deux scènes cultes à retenir : l'intrusion inopinée de Mulder et Scully lors de la dispute d'un couple et l'autopsie de Scully, avec une Gillian Anderson irrésistible de drôlerie.

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