Classement Saison 7Classement Saison 9

X-Files - Le Grand Classement

Saison 8 - Classement du pire épisode au meilleur épisode


18) Confiance (Three Words) - Épisode 16

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Voici un épisode mythologique de confort, qui joue une partition scolaire pour les X-Files avec des thèmes archi rebattus en cette 8ème saison, laissant s'installer une certaine lassitude. La force de l'épisode réside dans la nouvelle dynamique du trio Mulder / Scully / Doggett. On est ravi de constater que le retour de Mulder ne laisse pas Doggett de côté, bien au contraire. Ce sont les personnages qui font tout l'intérêt d'un épisode bien en deçà de ce à quoi on aurait espéré attendre après le grand retour de Mulder.

17) Patience (Patience) - Épisode 3

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Retour aux loners en petite forme, pour cet épisode à l'intrigue inutilement alambiquée et aux maquillages grossiers. Cette histoire d'homme chauve souris digne d'une série B aurait gagné á être traitée avec un ton nettement plus parodique, or l'épisode est volontairement dénué de toute touche d'humour. Si on apprécie le retour aux fondamentaux et aux loners classiques, le simple changement de dynamique du duo ne justifiait pas une énième resucée d'un schéma narratif déjà éprouvé par la série.

Le duo Scully/Doggett commence à se mettre en place et constitue l'intérêt principal de l'épisode. D'abord ouvertement réticente et n'hésitant pas à le rabrouer ouvertement, Scully va progressivement laisser son nouveau partenaire prendre ses marques. Gillian Anderson et Robert Patrick font des étincelles et on est surpris d'avoir déjà presque oublié Mulder. Le final tout en symboles est réussi : un deuxième bureau sera installé aux affaires non-classées, la révolution est en marche !

16) Dévoreur d'âmes (The Gift) - Épisode 11

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L'idée de monstre guérisseur était excellente, sûrement l'une des plus enthousiasmantes en ce début de saison, mais son traitement fait que l'épisode passe à côté du grand classique à la La meute qu'il aurait dû être. L'erreur majeur de l'épisode est la présence forcée de David Duchovny dont les apparitions furtives à l'image du double épisode de la saison paraissent purement contractuelles et n'apportent rien à l'épisode.  Pire, cette enquête de Doggett dans l'enquête de Mulder devient prétexte pour justifier l'absence de Scully, une absence qui se fait cruellement ressentir.  La fin complètement absurde avec la mort puis la résurrection de John Doggett en quelques minutes est indigne des X-Files.

J'avais reproché aux épisodes de la saison 8 leurs trames souvent trop classiques. Paradoxalement, avec un sujet aussi fort, le schéma habituel aurait ici permis à l'épisode de fonctionner à plein régime. Tous ces défauts narratifs n'empêchent pas d'apprécier la sublime réalisation de Kim Manners qui donne à l'épisode ses meilleurs moments, on retiendra notamment une scène de cannibalisme toute en suggestion particulièrement efficace. Cette distorsion entre qualité du scénario et qualité de la mise en scène nous laisse sur un vrai sentiment de gâchis.

15) Via Negativa (Via Negativa) - Épisode 7

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La première aventure solo de John Doggett se révèle inégale, malgré un Robert Patrick convaincu et convaincant, portant l'épisode avec panache. Le plus gros problème de Via negativa est la pauvreté de l'intrigue, laborieuse et confuse tout du long, avec une longue séquence de rêve de Doggett, toute aussi gratuite qu’inutile et une absence de conclusion. Le duo John Doggett/Skinner est également une mauvaise idée, les deux personnages sont trop proches et leur duo n'offre aucun dynamisme. On appréciera par contre de revoir Kersh ainsi que la première rencontre Lone Gunmen / Doggett. On notera également la beauté de la réalisation qui évite à l'épisode la sortie de route.   

14) Dur comme fer (Salvage) - Épisode 9

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Dur comme fer nous propose une histoire de vengeance d'outre-tombe d'un humain doté d'un superpouvoir suite à un accident industriel, bref du vu, vu et revu dans les X-Files. Malgré tout le savoir-faire habituel de la série fait son effet et on suit cet épisode sans déplaisir, grâce notamment à la qualité de la réalisation et des maquillages. On aimerait que cette saison 8 se montre plus audacieuse, comme si le changement d'un des personnages principaux avaient amené les auteurs à s'interdire toutes prises de risques.  Malgré leurs résultats souvent inégaux, on regrette les expériences en tous genres des deux saisons précédentes. Le terrain est trop connu et la lassitude n'est plus très loin.

13) À coup sûr (Surekill) - Épisode 8

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À coup sûr est un épisode solide et distrayant, un thriller mâtiné de fantastique rappelant la saison 1 de la série ; un retour aux sources présent depuis le début de cette saison. Étonnamment, ils souffrent des mêmes reproches qu'on pouvait faire aux premiers épisodes de la série, un manque de créativité et une absence d'humour. L'intrigue est particulièrement linéaire et ses rebondissements sur fond de triangle amoureux ne proposent aucune réelle surprise. Comme souvent, c'est la qualité de la mise en scène et l'interprétation qui permettent à cet épisode de se différencier de ce qui aurait pu être un produit télévisuel classique sans grand intérêt.

12) Empedocle (Empedocles) - Épisode 17

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Empedocles est un épisode surchargé mais qui a le mérite de se montrer audacieux. La plus grande réussite de l'épisode c'est le retour gagnant de Monica Reyes, renforçant la relation qu'elle a avec Doggett et amorçant le nouveau couple vedette de la prochaine saison. On est moins satisfait par l'absence totale de résolution, et encore moins d'une quelconque avancée, dans la perte du fils de Doggett. Le thème loner de cet épisode aurait gagné à prendre plus de place. Il est tout juste effleuré et la conclusion nous laisse sur notre faim. A contrario, les scènes de vie du couple Mulder/Scully sont irrésistibles, notamment dans cette saison 8 bien sombre. 

11) Luminescence (Medusa) - Épisode 12

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Les histoires liées aux menaces virales donnent souvent d'excellents épisodes au rythme nerveux dans la série, on se souvient de Contamination et Nid d'abeilles. Avec son unité de temps, Luminescence s'inscrit parfaitement dans cette lignée et propose un honnête divertissement. Ses bizarreries narratives (comme cet enfant débarquant de nulle part, cette confrontation inutile entre Doggett et Bianco ou son dénouement express) l'empêchent toutefois d'atteindre les sommets des saisons précédentes.

La meilleure idée de l'épisode est de mettre au coeur le duo Doggett/Scully dans une dynamique "la tête et les jambes", les rendant complètement interdépendants tout du long. Cela permet d'apprécier la parfaite complémentarité de ce duo et le chemin parcouru depuis le début de la saison. On appréciera également de revoir deux têtes connues des amateurs de séries TV :  Ken Jenkins (le génial docteur acariâtre de Scrubs) et Penny Johnson Jerald (Madame Palmer dans 24h Chrono). La réalisation belle et enlevée de Richard Crompton confirme que X-Files n'a rien perdu de sa puissance visuelle. La qualité de la réalisation est d’ailleurs une véritable valeur sûre dans cette 8ème saison qui souffre par contre de ses scripts souvent perfectibles. Luminescence en est un parfait exemple.

10) Essence (Essence/Existence) - Épisode 20/21

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Cet épisode final est une bonne surprise. Premièrement, contrairement à la résolution bidon en deux lignes de dialogues du cancer de Scully lors de la saison 5, sa grossesse de Scully est ici au centre du double épisode avec une chasse à l'homme trépidante; en écho à celle de Mulder qui ouvrait la saison. Je ne serais pas aussi sévère qu’Estuaire sur les super-soldats, cela nous donne de nombreuses scènes d'action à la Terminator particulièrement truculentes. Il y a aussi un certain soulagement à avoir une intrigue volontairement simplifiée au maximum, laissant place à un rythme effréné et une tension permanente.

Annabeth Gish fait une excellente performance comme Monica Reyes et mérite ses nouveaux galons pour la saison à venir. La mort de Krycek par un Skinner effrayant de sang froid aux côtés d'un Mulder médusé s'impose comme l'une des scènes les plus mémorables de la série. On regrette la dernière partie du deuxième épisode et son rythme lancinant. L'aspect christique de la naissance de William paraît complètement inutile, d'autant plus que les éléments qui la justifient paraissent pour le moins aléatoires.

9) Espérance/Renaissances (This is not happening/Deadalive) - Épisode 14 / 15

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Après le réussi Chasse à l'homme et l'excellent Per Manum, ce double épisode confirme la bonne tenue des épisodes mythologiques de la saison 8. A l'image de la grossesse de Gillian Anderson pour la saison 2, les problèmes contractuels de David Duchovny qui ont donné lieu à l'enlèvement de Mulder revitalisent la mythologie. On a l'impression que c'est poussé dans ses derniers retranchements que Chris Carter se montre le plus créatif.  

Ce double épisode réussit à plusieurs niveaux : l'introduction de Monica Reyes (une fumeuse ce qui me la rend immédiatement sympathique, de surcroit dans une série américaine), imposer Krycek en nouvel antagoniste de choix en attendant le retour de l'Homme à la Cigarette, couronner l'alliance Scully/Doggett avec de beaux moments d'émotion et le plus essentiel faire revenir Mulder d'une manière satisfaisante pour les spectateurs. On notera aussi le retour bienvenu de Roy Thinnes dans le rôle du guérisseur Jeremiah Smith. Il compte parmi les personnages secondaires les plus marquants de la série. Mais bien évidemment on le fait disparaître le moment où on a le plus besoin de lui! 

La deuxième partie de l'épisode compte quelques faiblesses. La scène d'enterrement de Mulder ne me paraissait pas nécessaire. On comprend qu'elle permet un choc visuel et qu’après une première tentative ratée dans Le baiser de Judas, la série devait pousser encore plus loin le curseur pour essayer de nous faire croire à nouveau à une mort de Mulder. Mais on a l'impression que la partie la moins heureuse de l'intrigue a été brodée dans le seul but de pouvoir justifier cette scène. Cette histoire de mort et de résurrection comme alien sortie de nulle part est franchement ridicule, on avait connu la série bien plus cohérente avec sa riche mythologie. 

L'épisode se conclut sur une belle note douce/amère avec un Mulder n'ayant pas perdu son sens de l'humour face à une Scully bouleversée, alors que Doggett entrouvre la porte pour immédiatement la refermer.

8) À l'intérieur (Badlaa) - Épisode 10

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On craignait le pire : le retour des loners ethniques, sans conteste le pire sous-genre de la série, avec en plus John Shiban au scénario, l'un des auteurs les plus faibles de la série. La surprise n'en est que meilleure car A l'intérieur se révèle être un épisode particulièrement divertissant, malgré les raccourcis et les trous de son intrigue. John Shiban évoque astucieusement l'absence de Mulder, on s'étonnait que le sujet ne soit d'ailleurs jamais évoqué lors de ce début de saison. Le monstre de la semaine se montre particulièrement intrépide et donne lieu à de nombreux moments horrifiques savoureux, la césarienne de Scully en tête. Le son crissant des roues est d'ailleurs un des rares effets sonores de la série qui m'était resté en mémoire. On apprécie aussi que l'intrigue s'écarte des terrains balisés en introduisant deux jeunes enfants qui vont eux-mêmes prendre les affaires en mains, ils seront sauvés de justesse par une Scully plus open mind que jamais.

7) Seul (Alone) - Épisode 19

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Alone est un loner solide qui multiplie les surprises tout du long. Au départ, Alone rappelle l’un de ses épisodes spécial Doggett qui ont parsemé cette saison, puis celui-ci s’adjoint les services d’une fraîche recrue Leilya Harrisson, fine connaisseuse des affaires non-classées. Enfin Scully et Mulder ne peuvent résister à l’appel des affaires non-classées et pointent rapidement le bout de leur nez. Sans compter parmi les pics créatifs des Monsters of the week de la série, l’intrigue est rondement menée et se suit sans déplaisir. Le personnage de Leilya Harrison pimente l’épisode en multipliant les clins d’œil et références aux moments cultes de la série. La scène finale quand Mulder et Scully viennent lui rendre visite et chacun se remémore différemment le dénouement de X-Files le Film est un grand moment de bonheur. 

6) Chasse à l'homme (Within/Without) - Épisode 1 / 2

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Le défi était imposant : continuer la série sans Duchovny et l'installer sur de nouvelles rails pour les années à venir ! En visionnant ce double épisode d'ouverture, le défi est relevé et les apparitions forcées et muettes de Duchovny paraissent même inutiles. Certes les scènes de torture donnent quelques frissons, à croire que l'équipe lui en a vraiment voulu de quitter la série, mais elles n'apportent rien. Grâce au charisme de Robert Patrick, le personnage de John Doggett s'impose facilement et la dynamique à la Clair de Lune avec Scully, en totale opposition avec celle de Mulder, s'avère être un choix idéal. L'acharnement de Scully envers lui, transposant ainsi la position des fans, nous le rend très rapidement sympathique.

Dans les bonnes surprises, on a aussi le retour de Kersh, qui avait marqué la saison 6, et du Bounty Hunter. On est plus circonspect, sur le retour de Gibson Praise, on a l'impression que Chris Carter a pioché aléatoirement dans l'épais catalogue des personnages de la mythologie, sa présence n'apparaissant nécessaire à aucun moment dans l'intrigue. Malgré la réalisation dynamique de Kim Manners, On regrettera également les longueurs inhérentes à ces doubles épisodes d'ouverture, qui comme souvent aurait gagné à être resserré sur un seul épisode.

5) Combattre le passé (Redrum) - Épisode 6

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La saison 8 continue à privilégier l'histoire aux personnages avec cet épisode au concept audacieux et à l'exécution brillante. On se croirait ici dans l'anthologie La Quatrième Dimension avec une pointe de Law & Order pour les cartons annonçant le lieu, le jour et l'heure entre chaque scène. En effet, le duo Scully/Doggett apparaît de manière très succincte et nous vivons toute l'histoire à travers son personnage principal au cœur d'une expérience fascinante : chaque jour qui passe le ramenant au jour précédent.

Un tel concept ne souffrait d'aucune imprécision et si ses enjeux sont volontairement simplifiés, la narration est maîtrisée et on se prend vite au jeu.  Dans le rôle du procureur accusé à tort du meurtre de sa femme, Joe Morton (l'un de ses brillants seconds rôles que la série a toujours l'intelligence de mettre en avant) porte l'épisode avec conviction. On bénéfice également de la présence de l'unique Danny Trejo qui par sa gueule et sa stature apporte toujours un style unique à ses rôles.

4) Invocation (Invocation) - Épisode 5

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Exploitant parfaitement son étonnant postulat de départ (un enfant est retrouvé dans le même état 10 ans après son kidnapping), Invocation est une nouvelle preuve du savoir-faire des X-Files dans le thriller paranormal, un genre où la série excelle constamment. Haletant de bout en bout, Invocation rappelle les meilleurs loners des premières saisons, comme Les Calusari pour le gamin terrifiant ou Schizogénie pour les violences domestiques. L'épisode se montre suffisamment innovant pour continuer à nous surprendre et aboutit à une conclusion réussie rappelant le film Sixième sens. Invocation introduit également brièvement pour la première fois un élément personnel de John Doggett  : la disparition de son propre fils. Pour sa première participation à la série, on saluera la beauté et l'efficacité de la réalisation de Richard Compton. 

3) Per Manum (Per Manum) - Épisode 13

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Puissant, tendu, rythmé, emmené par une Gillian Anderson épatante, Per manum est un épisode mythologique formidable. Per manum nous explique enfin les dessous de la grande révélation du final de la saison précédente : la grossesse de Scully. Le combat de Scully pour regagner sa fertilité propose des séquences fortes avec Mulder, c'est la première fois depuis le début de la saison que la présence de David Duchovny enrichit réellement l'épisode. En plus du drame intime de Scully, Per manum propose un thriller haletant et terrifiant autour de kidnappings d'embryons et renoue avec le ton délicieusement paranoïaque absent de la série depuis la saison 6.

2) Vienen (Vienen) - Épisode 18

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Vienen signe le grand retour des épisodes mythologiques blockbusters chez les X-Files. La plateforme pétrolière est un cadre spectaculaire pour cette intrigue où l'huile noire confirme être toujours une excellente source d'inspiration chez les scénaristes. Le twist en milieu d'épisode rebat habilement les cartes et nous sommes maintenus en haleine du début jusqu'à la fin. A l'image des relations Scully/Doggett en début de saison. L'attitude toujours méfiante et franchement hostile de Mulder envers Doggett contribue à nous rendre ce dernier encore plus sympathique.

1) Un coin perdu (Roadrunner) - Épisode 4

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Certes nous avons perdu David Duchovny pour cette 8ème saison, mais nous avons conservé le meilleur scénariste de la série, l'inégalable Vince Gilligan ! Il nous livre à nouveau un véritable travail d'orfèvre avec cette histoire à l'efficacité redoutable et particulièrement sombre, mix réussi entre Projet arctique et Une petite ville tranquille. Scènes de sauvagerie, tension permanente et ambiance paranoïaque, l'épisode est une réussite de bout en bout, aboutissant sur un final chirurgical spectaculaire. Au cœur de l'intrigue, Gillian Anderson réalise une nouvelle fois un véritable tour de force. L'excellente réalisation de Rod Hardy, sa première pour la série, couronne le succès de ce loner mémorable.

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