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X-Files - Le Grand Classement

Saison 6 - Classement du pire épisode au meilleur épisode


20) Entre chien et loup (Alpha) - Épisode 16

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Un nanar comme la série en avait peu produit ces derniers temps. Avec les ethniques, les loners animaliers sont souvent les moins brillants dans les X-Files. L'intrigue est linéaire, la réalisation mollassonne. Les personnages paraissent hors sujet, que Scully soit jalouse de Karin Berquis paraît complétement délirant comme elle n'a aucun charme et aucune alchimie avec Mulder. Bref, un épisode franchement pénible et hautement dispensable.

19) À cœur perdu (Milagro) - Épisode 18

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Le thème s'annonçait passionnant, avec l'écrin idéal de cette saison 6 où toutes les fantaisies sont permises. La mise en abyme est un grand classique des séries TV, malheureusement l'exécution est ici trop pauvre pour convaincre. Visuellement, l'épisode aurait gagné à être beaucoup plus riche et créatif, notamment pour les scènes contées par l'auteur. Kim Manners, pourtant très inspiré quelques épisodes plus tôt pour Le Roi de la pluie, se contente ici de quelques plans fixes tourbillonnants avec une voix off.

On comprend mal également l'attraction que suscite l'écrivain auprès de Scully, la prestation de John Hawkes peine à convaincre. Globalement, pour un épisode centré sur les pouvoirs de l'imagination, on s'attendait tout simplement à quelque chose de plus imaginatif, ici tout se déroule sans surprises jusqu'à la conclusion. Au-delà de son intrigue terne, il manque également à l'épisode la fougue visuelle qui lui aurait permis de se démarquer.

18) Compte à rebours (S.R. 819) - Épisode 9

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Après un début de saison des plus audacieux, on revient ici à un classicisme pur et dur. A trop embrasser mal étreint, cet épisode veut être trop de choses à la fois pour finalement échouer. On démarre sur un épisode centré sur Skinner, puis celui-ci tombe en arrière-plan, puis on part sur la mythologie, mais tout est à peine esquissé pour aboutir à une conclusion fan service qui même si elle fait son petit effet donne une impression de facilité malvenue. La réalisation alerte et efficace sauve l'épisode du désastre, sans être indigne, il se suit d'un œil distrait mais ne réussit jamais à convaincre.

17) Photo mortelle (Tithonus) - Épisode 10

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Vince Gilligan séduit à nouveau par son audace avec cette intrigue étonnante autour de l'immortalité. Photo mortelle nous permet également de constater l'évolution de Scully qui a maintenant adopté les méthodes peu conventionnelles de Mulder. La saison 6 a en effet la brillante idée de continuer à maintenir nos deux agents officiellement loin des X-Files, et Scully se retrouve adjointe à un collègue new yorkais peu adepte de ses méthodes. On sent que des années de Skinner lâchant la bride lui a donné goût à une certaine liberté dans son travail !

L'atmosphère d’un New York criminogène est parfaitement retranscrite à l'écran. Malgré tout, certaines longueurs sont à déplorer, notamment dans sa deuxième partie où on tombe dans le drame psychologique, souffrant de problèmes de rythme. On saluera comme toujours la qualité des effets spéciaux et une Gillian Anderson épatante qui réussit à nous faire croire à une possible mort de Scully dans un final qui donne des frissons

16) Biogenèse (Biogenesis) - Épisode 22

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On se demandait dans quelle direction Chris Carter allait relancer la mythologie après la brillante conclusion Toute la vérité. Il n'y va pas par quatre chemins : les extraterrestres seraient rien de moins à l'origine de la vie humaine ! Au-delà de l'absurdité de ce postulat, l'intrigue de l'épisode est assez médiocre : le passage Vol au-dessus d'un nid de coucous de Mulder ne convaint pas. Il  y a des tunnels de dialogues et très peu d'action. Les personnages de la mythologie sont à peine présents et l'Homme à la Cigarette ne fait qu'une apparition furtive.

Ce qui rend cet épisode malgré tout plaisant est l'excellente réalisation de Rob Bowman, on ne dira jamais assez que la réalisation sauve souvent X-Files de ces scénarios trop inégaux. Il fait ici un travail formidable et réussit à insuffler un vrai souffle épique à l'ensemble de l'épisode, avec un plan final sublime, rachetant en partie l'épisode. Une semi-déception, cette saison 6 fut formidable de bout en bout et se conclut sur une note tout juste correcte.

15) Brelan d'as (Three of a Kind) - Épisode 20

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On continue avec les séries dans la série avec cette suite de l'épisode Les Bandits Solitaires de la saison précédente. Celui-ci reprend les mêmes qualités et les mêmes défauts que le précèdent, même si il séduit un peu plus. Il a deux gros avantages : la présence renforcée de Scully avec une Gillian Anderson se plongeant à nouveau dans la comédie pour notre plus grand plaisir et le cadre de Las Vegas, une première pour la série. L'épisode sait parfaitement utiliser tous ces décors réels. L'épisode résulte aussi sympathique et anecdotique que le précédent avec une histoire d'arnaque qui n'est pas sans rappeler Ocean's Eleven. Si on déplorera quelques longueurs de ci de là et un déroulement sans réelle surprise, on passe un agréable moment.

14) Le grand jour (The Unnatural) - Épisode 19

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Les aventures de Arthur Dale, la série dans la série, continuent arpès son pilote passablement ennuyeux Compagnons de route découvert lors de la saison précédente. Le grand jour est notable car c'est le premier épisode écrit et réalisé par David Duchovny. Si cela peut apparaître souvent comme des caprices de vedettes qui pour des séries à gros succès passent régulièrement derrière la caméra avec plus ou moins de bonheur, David Duchovny est ici loin de démériter. Sans être parfait, Le Grand Jour est bien meilleur que Compagnons de route. D'abord en étant plus généreux en humour, ensuite car connectant l'histoire à la mythologie classique en proposant un rôle renforcé au Bounty Hunter. 

La faiblesse principale de l'épisode réside dans l'utilisation de ses thèmes américano-américains, auquel le public français reste imperméable. Les États-Unis n'ont jamais réussi à exporter leurs sports, que ce soit le football américain, le basketball et le baseball, ici au centre de l'épisode. Le deuxième thème est la ségrégation raciale durant les années 50, là encore sauf pour les passionnés d'histoire américaine et même si on comprend facilement les grandes lignes, le contexte nous échappe parfois. L'épisode réussit tout de même à atteindre l'universalité dans sa deuxième partie avec cet extraterrestre essayant de transcender son destin. On notera également que les deux seules scènes avec nos héros sont délicieuses, elles sont clairement là pour faire plaisir aux fans et y parviennent facilement avec une Gillian Anderson enjouée.

13) Spores (Field Trip) - Épisode 21

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Une nouvelle Folie à deux pour Mulder et Scully! Spores reprend le concept déjà effleuré dans la dernière et meilleure partie de l'épisode Clic mortel et l'étire sur un épisode complet. Son aspect le plus intéressant est d'apparaître comme un épisode somme, où il est fait écho à toutes les enquêtes menées jusqu'ici. Scully, pas franchement à son grand désespoir, se rend compte que Mulder a toujours raison ! Le concept de l'hallucination est passionnant mais sa complexité nous rend parfois dubitatifs, on a l'impression parfois que nos deux agents partagent une même hallucination, tout cela rend l'épisode un peu trop étourdissant. L'épisode aurait gagné à être simplifié et offrir une meilleure lisibilité aux spectateurs. On saluera la conclusion à deux tiroirs, elle parfaitement claire.  

12) Zone 51 (Dreamland) - Épisode 4/5

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Reprenant les 15 dernières minutes de l'inoubliable La Queue du Diable et l'étirant sur deux heures, Zone 51 est un épisode contrasté. Il remporte au final l'adhésion grâce à l'abattage de David Duchovny et sa guest star Michael McKean. Dans les points positifs, on apprécie de rentrer tout de suite dans le vif du sujet avec un échange de personnalités, grand classique des séries TV, qui s'opère dès la première scène. L'autre bonne idée est que le spectateur continue à voir les personnages réels, une innovation bienvenue permettant aux spectateurs de voir Mulder dans des situations inédites. Toutes ses scènes en père de famille indigne sont d’une irrésistible drôlerie. Michael McKean n’est pas en reste et un formidable numéro d'acteur, toutes ces scènes avec une Scully dépitée sont toutes aussi tordantes. 

Le seul regret c'est d'avoir inutilement étiré ce concept sur deux heures, alors qu'une intrigue resserrée aurait parfaitement tenu en une heure. La deuxième heure est qualitativement très en retrait par rapport à la première. Le concept devient vite répétitif et tourne en rond, sauf la conclusion drôle et émouvante. La conversation entre Scully et Mulder alors convaincus que rien ne sera possible pour inverser le transfert est touchante, elle permet de cerner la profondeur de l'attachement que l'un a développé envers l'autre après leurs six ans de collaboration.
 

11) Bienvenue en Arcadie (Arcadia) - Épisode 15

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Le plus grand intérêt de cet épisode réside dans l'infiltration de Mulder et Scully dans cet ensemble résidentiel. Les voir mimer les jeunes mariés, même si le procédé paraît assez étiré, nous donne une succession de scènes de vies croustillantes. Le deuxième intérêt de cet épisode réside dans sa critique acide de l'American Way of Life et de ses condominiums où on doit finir ses déménagements avant 18h, expérience vécue ! L'intrigue devient certes un peu poussive sur la fin et la narration se perd parfois, Bienvenue en Arcadie reste un moment particulièrement agréable.

10) Les amants maudits (How the Ghosts Stole Christmas) - Épisode 6

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La série continue sa gamme des grands classiques du cinéma d'horreur avec ici la Maison Hantée. Point de pièges mortels ici, on est dans une étude introspective de notre duo favori Mulder/Scully. Sur le papier, l'épisode a des ambitions très limitées, se déroulant à huis-clos avec seulement quatre acteurs. On aurait pu tomber dans une désagréable impression de théâtre filmé. Que nenni ! Chris Carter nous prouve à nouveau qu'il est un grand réalisateur et l'épisode échappe à cette critique. A aucun moment, le téléspectateur ne soupçonne que ce fut l'épisode le moins cher à produire de la sixième saison.

En plus de sa réalisation brillante, l'épisode repose sur ses acteurs. David Duchovny et Gillian Anderson excellent à nouveau, entre scènes franchement comiques et celles plus dramatiques. En couple de fantômes aussi manipulateurs que charismatiques, Edward Asner et Lily Tomlin font également des étincelles. Un épisode certes à part, encore un pour une saison 6 novatrice, mais particulièrement ingénieux.

9) Le commencement (The Beginning) - Épisode 1

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Les extraterrestres passent enfin à l’action ! C'était l'un des enseignements majeurs du film : l'évolution de l'huile noire qui ne prend plus seulement le contrôle des hôtes mais devient incubateur. Cet épisode d'ouverture est très habile, réussissant un triple pari : prolonger les éléments amorcés dans la saison 5, faire suite au film et lancer la saison 6. Le déplacement du tournage de Vancouver à Los Angeles est invisible á l'écran À part si vous êtes chef opérateur chevronné, il vous sera même difficile de déceler ce changement. Un début très prometteur pour la  saison 6.

8) Trevor (Trevor) - Épisode 17

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Le seul reproche qu'on peut faire à l'épisode est son schématisme, mais quand on voit des épisodes de cette qualité, on se dit que revenir un peu aux trames habituelles pour cette saison 6 par ailleurs très novatrice ne fait pas de mal ! Porté par une interprétation remarquable et une réalisation grandiose de Rob Bowman, Trevor se consomme comme un thriller palpitant. Cette chasse à l'homme aux airs de slasher est particulièrement savoureuse et multiplie les effets gores avec délice. Symptomatique de toutes les qualités de la série, Trevor en évite également les écueils, aucun problème de rythme à déplorer et pas de grandiloquence ou de spiritualisme déplacé. Certes l'épisode manque d'originalité mais il est d'une telle efficacité qu'on ne peut que saluer sa réussite.

7) Pauvre diable (Terms of Endearment) - Épisode 7

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Après avoir été longtemps un thriller mâtiné de fantastique, X-Files accentue le tournant pris par la série qui devient une série fantastique mâtiné de policier. Cet épisode en est une preuve saillante, un régal d'inventivité avec une idée particulièrement folle : le diable en recherche de normalité ! Le plus étonnant dans cet épisode reste la performance de Bruce Campbell, alors qu'on l'attendait dans un genre comique proche de Evil Dead et tout à fait compatible avec la saison 6 des X-Files, au contraire, l'acteur fait une performance purement dramatique remarquable. 

Pauvre diable profite clairement de la Californie avec sa belle luminosité et ses couleurs chaudes, cela n'empêche pas ses éléments fantastiques de fonctionner. On retiendra les scènes d'accouchement cauchemardesques. Jusqu'à sa surprise finale, l'épisode tient en haleine de bout en bout et s'affirme comme une nouvelle réussite pour cette saison 6 décidément généreuse en loners de haute volée.

6) Agua mala (Agua Mala) - Épisode 13

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Démarrant comme l'un de ces épisodes monstres de série B avec ce ton décontracté que j'affectionne, Agua Mala devient dans sa deuxième partie un huis clos tendu et oppressant rappelant Projet Arctique. C'est une nouvelle pépite pour la saison 6, typiquement le genre d'épisodes qui permet à la série de montrer sa supériorité technique et de bénéficier à plein de son gros budget avec des scènes d'ouragan impressionnantes. A la fois très drôle et ne relâchant jamais la tension, exploitant parfaitement le cadre de la Floride, Agua mala compte parmi les meilleurs loners de la saison 6.

5) Triangle (Triangle) - Épisode 3

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Les exercices de style dans les X-Files sont toujours amusants, car la série étant déjà particulièrement stylisée, cela pousse son créateur à trouver des gimmicks radicaux pour que cela fonctionne. Disons-le tout de go, si Triangle reste une belle réussite et mérite sans rougir sa cinquième place, il n'atteint pas l'excellence de Prométhée Post Moderne. Le procédé de plan-séquence paraît parfois vain, étirant inutilement des séquences et offrant des transitions pas toujours fines. Tout spectateur à peine averti verra assez vite les trucages, comme ces simples fondus au noir pour les séquences dans le bateau. 

Hormis ce point noir, l'épisode demeure enthousiasmant, Chris Carter est à nouveau généreux en fan service. Cette idée de retrouver tous les personnages cultes de la saga dans une dimension alternative est très plaisante, culminant jusqu'au fameux premier baiser de Mulder et Scully, suivi par une gifle culte de cette dernière ! Le plus gros point fort de Triangle, c'est la qualité de sa réalisation. La dernière séquence alternant les dimensions avec des split screens est magistrale. Son second atout c'est son humour, on pense notamment à la deuxième scène où Scully va aller bassiner tout le monde pour obtenir ses renseignements, culminant avec une confrontation mémorable avec Spender. Même si l'exercice de style montre rapidement ses limites, Triangle reste donc une friandise que les fans savoureront avec grand plaisir.

4) Toute la vérité (Two Fathers/One Son) - Épisode 11/12

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Double épisode formidable, l'aboutissement de 6 années de conspiration, un défi relevé avec brio que ce soit á l'écriture ou à la réalisation, les deux meilleurs artisans de la série Kim Manners et Rob Bowman se succèdent. Synthèse impeccable de quasiment tous les éléments développés depuis le début de la série, Toute la vérité conclut avec fracas l'arc de la conspiration, en nous laissant tout de même L'Homme à la cigarette. Au-delà de sa qualité indépendante, il a le mérite de montrer que la mythologie des X-Files est parfaitement cohérente et tous les éléments introduits s'imbriquent parfaitement. Malgré le peu d'action, Toute la vérité se suit avec un plaisir constant car il est riche en surprises et en retournements de situation. Les scènes dans le hangar comptent parmi les images mémorables de la série.

3) Lundi (Monday) - Épisode 14

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Un nouvel exercice de style pour cette 6ème saison innovante, relevé avec brio jusqu'à sa conclusion tragique. Il est amusant de voir que la série s'amuse avec le concept de la journée qui se répète en proposant des légères variations et s'éloignant du côté mécanique du grand classique du genre Un jour sans fin. On apprécie également la cohérence avec la série où c'est la rénovation de Zone 51 qui mène Mulder à sa rencontre fatale. On continue également avec bonheur l'exploration de la vie quotidienne de nos héros. Haletant de bout en bout, sublimement réalisé par Kim Manners, astucieux et intelligent dans son développement, Lundi est un très grand loner.

2) Poursuite (Drive) - Épisode 2

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Ajoutez au duo gagnant Vince Gilligan á l'écriture / Rob Bowman à la réalisation, Bryan Cranston en guest star, et vous aurez l'un des plus grands loners de la série ! Reprenant habilement le concept de Speed (auquel Mulder fait référence), Poursuite vous prend dès le début et ne vous lâche pas jusqu'à la fin. Cet épisode donne droit à deux grands numéros d'acteurs entre David Duchovny et Bryan Cranston. La capacité de ce dernier à rendre éminemment sympathique des personnages détestables force l’admiration, annonçant déjà le futur Walter White de Breaking Bad. Mené tambour battant, cet épisode exploite parfaitement son sujet. On a même le plaisir de voir déjà la relation de Mulder et Scully avec leur nouveau supérieur Kersh se détériorer, le respect de Mulder envers sa hiérarchie étant maintenant rentré dans la légende. Un pur régal !

1) Le roi de la pluie (The Rain King) - Épisode 8

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Cette 6ème saison continue dans le feu d'artifices de créativité et d'originalité avec cette comédie romantique fantastique, bourrée d'humour et de tendresse. Aucun mort à déplorer ici, hormis une vache prise dans une tornade ! Le roi de la pluie bénéficie d'un Kim Manners fort inspiré et proposant un des épisodes visuellement les plus riches de la série. Que ce soit par son interprétation, ses dialogues, ses situations ou la qualité de ses effets spéciaux, Le Roi de la Pluie est une vraie pépite et ravira les shippers. Mon coup de coeur de la saison.

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