saison 4Bonus - Souvenirs de tournage

Les Rues de San Francisco (1972-1977)

Téléfilm + Bilan

 


1. TÉLÉFILM 1992 - RETOUR DANS LES RUES DE SAN FRANCISCO
(BACK TO THE STREETS OF SAN FRANCISCO)

 

sanfrancisco tel

Mike Stone enquête sur deux affaires distinctes : un meurtre atroce et la disparition de Steve Keller, son ancien partenaire.

Alors que le capitaine Stone enquête sur le meurtre sauvage au rasoir d’une femme contrôleur judiciaire, il s’interroge sur la disparition soudaine de son ami Steve Keller, qui n’est pas venu à leur rendez-vous au restaurant. Anne Keller, son épouse, est particulièrement inquiète et Mike Stone dirige les opérations tout en refusant de penser à une issue tragique. Dans le même temps, il observe l’attitude de deux inspecteurs, dont l’un doit passer lieutenant : Sarah Burns, fille de juge et femme aux manières expéditives, et David O’Connor, qu’il favorise car il lui rappelle Keller. Lorsque le corps de Keller est découvert, Stone s’applique surtout à retrouver l’assassin et son ressentiment pour Sarah s’estompe au point qu’elle devient une alliée.

Contrairement à de nombreux films ‘réunion’, celui-ci est plutôt réussi, même si le terme est exagéré vu l’absence de Michael Douglas. En tout cas, tout fan se doit de l’avoir vu, car il reste dans les lignes définies de la série, dont le tournage s’était interrompu quinze années auparavant. A noter qu’il n’est fait à aucun moment mention de l’inspecteur Robbins, un signe qui se passe de commentaire. Le lieutenant Stone a été promu capitaine et Steve Keller est criminaliste, comme lors de son départ de la police (au début de l’ultime saison). La défection de Douglas est subtilement compensée et l’ensemble s’avère plausible. La musique réorchestrée de Pat Williams est très agréable -  rythmée ou mélancolique -  et la présence de Darleen Carr, devenue une jolie femme mûre, souligne la continuité avec la série. Quant à l’intrigue, elle est plaisante à suivre, avec de nombreuses scènes d’action, comme la fusillade à l’église de l’entame, la poursuite du tueur dans l’entrepôt et le somptueux final.

Malgré quelques bavardages superflus (Sarah dans le bureau de la psychiatre et avec son père juge), le film tient en haleine le spectateur jusqu’au final spectaculaire. Il y a deux enquêtes parallèles, car le tueur, qui a assassiné Keller et qui veut la peau de Stone, a un motif banal, sans complexité d’aucune sorte. Le capitaine fraichement promu délègue une partie des recherches à O’Connor, qui trouve l’identité du tueur avant d’être blessé en sauvant la vie de son supérieur dans une superbe scène. Il était néanmoins nécessaire de greffer une autre histoire, dans laquelle Stone va mettre à jour un lien entre le père de la victime massacrée au rasoir, excellent Paul Benjamin, et un de ses inspecteurs (la confrontation est remarquable).

Karl Malden, 79 ans au tournage, est magistral et son expérience transpire dans chaque scène, particulièrement lors des moments cruciaux concernant Keller : O’Connor révèle à Stone la mort de son ami dans l’obscurité du bureau, le passage émouvant au cimetière et les rêves, dont un extrait de The Thrill Killers, où Keller est gravement blessé. Stone porte dorénavant de larges lunettes mais il n’a pas changé dans ses approches. Il a ainsi beaucoup de difficultés à considérer positivement les capacités de Sarah Burns ; à l’époque, les femmes dans le service actif n’avaient pas encore une place acquise, comme l’a démontré le troisième volet des aventures de Dirty Harry, The Enforcer, une quinzaine d’années plus tôt. 

Ce film agréable, à l’interprétation juste, capture très bien l’esprit de la série et l’histoire permet aux fans d’espérer qu’elle rende impossible toute tentative de récupération pour un remake. 

‘When they found Steve along the pier, I had said he might show up there. Funny how things work out’

o  Le téléfilm a été diffusé le 27 janvier 1992 sur NBC.

o  Michael Douglas fut soi-disant approché pour reprendre le rôle de Steve Keller, mais l’acteur déclina à cause de son emploi du temps chargé. Il enchaina en effet Shining Through et Basic Instinct. Mais lorsqu’on demandait à Karl Malden si Douglas avait été contacté pour le téléfilm de réunion, il répondait qu’il n’avait pas appelé son ami, car il ne voulait pas le  mettre dans la position délicate d’avoir à refuser. 

o  Le possesseur de la Porsche, qui servit à la série -  une Targa marron métallique 1973, lors des saisons 3 et 4 -, nota dans les commentaires du site TV.com que la voiture sortie de l’eau n’est pas de la même couleur. Néanmoins, Stone dit au policier qui lui donne le numéro de la plaque : "I know the car, where is he going ?"

o  Stone lit dans le bateau le San Francisco Dispatch, journal fictif.

o  Le capitaine Mike Stone a le portrait de Steve Keller sur son bureau : ‘How is the professor ?’ lui dit-il au téléphone, lorsqu’ils fixent rendez-vous pour le restaurant.

o  Le scénariste William Robert Yates avait participé à 77 épisodes de la série, en tant que ‘executive story consultant’, ‘associate producer’ et ‘producer’. Il n’avait été scénariste que sur un seul épisode (Innocent No More).

o  Debrah Farentino (1959), Sarah Burns, a débuté sa carrière dans Hooker en 1984.  Elle eut ensuite des rôles récurrents dans les séries Flic à tout faire et Equal Justice, avant ce téléfilm. Dernièrement, elle participa à Eureka. Elle fut mannequin avant d’être actrice.

o  Darleen Carr (1950) est Jeannie Stone, la fille du lieutenant, dans douze épisodes de la série. Ici, elle est mariée avec des enfants et elle est devenue psychologue.

o  Carl Lumbly (1951), Charlie Walker, a joué dans de nombreuses séries. Il est le détective Mark Petrie dans Cagney et Lacey et Marcus Dixon dans Alias. Comme Paul Benjamin, Lumbly a joué dans L’évadé d’Alcatraz.

o  Paul Benjamin (1938), Henry Brown, est une figure connue du grand et du petit écran. Il commença sa carrière en 1969 dans Macadam cowboy, mais je me souviens surtout de l’avoir vu dans un épisode de Kojak (The Condemned, saison 4) et dans le rôle d’English pour le superbe Evadé d’Alcatraz en 1979 (de Don Siegel avec Clint Eastwood).

o  Ed Vasgersian, le sergent Pasarella, avait joué dans trois épisodes de la série : Harem, Merchants of Death et Underground.

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2. BILAN 

Saisons

Saison 3 = 2,73

Saison 2 = 2,65

Saison 4 = 2,47

Saison 1 = 2,44

Saison 5  = 2,33                    

5 meilleurs épisodes/saison

Saison 1

Act of Duty  – Victime du devoir.

Beyond Vengeance  – Au-delà de la haine.

Trail of the Serpent – La piste du Serpent.

The Thirty-Year Pin – Trente ans de service.

The Takers – Chasse gardée.

Saison 2

For the Love of God -  Pour l'amour de Dieu.

CrossfirePréméditation.

CommitmentCoup monté.

Going Home – Ma maison est une prison.

Betrayed – Trahie.

Saison 3

Letters from the Grave – La mort donne des nouvelles.

License to Kill – Permis de tuer.

Asylum – L’asile.

Mask of DeathMasque de mort.

Endgame – La fin.

Saison 4

Police Buff – Le coup de bluff.

Requiem for Murder – Requiem pour un meurtre.

Dead Air – L’air mortel.

Deadly Silence – Silence mortel.

No Place to Hide – La cachette impossible.

Saison 5

Who Killed Helen French?Qui a tué Helen French?

No Minor Vices – Aucun vice mineur.

Once a ConL'ex-détenu.

The Thrill Killers – Les assassins.

One Last TrickUn dernier tour. 

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Crédits photo : Paramount Home Entertainment.

Images capturées par Denis Chauvet.

Les assassins [1/2] (The Thrill Killers [1/2])