Saison 1Saison 3

Les Chevaliers du ciel

Saison 2



1. ÉPISODE 1



Résumé

A la suite de la mort tragique de Nicole Laugier dans un accident automobile, Michel Tanguy se fait muter à l’EPNER, à Istres, une école pour tester les nouveaux types d’avion.

La critique

On passe du feuilleton à la série. Désormais, chaque histoire, ou presque, constitue une entité indépendante. Avec le passage à la couleur (trois mois seulement après le début du tournage à Dijon du premier épisode de la saison 1) et l’arrivée du compositeur François de Roubaix, la série gagne deux atouts de taille. Mais le scénario de ce premier opus est assez creux. Toute l’équipe de Dijon (Le colonel, Merlet, Mounier, Mercier) passe à la trappe. Il nous est expliqué dans une scène émouvante que Nicole s’est tuée un matin accidentellement en voiture en tombant dans le canal de Bourgogne, une heure seulement après avoir vu Tanguy. Un pneu éclaté, un virage non contourné. Anne (Edith Garnier) est vite amoureuse de l’aviateur, mais ce dernier n’est pas près à s’engager à nouveau. Il n’a pas fait son deuil.

Laverdure, lui, s’évertue à séduire une suédoise. Jean-Michel Charlier, Antoine Tudal et François Villiers, pour ce premier épisode, ont oublié le scénario, et la seule scène palpitante consiste à voir nos deux héros à bord d’un appareil en perdition, alors qu’il manque deux parachutes.

Les infos supplémentaires

Gérard Darrieu (1925-2004) incarne Lurot, le mécanicien de Tanguy. C’est du moins le nom de son personnage au générique, car Santi l’appelle « Bonnard ».

Jean-François Calvé (1925-2014) fut le héros de la série « Les habits noirs ». Il est l’ingénieur commandant Robert Leroux.

Clotilde Joano (1932-1974) a joué notamment dans « Les noces rouges ». Elle incarne l’épouse de Leroux, Micheline.

Edith Garnier, dont la carrière ne dépassa pas 1976, est ici la jolie Anne.

Johnny Hallyday chante désormais au générique « Le ciel nous fait rêver », composé par François de Roubaix.

Anecdotes de Christian Marin

Le comédien me confirma que les tournages avaient lieu dans les lieux indiqués, ici à Istres.

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2. ÉPISODE 2

Résumé

A Istres, Michel Tanguy est chargé d’essayer le « Voltaire », un prototype d’avion à décollage vertical mis au point par Robert Leroux. Mais Tanguy étant en vacances avec Anne, l’ingénieur est sollicité pour  piloter au risque de sa vie l’appareil.

La critique

L’excellente comédienne Clotilde Joano, fauchée à 42 ans par le cancer, apporte un plus incontestable par son métier à la série. Le contraste avec Edith Garnier, moins expérimentée, est évident. Jean-François Calvé est parfait en ingénieur Leroux, tourmenté que son prototype ne soit pas un échec, et devant supporter l’anxiété permanente de son épouse enceinte.

Nous sommes ici dans une histoire très adulte, loin de l’insouciance des intrigues d’espionnage ou des bandes dessinées.

Par rapport à l’épisode précédent, la tension dramatique est flagrante. Tanguy, alerté, remplace Leroux au dernier moment. La démonstration de décollage vertical est tirée d’images d’archives mais impressionnante. On est par contre moins captivé par le suspense de l’avion pris par les rafales de vent. Les gros plans sur le visage de Jacques Santi ne sont pas suffisants. Et ici, la base d’Istres est moins télégénique que celle de Dijon. Les raccords entre la caméra de François Villiers et les stock shot sont également moins réussis.

Les infos supplémentaires

Nouvelle évocation dans cet épisode de la mort de Nicole Laugier.

L’épisode a été tourné à la base aérienne 125 d’Istres.

Les anecdotes de Christian Marin

Christian Marin m’aidait dans le cadre d’un travail de biographie et il aurait été intéressant de joindre Jean-François Calvé. Mais il s’était alors retiré du métier et il ne parvint pas à le contacter.

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3. ÉPISODE 3

Résumé

A Papetee, Tanguy et Laverdure sont venus faire des essais atomiques. Ils retrouvent un ancien de l’armée de l’air, Lantier, qui a ouvert une compagnie de transport par hydravion. Le képala, chef des pembalas, veut saboter les expériences nucléaires.

La critique

Le début de l’épisode est surtout consacré à l’insouciance, la caméra de François Villiers se faisant paresseuse. Christian Marin et Jacques Santi font les pitres au milieu des vahinés. Il faut attendre la cérémonie secrète des Pembalas pour que le suspense s’installe. La réalisation reste impeccable, excepté une scène visiblement faite en studio, très kitsch, de Santi avec une vahiné sur une plage.

Valéry Inkijinoff joue son rôle de façon sobre, sans en rajouter. Il est d’autant plus efficace et propose un « méchant » bien plus réaliste que Monsieur X. Un DC6 ayant été saboté, l’hydravion se porte à son secours. On trouve parfois que l’imagerie carte postale est trop présente au détriment du suspense. La fin, à la différence des deux premiers opus de la saison, se termine sur un cliffhanger.

Les infos supplémentaires

Victor Lanoux (1936-) incarne Lantier.

Valéry Inkijinoff, après Monsieur X, revient à visage découvert dans le rôle du Képala.

Les anecdotes de Christian Marin

Christian Marin m’a confié qu’il adorait imiter Michel Simon, ce qui faisait beaucoup rire ses amis.

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4. ÉPISODE 4

Résumé

Tanguy et Laverdure ont rejoint Mururoa. Un avion espion des Pembalas survole les installations ultra-secrètes de l’atoll d’Hao pour faire des photos. Les pilotes français  le prennent en chasse mais le perdent de vue. Lors d’un vol de routine à Papeete, Laverdure surprend un avion espion. Son appareil est abattu et il est fait prisonnier.

La critique

Armés jusqu’aux dents, les pembalas ne plaisantent pas. La série quitte la fantaisie pour jouer tous azimuts la carte du suspense. Laverdure, assoiffé, emprisonné, n’a plus envie de rire. Nous retrouvons les meilleurs moments de la saison 1, ce qui ne sera pas le cas toujours dans la suite de la série.

On passe du décor paradisiaque à l’enfer. Mais comme il s’agit d’une série d’aventures tout public, Laverdure s’évade vite. La marine fournissant tout un arsenal plus vrai que nature, François Villiers joue sur du velours et nous propose du grand spectacle. On feuillette un bel album d’images. On retrouvera avec moins de bonheur dans l’autre série de Jean-Michel Charlier en 1973 « La mer est grande » cette mise en place de moyens, mais l’aspect fiction fera alors cruellement défaut.

Les infos supplémentaires

Dans les épisodes exotiques, beaucoup d’acteurs amateurs furent recrutés sur place.

Les anecdotes de Christian Marin

Christian Marin ne se souvenait pas de l’époque du tournage de la saison 3 dont la diffusion commença le dimanche 7 décembre 1969. Mais c’était selon lui très longtemps avant, l’ORTF ayant beaucoup tardé à la programmer.

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5. ÉPISODE 5

Résumé

L’hydravion de Lantier nécessite de grosses réparations. Le Képala l’apprend et se fait passer pour un producteur de films sous marins. Il lui propose la remise en état de l’avion et de l’employer. En réalité, il compte se servir de lui pour attaquer la base française et faire sauter la bombe. Lantier est froidement abattu.

La critique

Grande mise en scène, tant du côté de l’armée française que des « pembalas ». On note que le chef sacrifie ses hommes et tente de fuir isolément, ce qui évoque une fois de plus Blofeld comme Monsieur X dans la saison 1. Mais Tanguy lui règle son compte. Lantier, à la différence  du pesonnage de la bande dessinée « Menace sur Mururoa » faite à postériori, s’en tire vivant. Notons que les deux BD « Destination Pacifique » et « Menace sur Mururoa » disposeront d’une intrigue plus longue et construite que la version tv, avec notamment la trahison de la compagne de Lantier, ce qui n’est pas le cas ici où elle tient un rôle mineur.

On atteint là le zénith de la série. Comme on le verra, la qualité va ensuite un peu décliner, progressivement.

Valéry Inkijinoff, tant en Monsieur X qu’en Képala, et plus tard dans « Tang », restera l’un des comédiens ayant marqué l’histoire des grands méchants de la fiction française.

Les infos supplémentaires

Yves Barsacq (1931-) qui fut Wilson dans « Arsène Lupin » (saison 2, succédant à Marc Dudicourt), incarne un ingénieur de Mururoa. Les autres sont des non professionnels (militaires et habitants de l’endroit).

Les anecdotes de Christian Marin

Sans être brouillés, Christian Marin perdit de vue Jacques Santi à la moitié des années 70, pour déjeuner avec lui trois semaines avant son décès.

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6. ÉPISODE 6

Résumé

Tanguy et Laverdure veulent ramener l’hydravion de Lantier resté dans un lagon. Ils tombent en panne sur une île perdue où un japonais se cache depuis 1945, ne sachant pas que la guerre est finie.

La critique

Ce quatrième épisode tahitien est celui de trop. Le scénario est minimaliste. Il aurait mieux valu faire durer et fouiller l’intrigue des Pembalas, ce qui sera fait en 1969 par les albums de BD. On a le sentiment que cet opus a été écrit à la va vite pour profiter du séjour tahitien. Au bout de 15 minutes, il ne s’est toujours rien passé. Nos héros jouent les robinsons et sont bien trop seuls. Ils trouvent un trésor en lingots d’or.

Bref, un épisode que j’ai toujours trouvé raté.

Les infos supplémentaires

Victor Lanoux, contrairement à ce qui est indiqué au générique, ne participe pas à l’épisode.

Les anecdotes de Christian Marin

L’une des premières choses que m’ait dites le comédien en 2006 est que son meilleur ami dans le métier était l’acteur André Falcon.

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7. ÉPISODE 7

Résumé

A Istres, des mesures exceptionnelles sont prises pour transporter une ogive ultra-secrète de téléguidage jusqu’à la base d’expérimentation des Landes.

La critique

Un cycle de sept épisodes (soit jusqu’à la fin de la saison 2) commence avec cet épisode 7 sur le thème des espions étrangers et de leur station de brouillage. On sent que la production tente de renouer avec la saison 1 (organisation secrète, chef que l’on démasque dans le dernier épisode). Il est cependant moins réussi que l’affaire Max/Monsieur X. Si les décors sont moins spectaculaires qu’à Dijon et Tahiti, on est heureux de renouer avec les intrigues d’espionnage.

L’intrigue va nous transporter dans trois épisodes au Sahara et trois aux Canaries.

Les infos supplémentaires

Pascale Roberts (1933-) fut longtemps cantonnée dans les rôles de vamps (« Les femmes s’en balancent », « Ces dames préfèrent le mambo ») mais elle changea son image en 1973 avec la série « Le temps de vivre, le temps d’aimer », dans laquelle elle jouait la directrice d’une entreprise. Ici, en espionne, c’est à la Pascale Roberts première manière que nous avons affaire.

Les anecdotes de Christian Marin

Nous avons brièvement évoqué Pascale Roberts un jour avec Christian Marin. Il ne disait que du bien de ses partenaires et semblait connaître  tout le monde (à mes yeux). Nous parlions d’une autre actrice dont je disais qu’elle aurait été mieux inspirée de tourner la série « Le temps de vivre, le temps d’aimer » (avec Pascale Roberts et Jean-Claude Pascal) qu’une autre série du même auteur Alain Quercy mais moins réussie, « Le Premier juré », dont les producteurs étaient les mêmes. Il a relevé au passage le nom de Pascale Roberts : « Je la connais ».  Et effectivement, ils ont tourné ensemble « Compartiments tueurs » au cinéma et cet épisode des « Chevaliers du ciel ».

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8. ÉPISODE 8

Episode réalisé par Jean Couturier.

Résumé

L’ogive est détournée par une station de brouillage. Tanguy et Laverdure envoyés en mission en Afrique du Nord à Bousfer pour ramener deux avions défectueux. Ils sont aussitôt réquisitionnés pour retrouver l’ogive.

La critique

En 1966, quatre ans après « James Bond contre Dr No », on retrouve une intrigue de station de brouillage radar de fusées. On apprécie énormément dans cette saison 2 la musique de François de Roubaix, qui, après coup, souligne la minceur des thèmes musicaux de la saison 1. Le style inimitable et moderne de De Roubaix s’allie à merveille avec les scènes de suspense. On regrette dans ce cycle le manque de charisme des « méchants » dont les protagonistes changent souvent. Même le colonel de la base de Bousfer, incarné par Jacques Berthier, est moins convaincant que Jean-Claude Michel.

Les infos supplémentaires

Plusieurs albums de BD de Tanguy et Laverdure se dérouleront ensuite dans le sahara (« Lieutenant double bang », « Baroud sur le désert »), mais reprenant seulement le décor du Sahara.

Les anecdotes de Christian Marin

A propos de la réussite dans le métier de comédien, Christian Marin m’a un jour dit : « De mon temps, c’était plus facile qu’aujourd’hui, mais déjà dur. Mais pas autant que maintenant ». Il ne parlait pas que de son métier, mais aussi des difficultés à faire publier un ouvrage auquel il avait grandement participé.

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9. ÉPISODE 9

Réalisation reprise par François Villiers.

Résumé

Tanguy et Laverdure, en plein désert rocailleux, sont cernés par les espions étrangers avec l’ogive. Laverdure a été blessé.

La critique

Si en soit refaire un arc sur l’histoire de l’ogive et des espions de la station de brouillage radar n’était pas une mauvaise idée, on trouve en revanche que cet épisode est là pour tirer à la ligne. C’est moins spectaculaire, pas de prouesses en avion, unité de temps et de lieu. Christian Marin s’essaie aux effets comiques en imitant une conversation à deux pour duper les espions, pendant que Tanguy part donner l’alerte. Il faut reconnaître que les scènes nocturnes en plein sahara ne sont pas spécialement télégéniques. Le long périple de Tanguy dans le désert est un peu lassant.

Les infos supplémentaires

Jacques Berthier (1916-2008), le colonel, a tourné de 1942 à 1996. On l’a beaucoup vu à la télévision « Aux frontières du possible », « Les brigades du tigre », « Commissaire Moulin » mais aussi au cinéma : « Mayerling », « Coup de force à Berlin », « Les trois mousquetaires » version 1961.

Les anecdotes de Christian Marin

Christian Marin n’était pas optimiste sur la durée d’une carrière de comédien, citant Pierre Fresnay « Le comédien est un sculpteur de neige ». Il ne faisait pas allusion à son cas mais à des partenaires de comédie tombés dans l’oubli.

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10. ÉPISODE 10

Tant que les épisodes sont réalisés par François Villiers, je ne signale pas le nom du metteur en scène.

Résumé

Tanguy est capturé par des nomades, lié par des cordes et traîné derrière un chameau. Laverdure n’a pas un meilleur sort : il est battu et laissé ligoté dans le désert par les espions parachutistes ennemis. Tanguy tente de convaincre une jolie bédouine de le libérer.

La critique

On a l’impression que les choses traînent en longueur. Le Sahara est réellement utilisé là où d’autres séries auraient été filmées en studio.

Les tractations entre les espions et les touaregs n’en finissent pas, ces derniers demandent une rançon énorme : un fusil mitrailleur, des balles, de l’argent. Pendant ce temps, Maria, la bédouine, libère Tanguy qui s’enfuit en chameau mais tombe dans une tempête de sable. Il faut attendre la vingtième minute pour que Tanguy puisse déclencher un feu qui est repéré par l’armée de l’air.

Un épisode moyen, où l’ennui nous gagne parfois, les scènes privilégiant les décors et le réalisme au détriment du rythme.

Les infos supplémentaires

Alain Mottet (1928-) incarne ici le chef des espions étrangers. Il fut Flambart en 1967 dans la première série de « Vidocq » avec Bernard Noel, et joua également dans « Dernier domicile connu », « L’armée des ombres », « Ripoux contre ripoux » au cinéma.

Les anecdotes de Christian Marin

Outre les conversations téléphoniques, l’amitié avec le comédien laisse aussi des témoignages écrits : le 5 janvier 2009, il dit « Les années passent et si le flot emporte le flot, il reste la merveilleuse émotion des premiers jours où l’artiste s’imprime dans votre esprit, dans votre cœur, pour y faire fleurir plus tard la fleur de nostalgie de ces deux compagnons disparus trop tôt et que les médias ont si injustement négligés, oubliés » (Référence à Jacques Santi et Muriel Baptiste).

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11. ÉPISODE 11

Résumé

La station de brouillage radar semble se situer dans les Canaries. Tanguy et Laverdure sont envoyés à Ténérife. Ils rencontrent Goya, un agent secret espagnol. Et retrouvent leur ancien instructeur de Dijon, le commandant Gassin, devenu aviateur civil, qui est menacé de mort.

La critique

Avec cet épisode, le suspense et l’action reviennent et rendent la trame du dernier cycle de la saison 2 plus passionnante qu’au début. Jean-Pierre Aumont  en commandant Gassin ne fait qu’une apparition (cet opus) et se fait très vite tuer. A noter que s’il est question de son personnage comme instructeur à Dijon de nos héros, nous ne l’avions pas vu dans la saison 1. Cette-fois, on ne se contente pas des décors certes superbes, le trio Charlier-Tudal-Villiers a tissé une intrigue d’espionnage ingénieuse avec poursuites en voiture, plusieurs morts (inhabituel dans la série) et l’on retrouve la verve feuilletonnesque de la saison 1. Les pitreries de Laverdure sont certes toujours présentes mais secondaires, et ne servent que de lien entre deux scènes d’action. On ne s’ennuie pas une seconde. L’ambiance espionnage réussit mieux à la série que les épisodes réalistes trop documentaires.

Les infos supplémentaires

Une grande figure du cinéma dans cet opus : Jean-Pierre Aumont (1911-2001) dans le rôle du commandant Gassin, ancien instructeur de Tanguy et Laverdure à Dijon. Parmi ses films citons « Le lac aux dames » (1934), « Hôtel du nord » (1938), « Lili » (1953), « La nuit américaine » (1973). Avec François Villiers qui met en scène cet épisode, il a fait des films « Hans le Marin » (1949), « Le puits aux trois vérités » (1959), des documentaires : « Croix de Lorraine en Italie » (1944), « Hollywood sur Seine » (1951) et les dialogues de « La verte moisson » (1959).

Goya est incarné par Milo Quesada (1930-2012) qui tourna de 1954 à 1976, dans entre autres « La fille qui en savait trop », « La dixième victime », « Tires encore si tu peux ».

Claudia Gravy (1945-) tourne toujours, avec plus de 125 rôles à son actif. Vedette de cinéma et de télévision espagnole, on a pu la voir dans « Les deux beautés » (1969), « Du plomb sur Dallas » (1970), ou encore la série TV « Les chevaux du soleil » (1980). Elle interprète le rôle d’Inès.

Inès a fait la connaissance de Tanguy et Laverdure aux sports d’hiver dans une aventure passée que nous n’avons pas vue dans la série.

Episode tourné à Puerto della Cruz et dans les environs.

Les anecdotes de Christian Marin

Jean-Pierre Aumont et Christian Marin partageaient la même passion pour le comédien Michel Simon.

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12. ÉPISODE 12

Résumé

Tanguy et Laverdure enquêtent sur la compagnie privée « Vulcan Airlines » et leur chef Banco qu’ils soupçonnent de ravitailler la station de brouillage des espions. Lors d’un survol d’une montagne, Laverdure repère l’antenne de brouillage mais les espions la démontent aussitôt.

La critique

Suite de l’épisode précédent, parfois un peu décousue, mais pleine de séquences spectaculaires. Christian Marin est un peu sollicité pour alimenter en humour un épisode qui sans cela se prendrait trop au sérieux. La scène de la découverte de l’antenne de brouillage radar est impressionnante, les moyens sont là. « Les chevaliers du ciel » est une série qui mérite vraiment d’être vue par les nouvelles générations comme signe d’une qualité française télévisuelle perdue depuis. Les comédiens (Henri Gilabert, Cesar Torres, Gisèle Grimm) valorisent cet opus et font oublier un scénario qui comporte quelques lacunes vite effacées. Nos héros sont sur le point de terminer en pleine forme cette seconde saison. Il manque seulement un devil mastermind à la hauteur. On passe un très bon moment, et l’on note au passage de nouveaux thèmes composés par François de Roubaix pour les scènes d’action.

Les infos supplémentaires

Henri Gilabert (qui incarne Banco) est devenu célèbre avec un spot télévisé en 1974 : «En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ».

Cet épisode sur les chaînes étrangères s’appelle « Canaries » (1, 2 et 3).

Attitude inhabituelle de Tanguy avec une espionne qu’il gifle et brutalise.

Gisèle Grimm qui interprète Juanita, que Laverdure tente d’éblouir dans cet épisode, a tourné des années 50 à la fin des 90 (« Léon Morin prêtre »,  « OSS 117 se déchaîne », « Les galettes de Pont Aven » et est apparue dans de nombreuses séries télévisées (« Les cinq dernières minutes », « Maigret » version Jean Richard, « Julie Lescaut »).

Cesar Torres, qui incarne Nono, pilote radio navigateur de Banco, a joué à la TV dans « La Brigade des maléfices » (épisode « Les dents d’Alexis »), « Les compagnons de Baal », « Gorri le diable », et au cinéma  dans «Estouffade à la Caraïbe », « Sous le signe de Monte Cristo ».

Les anecdotes de Christian Marin

Au début de cet épisode, dans un cabaret, Christian Marin chante. Il a sorti sept 45 tours comme chanteur fantaisiste de 1962 à 1973.

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13. ÉPISODE 13

Résumé

Banco dispose d’une seconde antenne dans les Canaries. Avec l’aide de Goya, Tanguy et Laverdure continuent leur enquête au sein de la « Vulcan Airlines ». Deux pilotes de la compagnie, Dixon et Vanderling, sont soupçonnés d’être ceux qui ravitaillent les espions.

La critique

Henri Gilabert n’est pas José-Luis de Villalonga ni Valéry Inkijinoff, et pas vraiment à la hauteur du chef des espions étrangers. Nono/Cesar Torres est à peine plus convaincant. En revanche, mention très bien aux deux « agents secrets » espagnols Inès et Goya, parfaitement à l’aise, et qui évidemment permettent le démantèlement de la seconde antenne de brouillage, intrigue qui durait depuis l’épisode 7 et dont le téléspectateur, à moins d’être très attentif, ou de revoir la série plusieurs fois, oublie des péripéties en cours de route.

Les volcans survolés par Nono et Tanguy où se trouve la station de brouillage rappellent un peu le James Bond « On ne vit que deux fois » et cet opus a le charme suranné des années soixante. Personne ne croit à l’idylle « définitive » entre Inès et Tanguy, et une fois nos héros rentrés en France, on les dirige sur Istres pour tester des avions à géométrie variable.

Cette fin est presqu’aussi réussie que celle de la saison 1. On a eu notre lot de dangers, de parties de rires, de jolies filles et de suspense avec les chevaliers du ciel. Encore une fois, les décors naturels ajoutent un plus indéniable à la série.

Les infos supplémentaires

Russ Moro (qui incarne Dixon) a joué dans « Magnum Force » avec Clint Eastwood (1973), mais aussi « Le couteau dans la plaie », « Paris brûle-t-il ? », et la série « Cécilia Médecin de campagne ».

Marc Laurent (Vanderling) a très peu tourné : « Trois enfants dans le désordre » (1966), « L’étranger » (1967).

Episode tourné à Fuerte de Ventura.

Les anecdotes de Christian Marin

Christian Marin regrettait les droits des photos au coût prohibitif qui empêchent d’écrire des ouvrages sur les séries françaises. Dans sa lettre du 6 janvier 2012, il écrit : « Je comprends combien on peut être découragé au sujet des droits photos que l’INA impose à qui veut faire revivre des artistes disparus et qui de leur temps alimentaient par leur talent et leur succès, sans le savoir, les granges de la banque de l’INA . C’est triste, oh oui ! »

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Images capturées par Patrick Sansano.