Saison 6Saison 8

L'Homme de fer

Saison 7



1. AUTEUR DE COMPOSITION
(CONFESSIONS FROM A LADY OF THE NIGHT)
 



Scénario : Shawn Mallory. Réalisation: Don Weiss

Résumé :

Dacier est accuse par un magazine à scandales d’avoir provoqué la mort d’un homme. Le journal menace de révéler aussi la vie privée de l’inspecteur.

Critique :

Cette avant-dernière saison commence avec un changement : il y a désormais un pré-générique qui montre quelques séquences chocs (des extraits) que l’on verra dans l’opus.

Ce premier épisode est plutôt agréable. On cherche à innover. Les décors sont assez insolites (une immense propriété en plein air, villa avec piscine et court de tennis). L’épisode se présente comme un rébus. Tandis que Fran et Ed inspectent la villa d’un certain Perkins, Dacier découvre la femme derrière le scandale, Agatha Mott (Dorothy Malone). L’affaire remonte à six ans en arrière bien que les faits n’aient jamais été montrés dans la série.

Pour la première fois, la vie intime de Robert Dacier est évoquée, une femme prétend avoir été sa maîtresse. Mais lorsqu’il la rencontre, elle admet avoir menti et parle d’un amant.  L’homme était marié à une femme riche et laide interprétée par Jeanne Cooper.

Notons le ratage des scènes de flash-back, dans lesquelles l’actrice Dorothy Malone est censée avoir six ans de moins, ce qui est à l’image impossible. Nous sommes en septembre 1973 et l’actrice a le même visage, visiblement le même âge, que six ans avant. Jusqu’à la coiffure qui est identique.

Le personnage du lieutenant Reese prend tellement d’importance que Johnny Seven aurait mérité d’être au générique. Le point faible de cet épisode est de vouloir le relier (à postériori) au pilote. Il n’a jamais été question durant six saisons de cette infirmière Agatha.

Don Mitchell en Mark est parfois trop décontracté dans des tenues aujourd’hui très kitsch.

Le téléspectateur le moins attentif devine avant Dacier qui est le coupable, le comédien (spoiler) se dissimulant derrière des postiches évidents. Une bonne histoire policière sans être géniale. Pour une fois, on nous évite les faux extérieurs de San Francisco, ce qui est appréciable, non que l’épisode ait été tourné sur place mais surtout en intérieurs et dans la grande villa.

Anecdotes :

  • Dorothy Malone (1925-) est célèbre pour Peyton Place. On l’a revue notamment dans  Basic Instinct,  Ecrit sur le vent,  Le grand sommeil .

  • Jeanne Cooper (1928-2013) était Katherine Chancellor dans Les feux de l’amour.

  • Agatha Mott aurait été, si l’on en croit cet épisode, l’une des infirmières qui était au chevet de Dacier dans le pilote, en 1967, quand il est devenu invalide.

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2. LE BEAU-PÈRE
(MURDER BY ONE)

Histoire de David H. Vowell. Adaptation : David H. Vowell et Sy Salkowitz. Réalisation : Alexander Singer.

Résumé :

Un jeune homme est supposé s’être suicidé, étant contre le remariage de Liz, une amie de Fran. Celle-ci culpabilise car elle a fourni l’arme à Liz.

Critique :

J’adore Elizabeth Baur, j’aurais pu en être amoureux, mais force est de reconnaître qu’elle est la comédienne la plus mal habillée de l’histoire de la télévision, du moins dans cette série. A chaque épisode, c’est pire. Des tenues de grand-mère. Elle est pourtant très jolie, mais on dirait que sa costumière a appris son métier en achetant une pochette surprise !

L’épisode abandonne le pré-générique du précédent. Il repose sur les épaules d’Elizabeth Baur et privilégie la psychologie au polar. Je dois dire que la comédienne joue sur du velours, avec un script écrit à sa mesure. Elle est vraiment talentueuse et donne corps à ce drame. Encore une fois, il est bien dommage qu’une série dérivée Fran Belding n’ai pas germée dans l’idée des producteurs. Elizabeth aurait assuré !

Ici, elle éclipse tous ses partenaires, y compris un Clu Culager pourtant bon comédien et assez connu. Il ne manque à l’interprète de Fran qu’une garde robe, et son talent est d’autant plus remarquable puisqu’elle la fait oublier par son jeu impeccable.

On quitte malgré nous le genre policier pour la tragédie et le drame psychologique. Dacier pense que le jeune Donny (la victime) a été tué et ne s’est pas suicidé.

Raymond Burr tente en Dacier de mener son enquête habituelle, mais Elizabeth Baur lui vole toutes ses scènes. Mark et Ed sont assez peu présents. Le réalisateur donne de nombreux moments à Elizabeth pour mener à la fois l’enquête et tenter de réconforter son amie. Par contraste, une scène (assez longue) entre Mark et Dacier nous apparaît ennuyeuse.

Alexander Singer promène sa caméra dans de riches villas, et nous propose de belles images. Lorsque Raymond Burr tente de reprendre les rennes de l’entreprise, il montre les limites de son talent de comédien. L’affaire du chantage envers le beau-père Frank Clinton (Clu Culager) est le seul point faible de l’opus (avec les moments où Elizabeth Baur est absente !).

L’épisode était parti pour obtenir la note maximale, mais l’absence de Fran ou du moins la perte de son rôle prédominant fait baisser la qualité de l’ensemble. En voulant sur le tard revenir au pur policier, l’épisode perd un peu de sa puissance. Les explications finales sont tirées par les cheveux, dommage.

Notons que le réalisateur tente des fondus enchaînés qui nous laissent perplexe, on voit en transparence un personnage (le coupable) pendant que Burr et Mitchell donnent leurs conclusions.

Les chansons, qui sont envahissantes dans les deux premiers épisodes de cette saison, ne vont pas devenir une habitude, on l’espère, car c’est assez agaçant.

Anecdotes :

  • Clu Gulager (1928-) a tourné de 1963 à 1968 dans la série Le Virginien.

  • Mark se laisse conduire dans la fourgonnette par son chef qui a pris le volant !

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3. LE TIGRE
(IN THE FORESTS OF THE NIGHT)

Histoire de Cy Chermak. Adaptation : Adaptation : Michael Butler et Christopher Trumbo. Réalisation : Russ Mayberry.

Résumé :

Il y a dix ans, Robert Dacier a eu une liaison avec la belle Alexandra Hughes. Dacier l’a quittée car c’était une voleuse. Il la retrouve préparant le vol du objet précieux japonais lors d’une exposition à San Francisco.

Critique :

Voilà un épisode atypique au rythme lent, contant une romance qui s’étale dans le temps. Lorsqu’ Alexandra a appris l’attentat qui a rendu Dacier invalide, elle ne l’a pas appelé malgré l’envie qu’elle en avait. Le retrouvant dix ans plus tard, leur amour est intact.

L’histoire d’amour est crédible, et Dana Wynter pour sa seconde et dernière apparition dans la série après L’ombre d’un doute (saison 3) où elle jouait un autre personnage, est convaincante.

On a davantage de mal à croire l’ex lieutenant de police Dacier amoureux il y a dix ans laisser se préparer le casse sans tenter d’empêcher sa dulcinée retrouvée de le commettre.

On voit beaucoup le commissaire Randall (Gene Lyons, dont ce sont les dernières apparitions avant son décès), qui trouve à son goût Alexandra, mais est marié. Par contre, l’équipe habituelle Fran, Ed et Mark est reléguée au second plan.

J’ai pris un certain plaisir à voir cet épisode peu connu qui est davantage romantique que policier.

Les tournages en studio (en arrière plan le Golden Gate avec les amoureux devant un décor filmé) sont assez atroces, mais n’empêchent pas d’autres scènes d’être agréables, avec des intérieurs ou des jardins luxueux.

C’est bien la première fois que Dacier ne dénonce pas une coupable, dérogeant à son devoir. Cet aspect là, par rapport au cahier des charges de la série, n’est pas crédible.

L’épisode aurait pu s’appeler « l’amour plus fort que le devoir », il nous laisse méditer aussi, avec mélancolie, sur le sort d’handicapé de Robert Dacier. Bien évidemment, rien ne peut plus être comme avant, et les amants ne concrétisent pas une nouvelle relation, on trouve même triste et dérisoire le passage où Alexandra demande à Robert de danser avec elle.

Episode qui se regarde sans ennui, et à ma connaissance fut très peu diffusé en France.

Anecdotes :

  • Retour des brefs extraits dans un pré-générique.

  • Richard Loo (1903-1983) qui incarne le conservateur de musée japonais était Hai Fat, commanditaire de L’homme au pistolet d’or dans le James Bond éponyme.

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4. VERS LE CHEMIN DE LA LIBERTÉ
(FRAGILE IS THE HOUSE OF CARDS)
 

Scénario : Sy Salkowitz. Réalisation : Don Weis.

Résumé :

Un avocat que Dacier n’apprécie guère, David Wills, vient le trouver blessé et amnésique.

Critique :

Episode centré sur le comédien James Olson, qui interprète l’avocat amnésique. Si cet acteur est tout à fait crédible dans son rôle, Raymond Burr  semble en retrait. Il joue un Dacier froid et manquant d’humanité.

On a l’impression qu’Olson est concerné par son personnage, prend les choses au sérieux, et captive le spectateur, tandis que Burr et Don Mitchell ne lui renvoient pas la balle. Cela donne une atmosphère désagréable. L’intrigue rappelle la série Mannix et aurait mieux convenu à une enquête de détective privé. Cela m’a évoqué un épisode mémorable de la série avec Mike Connors : La nuit hors du temps, plusieurs fois diffusé en France.

Extrêmement bavard, l’opus s’enlise dans les explications avec l’arrivée de la femme de Wills, Ellen (Lorraine Gary).

Il faut attendre la 23e minute pour retrouver Ed. L’arrivée d’un psychiatre faisant une séance d’hypnose à l’avocat constitue une scène téléphonée. Elle est longuement repoussée, débutant à la 38e minute, et s’avère décevante.

On peut tirer notre chapeau à James Olson pour sa brillante interprétation, sa conviction, alors qu’autour de lui, personne ne semble intéressé par l’histoire. Burr en particulier nous ennuie avec de longs monologues.

Aucune action, de grands discours, on finit par se lasser. On attend des coups de théâtre qui n’arrivent jamais. Lorsque David et Ellen Wills en arrivent à faire devant nos yeux une thérapie de couple, on décroche complètement.

Elizabeth Baur n’arrive qu’à la 35e minute. Pour faire de la figuration. La fin de l’opus avec Ed et Mark en action tente de nous réveiller. Raymond Burr lui se prend terriblement au sérieux. Noah Keen qui incarne le psychiatre n’est pas crédible une seconde. Il s’efface derrière Dacier qui a trouvé un nouvel emploi.

Un épisode soporifique. On aurait aimé mettre deux étoiles pour la performance de James Olson, mais l’ensemble est vraiment trop médiocre.

Anecdotes :

  • James Olson (1930-) a cessé sa carrière en 1990. C’est sa deuxième et dernière participation à la série après le 2e épisode de la saison 5 Tuez-le.

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5. QUI A TRAHI ?
(THE ARMAGEDDON GANG)

Scénario : Larry Brody. Réalisation : Russ Mayberry.

Résumé :

Un savant, Michael Brandon, disparaît un soir alors qu’il allait rejoindre sa femme pour partir en vacances. Pour tout le monde, il a trahi et a rejoint l’URSS. L’homme de fer est seul à penser que ceci est subterfuge et que son rival, le docteur Whitney, est à l’origine de tout.

Critique :

Hors sujet complet. Nous évoluons ici dans le monde de l’espionnage sophistiqué, et le script aurait pu figurer dans L’homme qui valait trois milliards. Joseph Campanella en docteur Curtis Whitney est tellement cynique que l’on devine sur le champ qu’il est le coupable.

Arrivé à la saison 7, le scénariste ne sait plus quoi écrire pour la série. Il nous propose ici une histoire insensée de guerre mondiale évitée de justesse, et le manque de moyens de la réalisation rend l’ensemble ridicule.

Harold Gould, Joseph Campanella et les autres comédiens font ce qu’ils peuvent, mais à l’impossible nul n’est tenu. La fin bâclée ne nous permet même pas de revoir le disparu. On comprend que l’on a condensé en 49 minutes ce qui en nécessitait 90.

Harold Gould est le directeur du centre, Martin Geller, et nous pouvons voir à quoi ressemblaient les ordinateurs géants encombrant des pièces entières en 1973. Mais de son fauteuil roulant, Dacier n’est pas James Bond et empêcher l’apocalypse prévue par deux savants cinglés, outre Whitney un certain Frank Clausen (Ramon Bieri). Cela devient ici surréaliste.

Jusqu’au bout, on se demande où le scénariste veut nous mener. La réalisation nous évite les effets studio puisque nous évoluons dans un centre de recherches et à l’intérieur d’une base militaire (avec des images d’archives).

Qui a trahi L’homme de fer pour nous proposer un épisode aussi insensé ?

Anecdotes :

  • On a vu Ramon Bieri (1929-2001) dans Le mystère Andromède, La ballade sauvage et le convoi de la peur au cinéma, et dans Les envahisseurs à la TV.

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6. LA MAISON HANTÉE
(HOUSE OF TERROR)

Scénario : William Douglas Lansford. Réalisation : Don Weis.

Résumé :

La nièce du commissaire Randall invite des amis dans un manoir hanté. Un couple, Jennifer et David disparaît. L’homme de fer lors de l’enquête s’évanouit dans les airs à son tour. Il se réveille en fait dans une réplique du manoir. Il est en proie à des hallucinations. Il voit un homme volant.

Critique :

Dès le début, l’aspect fantastique ne cadre pas avec la série, trop grand guignol, trop second degré. On n’y croit pas une seconde.

Au bout d’une vingtaine de minutes, on s’ennuie ferme et l’on se surprend à regarder sa montre. Le héros enfermé dans un endroit inconnu et fantastique rappelle l’épisode de Chapeau melon et bottes de cuir : L’héritage diabolique. En infiniment moins bien. Le scénario aurait pu convenir dans une série comme Les mystères de l’ouest, mais ici, cela tourne à la grande farce.

Ed Brown, à partir des plans, décide de faire sonder tous les murs du manoir.

Dacier identifie le fantôme comme un certain Griffith. Ce dernier l’appelle « Sergent Dacier » et l’accuse de l’avoir tué. L’homme de fer comprend qu’il est victime de drogues et d’effets spéciaux hallucinogènes.

Mark est obligé d’éplucher toutes les archives d’un vieux journal « Le San Francisco Globe ». Derrière toute l’affaire, le fils d’un homme, Griffith, que Dacier fit jadis accuser de corruption.

Un épisode vraiment pénible à regarder jusqu’au bout, aux effets téléphonés, bourré de clichés.

Anecdotes :

  • Fran Belding prend des positions alanguies sur un lit du manoir, ce qui cadre mal avec la pudibonderie du personnage.

  • En VF, on parle du préfet Randall et non du commissaire.

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7. L'AGENCE DE PLACEMENT
(THE HELPING HAND)

Scénario : William D. Gordon et James Doherty. Réalisation : Jerry Jameson.

Résumé :

La bonne de Fran, Rosita Roja, est nerveuse. Sa sœur, Teresa, est malade d’asthme.

Un mauvais concours de circonstances va faire soupçonner Rosita d’être l’auteur du meurtre d’un de ses exploiteurs, Stoner.

Critique :

Assommante histoire moraliste sur les immigrantes mexicaines exploitées par une filière de main d’œuvre clandestine. C’est ennuyeux d’un bout à l’autre. Au point que Don Galloway/Ed ne juge bon d’apparaître qu’à la 23e minute. Il semble aussi lassé que le spectateur.

Manichéiste, l’opus se présente comme un pensum soporifique. De plus, c’est très mal joué, malgré la présence de Cameron Mitchell en exploiteur, Fred Graham.

Même la présence de la belle Elizabeth Baur ne parvient pas à égayer ses fans, c’est dire !

Bourré de clichés, l’épisode dont tous les effets sont attendus ne nous étonne guère.

Malade, Gene Lyons en commissaire Randall raréfie ses apparitions. Il ne participera pas à la saison 8. Il est absent ici.

Maria Elena Cordero en Rosita Roja joue vraiment mal. On se demande comment elle fit pour décrocher 19 rôles de 1972 à 1979, son jeu étant tellement catastrophique.

Un sérieux concurrent pour l’épisode le plus ennuyeux de la série. On ne nous évite rien, le prêtre qui s’occupe de la communauté mexicaine, les rebondissements téléphonés, les clichés sur les mexicains. Si la sœur de l’héroïne meurt d’asthme, le téléspectateur lui est menacé de mourir d’ennui.

Un épisode à zapper.

Anecdotes :

  • Cameron Mitchell (1918-1994) est célèbre pour Chaparral.

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8. LA PENTE FATALE, PREMIÈRE PARTIE
(DOWNHILL ALL THE WAY [1/2])

Histoire de Michael P. Butler, Christopher Trumbo et Francine Carroll. Adaptation : Michael Butler et Christopher Trumbo. Réalisation : Don Weis.

Résumé :

Dacier pense que le jeune Jerry Abbott, autiste, a été témoin d’un meurtre, celui du conseiller d’un politicien en campagne. L’homme de fer lui offre les meilleurs soins dans un hôpital. Mais l’enfant est menacé de mort. Tandis que Dacier et Jerry font une promenade en barque, ils manquent être tués par un hors bord. Dacier pense qu’il y a une fuite au sein de la police.

Critique :

Les double-épisodes de L’homme de fer sont rarement des réussites. L’agent électoral tué, Bob Ellis, était sur le point de quitter son chef, Chambers ( Art Metrano) pour son rival politique.

Dacier nous fait ici une petite dépression, repoussant son entourage, envisageant de démissionner.

Cette première partie ne laisse rien augurer de bon. Dacier ne s’occupe plus de rien. Randall voulant envoyer Dacier en vacances, l’homme de fer donne sa démission.

En révélant à Randall qu’il plonge dans la clandestinité, Dacier détruit tout le suspense. Et puis, on n’imagine mal l’homme de fer en Flic dans la mafia ou en Serpico.

Les codes de la série sont bouleversés. Pas pour le meilleur, car on n’y croit pas une seconde. Ainsi cette scène ratée où Dacier loue une chambre à une véritable garde chiourme et se fait traiter comme on ne l’a jamais vu dans la série, tel un chien battu.

Le titre français porte bien son nom, mais c’est la série qui est sur la pente fatale ! En devenant un quasi clochard, Dacier est grotesque. Raymond Burr piètre comédien ne relève pas par son interprétation le niveau.

On ne croit pas une seule seconde à la « décadence » de Dacier même simulée. Sur une musique assez insupportable, on assiste à des scènes de remplissage sans commentaires ni dialogues visiblement destinés à rallonger le métrage.

L’épisode abuse des fondus enchaînés. La scène filmée en studios de Dacier et de l'enfant en bateau avec la mer en fond d'écran est grotesque, irregardable aujourd'hui.

Anecdotes :

  • Roger Perry (1933-) incarne le politicien, Brodie. Il a fait une carrière essentiellement télévisée, mais on se souvient de lui au cinéma dans La chose à deux têtes, comédie de science-fiction.

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9. LA PENTE FATALE, SECONDE PARTIE
(DOWNHILL ALL THE WAY [2/2])

Histoire de Michael P. Butler, Christopher Trumbo et Francine Carroll. Adaptation : Michael Butler et Christopher Trumbo. Réalisation : Don Weis.

Résumé :

Infiltré dans la faune glauque, Dacier se rend dans un journal pour vendre l’histoire de sa vie. Il parle de faire un come-back en ayant des révélations à faire sur l’enquête en cours. Il est apparemment devenu alcoolique.

Critique :

On ne croit guère à ce Dacier en pleine déchéance, qui donne des alibis aux malfrats.

L’équipe pense que le chef va perdre son âme en faisant cette mission et voudrait l’hospitaliser.

Kim Darby, l’infirmière Samantha joue les illuminées avec talent. Don Weis fait tellement de fondus enchaînés que l’on se demande si le DVD n’a pas une anomalie.

Sans Raymond Burr, les autres comédiens formant l’équipe relancent l’enquête et l’on retrouve un peu d’intérêt à suivre cette seconde partie. L’investigation se fait dans l’entourage du commissaire Randall.

A contre-emploi, William Smith en Larry joue les bons larrons. Enfin, il retrouvera vite en fin d’épisode son personnage habituel. Fargas est aussi exubérant que dans Starsky et Hutch.

Malgré quelques bons éléments qui relèvent le niveau, nous sommes loin d’un épisode génial. Le manque de cohérence d’une intrigue écrite à trois mains ne laisse de nous décevoir.

Atteint de malaises, Dacier est en fait empoisonné par une pommade que lui applique l’infirmière Samantha, et envoie le chef dans le coma.

La nature du criminel va en surprendre plus d’un !

La dernière partie de l’opus nous montre un Dacier bien trop vite rétabli et retrouvant ses fonctions habituelles, au détriment de toute crédibilité.

Anecdotes :

  • William Smith (1933-) était Falconetti dans Le riche et le pauvre et Kimo, le successeur de Danny dans l’ultime saison de Hawaii Police d’état. Il incarne Larry.

  • Kim Darby (1947-) qui incarne l’infirmière Samantha  est connue au cinéma pour Des fraises et du sang et à la télévision pour le téléfilm Les créatures de la nuit (Don’t be afraid of the dark). On l’a vue dans l’épisode de Match contre la vie : la fugitive.

  • Antonio Fargas (1946-) qui interprète T.D. Harris était Huggy les bons tuyaux dans Starsky et Hutch.

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10. PYROMANE
(MIND FOR MURDER)
 

Scénario : Judy Burns. Réalisation : Gene Nelson.

Résumé :

Dans un bar, le magicien Arthur Damien, lors de son numéro, prévoit un incendie d’une école avec trois enfants bloqués à l’intérieur, évènement déjà arrivé mais connu de la seule police. Ce Damien a jadis perdu sa femme dans un incendie criminel. Damien a des problèmes d’alcoolisme et n’est pas pris au sérieux par la police.

Critique :

Bien évidemment, Ross Martin capte toute notre attention. Sans faire offense à la mémoire de notre cher Artemus Gordon, il ne force pas ici son talent, nous livrant le minimum syndical.

Suspecté d’être l’incendiaire, Damien est arrêté, mais Dacier croit à son innocence et veut avec lui mener l’enquête. Le magicien pense que l’homme jadis arrêté pour l’incendie qui causa la mort de sa femme n’était pas le vrai coupable.

L’enquête menée de pair par Dacier et Damien est fort peu crédible. L’osmose Burr-Martin ne se fait jamais. Elizabeth Baur en Fran tire son épingle du jeu et vole un peu la vedette à l’invité prestigieux du jour.

Fran est enlevée par un certain Dean Kendall (Burr DeBenning) qui reproche à sa petite amie d’avoir confié à Damien un bijou afin de savoir la valeur de leurs sentiments. Un banal employé d’entretien  (Kendall) serait donc derrière toute l’affaire. On s’attendait à un méchant de meilleure envergure.

Elizabeth Baur mène toute la dernière partie de l’épisode. La personnalité et les motivations du pyromane laissent à désirer. L’opus a une conclusion téléphonée et le téléspectateur reste sur sa faim.

Ross Martin fait un dernier numéro au cabaret en guise d’épilogue.

Anecdotes :

  • Unique apparition de Ross Martin (Les mystères de l’ouest ) dans la série.

  • John Doucette (1921-1994) était le capitaine Andrews dans Coup double, l’autre série de Max La menace Don Adams. Il retrouve ici un rôle de policier, vieil ami de Dacier et de la brigade des incendies.

  • Louise Sorel (1940-)  qui incarne Pat, une amie de Damien, a joué dans l’épisode de Banacek : La croix de Madère et en vedette dans Santa Barbara.

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11. L'HOMME CACHÉ
(THE HIDDEN MAN)

Scénario : William Gordon et James Doherty. Réalisation : Don Weis.

Résumé :

Un jeune soldat, Mike Doyle,  considéré comme mort au Cambodge revient à San Francisco. On lui apprend que son père est mort dans un accident de voiture, mais à l’aéroport, il croit voir son fantôme.

Critique :

On apprend trop vite que le père de Doyle est vivant. Il avait infiltré la Mafia. Désormais, il est l’objet d’un programme de protection de témoins. De ce fait, tout le mystère est éventé, et on peut le reprocher aux deux scénaristes qui auraient pu faire durer le suspense.

L’épisode est une réflexion sur les anciens du Vietnam. Mike a tenu vingt neuf mois en captivité après avoir été considéré comme mort. Parmi les gangsters, les prévisibles Hudson (James Gregory) et Alben (Harold J. Stone) sont infiniment plus crédibles que le jeune Stanley Alexis incarné par Zalman King. Cette grosse erreur de casting ruine toute crédibilité. On aurait envie de mettre deux étoiles pour un scénario tout de même plus élaboré que beaucoup d’épisodes de cette saison, mais ce serait de la complaisance.

Zalman King fait « jeune freluquet » par rapport à James Gregory, et ne se montre vraiment pas à la hauteur lors de la confrontation de la 16e minute. Quant aux scènes face à son « père » joué par Harold J. Stone, c’est la catastrophe. La séquence du pénitencier où Alexis père et fils sont confrontés n’est pas crédible une seconde.

C’est un des derniers tournages de Gene Lyons, malade, et le téléspectateur français qui fut tant habitué des premières saisons se souvient avec émotion du commissaire Randall. Lyons, avec ses grosses lunettes années cinquante, fait partie de l’histoire des séries télé.

Le père soit disant mort réapparaît car il croyait son fils mort, comme tout le monde. Le niveau remonte lorsque l’acteur qui incarne le père du soldat, Warren Kemmerling, rencontre Burr déguisé en garçon d’étage apportant un petit déjeuner.

Lorsque Stone et Gregory échangent au pénitencier où  est enfermé Alben, nous avons aussi une bonne scène.

Mais Zalman King plombe les efforts de tout le monde. Interprétation désastreuse, un autre comédien aurait pu sauver l’entreprise. Lorsque son personnage tue Hudson, accidentellement, on semble voir un  moustique  terrasser un gorille.

L’affrontement final entre Dacier et Stanley Alexis est joué d’avance. Aucun suspense par conséquent.

Anecdotes :

  • Fran a connu Mike Doyle quand il était première classe et était ami de Dacier.

  • Harold J. Stone (1913-2005) était un spécialiste des rôles de gangster, tout comme James Gregory (1911-2002).

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12. LE TRICHEUR
(DOUBLE-EDGED CORNER)

 

Scénario : Richard Landau. Réalisation : David Friedkin.

 

Résumé :

 

Le lieutenant Reese est affligé de ne pouvoir arrêter les auteurs du cambriolage de 100 000 dollars d’un magasin un dimanche où un policier et un vigile ont été tués. L’homme de fer décide de faire appel à un étrange énergumène, Baxter Flynn, un parieur qui aux yeux de sa famille se fait passer pour représentant de commerce, pour résoudre l’affaire.

 

Critique :

 

Le postulat de départ est quelque peu inquiétant : la police de San Francisco n’est plus capable de résoudre les crimes et fait appel à Baxter, un joueur qui doit de l’argent de tous les côtés.

 

 

 

Si j’étais contribuable de la ville de San Francisco, je serai inquiet. Voir la police recourir à un homme comme Baxter pour un résoudre un crime de sang n’est guère glorieux. Alien Garfield, bedonnant, peu attractif, n’est guère crédible en suppléant de la police Baxter.

 

Pour en arriver à concevoir de tels scripts, il faut vraiment que la série soit à bout d’imagination et de souffle.

 

Baxter est l’anti-héros par excellence, sa fille l’appelle par son nom de famille au lieu de dire « Papa », son épouse est d’une naïveté confondante le croyant représentant de commerce et aspirant à une vie plus stable et tranquille.

 

Un joueur de cette carrure interprété par Steve Mc Queen façon L’Arnaqueur serait crédible, mais certainement pas Alien Garfield.

 

Dès lors, qu’attendre d’un tel épisode ? On regrette que Johnny Seven, brillant en lieutenant Carl Reese, ne soit pas crédité au générique de début tant sa présence dans l’équipe de l’homme de fer est pertinente.

 

Dans cet épisode, ce qui est un comble, on voit plus Baxter/Alien Garfield que l’équipe de la série. Une première. Pourtant, rien ne nous permet de voir en héros Baxter.

 

Cette saison est le combat de trop, et pourtant, ce n’est pas la dernière.

 

On a dû mal à se passionner pour le sort ce joueur impénitent qui se met dans de gros ennuis en voulant prêter main forte à Dacier.

 

Le seul bon moment est lorsque le tueur, Matt Miller (Albert Salmi), a besoin d’un alibi et de dire qu’il était avec une « fille ». Seulement, bien qu’Elizabeth Baur soit très jolie, elle est bien trop sage pour être crédible une seconde en fille de mauvaise vie. Ce n’est pas une critique contre cette actrice que j’adore depuis Le Ranch L. Simplement, à contre emploi, elle ne fait pas illusion.

 

J’avoue que le sort de Baxter et de sa famille une fois percé à jour par Miller, qui semble constituer un grand moment de suspense, m’a laissé indifférent.

 

Un épisode consternant !

 

Anecdotes :

 

  • Alien Garfield (1939-) tourne toujours. On va le revoir dans Chief Zabu. C’est avant tout un comédien de cinéma. On l’a vu dans Conversation secrète, Le diable en boîte, Le flic de Beverly Hills 2, La neuvième porte.

  • Le personnage de Matt Morris s’appelle Miller dans la VF.

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13. DETTE DE FAMILLE
(THE LAST PAYMENT)

Scénario : Felton Perry, William Gordon et James Doherty. Réalisation : Daniel Haller.

Résumé :

Pris pour un de ses amis qui l’attendait au restaurant, Mark Sanger fait l’objet d’une agression par deux hommes. Le père de son ami Gilbert avait emprunté de l’argent à la Mafia.

Critique :

Le point de départ est un peu gros : confondre deux noirs de la part des agresseurs, et qui ne se ressemblent pas du tout, relève de l’absurde. Jimmy Lee Gates (Fred Beir) est le « créancier » de 2000 dollars du père de Gilbert Loggins.

Mark décide de mener sa propre enquête. Mais sous le couvert de Dacier, sans que Gilbert soit au courant. Toute la famille, dont la mère de Gilbert, a peur.

Cette histoire est un peu mieux ficelée que les épisodes précédents. On y évolue dans la peur et la violence. Mark dispose d’une nouvelle identité, à l’insu de Gilbert qui se montre peu coopératif.

L’histoire se déroule dans les quartiers noirs. Mark ne tarde pas à mettre la main sur l’un de ses agresseurs, Shuggy  White (Roger Robinson). Il prétend avoir perdu son travail à cause de l’agression.

Côté sociétal, cet épisode de 1973 est resté d’actualité. Mark tente d’infiltrer le gang de Gates. Il se fait d’abord engager comme un modeste pompiste. Il est sous la surveillance constante de la bande.

Le comédien qui joue le mieux est Scatman Crothers qui incarne un personnage pittoresque,  Theodore Jason.

Mark joue un jeu dangereux en menant cette enquête dans lequel Dacier, Fran et Ed le surveillent étroitement afin de faire tomber dans une souricière un usurier, Shepard (Regis Cordic).

Dacier tente de sortir Gilbert de la tyrannie de la peur. Lui veut agir seul, sans l’aide de l’homme de fer.

J’ai trouvé l’épisode tendu et violent. Heureusement, qu’il y  a les moments de détente entre Mark et Jason.

C’est loin d’être un chef d’œuvre, mais au sein de cette saison 7 soporifique, l’opus constitue une bonne surprise. Les scènes sont un peu répétitives. La fin, pleine de suspense, nous rappelle de bons moments. On peut trouver que le gang est infiltré un peu trop facilement.

Anecdotes :

  • Felton Perry (1945-) qui incarne Gilbert, l’ami de Marc, a joué dans Magnum force, Robocop et Dumb and dumber.

  • Scatman Crothers (1910-1986) a joué dans Vol au dessus d’un nid de coucous et Shining, deux films avec Jack Nicholson.

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14. AMI OU ENNEMI
(FRIEND OR FOE)

Scénario : David P. Harmon. Réalisation : Jerry Jameson.

Résumé :

Le sergent Borden et le lieutenant Reese ont saisi un paquet d’héroïne au greffe du tribunal pour la porter au commissariat. A l’arrivée, Reese n’a que du sucre en poudre dans le coffre de sa voiture. Son partenaire Borden meurt alors dans un accident de voiture, dérapant à cause d’un orage.

Critique :

C’est l’épisode de Johnny Seven. Jamais son personnage de lieutenant Carl Reese n’a été au centre de l’intrigue. Seven est un excellent comédien, qui s’est parfaitement approprié son personnage. Il méritait donc cet opus.

Ed s’occupe d’une toxicomane, Cindy (Maria O’Brien). Fran découvre que Borden a acheté un yacht en liquide !

Tout le monde est sur le pont pour laver l’honneur de Reese, excepté Randall. Pour ce dernier, il faut un coupable. Il suspend Reese.

L’enquête de Fran semble accabler le mort (le sergent Borden). Reese s’occupe d’Helen, la veuve de son partenaire (Jean Allison). Elle ignorait que son mari avait acheté un bateau 2500 dollars en liquide. Celle-ci devient une ennemie farouche de Carl Reese car elle le croit coupable et pense qu’il veut salir la mémoire de son mari.

On ne félicitera pas la costumière qui fait porter à Elizabeth Baur des costumes de grand-mère. Elizabeth ne joue pas une drôle de dame, mais quand même ! Ou veut-on nous faire croire que son salaire ne lui permet que se vêtir à la friperie du coin ?

L’héroïne volée va être mise sur le marché, aussi Ed Brown surveille tous les drogués, après Cindy, un certain Tommy (Kenneth O’Brien).

Après un début en fanfare, l’épisode perd son rythme. C’est bien dommage car l’idée de départ était excellente. Reese alors qu’il est suspendu mène sa propre enquête sans autorisation. Il cherche à contacter Delaney, le propriétaire de la drogue (Byron Morrow).

Randall se montre détestable en laissant tomber Reese. Ce dernier est trop vite blanchi (35e minute) et l’intérêt du spectateur baisse. Une fausse bonne idée. L’explication pour laver de tout soupçon les policiers est un peu tirée par les cheveux (une fausse voiture de police).

Byron Morrow en Delaney manque d’épaisseur en bad guy. On tombe ensuite dans la routine avec la traque de Delaney.

On attend toujours les excuses de Randall à Reese.

Anecdotes :

  • Sandy Word (1926-2005) incarne le sergent Borden. On l’a vu au cinéma dans Cujo, Piège en haute mer, Police Academy 2 : au boulot, En pleine tempête.

  • On a vu Maria O’Brien ( ?-) dans La croisière s’amuse, Chips, Magnum, Arabesque, Nash Bridges.  Elle tourne en ce moment et depuis 2011 la série Ave 43.

  • Jean Allison (1929-) qui incarne la veuve de Borden a joué dans Hardcore avec George C. Scott.

  • Mort assez jeune d’un cancer (49 ans), Kenneth O’Brien est surtout connu au cinéma pour L’Arnaque et Y-a-t il un pilote dans l’avion ?

  • Byron Morrow (1911-2006) a fait une longue carrière de 1955 à sa mort. On l’a surtout vu en guest star dans des séries : La quatrième dimension, Les incorruptibles, Rawhide, Le fugitif, Honey West, Perry Mason, Des agents très spéciaux, Max la menace, Les envahisseurs, Ma sorcière bien aimée, Star Trek, Opération vol, Mission Impossible, Le Virginien, Mannix, Kojak, Banacek, Les rues de San Francisco, Cannon, Bonanza, Super Jaimie, La croisière s’amuse, Dallas, La belle et la bête.

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15. DOUBLE AFFAIRE
(TWO HUNDRED LARGE)
 

Scénario : Maurie Goodman. Réalisation : Robert Scheerer.

Résumé :

Alors qu’ils passaient par hasard devant une banque, l’homme de fer et Mark surprennent un cambriolage en cours qu’ils mettent en échec.  Le forfait a été commis par trois hommes. Dacier raisonne celui qui l’a pris en otage, Hardway. Mais il apparaît que l’un des fuyards a tué le troisième comparse.

Critique :

Cette-fois, d’emblée, le sujet de l’épisode est raté. Comme si les crimes ne suffisaient pas, il faut qu’un hold-up tombe sous les yeux de Dacier pendant ses moments de liberté.

Le butin est de 200 000 dollars. Hardway (Paul Burke) refuse de parler. Le complice tué, Barker, l’a été par l’un de ses coéquipiers.

Dacier tente de faire parler Hardway. Il s’agit de trouver le troisième larron, et Hardway déteste la police, il regrette même de ne pas avoir tué Dacier quand il le tenait en otage.

Le troisième homme serait un certain Vince. On comprend mal pourquoi Dacier s’intéresse tant à tirer d’affaire Hardway, jouant les assistantes sociales.

On apprend que Hardway a une fille, Charlene, élevée dans un foyer d’accueil. Charlene est kidnappée et on veut faire dire à Hardway où est le magot. Vince Nicondi est celui qui a monté le coup, finit par avouer Hardway à Dacier. Or, de sa cellule, l’homme ne peut rien faire.

Une sympathie improbable s’instaure entre Dacier et Hardway. L’épisode devient mièvre.

En traquant Nicondi, Ed et Mark le font involontairement se jeter sous les roues d’une voiture. La seule piste est donc perdue.

Ed continue l’enquête dans un bar pour célibataires, auprès d’une entraîneuse, Candy (Barbara Brownell).

Il s’agit de sauver la petite Charlene Hardway. C’est un mauvais garçon, qui en regardant les actualités, a décidé avec sa copine Stella (qui connaissait Hardway) de rafler le magot.

Fran et Dacier trouvent un lien en cherchant chez qui l’enfant a été placé. On a du mal à se passionner pour une intrigue aussi alambiquée.

Stella Tanner (Kres Mersky, actrice au physique ingrat) est la principale suspecte. Le petit ami Rick (Michael Bell) est le ravisseur de Charlene.

La patience de Dacier est mise à rude épreuve par Hardway. J’ai trouvé que Paul Burke jouait faux, qu’il en faisait des tonnes. Habituellement, cet acteur est plus doué, comme lorsqu’il incarne McVane face à Alexis dans Dynastie.

On s’ennuie ferme. Le piège final pour coincer Rick est trop prévisible.

La fin qui montre la petite fille retrouvant son père de famille d’accueil sous les yeux de Hardway sombre dans le mélo. Un épisode vraiment pénible.

Anecdotes :

  • Paul Burke (1926-2009) est surtout connu pour son personnage de McVane dans Dynastie.

  • Barbara Brownell (1944-) tourne depuis 1970. On l’a vue dans Kojak, Monk, Grey’s Anatomy. Son dernier rôle en date remonte à 2015.

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16. CASSETTES PIRATES
(ONCE MORE FOR JOEY)

Scénario : Sam Roeca. Réalisation : Krishna Shah.

Résumé :

Des trafiquants de cassettes audio portent préjudice à un groupe, trois aveugles et un guitariste, Joey. Ce dernier trouve  l’origine du trafic et  est assassiné, électrocuté par sa guitare.

Critique :

Les musicassettes audio ont disparu en France au début des années 2000. Voilà un épisode qui paraîtra bien obscur aux jeunes qui le regarderaient.

En soi, l’épisode est peu attirant. Beaucoup trop de passages chantés, peu de suspense. La mort de Joey (Kip Niven) nous surprend certes. La chanteuse aveugle Nancy Caldwell (Pamela Bellwood) veut quitter le groupe. Elle était la petite amie de Joey. Et l’ingénieur du son aimerait bien le remplacer.

L’homme de fer et son équipe tombent comme un cheveu sur la soupe dans cette intrigue. Logan Deitrich (Paul Hampton), l’ingénieur du son, figure parmi les suspects ainsi que Mo (Geoffrey Deuel), l’un des chanteurs aveugles. L’autre est Willie « Dick » Bonner (Roger Davis). Les enregistrements se passent dans les studios de Max Leonard (Richard B. Schull) et la productrice manager du groupe est une certaine Ethel Manning (Judy Carne).

On assiste à une longue pause où Nancy chante devant une cascade pour se consoler de la mort de son amant guitariste.

Mo, ancien truand tente de draguer Fran. Les choses se terminent mal. Il y a beaucoup trop de personnages.

Ce que je n’ai pas compris, dans cet épisode, est le fait que le groupe commercialise sa production sous forme de cassettes, nous sommes en janvier 1974 et en principe, c’est le disque vinyle la transfert principal d’un enregistrement. Or, ici les masters sont transférés sur des cassettes.

Dacier s’évertue à confondre les pirates. Mais dès que l’on éprouve un peu d’intérêt pour l’épisode, notre élan est coupé par les chansons sirupeuses de Nancy.

Fran et Ed, parcourant les couloirs à la recherche de la source pirate, frisent le grand ridicule.

Les criminels se révèlent de piètre calibre : un marchand de disque et un ingénieur du son.

Un épisode difficilement supportable, avec des chansons geignardes et des mobiles invraisemblables. On se demande ce que l’homme de fer est venu faire dans cette galère.

Anecdotes :

  • Mark, en visite chez un cousin, est absent de l’épisode, et ne revient qu’à la fin.

  • Paul Hampton (1937-) est connu pour Lady sings the Blues et Buttefly.

  • Geoffrey Deuel (1943-) est le frère de Pete Duel, le héros d’Opération Danger. On est surpris par leur ressemblance.

  • Richard B. Schull (1929-1999) a joué au cinéma dans Klute, Splash, et Fais comme chez toi.

  • Pamela Bellwood (1951) était Claudia Blaisel dans la série Dynastie.

  • Kip Niven (1945-) est connu pour Magnum Force avec Clint Eastwood.

  • Roger Davis (1939-)  fut le remplaçant du malheureux Pete Duel après le suicide de ce dernier dans son rôle d’Opération Danger.

  • Judy Carne (1939-2015) a joué dans Les jeux de l’amour et de la guerre.

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17.  LA POUPÉE CHINOISE
(TERROR ON GRANT AVENUE)

Scénario : Arthur Rowe. Réalisation : Arnold Laven.

Résumé :

Un ami de Dacier, Henry Wing, fait appel à lui car son fils est accusé de meurtre dans Chinatown. Bientôt, la tête de Billy est mise à prix 5000 dollars par les commerçants. Dacier enquête avec Laurie Li, une femme-policier d’origine asiatique.

Critique :

Robert Dacier, au fil de sept saisons, a une liste d’amis longue comme un annuaire téléphonique. Celui du jour, Henry Wing (Benson Fong), lui demande d’innocenter son fils.

L’épisode n’échappe à aucun des poncifs sur la communauté asiatique. Le lieutenant Carl Reese s’oppose à Dacier dans cette affaire, étant persuadé de la culpabilité de Billy, accusé d’avoir tué un certain Frank Ching.

Dacier pense que derrière cette affaire se cache une histoire de racket Cette impression nous est donnée lorsque Fran et Ed s’attablent dans un restaurant dont le propriétaire dit ne pas être inquiété mais savoir se montrer compréhensif avec les jeunes chômeurs de Chinatown.

Avec son jeu outrancier, Benson Fong est particulièrement insupportable en père du présumé coupable.

Mark trouve une piste avec une grosse société, Norbeach, qui rachète chacun des commerces qui fait faillite après avoir été rançonné.

Irene Tsu, qui incarne Laurie Li, nous fait une démonstration de karaté pour tirer d’affaire Fran et Ed. Elle s’est infiltrée dans Chinatown en se faisant passer pour une serveuse.

L’enquête se révèle vite ennuyeuse. Les déboires de Dacier devant les initiatives hasardeuses de Laurie nous lassent.

Les hommes d’affaire de Norbeach se servent de Phil Tsang (Mako) pour parvenir à leurs fins.

On trouve un peu invraisemblable que la conscience professionnelle de Laurie, policière infiltrée, aille jusqu’à devenir la maîtresse de Billy Wing.

Les combats de karaté d’Irene Tsu font un peu de cet opus un « Bruce Lee du pauvre ».

Anecdotes :

  • Fran a un rendez-vous amoureux. Sa vie sentimentale est peu évoquée dans la série.

  • Les amis de Billy ont affiché un poster de Mao.

  • Irene Tsu (1943-) semble avoir arrêté sa carrière en 2012.  Elle a joué dans Les mystères de l’ouest, Hawaii Police d’état, Des agents très spéciaux, Hawaii Police d’état, Wonder Woman, Cold Case et au cinéma dans Les bérets verts.

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18. LES TROIS MOUSQUETAIRES
(CLASS OF '40)

Histoire de Richard L. Breen Jr et James T. Surtees. Adaptation : Richard L. Breen Jr, James T. Surtees et Norman Jolley. Réalisation : Barry Shear.

Résumé :

De retour dans sa ville natale pour une fête d’anciens étudiants de la promotion 1940, Dacier est intrigué par la mort suspecte de deux de ses anciens amis et pense qu’il est le prochain sur la liste.

Critique :

Une foule de vedettes de télévision dans cet épisode : les héros de Daktari  et  Chaparral , Anne Francis, mais aussi des comédiens habitués des séries de l’époque comme Jason Evers et Jackie Coogan.

Marshall Thompson, passant de vétérinaire à shérif, détonne un peu. On ne croit pas trop à son personnage.

L’épisode égrène la nostalgie du temps qui passe. Chacun des participants a changé et a accumulé rancœurs et souffrances. Anne Francis en femme trompée, ce n’est pas non plus très crédible puisque c’est une créature de rêve. Son mari dans l’épisode fait une chute mortelle peu après qu’elle ait révélé à Dacier son infidélité.

J’ai trouvé Leif Erickson vieilli par rapport à son rôle de Chaparral.

Dans la première moitié de l’épisode, tous ces invités de ce qui aurait pu faire un double-opus monopolisent l’attention, au détriment de l’homme de fer.

Ce n’est pas la distribution qui fait de ce film un grand cru (quatre étoiles), mais l’excellent scénario, écrit à trois mains. L’épisode, avec les morts successives d’amis de classe du passé, évoque Agatha Christie. Très vite, les deux victimes d’accident se révèlent avoir été victimes de meurtres.

Dacier devenant la cible d’un tueur pour une affaire datant d’autrefois, le téléspectateur est scotché à son fauteuil pour ne pas perdre une miette.

On peut reprocher au titre français d’être un peu idiot, trop français. Diffusé tardivement en France, on peut supposer qu’acheté plus tôt par l’ORTF, il serait resté dans les mémoires.

Elizabeth Baur, c’est un miracle, multiplie les tenues qui la mettent en valeur : robe du soir très longue, puis un bel ensemble bleu avec des lisières rouges.

Les tentatives de meurtre se multiplient : après Dacier, l’ex-entraîneur Lakes.

Pour une fois, dans la série, la nostalgie, le passé de Dacier, ne fait pas artificiel. Tout semble lié à un accident de voiture qui s’est produit en 1940.

Episode peu représentatif de la saison 7 si fade, Les trois mousquetaires est passionnant d’un bout à l’autre. Ted Kelly (Jason Evers) est crédible en amant de Karen Gillis (Anne Francis), suspecté des meurtres et tentatives.

Elizabeth Baur, dans la deuxième partie, a autant (sinon plus) d’importance que Raymond Burr dans l’intrigue en menant l’enquête (piétinant les platebandes du shérif Ames).

Mention très bien au metteur en scène Barry Shear qui nous plonge dans l’angoisse. La confrontation finale Raymond Burr-Leif Erickson restera un grand moment de la série, à une époque où l’on n’en espérait plus rien. Eh puis, la costumière ayant enfin cessé de faire grève, elle nous montre Elizabeth Baur plus belle qu’elle n’a jamais été.

Seule injustice : en 47 minutes, tant de bons comédiens ont forcément des scènes limitées en temps.

Anecdotes :

  • Summerfield est la ville natale de Dacier. Il ne veut plus y revenir depuis la mort de ses parents, chose qu’il confie à Fran.

  • Anne Francis (1930-2011) est célèbre pour le film Planète interdite et la série Honey West.

  • Marshall Thompson (1925-1992) est resté célèbre pour avoir été le docteur Marsh Tracy de Daktari.

  • Leif Erickson (1911-1986) est le héros de la série western Chaparral. Il était l’entraîneur de football de Dacier, Preston Lakes. En VF, il a la voix qu’à Marshall Thompson dans Daktari.

  • Sur une pancarte de la salle des fêtes, nous voyons que nous sommes en 1973. Année qui est aussi confirmée lors du discours.

  • Fran est ravie, à la demande du chef Dacier, de rappeler de week end romantique Ed.

  • Dans le bureau du shérif, on voit un portrait de Richard Nixon.

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19. UN SIGNE DU CIEL
(THE TASTE OF ASHES)
 

Scénario : Dick Nelson. Réalisation : Alvin Ganzer.

Résumé :

Invité chez une vieille amie, Joanna Portmann, celle-ci reçoit une carte postale de sa fille Gail… morte dans un incendie lors d’une fugue chez des hippies quand elle était adolescente. Peu après, Walter, le frère de Gail et fils de Joanna, est assassiné.

Critique :

Episode évidemment embelli par la présence de la superbe Gretchen Corbett. On se demande si c’est la vraie ou une fausse Gail, mais c’est la vraie Gretchen, plus belle que jamais.

Le scénariste y va un peu fort, surtout que la mère ne semble pas affectée, en un jour, de la mort de son fils et de la « résurrection » de sa fille, complètement invraisemblables.

Simon Cole, l’avocat de la famille, est furieux, persuadé que Gail est une usurpatrice. Très vite, cependant, sa probité dans la gestion des comptes de Joanna est mise en cause.

Malgré la présence de Grechen Corbett, l’épisode accumule trop les invraisemblances pour disposer de quelque crédibilité. A l’inverse de l’opus précédent, dès le départ, la mayonnaise ne prend pas et laisse froid le téléspectateur.

Très vite, l’ennui s’installe. On ne dépasse jamais l’incohérence totale du script selon lequel Gail, grièvement brûlée, a laissé identifier une autre personne à sa place.

Gail et son mari sont victimes d’une tentative d’assassinat, et sauvés par Fran. Si l’épisode nous permet de nous régaler avec ces deux merveilles, Gretchen et Elizabeth, le scénario est tellement creux que l’on s’ennuie et regarde sa montre.

Kim Hunter, en jouant au premier degré la mère de Gail, Joanna, ne mimant aucune surprise malgré les évènements, ne fait rien pour améliorer les choses.

La fin en grotesque, en nous sortant d’un chapeau, un coupable sur mesures pour boucler l’affaire.

Mais la plus grosse surprise arrive après l’arrestation de l’assassin (spoiler), et il s’agit de l’identité de Gail. Robert Dacier va agir contre tous ses principes, ce qui est un peu dur à avaler. Cet épisode marque d’ailleurs une première dans la série le concernant. C’est un peu pour cela que j’ai mis deux étoiles. Robert Dacier passant sous silence la vérité (non pas concernant le meurtre de Walter et les tentatives), une vérité qu’il révèle dans l’épilogue, au détriment du cahier des charges de la série.

Nous assistons alors à un second spoiler, sur lequel je ne peux rien dire. Dacier laisse en l’état une situation à laquelle il devrait, en tant que policier, remédier. Vu l’attitude de l’homme de fer depuis 1967 et sept saisons, nous tombons dans l’invraisemblable. Visiblement, on a voulu faire preuve d’innovation, mais là, toutes les limites sont dépassées.

Anecdotes :

  • La carte postale que reçoit Joanna est datée du 21 février 1974.

  • La belle Gretchen Corbett (1945-) est célèbre pour son rôle de Beth Davenport, l’avocate dans 200 dollars plus les frais.

  • L’incendie où  Gail adolescente serait morte a eu lieu le 22 juin 1963.

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20.  DRAME AU CAMPUS
(A DEATH IN ACADEME)

Scénario : Michael Butler et Christopher Trumbo. Réalisation : Russ Mayberry.

Résumé :

Linda, une élève d’un ami d’Ed Brown, Riley MacDane, professeur de philosophie, se suicide. Ed voudrait que Dacier enquête. Mais des tueurs ont mis un contrat sur la tête du professeur.

Critique :

Episode embrouillé. Linda Coletti se suicide en s’ouvrant les veines, après une conversation avec son professeur de philosophie, Riley MacDane. Un homme marié dont elle était amoureuse.

Dans la soirée, quelqu’un tente de renverser mortellement MacDane en voiture.

Grippé, Dacier n’a pas la forme pour mener l’enquête et passe la main à Fran Belding.

Sonia Barrot (Mary Lane) défend le professeur. Son père Reggie (Malachi Throne), estime que sa fille est peut être la maîtresse de MacDane. Il veut le tuer, et lui reproche d’admirer le responsable de la mort de Linda.

L’enquête révèle que Linda avait une mononucléose et un état dépressif. MacDane n’est donc en rien la cause de la mort de la jeune fille.

Un étudiant, David Rosakis (Doug Jacoby), est furieux après le professeur et jure de venger Linda.

L’amitié entre Ed et MacDane est complètement improbable : camarades de collège, ils sont aux antipodes l’un de l’autre.

Le problème de cet opus est de multiplier des personnages très différents, qui ne semblent pas avoir de lien entre eux. Tout cela dans un scénario où l’on a du mal à les rattacher les uns aux autres à une trame.

Linda s’étant suicidée, et n’ayant pas droit à un enterrement religieux, c’est MacDane qui va prononcer un discours lors d’une cérémonie.

On comprend mal ce qu’un tueur de la Mafia vient faire aux funérailles de Linda.

Prix de l’épisode le plus décousu de la série, avec le mobile de criminel le plus invraisemblable, Drame au campus se révèle un désastre et un monument d’ennui. Qu’un entrepreneur jadis en contact avec la mafia veuille tuer l’un des professeurs de sa fille car il l’incite à percer l’identité des parents est le mobile le plus idiot trouvé par les scénaristes depuis le début de la série.

Anecdotes :

  • Fran indique que la grippe asiatique fait des ravages.

  • Malachi Throne était le chef d’Al Mundy dans Opération vol.

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21. LOIN DES YEUX, PRÈS DU CŒUR
(CLOSE TO THE HEART)

Scénario : Pauline Stone et Michael Cosgrove. Réalisation : David Friedkin.

Résumé :

Le chef Dacier a un accident avec son fourgon et percute la voiture d’une jeune femme, Laura Keyes. On découvre qu’elle a une balle logée près du cœur.

Critique :

L’histoire de cette femme qui depuis des lustres a une balle dans le corps nous donne l’impression d’un scénario des plus hasardeux.

L’enquête s’avère laborieuse. Dacier, une fois la balle extraite, essaie de faire un rapprochement avec le syndicaliste Carlos Ortega, car la balle était du même calibre. Mais Laura refuse de parler.

Encore un scénario qui ne tient pas la route. Donald Moffat en mari d’Elizabeth Ashley n’est guère convaincant.

Dacier pense que les auteurs de la tentative de meurtre, qui ont aussi tué Ortega, vont tuer Laura.

Si Elizabeth Ashley joue très bien, l’histoire devient vite ennuyeuse Ed enquête auprès de la veuve d’Ortega.

On ne comprend pas trop où les scénaristes veulent en venir. Le lien entre Laura et Ortega est difficile à trouver.

A vouloir faire trop original, L’homme de fer tombe dans le saugrenu. L’équipe, après avoir soupçonné le mari, s’oriente vers la piste de la mafia du syndicat.

Finalement, le silence de Laura s’explique : elle a eu une liaison avec son patron Mike Purcell (James Luisi), ne sachant pas qu’il faisait partie de la mafia. Quand elle a voulu le quitter, le bandit ne l’a pas supporté.

Une intrigue tirée par les cheveux. Une de plus. Je me suis profondément ennuyé durant cet opus. Laura mentait depuis le début, de peur que son mari découvre qu’elle l’avait trompé.

J’ai trouvé le mari bien compréhensif et indulgent à la fin.

Anecdotes :

  • Elizabeth Ashley (1939-) est surtout connue pour Coma (Morts suspectes) de Michael Crichton. Elle fut l’épouse de George Peppard.

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22. LE CONTRAT
(COME ELEVEN, COME TWELVE)

Scénario : Robert I. Holt. Réalisation : Don Weis.

Résumé :

Ed Brown convoie  un prisonnier, un tueur à gages, Cutter, par avion. A la suite d’une panne, l’avion est obligé de se poser à l’aéroport de Reno.

Critique :

Huis clos dans une auberge abandonnée où Ed s’est réfugié avec son prisonnier, on se croirait dans Les envahisseurs. Pour une fois, cela ne sent pas le décor des studios Universal. En se décentralisant, la série gagne en intérêt.

Le début est passionnant, mais au fur et à mesure que l’épisode avance, l’ennui s’installe.

Cutter (Andrew Robinson) est un jeune roquet arrogant qui n’arrête pas de défier Ed Brown.

Un certain Wilson, chercheur d’or (Bill Zuckert) arrive dans le bar abandonné, mais au lieu d’aider Ed le dépouille de son arme et le menace ainsi que Cutter. Il n’est pas lié à la Mafia. Mais il n’ira pas loin.

Pendant ce temps, Dacier et Mark, avec le shérif local, tentent de retrouver les deux hommes. Un agent de sécurité qui avait conduit Ed et Cutter a trouvé la mort dans un traquenard, un accident de la route provoqué.

L’épisode n’est pas désagréable à regarder. Mais tout est très prévisible.

C’est alors qu’intervient le twist final, un voyageur de commerce à l’apparence innocente, Smithers (David Huddleston) se révèle quelqu’un d’autre que ce qu’il prétend. Tout cela donne à l’épisode une apparence de fin bâclée, car il se passe trop de choses à la fin, alors que nous avons attendu dans l’auberge abandonnée pendant des lustres.

Cette mauvaise répartition de l’équilibre entre début, milieu et fin de l’opus déroute quelque peu le spectateur.

Si Fran, restée à San Francisco, n’a droit qu’à quelques scènes de téléphone, on apprécie en shérif Mayker ce vieux briscard de George Murdock (Cavanaugh, le chef de la compagnie d’assurance tout au long de la série Banacek). Son personnage haut en couleurs est plus intéressant que le chercheur d’or.

On aurait pu avoir un grand épisode à partir de ce script, mais trop de scènes statiques, de moments perdus en bavardages, ruinent l’effet « exotique » de l’ensemble.

Anecdotes :

  • Andrew Robinson (1942-) est également réalisateur, mais semble avoir arrêté toute activité en 2005. Au cinéma, on l’a vu dans L’inspecteur Harry, Cobra et Hellraiser, le pacte.

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23.  MORT EN PLEIN CIEL
(RIDDLE AT 14,000)

Histoire de Ken Kolb. Adaptation : Ken Kolb et Lane Slate. Réalisation : Don Weis.

Résumé :

Dacier, en se rendant avec Mark chez un ami, le docteur Juan Domingo, est victime d’une crevaison. Ed aperçoit en plein ciel un petit avion en difficulté. Le pilote a eu une crise cardiaque.

Critique :

On se serait passé des scènes soi-disant comiques entre le docteur Domingo et un gamin qui veut absolument lui faire soigner son canard. Desi Arnaz qui incarne Domingo est doté en plus d’une voix française ridicule. Cela gâche pour les téléspectateurs de l’hexagone l’opus, puisque ce personnage est l’invité principal.

Nous avons affaire encore à un ami de Robert Dacier. Cette-fois, c’est le docteur Domingo. Walter Blaine, pilote de l’avion, est mort en vol, mais son épouse, Laura (Patricia Smith) réussit, aidée par des conseils radio, à atterrir non sans mal.

Domingo refuse de signer le certificat de décès, car il est persuadé que Walter Blaine a été assassiné. On a drogué son café et vidé sa réserve d’oxygène.

Le lieutenant Mark Cardiff (L Q Jones) insiste pour avoir le certificat de décès et est fort contrarié que Domingo fasse une autopsie.

Wescott (Ralph Meeker), l’associé de Blaine, est particulièrement odieux avec la veuve (Patricia Smith).

Domingo est marié avec une jolie femme, bien plus jeune que lui, Sue (Linda Foster).

Au bout de 30 minutes, on ne voit pas trop où les scénaristes veulent en venir. Le médecin pense que quelqu’un voulait que les Blaine aient un accident. Les suspects sont l’associé Wescott, et le beau-fils, Denny Blaine (Michael Richardson). Ce dernier fréquente Taffy Wescott, belle blonde bien plus âgée que lui (Dolores Dorn). On ne comprend pas pourquoi Dacier l’appelle « Mademoiselle » » puisqu’il sait que c’est l’épouse de l’associé.

Domingo dont la voiture a été sabotée échappe de peu à la mort. On a scié sa barre de direction. Dacier pense que c’est l’œuvre d’un amateur, puisque le médecin conduisait en ville à faible allure (bien qu’il ait été blessé).

Dacier est dépossédé de son enquête que mène Domingo. Le coupable est la personne que l’on soupçonne le moins (spoiler). Pour le coup, j’ai été surpris.

Il faudrait voir cet épisode en anglais pour échapper à la voix française horrible de Desi Arnaz.

Anecdotes :

  • Mark est absent de l’épisode.

  • Juan Domingo est un exilé politique cubain qui s’est enfui des prisons de Fidel Castro.

  • Blaine, la victime, collectionnait les voitures anciennes, ce qui nous vaut de voir toute une série d’automobiles anciennes (devant la maison du défunt).

  • Desi Arnaz (1917-1986) qui fut l’époux de l’actrice Lucille Ball, était un célèbre producteur. Il créa la société Desilu qui produisit Les Incorruptibles, I love Lucy, Mannix, Mission Impossible.

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24. UNE FEMME AUX COMMANDES, PREMIERE PARTIE
(AMY PRENTISS [1/2])

Histoire de Francine Carroll, William D. Gordon et James Doherty. Adaptation : William D. Gordon et James Doherty. Réalisation : Boris Sagal.

Ce double épisode a inspiré une série dérivée avec Jessica Walter, Amy Prentiss, qui fut annulée au bout de 3 épisodes pendant la saison 1974-75.

Résumé :

Sur les traces d’un certain Zino Bates, une femme policier, Lorie Brecken, est battue. Son partenaire Bill Parkins tire sur son tortionnaire. Le chef de la police, Tom Hubard, second du commissaire Randall, étant mis à la retraite pour raisons de santé, son successeur est nommé : le lieutenant Amy Prentiss.

Critique :

Jessica Walter étant l’une des meilleures actrices américaines en 1974, et le cinéma la boudant malgré sa performance dans le film de Clint Eastwood Un frisson dans la nuit, NBC misa sur elle pour un spin off de L’homme de fer dont elle serait la vedette. Afin de tester la série, le double épisode final de la saison 7 serait donc le pilote de la nouvelle série Amy Prentiss.

Malheureusement, l’expérience s’arrêtera au bout de trois épisodes, ce qui est fort dommage, car Jessica Walter, belle, sexy, intelligente, aurait mérité que l’aventure continue.

Infiniment plus talentueuse que Raymond Burr, Jessica Walter domine l’épisode et éclipse tout le reste de la distribution.

L’affaire du jour est la plus importante enquête de drogue. Cela occupe la première partie de cet épisode, qui ensuite se concentre sur Amy.

Mais plus généralement, l’épisode aborde le machisme des policiers qui acceptent mal d’être commandés par une femme. Pour l’occasion, le compositeur Marty Paich  a fait une superbe partition symphonique jamais entendue auparavant dans la série. Amy Prentiss est nommée chef de la police.

Jessica Walter est émouvante dans son rôle. Passant du grade de lieutenant à celui de chef commissaire divisionnaire, elle dégage une humanité, une modestie, qui nous font regretter que sa série spin-off n’ait pas rencontré le succès. Jessica tenait peut-être là le rôle de sa vie.

On voit Amy faire face aux quolibets de ses subordonnés bien décidés à la faire chuter à la première occasion.

Robert Webber, qui incarne le policier Sam Burton alcoolique, fait partie de l’équipe d’Amy. Elle est partagée entre indulgence et sévérité à son égard.

L’épisode se termine sur un cliffhanger.

Anecdotes :

  • Il s’agit du tout dernier tournage de Gene Lyons (Randall) mort le 8 juillet 1974 et qui ne participa pas à la huitième saison.

  • William Shatner suivit Jessica Walter dans la série Amy Prentiss mais le temps d’un seul épisode sur les trois existants. Dans cette série, Johnny Seven revenait mais plus en lieutenant Carl Reese, il devenait le détective Contreras.

  • On voit un portrait de John Fitzgerald Kennedy dans l’appartement de Dacier.

  • Amy Prentiss est veuve d’un Alan mort au service de son pays. Il n’est pas précisé comment.

  • Amy est réputée pour détester les armes à feu.

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25. UNE FEMME AUX COMMANDES, SECONDE PARTIE
(AMY PRENTISS [2/2])

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Histoire de Francine Carroll, William D. Gordon et James Doherty. Adaptation : William D. Gordon et James Doherty. Réalisation : Boris Sagal.

Résumé :

Carl Reese veut demander son transfert car il refuse d’être commandé par une femme. Amy tente de le convaincre de rester. Mais les autres policiers se dressent tous contre Amy.

Critique :

Amy Prentiss a pris ses fonctions et c’est sa première affaire. Elle a tout le monde contre elle à part Dacier. Même Parkins, avec lequel elle s’entendait bien, estime qu’Amy n’est pas à sa place.

Le machisme est parfois caricatural. En Amy, Jessica Walter reste placide.

L’objectif est d’arrêter Richard Darwin, un dealer et proxénète.

Notons que la participation de Robert Dacier et de son équipe est réduite au minimum au profit d’Amy Prentiss dans cette deuxième partie, alors que nous sommes encore dans la série L’homme de fer.

Tous les policiers font des demandes de transfert. Cela entraîne de nombreux bavardages et fait baisser la qualité de l’épisode. Amy risque perdre la moitié des effectifs.

Les hommes n’acceptent pas le dégoût des armes à feu d’Amy. Celle-ci est obligée d’en faire dix fois plus qu’un homme pour être acceptée.

On se rend compte que les choses se passent mal entre Bill Parkins et Amy. « Aucune femme depuis ma mère ne m’a donné d’ordre ». Or, Parkins est accusé de corruption. Et Amy tente de le disculper.

On imagine que le spectateur habitué à la série est complètement déboussolé de voir constamment Amy Prentiss à l’image. Pour ceux qui adorent, comme moi, Jessica Walter, le compte y est, mais on comprend la frustration des fans de Dacier.

Zino Bates reste l’homme à coincer. Pour cela, Amy compte sur le détective Rod Pena (Art Metrano) et  Tony Russell (Steve Sandor). Mais certainement pas sur Bill Parkins qu’elle finit par virer du service. Elle donne son poste à Rod Pena.

On comprend mal que pour son enquête, Amy fasse cependant davantage confiance aux femmes qu’aux hommes, elle qui prône l’égalité et la non discrimination. Elle charge un inspecteur, Irma (Scottie MacGregor) de recruter douze filles pour l’opération contre Bates, et s’appuie également beaucoup sur Joan (Joan Pringle).

Lors de la surveillance du dealer Bates, on revoir Dacier, Fran et Ed, mais c’est un peu insuffisant pour que l’on admette être dans L’homme de fer. A partir de la 39e minute, Dacier et son équipe sont là, mais sans Mark Sanger qui semble avoir quitté le navire.

Il n’y a pas d’épilogue avec l’équipe de Dacier, ce qui est bien la première fois, mais une scène magistrale où les hommes restants d’Amy l’admettent enfin comme leur chef incontestée.

Un très bon téléfilm même si l’on a du mal à faire le raccord avec la série dont il est censé être un épisode.

Anecdotes :

  • Gene Lyons n’apparaît pas dans cette deuxième partie.

  • Carl Reese travaille depuis douze ans dans la police.

  • Le mari d’Amy a disparu dans l’ouragan Hilda en octobre 1964.

  • Aux USA, l’épisode Amy Prentiss fut diffusé en une seule fois, puis rediffusé en deux parties en syndication.

  • L’épisode d’après l’ouvrage « Les grandes séries américaines des origines à 1970 » porte aussi un autre titre  Aka the chief.

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