saison 4Présentation

Belphégor

Guide des épisodes

1.  Le fantôme du Louvre

2. Le secret du Louvre

 

3. Les Rose-Croix

4. Le rendez-vous du fantôme

 


1. LE FANTÔME DU LOUVRE

Résumé

Il y a un fantôme dans le Louvre. Le gardien Gautrais prétend l’avoir vu. Personne n’y croit, mais le lendemain, le gardien chef Sabourel est assassiné. Un jeune étudiant bordelais en physique, André Bellegarde, passionné par cette histoire, se fait enfermer dans le Louvre. Le fantôme manque le tuer mais il est sauvé par le commissaire Ménardier. Celui-ci a une fille charmante. Mais une étrange femme, plus âgée, Laurence, vient séduire le jeune homme.

Critique

Ce premier épisode, de loin le meilleur, est absolument terrifiant. Barma filme une scène façon Hitchcock. Bellegarde penché près de la statue de Belphégor, ce dernier, enfin son « fantôme » apparaissant derrière lui sans qu’il le voit en ombre par terre, la silhouette se découpant par un jeu de lumière en pleine obscurité.

Barma ne nous laisse pas  le temps de réfléchir à  moult situations incohérentes. Il joue la carte de la terreur, avec les moyens de 1965. Aujourd’hui cela fait sourire, mais il traumatisa toute une génération de jeunes spectateurs.

Etonnamment, dès que l’on revient au grand jour, la tension baisse. En fait, l’intrigue policière est moins passionnante car trop rationnelle par rapport à l’aspect fantastique. René Dary, en commissaire Ménardier débonnaire, qui n’arrête pas de sourire, ne semble pas prendre la situation au sérieux. Christine Delaroche en Colette est une débutante et cela se voit. Yves Rénier aussi, mais il s’empare de son personnage avec un aplomb qui est loin de celui de sa partenaire.

Sorti du Louvre et des apparitions du fantôme, l’épisode perd en efficacité. Tout le début est captivant, le témoignage de Gautrais, on voit la scène en flash-back, mais le mystère se dissipe trop vite devant l’enquête policière. On aime moins la suite, par exemple la jalousie de Colette, l’intrusion dans la vie privée de Ménardier, tout cela sonne comme un retour au monde réel, comme si Barma avait voulu jongler entre fantastique et rationnel.

Des indices nous permettent de savoir que nous sommes à l’été 1964. Si la rencontre entre Sylvie (Lady Hodwin) et René Dary dans une villa du Vésinet est un grand numéro de comédiens, on s’éloigne du mystère. Lady Hodwin est une vieille excentrique. Mais en se prétendant complice de Belphégor, on perd de vue la notion de fantôme, de revenant d’entre les morts. La vieille dame parle beaucoup trop, au mépris de toute prudence et cassant l’aspect surnaturel. Cette scène dure trop longtemps et l’on se prend à regretter les images du début. Lady Hodwin qui se surnomme elle-même « Lady Phonographe » est peut être un personnage savoureux, mais son entrée en scène cale mal avec l’aspect fantastique.

René Dary, après Rénier, monopolise l’image dans la seconde partie de l’épisode. Tous les indics de Ménardier sont terrorisés et ne veulent pas parler.

L’épisode, après une pause policière, redevient passionnant lorsque Ménardier retourne au Louvre. Puis l’escapade de Colette avec André et son agression dans un cinéma. Un épisode en forme de yoyo, Claude Barma nous rassure avec le Paris en plein jour pour dès que la nuit revient nous replonger dans la terreur.

Anecdotes

  • Yves Rénier (1942-) commençait une carrière qu’il allait essentiellement continuer à la télévision avec « Les Illusions perdues », « Les globe-trotters » et « Le commissaire Moulin ».

  • Juliette Gréco (1927-) avant « Belphégor » avait connu un grand succès à Hollywood dans « Les racines du ciel » de John Huston, mais sa carrière de chanteuse avait tendance à le faire oublier.

  • René Dary (1905-1974) fut un bébé vedette ! A trois ans, il avait tourné 80 court-métrages muets. Il fut le premier Nestor Burma en 1946 dans « 120 rue de la gare », et après une carrière au cinéma ( « Touchez pas au Grisbi », « Les risques du métier »), il retrouvera un rôle de commissaire dans une série d’épouvante, « Les compagnons de Baal » en 1968.

  • Sylvie (1883-1970) a commencé sa carrière en 1912. Son rôle le plus connu est « La vieille dame indigne » de René Allio en 1965.

  • Paul Crauchet (1920-2012) n’aimait pas la série. Il trouvait qu’elle se prenait trop au sérieux et aurait aimé qu’elle soit plus parodique par rapport au film muet de 1927.

  • Christine Palle puis Delaroche (1944-) semblait promise à une grande carrière, mais une suite de choix malheureux (« Les Arnaud » en 1967 avec Adamo et Bourvil) firent que son parcours fut décevant. On l’a vu dans un épisode des « New Avengers ».

  • Dès ce premier épisode, on remarque que le rythme est effréné et que des scènes qui mériteraient d’être expliquées ne le sont pas. Comment Colette connaît-elle l’identité de Bellegarde après une simple dispute pour une place de parking devant le Louvre ? Que fait cet enfant qui guide Belphégor ? Jacques Armand multiplie les éllipses.

  • Lors de la première diffusion, un journaliste se fit enfermer dans le Louvre.

  • Le général de Gaulle cita Belphégor dans l’un de ses discours.

  • Les téléspectateurs furent frustrés en 1965 de la non réédition du livre de Bernède, qui ne leur aurait pas appris grand-chose tant l’adaptation est libre. Le roman sera réédité par Fayard en 2001 pour l’adaptation ciné de Jean-Paul Salomé.

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2. LE SECRET DU LOUVRE

Résumé

Le commissaire Ménardier est persuadé qu’un lien existe entre Belphégor, Lady Hodwin, Laurence Borel et son ami mondain Boris Williams. Après avoir tenté de faire arrêter la vieille dame, Colette est de nouveau kidnappée et abandonnée au deuxième étage de la tour Eiffel. Par hasard, Gautrais découvre un passage secret dans le Louvre et prévient André Bellegarde. Ils découvrent un souterrain, le vieux Louvre de Philippe Auguste, où aidé de médecins, Boris Williams ramène à la vie la momie égyptienne drapée de noir et masquée du dieu barbare Belphégor.

Critique

Avec cet épisode, le spectateur en a pour son argent. Par exemple, Ménardier fait une visite nocturne surprise dans le Louvre et tente d’arrêter Belphégor. Ce dernier lui jette un filet à fauves et manque le tuer. Nous assistons également à la résurrection du fantôme, des médecins diaboliques à la solde de Boris Williams reliant le cœur de ce dernier au « fantôme ». Autre scène mémorable de l’épisode, Belphégor devant la statue au Louvre fait irradier celle-ci. Si les effets spéciaux nous paraissent aujourd’hui sommaires, ils firent sensation en 1965.

La partie policière (on apprend que comme son interprète, Ménardier se prénomme René), les joutes verbales entre Lady Hodwin et le policier, sont parfois fastidieuses, car elles cassent l’aspect surnaturel. Mais l’intrigue purement policière est ici teintée d’une forte angoisse lors de l’enlèvement de Colette, droguée, qu’une fausse religieuse et un homme tentent de jeter de la tour Eiffel. Le téléphone qui sonne fixant les visages angoissés de Ménardier et de son adjoint Folco (Georges Staquet) est aussi un autre grand moment.

Cet épisode nous entraîne de plein pied dans l’incroyable et le fantastique terrifiant. Mais Jacques Armand sème, dans son scénario, une foule de détails dont on ne comprend pas l’origine : comment Ménardier comprend-il à partir d’un parfum dans les affaires de Lady Hodwin, lorsqu’il la fait arrêter, que c’est celui de Laurence Borel ? Pourquoi Lady Hodwin empêche-t-elle son fils Boris Williams de tuer Colette en avertissant Ménardier ? Par quel hasard André Bellegarde devine-t-il que l’équipe de Williams recherche le métal de Paracelse ?

On retrouve, même pour des scènes brèves, des comédiens de l’époque dans des seconds rôles, comme Micheline Luccioni en femme libérée avant l’heure et Nicolas Vogel en ex-amant jaloux de Laurence. Et puis tout le charme d’un Paris du début des années soixante qui a disparu. A ce titre, les nombreux tournages en extérieurs en font un document témoin de son époque.

A la différence du roman de Bernède, où après les premières péripéties au Louvre, il devenait clair pour le lecteur que le fantôme était un humain, un vulgaire malfaiteur se cachant sous un drap, Barma nous plonge ici en plein fantastique. La scène de la résurrection laisse planer le doute. Nous sommes toutefois loin de la momie que l’on verra dans le film de Jean-Paul Salomé.

Les scènes de spiritisme dans le gratin de la bourgeoisie parisienne (chez Williams) sont réussies. Barma dresse une peinture au vitriol du snobisme, montrant le jeune étudiant Bellegarde esseulé et humilié. Par contre, Paul Crauchet n’est pas crédible en apprenti-détective et l’on aurait préféré qu’il se limite à sa participation très réussie en gardien dans le premier épisode.

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Anecdotes

  • Nous avons une indication sur la date des évènements lorsque Gautrais se rend au café vers la fin de l’épisode : mardi 8 septembre 1964. La date figure sur un journal.

  • Le mime Isaac Alvarez joue le rôle du majordome de Boris Williams. C’est lui qui se déplace dans les scènes du Louvre sous le costume du fantôme à la place de ? qui incarne le fantôme. (Nous laissons le mystère jusqu’à l’épisode final).

  • André achète un disque 45 tours à Colette : 10 francs.

  • Nicolas Vogel (1925-2006), ici Bernard Charel, amant délaissé de Laurence, était le capitaine Mercier dans « Les chevaliers du ciel ».

  • Georges Staquet (1932-2011), l’inspecteur Folco, retrouvera les caméras de Claude Barma en 1971-72 pour « Les Rois maudits » où il incarne Lormet, le valet de Robert d’Artois.

  • Juliette Gréco enregistra en juin 1965 un 45t « Belphégor », disque devenu très rare, jamais repris sur un 33t, œuvre faite dans l’euphorie du succès télévisé mais dont elle ne sembla pas fière ensuite.

  • Dans la scène où Lady Hodwin demande à Ménardier de lui passer la main dans les cheveux, René Dary éclate de rire, ce qui n’était pas prévu. La scène fut gardée telle quelle pour la série.

  • Fauchée par un cancer, Micheline Luccioni (1930-1992) fait une apparition dans l’épisode. Les propos de son personnage sont osés pour l’époque. C’est le théâtre de boulevard qui devait en faire une vedette.

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3. LES ROSE-CROIX

Résumé

Le fils caché de Lady Hodwin, Boris Williams, assassine sa mère qui voulait protéger Bellegarde. Une lettre anonyme conduit Ménardier en province chez la famille Hicquet, dont Laurence Borel est l’une des filles. Le père a découvert le secret des Rose-Croix et Laurence en a parlé à Williams. André écrasé par le poids de ce qu’il a découvert se jette dans la Seine.

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Critique

Cet épisode, auquel j’ai failli mettre une étoile, est une énorme déception. D’une part, une grande partie du mystère est dévoilé : Belphégor n’est pas un revenant mais un médium qui agit en état d’hypnose à son insu. Ainsi, toute la scène de « résurrection » du précédent épisode passe à la trappe. D'autre part, on perçoit beaucoup de scènes inutiles qui ne visent qu'à faire durer l'histoire.

Le père de Laurence se montre (trop) bavard et en dit beaucoup à Ménardier. L’épouse, Marie Hicquet, organise un attentat et le commissaire manque perdre la vie dans un accident avec l’automobile (sabotée) qui le ramène à Paris. Les scènes les plus intéressantes montrent Bellegarde, attaché à un wagon de marchandises sur une gare de triage où Barma filme à la Hitchcock en gros plans les wagons lancés on ne sait trop comment et venant s’entrechoquer contre ceux qui sont rangés. On aime aussi la rupture Laurence-Bellegarde, très romantique, et la scène où Belphégor, aidé par l’enfant, pénètre chez Laurence pour la compromettre et y cacher un costume de fantôme, ce qui lui vaudra de se trouver à la petite Roquette. Dans cette séquence, nous voyons une Stéphanie Hicquet bien vivante, Laurence, et donc Belphégor est forcément quelqu’un d’autre. Mais ne nous fions pas aux apparences, n’importe qui peut revêtir la fameuse robe de fantôme.

Le reste de l’épisode est interminable. La scène du suicide manqué de Bellegarde est ridicule et scénaristiquement peu justifiée. Quant à la fin, on se demande bien pourquoi l’interminable bagarre dans la casse automobile n’a pas subi des coupures. En effet, l’épisode dure plus longtemps que les deux premiers, et le quatrième on le verra est amputé d’une scène vue en 1965, 1968, 1978 et 1984, et qui lors d’un lifting de la série postérieur à la quatrième diffusion (que l’on retrouve dans les rediffusions et dans l’édition DVD), n’est plus visible.

Jacques Armand regrettait la deuxième partie de la série qu’il rejetait complètement, et l’on comprend pourquoi. Curieusement, on se rapproche ici du long et soporifique roman source d’Arthur Bernède, sans pour autant en reprendre des scènes. Simplement, il est clair pour tout le monde que nous avons affaire à une bande de malfaiteurs, et le mystère en prend un coup dans l’aile. La seule question désormais est l’identité de Belphégor, puisque le côté surnaturel de l’histoire a été écarté.

On tombe presque dans le feuilleton sentimental, avec la rivalité Colette-Laurence. Certaines scènes traînent en longueur, comme la surveillance de la maison de Bellegarde par Ménardier. Il aurait été intéressant d’exploiter le personnage de la sœur jumelle Stéphanie, écho à la « Madame Mauroy » sans prénom du livre de Bernède. Mais en deux ou trois déclarations, elle détruit tout mystère, révélant qu’elle était avec un homme marié le jour de l’explosion du laboratoire de Guéret, que le fait que l’on ait pu la croire morte un temps l’a arrangée (elle a fait le tour du monde avec son galant), la mettant dans une situation impossible pour réapparaître à sa famille.

 

L’opus débutait bien avec le meurtre de Lady Hodwin dans un magasin de luminaires, mais l’ennui s’installe ensuite.

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Anecdotes

  • Stéphanie est censée être morte il y a un an dans l’explosion d’un laboratoire à Guéret. Sur sa pierre tombale, il est indiqué 5 mars 1964. Nous sommes donc en mars 1965. Paradoxe temporel avec les indices donnés dans l’épisode précédent.

  • Jacques Dynam (1923-2004) a joué plusieurs films avec Louis de Funès dont les « Fantômas ». Il incarne ici un complice de Williams qui tient une casse automobile

  • Robert Lombard (1921-2003), le banquier de Bellegarde, retrouvera Barma comme producteur dans « Maigret aux assises » et réalisateur dans « Les Rois maudits ».

  • Alain Mottet (1928-) incarne ici un attaché ministériel. Il connaîtra la célébrité en 1967 en étant le premier Flambart dans le « Vidocq » avec Bernard Noël.

  • Laurence Borel est appelée « Mademoiselle » et devrait logiquement s’appeler Hicquet et non Borel.

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4. LE RENDEZ-VOUS DU FANTÔME

Résumé

Colette retrouve André prisonnier et l’aide à s’évader. Laurence libérée de prison faute de preuves exige de Williams qu’il la mette en présence de Belphégor. Laurence droguée se voit offrir en guise de fantôme un subterfuge, sa sœur Stéphanie. Elle avoue avoir joué la comédie sur l’ordre de Williams.

Critique

On ne peut plus, désormais, voire l’intégralité de cet épisode dont une scène bavarde entre les deux jumelles a été coupée. Dans celle-ci, diffusée quatre fois à la télévision, Stéphanie révélait à sa sœur que Boris Williams, à la suite d’un accident d’auto, était devenu impuissant sexuellement. Amoureux de Laurence, il ne pouvait l’aimer autrement que de façon platonique.

Passionnant naguère, ne serait-ce que parce qu’il répond enfin à la question « qui est Belphégor », l’ultime épisode a mal vieilli. J’avoue m’être un peu ennuyé en le visionnant (je le connais par cœur) et ce qui fait toujours le charme des deux premiers épisodes n’est plus présent.

Tout d’abord, le scénario est rempli d’incohérences. Comment Colette retrouve André ? Prisonnier à la casse automobile, il a été transféré dans un immeuble sous la garde de deux tueurs. Colette parvient à escalader l’immeuble (on ignore si elle l’a suivi depuis la casse, et pourquoi n’a-t-elle pas appelé la police au risque de se rompre les os ?) et à faire évader André. Williams les guette avec un fusil à lunettes et veut tuer André, Laurence l’en dissuade, mais la scène d’après, ils font presque exprès de traîner sur place afin qu’André se cache dans le coffre de leur voiture.

On se retrouve dans la demeure de Williams et nous voyons comment il a conçu Belphégor, le masque, le costume. Cette partie de l’épisode est encore très regardable. De même que les adieux Laurence-André. La scène est tournée au château de Médan.

Ensuite, l’épisode traîne en longueur, on parle de la vie privée de Ménardier, qui veuf,  va se remarier, on voit Colette et André se disputer, il faut dire qu’il n’est guère diplomate, dans une scène il l’appelle… Laurence.

C’est Juliette Gréco qui joue le mieux, à la perfection, le personnage fragile et tragique de Laurence. Evidemment, la scène la plus anthologique est sur le chantier de l’usine thermique de Saint Ouen, où le criminel lui révèle que Belphégor, c’est elle. Comme Simone dans le roman, elle se suicide, Simone s’empoisonnait, Laurence se jette du haut d’une poutre de 26 mètres d’un chantier en construction.

Jacques Armand a mal assuré la continuité du script : rappelez-vous au début du premier épisode, le vieil homme, Graindorge, qui avait des pressentiments, Bellegarde le rencontrait seul, après avoir discuté avec un ami étudiant. Dans l’épilogue, Colette dit « Nous étions bien tranquille et ce vieil homme est arrivé ». Si cela a pu passer inaperçu à la première diffusion en 1965, les rediffusions et éditions vidéo ne pardonnent pas ce genre de négligence. André ne connaissait pas Colette à l’époque, il l’a rencontrée la nuit dans le Louvre.

Laurence Borel est un personnage bouleversant car après avoir joué avec l’étudiant, elle en est tombée vraiment amoureuse. Elle supporte mal la rupture dont il était question dans l’épisode 3. Elle se reprend à espérer quand André Bellegarde vient la voir en prison puis lors de l’ultime rencontre chez Williams.

François Chaumette nous propose un méchant complètement fou, Williams avouant ne plus s’intéresser au métal de Paracelse qui a motivé toute l’histoire, pour s’autoproclamer créateur de Belphégor et s’en glorifier.

Une fin poignante, mais un épisode malgré tout en demi-teinte, auquel je pensais mettre quatre puis trois étoiles, et qui n’en vaut que deux.

Anecdotes

  • Odile Astié (1941-1980), qui se tua aux Etats-Unis sur un tournage en qualité de cascadeuse, remplace Juliette Gréco dans la dernière scène, à 26 mètres au dessus du sol, sur une fine poutrelle.

  • Absent du précédent épisode, Paul Crauchet revient en Gautrais pour une courte scène avec René Dary et Yves Rénier.

  • Jacques Dynam en Coudreau, complice de Williams, revient pour une scène importante et déterminante vers la fin de l’épisode.

  • En 1978, lors de la troisième diffusion, la série fut proposée en 13 épisodes courts au lieu de 4.

  • Il est fait allusion à un fait réel : le nettoyage des façades du Louvre encouragé par la loi Malraux du 4 août 1962.

  • France Soir proposa juste après la première diffusion une suite sous forme de bande dessinée écrite par Jacques Armand.

  • Dans les années 70, il fut question que Claude Barma donne une suite à la série : cela resta au stade de projet.

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