saison 4Présentation

Belphégor

Adaptations cinématographiques

1.  Belphégor - 1927

2. La malédiction de Belphégor -1967

 

3. Belphégor ou le fantôme du Louvre - 2001

 

 


1. BELPHÉGOR

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Scénario : Arthur Bernède. Réalisation : Henri Desfontaines.

Avec : René Navarre (Chantecoq), Elmire Vautier (Simone Desroches), Lucien Dalsace (Jacques Bellegarde), Genica Missirio (Maurice de Thouars), Georges Paulais (Ménardier), Michele Verly (Colette Chantecoq), Jeanne Brindeau (Elsa Bergen), Emilien Richaud (Le baron Papillon), Nicolas Redelsperger (Gautrais).

Bien que l’on ne puisse plus voir, en dehors de manifestations au Louvre, le film de Desfontaines, on peut en avoir une idée à travers le roman réédité en 2001.

Le début de l’histoire est passionnant, et grosso modo, ressemble beaucoup au premier épisode de la série de Claude Barma.

Le reproche que l’on peut faire est que l’aspect surnaturel est vite chassé au profit du roman d’aventures. On sait très vite que Belphégor est un criminel et non un fantôme, et son identité est trop vite révélée.

Le film était présenté en quatre parties, selon le procédé des « serial » de l’époque. C’est un condensé du roman, pour la bonne raison qu’Arthur Bernède « tirait à la ligne », étant payé selon la longueur de ses écrits.

La RTF, ancêtre de l’ORTF, le programma une seule fois en février 1951. Il fut aussi édité en 8 bobines 100 m format 9,5 par la firme Pathé.

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2. LA MALÉDICTION DE BELPHÉGOR

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Scénario : Georges Combret et Michel Dubosc. Réalisation : Georges Combret.

Avec : Paul Guers, Raymond Souplex, Raymond Bussières, Noëlle Noblecourt, Maurice Sarfati, Jean Daurand, Achille Zavatta, Annette Poivre.

Résumé

« La malédiction de Belphégor » est un ballet donné au théâtre municipal de Toulon. Un criminel masqué qui se fait appeler Belphégor tue un à un les protagonistes. Une journaliste et la police enquêtent.

Ce film racoleur proposait de voir en couleurs Belphégor. Mais d’une part, le masque ne ressemblait pas à celui de 1927 et 1965, il est doré et présente un visage grimaçant. Raymond Souplex et Jean Daurand, sous d’autres noms, reprennent leurs personnages des « Cinq dernières minutes ».

Le public fut déçu, c’était une exploitation du personnage pour attirer le public dans les salles. Arthur Bernède n’est pas cité au générique. A ma connaissance, il n’a jamais été diffusé à la télévision, et tomba vite dans l’oubli.

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3. BELPHÉGOR OU LE FANTÔME DU LOUVRE

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Scénario : Jean-Paul Salomé, Jérome Tonnerre, Danielle Thompson, d’après le roman d’Arthur Bernède. Réalisation : Jean Paul Salomé.

Avec : Sophie Marceau (Lisa), Michel Serrault (Verlac), Frédéric Diefenthal (Martin), Julie Christie (Glen Spender), Jean-François Balmer (Bertrand Faussié), Patachou (Geneviève), Jacques Martial (Félix), Juliette Gréco (La femme dans le cimetière)

Résumé

En 1935, l’égyptologue Pierre Desfontaines ramène au Louvre la momie de Belphégor, mais durant le voyage en bateau, tout le monde est tué. 1966 : la momie possède un gardien qui commet des crimes et l’inspecteur Verlac est chargé d’enquêter. 2001 : La momie se réveille et possède une jeune femme, Lisa.

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Critique

Adieu 1965, bonjour 2001. Lisa vit avec sa grand-mère Geneviève qui meurt un soir de panne électrique où Martin est venu réparer. C’est le nouveau Louvre avec sa pyramide, beaucoup moins cinégénique. D’emblée, l’atmosphère de mystère de la série n’est pas présent. On assiste à une débauche d’effets spéciaux, avec un spectre semblant sorti de « La momie » de Stephen Sommers (1999). Trop de lumières et pas assez d’ombres au début.

On se demande bien pourquoi Lisa se faufile, avec Martin, dans le chantier du Louvre, interdit au public, puis dans le musée de nuit et se fait posséder par l’esprit de la momie.

Les 25 premières minutes montrent la momie détraquant toutes les installations électriques du Louvre. L’émotion est inexistante. On retrouve « Bainmarie » de la série « Navarro », alias Jacques Martial dans le rôle du gardien Félix.

Sophie Marceau et Frédéric Diefenthal font « trop modernes ».

Le fantôme fait son apparition à la 29e minute. Le rythme est trop rapide, le scénario n’a pas le temps de s’élaborer. C’est un festival d’effets spéciaux.

Michel Serrault en Verlac arrive à la 31e minute. Il est une sorte de vieux grincheux aux antipodes de René Dary.

Diefenthal joue en dilettante, faux comme un cochon. A la 36e minute, Lisa revêt le costume de Belphégor et le massacre commence. Première victime : le responsable de la sécurité Mangin.

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En 40 minutes, il ne s’est rien passé et l’on comprend que le film est un flop.

Nous avons alors un flash back en noir et blanc où Verlac/Serrault raconte une affaire de fantôme au Louvre en 1966. Premier clin d’œil à la série, même si les évènements sont différents. Toutefois le look du Belphégor rappelle assez celui de Barma.

Je trouve Michel Serrault assez mauvais dans un rôle mal écrit. Sophie Marceau/Lisa rencontre Juliette Gréco dans le cimetière, 2e clin d’œil à la série. Enfin, évocation du film muet de 1927 puisque l’égyptologue porte le nom du réalisateur : Desfontaines.

Au bout de 51 minutes, on n’est toujours pas entré dans le film, il semble nous passer à côté. Sophie Marceau semble se demander ce qu’elle fait là, ne s’impliquant jamais vraiment dans le rôle de Lisa. Quant à Julie Christie, elle est carrément insupportable.

Comme souvent, l’adaptation ciné d’une série culte est un désastre. La faute à un scénario décousu.

Bref, un film complètement raté. Que des effets spéciaux. En plus, au bout d’une heure trente, c’est l’ennui total qui nous gagne.

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