saison 1 saison 3

STAR TREK: ENTERPRISE

Saison 1

Présentation

 


PRÉSENTATION

'Star Trek: Enterprise" est la cinquième série dérivée du "Star Trek " classique après "La nouvelle génération", "Deep space nine" et "Voyager", mais l'action ici se situe en 2151

C'est un prequel, puisque James T Kirk est né en 2233, et que la série "Star trek" originale se déroulait de 2266 à 2269. Le film sorti en salles en 1980 lui se passait en 2271.

Petite description de l'univers trekkien :

La fédération des planètes unies est une sorte d'ONU de l'espace. Y figurent la terre, Vulcain, Andor, Tellar et Delta IV

La branche paramilitaire de la fédération s'appelle Starfleet Elle est régie par la "Prime Directive", ensemble de lois de non ingérence dans les affaires politiques et sociales des planètes n'appartenant pas à la fédération.

Les klingons sont les ennemis de la fédération. Ce sont des guerriers sanguinaires et âpres de conquête. A noter qu'ils n'ont pas le même look dans la série de 1966 et dans le film de 1980.

Les Romuliens sont des Vulcains qui n'ont pas accepté d'entrer dans la fédération et ont fondé un nouvel empire, une planète éclairée par deux soleils, Romulus et Rémus.

"Enterprise" se devait donc de respecter, au niveau du scénario, tout ce qui s'est passé après, puisque c'est un préquel. La série est produite par Rick Bergman et Brannon Braga.

Scott Bakula est la seule vedette de "Enterprise", les autres comédiens étant des débutants : mais le trio de tête de la série est, outre Archer/Bakula, il y a le sub-commander T-Pol (Jolene Blalock) et l'ingénieur Tucker (Connor Trinnee).

Dès le pilote, l'équipage de "Enterprise" va être confronté à des extra terrestres polymorphes, appelés les sulibans.

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1-2. EN AVANT TOUTE
(BROKEN BOW)


Nous sommes en avril 2151. Dans cette anticipation, des modes de vie extra-terrestres ont été découverts et n'étonnent personne. Les vulcains, les klingons et les Sulibans. Ces derniers apparaissent dans cet épisode.

En 2063 (pas si loin de nous!), les extra-terrestres de la race vulcain et les terriens ont établi un premier contact. Depuis, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de l'humanité.

Poursuivi dans un champ par des extra-terrestres polymorphes, un klingon nommé Klaang (Tommy Lister) se trouve face à un fermier de l'Oklahoma nommé Moore. Klaang hurle dans un jargon que le terrien ne comprend pas, assez proche d'un homme préhistorique tant par l'aspect que les cris, et Moore lui expédie une décharge de fusil. Ceux qui poursuivaient Klaang ont brûlé dans l'explosion d'un silo provoqué par Klaang avant d'être abattu.

Le capitaine Jonathan Archer (Scott Bakula) constate que Klaang n'est pas mort, mais les klingons réclament son cadavre en voulant débrancher son système de survie. Archer veut donc ramener Klaang sur sa planète, Kronos. Ce sera le premier voyage spatial du vaisseau "Enterprise".

A cause de l'intervention des Vulcains, les terriens ont peiné à mettre au point un programme spatial, progressant lentement.

Ainsi, le père de Jonathan, Henry, n'aura pas vu de vol spatial en "distorsion de niveau 5". Il était l'assistant du professeur Cochran, le premier terrien à avoir contacté l'univers extra-terrestre.

Jonathan, pour ramener l'animal sauvage sur sa planète, constitue un équipage. Il fait appel à l'ingénieur Tucker (Connor Trinneer), à une enseigne asiatique nommée Hoshi (Linda Park). On lui impose une espèce de pimbèche vulcain, une sub commander T Pol (Jolene Blalock). T Pol obéit à ses supérieurs, et fait tout pour se rendre antipathique. Sa coiffure n'est pas là pour la mettre à son avantage.

Parmi les séquences qui donnent un peu d'humour dans cet univers SF, nous voyons des membres de l'équipage qui dorment en apesanteur. Comme toujours dans les séries de space opera, le téléspectateur est abreuvé d'informations et de langage incompréhensible très vite rébarbatif.
Autre séquence ironique : le repas avec T Pol qui ne touche pas la nourriture avec les doigts. Les vulcains voyant les humains manger de la viande les traitent de carnivores.

Autant le dire d'emblée, sans le sourire, les sarcasmes gentils et l'humanité de Scott Bakula, comédien qui dégage un charisme démontré par la série "Code Quantum", on zapperait vite ce programme, prequel de la longue lignée des séries star trek. Programme contesté par les puristes, qui estiment que la série "Enterprise" ne respecte pas des éléments développés dans "Star Trek" et "Star Trek la nouvelle génération", notamment sur la première rencontre avec ces affreux klingons en contradiction avec les épisodes "la colombe" (Star Trek classic) et "Premier contact" (Star Trek, la nouvelle génération)

Klaang, le klingon, est enlevé par les sulibans. T'Pol suggère de retourner à San Francisco. Archer exprime à T'Pol sa rancoeur contre les klingons et leur mépris des humains.
Après le rapt de Klaang, on retrouve le cadavre d'un suliban mutant possédant quatre poumons.

Dans ce pilote, même si on la déteste très vite, Jolene Blalock en T'Pol est la seule qui parvient à exister face à Scott Bakula. Reed (Dominic Keating) par exemple n'est qu'un beau gosse fade comme on en a vu mille fois dans l'univers télévisuel. Pour respecter les quotas établis aux states, il y a aussi le black de service. Et une espèce de professeur extra-terrestre qui n'a retenu de la terre...que la cuisine chinoise et le potage. Il s'agit de Phlox (John Billingsley).

Lorsque l'on pense trouver un moment de tendresse, on voit Archer embrasser une jolie fille qui se révèle être une suliban. Cette créature révèle que Klaang était porteur d'un message sur une conspiration des suliban.

Une tempête de neige sert de décor lors d'une bataille entre Archer et ses hommes et les suliban. Il s'agit d'un moment où Archer, T'Pol et les autres doivent regagner le vaisseau Enterprise. T'pol prendra le commandement un court moment lorsque Archer aura été blessé.

Des scènes de flash back nous permettent de voir Jonathan jeune (Marty Davis) et son père Henry (Mark Moses). Mais le futur intervient aussi puisque les klingons mènent une guerre venue du futur (Scott Bakula, spécialiste ès- voyage dans le temps, ne doit pas être dépaysé).

Avant de regarder ce pilote, si l'on se documente abondamment sur "Star Trek Classic", on ne retrouve pas grand chose ici de la série de Gene Roddenberry datant de 1966 à 1969 et qui parlait de paix et d'humanité. Excepté une "téléportation", saut dans l'espace justifié par le faible budget en effets spéciaux de "CLassic". Ici, la scène a été reprise pour faire un lien avec "Star Trek" au cas où le titre nous l'aurait fait oublier, puisque la série s'appelle simplement "Enterprise".

Sans Scott Bakula qui fait tout l''intérêt de "Enterprise", on se croirait dans un de ces téléfilms de séries Z avec cet acteur médiocre, Olivier Gruner. Beaucoup d'effets spéciaux mais des intrigues phagocytées par une multiplication de termes scientifiques (ou pseudo-scientifiques) et de nombreux rebondissements peu développés pour empêcher le spectateur de réagir et de réfléchir.

Après avoir récupéré Klaang, Archer, Reed et les autres le remettent aux klingons.
Bon, le pilote n'est pas une réussite, loin de là, mais le fil rouge (les sulibans) donne envie de voir la suite. On peut regarder "Enterprise" sans avoir vu les autres "Star Trek". Ce n'est finalement pas un mal, car la compréhension deviendrait vite insurmontable

Et puis il y a Scott Bakula et son chien, idée piquée à "Columbo". Par contre, l’épisode se termine avec Archer demandant à T’Pol de rester, ce qui n’était pas franchement indispensable.

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3. MISSION D'EXPLORATION
(FIGHT OR FLIGHT)


 

Nous retrouvons l’équipage au complet : Jonathan Archer (Scott Bakula), la peste vulcain T’Pol (Jolene Blalock), l’extra terrestre de la race des dénolubiens Dr Phlox (John Billingsley), le lieutenant Reed (Dominic Keating), L’enseigne noir Travis (Anthony Mayweather), l’enseigne Hoshi Sato, qui demande à changer de chambre pour mieux dormir (Linda Park), l’ingénieur Charles Trip Tucker (Connor Trinneer). Notons que Phlox a un masque qui lui donne vaguement l’air de Max de « Pour l’amour du risque ».

Tandis qu’Hoshi et Phlox s’inquiètent pour le sort d’une limace qu’ils ont emportée en vol pour expérience et qui dépérit menaçant de mourir, le vaisseau Enterprise en voyage depuis deux semaines lorsqu’i croise un vaisseau statique dans l’espace qui ne donne pas signe de vie. Nous sommes en mai 2151.

On pense aussitôt à « Cosmos 1999 » (Le domaine du dragon) ou même à Alien, ou pour les plus anciens à « Au-delà du réel : l’invisible ennemi ». L’horreur sera-t-elle au rendez vous ?

Comme dans « Code Quantum », nous entendons Sam, pardons Jonathan, penser à voix haute, en présence de son chien. Bakula continue de dominer une distribution quasi inexistante.

L’exploration du vaisseau fantôme commence. Sans les combinaisons d’astronautes, on se croirait dans X Files avec les torches électriques. Le suspense est bien agencé. Quinze cadavres suspendus au plafond semblent avoir été l’objet du vidage de leur substance.

T’Pol, toujours aussi enjouée, fait preuve d’un manque d’émotion qui met en colère Jonathan. Il s’y fera jamais semble-t-il. A noter que les vulcains, par leur manque d’émotion, rappellent les envahisseurs auxquels faisait face David Vinent, à l’exception de Vikki/Suzanne Pleshette. Avouns le : la tirade d'Archer contre elle m'a fait plaisir. Il ne s'agit pas de se focaliser sur l'actrice, mignonne mais sans plus, mais sur le personnage qui est franchement agaçant.

Nous entendons un enregistrement de la voix des morts dans un langage inconnu. Phlox procède à une autopsie du cadavre le moins décomposé. Il pense que l’on a tué ses êtres pour leur extraire une substance… aphrodisiaque. 

Ceux qui ont tué l’équipage sont de retour. Du moins c'est ce que croient les occupants d'Enterprise au début. De 60 000 kilomètres, les aliens inconnus sont en quelques minutes à 8000 km. Ils tirent et visent les moteurs de l’enterprise.

Ce second épisode, après un pilote plutôt pénible, nous déconcerte moins. Peut-être parce que le scénario à des airs de déjà vu. Et que l’intrigue est moins complexe.

Hoshi, qui est spécialiste des traductions, dit que les occupants du vaisseau inconnu les accusent d’avoir tué les quinze aliens. Coincés, les membres de Enterprise demandent à Toshi de tenter ce qu’elle peut pour convaincre les aliens béliqueux, les Axanars, de leur innocence.

Toshi se révèle le personnage féminin le plus intéressant de la série. L’épisode se termine avec la limace du début que Toshi libère sur la planète des axanars. Je ne savais pas que la série me réserverait un petit côté "Daktari".

ette-fois, Rick Bergman et Brannon Braga ont écrit une histoire simple à comprendre sans prise de tête. La réalisation de Allan Kroeker reste assez sobre et ne sombre jamais dans l’horreur. Mais l’épisode bénéficie d’un rythme sans temps mort. Il m’a fait peur, le Scott, avec ce pilote tarabiscoté pas convaincant, toujours autant obscur au bout de deux visions.. A noter qu’il est préférable de voir l’épisode en VF car la voix française de Guy Chappelier et nettement plus agréable que la voix originale. Sans doute l’habitude d'entendre Sam Beckett en VF, mais je ne pensais plus entendre parler de ma vie de cet acteur de feuilleton, Guy Chapellier, qui après les quarante épisodes de la saga estivale de la 2 en 1974 (« Valérie ») a fait une courte carrière de comédien pour se dédier au doublage. Chappelier semble avoir à son palmarès nombre de voix célèbres. Anthony Tyler Quinn dans « Dr House », Jackie Chan dans les Shangai Kid, Jan Michael Vincent dans « Supercopter », Nicholas Lea/Krychek dans X Files. Le monde est petit.

Des rivalités apparaissent entre les membres de Enterprise : l'ingénieur Tucker déplore que l'on aura sans doute davantage besoin de la traductrice Toshi que de lui.

Regrettons quand même que le vaisseau (enfin le studio) ne soit pas mieux éclairé, cela donne des captures très sombres.

En avant toutes pour le troisième épisode. Le voyage continue.

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4. LE PEUPLE DE LA GROTTE
(STRANGE NEW WORLD)


Le vaisseau Enterprise arrive en vue d'une planète inconnue. Une partie de l'équipage part en exploration tandis que Jonathan Archer, Hoshli et Phlox, après avoir fait une petite promenade "à terre" (si j'ose dire) avec son chien, Archer retourne dans le vaisseau.

C'est alors qu'une tempête survient. L'Enterprise ne peut plus atterrir et aller chercher les membres de l'équipage qui se réfugient dans une grotte. Reed voit T'Pol s'entretenir en vulcain avec une créature couleur roche. C'est en fait une hallucination, mais Reed, intoxiqué par le pollen de le planète veut tuer T'Pol. L'un des membres de l'équipe, Novakovich (Henri Lubatti) est blessé. Toutefois, ils sont en contact avec Archer qui essaie de raisonner Reed. Il fait appel à la confiance qu'il a en lui, lui rappelle un entraînement de Starfleet où il lui sauva la vie.

Au bout de quatre épisodes, on est familiarisé avec l'équipage d'Enterprise. On apprend que les vulcains peuvent survivre plusieurs jours sans boire. On sait également que Archer a dirigé Reed à la Starfleet academy.

La façon dont Archer neutralise Reed en lui racontant des balivernes sur une mission ultra secrète pour l'empêcher de tuer T'Pol rappelle les meilleurs moments de "Code Quantum" lorsque Scott Bakula négociait une situation difficile.

Le titre anglais évoque "Brave new world" d'Aldous Huxley, mais il n'est nullement question ici du meilleur des mondes.

Un bon épisode avec de belles scènes champêtres même si le pollen de la planète est à déconseiller fortement.

Enfin, une femme énigmatique regarde oartir le vaisseau, personne ne l'a vue à part le téléspectateur à divers moments de l'épisode.

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5. LES XYRILLIENS
(UNEXEPECTED)


Le pré-générique semble sorti de "Code Quantum". Scott Bakula a vampirisé "Star Trek" pour le quantumiser. Il nous fait au moins sourire car la vulcain de service T'Pol est toujours aussi râleuse et rébarbative. Le Plasma d'échappement (!) rayonne autour du vaisseau Enterprise. Archer découvre un auto-stoppeur de l'espace. Les moteurs d'un autre vaisseau furtif étant en panne, ils ont utilisé le plasma d'Enterprise. Envoyé au secours des naufragés de l'espace, les Xyrilliens, Tucker se trouve enfumé par ceux à qui il vient en aide. Tucker semble être tombé dans un sauna de l'espace. Tandis qu'Archer s'occupe de son chien Portos. Puis, il lit un roman. La décontraction de Scott Bakula désamorce le côté trop sérieux de l'intrigue.

En guise d'eau, les Xyrilliens n'ont que des glaçons, et une sorte de nourriture sucrée qui pousse à l'intérieur de tout le vaisseau.

Tucker est chargé d'aider les naufragés à réparer leur vaisseau. La suite tient du rêve (ou du cauchemar). Changements de décors à souhaits, paysages imaginaires de lac à volonté. Tucker s'entend très bien avec un xyrillienne. Avec des écailles sur le visage, ces humanoïdes ne sont pas franchement des plus séduisants.

Tucker parle de ses promenades holographiques, des paysages maritimes qu'il a vu. Mais lorsqu'il parle de la "sensualité" de la xyrilienne, on reste sceptique.

Pour avoir bavardé un peu avec la xyrilienne, Tucker se retrouve "enceinte". Ah'len (Julianne Christie) et Tucker sont supposés avoir eu des rapports sexuels. T'Pol accuse Tucker de ne pas s'être conduit en gentleman. "La première leçon que doit retenir un diplomate, c'est de ne pas fourrer ses mains n'importe où" lance T'Pol, car Tucker et la xyrilienne ont touché ensemble des gravillons qui permettent de deviner les pensées et le passé de l'autre.

Pour sortir Tucker de sa "situation", Archer se lance à la recherche des Xyrilliens, en vain. Tout cela mériterait un peu plus de second degré et d'humour pour nous amuser.

Tucjer devient la risée de tout le vaisseau. L'accouchement de Tucker est la première grossesse inter-espèce impliquant un humain.

Mais T'Pol retrouve les xyrilliens qui se cachent à nouveau en mode furtif. Un vaisseau Klingon arrive. Les méchants Klingons considèrent que les xyrilliens ont commis un acte de guerre. T'Pol intervient pour sauver Archer en rappelant qu'il y a un mois, le capitaine a livré Klaang évitant une guerre entre Klingons.

Découvrant Tucker "enceinte", les klingons se tordent de rire.En échénge de leurs secrets holographiques, les xyrilliens achètent des Klingons leur survie. La xyrillienne réussit à sortir l'embryon du corps de Tucker.

Un épisode complètement absurde. Espérons que la suite ne nous réservera pas d'autres surprises de ce genre

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6. LA COLONIE PERDUE
(TERRA NOVA)



Nous sommes maintenant familier de cette version préquelle de "Star Trek classic" qui après quelques images fait place au générique chanté par Rod Stewart. Histoire de bien montrer que "Enterprise" n'est pas un spin-of comme les autres. Mais cette préquelle, pour les trekkiens, n'en est pas vraiment une. Image ultra moderne par rapport à l'image vieillotte de "Classic", et éléments qui ne peuvent plus être pris en compte aujourd'hui puisque la terre dans "Classic" subit un cataclysme général en...1996. C'est un peu le problème qu'a connu "Cosmos 1999".

Le plus de "Enterprise", ce sont les décors, sans doute par lassitude d'univers improbables explorés dans Classic et ST TNG, on bénéficie ici de beaucoup de décors extérieurs bien terriens mais supposés se dérouler sur une autre planète. Cela permet des images claires et non les sombres sempiternels décors de vaisseaux spatiaux et de l'espace.

Nos héros arrivent sur la planète Terra Nova. Il faut neuf ans pour s'y rendre depuis notre vieille terre, aussi les relations diplomatiques s'étant rompues, la terre n'a plus jugé utile de maintenir le contact.

Avec son mépris hautain habituel, T'Pol dit que les terriens n'avaient qu'à demander aux vulcains qui se déplacent beaucoup plus vite que nous dans l'espace, leur technologie étant plus avancée.

Sur Terra Nova, l'équipage est attaqué. A noter que les terriens sont affublés de pistolets sèche cheveux design au même titre que les envahisseurs de David Vincent.

Le lieutenant Malcolm Reed, blessé, ne peut regagner Enterprise comme les autres. Sur Terra Nova, ce sont des humains. Ils ont dû se protéger de radiations sur la surface de Terra Nova et réfugiés dans des sous sols.

En guise d'humains, nous voyons des hommes masqués dont la peau les fait presque ressembler à Michael Myers de Halloween. Les noviens ne sont plus des terriens mais des mutants. Ils se disent victimes d'une pluie empoisonnée.

Dans ce futur (2051), un cancer du poumon se guérit en quelques heures.

Pour que la série soit regardable, il faut un zeste d'humour. Or, il faut bien avouer que malgré la présence de Scott Bakula, la série se prend trop au sérieux.

L'hostilité des noviens est vite répétitive. Tout cela est caricatural. Ici, il faut convaincre les noviens de quitter leur planète qui est maintenant empoisonnée et les conduit tous à mourir. En effet, la radioactivité à terre durera une décennie. Les tunnels où ils vivent depuis trois générations sont maintenant toxiques.

Nous assistons à un face à face de plus entre TPol et Archer qui demande au capitaine de l'Enterprise ce qu'il compte faire des noviens. Les ramener à la vie terrestre, les réhabituer à la vie terrienne.

La navette chargée de récupérer Reed tombe dans les tunnels. L'épisode sombre vite dans l'ennui. Les décors fleurent bons les studios d'Hollywood. Rien de très différent ici des autres space opera. Il demeure dans cette série un esprit humaniste puisque l'Enterprise ne s'en ira pas avant d'avoir convaincu les 58 colons noviens survivants de se rendre dans une zône non contaminée.

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7. SANCTUAIRE
(THE ANDORIAN INCIDENT)


Un monastère vulcain! On aura tout vu. A quelques années lumières de leur route, Archer et son équipe proposent à T'Pol d'aller le visiter ! Nous découvrons donc qu'il existe des moines vulcains.

T'Pol donne les consignes à l'équipage sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire avec les moines.
Scott Bakula garde des attitudes typiques et des mimiques de "Code Quantum", notamment lorsqu'il parle d'un monastère qu'il a visité au Tibet.

Cet endroit a été investi par des extra terrestres à peau bleue et munie d'antennes, les andoriens. Ils pensent que le monastère est un poste d'écoute destiné à les attaquer.

A chaque épisode un nouveau monde, Archer est tabassé par les andoriens. Ils le prennent pour un espion.

Pour la première fois, Archer est dans de salles draps. Les andoriens semblent avoir de la peinture bleue sur le visage prête à se décolorer au moindre troucher. Des maquillages ratés et ridicules qui n'ont pas l'excuse du budget réduit (comme du temps de "Classic") mais ici d'une faute de goût.

Les andoriens veulent décapiter un moine ou deux pour faire parler Archer. Les vulcains (T'Pol discute ici avec un moine) craignent l'odeur humaine. T'Pol dit au moine qu'elle se sert d'un anesthésiant nasal depuis neuf semaines.

Archer apprend que les moines vulcains possèdent un emetteur dans les catacombes. Le look de l'épisode évoque davantage Indiana Jones avec les torches et les souterrains que "Star Trek".

Une fois de plus, T'Pol et Archer sont antagonistes, au point que - interrogé par les andoriens - Archer répond qu'il se demande pourquoi il a choisi un officier vulcain. C'est la première fois que face à l'ennemi, Archer n'est pas solidaire de T'Pol

Dans cet épisode, Scott Bakula nous fait un numéro digne de Sam Beckett, et son humour et son charisme, alors qu'il se trouve face à des extra terrestres belliqueux, sont un contrepoids à l'ennui.

Les membres de Enterprise viennent à la rescousse des prisonniers. Tout cela se termine à coups de pistolet laser. On finit par découvrir les capteurs que soupçonnaient les andoriens.
Ceux-ci finissent par reconnaître avoir une dette envers Archer puisque les vulcains ont violé le traité de non agression envers eux.

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8. LA COMÈTE
(BREAKING THE ICE)




Au fond, les épisodes de "Enterprise" déçoivent, mais l'on ne peut s'empêcher de se jeter sur le suivant avec envie. Dès qu'il cabotine et joue les Sam Beckett, Scott Bakula fait notre bonheur. C'est le cas dans cet épisode où au nom d'Enterprise, où il répond aux enfants terriens. Ceux-ci ont envoyé des dessins (On suppose logiquement que les dessins étaient dans la navette Enterprise). L'une des questions des jeunes américains est ce que deviennent les déchets des WC, une autre si l'on peut conter fleurette (ou plus exactement faire l'amour) à bord de "Enterprise".

Et nous touchons là un point crucial : la série n'est viable que s'il y a de l'humour, Scott Bakula assurant cet aspect. Si l'on attend après T'Pol pour rire et se détendre, autant aller se pendre tout de suite.

Dans cet épisode, les Vulcains se montrent béliqueux. Ils codent leurs lettres. Malheureusement, l'emploi de comédiens débutants et inconnus face à un Scott Bakula au mieux de sa forme et de son métier fait que ceux-ci sont assez fades et inexistants.

Jolene Blalock en T'Pol fait de son mieux pour se faire détester de l'équipage, et il faut dire qu'elle y réussit assez bien. Mais ce n'est qu'une jeune comédienne visiblement sans grande expérience. D'où le déséquilibre permanent de la série entre un comédien confirmé, Scott Bakula, déjà plus tout jeune en 2001 (Il a aujourd'hui 57 ans) et en pleine maîtrise de son art, et le reste de l'équipage joué sans qu'aucun comédien ne surnage et se fasse remarquer. On peut comprendre alors la déception de certains fans de Star Trek devant "Enterprise", car si Scott Bakula vous horripile, ce doit être l'horreur.

Cette-fois, les vulcains, commandés par le capitaine Vanick, observent les humains qui sont prêt à explorer une comète.

A nouveau, touche d'humour avec la transmission des élèves d'une petite bourgade d'Irlande. Hoshi explique que le traducteur universel permet de parler à tous les ET en anglais. Pour la nourriture, des explications un peu tirées par les cheveux incombent à Archer: on peut manger à bord de l'Enterprise du sandwich au beurre de cacahuètes comme de la Dinde, il existe un jardin potager et un système qui permet de recycler la nourriture.

T'Pol raconte à Tucker qu'elle doit se marier. Chez les vulcains, comme chez les musulmans, les mariages sont arrangés dès l'enfance. Soit elle quitte le vaisseau Enterprise, soit elle rejoint l'homme qu'elle doit épouser.

Le commandant Vulcain Vanick (William Utay) après avoir dit tout le dédain qu'il éprouve pour les humains, aide la navette qui s'est fait piéger sur la comète et n'arrive pas à regagner Enterprise.

Enfin un bon épisode.

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9. QUESTIONS DE CIVILISATIONS
(CIVILIZATION)


Une fois consolé que Scott Bakula après "Code Quantum" n'ait pas trouvé une autre série de SF/Fantastique telle que "Medium" ou "Supernatural", on s'habitue aux voyages spatiaux finalement éloignés du Star Trek classic. A bien y réfléchir, "Enterprise" ressemble un peu à "Farscape", une série australienne de 4 saisons (comme "Enterprise") et 98 épisodes qui dura de 1999 à 2003.

Chaque épisode correspond à une planète visitée et à un problème, ici une histoire de maladie que les voyageurs vont être accusés de véhiculer.

A 78 années lumière de la terre, la planète visitée est au début vue de nuit, et il faut avouer que l'on ne discerne pas grand chose. En voulant visiter clandestinement une boutique d'antiquités, ils sont surpris par une femme, Riann (Diane DiLascio) qui les accuse de venir depuis des semaines

L'intérêt de la série est qu'elle sert de prétexte à des intrigues à suspense qui existeraient sans le contexte space opera. Des antiquités étranges peuvent être le sujet de n'importe quelle genre (policier, aventures, espionnage).

Garos (Wade Williams), qui possède un réacteur anti matière, est un étranger récemment arrivé sur la planète des Akaali. Le frère de Riann a été la première victime de l'épidémie d'un virus apporté par Garos.

A noter que Archer se fait appeler "John Wayne".. Phlox apprend à T'Pol que le virus est un lubrifiant scientifique très toxique. Pendant ce temps, au lieu de mener sérieusement son enquête, Archer embrasse Riann. Ce détachement que prend constamment Scott Bakula par rapport à l'intrigue, c'est à dire cette distance et cette bonne dose d'humour, font toute l'originalité de "Enterprise". Un engin spatial inconnu s'approche du couple et récupère des caisses.

Regrettons que cet épisode se passe la nuit, ce qui nous prive de belles images. Personne ne s'étonne que tout le monde parle anglais sans traducteur. Moinis passionnant est l'arrivée d'un vaisseau de la race de Garos qui menace de détruire l'Enterprise. Les aliens empoisonnent l'eau de la planète des Aakalis. On apprend que le peuple de Garos s'appele "Les maluriens". Dès que l'on retombe dans les scènes convenues genre "Star Wars" et "Galactica", tout l'intérêt s'émousse. Cette SF et les effets spéciaux n'étonnent plus personne et servent à masquer les lacunes du scénario. Happy end avec la mise hors d'état de nuit du réacteur anti matière et la fuite des maluriens. La courte romance entre Archer et Riann s'achève trop vite. Un épisode dans la bonne moyenne, qui mériterait quatre melons sans les recours aux effets spéciaux "bouche trou".

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10. PIRATES
(FORTUNATE SON)


En répondant à l'appel de détresse d'un cargo que des pirates Nausicans ont attaqué, Archer découvre que l'équipage du cargo détient un prisonnier. Un prisonnier nausican qu'il torture pour lui soutirer des informations.

Dans cet épisode, Archer est confronté à la vengeance que des terriens veulent exercer, au prix d'une guerre avec une race extra-terrestre. Le rebelle sera rétrogradé à simple "matelot" du navire spatial.

Scott Bakula ne parvient pas à exister et à placer ses mots d'humour dans cet épisode. Une interrogation légitime que le téléspectateur peut se poser est à quoi serve les tirs de pistolets lasers : personne ne meurt jamais. On se tire dessus à l'intérieur de vaisseaux spatiaux sans jamais les endommager.

Ici, les nausicans ressemblent fort à des klingons. La galerie des masques imaginables ne doit pas être extensible à l'infini.

T'Pol renseigne les terriens en leur rendant service contre les terriens mutins du cargo.
Un épisode qui atteint tout juste les deux melons.

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11. GUERRE TEMPORELLE
(COLD FRONT)


Cet épisode est un clin d'oeil à "Code Quantum" puisque Jonathan Archer est confronté à un voyageur temporel. Ce dernier vient de 900 ans dans le futur. L'histoire est plus compliquée que dans un saut quantique. On ne sait pas si le voyageur temporel est un usurpateur ou un ange gardien authentique. Il s'appelle Daniels.

On perd vite son latin au bout d'un moment, une autre créature apparaît, Silik (John Fleck) et il tue Danilels. Ce serait un suliban.

Episode typiquement américain où au 22e siècle, des peuplades extra-terrestres récitent des prières à leurs dieux. Les américains ne peuvent s'empêcher d'imposer toujours et partout leur idéologie et leurs croyances même au sein d'une série de SF.

La scène du pré-générique qui montre des sulibans en train d'énucléer les yeux de l'un des leurs (le fameux Silik) est heureusement coupée par le générique chanté par Rod Stewart.

Sans être ratés, les épisodes deviennent moyen moyen, et ne permettent pas à Scott Bakula de faire son numéro habituel. Ici, lors de la bagarre avec Silik, il joue les 007 style Pierce Brosnan en se raccrochant in extrémis à une barre de son vaisseau. A noter qu'il doit y avoir de l'oxygène dans l'espace, car Archer n'est nullement incommodé dans le vide intersidéral.
Ce qui aurait pu être un bel hommage à "Code Quantum" s'avère un épisode comme un autre.

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12. VOYAGEUR INCONNU
(SILENT ENEMY)


Dans cet épisode, Archer voudrait souhaiter son anniversaire à Reed. Il souhaite lui offrir son plat préféré lors d'un repas. Il demande à Hoshi de trouver ce que c'est, car les parents, contactés par Starfleet, ne le savent pas. Le père semble amer que le fils n'ait pas rejoint la Navy comme tous les hommes de la famille. Malcolm Reed n'a pas parlé à ses parents depuis qu'il est parti pour le vol de l'Enterprise.

Un vaisseau inconnu attaque l'Enterprise sans sommation.

Hoshi interroge la soeur et le meilleur ami de Reed qui ignorent son plat préféré. Puis l'officier asiatiquei lui propose de dîner avec lui, mais il pense qu'elle le drague et la rabroue.
Le vaisseau inconnu suit toujours Enterprise. Deux ET façon Spielberg 1982 mais bien plus grands se sont infiltrés à bord, et sont insensibles aux coups de laser de Archer.

Le capitaine veut revenir sur terre pour faire réparer l'Enterprise. Trois membres de l'équipage sont blessés. Phlox ne sait pas s'ils ne garderont pas des séquelles.

Enfin un épisode passionnant. 1er septembre 2151 : les ingénieurs ont réparé l'Enterprise sans qu'il soit besoin de retourner sur terre. Le vaisseau ennemi continue de traquer l'Enterprise.

Les trois blessés sont finalement guéris. Hoshi demande à Phlox qui révèle que le plat préféré de Reed serait les oeufs et le bacon.

Phlox va consulter le dossier médical de Reed pour aider Hoshi. On découvre que Reed a subi des traitements pour supporter les Ananas.

L'épisode alterne l'enquête superficielle de Hoshi avec l'attaque du vaisseau inconnu. C'est le secret d'un épisode réussi, avoir plusieurs sous histoires dans le scénario.

Scott Bakula se révèle bien sévère ici et perd tout humour. Certes, la situation ne s'y prête pas mais c'est ce que l'on préfère chez lui. En tirant avec les canons laser, Enterprise endommage le vaisseau ennemi. De ce fait, il n'est pas question de revenir sur terre. Hoshi est toute fière d'avoir trouvé les ananas. Macolm Reed se régale avec un gâteau aux ananas.

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13. L'ÉVOLUTION DE L'ESPÈCE
(DEAR DOCTOR)


Le docteur Phlox est un peu la vedette de cet épisode. Le pré-générique nous le montre avec ses petites bestioles qu'il nourrit. Pour la première fois, il évoque en voix off comment il a été associé au projet Enterprise. Il essaie de partager ses repas avec d'autres membres de l'équipage, mais vu leur consistance, ceux-ci se dérobent. Pour le médecin alien, voir le capitaine Archer parler à son chien Porthos qui selon lui ne comprend rien relève de l'énigme. Le cinéma est également pour lui un mystère. Il remarque enfin qu'une femme de l'équipage lui fait des avances.

Commençant avec humour, cet épisode prend un tour un peu plus dramatique lorsque l'Enterrpise rencontre un vaisseau d'extra terrestres malades Sur la planète Valakis, une maladie sévit et a déjà tué une cinquantaine de millions de personnes. L'officier Cutler (Kellie Waymire 1967-2003) et l'affreux Phlox forment un couple absolument improbable. Cette jolie comédienne est morte durant le tournage d'une crise cardiaque à seulement 36 ans.

Phlox demande des conseils à T'Pol qui se fait soigner avec réticence une dent cariée. A noter qu'il n'y a plus de dentiste au 22e siècle, Phlox se contente d'appliquer quelques secondes une sorte de crayon en fer sur la dent. Nous découvrons que T'Pol a peur du dentiste, ce qui ne manque pas de nous surprendre vu son vide émotionnel.

Archer demande à Phlox s'il peut sauver les valakiens, mais la maladie génétique dont ils souffrent n'a pas de remède et en deux siiècles ils auront disparu.

Tout l'épisode se déroule en voix off avec des commentaires de Phlox. On dirait un épisode de fin de saison.

Cutler continue de draguer le docteur. Pendant ce temps, Archer s'intéresse au cas d'un malade.

Il ne s'agit plus ici de SF mais d'une subtile étude sur le comportement des êtres. Les Menks, sorte d'esclaves des valakiens, vont dans des millénaires devenir la race dominante de leur planète. Archer veut que le médecin sauve les valakiens, alors que Phlox estime qu'il faut respecter les lois de la nature, de l'évolution des espèces. Phlox finit par convaincre Archer de laisser les choses se faire sans interférer. Il est dommage que John Billingsley soit affublé d'un masque aussi ridicule.

Aucune action dans cet épisode et pourtant c'est le meilleur de la série à ce point de la saison 1. Tout l'épisode en voix off est le rapport que dicte Phlox à l'un de ses confrères. Il finit par donner un rendez vous galant à Cutler.

L'idée de consacrer un épisode entier à l'étude d'un personnage s'avère géniale. Les auteurs se sont inspirés de la longue série Star Trek TNG qui comportait des épisodes où la reflexion prenait la place sur l'action. Dans les deux cas, préquelle et première séquelle, nous sommes à des lieues de "Starr Trek classic". Simplement le procédé ayant été utilisé pendant sept saisons sur TNG, il ne semble pas qu'il ait aussi bien fonctionné sur Enterprise puisque la série a été annulée au bout de seulement quatre saisons. C'est bien dommage car Scott Bakula vaut largement Patrick Stewart/le capitaine Picard.

Excellent épisode où le SF, comme dans "Code Quantum", devient le prétexte à une étude sur les sentiments humains.

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14. ENLÈVEMENT
(SHADOW OF P'JEM)


Attention, pour comprendre cet épisode, il faut avoir vu "Sanctuaire" (01.07).

L'épisode débute sur terre avec une superbe vue du Golden Gate mais nous ne sommes pas dans la série "Les rues de San Francisco". Les vulcains se plaignent aux terriens d'un massacre dont ils ont été victimes dans un monastère suite à une visite de T'Pol, et imputent la responsabilité à ... T' Pol qui est renvoyée.

Pourquoi donc cette nouvelle ne nous plonge pas dans les affres du désespoir ? T'Pol n'affiche aucune réaction, alors que Archer semble sincèrement navré.

Peu après, T'Pol et Archer sont attaqués à bord d'une navette par un vaisseau inconnu et faits prisonniers alors qu'ils se rendaient à une réunion d'un chancelier vulcain.

En réalité, les deux officiers ne sont pas enlevés par les vulcains mais par des rebelles vulcains, des sortes de terroristes qui vont demander des armes en échange. Inutile de dire que le haut commandement vulcain n'a rien l'intention de faire pour les otages.

Comme toujours, malgré les situations dramatiques, la vulcain n'éprouve strictement aucune émotion. Spock n'en avait guère dans "Star Trek Classic" à ce que j'ai lu. Mais T'Pol joue son rôle avec une conviction inquiétante.

Les ravisseurs demandent quarante pistolets phasers à Enterprise pour la libération de otages. T'Pol se fait passer pour le capitaine et Archer le cuistot.

Les vulcains arrivent sur Enterprise pour chercher T'Pol. Encore un épisode excellent, nous montrant Scott Bakula et Jolene Blalock en difficulté, Ficelés dos à dos, attachés.

On retrouve les bêtes à cornes à face bleue, les andoriens. Ils font prisonniers Tucker et Reed venus sauver nos héros. A travers ces conflits, les scénaristes de "Enterprise" dépeignent en fait ce qui se passe sur terre en réalité dans les années 2000. Conflits d'intérêts entre nations, prises d'otages, reprenant un vieux concept de "Star trek classic" qui défiait la censure en 1966

Pour se libérer de leur dette envers les humains, les andoriens libèrent Jonathan Archer et T'Pol. Cette dernière est grièvement blessée par les terroristes vulcains en sauvant un chef de sa race.

Soignée par Phlox, on ne sait si T'Pol va survivre. Archer plaide sa cause auprès des vulcains (admettant je cite "qu'elle est parfois casse pied") qui lui en veulent d'avoir fait visiter le "sanctuaire" (cf 01.07).

Sopek (Gregory Itzin) accepte de laisser T'Pol sur l'Enterprise. A peine réveillée et sauvée, la "peste" se met à ronchonner et à être aussi agréable que d'habitude.

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15. SAUVETAGE
(SLEEPING DOGS)


Attention, dans le coffret DVD de la saison 1, les titres français des épisodes 14 et 15 ont été intervertis. Le 15 est bien "Sauvetage" et non "Enlèvement". 

Lorsqu'il détecte un vaisseau Klingon en difficulté dans l'atmosphère d'une géante gazeuze, Archer lui envoie une équipe pour l'aider. Estimant que l'aide humaine est déshonorante, les Klingons coincent l'équipe de sauvetage sur leur vaisseau, hors d'atteinte de l'Enterprise.

Les chiens dormants, sleeping dogs, sont les Klingons en sommeil. Dans la navette sont prisonniers T'Pol, Reed et Hoshi. C'est la troisième fois que le capitaine Archer est face à face à une Klingon qui lui fait regretter de jouer les bons samaritains. Scott Bakula insuffle à son personnage un aspect candide, celui d'un humain qui en même temps que le téléspectateur parcourt l'univers et découvre les mondes et peuples extra-terrestres inconnus. Il n'a pas cet aspect blasé qu'affiche la vulcain T'Pol/Jolene Blalock.

La réalisation est parfaitement soignée, faisant des prouesses dans le noir pour nous montrer le monde horrifique des Klingons. Ils mangent des vers. et Hoshi a l'impression de se retrouver en plein film d'horreur. L'indifférence vulcain est peu crédible en de telles situations. Hoshi envie l'indifférence de T'Pol. On découvre alors que T'Pol peut lire dans les lignes de la main. Ce n'est pas une bonne idée scénaristique puisque T'Pol est avant tout présentée comme une scientifique.

Les Klingons sont malades et "dorment" depuis qu'ils ont absorbés une boisson après une victoire. Phlox peut les soigner, mais les Klingons pensent que c'est une ruse. Bu'KaH (Michelle Bonilla), prisonnière Klingon sur Enterprise, représente bien cette race qui ne voit que par la haine et la suspicion. Le vaisseau Enterprise aborde le raptor (vaisseau klingon) pour sauver les trois prisonniers. Mais se réveillant, soigné, le capitaine Klingon (Vaughn Armstrong) menace de détruire l'Enterprise. Heureusement, le raptor est sur le bord de la rupture après les attaques de la navette. Et ils baissent les bras.

Moralité : si vous croisez des Klingons blessés, passez votre chemin !

Cette saison 1 du préquel de "Star Trek" ne fait qu'embellir au fil des épisodes. On se doute que le meilleur est à venir.

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16. COMPAGNONS D'ARMES
(SHUTTLEPOL ONE )


 

Malcolm Reed et Trip Tucker testent des armes, loin de l'Enterprise, à bord d'une navette. Mais en voulant revenir, ils découvrent l'Enterprise écrasé sur une planète. C'est du moins ce qu'ils croient.

En réalité, l'Enterprise est immobilisé au milieu d'un champ d'astéroïdes. Nous assistons à la confrontation de deux personnalités, Tucker et Reed, qui ne se supportent plus prisonniers de leur navette. Reed a des hallucinations et il s'imagine séduire T'Pol. Cette scène presque hilarante survient à un moment où l'ennui nous guettait. Les deux comédiens Dominic Keating et Connor Trinneer n'ont guère de charisme et sans Scott Bakula, ils ne portent pas l'épisode.

Pendant ce temps, T'Pol et Archer recherchent la navette perdue dont ils se doutent que celle-ci, dont la coque est fragilisée, ne pourra revenir. Episode rébarbatif où l'on voit trop les deux éclaireurs et leurs disputes lassantes. Compagnons d'ennui et de querelles serait un titre plus approprié. Tous deux regrettent plus l'Enterprise que leur famille sur Terre, ce qui montre que l'équipage au fil des mois s'est soudé.

S'étant saoulés au bourbon, les deux hommes se mettent à délirer. C'est alors qu'ils entendent un message de Hoshi et comprennent que l'Enterprise n'est pas détruit. Mourants de froid, n'ayant bientôt plus d'oxygène, Reed et Tucker sont gagnés par la peur.. L'épisode devient vite lassant. Nos héros finissent par être sauvés grâce à un tir de la dernière chance qui a permis de les repérer. Il leur restait trois heures d'oxygène et ils étaient en hypthermie.

Au fond, la série ne fonctionne que par l'alchimie entre Scott Bakula et l'équipage. Néanmoins, la scène finale est du plus haut comique : Reed pense que T'Pol va réagir comme dans son hallucination, et elle lui dit sèchement "Bonne nuit".

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17. L'ESPRIT VULCAIN
(FUSION)



Un vaisseau vulcain arrive et son capitaine demande asile à l’Enterprise. Il s’agit de vulcains qui ont voulu faire surgir leurs émotions ; Dès le départ, T’Pol manifeste de l’hostilité au capitaine Tavin (Robert Pine). Il s’agit de vulcains rebelles, qui ont voulu faire ressurgir leurs émotions à l’intérieur de leur identité vulcain.

Episode intéressant où un vulcain mange du poulet et demande la recette à Phlox. On se rend compte dans cet épisode que des sentiments, à son insu, se sont développés chez Jonathan Archer envers T’Pol et qu’il est capable d’éprouver de la jalousie. Les vulcains vivent dans l’inhibition et ne pratiquent le sexe que pour la procréation tous les sept ans, ce qui peut expliquer la nature glaciale de T’Pol. En revanche, ce ne sont pas les us et coutumes des vulcains rebelles.

Archer, d’une certaine façon, ne s’est pas rendu compte qu’il s’était attaché à T’Pol, mais le promiscuité à l’intérieur de l’Enterprise fait que d’une manière générale, il n’est pas indifférent au sort de ses hommes s’ils risquent être tués, comme récemment Tucker et Reed à bord d’une navette perdue. De la même façon, un sentiment le rattache à T’Pol. Il faut dire que si c’est une peste, elle n’en reste pas moins une jolie fille.

A bord du vaisseau de Tavin, se trouve le fils d’un membre du haut commandement à l’agonie, père et fils se sont fâchés depuis 900 ans et le chef vulcain voudrait le revoir. Le représentant terrien de Starfleet en fait part à Archer qui promet de faire ce qu’il peut.

Koy (John Harrington Bland), le fils du chef vulcain, refuse de revoir son père. Nous découvrons que les vulcains se maintiennent en état d’absence d’émotions en faisant chaque soir une méditation qui fait partie du protocole vulcain, lequel bannit émotions, sexualité et autres sentiments humains.

T’Pol admet qu’elle se sent « revigorée » en présence d’émotions , acceptant par la même le reniement de sa race qui tire sa puissance de l’absence de sentiments.

Tavin explique à T’Pol qu’il existe un procédé de fusion mentale permettant de passer directement de l’état de vulcain à celui de vulcain rebelle. Ainsi, les vulcains peuvent communiquer par télépathie sans même parler et échanger des émotions. L’épisode ébranle la vision que nous nous sommes faits des vulcains depuis le début de la série, T’Pol peut ainsi aimer la musique, par exemple, mas sa nature de vulcaine orthodoxe est la plus forte.

T’Pol se sent en danger sous l’emprise de la fusion, et son premier réflexe est de faire appel à l’infirmerie.Elle a davantage confiance en Phlox qu’en quelqu’un de sa race. Les vulcains qui ne connaissent pas le regret sont infiniment plus invincibles que les humains, toutefois, dépourvus de leur carapace anti-sentiments, ils nous semblent perdre de leur faconde et de leur arrogance.

Une fois de plus, Scott Bakula dans cet univers baroque, excelle et nous fait passer sur l’aspect SF, comme il ne faisait déjà dans « Code Quantum ». Se servant du prétexte SF, il livre un formidable numéro d’acteur. Au-delà des races, Archer fait le constat qu’il est des règles de respect d’autrui que rien ne permet de transgresser. La scène finale montrant Archer et T’Pol nous rend enfin cette dernière sympathique, mais c’est la première fois qu’elle apparaît en victime. T’Pol avoue à Archer qu’elle l’envie de pouvoir rêver.

Le cas de Koy est plus complexe, puisqu’il va finalement prendre des nouvelles de son père, lequel, suite à une opération, aura sa vie prolongée de quelques centaines d’années. Koy semble être heureux de cette nouvelle, pourtant il s’est pas montré aussi rebelle que Tavin qui a tenté de corrompre, si l’on peut dire, T’Pol.

Jolene Blalock au bout de tant d’épisodes nous semble enfin sympathique parce que vulnérable. C’est donc un épisode qui enrichit notre connaissance des vulcains, dont la nature est moins simple que le symbole que reste Monsieur Spock. En tout cas, la série nous conquiert définitivement comme une œuvre originale qui aurait très bien pu éviter d’être un préquel de « Star Trek », mais être une série à part entière. Sans doute, cet affranchissement de la franchise si j’ose dire, explique quelque part que « Enterprise » ait mis fin à la série des spin off (TNG, DSN, Voyager). On regrette déjà qu’il n’y ait que quatre saisons à Enterprise contre sept à TNG ; En avant toute pour la suite.

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18. LES CHASSEURS
(ROGUE PLANET)


Alors que Jonathan Archer pose pour une photo destinée aux recrues de Starfleet, une planète inconnue est découverte : :Dakala. Des extra terrestres, les Eskars, sur cette planète obscure viennent faire de la chasse aux fantômes. D’emblée, Scott Bakula dédramatise avec son sourire et ses mimiques la situation. L’un des aliens se plaint d’avoir manqué être tué par un membre de l’Enterprise. Réaction de Archer : « Vous pourriez apprécier d’avoir de la compagnie ». Par tout autre acteur, cela serait ridicule, mais Bakula fait passer cette touche d’humour alors que secrets, tensions et mystères jonchent l’atmosphère. Scott joue les Roger Moore au pays de Star Trek.

Archer entend des voix. Il s’agit d’une inconnue, une blonde (Stéphanie Niznik). On comprend que les chasseurs cachent quelque chose, et l’ambiance rappelle « Les chasses du Comte Zaroff ») où le gibier est humain

Tout est visible par infra rouges seulement sur Dakala. On se croirait dans une grotte préhistorique mâtinée de jungle.. On apprend que la chasse n’existe plus chez les humains depuis longtemps.. L’équipage de « Enterprise » accepte de servir d’observateurs. Seule T’Pol garde son self control et se tient à l’écart, analysant froidement les faits. Archer se retrouve face à l’inconnue qui ne semble lui apparaître que pour l’appeler au secours. Archer se rend compte que les chasseurs la poursuivent.

Episode assez fantasque, « Les chasseurs » tranche un peu avec ce que l’on a vu jusqu’ici, où l’horreur et « les monstres de la semaine » façon « Au-delà du réel » sont présents. T’Pol pense que Archer délire et rêve. Archer est confronté au scepticisme des autres, membre de l’Enterprise ou aliens, ce qui le place dans une situation délicate.

Les rai dins, cochons de l’espace, sont l’objet de la chasse, mais beaucoup plus dangereux que des loups ou des ours. L’ambiance lorgne alors vers « The Thing » ou « Predator ». L’apparition parle anglais, connaît Archer et semble tout connaître de lui. L’épisode forme un long point d’interrogation. On comprend que les Eskars mentent sur l’objet de leur chasse. Les Eskars chassent les métamorphes, alias les fantômes. Ils ont tué nombre d’Eskars dans le passé. Des fantômes qui lisent dans les pensées, des chasseurs qui parcourent des milliers d’années lumière pour pratiquer la chasse aux Eskars;

Comme toujours, T'Pol prône le non interventionnisme puisque l'Enterprise n'a qu'une mission d'observation..

Les Eskars deviennent béliqueux envers les humains, les accusant de leur porter malchance dans leur chasse. Jonathan sait désormais l'identité de la femme fantôme mais se fait un plaisir de ne rien nous révéler. Une conclusion en forme de "la vérité est ailleurs" pas déplaisante car elle favorise notre curiosité envers la série décidément bien éloignée d'un simple prequel de Star Trek classic.

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19. REGLES DE L'ABORDAGE
(ACQUISITION)


Affublés de masques ridicules, les nouveaux aliens de cet épisode ne sont guère crédibles, c’est tout juste si l’on ne voit pas les coutures des masques. Faute de goût assez grave de la part des maquilleurs car on se croirait dans une série française fauchée ,ou pire on croirait voir le gang des postiches. L’épisode commence comme si nous avions loupé un épisode précédent. Aucune explication sur ces intrus à bord du vaisseau Enterprise. Ils semblent être venus piller. Pilleurs de nourriture, de chaussures, de vêtements, de tout ce qu'ils trouvent, pistolets phasers, scanners, etc... L'équipage est endormi, du moins l’espère-t-on. Un seul membre de Enterprise est conscient. Trip Tucker.

Les aliens parlent anglais et réveillent Archer. Ils recherchent le coffre fort du vaisseau, car selon eux, il y en a un (pour eux, c'est un navire marchand). Les Aliens veulent vendre les femmes à bord au marché aux esclaves (T'Pol, Hoshi). Archer fait semblant d’être un capitaine corrompu trnasportant des barres d’or et voulant bien partager avec les pirates. Ayant vu qu’un membre de l’équipage, Tucker, était conscient, Archer joue la montre. Archer habilement essaie de mettre de son côté le plus simplet des quatre aliens. Tucker réveille les membres de l’équipage dont T’Pol.

Il faut bien dire que cet épisode est gâché par des effets spéciaux ratés et notamment ces aliens aux oreilles démesurées. De ce fait, on imagine ce que serait « Enterprise » s’il avait les moyens réduits de séries européennes comme « Les visiteurs » avec José Maria Flotats en 1980 (Le comédien catalan qui jouait le rôle majeur de Philippe Le Long dans "Les rois maudits") ou la série allemande des années soixante « Commando Spatial ».

Les voleurs finissent par douter l’un de l’autre et se disputer. On atteint les sommets du ridicule et l’épisode nous paraît bien fâlot par rapport aux autres de la saison qui ont précédé.

Pour une fois, Scott Bakula n’est pas à la hauteur de l’interprétation, il n’a pas ses mimiques qu’il reprend de séries en téléfilms, en se monrtrant fade. Les ET veulent discuter avec Porthos le chien de Archer. La parodie complète est loin de réussir à « Enterprise », cette autodérision faisant basculer la série dans le ridicule. Le manque d’introduction a déjà désarçonné le téléspectateur.

A la décharge de Bakula, on pourra dire que le script est tellement idiot que même son humour et son talent ne peuvent rien pour sauver l’entreprise (si j’ose dire) du naufrage.
Tucker se fait passer pour le mari de Hoshi, entrant dans le jeu du capitaine pour duper les ET à la recherche de fantômatiques barres d’or dont Archer a révélé l’existence pour mieux les duper.

T’Pol se faisant passer pour prisonnière des humains et demandant à être libérée fait une caresse à un alien qui le laisse KO dès qu'elle lui touche la carotide. Plus que trois aliens avec Tucker à qui revient la râche de duper le gang des postiches. Tucker et T’Pol reprennent le commandement de l’Enterprise.

L’humour absurde et la SF ne font pas bon ménage, à moins d’annoncer la couleur comme le sitcom « Troisième planète après le soleil ». On pourrait presque comparer la médiocrité de cet épisode à « Homicide et vieilles dentelles » pour les Avengers, c’est dire. Pourquoi avoir tourné cet épisode inutile alors que la saison dépasse les 22 opus syndicaux ? Imaginons que quelqu'un débute la série par cet épisode, il fuirait tout de suite. Le délire rappelle "Annie agent très spécial", décalage très déjanté de "Des agents très spéciaux", ce que l'on appelle le style "camp", soit le mauvais goût et l'ironie érigés en esthétique de l'absurde.

Jeffrey Comb est la vedette invitée de cet épisode (il jouait dans "Les 4400') mais dissimulé derrière un masque, on ne le reconnaît évidemment pas. Un épisode ni fait ni à faire à oublier au plus tôt. En avant toute...

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20. VAISSEAU FANTÔME
(OASIS)


L’Enterprise découvre une épave de vaisseau. Un visiteur Alien, un marchand nommé O’Marr (Tom Bergeron, dont les masque est vraiment mal confectionné, on dirait un fond de teint prêt à se dissiper) leur en a parlé.
Sur le vaisseau, on découvre des réfugiés qui depuis trois ans attendent. D’emblée, le scénario rappelle « Un autre royaume de la mort » de la série « Cosmos 1999 », car il n’est pas établi que les humanoïdes trouvés soient vraiment vivants. 
Le capitaine Kulen (Rudolph Wilrich) accueille l’équipage de l’Enterprise. Nous apprenons qu’il y a 83 membres à bord du vaisseau de Archer.
Liana (Annie Wickering), une jolie fille, sympathise avec Tucker, ce que réprouve à la fois T’Pol mais surtout le capitaine Archer qui a compris qu’il y a eu un accident à bord du vaisseau.
Les naufragés ont menti, cela fait 22 ans qu’ils sont en attente et non trois. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que nous avons affaire à des morts. A bord du vaisseau, Tucker, Phlox et Archer trouvent une sépulture et un cadavre d’une personne que Tucker a vu une heure auparavant sur leur vaisseau.

C’est là que l’épisode rappelle celui de « Cosmos 1999 ». On comprend que, excepté Liana et son père, tous dont la mère de Liana, Maya (Claudette Sutherland) ne sont vivants qu’en apparence grâce à un trucage de Ezral, le père de Liana . L’épisode ne distille pas d’horreur ou de mystère comme « Un autre royaume de la mort », car les morts ici sont de paisibles fantômes, des hologrammes dont la vie n’est qu’apparente.

C’est la grande subtilité de la série de n’avoir pas rebattu un thème éprouvé, mais de l’avoir abordé sous un nouvel angle. Ici, les morts ne sont pas menaçants, mais tout au plus suscitent-ils notre compassion. Ces spectres n’ont d’existence que sur le vaisseau fantôme, voilà pourquoi les naufragés ne tiennent pas à être secourus.

Un orage de plasma a perforé la coque de leur navire spatial, et l’équipage entier est mort, excepté Ezral et sa fille..

Ezral (René Auberjonois, vu dans « Parole d’homme » avec Lee Marvin) raconte qu’il a enterré les corps sur la planète où ils se sont échoués et sauvé seulement sa fille.. Le fait de ramener à la vie des corps ensevelis rappelle le roman de Stephen King « Pet Cemetary ».
En dehors de cette oasis, il n’existe pas de « vie » pour Ezral.

Archer se contente, face à cette situation inédite, d’aider les mort-vivants à réparer leur vaisseau. Tucker aimerait bien rester car il a séduit Liana. T’Pol, toujours aussi diplomatique, rappelle à l’ingénieur que son dernier flirt lui a valu de se retrouver « enceinte », d’où l’aspect série-feuilleton de « Enterprise ». Il faut absolument voir les épisodes dans l’ordre pour saisir toutes les nuances.

Encore un excellent épisode, dans lequel cette-fois Scott Bakula se fait discret, ne monopolisant pas les scènes. C’est essentiellement Tucker/Connor Trinneer qui apparaît à l’image face à l’équipage d’hologrammes.

On peut comprendre la frustration des Trekkies, qui ont donné un faible taux d’écoute à la série,, car nous évoluons dans un univers assez différent de celui de « Star Trek », et ce préquel fait preuve d’originalité dans les lignes créatrices en ne se préoccupant pas de l’univers auquel il est censé appartenir.

Peu à peu, les producteurs semblent faire confiance aux comédiens non expérimentés et leur accordent davantage d’importance et de liberté, en particulier à Jolene Blalock et Connor Trinneer. Cette émancipation permet à Scott Bakula de souffler quelque peu après avoir porté sur ses épaules la série pendant une bonne part de la première saison.

La mission d’exploration continue : en avant toute!

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21. DÉTENUS
(DETAINED)


Cet épisode marque les retrouvailles des deux héros de code quantum : Scott Bakula et Dean Stockwell. Un grand moment d’émotion pour les leapers. Dean joue le rôle du colonel Grat. Nos héros de l’Enterprise, Travis (dont le personnage était un peu négligé depuis quelques épisodes) et Archer, sont emprisonnés. Et le patron de la prison n’est autre que le colonel Grat. « Je suis navré que nous nous retrouvions dans des conditions pareilles » dit Dean/Grat qui pourrait être un clin d’œil au duo Bakula-Stockwell.

Bien entendu, cette confrontation entre Archer et Grat est un moment inattendu ; . Même si Grat est ici un méchant. Il accuse Archer et Travis d’avoir violé l’espace aérien des Tandariens. Archer et Travis peuvent être condamnés à trente ans de prison. Le reste de la prison est composé de sulibans qui se disent innocents. Avec leurs visages ensablés et leur look de momies sans bandages, on ne peut pas dire que la production se soit ruinée en effets spéciaux.

La voix française de Al, pardon de Grat, est toujours celle que Dean Stockwell avait dans « Code Quantum » :Bernard Soufflet.

Faire de Grat un vilain alors que les suliban grouillent est une grosse erreur de scénario qui gâche un peu les retrouvailles entre Bakula et Stockwell.

Nous comprenons que les gentils sulibans sont contre « la cabale », Grat les a mis à l’abri dans un pénitentier où se trouvent des enfants et des innocents n’ayant pas revu leur conjoint depuis des années. Archer fait une allusion à un camp militaire de prisonniers pendant la seconde guerre mondiale où des innocents étaient retenus. Il est pénible de voir T’Pol plus gentille avec Archer que Grat.

Aléas des tournages et des distributions, mais opposer deux héros mythiques de la télévision ayant tourné si longtemps ensemble s’avère une mauvaise idée. Cela empêche tout humour de la part de Bakula, genre où il excelle. Il faut dire que Stockwell est à des lieues de Al Calavicci en tyran chef de pénitentier. Rendre T’Pol plus sympathique que Grat, une véritable hérésie. Un peu comme si les persuaders Roger Moore et Tony Curtis s’étaient retrouvés dans un James Bond et que Danny Wilde soit le méchant.

L'épisode dans ces conditions est une semi déception. La tendance au feuilleton est évidente ici où Grat passe en revue la plupart des aventures vécues lors des vingt premières aventures de l'Enterprise.

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22. PASSAGER CLANDESTIN
(VOX SOLA)


L’Enterprise donne asile à des critaciens qui se sentent insultés par la façon dont les terriens mangent. Selon eux, ils mangent comme ils s’accouplent.

Après la grosse déception des retrouvailles de Scott Bakula et Dean Stockwell, nous retrouvons Bakula dans des scènes plus décontractées, notamment en train de regarder du base ball à la télévision avec Tucker. Le comédien retrouve ses mimiques.

Du coup, on regrette que l’épisode précédent n’ait pas été de cette veine et beaucoup trop sérieux. Tucker propose à Archer une cassette de Stanford contre Texas en base ball, ce qui redonne le sourire au capitaine.

Les scènes du mess des officiers, une séance de cinéma du « Salaire de la peur » de Clouzot à laquelle assiste Tucker, donnent une ambiance décontractée à l’épisode. Les américains ont le bon goût de n’avoir pas choisi le remake us de 1977 mis en musique par Tangerine Dream.

Michael Rostock, en visitant le vaisseau, aperçoit un ver blanc et des toiles d’araignée blanches. Il a à peine le temps de donner l’alerte et se retrouve comme Scully congelée dans « X Files Combattre le futur ». Ce passage du rire au suspense est typique dans « Enterprise ».
Tucker et Archer se font prendre à leur tour.

T’Pol et Hoshi s’affrontent car la vulcaine reproche à la seconde de ne pas avoir été à la hauteur pour traduire lors du repas avec les critaciens. Archer et Tucker prisonniers des toiles d’araignée pensent encore au « Salaire de la peur » dont ils sont en train de rater la séance, montrant que tout ceci n’est pas vraiment pris au sérieux et laisse augurer une happy end. Il va s’agir de savoir comment libérer les prisonniers de la toile.

T’Pol continue de se montrer odieuse avec Hoshi. La vulcaine demeure le personnage antipathique de la série, et l’on se demande si dans les trois prochaines saisons, il en sera de même. C’est bien parti pour en tout cas. L’épisode requiert peu d’effets spéciaux et nous impose cette toile d’araignée gluante, passager clandestin de l’Enterprise, dans une unité de lieu.

Phlox garde son calme pendant les évènements. Reed essaie de créer un champ de force pour obliger l’organisme ennemi à libérer les prisonniers. Mais Phlox s’oppose à une solution violente. On retrouve la morale pacifiste de Gene Roddenberry. Les crépâges de chignon entre T’Pol et Hoshi tombent à plat.. L’épisode est un cran au dessus de celui avec Dean Stockwell au niveau scénario et réalisation, mais reste de la SF traditionnelle sans grande imagination.

Les critaciens demandent que les terriens s’excusent d’avoir mis la nourriture à leur bouche pour accepter d’aider l’Enterprise. Les critaciens donnent alors aux terriens le lieu de la planète de la pieuvre toile d’araignée qui s’était accrochée au vaisseau des critaciens avant de devenir le passager clandestin. Scott Bakula passe les trois quarts de l’épisode dans les fils de la toile, ce qui est tout de même frustrant vu qu’il est l’intérêt majeur de cette série.

Il est dommage que la SF américaine de Star Trek dont « Enterprise » est le cinquième spin off ne se départisse jamais des canons d’univers et de situations vus mille fois ailleurs et ne tente pas une percée vers des histoires plus ambitieuses comme celle d’Isaac Asimov, de Van Vogt, de l’Hypérion de Dan Simmons ou de la science fiction soviétique d’Arcadi Strougatski, le peu que j’en ai déjà lu est beaucoup plus original et ambitieux que les space opera us.

Comme il fallait s’y attendre, une fois la communication établie avec la chose et la promesse de la ramener sur sa planète, les prisonniers sont libérés. Bakula plein de glue nous rappelle ses situations rocambolesques dans « Code Quantum », mais à part cela l’originalité n’est pas au rendez vous. Trois melons à peine, et c’est bien payé.

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23. INCIDENT DIPLOMATIQUE
(FALLEN HERO)


T’Pol suggère que l’équipage aille sur une planète afin de se détendre, et de pouvoir pratiquer des activités sexuelles pour diminuer les tensions. Tucker est fou de joie, mais Archer reçoit un message de Starfleet, il faut accueillir à bord une ambassadrice vulcaine, Vlar (Fionnula Flanagan)

Nouvelle scène de dispute entre Hoshi, qui prête sa cabine à Vlar, et T’Pol.

Vlar est accusée par les mazarites chez qui elle effectuait une mission de trahison. T’Pol semble être déçue par sa congénère ambassadeur.

Malgré son absence d’émotions, T’Pol semble bouleversée. Elle avait de l’admiration pour Vlar et cela a motivé sa vocation de sub commander.

Après un prologue un peu surprenant, « Enterprise » reprend très vite son rythme habituel. L’Enterprise est alors abordé par un vaisseau vulcain qui veut récupérer Vlar et brouille les communications avec Starfleet.

L’épisode, reprenant la routine trekkienne, est assez vite prévisible et un peu ennuyeux. Bakula perd son humour et le jeu qu’il apporte parfois à la série. Les terriens se retrouvent au sein d’un conflit entre vulcains qui ne les concerne pas. Reed et Tucker restent avides d’aller sur la planète évoquée dans le pré générique.

L’actrice Fionnula Flanaghan, que nous retrouvons assez âgée, fut en 1977 l’une des vedettes de la série « Le riche et le pauvre ». Depuis, elle a fait des apparitions dans « Nip Tuck » et « Lost ».

Archer avait décidé de livrer Vlar aux vulcains et de la ramener sur la planète Mazar d’où elle a été récupérée. Pour la première fois dans la série, T’Pol demande une faveur à Archer, qui cède.

Malgré cela, le jeu de Jolene Blalock reste monocorde, chose que son personnage exige peut être. Le reste de l’épisode est une poursuite entre Mazarites et vulcains qui n’est pas de l’intérêt le plus passionnant.

Vlar évoque ici des faits qui seront repris dans « Star Trek classic », un siècle avant, il y a eu une guerre nucléaire sur Terre. C’était sans doute la pensée de 1966, mais aujourd’hui, la SF rejointe par la réalité qui a vu la fin de la guerre froide et deux blocs sur terre met un peu en faillite l’univers de Roddenberry. Ce préquel doit donc à la fois respecter le canon de Star Trek mais aussi rester vraisemblable.

Vlar s’avère non coupable, elle a été déclarée coupable de crimes par les vulcains pour donner le change aux mazarites et dénoncer une corruption de ces derniers.

La fuite de l’Enterprise face aux mazarites ne s’avère pas passionnante. Beaucoup de bavardages à bord du vaisseau, ou du studio si vous préférez. Quelques effets spéciaux d’incendie. Mais ce genre de suspense a été et revu ailleurs.

Pour éviter le massacre de l’équipage, Vlar propose de se rendre aux mazarites. Les mazarites abordent l’Enterprise et veulent tuer Vlar. Mais les vulcains arrivent à la rescousse pour sauver les terriens. Du space opéra sans originalité que même Scott Bakula ne peut sauver. Deux melons tout juste.

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24. LA TRAVERSÉE DU DESERT
(DESERT CROSSINGS)



Enfin un épisode qui sort du canevas classique du space opera et permet à Scott Bakula de faire un numéro d'acteur comme on aime.

Une fois de plus, Archer doit amener son équipage suite à la suggestion de T'Pol sur la planète du plaisir, Risa, mais peu intéressé par la perspective d'aller faire l'amour, il nous confie en voix off qu'il va aller s'isoler pour lire. Un appel de détresse l'oblige à se rendre sur une planète inconnue à la demande d'un certain Zobral (Clancy Brown). Une fois le vaisseau de Zobral réparé, ce dernier insiste pour que Tucker et Archer participent à des sortes de jeux du cirque Il déclare être susceptible et ne pas accepter un refus. Mais T'Pol sur l'Enterprise reçoit un message alarmant : Zobral est un fou terroriste et elle ne reverra jamais les deux hommes vivants.

Les scènes de désert nous permettent de mieux voir les comédiens que dans le confinement obscur de l'espace. Cela permet un dépaysement appréciable.

T'Pol informe Archer du danger qu'il court, puisqu'il se trouve dans un centre d'entraînement de terroristes. Archer essaie une feinte en disant qu'il doit faire une réparation sur l'Enterprise.

Mais Zobral a perçu la communication entre l'Enterprise et ceux qui ont averti T'Pol.

Pourtant, Zobral explique que les torotiens, qui dirigent sa planète, sont des dictateurs qui les font vivre dans la terreur. Les torotiens étant beaucoup plus nombreux que les hommes de Zobral, ils veulent utiliser l'Enterprise pour libérer leur planète.

Si l'Enterprise a une mission pacifique, on veut ici lui assigner une opération guerrière. Archer et Tucker se rendent compte qu'ils sont tombés dans un piège et se retrouvent quasiment prisonniers.

L'Enterprise est attaquée par les torontiens. T'Pol doit aviser à la place de Archer pour sauver la situation.

L'épisode fait allusion aux sullibans qu'Archer a fait évader dans "Détenus" (01 21) l'épisode de la rencontre ratée avec Dean Stockwell. Véritable feuilleton dont les épisodes se doivent d'être vus dans l'ordre faute de ne rien comprendre, "Enterprise" empêche ainsi, à la différence de "Star Trek classic" de séduire le téléspectateur néophyte avec un épisode pris au hasard.

Nous assistons à la fuite dans le désert de Archer et Tucker, ce qui est pour le moins original dans un space opera et nous vaut des scènes bien éclairées. On pourra reprocher à la série de manquer d'humour, le sérieux des scénarios empêchant des disgressions comme dans "Code Quantum".

Mais les scènes sérieuses sont vite ennuyeuses, aussi souriantes que le visage de T'Pol.

Certes, "Enterprise" nous permet de retrouver 98 fois Scott Bakula en vedette contre 96 dans "Code Quantum" et 13 dans la série d'espionnage de 1996 "Mr and Mrs Smith". Et dans la traversée du désert, Scott Bakula se livre à l'un de ses numéros d'héroïsme familier à Sam Beckett.

L'épisode est excellent mais à chaque passage à bord de l'Enterprise avec T'Pol, la tension retombe car on multiplie les bavardages et le casting n'est pas à la hauteur pour retenir notre attention.

C'est donc davantage dans les scènes d'aventures que de SF que l'on peut se régaler. Une fois de plus, dans les scènes d'action, on retrouve en Bakula un Roger Moore américain de son époque. Il garde une distance face à l'histoire et garde ce petit clin d'oeil et ses mimiques :"Ce n'est qu'un film". C'est pour cela qu'on l'adore, ou qu'on le déteste.

Le happy end obligatoire survient à la fin de l'épisode comme d'habitude.

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25.VACANCES SUR RISA
(TWO DAYS AND TWO NIGHTS)


Tandis que T’Pol, ascète, reste à bord de l’Enterprise, l’équipage prend du bon temps sur la planète Risa, lieu de rencontre interstellaire.
Jonathan ne part pas tranquille, sachant les dangers qui peuvent survenir en son absence.

Avant dernier épisode de la première saison, il évoque cette fameuse planète du plaisir déjà citée dans plusieurs épisodes. Grâce à son chien Porthos, Archer fait la connaissance d’une jolie Alien, Kayla (Dey Young) qui elle aussi possède un chien.
Chacun va tenter de se distraire. Hoshi rencontre un alien qui veut absolument apprendre toutes les langues, mais ils ont aussi d’autres loisirs plus intimes.
Tucker et Reed traînent dans un bar et font la connaissance de deux entraîneuses qui sont en fait des voleurs. Travis, lui, sans savoir pourquoi, se retrouve à l’hôpital.

Tout cela doit durer deux jours et deux nuits, temps pendant lequel le docteur Phlox doit se plonger dans un profond sommeil pour se régénerer en quelque sorte.

Les décors font assez toc, avec l’inévitable coucher de soleil sur la mer. A noter que l’on reverra cette planète Risa dans « Star Trek, the next generation ». Bien évidemment, tous ces charmants aliens venus des quatre coins de la galaxie parlent anglais et ont des goûts soit américains, soit ceux que les étrangers sont censés avoir selon les américains. Cet aspect là nuit à la série, et peut être que des séries non us comme « Dr Who » échappent à cet ecueil, ou peut être les séries russes (Il existe ou existait une importante littérature de science-fiction soviétique avec notamment l’auteur Arcadi Strougatski, mais si l’on connaît un Sherlock Holmes russe avec la série Livanov, on est moins saturé de séries de SF russes !).

Tandis que Reed et Tucker se font posséder par les entraîneuses à force de se vanter et de faire les fanfarons, les deux jolies femmes se transformant instantanément en deux monstrueux aliens, Archer noue une relation plus sincère avec Kayla dont les parents ont été tués par les sulibans. Sincérité qui va vite tomber à l'eau lorsque Kayla se révèlera être une tandarienne espion à la solde de Grat, que jouait Dean Stockwell dans "Détenus" (01-21)

Seule T’Pol tire son épingle du jeu en se compromettant pas dans des situations embarrassantes puisqu’elle est restée à bord de l’Enterprise.. Loin d’être un épisode licencieux (n’oublions pas le puritanisme américain), l’histoire sur la planète Risa ne fait qu’affleurer, comme un épisode de « La croisière s’amuse », le thème de la sexualité. Presqu’au terme de cette première saison, on peut reprocher à « Enterprise » de ne jamais se départir d’un certain nombre de clichés qui datent de « Star Trek classic » : aliens aux fronts bombés mais toujours bipèdes et humanoïdes.

L’intérêt majeur de la série reste Scott Bakula, même si dans le carcan un peu étroit de l’univers Star Trek, il ne peut pas exprimer autant d’émotions que dans « Code Quantum ». Son humour, son jeu, émergent parfois de l’univers balisé dans lequel il évolue, mais on peut espérer, malgré son âge (57 ans en 2011) qu’il aura l’occasion dans une autre série de nous montrer les facettes de son talent.

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26. ONDES DE CHOC, PREMIÈRE PARTIE
(SHOCKWAVE PART 1)


Dans ce dernier épisode, cliffhanger de la saison 1, nous allons retrouver des éléments de l’autre série de Scott Bakula « Code Quantum », c'est-à-dire le voyage temporel. Et nous retrouver au 31ème siècle, mieux que Buck Rodgers. La Terre est ici un paysage désolé et anéanti.

Daniels (Matt Winston) que nous avons vu dans l’épisode 01-11 « Guerre temporelle », est donc de retour, bien qu’il ait été tué dans l’épisode cité ! On retrouve également le diabolique suliban Silik (John Fleck). L’Enterprise a occasionné la destruction d’une planète explorée et le haut commandement de Starfleet ordonne la fin de la mission et le retour sur terre.

Comme par hasard, la mission de Enterprise dure depuis un an (2151-2152), comme la première saison. Archer est accablé par les pertes causées sur la planète qu’ils ont détruite.
Archer pense que le voyage spatial recommencera dans vingt ou quarante ans. Mais T’Pol, pour le dernier épisode, se montre sympathique, voulant aider Archer à convaincre les vulcains d’atténuer les choses. « Vous savez, dit Archer, c’est probablement la première fois qu’un Vulcain essaie de remonter le moral d’un terrien ».

T’Pol est-elle en train de vouloir se rendre sympathique ? Il serait temps !

Sam Beckett, pardons Jonathan Archer, se réveille avant la mission Enterprise. Il est remonté dans le temps, mais le voyageur temporel Daniels mort et ramené à la vie, a transporté six mois avant le décollage Archer. On se croirait en plein Code Quantum, sauf qu’ici on modifie non le passé mais le futur.

On perd un peu son latin entre le Archer d’il y a un an et six mois avant, et celui de 2152 ; Daniels a expliqué à Archer qu’ils n’ont pas causé la catastrophe en détruisant la planète. Vous suivez toujours ? Silik a provoqué la catastrophe pour saboter la mission de l’Enterprise.
Le saut quantique est ici abordé, comme dans l’autre série de Bakula, peut être un clin d’œil.
Mais le futur modifié est assez complexe à comprendre. « Enterprise » se confirme être une série pour fans de SF, on l’imagine mal sur TF1 en prime time à la place de « Joséphine ange gardien » ou de « Femmes de loi ».

Sur la planète précédemment détruite et redevenue intacte, Archer, T’Pol et Tucker attaquent à bord d’une navette huit sulibans.

L’épisode reprend donc au début avant la catastrophe. Il est prouvé que les sulibans utilisent des vaisseaux furtifs invisibles pour saboter l’Enterprise. La mission du vaisseau continue d’être menacée par le mystérieux chef de Silik.

Menacé par une multitude de vaisseaux sulibans, Archer doit se rendre à bord d’un de leur vaisseau, et il confie la direction de l’Enterprise à T’Pol. Le héros va-t-il se sacrifier ?

C’est alors que Archer et Daniels se retrouvent coincés sur Terre au 31 siècle, notre planète étant totalement dévastée, et sans possibilité de retour en 2152.

A suivre dans la saison 2.

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Crédits photo: Paramount.

Images capturées par Patrick Sansano.