saison 1 saison 3

Buffy Contre les Vampires (1997-2003)

Saison 7


1. RÉDEMPTION
(LESSONS)

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Scénario : Joss Whedon

Réalisation : David Solomon

Turquie : une jeune femme se fait tuer par des hommes en robe. Angleterre : Willow émerge peu à peu de son égarement dans les ténèbres (cf. les trois derniers épisodes de la saison 6) et apprend la rédemption aux côtés de Giles. Sunnydale : c’est la rentrée pour Dawn. Avec deux autres lycéens, elle chute dans un labyrinthe souterrain peuplé de fantômes. Buffy saute à son tour dans le trou pour la sauver. Ce faisant, elle croise Spike, qui a récupéré son âme, mais cela l'a rendu fou…

La critique de Clément Diaz 

- That waitress downtown wished her husband was a frog - you made him French.
- He's smelly. And with a little mustache.

Ouverture allegro con brio de la dernière saison (du moins à la télévision) avec Lessons. Toujours roi des dialogues vifs et affûtés, Whedon prend tranquillement son temps pour nous remettre dans le bain : Buffy est désormais le professeur particulier de Dawn en slayage – hilarante introduction du cimetière – Willow revient douloureusement vers la lumière, Anya fait du racisme anti-français (le french bashing étant un sport national aux USA, on peut considérer qu'Anya finit son apprentissage de la culture américaine), Alex le vaillant fidèle, Spike est en mode aaaaah, je souuuuuuffre de mes pêchéééés (appelé aussi mode Angel), et Dawn... ben, Dawn quoi. Saluons aussi la tordante Hallifrek, et la visite de Wayne Palmer à Sunnydale (franchement, il aurait dû amener Jack Bauer aussi, Buffy aurait pu prendre des vacances dès la semaine suivante).

On retrouve nos repères, l'humour des personnages, les grosses vannes de la Slayer (I want Dawn be my girlfriend/ Wrong sister, I'm the one who dates dead guys, and sorry but they were hotties)... Les apparitions brutales des esprits, à la violence à peine contenue, font trembler à chaque fois, et équilibrent les passages plus drôles. Leur manière de tourmenter leurs victimes est efficace, et les scènes d'action sont toujours aussi bien chorégraphiées. La décrépitude de Spike est affolante, avec une grande composition de James Marsters (par contre la perruque blonde, non, là, ça va pas être possible, au secours !), tandis que la Slayer se bat en mettant une brique dans son sac, ah le voilà enfin le lien avec Chapeau melon et bottes de cuir ! (Pas anodin que ce soit une référence à… Tara !). Buffy est embauchée comme conseiller scolaire ; super, il a fallu la 7e saison pour que la Slayer trouve enfin un job (minablement) rémunéré ET qui lui convienne. La persévérance paye on dirait.

La scène finale est une belle surprise, où tous les méchants de la série apparaissent l'un après l'autre. Quelle joie de tous les revoir ! Warren, Glory, Dru, Le Maître, le Maire, Adam (et Buffy ??!!!). La nostalgie nous parle, et on a un regard attendri pour ces grands big bads qui nous ont fait passer tant de bons moments. Rien que pour ça, l'épisode est immanquable. N'oublions pas les sublimissimes scènes Willow-Giles dans la campagne anglaise : que d'émotion, que de beauté, que d'amour…

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La critique d'Estuaire44 

Pilote de saison très maîtrisé, Lessons apparaît comme une savoureuse mise en place de décor, avec une narration que le Roi du Geekland rend malicieusement assez similaire aux Slayer Movies type Freddie. On retrouve avec beaucoup de plaisir les différents personnages centraux de la série. Le récit est (déjà) très centré sur Buffy, mais chacun a droit à son moment. Mention spéciale pour la superbe propriété d’Anthony Head, où furent tournées les scènes anglaises. Les deux comédiens s'y montrent une nouvelle fois parfaits. Xander porte cravate, les années passent ! D. B. Woodside se montre excellent et fonctionne très bien avec Sarah Michelle Gellar. La procession finale des Big Bads de la série demeure particulièrement mémorable. Le rouge va toujours très bien à Glory et cela fait quelque chose de revoir encore une fois Dru. Chaque Big Bad a droit à une tirade bien dans son style, c’est très joliment fait. Le Maire passe un peu rapidement, mais ce n'est que partie remise.

On découvre ici un atout de la saison 7, qui multipliera les clins d’œil au parcours de la série. Sarah Michelle Gellar va se régaler avec l’alter ego maléfique de Buffy. Les dialogues introduisent souvent un humour bienvenu après une saison 6 très éprouvante. Deux réserves toutefois. Le nouveau Sunnydale High s'avère tout à fait aseptisé par rapport au style néo hispanique très californien de l'ancien. Et puis Spike se montre ennuyeux, ce n’est pas le registre de Marsters (Boreanaz est bien meilleur là dessus) et on a envie de retrouver le fauve sarcastique que l’on aime bien. Sa coiffure est également plus ridicule qu'autre chose.

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  • Les scènes anglaises sont de nouveau tournées dans la résidence d’Anthony Head, à Westbury, près de Bath. Le cheval que Giles chevauche est également le sien. Josh Whedon a tenu a effectué le déplacement afin de tourner ces scènes lui-même. Le passage devait être davantage développé mais le mauvais temps entrava le tournage, nous ne sommes plus en Californie.

  • Le téléphone portable effectue enfin son entrée dans la série, alors qu’il était déjà commercialisé depuis longtemps ; il est ainsi apparu beaucoup plutôt chez Angel (lequel n’a jamais vraiment apprécié cet engin du diable). Queen C en avait toutefois brièvement utilisé un dans le pilote de Buffy, ce qui ne survint plus par la suite.

  • Le secret autour du retour des interprètes des Bigs Bads fut soigneusement conservé par la production, afin de ménager l’effet de surprise.

  • Le prénom Robin fut choisi car étant mixte. Que le nouveau proviseur soit un homme ou une femme fut décidé tardivement par Whedon.

  • Le bureau de Robin Wood occupe l’ancien emplacement de la Bibliothèque de Giles, donc directement au-dessus de la Bouche de l’Enfer.

  • Les scènes d’Istanbul furent tournées en utilisant des éléments de décor des studios Universal.

  • Pour la première fois la liste des personnages figurant au générique ne change pas d’une saison à l’autre. L’ultime image du générique ne représente pas Buffy mais bien la Force.

  • Sous les traits de Buffy, la Force conclue la magistrale tirade des Bigs Bads par : It's about power. Cela rappelle la fameuse discussion dans l’ascenseur entre Angel et Holland Manners (Blind Date), où ce dernier déclare : It's not about Good and Evil. It's about who wields the most power.

  • Le Maître, Glory et Adam devaient réapparaître ultérieurement dans la saison, mais l’agenda de leurs interprètes ne le permit pas. Le Maire connaitra toutefois une ultime rencontre avec Faith.

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2. DÉMONS INTÉRIEURS
(BENEATH YOU)

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Scénario : Douglas Petrie

Réalisation : Nick Marck

Xander fait la connaissance de Nancy, une jeune femme avec qui il flirte. Toutefois, les maléfices d’Anya risquent fort de tout compromettre. Pendant ce temps, Buffy tente de découvrir la raison du comportement de Spike…

La critique de Clément Diaz 

Sunnydale. Come for the food, stay for the dismemberment.

- Spike, have you completely lost your mind ?
- Well, yes. Where have you been all night ?

On commence en fanfare par un pastiche fort réussi d’Alias, avec la poursuite survitaminée d’une simili Sydney Bristow sous fond de musique techno. Passé ce portique, Petrie développe un scénario assez plaisant qui met en valeur les personnages (sa spécialité), tout en restant résolument comique. Sous un défilé de répliques assassines, Xander rencontre la jolie Nancy. Excellente idée d’intégrer un personnage extérieur au Scooby, cela produit de la comédie basée sur le classique mais toujours percutant choc des cultures. Nancy permet de nous rendre compte que vu de l’extérieur, le Scooby, groupe si familier et “normal” à nos yeux, ressemble plus à un groupe de dingos échappés de l’asile qu'à des justiciers ! Un regard rafraîchissant. La catastrophe d’Anya est d’un humour noir tordant : la scène du Bronze, ou celle au QG de Buffy sont des pépites d’humour. Xander n’a pas de chance : alors qu’il trouve enfin une femme normale, faut que l’aventure fasse tout foirer. Le monstre est plutôt pas mal, mais on le voit pas trop, budget oblige. Willow et Giles, c’est toujours aussi magique ; on se languit de retrouver notre sorcière favorite à Sunnydale.

L’épisode est le gros must see pour les fans du Spike, désormais moinquerien, détruit par ses sentiments envers la Tueuse. S’il tente bien de rejouer au fanfaron lors de sa bagarre de saloon, il suffit du petit accident avec le ver géant pour tout faire s’effondrer. On peut critiquer son évolution : Spike n’est plus celui qu’on aimait tant, mais cette humanisation et cette quête d’une rédemption rien moins qu’assurée émeut. Le final de l’église rentre sans hésiter dans le top 10 des plus grandes scènes de la série, avec une composition ravageuse et ravagée de James Marsters. Les larmes de Buffy sont aussi logiques que le chagrin destructeur du vampire. Un grand moment.

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La critique d'Estuaire44 

On apprécie un amusant pastiche très sympa d'Alias en ouverture, d'autant que l'on croit se souvenir que Syd a effectivement réalisé une mission en punkette à Berlin. Le coup du regard d'une tierce personne posé sur Gang est bien réalisé, même si pas tout à fait  original. Le ver de terre géant dévastant carrément la ville est un peu over the top mais cela parlera forcément aux amateurs de Dune ou de Tremors (le Trio aurait adoré l'idée). La vedette reste Anya, enfin, Anyanka, quia repris un sacré poil de la bête, elle est vraiment hilarante.

On a toujours du mal avec Spike, moins pour une question d'interprétation que de personnage. Angel était un homme de peu de mots, donc son spleen se ressentait  en bonne partie dans son attitude et son regard, tandis que le Spike aura toujours  été un bavard extraverti. D'où une logorrhée pas inintéressante en soi, mais vraiment trop envahissante et démonstratrice. Aller s'immoler sur la croix, quelle diva vraiment... Le petit jeu autour de ne pas révéler qu'il avait regagné son âme est assez gratuit, à quoi bon ?   Par contre c'était effectivement poignant de le voir singer ce qu'il était naguère, pour sauver la face. Ce serait bien de baisser sur le pathos à gros bouillon pour tenter davantage le suggéré.

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  • Dans la séquence pré générique, la chanson contient les paroles Von der Tiefe es verschlingt, soit la traduction allemande du fameux From beneath you it devours, qui va devenir le refrain de la saison.

  • Buffy fait référence à Fluttie quand Robin lui déclare que les élèves vont la « décorer vivante ». Mais tel fut aussi le destin de Snyder, même si ce fut par la Maire. Un poste à risques.

  • Au Bronze, Spike demande à Buffy si elle veut faire un nouveau tour  sur le balcon, un référence à la scène très chaude de Dead Things.

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3. VICE VERSA
(SAME TIME SAME PLACE)

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Scénario : Jane Espenson

Réalisation : James A. Contner

Le Scooby-Gang attend Willow à l’aéroport de Sunnydale, mais ils ne la voient pas. Pourtant Willow est bien à l’aéroport, mais elle constate que ses amis ne sont pas là !! A cette situation impossible, s’ajoute le cadavre d’un homme écorché vif, retrouvé sur le chantier où travaille Xander…

La critique de Clément Diaz 

Here's something you should know about vengeance demons: We don't group with the "sorry." We prefer "Oh, God, please stop hitting me with my own rib bones."

Décidément, les auteurs sont en pleine forme, Same time, same place est sans doute le meilleur opus de Jane Espenson, et certainement un des meilleurs de la série entière. L’auteur nous surprend en réussissant dans un genre qui n’est pourtant pas celui de l’humour, sa spécialité : le suspense et le gore.

On se croirait piégé dans La Quatrième Dimension, avec un suspense intenable, une étrangeté de la situation à effet durable et prenant, et un monstre absolument salopard tout à fait repoussant malgré un look un peu... limite. On est dans une réalité dont l'absurde finit par devenir oppressante. Chaque scène est filmée de deux façons : le point de vue de Willow, et celui de Buffy-Dawn-Xander ; le procédé est répété intelligemment pour instaurer une frénétique tension en crescendo. Ce trip en plein cauchemar ne faiblit jamais.

Les quelques pointes d'humour (délivrés pour la plupart par Anya, toujours aussi givrée) marchent bien, tandis que William the bloody mad carbure toujours à l'acide ; sa vanne à Xander est un classique. L'épisode se centre évidemment sur Willow, dont la peur à l'idée de ne pas être pardonnée, accueillie par ceux qu'elle aime, est captée à merveille par Alyson Hannigan. Le Gnarl est absolument horrifiant, son sadisme incessant, son excitation animale, sa manière d'éviscérer avec une suprême lenteur notre rousse amie portera pas mal de cœurs au bord des lèvres. Attendez-vous à trépigner de joie quand il crève.

Personnellement, le monstre qui m'a le plus marqué dans la série (avec les bavards Gentlemen of course). Le tempo lent instille une angoisse sans faille. La chute est un peu extravagante, mais on comprend l'excellent raisonnement de l'auteure. 42 minutes de stress permanent, un loner en or massif.

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La critique d'Estuaire44 

Clairement l’un des meilleurs opus de la saison, pour son postulat très Twilight Zone et ses moments joyeusement Gore. Le scénario ouvre d'ailleurs une amusante perspective sur ce qu’arait donné une participation de Jane Espenson à Supernatural.

Le démon est une merveille d’horreur, notamment grâce au génie de. Camden Toy, comédien spécialiste des maquillages insensés (il joue aussi le chef des Gentlemen, le premier Ubervamp, et le Prince des Mensonges dans l’épisode sous-marin d’Angel).

 La saison trouve le  temps de s’intéresser à l’évolution psychologique des Scoobies, en plus de développer son intrigue centrale. Ici Willow est intelligemment mise en avant, avec une Alyson Hannigan une nouvelle fois géniale. L’épisode scelle la réconciliation entre Buffy et Willow, enfin. 

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  • Jane Espenson a indiqué s’être inspiré du Gollum du Seigneur des Anneaux pour créer Gnarl.

  • Le site web Demons, Demons, Demons visité par Dawn avait déjà été aperçu dans l’épisode The Ring, d’Angel.

  • Il s’agit de l’unique épisode de la série où aucun artiste invité n’est annoncé au générique.

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4. LA PRÉDICTION
(HELP)

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Scénario : Rebecca Rand Kirshner

Réalisation : Rick Rosenthal

Cassie Newton, une lycéenne, révèle à Buffy qu’elle “sait” qu’elle mourra dans deux jours. En enquêtant sur Cassie, Buffy découvre qu'elle semble douée d’un don de prédiction. Malgré tout, Buffy va tout faire pour sauver la vie de Cassie et empêcher la prédiction de se réaliser…

La critique de Clément Diaz 

- Buffy the Vampire Slayer would break down this door.
- And Buffy the Counselor ?
- Waits.

L’épisode présente l'intérêt de voir qu'en dehors de son rôle de serviteur loyal de la Maison Blanche, Aaron Pierce est également un serviteur fidèle de la dive bouteille, toujours dans l’entourage de Wayne. Bon c’était la minute maniaque du fan de 24 heures chrono. Pour le reste, malgré une Azura Skye inhabituellement juste (l'actrice m'a énervé plus d'une fois dans ses autres apparitions télévisées), le script mélange trop d'éléments de soap estudiantin avec en plus un final en remake de Reptile boy, avec cette secte d'adolescents qui réussit l'exploit d'être encore plus crétine que l'original, c'est dire.

Centré sur Buffy et Dawn, l'épisode subit l'absence des autres membres du Scooby, d'où un ton assez terne pour une enquête qui ne l'est pas moins. Sept ans avant Scully, Willow a déjà compris que Google pouvait résoudre des énigmes plus vite que ton ombre, une bien peu reluisante idée du scénario. Buffy trouve la solution grâce à la conjonction de deux ficelles scénaristiques : "les pièces" du poème, et le fait qu'elle passe précisément où Wood ouvre le casier rempli de pièces. Les fausses pistes du père et de l'amoureux éconduit ne tiennent pas la route. On aimerait bien que Spike se secoue ; Marsters est fantastique encore une fois, mais ça s'éternise.

Volens nolens, l'épisode doit beaucoup à Cassie Newton, dont la fragilité, la maturité, et le courage résigné frappent juste. L'atmosphère Nervalienne de ses poèmes est d'une morbide beauté. L'intervention inattendue de Spike dans la battle finale met du baume au cœur (She'll tell you someday, she'll tell you), tandis que le twist final est un des plus durs de la série. Quelques éléments qui empêchent l'épisode de ne pas sombrer totalement.

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La critique d'Estuaire44 

Help résulte comme un épisode uniquement fonctionnel, destiné à montrer Buffy dans son nouveau métier et à créer le personnage, certes réussi, de Cassie (malgré une poésie très empesée). Cette dernière est uniquement là pour pallier à l'absence de Tara dans le prochain et très marquant Connivences. Cela fait beaucoup de grandes manœuvres dépourvues de réel intérêt dramatique.

Ces histoires de sociétés secrètes étudiantes n'ont pas produit de grands épisodes par le passé et c'était autrement plus drôle avec Queen C, malgré la méritoire performance d’Azura Skye. Le démon fait également pale figure, surtout après celui découvert lors de l'épisode précédent.  

Bonne interprétation ceci dit et quelques scènes réussies, dont la découverte de la sympathique Amanda. Cela reste un tantinet léger. N continue à se divertir des efforts désespérés tentés par la série pour trouver une utilité à Dawn, une héroïque et vaine performance. Merci à Aaron de continuer à veiller incognito sur Wayne, en cas d’attaque terroriste à Sunnydale, on sait qui appeler.  

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  • Willow laisse quelques cailloux sur la tombe de Tara, ce qui constitue une tradition juive destinée à honorer les morts.

  • La tombe de Tara indique qu’elle est morte le 7 mai 2002, soit la date de diffusion de l’épisode Seeing Red, voyant survenir le drame.

  • Cassie est le diminutif de Cassandra. Dans la mythologie grecque, Cassandre a le pouvoir de voir les catastrophes à venir, mais sans être crue par quiconque. Les prédictions de Cassie se révèleront toutes vraies dans le déroulement de la saison.

  • Cassie lit un des grands classiques de la Science-fiction, Abattoir 5 ou la Croisade des enfants (1969). Kurt Vonnegut, entre autres thèmes, y décrit également un héros connaissant son avenir fatal sans pouvoir rien y changer.

  • Le mort de Cassie est l’une des deux seules de la série à être due à des causes naturelles (avec celle de Joyce).

  • Emma Caulfield ne participe pas à l’épisode, la scène voyant Anya réconforter une femme éplorée ayant été coupée pour des raisons de durée.

  • Amanda  deviendra l’une des Potentielles les plus marquantes, la première à parvenir à tuer un Ubervamp. Elle tombera néanmoins au champ d’honneur lors de la grande bataille finale.

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5. CRISE D’IDENTITÉ
(SELFLESS)

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Scénario : Drew Goddard

Réalisation : David Solomon

Au lycée, Willow découvre une étudiante en état de choc dans un placard : une araignée géante a commis un carnage et tué douze étudiants qui s’étaient moqués d’elle. Anya est la responsable. Comprenant qu’elle a franchi un point de non retour, Buffy déclare qu’elle doit tuer Anya, malgré les protestations de Xander…

La critique de Clément Diaz 

Buffy, are there any friends of yours left you haven't tried to kill ?

Whedon a décidément beaucoup de flair. La venue de Drew Goddard dans l’équipe des scénaristes va apporter un surcroît d’efficacité à cette saison. Bien qu’il s’agisse ici de son tout premier coup d’essai, Goddard montre déjà ses talents narratifs, qui feront merveille plus tard dans Angel, Alias, et au cinéma (Whedon coscénarisera La cabane dans les bois, réalisé par Goddard)

Goddard bâtit une bonne histoire, centrée sur cette dingue d'Anya, sauf qu'Anya est en mode mi-Dark Willow/mi-Angel ; du coup, pour la poilade, on repassera. Les séquences nordiques avec Olaf le Troll sont d’un décalage tellement énorme qu’on doit se pincer pour y croire. Kitsch et réussi à la fois. Le scénario souffre du fait qu'Anya basculant du côté obscur, on a déjà eu ça en fin de saison 6 avec Willy. Cela dit, la vision d'horreur de l'intro est efficace, on ne peut le nier. Emma Caulfield a l'occasion de sortir de son rôle comique pour incarner une Anya prise entre vengeance obstinée et douleur intérieure. Elle mène tout l'épisode avec ce dilemme fracassant qui conduit à plusieurs scènes du meilleur jus : la dispute avec Willow, et surtout la passe d'armes entre Buffy et Xander sur le sort réservé à la démone. Un arrière-texte éthique bien développé qui donne de la chair à cet épisode. Le duel des Titans est particulièrement bien orchestré, même si la porte de sortie (Bye Bye, Hallie) est un peu trop facile. Willow commence à faire du surplace, comme Spike. Zut, bougez-vous un peu, là, vous tirez la tronche depuis le début de la saison.

L’épisode est renommé pour I will be his Mrs. la chanson d'Anya (qui se déroule à peu près en même temps que Going though the motions dans Once more with feeling), qui fait partie des meilleurs opus de Whedon. Goddard n’a pas eu froid aux yeux en demandant carrément au boss une chanson. Le créateur, bien que pris dans trois séries simultanées, pressa son génie pour en faire sortir un moment magique : la voix d’Emma rayonne dans des médiums allègres et des aigus lyriques, la musique, convoquant piano et cordes, demeure dans des eaux argentées, la chorégraphie est toute en énergie contenue mais manifeste, les costumes sont merveilleux. On peut certes pinailler en disant que c’est assez gratuit, mais le moment est si enchanteur qu’on se rend sans discuter. Et puis, la nostalgie parle quand on songe au temps béni où Anya et Xander s’aimaient… Très bon épisode, mais le Scooby semble encore assez tristounet, à part Buffy et Xander (le Zeppo hein ? Tu parles, il sauve encore la vie d'Anya, Love you Alex...).

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La critique d'Estuaire44 


On aime bien cet épisode, assez patchwork mais plein de bonnes idées, dont les passages vikings délirants,  le massacre et l’araignée lovecraftienne  ou les connexions entre passé et le temps présent donnant lieu à des effets réussis façon LOST.

Le débat moral sur le sort d'Anya est bien vu et permet de mettre joliment en avant Alex, plus que jamais la conscience morale du groupe. Il a beau être le meilleur ami et le frère d'armes de Buffy depuis des années, il fallait tout même oser se lancer comme ça sur la Slayer en mode combat, toute en réactivité et réflexes. Bien joué ! Le duel lui même se montre rythmé à souhait.  Hallifrek permet de s'en sortir à bon compte mais finalement c'est assez raccord avec la personnalité tortueuse de D’Hoffryn (qui nous quitte sur ce dernier lugubre exploit).

Le superbe moment musical autour d'Anya constitue l'un de ces agréables clins d’œil au parcours de la série, apparaissant de ci de là en cours de saison. La chanson fut écrite en une unique soirée par un Whedon alors en surcharge de travail, ayant pas moins de trois séries simultanément sur les bras. Il allait finir la saison en état d'épuisement avancé. 

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  • L’auteur Drew Goddard indique avoir demandé à Whedon de créer une chanson pour Anya et que celui-ci refusa d’emblée, car trop occupé par ailleurs par Firefly et Angel. Or le lendemain Whedon arriva avec la chanson entièrement composée, avouant n’avoir pas pu penser à autre chose avant de l’avoir achevée. La chanson s’intitule « Mrs ».

  • Il indique également avoir choisi Aud comme prénom original d’Anya, car durant ses recherches sur les Vikings il trouva trace d’un couple Olaf & Aud. Cette dernière était louée pour son humour, son entrain et son aptitude à gérer l’argent du ménage, ce qui convenait idéalement à Anya.

  • Le mariage de Sarah Michelle Gellar et de Freddie Prinze Jr. survint durant le tournage de l’épisode, ce qui explique une moindre présence à l’écran.

  • Emma Caulfield et Abraham Benrubi apprirent phonétiquement cinq pages de Suédois afin de pouvoir tourner la première scène Viking. Whedon jugea cela plus amusant que de les faire doubler.

  • L’épisode devait initialement s’intituler Anya.

  • Halfrek et D'Hoffryn apparaissent ici pour la dernière fois.

  • Marti Noxon et David Fury reprennent leurs rôles de Once More, With Feeling, la Ticket Lady et le  Mustard Guy.

  • Abraham Benrubi (Olaf) est bien connu pour ses particpations à Parker Lewis ne perd jamais (Larry) et Urgences (Jerry). Il réalise également de nombreuses voix pour Robot Chicken, la série animée totalement déjantée et trash de Seth Green.

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6. FOLLES DE LUI
(HIM)

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Scénario : Drew Z. Greenberg

Réalisation : Michael Gershman

Dawn tombe amoureuse d’un séduisant étudiant, R.J. Mais il apparaît qu’elle a beaucoup de rivales. Buffy elle-même ne résiste pas à son charme, pas plus qu’Anya et Willow. Spike et Xander, inquiets de la tournure des événements, décident de prendre les choses en main…

La critique de Clément Diaz 

- I looked into him and saw his soul.
- He was walking away, so unless his soul was in his ass…

Him souffre de la comparaison avec Bewitched, Bothered, and Bewildered (saison 2) dont il est le remake avoué - il est même mentionné par Xander. Il est dépourvu aussi de l’arrière-texte malin, ou du crescendo grinçant de Marti Noxon ; ce n’est qu’une comédie pour elle-même, au rythme plus poussif, d’autant que le chouchou de ces dames est assez transparent, rien à voir avec Xander. Toutefois, l’épisode réussit quand même son pari, les gags se montrant très souvent irrésistibles.

Par un très rusé retournement, Drew Greenberg se sert du côté boulet de Dawn comme un atout, en le caricaturant à outrance. Voir Michelle Trachtenberg s’autoparodier jusqu’à plus soif est un grand spectacle à savourer sans modération. Mention pour ses deux chutes lamentables : l’intro et le concours de pom-pom girls. Ses crises de larmes/jalousie/rage/dégoût de soi sont si outrancières qu’on rit de bon cœur. Il faut aussi la voir en bombasse au Bronze, où elle se sexualise totalement sous les yeux ébahis de sa grande soeur. Faut pas croire, la donzelle a de sacrés atouts dans sa manche (pas que dans sa manche d'ailleurs). Déclarations grandiloquentes, ralentis éthérés, musique niaiseuse, voire tentative de suicide par amour... l’épisode dézingue toutes les histoires de cœur estudiantines qui ont plus ou moins pollué la télévision.

Le tout avec un entrain certes modéré mais quand même de l’entrain. La scène où Buffy succombe à son tour au charme de RJ est une leçon de comédie de la part de Sarah Michelle Gellar qui y va à fond. Quand Xander les surprend dans une position, huhum, licencieuse, on rit aux éclats. La question quant à savoir si Buffy a réellement eu une relation sexuelle avec R.J. n’est toujours pas résolue. Chaque fan en décidera.

Quand c’est le tour d’Anya puis de Willow (hein, Willow ???!!!!!), on nage en pleine WTFitude. Leurs dialogues de sentimentales jusqu’au-boutistes risquent de tuer le spectateur plusieurs fois de suite, Barbara Cartland peut aller se rhabiller. Le split-screen à la 24h chrono est du même métal, on imagine bien Jack Bauer se ruer à Sunnydale pour sauver Dawn (ou dans un salutaire réflexe ne rien faire pour sauver le Boulet, c'est selon). Au final, un épisode distrayant.

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La critique d'Estuaire44 

Outre nombreuses scènes amusantes, l’épisode brille particulièrement par ses regards dans le rétroviseur. On adore Buffy retrouvant le bazooka du Juge pour trucider Robin, ou ces pom pom girls avec lesquelles on remonte carrément jusqu'à Bichette la Terreur. Dawn utilise d’ailleurs la tenue portée par Buffy en saison 1.

On se situe dans un excellent Fantastique, privilégiant l’étrange aux effets spéciaux. Mais le sujet a effectivement été traité, avec davantage d'ambition, dans l'excellent Un Charme Déroutant. Ici on sent bien qu'il ne s'agit que d'un prétexte pour aligner les gags, ce qui est certes appréciable en soi, d'autant que la suite de la saison va être très sombre.

L'affaire se résout aussi très facilement trop facilement, c'est assez léger. Un épisode très drôle avec d'excellentes actrices s'en donnant à cœur joie (coup de cour à Trachtenberg, vraiment épatante). Mais on sent poindre l'envie que le Big Bad se manifestât plus conséquemment. 

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  • Buffy déclare RJ qu’elle à peu près le même âge que lui. De fait l’interprète à deux ans de plus que Sarah Michelle Gellar.

  • Le lance missile que Buffy veut utiliser contre Robin est bien le même que celui employé dans Innocence contre le Juge.

  • Nobody expects the Spanish inquisition déclare Dawn une référence à l’un des célèbre sketch des Monty Pythons.
  • Outre cet épisode, Buffy ne conduit une automobile qu’à trois autres occasions, le plus souvent avec difficulté, dans  Band Candy, Who Are You (avec le corps de Faith)  et Gone.

  • La musique entendue quand le sortilège se manifeste est Theme From A Summer Place, de Percy Faith (1959). 

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7. CONNIVENCES
(CONVERSATIONS WITH DEAD PEOPLE)

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Scénario : Jane Espenson, Drew Goddard, Marti Noxon (non créditée), et Joss Whedon (non crédité)

Réalisation : Nick Marck

Willow reçoit la visite du fantôme de Cassie Newton : elle vient lui apporter un message de Tara. Dawn est confrontée à une force démoniaque qui hante la maison familiale. Buffy se confie à Holden, un vampire psychanalyste. Jonathan et Andrew s’introduisent dans le lycée pour déterrer une porte magique, mais Jonathan ignore qu’Andrew est manipulé par le fantôme de Warren…

La critique de Clément Diaz 

Of course I'm scared. Last time we were here, 33.3 bar percent of us were flayed alive !

Nouvel exercice de style, Conversations with dead people est certainement l'épisode le plus déconcertant de toute la série (sauf Restless et Normal again hors catégorie). Postulat : on parle avec un habitant de l'au-delà, et de cette conversation, ressort des vérités ou des présages fondamentaux pour la suite des événements. Cet épisode extrêmement original multiplie les audaces et les coups de génie, découpés en 4 segments indépendants. L’effet « film à sketches » très rarement présent dans un épisode de série télé, normalement un tout cohérent, marche ici très bien ; mais les histoires de cet épisode sont d'inégale importance.

Jane Espenson n'a pas été méga inspirée pour le front Dawn. On assiste à un déferlement de forces démoniaques dans la maison, avec Dawn tantôt en criarde apeurée, tantôt en warrior obstinée... et c'est tout. Moui, pas grand-chose. Certes, les apparitions de Joyce font leur effet - le message final est glaçant - mais avec toute cette suggestion et ce noir presque absolu, on se croirait dans un sous-film d'horreur fauché et répétitif.

Marti Noxon s'occupe du front Willow, mais là encore ce n'est pas une réussite. Certes, les performances d'Alyson Hannigan et d'Azura Skye sont sans prix, mais tout est trop linéaire. La tension ne monte jamais, et la situation se dénoue bien maladroitement. Tara nous manque vraiment.

Drew Goddard a plus de chance avec le retour gagnant des trois losers... enfin des deux losers... enfin, non trois quand on y pense... mais quand même deux puisque Warren... Raaaaaaaah ! Bref, étalage de geekitude assurée, quelques déconnades parci-parlà (la chute slapstick d'Andrew, le dictionnaire klingon), mais frisson quand Warren apparaît et réapparaît, manipulant Andrew avec une précision et une efficacité mortelle. La chute finale est renversante, et a causé chez les fans pas mal de protestations. Il sera dit que dans Buffy, tout mais vraiment tout peut arriver ! Cependant, elle va permettre à Andrew de s’imposer dans la saison, mixant un humour pétaradant et une future recherche de rédemption et de maturité. L’ histoire du sceau est loin d'être finie. On reste en ligne.

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Le segment le plus enthousiasmant réside dans les séquences de Joss Whedon lui-même : Buffy rencontrant le pire cauchemar de toute Slayer : le vampire... psychanalyste !!!! Alors là, attendez-vous à piquer des fous rires vraiment massifs. Je ne sais pas quels acides on a perfusé au roi du Geekland, mais Whedon s'est vraiment lâché. L'improbable hénaurme de la situation est vraiment extrême, ce qui mène à des dialogues tantôt ciselés comme de la dentelle (You do have a superiority complex, and you've got an inferiority complex about it) tantôt tirés au bazooka (Buffy, I'm here to kill you, not to judge you). Prestation hilarante et très fine du beau Jonathan M.Woodward en ce qui restera comme le personnage le plus décalé de toute la série (à l'heure qu'il est, il doit être en train de manger du fromage en bonne compagnie).

Voir d'abord Buffy et Holden parler comme de vieux potes, puis ensuite voir la première s'allonger sur une tombe comme un divan Freudien est un déphasage de la plus belle eau. La séance psy est passionnante, profonde, drôle, intense, émouvante. Sarah Michelle Gellar joue à merveille la douleur de l'héroïne solitaire et la professeure en vampirologie (we don't say "vampify", we say "sired"). Et puis, on dirait que le Spike a ENFIN décidé de redevenir le bad guy qu'on aimait tant. Un épisode hors normes, fascinant quoiqu'inabouti, avec un des meilleurs guests de la série.

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La critique d'Estuaire44 

Les dialogues du Vampire psy sont vraiment finement écrits et l’interprétation de Jonathan M. Woodward s’avère vraiment remarquable. On le retrouvera d’ailleurs dans Angel, toujours excellent, avec le fourbe Knox (l’un des rares personnages du Buffyverse que l’on apprécie vraiment de voir crever). Pour le segment  Dawn l’équipe des effets spéciaux se fait plaisir genre Poltergeist. c’est un tantinet gratuit mais assez plaisant en même temps. Et puis cela fait plaisir de retrouver « Joyce »une dernière fois.

La mort de Jonathan, en plus aussi sordide que celle des Lone Gunmen dans un autre univers, est un vrai drame pour la série, je continue à regretter qu’une autre issue n’ait pas pu être trouvée. Mais il faut reconnaître que, désormais seul, le personnage d’Andrew va pleinement profiter de l’espace offert et se révéler beaucoup plus amusant qu’en saison 6, où l’on se focalise plus sur Warren et Jonathan. La saison 7 va lui devoir beaucoup, notamment par ses dialogues hilarants avec Spike et lors du formidable (et totalement barré) épisode qu’est Storyteller. Et puis Adam Busch montre toujours un abattage de folie en « Warren ».

Le cœur de l’épisode reste cependant le dialogue entre Willow et Cassie. Amber Benson a refusé d’interpréter une Tara maléfique devenue le pantin du Big Bad, mais le substitut représenté par Cassie s'avère en définitive une alternative judicieuse. La mise en scène restitue parfaitement une présence immanente de Tara et l’on ne peut qu’applaudir la prestation si sensible d’Alyson Hannigan. Quel talent ! La scène fonctionne parfaitement et le renversement se ressent avec une force terrible quand le signal d’alarme s’allume. Le Big Bad est ici à son meilleur, comme effet rétroviseur d’une série revisitant grâce à lui ses grands disparus. L’effet va se répéter un peu trop souvent au cours de la saison, mais Whedon aura le bon sens de s’en tenir à Buffy avant que cela ne devienne trop mécanique.

On regrettera l’absence d’une rencontre entre Giles et « Jenny », mais Robia Lamorte est alors passée à tout autre chose et n’allait certainement pas se lancer dans quelque chose d’aussi sulfureux, Dommage ! La structure narrative totalement éclatée de l’épisode lui confère une vraie originalité, d’autant que cela se justifie, le Big Bad divisant pour mieux régner. Ce brillant exercice de style se complète par de nombreuses références aux saisons passées, par une ultime discussion assaisonnée de pop culture en folie entre le Duo et par l'évolution de Spike, qui ouvre un relatif point d’interrogation sur l’avenir. Un carton quasiment plein pour ce qui restera le seul épisode de la série sans Alex, qui n’a sans doute pas grand monde à rencontrer ! 

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  • L’épisode se déroule en temps réel, en intégrant les publicités.

  • Amber Benson refusa de reprendre le rôle d’une Tara devenue ténébreuse, d’où le recours à Cassie.

  • Alex ne participe pas à l’épisode, pour l’unique fois de la série. Initialement il devait discuter avec Jessie, son ami au tout début de la série, mais l’acteur Eric Balfour n’était pas disponible. Sarah Michelle Gellar et Alyson Hannigan restent les seules à avoir participé à tous les opus de la série.

  • Halfrek devait également hanter Anya, là aussi Kali Rocha fut indisponible.

  • Jane Espenson écrivit le segment Dawn/Joyce, Drew Goddard celui du Trio, Marti Noxon celui de Willow/Cassie et Joss Whedon celui de Buffy/Holden.

  • Jane Espenson a indiqué avoir écrit sa partie lors d’un week end passé dans les casinos de Las Vegas. Elle ajoute regretter de ne pas avoir écrit la séquence du Trio, car elle aurait aimé dire au revoir à Jonathan, son personnage préféré.

  • Son mode particulier d’écriture valut un Hugo Award à l’épisode.

  • La crypte où Buffy parle avec le Vampire est celle du pilote de la série, où elle rencontra Darla.

  • Disparition de Jonathan Levinson, présent dans la série depuis ses tous débuts (hormis les manifestations ultérieures de la Force). Contrairement à bien d’autres personnages (dont Warren), il ne reviendra pas dans les saisons Comics de Buffy. Jonathan aura en tout participé à 28 épisodes.

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8. ÇA A COMMENCÉ
(SLEEPER)

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Scénario : David Fury et Jane Espenson

Réalisation : Alan J. Levi

Buffy soupçonne non seulement que la puce de Spike ne marche plus, mais qu’il est redevenu mauvais. Elle l’espionne pour découvrir le fin mot de l’histoire. Spike est en réalité tombé sous la coupe d’un esprit qui a pris son apparence…

La critique de Clément Diaz 

- If I get vamped, I'm gonna bite your ass.
- Wouldn't be the first time.

Il ne faut pas abuser des bonnes choses. Les auteurs cèdent à la tentation de prolonger l'exercice de style précédent, en se centralisant cette fois sur Spike (Anya et Alex dorment tranquille). L’idéal eut été d’incorporer cette histoire dans l'épisode précédent, mais comme il y'avait aussi à gérer le Trio, enfin le Duo... bon, le Uno maintenant… du coup le segment Spike est projeté ici, mais il s'étend sur les 42 minutes de l'épisode. Du coup, l'épisode délaye sur trois actes une histoire tenant en un seul, tout en n'ayant qu'un rôle fonctionnel : celui d'expliciter le Big Bad de saison.

Le suspense de l'histoire tient le choc, car la composition ambiguë et renversante de James Marsters sème le trouble dans l'esprit du spectateur sur la culpabilité ou non de Spike. Premiers indices de la mise au placard du Scooby cette saison, ici relégué au rang de passe-plats (Xander assommé, Anya et Willow à la maison, Dawn... bon, voilà), Buffy faisant finalement tout le boulot. L'enquête a bien moins de force et il est dommage de sacrifier des personnages qui nous ont tant enchanté. Les effets anthropomorphes de La Force, pour aussi effectives qu'elles soient, commencent déjà à sentir le réchauffé. Whedon va heureusement s’arrêter à temps sur ce point.

Marsters et Gellar sont au diapason, et leur duel à distance dose bien la tension dramatique. Quelques scènes réussies comme Buffy filant Spike, et un joli défilé de twists : la fausse Buffy, la belle black du Bronze (So that all I was to you ? A one-bite stand ?), l'apparition spectaculaire des vampires enterrés, Spike multiplié par deux... Mais LA scène de l'épisode est certainement Anya se retrouvant à faire des avances façon Faith à Spike un peu hébété par tant d'ardeur (il est pas le seul) ; excellent happening comique d'Emma et James. On finit sur un cliffhanger à se mordre les doigts jusqu'au sang (Giiiiiiiiiiiiiles !!!). Épisode anodin mais pas sans qualités.

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La critique d'Estuaire44 

Un épisode efficace, avec un Marsters qui retrouve enfin ses marques. L’effet rétroviseur joue à plein et cela fait à plaisir de retrouver fugacement le Spike de la saison 2, même s’il s’agit d’un lavage de cerveau. On savoure une scène très drôle avec Anya, le pieu à la main ainsi qu’un final particulièrement déstabilisant avec Giles. C’est efficacement fait, mais aussi un  peu gratuit, parce que sa mort est tout simplement inimaginable.

L’intrigue centre enfin les débats sur le Big Bad, qui va enfin se décider à entrer franchement en scène. Billy Idol a du pomper son look sur celui de Spike ! On apprécie la performance musicale d’Aimee Mann, amis aussi que l'invité de la semaine du Bronze ait enfin quelque chose à dire.

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  • Au Bronze, Aimee Mann interprète This is How it Goes et Pavlov's Bell. Elle restera le seul artiste invité au Bronze à avoir un dialogue à prononcer.

  • La chanson utilisée pour conditionner Spike est un air anglais traditionnel, Early One Morning, remontant au XVIIIème siècle. 

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9. LE SCEAU DE DANZALTHAR
(NEVER LEAVE ME)

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Scénario : Drew Goddard

Réalisation : David Solomon

Wood découvre le cadavre de Jonathan et décide de l’enterrer en toute discrétion. Willow rencontre Andrew en ville. Elle le ramène de force chez Buffy en tant que prisonnier. Buffy tente de sauver Spike de l’influence de La Force. Les Bringers, les serviteurs de La Force, envahissent soudainement la maison des Summers. Mais dans quel but ?…

La critique de Clément Diaz 

- You're Conan. You're The Destroyer. It's you against nature. You're the hunter, you're primal. You live off the land. You're Andrew. Everyone knows you. You play by your own rules. It's kill or be killed.
- That'll do, pig ! Haaaaaaaah !!
- Well, That's the worst attempt at pig slaughtering I've ever seen.

Tout plein de bonnes choses dans Never leave me : pack certes appliqué, parfois artificiel, de tout ce qu'on aime dans la série : le drame, l'action, le Fantastique, les personnages, la déconne. Chaque atout de la série se voit fort bien exploité par Drew Goddard. L'amplitude de la lutte Bien/Mal prend des proportions ahurissantes, forçant la pleine adhésion du spectateur. On retient l'évacuation promptement spectaculaire de l'intégralité du Conseil et de ses contacts. Ouch !

Giles est invisible, le principal commence à devenir louche, et Spike devient sacrément dangereux, la Mythologie de cette saison commence vraiment à démarrer à partir d'ici. L'impressionnante invasion nocturne de la maison par les adorateurs de The First (une pensée émue pour la société d'assurances qui s'occupe de la maison des Summers) vaut le coup d’œil avec une Dawn qui a fait des progrès inattendus en matière de baston.

Le final avec Spike sanguinolent attaché à la roue et le gros monstre dégueu fait son effet, même si le monstre aurait pu trouver un meilleur costume. Boulevard des personnages, la relation entre Spike et Buffy devient de plus en plus intéressante, avec la deuxième se rendant compte enfin de l'humanité du premier, alors même que Spike mord tout ce qui bouge. La scène de la cave est riche en dialogues justes et émouvants, sur le dégoût de soi-même au-delà du supportable de Spike, et une évolution de Buffy vers plus de sagesse.

L'épisode est aussi traversé par une bourrasque d'humour défoncé grâce à ce cher Andrew. C'est hallucinant de voir que la Force est aussi branchée geek : les discussions Warren-Andrew sont autant de perles référencées (Babe, Matrix, Conan...) qui excitent le rire en permanence - le massacre raté du cochon est un sommet de crétinerie irrésistible. La fausse complainte de Jonathan est tout aussi désopilante. La blague hénaurme de son anémie est à pleurer de rire. Le clash Willow-Andrew détonne (Alyson Hannigan est impayable dans cette scène), mais vire bientôt à un concours de répliques de menaces nanar. Ajoutons Xander et surtout Anya qui jouent aux méchants avec entrain, et malgré la Force, on peut ne pas dire qu’on ne se soit pas bidonné !

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La critique d'Estuaire44 

Andrew est dans la place et commence à vraiment dynamiser la saison, notamment avec les scènes cultes du cochon (et ses références à Babe) ou de sa rencontre avec Willow. Hilarant, mais il est temps que la Force fasse venir des renforts. Les scènes d’action sont spectaculaires, comme celle de l’attaque des Bringers. Adieu à Jonathan, enterré par le toujours plus charismatique et mystérieux proviseur.

L’épisode contient également une scène clé, avec l’éradication du Conseil. Scène très forte avec une ultime superbe performance d’Harris Yulin, plus Churchill que jamais. Le Conseil s’apprêtait à débarquer à Sunnydale pour mener le combat aux côté de Buffy, trop tard. Giles le rebâtira ultérieurement, avec les survivants et... Andrew.

Que la Force revête la forme de Buffy est une idée géniale (et justifiée), particulièrement troublante. Elle va permettre à Sarah Michelle Gellar de montrer de novelles facettes de son grand talent. Un épisode décidément particulièrement riche (un tournant de cette saison), conclu par l’apparition bien horrifique comme on aime du premier Ubervamp. 

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  • Disparation de Quentin Travers et  du Conseil. Bon nombres des Observateurs aperçus avaient participé à la dernière intervention du Conseil à Sunnydale. Durant les saisons Comics. Giles, aidé par Andrew, reconstituera progressivement l’organisation.

  • Willow est assommée dès le début de l’attaque ; les auteurs auront régulièrement recours à ce genre de procédé pour que ses immenses pouvoirs magiques ne déséquilibrent pas la situation.

  • Apparition des Ubervamps, les Vampires d’élite au service de la Force.

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10. L’AUBE DU DERNIER JOUR
(BRING ON THE NIGHT)

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Scénario : Marti Noxon et Douglas Petrie

Réalisation : David Grossman

Giles revient à Sunnydale avec trois adolescentes. Ce sont des Potentielles, des jeunes filles dont chacune pourrait être la prochaine Slayer. Giles a décidé de regrouper toutes les potentielles non tuées par les Bringers pour constituer une armée capable de contrecarrer les plans de La Force. Pendant ce temps, un vampire surpuissant, un übervamp, hante la ville, et Spike est torturé par La Force…

La critique de Clément Diaz 

From now on, we won't just face our worst fears, we will seek them out. We will find them, and cut out their hearts, one by one, until the First shows itself for what it really is. And I'll kill it myself. There is only one thing on this earth more powerful than evil. And that's us. Any questions ?

Le scénario mêle une intrigue insipide et longuette à d'excellentes scènes individuelles. La Force, au lieu d'échafauder son master plan, ne trouve rien d'autre à faire que de torturer Spike. Un statu quo énervant. Le plus triste est de voir les auteurs gaspiller leurs atouts : on se réjouit du retour de Giles mais il ne fait pas grand-chose. L’arrivée des potentielles semble apporter un vent de fraîcheur, mais tarare, elles se montrent sans saveur - et ça ne va pas s’améliorer.

Cette idée est bien entendu indispensable pour amener la conclusion pensée par Whedon, mais va donner lieu avant à pas mal de fadeur : les Potentielles sont trop nombreuses, aucune ne va vraiment se détacher et susciter notre émotion. Ici, nous avons en plus le gros cliché de la "lâche" qui en fuyant, se fait dessouder. Il y a bien entendu quelques surprises (l'übervamp), mais que de facilités : La Force ne trouve rien de mieux que d'aller au précédent endroit de son apparition en saison 3, et pourquoi le Turok-Han n'achève-t-il pas Buffy quand il en a l'occasion ? Il s'est pourtant pas retenu avec Annabelle ! Mais le point qui irrite le plus est de voir Buffy vouloir tout régler toute seule. Six ans qu'elle ne doit ses victoires qu'à l'aide du Scooby, et elle se la joue justicier solitaire. Bon, on apprécie que l'übervamp lui fasse ravaler cet orgueil, mais tant cette mise à l'écart du gang que cette bouffée d'ego agacent.

Volens nolens, on apprécie quelques bons moments, dispensés par Andrew le geek au-delà du geek (WonderWoman, Star Wars, Superman, Harry Potter... tout y passe !!), avec un Tom Lenk réjouissant dans la bêtise de son personnage. Sa complicité involontaire dans ce domaine avec Xander procure quelques décalages. Dawn commence à s'endurcir, allez t'es sur la bonne voie, Dawnie. Wood est de plus en plus sphinx. Les apparitions de Joyce sont savoureusement ambiguës : est-ce la Force, ou réellement elle ?

Mais évidemment, les plus grands moments de l'épisode, ce sont les numéros démentiels de Juliet Landau. Eh oui, même si c'est la Force qui prend son apparence, quel plaisir de revoir Drusilla qui nous refait son show de démente dingue folle ! L'actrice est toujours autant en apesanteur. Ses monologues haletants, suaves, inimitables n'ont rien perdu de leur pouvoir de fascination. Pour Dru, et rien que pour elle. Et pour la splendide tirade finale de Buffy qui appelle au combat. Walking through the fire !!

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La critique d'Estuaire44 

Les combats contre l’Ubervamp sont parfaitement chorégraphiés, mais Buffy commençant par prendre une raclée avant de gagner plus tard, on a déjà vu ça contre le Maître, Adam, Gloria et pas mal de Monstres de la semaine. Et bientôt avec Caleb. Sans surprise et assez ressassé donc. La saison 7 recycle massivement, souvent avec talent, mais ne crée pas grand-chose pour l'instant, en fait, hormis une Buffy toujours plus cheftaine.

Excellente nouvelle, Giles est de retour à Sunnydale. Mauvaise nouvelle, il ramène avec lui les Potentielles, dont le pépiement incessant va nous saturer les oreilles jusqu’au final. Et en tout premier Kennedy, qui sera un supplice de bout en bout, Lyari Limon joue atrocement mal. En fait la saison 7 a raison de ne pas innover, finalement. Bon emploi de "Dru", cela nous rappelle le lavage de cerveau de Giles en saison 2, un moment particulièrement fort. Ultime apparition de "Joyce" dans la série, au revoir à la mère courage. 

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  • Iyari Limon (Kennedy), Clara Bryant (Molly) et Courtnee Draper (Annabelle) ont toutes précédemment été des vedettes de séries du Disney Channel.

  • Ultime apparition de Kristine Sutherland.

  • Le terme Turok-Han évoque l’Uruk-Hai  du Seigneur des Anneaux, soit les Orcs d’élite conçus par Saroumane.

  • Décès de la Potentielle Annabelle, tuée par un Ubervamp.

  • L’épisode est le dernier écrit par Marti Noxon pour la série.

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11. EXERCICE DE STYLE
(SHOWTIME)

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Scénario : David Fury

Réalisation : Michael Grossman

Le moral des Potentielles est au plus bas. Buffy comprend qu’elle doit réussir à tuer le Turok-Han pour reconstruire le moral de ses troupes, mais elle découvre que l’une des Potentielles est une intruse. Spike est toujours torturé par La Force. Kennedy, une des potentielles, semble beaucoup s’intéresser à Willow…

La critique de Clément Diaz 

- You broke my heart, Anyanka.
- Don't be so dramatic, Torg. You don't even have a heart. Six spleens, two stomachs, half a brain maybe, but no heart.

Showtime se montre plus relevé que le précédent. Certes, côté scénario, David Fury ne se foule pas trop, mais il négocie bien l’aspect désespéré du combat de Buffy et Cie. La mise à l’écart du Scooby et le recentrage sur l’héroïne passent décidément mal. Bon, Anya lance quelques blagues, Andrew inonde l’épisode de références toutes plus hilarantes (Mad Max, Misery, 007, La menace fantôme...), notamment devant une Dawn complètement abasourdie.

Par contre, Giles, Anya, Dawn, et Xander se contentent de boucher les trous, mais Willow est déjà plus dans le feu de l’action. Parmi les potentielles, Kennedy semble moins trouillarde que les autres, mais manquera toujours d’espace et surtout de justesse pour s’imposer. Sa technique de drague envers Willow amuse par son peu de subtilité. Whedon voulait être sûr qu'elle soit différente de Tara ? Ok, on a compris le message. Mais cassons le suspense : Kennedy ne fera pas oublier la douce blonde, malgré ses efforts. Spike reste enchaîné du début à la fin, mais ça permet à Sarah Michelle Gellar de se montrer bien badass en First Evil. Les retrouvailles finales sonnent juste.

La lutte désespérée du Scooby est bien racontée, surtout grâce aux deux twists qui électrisent un récit déjà bien tendu : la fausse potentielle, et le diabolique plan de Buffy-Willow-Xander, mi-préparé, mi-improvisé. Le grand duel final est plein de suspense massif, c’est en effet Showtime ! L’Œil de Beljoxa est parfaitement dégoûtant à regarder… j’adore ! Les craintes des Potentielles sont palpables et compréhensibles, et on comprend toute la difficulté du Scooby à mener de front leur double combat : contre la Force et contre leurs peurs. Rien à dire, c’est du bon.

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La critique d'Estuaire44 

Suite directe de l’épisode précédent, servant quasi uniquement (hormis la bonne entourloupe de la Force) à boucler le cas du premier Ubervamp. Adonc, à la surprise effarée générale, Buffy finit par le vaincre, après avoir été précédemment écrabouillée deux fois. Ah la la, on ne l’avait pas vu venir. Ceci dit le combat est absolument remarquable d’intensité, au sein d’une série en comportant pourtant quantité d’excellents. Applaudissements pour la décapitation au fil de fer, tellement exquise. Sinon effectivement cela tilte déjà entre Willow et Kennedy, une histoire peu convaincante et tombant comme un cheveu sur la soupe à quelques encablures de la fin de série (Comme pour Jenny et Shane, à une poignée d’épisodes de la conclusion de The L Word). Et puis c’est un peu rapide après Tara.

Une conséquence de l'arrivée des Potentielles est de placer ipso facto Buffy en position de patronne, bien davantage qu'elle ne l'a jamais été envers le Gang. Et la tension suscitée par la Force va l'inciter à adopter le même comportement envers les Scoobies, d'où un malaise que l'on ressent déjà. Whedon choisit cette voie, et la forme davantage feuilletonesque, pour doter sa saison d'une vraie identité, au-delà du recyclage plaisant.

Un choix audacieux et assumé (on apprécie toujours les prises de risque), mais qui va progressivement abasourdir nombre de fans. Pour l'heure,  Faith est légèrement occupée à L.A., avec, une tentative de meurtre ourdie par la Force (dans la lignée des Potentielles),  une Apocalypse en Marche, l'émergence d'un Prince Démon et le facétieux retour de l'ami Angélus. C'est un peu chaud l'ambiance ultime rempart, mais la Rogue Slayer va bientôt avoir réglé ces menus soucis... Stay tuned ! 

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  • Lalaine Vergara-Paras (Chloé) devient la quatrième et dernière Potentielle ayant été la vedette d’une série du Disney Channel.

  • Les tenues portées par la Force sous son aspect de Buffy sont des reprises d’épisodes précédent : After Life puis Never Leave Me.

  • Where would the Justice League be if they hadn't put their differences aside to stop the Imperium and his evil, shape-shifting horde? déclare Andrew, une allusion au pilote de la série en dessin animé Justice League (2001).
  • Toujours fan de Timothy Dalton,, Andrew évoque Licence to Kill à propos de Dawn.

  • Alex s’est installé chez Buffy, complétant la migration du Gang dans cette maison.

  • Décès de la Potentielle Eve, tuée par l’un des adorateurs de la Force.

  • La Potentielle Vi fait son apparition, incarnée par Feliica Day, future figure du Geekland sur Internet (The Guild) et interprète de Charlie la Geek dans Supernatural.

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12. LA RELÈVE
(THE POTENTIAL)

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Scénario : Rebecca Rand Kirshner

Réalisation : James A. Contner

Alors que les Potentielles s’entraînent, un sortilège de Willow révèle une vérité percutante : Dawn serait une des Potentielles ! Buffy décide de tester les Potentielles en les confrontant à un vampire. Amanda, une lycéenne, vient trouver Dawn : elle a enfermé un vampire dans une salle de classe…

La critique de Clément Diaz 

- It's like, well, it's almost like this metaphor for womanhood, isn't it ? The sort of flowering that happens when a girl realizes that she's part of a fertile heritage stretching back to Eve, and…
- I'll pay you to talk about Star Wars again.

Potential montre les limites de la direction de la saison 7. Déjà, Giles est en voyage, et La Force prend des vacances. On se concentre donc sur l’entraînement des Potentielles hélas toutes plus ennuyeuses les unes que les autres. Bon, on apprécie l’excellente scène du bar, mais à part ça, les tirades de chef oui chef Buffy s’accumulent et finissent par perdre tout effet. Finalement, l’histoire de Potentielles est une fausse bonne idée : leur nombre, et surtout leur peu d’intérêt en elles-mêmes forcent la saison à rester statique. C’est d’autant plus grave que Whedon opte pour cette saison une formation plus feuilletonesque, ce qui demande plus de rapidité, d’événements (la saison 4 d'Angel sera beaucoup plus trépidante, Mythologie écrite sous absinthe oblige). L'absence d’action de cet épisode se situe à l’opposé.

On apprécie le double twist sur l’identité de la nouvelle potentielle, qui nous mène en bateau, mais Rebecca Rand Kirshner ne peut cacher la vacuité de son scénario avec seulement ça. La vadrouille de Dawn et Amanda est sans rythme, et on se demande pourquoi le vampire les a sagement attendues, alors que rien ne l’assurait qu’Amanda allait revenir.

L’intrigue ne marche pas, pas plus que l’entraînement. On sauve évidemment Andrew qui d’épisode en épisode va toujours plus loin dans les références massives (DragonBall Z… non là, j’en peux plus, j’ai failli m’étouffer tellement je riais), ainsi que la merveilleuse réplique finale de Xander qui console Dawn. Ah, le Zeppo, le seul à ne pas avoir de pouvoir, mais pourtant le cœur du groupe, cette coda lui rend un bel hommage. Nicholas Brendon a un jeu pas possible dans cette scène, et Spike retrouve des couleurs. Malgré cet échec, on y croit encore.

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La critique d'Estuaire44 

On avouera ne pas  conserver souvenir marquant de celui-ci, sinon qu'il s'agit d'un épisode Dawn, donc down.  La Miss est en grande forme, toujours plus énervante de seconde en seconde. Qu'elle soit une Potentielle aurait porté un grand coup à la crédibilité de la série, mais il s'agit déjà clairement de l'épisode le plus faible de la saison. Xander a enfin droit à une scène forte (effectivement très Zeppo comme tonalité, You're not special, you're extraordinary), alors qu'il a été relativement marginalisé jusqu'ici sur la période. 

En soi les Potentielles pourquoi pas, mais il y en a trop, les personnages ne sont pas assez développés et les actrices ne s'imposent guère. Pourtant on adore Felicia Day, qui va ensuite tout casser dans le Geekland et dans Supernatural, mais là elle n'imprime pas encore. Et puis la Force qui doit prendre du recul car son Ubervamp a été battu cela ne pose guère un Big Bad. A moins qu'elle ne s'absente pour activer Caleb à ce moment là, ce n'est pas clair dans le récit. 

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  • Oz est mentionné (par Alex) pour la première et la dernière fois depuis la saison 5.

  • Andrew fait plusieurs allusions à Dragon Ball.

  • Le douzième épisode d’une saison est généralement celui où Buffy fête son anniversaire, ce ne sera pas le cas cette fois-ci.

  • Andrew participe désormais aux réunions du Scooby Gang, débutant ainsi son intégration au groupe.

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13. DUEL
(THE KILLER IN ME)

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Scénario : Drew Z. Greenberg

Réalisation : David Solomon

La puce de Spike se dégrade, ce qui pourrait avoir des conséquences fatales. Buffy et Spike s’infiltrent dans les locaux abandonnés de l’Initiative dans l’espoir de trouver une solution. Kennedy et Willow s’embrassent… ce qui a pour effet de transformer Willow en Warren !! Qui a ensorcelé Willow ?…

La critique de Clément Diaz 

Okay, well, if you leave me here alone, I'll-I'll do something evil, like burning something or gluing things together.

On rate de peu le chef-d’œuvre. Pourtant, la double intrigue du jour (puce de Spike, maléfice frappant Willow) était très bien imaginée par Drew Greenberg. On tique devant l’intrigue Giles qui n’est finalement que du vent, et qui ne sert à qu’à faire s'agiter un peu le Scooby, au chômage technique depuis le début de la saison. Et puis Andrew a laissé ses répliques geek au vestiaire, pas cool. Mais le voir intégrer peu à peu le Scooby est assez amusant.

Imaginer une dégradation de la puce de Spike est une excellente idée, cela instaure un suspense monstrueux, culminant avec l’infiltration dans les locaux abandonnés de l’Initiative (et un gros monstre dégueu, on aime bien les monstres dégueus dans Buffy, c'est fun). Il est frustrant de ne pas voir Riley, mais il donne un sérieux coup de main à Buffy en lui laissant les mains libres concernant Spike (bon gag de l’assface : Riley et Spike, c’est loin des yeux loin du cœur, loin de moi avant que j’te démonte la face). C’est très chevaleresque, et confirme une fois de plus qu'il est injustement déprécié dans la série.

Kennedy rencarde Willow. Le personnage et l’actrice ne sont pas si mauvais que ça, ils forment une alternative plausible à Tara. Sauf que Willow et Tara, c’était vachement plus alchimique (et il y avait plus de temps aussi). Et puis, quand on regarde Buffy, ce n’est pas pour voir des scènes de drague aussi académiques. Par contre la spectaculaire métamorphose de Willow est énorme, et donne lieu à un galimatias galactique réjouissant. Les alternances entre Warren et Willow, d’abord comiques, virent peu à peu au frisson avec le come-back inattendu d’Amy, toujours aussi garce. Elisabeth Allen est divine en Ethan Rayne féminin, toujours jouissive quand elle sème le chaos. Par contre sa motivation (jalousie) ne paraît pas super crédible.

Le fond est impeccable : refaire sa vie avec quelqu’un, ne signifie pas qu’on méprise la mémoire de celui (celle) qui vous a quitté(e). Grâce à Kennedy, Willow parvient à franchir le cap, même si le baiser final est sacrément naïf. Le duel final, un rien trop démonstratif, bénéficie des performances d'Alyson Hannigan et Adam Busch, totalement transportés. Bon épisode, mais inabouti.

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La critique d'Estuaire44 

Opus assez inégal et trop éclaté, avec plusieurs éléments ne fonctionnant qu'imparfaitement : la redite de la quête spirituelle dans le désert, qui n’apporte strictement rien, le flirt convenu et si peu intense entre Kennedy et Willow, où l’on ne distingue que fort peu d’étincelles (décidément rien à voir avec Oz ou Tara), le retour bricolé à la hâte des débris de l’Initiative. Que l’on ne se donne même pas la peine de faire intervenir Riley en dit long sur le manque d’approfondissement de cet acte, destiné à faire enlever une puce ne servant plus qu’à brider inutilement Spike. Que Buffy, qui recrute tout le monde, ne saisisse pas l'occasion de parler des Ubervamps aux militaires est simplement absurde.

Et puis on se doute bien du choix de Buffy, le cliffhanger n'en est pas vraiment un. L’épisode est néanmoins sauvé par le retour gagnant d’Amy et cette excellente idée à la Twilight Zone de Willow exprimant ses remords en se transformant en Warren (on aura rarement vu un personnage mort être aussi présent ultérieurement !). Il est éloquent de constater que le défunt Willow/Tara suscite bien davantage d’émotion que l’actuel Willow/Kennedy. Adam Busch est une nouvelle fois exceptionnel, c’est une très bonne surprise que de le revoir encore une fois. Même s'il n'est pas Angelus ou le Maire, Warren reste généralement trop déprécié comme Big Bad. Amy deviendra définitivement méchante dans la saison BD, en compagnie de... Warren. Décidément. 

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  • Toutes les scènes de Willow/Warren furent tournées deux fois exactement à l’identique, une fois avec  Alyson Hannigan et l’autre avec Adam Busch, un montage étant ensuite réalisé. Cela permettait aux acteurs d’interpréter plus en profondeur leur personnage.

  • Elizabeth Anne Allen (Amy) accomplit ici sa dernière participation à la série, après u total de 8 épisodes. Amy va néanmoins figurer dans les aventures en BD de Buffy. Il y sera d’ailleurs relevé que son présent sortilège a été élaboré de concert avec Warren, qu’elle a ressuscité en secret (The Long Way Home, 2007).

  • Kennedy échange un premier baiser avec Willow. Elle compose  le cinquième personnage gay de la série, après Willow, Tara, Larry et Scott. L’ambigüité fut toujours maintenue autour d’Andrew.

  • Andrew fait cette fois des allusions à Ghostbusters et à The League of Extraordinary Gentlemen.

  • L’Initiative accomplit une ultime apparition, en enlevant enfin la puce de Spike.

  • Comme dans d’autres épisodes, Giles ne touche jamais rien, afin d’entretenir le doute sur le fait qu’il soit en fait la Force.

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14. RENDEZ-VOUS DANGEREUX
(FIRST DATE)

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Scénario : Jane Espenson

Réalisation : David Grossman

La Force s’en prend maintenant à Andrew et l’incite à trahir le Scooby-Gang. Le principal Wood propose un rencard à Buffy. Elle accepte, et apprend alors de drôles de choses sur Wood. Pendant ce temps, Xander sort avec une belle inconnue, qui n’est peut-être pas celle qu’elle prétend être…

La critique de Clément Diaz 

- Another demon woman was attracted to me, but I've got the answer […] I'm going gay, I've decided I'm turning gay ! Willow, gay me up. Come on. Let's gay... Let's get this gay show on the gay road !
- What if you just start attracting male demons ?

Pour changer, Jane Espenson décide de construire un épisode sur une idée très… décalée (on ne change pas une recette qui gagne) : alors que la Force est sur le point de détruire le monde, Buffy et Xander acceptent des rencards ! Malheureusement, la saison 7 ne parvient pas à s’extirper de l’impasse narrative dans laquelle elle s’est fourrée. La Force continue d’agir, mais à employer toujours le même procédé, on ne décolle pas de la planète Déjà Vu. En fait, la seule vraie intrigue consiste à la voir tourmenter Andrew avec l’apparence de Jonathan, mais on est confondu par la naïveté du Scooby à placer des micros (La Force elle-même se sent insultée).

Plaisir de revoir Danny Strong, mais l’intrigue n’a pas beaucoup de chair. Le rendez-vous d’Alex est une très mauvaise idée, car le comique de répétition de « l’aimant à démons femelles », ça devient lourd à force. A part admirer la plastique d’Ashanti et l’hilarant coup de gueule de Xander qui souhaite devenir gay, on passe. Le segment Wood est plus convaincant, dont la vraie identité est un formidable twist. D.B. Woodside est super, et l'alchimie marche bien avec Sarah Michelle Gellar.

Son personnage compte parmi les idées les plus réjouissantes de cette saison pas toujours heureuse dans ses innovations. Le problème est que la révélation finale était éventée depuis longtemps. Quiconque a survolé Fool for love en saison 5 aura tout de suite fait le parallèle avec Wood. Spike a de nouveau rangé ses crocs, eh zut, on attend impatiemment qu’il les ressorte. Pas la catastrophe de Potential, mais encore un épisode anodin. Le problème de la saison 7 est qu’elle doit meubler en attendant le final de la série, ne laissant pas grand-chose jusque-là à se mettre sous la dent.

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La critique d'Estuaire44 

L’épisode doit traîner un véritable boulet avec l’absence manifeste de talent d’Ashanti. Certainement le guesting le moins inspiré de toute la série. Ses poses mièvres et ses gloussements mettent les nerfs du spectateur à vif, tandis que la comparaison avec les précédents épisodes centrés sur Alex s’avère terrible pour cette saison. Les états d’âme perpétuels de Spike recommencent à nous lasser sérieusement, on est loin d’Angel.

L’histoire de Robin Hood se montre plus intéressante mais il s’avère une nouvelle fois absurde que Giles remette en cause à ce point les choix de Buffy, alors qu’il s’était justement exilé pour lui permettre de les exercer. Les épisodes continuent à s’émietter en divers axes, sans ligne directrice. La saison 7 prend des allures d’interminable veillée d’armes. En fait Whedon semble moins maîtriser la forme feuilletonnesque que sériesque. La saison 4 concomitante d'Angel revêt elle aussi la forme d'un feuilleton, avec quelques problèmes à la clé (intrigue excessivement à rallonge au tour de Jasmine, surenchère épuisante des péripéties). Whedon reviendra d’ailleurs à la série classique pour l'ultime saison d'Angel

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  • I'm mentally undressing Scott Bakula déclare Andrew, à l’évidence fasciné par l’interprète principal de Code Quantum et de Star Trek Enterprise, alors également diffusée par UPN.
  • Il est révélé que Giles a bien survécu à l’attaque de la Force et qu’il est donc bien lui même.

  • On découvre également que la mère de Robin est l’une des deux Tueuses vaincues par Spike.

  • Giles communique par dessins avec Chao-Ahn, tout comme il le faisait lors de l’attaque des gentlemen.

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15. RETOUR AUX SOURCES
(GET IT DONE)

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Scénario : Douglas Petrie

Réalisation : Douglas Petrie

Après que La Force ait poussé au suicide une des Potentielles, Buffy éprouve le désir de faire une action importante. Les effets personnels de Nikki Wood comprennent une boîte qui donne accès à une autre dimension. Buffy franchit le portail et va connaître le grand secret des Slayers. Simultanément, un démon de cet autre dimension a franchi la porte et fuit au-dehors. Spike doit le ramener, sans quoi Buffy ne pourra pas refranchir le portail...

La critique de Clément Diaz 

- We're also your friends.
- I'm not.
- Then why are you here ? Aside from getting rescued, what is that you do ?
- I provide much needed... sarcasm.

Même emberlificoté dans les lignes narratives hasardeuses de son patron, Douglas Petrie reste un très grand scénariste, et il le prouve avec Get it done, l’épisode le plus réjouissant depuis longtemps de cette saison maladroite. Cela grâce à un saut brutal mais calculé dans la noirceur. On commence dans la comédie, avec la sortie Anya-Spike, ou la visite de Wood du QG (Andrew en marmiton, un gagnant jusqu'au bout) avec Kennedy en sous-chef fort en gueule - ça sert de sortir avec la plus puissante sorcière du pays. Aussi on est pas du tout préparé quand survient la tragédie de Chloé.

Une bascule foudroyante qui réoriente totalement ce brillant scénario vers les ténèbres : excitation de la Force à l'idée de tous les tuer, tirade sévère mais réaliste de Buffy à l'adresse des Potentielles, un des grands moments de cette saison. L'idée de faire revenir la première Tueuse est une riche idée car permettant ce fameux retour aux sources où Buffy fait face à l'origine de son pouvoir, et au prix à payer pour pleinement l'utiliser : son humanité. La séquence "alterdimensionnelle" est fascinante et superbement bien filmée avec ses angles bizarres, anormaux, sa photographie hallucinée.

Une fontaine d’idées visuelles de la part de l’auteur, qui fait preuve d’excellents dons de réalisateur. Énorme cri du cœur quand le Spike de la saison 2 refait son retour : manteau de cuir, rock'n'roll attitude, castagne bien musclée contre le géant, jouissance dans la bagarre. On a retrouvé le Spike FUN !! Ah cette allumette craquée sur le cadavre, quelle frime, quelle classe. Marsters est impérial, comme d'hab. La tension entre lui et Wood commence déjà à sentir mauvais, très mauvais, c’est génial ! Willow convoque sa darkside, ce qui effraye Kennedy. Vraiment pas de chance, la Will, même quand elle utilise la magie pour une bonne cause, y'a toujours un truc qui se dérègle... On finit sur la vision d'horreur finale. Youououh, on sait déjà que le finale de la série va être bien blockbuster, on prépare déjà le pop-corn.

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La critique d'Estuaire44 

La saison 7 continue de progresser en utilisant les précédentes comme carburant. Après l’Initiative, le recyclage du jour concerne la Première Tueuse. Par contre c’est ici très réussi. Cela nous vaut de très belles images, dont ce théâtre d’ombre chinoises. Une authentique merveille, esthétique et poétique. On regrette cependant la perte du mystère nimbant l’origine de cette créature mythologique. Le sortilège initial, aussi spectaculaire soit-il, réduit considérablement la dimension mystique.

L’inconnu est toujours plus mystérieux(il en ira de même pour le Jacob de LOST). On a aussi droit à une fugace réapparition de Dark Willow, mais ne débouchant sur rien de concret. Pour le reste, l’affrontement de Spike (enfin de retour !) et Hood se profile davantage, et l’on apprécie l’historique autour de l’emblématique veste de cuir. Elle connaîtra une triste fin dans l’épisode tardif et ultra décalé d’Angel qu’est The Girl in Question. Gros rire incrédule et catastrophé devant Kennedy, la pseudo Faith soft, en cheftaine des Potentielles. Pitié. 

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  • L’épisode révèle l’origine des Tueuses. La Première Tueuse apparaît également pour la deuxième fois.

  • Le Sumérien qu’est supposée lire Dawn est en fait un texte écrit en alphabet grec.

  • Les sorciers de l’ombre parlent en Swahili, ce qui situe la scène en Afrique orientale.

  • The Hellmouth has begun its semi-annual percolation. Usually, it blows around May déclare Buffy quand Robin évoque la hausse de la violence chez ls élèves. Il s’agit d’un clin d’œil aux fins de saisons toujours très agitées que connaît la série.
  • Après Eve, Chloé est la deuxième Potentielle à mourir.

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16. SOUS INFLUENCE
(STORYTELLER)

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Scénario : Jane Espenson

Réalisation : Marita Grabiak

Andrew réalise un documentaire sur la vie au quotidien du Scooby-Gang et des Potentielles. Pendant ce temps, tous les élèves et professeurs du lycée sont frappés de démence à cause de l’ouverture partielle du Sceau de Danzalthar. Buffy doit trouver un moyen de le refermer avant que le désordre s’étende…

La critique de Clément Diaz 

- For God's sake, Andrew ! You've been in the bathroom for 30 minutes. What are you doing ?
- Entertaining and educating.
- Why can't you just masturbate like the rest of us ?

Encore une fois, on avait tout pour avoir un chef-d’œuvre, et encore une fois le traitement n’apparaît pas tout à fait enthousiasmant. Confier la narration à Andrew dynamite cependant les codes de la série, et on s’en régale. Il est visible que Jane Espenson s’autoréférence, car on est pas loin de Superstar en saison 4, Andrew remplaçant son valeureux camarade. De plus, la forme rejoint le fond du scénario : la fuite des responsabilités, les rôles dans lequel nous aimons nous travestir pour ne pas voir une réalité cruelle, comme Andrew qui se voit obligé de faire de sa vie et de son entourage un film, un conte, pour dissimuler sa culpabilité d’assassin. L’histoire de l’auteure est totalement bigarrée, déviée, chamarrée, mais ce style décousu, et l’alternance comédie/drame trop systématique, nuit à l'ensemble.

Cela dit, on se fend la pêche avec cette mise en abyme où Andrew brise le 4e mur pour nous parler directement et nous fait suivre la série de son regard… particulier : introduction qui replonge dans les anthologies théâtrales, hénaurme clip au ralenti de Buffy et Anya en bombasses évanescentes, et Spike en adonis torse nu, interview de Xander et Anya qui les amènent à faire l’amour, version revue et corrigée de son affrontement avec Dark Willow, ou de sa position au sein du Trio (c’est moi le boss), sans oublier comme climax le We are as gods au-delà du kitsch. Andrew a un vrai talent de conteur, joyeusement contredit par sa bouffonnerie permanente.

Ces saynètes tranchent sèchement avec la gravité du sceau de Danzalthar et le chaos lycéen. L’épisode dévie de sa trajectoire décalée pour se fondre dans une histoire classique. Un virage un peu gauche. Heureusement, le final opératique avec Andrew prenant enfin conscience de ce qu’il a fait est superbe, avec une bouleversante composition de Tom Lenk. Une grande coda lyrique qui sort le personnage hors du rôle brillant mais limité du comique de service. Un des meilleurs épisodes de la saison.

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La critique d'Estuaire44 

Les deux segments de l'histoire trouvent une belle cohérence en narrant le passage à l'âge adulte d'Andrew, précipité et dramatique. Il y a un avant et un après. Il s'agit de mon épisode préféré de la saison (avec le Grand Final). Depuis The Blair Witch Project, cette technique immersive du récit filmé caméra sur l’épaule par l’un des protagonistes a suscité nombre d’excellents moments, sur grand comme sur petit écran (Cf. X-Cops dans les X-Files, entre autres). Ici cela fonctionne à merveille grâce à cette plongée dans la psyché certes souvent très drôle, mais parfois aussi abyssale, d’Andrew.

Certes il s‘agit encore ici d‘un élément provenant d’une saison précédente, mais la Sept parvient à lui donner une toute autre dimension, avec ce feu d’artifice de scènes tout à fait hilarantes et étonnantes, depuis le conseiller conjugal jusqu’au petit déjeuner torride en passant par la complicité avec Spike ou cette relecture particulière des aventures du Trio. Un vrai festival.

On apprécie particulièrement ces épisodes hors normes, nous surprenant à chaque instant. Sous influence parachève sa réussite par son final admirablement mis en scène, en rupture complète avec les délires précédents, nous montrant une Buffy très dure mais aussi astucieuse. Andrew réalise son entrée dans la maturité comme une ordalie, cela vous brise le cœur (Tom Lenk est réellement surprenant).

Une vraie seconde chance pour celui qui va savoir rebondir et muer par la suite (et que l'on reverra par deux reprises chez Angel dernière période). Un très grand épisode, parfaitement orchestré entre rire et émotion, inventivité de chaque instant et structure narrative orchestrée. Au revoir à ce cher Jonathan, qui ne participera pas à l'époque BD. Un seul regret : une Buffy magnétisée cela aurait fait un grand épisode du Trio, dommage !

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  • L’épisode contient la cinquième des six animations particulières de la mascotte de Mutant Enemy. Cette fois il interprète la chanson du trio, We Are Gods.

  • Dans les commentaires DVD, Danny Strong (Jonathan) indique que la scène de We Are Gods fut la toute dernière qu’il tourna pour la série.

  • Jonathan et Warren apparaissent ici pour la dernière fois.

  • L’Homme au Fromage de Restless apparaît très brièvement dans la scène onirique au Mexique.

  • Au moment où la série s’acheminait vers son terme, Storyteller fut un ballon d’essai pour tester la réaction du public à une éventuelle série dérivée autour d’Andrew. Le projet ne vit finalement pas le jour.

  • La musique accompagnant l’apparition d’Andrew en narrateur est le premier mouvement du troisième Concerto Brandebourgeois, de Jean-Sébastien Bach (1721).

  • L’épisode se déroule pile un an après le mariage avorté d’Alex et d’Anya, Hell Bells était effectivement le seizième épisode de la saison précédente.

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17. UN LOURD PASSÉ
(LIES MY PARENTS TOLD ME)

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Scénario : David Fury et Drew Goddard

Réalisation : David Fury

*L’épisode 4.15 Orphée de la série Angel s’enchaîne à cet épisode.

Willow reçoit un coup de téléphone de Winifred Buckle (cf. Saison 4 d'Angel) qui lui demande son aide à Los Angeles. Le Scooby-Gang fouille dans le passé de Spike pour comprendre par quel point faible la Force tentera de l’utiliser. Wood, décidé à se venger de Spike qui a tué sa mère, s’allie avec Giles - qui le voit également comme une menace pour le groupe - pour écarter Buffy, et préparer son règlement de comptes avec William the Bloody…

La critique de Clément Diaz 

Any apocalypse I avert without dying. Those are the easy ones.

L'impeccable scénario de David Fury et Drew Goddard repose sur une évolution toujours plus amère du personnage de Buffy qui pour rester chef de guerre, est contrainte de sacrifier tout ce qu'elle aime pour The Greater Good. Autant la mise au placard du Scooby laisse bien des regrets, autant l'orientation voulue par Whedon se comprend sans peine : en temps de guerre, il faut faire des choix douloureux, y compris se détacher d'amis qui ne peuvent vous aider, car sans pouvoir ou incapables de l'utiliser (Willow).

Giles le lui rappelle, mais avec une ironie cruelle, cela se retourne contre lui quand Buffy lui signifie son congé dans les dernières secondes. Une scène qui fait très mal pour notre Giles adoré, peut-être un peu excessive. Cela s'entend aussi quand Buffy déclare qu'elle serait prête à sacrifier Dawn s'il le fallait. Aucun doute, la saison commence enfin à décoller niveau personnages (à défaut de l'histoire ; la Force continuant de se prélasser au soleil).

Les flash-backs de la jeunesse de William the Bloody sont somptueux. On respire cette atmosphère victorienne comme si on y était, ainsi que ses vers absolument atroces (Nosférax le Poète peut aller se rhabiller). La relation exclusive, quasi Œdipienne entre William et sa môman, est d'abord touchante, mais vire vite au malaise. On sent que Dru est pas super ravie. Il y'a quelque chose d'horriblement beau quand William vampirise sa mère par amour, avant de subir son énorme déballage. Mais d'un autre côté, malgré la cruauté insigne de la mère, qui peut nier qu'il n'y a pas une part de vérité dans ce qu'elle raconte (quoiqu'imaginer cette lecture incestueuse est sans doute exagérée) ?

La thérapie de Spike se fait de manière inattendue, mais c'est tout à fait crédible. Wood se rend compte qu'un fils de Slayer passe après le devoir de la Slayer, un processus qui trouve une résonance avec les décisions actuelles de Buffy. Son duel au sommet avec Spike, définitivement ressuscité, est le clou de l'épisode. Les deux personnages sont en pleine lumière, et nous livrent des scènes hors pair. Un grand épisode, révélateur, profond, subtil, superpsychologique, rapide, énergique. Tout ce qu'on aime...

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La critique d'Estuaire44 

L’épisode contient des éléments passionnants, comme ces immersions historiques réussies, un combat certes classique mais filmé avec intensité, une nouvelle superbe composition de D. B. Woodside, un étonnant décor, une Buffy plus dure et lucide que jamais, un duo Spike et Dru décidément inépuisable et une brillante étude psychologique. De quoi constituer un récit solide et de qualité, mais on n’adhère pas à la trahison absurde de Buffy par Giles.

Après toutes ces victoires, après que Giles ait traversé un océan pour que Buffy puisse prendre pleinement ses décisions, voici qu’il la contrecarre dès le premier choix difficile. Diantre ! C’est d’autant plus dommage que l’on aurait pu aisément imaginer l’histoire simplement entre Spike et Hood, l’intervention de Giles étant clairement superfétatoire. On ne peut pas troubler les lignes comme cela, simplement pour remplir un script. Fred vient d’appeler Willow à l’aide. On a besoin d’elle à L.A. pour actionner une Orbe de Thesulah… On peut déjà mettre le champagne au frais car elle ne va pas revenir seule ! 

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  • Spike évoque le Dr. Gull comme étant le médecin personnel de sa mère. Le Dr. William Gull fut un médecin attaché à la famille royale, mais aussi l’un des principaux suspects dans l’affaire de Jack l’Eventreur.

  • L’épisode contient un crossver avec Angel, Willow se rendant à Los Angeles après avoir reçu un appel de Fred. Elle va y activer une Orbe de Thesulah, afin de vaincre Angelus.

  • L’épisode devait initialement s’intituler Mother and Son.

  • L’épisode comporte la dernière apparition de Juliet Landau dans la série.

  • Spike a désormais une âme, mais apparaît bien moins souffrir de remords qu’Angel à propos de son passé vampirique. 

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18. L’ARMÉE DES OMBRES
(DIRTY GIRLS)

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Scénario : Drew Goddard

Réalisation : Michael Gershman

*L’épisode 4.15 Orphée de la série Angel précède cet épisode.

Caleb, prêtre renégat à la force surhumaine, est un serviteur de la Force. Il blesse gravement une Potentielle en signe d’avertissement pour la Slayer. Accompagnée de Willow, Faith revient de Los Angeles pour soutenir Buffy dans sa croisade. Buffy, Faith, le Scooby, et les Potentielles attaquent le repaire de Caleb, mais leur plan tourne au désastre…

La critique de Clément Diaz 

Faith. Her name alone invokes awe. Faith. A set of principles or beliefs upon which you're willing to devote your life. The dark slayer. A lethal combination of beauty, power, and death. For years and years, or - to be more accurate - months, Faith fought on the side of good, terrorizing the evil community. But like so many tragic heroes, Faith was seduced by the lure of the dark side. She wrapped evil around her like a large, evil Mexican serape. She became a cold-blooded killer. Nobody was immune to her trail of destruction. Not friends, not family.

Dirty Girls enclenche brutalement la pédale d'accélérateur avec l'entrée en scène du dernier Big Bad de la série, Mr.Caleb, joué par Nathan Fillion, comédien habitué du « Whedonverse » et qui est tout à fait à l'aise dans ce rôle de prêtre défroqué et... flippant. Emphatique, froidement dingo, surpuissant, adepte des mots d'auteur. Son introduction hallucinée avec son gloubi-boulga biblico-sanguinaire donne le la. Ses scènes avec la Force pétillent d'une relation perverse, tordue (Sarah Michelle Gellar en bad girl, toujours un bon effet).

Mais en fait, l'important, c'est LE RETOUR DE FAITH !!!!!!!!!!!! Cris de joie hystérique en revoyant Eliza Dushku qui n'a rien perdu de son bagoût : cogneuse, vanneuse, hypersexuelle, rentre-dedans massive. Le quiproquo avec Spike au début, ou bien quand elle doit apprendre tout ce qui s'est passé depuis 3 ans, sont autant de pépites comiques. Coup de cœur avec une scène complice et sexy entre elle et Spike, avec ses dialogues soit à double sens, soit pas du tout (ce qui est encore pire), et une tension sexuelle à trancher à la tronçonneuse (Ouh, Buffy est jalouuuuuuuuuse). Et puis, encore mieux, la Faith saga par Andrew, du sensationnalisme jouissivement délirant, avec le dérapage Star Trek adonf. Au milieu de tout ça, le Zeppo nous fait une magnifique tirade aux Potentielles sur sa foi en Buffy. Un épisode gonflé à bloc.

Drew Goddard opère magistralement le tête-à-queue à 180° lors de l'invasion catastrophique du repaire de Caleb. Ce gars-là semble encore plus invincible que Glory, et le voir disposer de tout le monde, y compris le trio Spike-Buffy-Faith, donne la chair de poule. Le double meurtre des Potentielles est assez choquant, mais on vire dans l'atroce pur lorsque Xander subit sa fureur sanglante (The one who sees everything... oh, c'est cruel). Sauvage et inattendu. La guerre est déclarée : Caleb 1-Buffy 0. Allez, on est dans la dernière ligne droite, et on est déjà tout excité (les tenues de Faith y sont aussi pour quelque chose).

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La critique d'Estuaire44 

Faith est de retour, est-il besoin d’en dire davantage ? Félicitations à Miss Lehane, qui, après s’être coltinée la Bête et Angelus, enchaîne directement sur Caleb, la Force et ses séides. Pas de vacances pour les Slayers ! L’épisode exploite à merveille la relation si piquante de sœurs ennemies existant entre Faith et B. (hilarantes retrouvailles du cimetière, moue jalouse de Buffy devant la complicité de Spike et Faith…). Faith est revenue à la lumière mais n’est pas pour autant devenue une Mary Sue, on aime ça (de même qu’Andrew reste un Geek fini, on peu évoluer et rester soi même). Les clins d’œil au parcours de Faith apparaissent finement ciselés (l’hôpital, la prison, les couteaux, la fameuse première rencontre si sexuée avec Spike). On apprécie aussi que Faith tout comme Willow précédent épargne Buffy en ne lui parlant pas ouvertement d’Angélus.

Alors, oui, la saison 7 continue à recycler massivement, mais des cadeaux pareils, on les prend des deux mains et avec le sourire. De plus la période réalise ici sa meilleure innovation, avec l’entrée en lice de Caleb, un hommage parfaitement glaçant au terrible Harry Powell de La Nuit du Chasseur. Nathan Fillion, protagoniste de Firefly et grand ami du Joss, reste l’un des meilleurs acteurs du Whedonverse et il rend la menace incarnée par Caleb incroyablement prégnante. A l’instar des autres grandes séries fantastiques, Buffy contre les Vampires s’entend décidément à créer des méchants d’anthologie. L’entrée en lice de Caleb et Faith marque le début de la ligne droite finale.

On pourrait tiquer sur l’énième utilisation de la sempiternelle formule de la série (Buffy preant une dérouillée avant de triompher) mais le combat est aussi formidablement tourné qu’intense et tragique. Excellente exploitation du décor original de la cave à vin. Et puis il pose insidieusement une habile question sacrilège: Buffy a-t-elle commis une erreur ? Bon, le piège était évident mais elle n’est pas arrivée jusqu’ici en privilégiant la prudence. Par contre il va falloir qu’elle et Giles se réconcilient, là on n’en peut plus du climat empoisonné et glacé, on dirait Bette et Tina à la pire époque. Un épisode enthousiasmant, comment a-ton pu se passer aussi longtemps de Faith ? 

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  • L’épisode marque le retour de Faith en provenance du Los Angeles d’Angel.

  • Caleb fait ici son apparition, incarné par Nathan Fillion, protagoniste principal de Firefly (Mal) et ami personnel de Joss Whedon. En concomitance la saison 4 d’Angel verra l’apparition tardive de Gina Torres (Zoe dans Firefly), aussi dans un rôle de Big Bad, Jasmine. Au début de la série il candidata pour le rôle d’Angel.

  • Une première version de l’épisode voyait Calleb tuer Alex, pour permettre à la Force d’incarner de dernier. Whedon refusa le projet ne voulant pas choquer les fans de longue date de la série.

  • Durant le tournage de l’épisode de fortes rumeurs d’une série dérivée autour de Spike et Faith circulèrent. Le projet ne se fit pas, Eliza Dushku optant pour Tru Calling.

  • Spike apparaît ici pour la dernière fois avec son visage vampirique dans Buffy contre les vampires.

  • Andrew confond vulcanologue et Vulcain, d’où la scène culte de la Rogue Slayer exécutant le second de l’Enterprise.

  • Joss Whedon demanda l’autorisation d’utiliser M. Spock aux producteurs de Star Trek. Elle lui fut accordée avec enthousiasme, avec toute latitude d’emploi, un cas rare dans l’histoire des séries télé.

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19. LA FRONDE
(EMPTY PLACES)

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Scénario : Drew Z. Greenberg

Réalisation : James A. Contner

Sunnydale se vide de ses habitants à l’imminence de la bataille à venir. Andrew et Spike vont en Californie pour obtenir des informations sur Caleb. Faith profite de l’absence de Buffy (assommée par Caleb au lycée) pour s’occuper des Potentielles, qui préfèrent davantage sa coolitude plutôt que l’attitude despotique de Buffy. Cette dernière va d’ailleurs en faire les frais…

La critique de Clément Diaz 

- Is this a mission from which you intend Spike to return alive?
- Yes. I sent Andrew with him.
- Again I ask the question.

On se dirigeait bien vers le big finish, mais zut, Empty places se fige dans un immobilisme gonflant. L'épisode n'a de justification que pour sa longue coda car avant... bon, il y a bien la touchante scène de Willow au chevet de Xander (quelle merveilleuse amitié que cette relation hors du commun) ou le p'tit bonjour de Caleb, toujours aussi suave et puncheur - litote.

Eliza Dushku continue de crever l'écran en reine du dancefloor (même si personne ne peut rivaliser avec Angel et Wesley, les kings incontestés), ou en fêlant bellement sa coolitude, mais il ne se passe rien. Andrew et Spike font un p'tit tour en Californie où ils apprennent... à peu près rien. Faith et Cie vont relâcher la pression au Bronze, mais ce n'est que du remplissage, la bataille contre les flics ne servant... à rien aussi. Buffy marche dans Sunnydale sans résultat. Bref, il y a beaucoup de vide en fait.

Drew Greenberg a manifestement tout misé sur ce final inattendu qu'est la destitution de Buffy. Mais malgré la justesse des dialogues et des acteurs, tout semble bien forcé. Le revirement de Willow, Giles, Xander, et surtout Dawn - qui la chasse ! - paraît bien rapide (bon, Anya on peut comprendre, étant donné le personnage, et encore). La mutinerie est certes classique en temps de guerre, et que la série l'utilise est logique. Sauf qu'on a du mal à y croire.

Cela dit, Buffy n'est pas sans reproche, et malgré qu'elle soit persuadé de faire le bon choix, sans doute son ego a gonflé (remettant en cause même le principe de démocratie). C'est sur cette face plus dure de Buffy que la saison 7 a pleinement réussi son objectif. Pour le reste, les choses ont intérêt à rebouger de nouveau, extinction des feux dans trois épisodes !

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La critique d'Estuaire44 

Il arrive parfois que la virtuosité et le génie basculent dans l'excès et c’est ce qui survient hélas ici . Il apparaît que Whedon a décidé depuis le début de la saison de donner une dimension biblique à son récit, avec Buffy/Moïse conduisant son peuple de disciples et de Potentielles jusqu’à la Terre Promise, à travers le Désert qu’est devenue Sunnydale (on retrouve exactement la même ambiance dans le second volume du Fléau, chez King). Or il n’existe pas de figure biblique sans trahison (le Veau d’Or, les trois reniements de Pierre avant le chant du coq, le baiser de Judas donné ici par Dawn etc.).

Pour que le parcours de Buffy soit complet, son créateur décide donc qu’elle doit subir cette épreuve. On assiste donc à cette scène absurde, du reniement par le groupe de celle qui l’a toujours amené à la victoire depuis 7 ans, de celle qui est non seulement l’héroïne mais aussi l’amie fidèle de tous les mauvais jours : Buffy. Tout ça parce que la période est difficile (elle a toujours été difficile) et au profit de Faith. Le souvenir que celle-ci a laissé à Sunnydale rend l’ensemble encore plus tristement ubuesque. C'est bien écrit, bien joué, mais on n'y entre pas. Dernière apparition de Clem mais surtout du Bronze, lieu emblématique de Buffy contre les Vampires. Avant la Fin du Monde c’est vrai qu’on irait bien s’en siffler une avec Faith. 

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  • Le groupe invité cette semaine au Bronze est Nerf Herder, à qui l’on doit la musique du générique de la série. Il s’agit d’une apparition symbolique, car c’est l’ultime fois que le Bronze apparaît.

  • Clem apparait ici pour la dernière fois.
  • Le clip de promotion de l’épisode indique que 526 démons et 1 342 vampires ont été anéantis durant la série. Désormais ces clips seront accompagnés de la chanson Goodbye to you de Michelle Branch, déjà entendue dans Tabula Rasa.

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20. CONTRE-ATTAQUE
(TOUCHED)

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Scénario : Rebecca Rand Kirshner

Réalisation : David Solomon

Au fond du gouffre, Buffy loue une chambre d’hôtel. Ulcéré par la fronde des Potentielles et du Scooby, Spike part à la recherche de Buffy pour la convaincre de reprendre le combat. Faith, désormais cheftaine des Potentielles, échafaude un plan pour trouver l’unique arme qui pourrait détruire Caleb, ne sachant pas encore qu’elle va s’en mordre les doigts…

La critique de Clément Diaz 

When I say I love you, it's not because I want you, or because I can't have you. It has nothing to do with me. I love what you are. What you do. How you try. I've seen your kindness, and your strength. I've seen the best and the worst of you, and I understand, with perfect clarity, exactly what you are. You're a hell of a woman. You're the One, Buffy.

On dirait vraiment que la saison 7 de Buffy suit le même chemin que la 9 des X-Files. En plus de ne pas être tout à fait à la hauteur, le chemin menant au final est constellé de sorties de piste. Touched échoue sur à peu près tout, le scénario se distingue par une absence d’action intégrale, excepté dans les cinq dernières minutes. Pendant 35 minutes, les Potentielles râlent toutes en chœur, Buffy erre dans les ruines de sa confiance, Andrew commence à devenir lourd, Caleb reste au chaud, et même Faith semble perdre de son mordant. La voir débordée par sa nouvelle tâche fait pâlir son aura légendaire. La triple scène d’amour (sur une musique balourde) : Alex-Anya, Faith-Wood, Willow-Kennedy, ça fait très faisons l’amour avant de nous dire adieu ou un truc dans ce genre.

On comprend que nos héros cèdent ainsi à la panique (comme dirait Oz dans Graduation Day) mais la mise en scène souligne un peu trop le constat, malgré les toujours excellents jeux de lumières de David Solomon. Ok, Willow-Kennedy, c’est la première scène d’amour saphique de la TV, toute soft soit-elle (on est pas dans The L Word), mais les auteurs n’ont jamais pris le temps de développer la relation entre les deux femmes ; du coup, l’émotion ne marche pas. Kennedy est solide et forte en caractère, mais la comparaison avec la douce et sympathique Tara n’est pas flatteuse pour elle. D’autant qu’avec Tara, on a pu assister à un rapprochement bien orchestré ; pas ici.

Alors, on se console avec quelques friandises, comme la Force prenant l’apparence du Maire pour corrompre Faith, l’occasion d’un dernier numéro réjouissant d’Harry Groener, toujours aussi sensass. La cœur de l’épisode demeure la scène Spike-Buffy où le premier console et renforce la deuxième, au bout du rouleau. Une magnifique scène de réconfort, chaste, bien plus émouvante et chaleureuse que les trois décollages au 7e ciel.

Et révélant la plus grande profondeur de leur amour, plus spirituel, plus transcendant, très loin de la relation sexuelle destructrice de la saison 6. C'est certainement le zénith de ce ship si troublant qu'est le Spuffy. Quel plaisir de revoir au lendemain la Slayer repartir au combat contre Caleb ! L’arme mystique est un peu cliché, mais dans ce genre de batailles épiques, il faut toujours une arme magique pour tuer le méchant, alors on garde. Le meilleur est pour la fin : un p… de cliffhanger à se flinguer ; c’est plus Buffy, c’est Alias là !

Bon, la Kro est au frais, le paquet de mouchoirs à portée de main, les chips juste à côté, les doubles coussins bien calés. Allez, en avant pour Buffy the vampire slayer Finale !! Déjà la fin...

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La critique d'Estuaire44 

L’épisode se montre appréciable car, si on y délaisse le récit pour se centrer sur les personnages, les diverses attitudes sonnent justes. Nos amis pensent que c'est sans doute leur dernière nuit en ce monde donc ils ne vont pas regarder Thalassa et son reportage sur la Mer de Corail. Les acteurs sont toujours épatants, la revue de détail des troupes avant la bataille se montre très attachante. Le meilleur se situe entre Spike et Buffy, c'est sans doute l'un des sommets de leur relation.

C'est aussi bien vu que Faith ne soit pas une leader à la hauteur de Buffy, elle a toujours été une louve solitaire alors que Buffy a assuré le leadership depuis des années.  Et puis le retour du Maire, quel plaisir, mon Big Bad préféré avait bien mérité cet ultime tour de piste avec sa chère pupille. Le problème de l'Arme des Tueuses est qu'elle fait un peu jouet, je trouve. C'est parti pour le Dernière bataille ! 

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  • La scène d’amour lesbien entre Kennedy et Willow fut la première à apparaître dans l’un des grands réseaux télévisuels américains.

  • Le Maire apparaît ici pour la dernière fois. Son fantôme, capable de posséder des hôtes, affrontera néanmoins Buffy lors des saisons BD. On y découvre également qu’il joua un grand rôle dans la naissance d’Adam.

  • Spike annonce qu’hormis le gang de Buffy Sunnydale est désormais totalement déserte. La saison 8 BD montrera qu’en fait Amy et Warren s’y trouvent encore.

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21-22. LA FIN DES TEMPS 
(END OF DAYS / CHOSEN)

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Scénario : Douglas Petrie et Jane Espenson (1re partie), et Joss Whedon (2e partie)

Réalisation : Marita Grabiak (1re partie), et Joss Whedon (2e partie)

*Ce double épisode s'enchaîne à l’épisode 4.22 Une vraie famille de la série Angel

Buffy a trouvé la Scythe, l’arme ultime de la Slayer. Angel donne à Buffy l'amulette de Lilah Morgan que seul Spike peut porter, et qui pourrait influencer le cours de la bataille. Le lendemain matin, Buffy, les Potentielles, et le Scooby-Gang ouvrent la Porte de l’Enfer pour livrer l’ultime bataille, celle qui décidera du sort du Monde…

La critique de Clément Diaz 

From now on, every girl in the world who might be a Slayer, will be a Slayer. Every girl who could have the power, will have the power. Can stand up, will stand up. Slayers, every one of us. Make your choice. Are you ready to be strong ?

End of days lance avec efficacité la great great battle royale, commençant par un beau portrait de groupe. Whedon a eu bien raison de confier à Jane Espenson et Douglas Petrie, qui comptent parmi les scénaristes les plus doués du staff, pour écrire cet avant-dernier épisode centré tour à tour sur tous les personnages, dont chacun a son heure de lumière. Anya reste peut-être Anya mais ça n’empêche pas l’émotion, Emma Caulfield transcrit bien la dualité du personnage, à la fois méprisant et aimant les humains, pestant contre eux, mais incapable de les quitter. Andrew accepte de n’être qu’à l’arrière-garde, mais accepte son rôle, aussi “modeste” soit-il ; la wheelchair battle est un petit moment d’allégresse. Xander, l’âme du groupe, reçoit la pleine confiance de Buffy de veiller sur Dawn, qui malheureusement pour lui doit être très proche d’une certaine Ophélie de L.A dans Californication

Beau dialogue entre les deux Slayers, sur leur solitudes respectives, et sur le mûrissement de Faith, rappelant qu’Eliza Dushku n’excelle pas seulement dans les rôles destroy, mais aussi dans les scènes plus émotionnelles – rôdant déjà sa reconversion en étudiante sensible qui aime faire des loopings temporels pour se retrouver dans des mélasses bien craignos. Fantastique scène avec Spike (apparemment fan de Sacré Graal !, il m'étonnera toujours le William). Le Spuffy est décidément plein de richesses et d’ambiguïté. On ne comprend pas trop comment Buffy trouve « La Gardienne », mais ça permet un joli mano a mano versus Caleb, que Nathan Fillion campe avec son enthousiasme communicatif.

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L’intervention deus ex machina d’Angel a été parfaitement minutée. On est pas mécontent de le retrouver, la fête n’aurait pas été complète sans lui.

Chosen est le grand finale ultime que l'on attendait. Whedon a pleinement réussi son pari : terminer sur 42 minutes nous faisant rire, pleurer, trembler, divertir, réfléchir... passer par autant de gammes d'émotions en un laps de temps si réduit démontre si c'est encore nécessaire sa maîtrise scénaristique hors pair. La première moitié prend le temps de planter le décor, avec toujours ces dialogues fondus à l'or, à l'humour cette fois beaucoup plus inspiré que dans les précédentes apocalypses.

On rit bien volontiers avant le règlement de comptes, et on s'émeut de nos personnages : résignation sereine pour Spike, Buffy impériale en leader de choc, Angel qui disparaît de nouveau dans l'ombre après une discussion simultanément drôle et émouvante, Xander l'enthousiaste, Dawn la courageuse, Willow reprenant confiance grâce à Kennedy (au moins, elle aura servi à ça), Faith mûrit et rentre ses griffes (hilarant dézingage de la brune brûlante par un Wood très sûr de lui), et Potentielles galvanisées. Il y'a une géniale ironie qui fait que La Force inspire à Buffy son Masterplan, qui détruit avec une agilité prodigieuse une des pierres angulaires de la série : In every generation there is a Chosen One.

Whedon a tenu là une de ses plus splendides idées, nimbée d'une lecture féministe puissante. Il parachève sa démonstration que le Fantastique n'était que l'habillage de sa série qui parle plus de rapports humains et de sujets sociétaux que de monstres. Adios, Caleb, voilà une belle sortie de scène (bon faut s'y prendre à deux fois, on le comprend, il avait pas envie de quitter la scène aussi facilement).

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Et puis vient la bataille, à la fois épique et somptueusement filmée, avec un budget relevé, ou chacun se donne à fond. La musique de Robert Duncan est un chef-d'oeuvre d'intensité, moteur explosif de ce final blockbuster qui déchaîne toutes ses forces : figurants au kilomètre, excellents CGI, énergie ravageuse des combattants... rarement un finale de série aura été aussi électrisant ! Un héros très aimé tombe au champ d'honneur, (trop) triste mais habile moyen de fêler sans casser le happy end. Willow en déesse blanche fait un sacré effet !

Et puis Buffy blessée mortellement qui se relève au ralenti en narguant La Force, tout cela, c'est de l'épique pur. Spike emporte le morceau final en faisant le sacrifice ultime, plongeant dans une mort héroïque en riant. Spike a vécu FUN, Spike est mort FUN. On pouvait pas rêver meilleure fin. Buffy ne porte plus le fardeau du monde sur ses épaules, elle est libre enfin ; et quelque part dans un univers parallèle, une attardée mentale guérit et part vivre sa vie. Buffy a conquis sa liberté, la maîtrise de son destin, en détruisant une vieille règle misogyne et hors d'âge, et après avoir beaucoup souffert.

Au revoir, Buffy Anne Summers, au revoir, membres du Scooby-gang. Vous suivre a été un plaisir sans prix, nous nous identifions à vous tous, humains, démons, sorcières, vampires, mais tous de grands guerriers, ceux que nous rêvons d'être métaphoriquement dans notre vie. Merci à Joss Whedon, Merci à tous les artistes du show. Mais ce n'est pas encore fini. De nouvelles aventures bigger than life, bien extrêmes, bien spectaculaires vous attendent dans les suites en comics. Le spectacle continue !

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La critique d'Estuaire44 

Quelques petites réserves : on renâcle à l’utilité d’avoir tué Anya, alors que les morts de plusieurs potentielles suffisaient à éviter le côté par trop happy end, pour une fois qu’elles servaient à quelque chose. . La multiplication des Tueuses est une manière habile de conclure la série télé et de vaincre la Force, mais on regrette la perte de cette unicité de Destin participant pleinement à la mystique de l’Elue. Mais qu’importe, le message féministe et rayonnant emporte tout.

On trouve ici la même succession frénétique de moments d’anthologie caractérisant les meilleurs finales : la venue presque inespérée d’Angel, la lumière dans les yeux de Buffy quand elle le voit, la lutte terminale avec Caleb, redoutable et hilarant jusqu’au dernier souffle, l’émotion nostalgique des quatre Scoobies historiques se retrouvant comme à l’issue du pilote (que de souvenirs, quel voyage), l’apothéose dantesque de l’affrontement contre l’armée de la Force, le témoin passant de Tueuse en Tueuse, l’ultime face à face avec La Force (une garce de première classe jusqu’au bout), Buffy se relevant à force de volonté et renversant le cours de la bataille (peut-être l’instant le plus épique  de l’histoire des séries télé), le sacrifice de Spike, mort tel qu’en lui-même, riant à la face du Destin, l’adieu bouleversant de Buffy (Angel reste son grand amour, mais elle a réellement eu Spike dans son cœur), l’effondrement titanesque de Sunnydale, etc.

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De grands moments d’action et d’émotion, où tout sonne juste, filmés avec une indéniable maîtrise. Les effets spéciaux sont au summum de ce qui pratiquait à l'époque et cette fois ont plutôt bien vieilli. C’est parfait, tout simplement. Et puis ce si lumineux sourire de Buffy, la conclusion idéale pour cette œuvre si fine et audacieuse à la fois, où tant de talents divers se seront croisés et mutuellement fécondés Coup de cœur pour le titre VO de l’ultime épisode, Chosen, réussir à synthétiser l’une des meilleures séries jamais réalisées en un seul mot, il fallait le faire. Et puis le Spike sera de nouveau  là en saison 5 d’Angel, qui va accueillir à bras ouverts et dans l’allégresse son vieil ami. Le début d’une chaleureuse collaboration.

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  • The Earth is definitely doomed déclare Giles après la réunion des quatre Scoobies historiques, un clin d’œil à la scène similaire concluant le pilote de la série, où il disait The Earth is doomed.
  • L’épisode comporte l’ultime des six animations particulières de la mascotte de Mutant Enemy, celle-ci se tournant vers les spectateurs, au lieu d’être vue de profil.

  • La mort d’Andrew fut envisagée et écrite, avant que Whedon n’opte finalement pour Anya.

  • Le retour d’Angel ne figura dans sa série, est annoncé dans l’épisode Home de sa série, à l’issue de la saison 4. Il fut diffusé une semaine avant Chosen.

  • L’actrice Ming Liu joue une Slayer combattant aux côtés de Spike. Ironiquement elle jouait la Slayer asiatique que celui-ci tuait dans Fool for Love.

  • Irritée par la jalousie de Spike envers Angel, Buffy déclare à ce dernier : I should just put you two in a room so you can wrestle it out. Cela surviendra dans l’épisode Destiny de la cinquième saison d’Angel.

  • Faith reste alitée durant presque toute la première partie du double épisode. Eliza Dushku était alors en train de tourner le pilote de Tru Calling, série qui promettait beaucoup et qui tint tout autant.

  • Buffy exécute ironiquement le faux prêtre Caleb en exécutant le signe de la croix avec sa hache. Un peu d’humour ne fait jamais de mal.

  • Le dernier mot prononcé par Buffy dans la série est « Spike ». Celui d’Anya est « Bunnies ». Les tous derniers mots seront prononcés par Dawn et rendent un bel hommage à ce personnage (Yeah, Buffy. What are we gonna do now ?).

  • La scène d’ouverture voyant Caleb confronté à Buffy et Angel fait se réunir les interprètes principaux des trois séries majeures de Joss Whedon (Buffy contre les Vampires, Angel et Firefly). Egalement présente dans l’épisode, Eliza Dushku incarnera elle la protagoniste de Dollhouse, Echo.

  • L’épisode fut proposé aux Emmy Awards, pour ses effets spéciaux.

  • Les Slayers apparaîtront dans l’épisode Damage de la saison 5 d’Angel, dans laquelle figurera également un Spike ressuscité neuf jours après la destruction de Sunnydale.

  • Le sortilège de Willow transformant les Potentielles du monde entier en Slayers connaîtra d’important antes répercussions, dans l’univers matériel mais aussi magique. Elles seront explorées dans la saison 8 Comics de Buffy.

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