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Département S (1969-1970)

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Posted by Le Monde des Avengers on Friday, October 16, 2015

En 1969, alors que la saison 6 de Chapeau melon et bottes de cuir est diffusée en Grande-Bretagne sur ITV, les producteurs flairent le bon filon : les Avengers surfent sur leur succès, bâti surtout sur son style "Spy-FI", mélange d'espionnage et de science-fiction (poussé à l'extrême en cette saison). Ainsi, Le Prisonnier, qui s'est terminé l'année précédente, a construit son succès sur son mélange de fantastique et de réel via une dystopie grinçante. Les dernières aventures du Saint évoluent vers davantage de fantaisie. Tandis que la BBC a tenté sans succès de concurrencer les Avengers en 1966 grâce à sa série Adam Adamant lives ! en reprenant plusieurs ingrédients de la série culte.

La chaîne ATV relance la concurrence grâce à la nouvelle idée de série imaginée par Dennis Spooner (scénariste bien connu de la saison 1, 6, 7, et 8 de Chapeau melon) et Monty Berman.

Cette idée paraît novatrice en son temps, car elle sera d'une certaine manière reprise et développée par Chris Carter en 1993 pour les X-Files. Avant Fox Mulder et Dana Scully, il y eut les agents du Département S, un bureau d'Interpol s'occupant des "Affaires Non Classées" (sic !).

Après Les Champions et leur annulation prématurée, Dennis Spooner et Monty Berman désiraient créer une série un peu plus réaliste que Les Champions : du moins chez les héros, qui restent des hommes normaux et non des superhéros. Mais toujours avec des enquêtes extraordinaires voire impossibles, aux limites du paranormal, aux "frontières du réel" (souvent plus étranges que chez Les Champions d'ailleurs). Cependant, bien que penchant vers la science-fiction, la série ne perd pas de vue son identité policière ; et les évenements de départ, a priori inexplicables, cachent en réalité de diaboliques machinations orchestrées par des méchants au sommet de leur art. On retrouve ainsi l'ADN des Avengers. La série se place ainsi exactement entre la série policière classique et la série surnaturelle (genre X-Files). Plus proche de la première que de la deuxième, néanmoins. A la base, seul Peter Wyngarde (Jason King) devait participer à la série, mais ils ont ensuite décidé d'ajouter deux autres personnages : Stewart Sullivan (Joel Fabiani), et Annabelle Hurst (Rosemary Nicols).

Petite présentation des personnages principaux :

Jason King interprété par Peter Wyngarde. Ce n'est pas vraiment un agent, son véritable métier est écrivain : il écrit des romans policiers mettant en scène le héros Mark Caine. Il a une imagination débordante qui lui permet très souvent d'élaborer des hypothèses farfelues mais souvent très justes dans le cadre d'affaires très bizarres (un Mulder avant la lettre en quelque sorte). A noter également que c'est un coureur de jupons, et qu'il n'hésite jamais à user de son charme pour faire parler les femmes...

Stewart Sullivan est joué par Joel Fabiani, c'est lui le chef de l'équipe, il reçoit les missions auprès de l'énigmatique Sir Curtis Seretse. C'est un homme d'action, il est cependant beaucoup plus réaliste, rationnel que Jason (comme le sera une Scully ou un Doggett).

Et enfin la magnifique Annabelle Hurst, interprétée par Rosemary Nicols. Annabelle est une brillante informaticienne, elle est experte en analyse et en informatique. Elle est dotée d'une très grande intelligence et son approche est plus analytique et méticuleuse. Son bureau est basé à Paris où se trouve son ordinateur appelé Tantine.

La série joue principalement sur des intrigues et des scénarios extraordinaires, avec des histoires qui paraissent toujours impossibles sauf pour notre équipe de choc. L'influence de La Quatrième Dimension n'est pas étrangère à la série. La série joue également sur les scènes d'action, et l'humour grâce au malicieux Jason.
Elle s'ouvre sur un tonitruant générique composé par Edwin Astley (Le Saint, Destination Danger, Ivanhoé...). Puissante et très forte, la musique est vraiment excellente !

Malheureusement pour ATV, la série ne dépassa pas 28 épisodes, et fut annulée l'année suivante. Il y eut un spin-off en 1971 : Jason King mettant en scène le seul héros (et dont la musique du générique est signée Laurie Johnson), également annulée au bout de 26 épisodes.

Malgré tout, cette série emblématique de la fin des années 60 est très imaginative et stimulante. Ses histoires étranges, son humour, son dynamisme, ainsi que le pétillement des trois (quatre avec leur chef) personnages, chacun très différents, en font une série très recommandable. Et puis, les amateurs des Avengers retrouveront avec bonheur non seulement Peter Wyngarde (Le club de l'Enfer, Caméra meurtre), mais aussi plein de seconds rôles présents dans les deux séries.

Département S s'impose comme une forme aboutie du style espionnage-SF, qui fit non seulement le succès des Avengers mais aussi de bien d'autres futures séries, attirées par ce détonnant mélange entre réel et imaginaire, entre rationnel et paranormal...

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