La porte de la mort5-18-01La chasse au trésor

LE RETOUR DES CYBERNAUTES
(RETURN OF THE CYBERNAUTS)

Steed pulls some strings – Emma becomes a puppet

Tournage : Terminé le 15 juin 1967

Diffusion : ITV, 30 septembre 1967 – 1re chaîne ORTF, 15 juillet 1973

Scénario : Philip Levene

Réalisation : Robert Day

Peter Cushing (Paul Beresford), Frederick Jaeger (Benson), Charles Tingwell (Dr. Neville), Fulton Mackay (Professor Chadwick), Roger Hammond (Dr. Russell), Anthony Dutton (Dr. Garnett), Noel Coleman (Conroy), Aimi MacDonald (Rosie), Redmond Phillips (Hunt), Terry Richards (Cybernaut).

Résumé

Paul Beresford fait enlever les meilleurs scientifiques pour venger la mort de son frère, feu le docteur Armstrong. L'élimination des Avengers est programmée…

Épilogue

Steed essaie de réparer le toaster de Mrs Peel. Les résultats sont explosifs… "That's the first thing Great-Britain's ever got into orbit!" [C'est la première chose que la Grande-Bretagne envoie sur orbite !]


CRITIQUES
 
5-18-03

Denis Chauvet

Avis : Une suite n’égale jamais l’original. Bien qu’il y ait moins de suspense qu’à l’accoutumée, car nous connaissons le méchant et ses motivations très tôt, cet épisode est un classique de la série et il repose essentiellement sur les nombreuses scènes d’action. Paul Beresford est le meilleur méchant de la saison et sa façon de séduire Mrs Peel, au grand dam de son partenaire, est surprenante. À défaut d’humour, la jalousie de Steed est l’attrait des dialogues. Notez le prototype de la secrétaire à la voix désagréable (en VO) au possible. Bien qu’inférieur à l’original, Le retour des cybernautes est un très bon épisode où Peter Cushing personnifie admirablement le vengeur (ce n’est pas ceux qu’on croit cette fois-ci !) en jouant un "game of cat and mouse".

Avec le recul (nouvel avis, janvier 2012): Un épisode que j’avais sous-évalué lors de l’élaboration de la fiche. De trois, je passe à quatre melons, même si je préfère le premier volet de la quatrième saison. Peter Cushing est grandiose et l’idée des cybernautes-marionnettes est une bonne trouvaille. Les commentaires de Cyd Child éclairent de nombreuses scènes, en particulier celle de la poursuite finale. Les seconds rôles sont très bons et le rythme sans temps mort.

Steed3003 26 décembre 2006

Voici la seule et unique suite jamais donnée à un épisode des Avengers. Les Cybernautes était sans nul doute un des meilleurs segments de la 4e saison. La loi qui veut qu’une suite soit toujours inférieure à l’original s’est-elle appliquée à la série ? Malheureusement oui…

On retrouve Philip Levene au scénario. C’est lui-même qui avait écrit Les cybernautes, il semblait donc le choix le plus légitime pour cette suite. Liant habilement cette suite à l’original et multipliant les références (« My turn !»/ « Mon tour ! » dit Steed à la fin de l’épisode pour terrasser le cybernaute de son index après que Mrs Peel l’eut fait dans Les cybernautes), Philip Levene devrait de ce point de vue régaler les fans. Pourtant, l’intrigue en elle-même manque foncièrement d’originalité et n’égale pas le premier opus. Si Philip Levene réussit à trouver un nouvel angle d’approche pour la menace des cybernautes, tout semble avoir été vu et revu dans la série et maintes fois ailleurs. Beaucoup trop linéaire, l’épisode bénéficie pourtant d’un des meilleurs méchants de la saison : Paul Beresford. Animé par une vengeance personnelle envers les Avengers mais aussi par des sentiments pour Mrs Peel, il forme un personnage complexe et fascinant. C’est bien d’ailleurs en tirant sur la corde romantique avec un triangle amoureux Beresford-Peel-Steed que Philip Levene réussit à maintenir en haleine pour cet épisode. Cette réussite ne nous fait pourtant pas oublier les nombreuses invraisemblances et zones d’ombre. Comment, par exemple, Beresford réussit-il à contrôler Mrs Peel pour qu’elle arrive en voiture chez lui à la fin de l’épisode ? Les dialogues manquent aussi beaucoup d’humour, ce qui est surprenant de la part de Levene. Le retour des cybernautes constitue par ailleurs une des histoires les plus adultes et les moins fantaisistes de la saison. Philip Levene a ici écrit l’un de ses moins bons récits.

Contrairement à Philip Levene, le metteur en scène Robert Day effectue son meilleur travail pour la série. Il réussit à dynamiser un scénario plutôt faiblard grâce à une réalisation nerveuse et alerte. Le retour des cybernautes n’a rien à envier aux meilleurs films d’action de l’époque. Les scènes d’attaque du cybernaute se révèlent véritablement impressionnantes, surtout au regard du budget de la série. Il profite aussi audacieusement des décors, notamment à travers l’appartement de Beresford qui symbolise la dualité du personnage. Au niveau de l’interprétation, Peter Cushing se révèle être la meilleure guest star de la saison et nous livre ici une composition sans fausses notes. Soutenus par un acteur de tel talent, Patrick Macnee et Diana Rigg font eux aussi un travail formidable, tout en nuances. On remarquera également le retour réussi de Frederick Jaeger qui avait déjà tenu le rôle de Benson dans Les cybernautes. En bref, la mise en scène tranche avec le reste de la saison et apporte énormément de rythme à l’épisode.

Steed s’inquiète du rapprochement entre Mrs Peel et Paul Beresford mais ne souhaite pas trop le montrer à sa partenaire. Quand celle-ci lui dit : « Steed, you’re jealous ! » [« Steed, vous êtes jaloux ! »], il lui répond : « No, I wouldn’t say that Mrs Peel. Just thoughtful ! » [« Non, je ne dirai pas cela Mrs Peel. Juste prévenant ! »].

Pour une fois, les tenues de Mrs Peel sont assez mitigées dans cet épisode. Si on saluera son ensemble noir et sa mini-jupe violette en première partie d’épisode, on sera plus circonspect sur son emmapeeler vert criard en seconde partie.

Le manoir de Beresford est un des meilleurs décors de la saison, juxtaposant audacieusement une salle de contrôle ultra moderne à un salon plutôt classique à l’aide d’un miroir sans tain. Très jolie localisation aussi pour l’extérieur de son manoir. Le reste des décors apparaît étrangement vide et moins soigné.

On retrouve avec plaisir l’excellent thème musical des Cybernautes, même si son utilisation répétée peut lasser.

EN BREF: Une suite inférieure à l’original, la faute à un scénario nettement moins excitant. Néanmoins, l’interprétation de Peter Cushing et une réalisation survitaminée nous permettent de passer un agréable moment.

 

Estuaire44 15 Septembre 2013

On reprochera certes à l'épisode le caractère mensonger de son titre, car Levene nous régale ici de tout autre chose qu'un simple retour ! Bien à rebours Le retour des Cybernautes s'affirme comme un parangon de ce que devrait représenter toute suite d'un premier opus : une approche innovante apportant une indéniable valeur ajoutée.

La scène d'ouverture établit certes une jonction nécessaire avec le premier volet de la trilogie, retrouvant la scène emblématique de l'attaque du Cybernaute. Mais l'amélioration se montre déjà patente, grâce aux angles de vue remarquablement suggestifs, débusqués par un Robert Day apportant une intensité nouvelle au passage. Tout au long du récit, la mise en scène, assistée par une parfaite musique, va d'ailleurs tirer le meilleur parti des proverbiaux décors déserts de la série, notamment de superbes extérieurs. Le tout au prix d'un léger manque de vraisemblance (personne ne remarque jamais la progression du robot), mais qu'importe. Les plateaux sont également judicieusement conçus, notamment l'élégante résidence de Beresford, idéal support de l'action grâce à une optimisation de l'inusable miroir sans tain.

Surtout, dès l'entrée dans le vif de sujet, l'épisode connaît une totale rupture de ton en introduisant une si plaisante comédie de mœurs illustrant la jalousie de Steed, face à la cour menée par un entreprenant et délicieusement suave Beresford auprès d'une Mrs Peel que tout ceci amuse visiblement beaucoup. La tonalité de pure Science-fiction, souvent hélas bien primitive, qui animait le premier volet se voit ainsi considérablement renouvelée et aérée par ce marivaudage léger, mais également brillant et incisif. Une nouvelle fois, Levene joue avec brio de l'ambigüité de la relation unissant Steed à Emma, tandis que Diana Rigg, et peut être davantage encore Patrick Macnee,  apparaissent ravis de s'exprimer sur ce registre.

Paul Beresford, certainement l'un des meilleurs et des plus machiavéliques Diabolical Masterminds de cette cinquième saison, représente à lui seul l'un des atouts maîtres du succès de ce Retour des Cybernautes. Il se montre en effet  particulièrement enthousiasmant par son aspect de double négatif de Steed, dont il partage tant de points communs, dont l'épicurisme raffiné mais aussi la ruse florentine. Son aspect dual de parfait homme du monde et d'esprit impitoyable habité par une inextinguible soif de vengeance se trouve parfaitement exprimé par le grand Peter Cushing Ecrire un Beresford totalement différent du génie scientifique visionnaire et dévoyé d'Armstrong s'avère judicieux au plus haut point pour le renouvellement de la saga.

L'acteur se trouve assurément au faîte de son art, mais trouve aussi un personnage à sa mesure. Grâce au captivant personnage, Cushing accomplit une authentique prouesse de création, de plus parfaitement dans l'esprit Avengers et affranchie de son rôle emblématique de la Hammer, Van Helsing. Tout le contraire de ce qu'a hélas connu Christopher Lee, avec l'élémentaire et indigente redite de son Frankesntein, perpétrée par Interférences. Après un tel coup d'éclat, on comprend sans peine que Cushing ait remis son retour jusqu'aux New Avengers, tandis que Lee, évidemment resté sur une criante insatisfaction, mettra un point d'honneur à retrouver son camarade Macnee dès la saison suivante.

On pourra éventuellement reprocher à Levene de broder sur le thème archi usé de la vengeance, auquel se greffent quelques clichés telle la révélation finale du lien parental du méchant. Mais le succès rencontré par cette formule illustre justement son inépuisable ressort dramatique. Ce dernier est encore récemment illustré par le succès de The Dark Knight Rises et sa découverte de l'identité d'une tortueuse Talia al Ghul, agrémentée de quelques cocasseries d'une malheureuse Cotillard totalement hors sujet. Grâce à Beresford, et au talent de Cushing, Levene donne merveilleusement corps à cette vénérable tradition. Qu'importe par ailleurs quelques errements comme la montre agissant soudainement sur le savant, sans que le biorythme de celui-ci n'ait été capté.

Surtout le grand intérêt de l'épisode repose sur sa réécriture des Cybernautes, la fusion avec l'humain apportant une précieuse et troublante innovation au robot basique, destructeur immuable de portes et nuques. Celui demeure certes, apportant son lot de scènes d'action, mais l'intérêt se focalise bien sur l'impressionnante scène finale et les tourments de la malheureuse Emma. Transformer cette icône de la libération de la femme que compose Emma Peel en instrument servile des désirs du mâle dominant constitue bien l'ultime diablerie de Beresford, dans un effet absolument vertigineux. Diana Rigg se montre une nouvelle fois admirable dans cette composition d'une Mrs Peel claquemurée dans sa souffrance, dans un captivant effet de miroir inversé aux Cybermen du Docteur.

Levene soigne le moindre détail de son nouveau chef d'œuvre, développant parmi ses seconds rôles  une étude de caractère plus fine que ce que propose de coutume la période en couleurs de la série. Le dégradé des sentiments des scientifiques capturés, de la révolte immédiate à la soumission vénale, est joli observé, de même qu'interprété par d'excellents acteurs. On apprécie particulièrement la crapulerie satisfaite et goguenarde de Chadwick, avec un réellement succulent Fulton Mackay. La délurée Rosie ouvre une sympathique fenêtre sur le Swinging London des Sixties, dont elle incarne la mode et les intonations. Elle se montre juste assez pour divertir sans lasser. La présence de Benson, de nouveau la cheville ouvrière du Génie du Mal, apporte un amusant comique de répétition, ainsi qu'une nouvelle sympathique composition de Frederick Jaeger.

EN BREF : Un grandiose Peter Cushing incarne un perfide et cruel alter ego de Steed, obsédé par la vengeance, un captivant portrait. L'entrecroisement avec l'humain rend bien plus intéressant le concept de Cybernaute, grâce également à une étonnante Diana Rigg. 


VIDÉO

Steed jaloux du béguin de Mrs Peel pour Beresford !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

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Tournage

o La maison de Paul Beresford se trouve à Woolmers Park, Letty Green.

o La scène du rapt du Dr Russell (l’introduction) a été tournée à Denham dans le Buckinghamshire.

o Le bâtiment où on voit le cybernaute poursuivre Neville se trouve à Elstree. Il a été détruit depuis le tournage.

o La tour qui marque quatre heures est celle de The International University à Bushey (introduction).

o La Bentley de Steed poursuit la Lotus de Mrs Peel le long de Holmshill Lane près de Well End.


Continuité

o Lors de la scène d’introduction, le cybernaute pénètre chez le Dr Russell, la poignée de la porte est noire puis dorée.

o Le sac de Mrs Peel n'a pas été oublié à l'endroit où il est retrouvé le lendemain.

o Problème de tenue vestimentaire (encore !) : Steed quitte l'appartement de Paul Beresford en costume gris et arrive chez l'avoué en costume bleu foncé.

o La ceinture de Mrs Peel est différemment attachée dans l'appartement de Steed puis chez Beresford (scène continue).

o Toute la séquence de la poursuite fut tournée par les doublures, Cyd Child et Rocky Taylor. On le reconnaît facilement car les gros plans montrant Patrick Macnee et Diana Rigg ont une couleur pâlotte et furent tournés en studio. Cyd Child explique que ses chaussures étaient abimées à cause de la conduite excessive. ‘Here they (the shoes) are. That’s me’ dit-elle lorsque Mrs Peel marche de dos vers la Lotus. La scène a dû être tournée deux fois car les pneus de la voiture ont tellement crissés que les gens qui travaillaient dans les bureaux au bout de la rue se sont mis à la fenêtre. Le tournage se faisait la semaine et la circulation était coupée. (Source : commentaires de Cyd Child dans l’édition Optimum). 

o Lors de l’enlèvement du Dr Russell (introduction), le cybernaute se trouve dans l’encablure de la porte après l’avoir défoncée. Il n’y a aucun débris entre la porte et le tapis. Au plan suivant, le sol en est jonché.

o Le docteur Neville a changé de chaussures très rapidement : lors de son enlèvement, il porte des chaussures marron dans sa voiture puis des noires lorsqu’il est transporté par le cybernaute !

o Ce n’est pas Patrick Macnee qui conduit la Bentley à l’arrivée chez Hunt, l’avoué, mais Rocky Taylor.

o Le panorama du bureau du Dr Garnett, lors de la rencontre entre Steed et Conroy, est un ‘fake’, une peinture déjà vue dans Le tigre caché.

o Le cybernaute vient rechercher Garnett dans l’appartement de Steed. Cyd Child : ‘Brian Clemens avait demandé si je pouvais aller jusqu’au canapé dans la chute. En fait, je suis passée par-dessus et j’ai brisé le verre du tableau avec mes pieds.’ (Source : commentaires de Cyd Child dans l’édition Optimum).

o ‘That was me’ dit Cyd Child. Le film était parfois accéléré pour qu’on ne puisse pas reconnaître la doublure. (Source : commentaires de Cyd Child dans l’édition Optimum).

o La montre de Steed est censée être photographiée pour obtenir une copie exacte. Néanmoins, la photo noir et blanc reproduit la montre à l’envers et l’heure indiquée est différente.


Détails

o Deuxième fois dans cette saison qu'un extrait de l'épisode Les cybernautes est diffusé. La première fois c'était dans l'épisode Interférences.

o Le buste en bronze de Mrs Peel ressemble à un masque mortuaire !

o La Lotus explose la barrière de la propriété de Beresford. On peut lire sur l’écriteau : "Beresford Estate. Trespassers will be prosecuted."

o À part l’extrait des Cybernautes de la saison 4 et les nombreuses références au docteur Armstrong, il y a deux allusions plus discrètes au premier volet. Garnett déclare avoir déjà rencontré Steed et Benson répond : "So did I" en se frottant la tête. [Moi aussi.]. Mrs Peel veut faire tomber le cybernaute avec un doigt (ce qu’elle a déjà fait à la fin de l’original) et Steed dit : "My turn." [C’est mon tour.]

o La robe d’été rose sexy que porte Mrs Peel à la fin de l’épisode est surtout présente dans Le tigre caché.

o On peut voir chez Beresford une lampe en forme de cavalier. On l’a déjà vue dans des épisodes de la saison 4 : Les aigles et Avec vue imprenable.

o Après l'envol du grille-pain, Steed s'exclame That's the first thing Great Britain's ever got into orbit !. Effectivement, après les prémisces de la décennie précédente, les années 60 voient se dérouler la phase la plus active de la Course à l'espace. Ses grands défis (premier homme dans l'espace, objectif Lune) constituent une extension de la rivalité entre les deux super puissances. L'absence totale de la Grande Bretagne dans cette compétition, à la remorque du programme américain, est commentée par les contemporains comme une illustration significative de l'abaissement de son statut. Un aspect d'autant plus sensible que la France du Général se montre bien davantage active en ce domaine. Fondé dès décembre 1961, le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) et le projet des "Pierres précieuses" établissent les fondements du futur programme spatial européen. Lors de la diffusion de l'épisode, la fusée Diamant A vient d'être lancée avec succès (1965) et met en orbite le satellite Astérix 1. Il faudra attendre 1971 pour que la Grande-Bretagne mette elle-même un satellite en orbite, avec Prospero X-3.

o Steed évoque l’expression Safety by numbers. Elle signifie qu’il est toujours plus sûr de se rallier à la majorité. Cette sagesse populaire est d’ailleurs confirmée par les études statistiques modernes. Safety by numbers (la force du nombre, en français) y désigne une corrélation communément observée entre la diminution des risques et l’adéquation du comportement à celui du plus grand nombre. Ce la s’observe notamment en matière de circulation routière (les automobiles heurtent moins les cyclistes au fur et à mesure que ces derniers deviennent plus nombreux)

o Steed vante le Léoville 28 de Beresford. Le Château Léoville Las Cases, l’un des meilleurs St Julien,  est un des plus anciens grands crus du médoc, apprécié par les Anglais dès le Moyen-âge. Le lion héraldique anglais orne d’ailleurs toujours les bouteilles de Château Léoville. Lors de la scène finale de L’aile ou la cuisse (1976), le critique gastronomique Duchemin interprété par Louis de Funès, privé de goût, parvient à reconnaître un Léoville Las Cases 1953 à son apparence. 1953 est considéré comme l’un des meilleurs millésimes de ce vin particulièrement complexe, encore supérieur au très apprécié 1928.

o A Loaf of Bread--and Thou, déclare Steed quand Beresford s’excuse de ne pas avoir d’informations concernant Armstrong et propose à la place une bouteille de bon vin. Il s’agit d’une citation du plus fameux des Quatrains écrits par le poète et mathématicien persan Omar Khayyam (1048-1131). Sybarite raffiné, Omar Khayyam fait souvent l’éloge du vin et des plaisirs terrestres dans ses œuvres (S'il existait un enfer pour les amoureux et les buveurs, le Paradis serait désert.).

A Book of Verses underneath the Bough,

A Jug of Wine, a Loaf of Bread--and Thou

Beside me singing in the Wilderness—

Oh, Wilderness were Paradise enow !

Un Livre de Vers sous les branches,

Une cruche de vin, un peu de pain, et toi,

Chantant près de moi dans la solitude sauvage,

Oh, cette solitude serait pour moi un paradis !

o Merely on advance on the pacemaker, fanfaronne Chadwick auprès de Beresford. Lors de la diffusion de l’épisode le pacemaker est encore une récente innovation technologique. Les premiers modèles réalisés au cours des années 50 demeurent externes au corps et extrêmement incapacitants pour les patients, voire comportant des risques d’électrocution. Les installations in corpore de modèles réduits ne surviennent qu’au début des années 60, grâce aux progrès de la miniaturisation des transistors. Les pacemakers ne se généraliseront toutefois que durant les années 70, avce la mise au point de piles longue durée en lithium.


Acteurs - Actrices

o Peter Cushing (1913-1994) fut attiré très jeune par la comédie et il émigra aux États-Unis pour faire ses débuts à Hollywood dans L'homme au masque de fer en 1939. Il retourna en Angleterre pendant la seconde guerre mondiale et participa aux efforts de guerre de son pays. En 1948, il apparaît pour la première fois en Grande-Bretagne dans Hamlet aux côtés de Laurence Olivier. Il devient un familier de la télévision britannique avant de travailler pour la Hammer à la fin des années 50 qui le rendit mondialement célèbre. Ses premiers rôles à la Hammer sont devenus "cultes" : Dr Frankenstein dans Frankenstein s'est échappé, Van Helsing dans Dracula et Sherlock Holmes dans Le chien des Baskerville. Les deux premiers rôles vont le poursuivre pendant plus de deux décennies dans divers films d'horreur de la Hammer. Malgré la fermeture des studios de production, il continua à tourner dans des films du même genre jusqu'au milieu des années 70. Il était un grand ami d'un autre "spécialiste" du film d'horreur, Christopher Lee. Une participation remarquée à La guerre des étoiles en 1977 l'a fait sortir de ce registre. Il arrêta de tourner vers le milieu des années 80 pour se consacrer à deux autobiographies (dont The Gentle Man of Horror) ainsi qu'à la peinture et aux oiseaux. Il fut nommé Officer of the British Empire en 1989 et s'éteignit d'un cancer de la prostate en 1994. Il est le sinistre von Claus du Repaire de l'aigle des New Avengers.

o Frederick Jaeger (1928-2004) a participé à trois autres épisodes de la série : Mort d'un grand danois, saison 2, Les cybernautes, saison 4, et Cible des New Avengers. Il tient déjà le rôle de Benson dans Les cybernautes de la saison 4. Jaeger est né à Berlin et il étudia en France et en Allemagne avant d'émigrer en Angleterre en 1939. Il commença à faire du théâtre en 1949, de la télévision en 1955 et du cinéma en 1956. Il est apparu dans de nombreuses séries comme Département S, Paul Temple, Amicalement vôtre, Poigne de fer et séduction, Regan, Le retour du Saint, Les professionnels… Il est décédé en Espagne.

o Anthony Dutton a participé à Miroirs de la saison 6 mais également à Département S, Paul Temple, Mission casse-cou, Bergerac.

o Fulton Mackay (1922-1987) a participé à deux épisodes de la saison 6 : À vos souhaits et Bizarre. Également dans Le Saint, Dr Who, Paul Temple mais c'est son rôle de gardien de prison dans le sitcom Porridge qui reste dans les mémoires en Grande-Bretagne.

o Aimi MacDonald (1942) est une actrice écossaise qui fut très populaire dans les années 60 et 70 dans des comédies et émissions de variété. Elle a joué à la TV dans Vendetta pour le Saint, téléfilm et épisode en deux parties de la saison 6.

À noter que…

o Pour l'édition Optimum sortie en 2010 au Royaume-Uni, un commentaire audio de cet épisode a été fait avec

Cyd Child, doublure.

o L’image est superbement restaurée sur la collection Optimum, ce qui n’empêche pas de voir que l’écran était truffé de saletés lorsque l’action se fige sur le titre de l’épisode. De plus, c’est assez rare d’avoir une image fixe pour le titre dans les Avengers (plutôt vu pour les New Avengers).

o Une sorte de référence à Two’s a Crowd (Un Steed de trop). Steed dit à Mrs. Peel: ‘There’s an old saying: three is a crowd; there’s equally an old saying: safety in numbers.’

o Deuxième épisode de la saga des Cybernautes. On retrouve Frederick Jaeger dans le rôle de Benson, c'est le seul personnage récurrent de la série avec Brodny (Un Steed de trop et L'homme transparent). Les cybernautes reviendront une troisième fois dans les New Avengers : Le dernier des cybernautes.

o L’image n’est pas de bonne qualité, loin s’en faut : griffures, tâches. On le remarque dès la scène d’introduction. Il y a également quelques craquements prononcés au niveau du son particulièrement désagréables (DVD kiosque).

o Sur certains sites anglo-saxons, cet épisode est le premier de la saison... 6 ! Les huit derniers épisodes de la saison couleur Emma Peel furent tournés après une pause et sont parfois considérés comme une saison à part entière.

o Erreur sur la jaquette du DVD kiosque : le réalisateur est non pas Sidney Hayers comme indiqué mais bien Robert Day.

o Intro de Patrick Macnee : « Cette série était fascinante car nous innovions à la télévision bien avant tout le monde. Dans cet épisode, Steed et Emma rencontrent des robots téléguidés. Les scénaristes étaient toujours à la pointe de la technologie. Dans un épisode précédent, on voyait pour la première fois à la télévision un répondeur. » (source: DVD 5 de la collection Optimum, Granada Plus Points)

o Commentaire de Laurie Johnson, compositeur sur la série : « Je n’avais travaillé que sur des longs métrages. Ce qui était fabuleux avec Chapeau melon, c’est que j’ai pu traiter chaque épisode comme un long métrage, grâce à ses personnages bizarres et ses ambiances différentes. Tous les épisodes étaient singuliers. De ce point de vue, la série était unique. » (source : DVD 5 de la collection Optimum, Granada Plus Points)

o Coupures de presse lors de la 1e diffusion française.

Télé 7 Jours

Fiche du Retour des cybernautes des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel2-17.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/517.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-17-ReturnCybernauts.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel44.htm
En italien
http://www.intrigo.net/Avengers/17col.htm
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_return.htm