Les Aigles4-18-02 saison 11

MAILLE À PARTIR AVEC LES TATIES
(THE GIRL FROM AUNTIE)

Steed almost outbids himself – Emma is a bird in a gilded cage

Tournage : 4 au 23 octobre 1965

Diffusion : ITV, 21 janvier 1966 – FR3, 18 juillet 1991 en VOST

Scénario : Roger Marshall

Réalisation : Roy Baker

Liz Fraser (Georgie Price-Jones), Alfred Burke (Gregorie Auntie), Bernard Cribbins (Arkwright), David Bauer (Ivanoff), Mary Merral (Old Lady), Sylvia Coleridge (Aunt Hetty), Yolande Turner (Receptionist), Ray Martine (Taxi Driver), Maurice Browning (Russian), John Rutland (Fred Jaques).

Résumé

De retour de vacances, Steed a la surprise de découvrir qu'une femme blonde a pris l'identité de Mrs Peel. Celle-ci s'avère être Georgie, engagée pour camoufler l'enlèvement. Toutes les personnes ayant eu un contact avec elle tombent comme des mouches, une aiguille à tricoter plantée dans le dos. La piste mène finalement Steed à un cercle de tricoteuses et à un entrepôt d'œuvres d'art volées où des enchères d'objets hétéroclites ont lieu. Mrs Peel est le lot numéro 17 et doit être vendue aux services secrets ennemis, mais Steed est un enchérisseur convaincant...

Épilogue

Steed et Emma, à l'étroit dans un cabriolet à trois roues, doublent Georgie dans une Bentley identique à celle que possède Steed.


CRITIQUES

4-18-01

 


Denis Chauvet 17 juin 2004

The Girl from Auntie est sans aucun doute l'épisode le plus délirant de la saison N&B Emma Peel. Il faut le prendre au second degré et... compter les cadavres qui s'entassent à un rythme effréné ! Steed et Georgie ont d'ailleurs un échange à ce sujet : "Six bodies in an hour and twenty minutes. What do you call that?", "It's a good first act !".

Georgie Price-Jones remplace Mrs Peel auprès de l'agent au chapeau melon, Diana Rigg étant en vacances. Georgie n'a pas du tout le même caractère et son personnage se rapproche plus de Tara King. Elle est espiègle, impulsive ou imperturbable (sauf lorsque Steed se fait passer pour un ancien petit ami de Mrs Peel : "it's ol' loverboy himself !"). Elle est également peut-être un peu plus négligée. Notez comment elle s'essuie les mains sur sa robe blanche après avoir tripoté le homard ! Elle a aussi une remarque drôle en découvrant le livre de Ray Austin : "She (Mrs Peel) must have some very aggressive boyfriends !". La bagarre qui s'ensuit avec la vieille dame souligne le côté parodique de l'épisode. Georgie assure correctement l'intérim mais ne fait pas oublier l'original ! Mrs Peel a un temps de présence évidemment trop court, mais sa tenue en oiseau des îles est inoubliable : la meilleure de la série à mon avis après celle du Club de l'enfer bien entendu ! L'introduction est à l'image de la série ! Une fille en bikini retrouve un homme à tête de cochon, puis apparaît Emma qui se pare dans un manteau rayé noir et blanc déjà vu dans l'épisode précédent. Elle est piquée par la seringue d'une vieille dame ! C'est le surréalisme britannique made in Avengers !

Pourquoi la présence récurrente du taxi ? Le changement de véhicules entre deux scènes est assez incroyable et fait partie des incohérences de cet épisode. Comment Auntie, qui sait tout sur tout, ne reconnaît-il pas Steed par exemple ? Pourquoi la "vieille dame" a-t-elle besoin d'une photo de Steed alors qu'elle lui a rendu visite ?

Alfred Burke (Auntie) est un trafiquant d'œuvres d'art convaincant (en tout cas, plus à la hauteur que Max Chessman et le Professeur Swain, les deux "méchants" d'épisodes précédents). Yolande Turner (décédée en novembre 2003) est une réceptionniste "femme fatale" plus agréable que Miss Pegram de la saison couleur. On peut reprocher un temps trop important accordé à Sylvia Coleridge (Aunt Hetty). Steed fait un "one man show" remarquable ; il désire que Georgie lui tricote des chaussettes pas trop voyantes et a une des meilleures répliques de la série durant les enchères : "She (Mrs Peel) looks a bit broody. Can't you have her move about a bit ?". Quelques autres scènes notables : Aunt Hetty et le pistolet à eau/Arkwright, le professeur de tricot, ses airs de poète et sa réplique à Steed : "What are they knitting ?", "A bungalow !"/le "dong" de Mrs Peel dans sa cage et Steed boxant la "vieille dame" ! Un épisode bien britannique où les texans (qui comparent la Tour Eiffel à leurs derricks) et les soviétiques ("Think of the national budget", "decadent Western art") sont tournés en dérision !

Quelques scènes en extérieur intéressantes : l'entrée du bal costumé (avec chant du coq !) – l'aéroport d'Heathrow – l'appartement de Mrs Peel côté rue. La musique particulière avec trompette (et clavecin aux apparitions de la vieille dame) est mélangée avec des airs connus ou des reprises d'autres épisodes (Meurtre par téléphone et Mort en magasin). Par contre, la réalisation est sans originalité à part la scène où le taxi fait le tour du pâté de maisons sous le même angle.

Cet épisode démontre, sans sa présence, que Mrs Peel a également une tête bien faite (livre "Basic nuclear physics") et qu'elle a autant de valeur que la Mona Lisa ou la Tour Eiffel. Maille à partir avec les taties est une sorte de pause récréative et délirante dans la saison, et quel téléspectateur masculin n'a pas rêvé d'être le "gros minet" pour croquer le "Titi" dans sa cage ?

EN BREF : L'épisode le plus délirant de la 4e saison, à prendre au second degré !



Steed3003 6 juin 2004

Un des épisodes les plus drôles de Chapeau Melon et Bottes de Cuir : les répliques sont excellentes de bout en bout, les gags sont très réussis. La scène du début et ses innombrables cadavres est hilarante. La réalisation ainsi que la musique (voir notamment les hilarantes scènes du club de tricotage) font de cet épisode une pure comédie.

Cependant, tournant tout en dérision, l'épisode manque inévitablement de suspense. En effet, le kidnapping de Mrs Peel ne semble pas affoler Steed plus que ça. Il le sera autrement plus dans L'héritage diabolique, Le club de l'enfer, Pandora ou Jeux. Mrs Peel elle-même semble s'en amuser. Cet épisode est déséquilibré. Le scénario lui-même est très conventionnel, seule la auntie tueuse est originale.

L'épisode aurait donc gagné à moins miser sur la comédie, car Chapeau Melon a toujours veillé à garder l'équilibre entre humour et suspense.

EN BREF : Un épisode bourré d'humour !

 

Estuaire44 27 avril 2013

The Girl from Auntie présente la particularité d’avoir été visiblement tourné durant des vacances de Diana Rigg. Un phénomène non unique au sein des Sixties, puisque Linda Thorson s’absentera de même en saison 6 (Killer), à l’instar du premier équipage du TARDIS, dont les différents membres prendront tout à tout congé. Mais là où Killer procède à un simple remplacement occasionnel et où Doctor Who se livre à des contorsions scénaristiques pour le moins visibles, Roger Marshall a la géniale idée de prendre le taureau par les cornes et de profiter pleinement de cette opportunité afin de composer un épisode authentiquement décalé au sein de cette saison 4.

Il va ainsi écrire une comédie totalement débridée, bouleversant le parfait équilibre entre fantaisie et développement de l’intrigue caractérisant la période. On retrouve ici une dinguerie demeurant toutefois très anglaise, préfigurant par moment les futurs Monty Python. Les gags se succèdent à un train d’enfer, entremêlant avec bonheur différents types d’humour. Il en va ainsi du comique de répétition avec le chauffeur de taxi au mutisme des plus expressifs ou des gags très visuels autour des coups involontairement assénés par Georgie sur la tête de Steed. Mais aussi de l’irrésistible absurde du club de couture et d’Art Incorporated, avec la destruction de la Joconde en point d’orgue !

Pareillement, Roger Marshall introduit un agréable pastiche des ces organisations mondiales du crime peuplant les Sixties, mais aussi et surtout des Avengers eux-mêmes, avec cette succession échevelée et joyeusement macabre de meurtres à n’en plus finir, un procédé scénaristique maintes fois employé au cours de la série. Une belle audace ! On se laisse si volontiers emporté par la tornade que l’on pardonne volontiers quelques faiblesses, comme la prétendue vieille dame tueuse croisant Steed et ne le reconnaissant pas par la suite, ou le recours de nouveau évident à des doublures.

La mise en scène parfaitement tonique de Roy Baker se met au diapason et accompagne le mouvement avec entrain, évoquant ainsi idéalement l’excitation endiablée caractérisant le Swinging London, auquel fait référence à point nommé le clin d’œil aux Beatles. L’opus ressort tout à fait dans l’air du temps. On apprécie la vue d’Heathrow et le décorum d’Art Incorporated, même si les autres plateaux paraissent plus communs. Laurie Johnson, comme si souvent, apporte également sa pierre à l’édifice, avec une musique des plus enjouées et un imaginatif recours au clavecin. Mais The Girl from Auntie demeure un épisode d’acteurs, avec les excellents Alfred Burke, Bernard Cribbins et Yolande Turner composant de savoureuses figures tout à fait délirantes et parfaitement dans le tempo.

Liz Fraser apporte beaucoup de naturel et de sympathie à son craquant personnage de jolie et valeureuse gaffeuse, n’étant pas sans évoquer le plaisant souvenir de Miss Vénus Smith, la comédienne succédant à la chanteuse. On apprécie vivement qu’elle ait droit aux honneurs du très amusant tag final, une rareté au sein de la série (ce ne sera malheureusement pas le cas pour l’épatante Lady Forbes-Blakeney, une indéniable faute de goût). Patrick Macnee s’épanouit dans ce climat fantaisiste et tonique lui convenant idéalement. Le courant passe parfaitement entre sa partenaire du jour mais aussi les différents invités, pour de nombreuses irrésistibles scènes.

Pour rares que restent ses apparitions, Diana Rigg parvient tout de même à les rendre marquantes, notamment grâce à une tenue fort suggestive et à une atmosphère derechef crypto sadomasochiste, avec cette fameuse cage. La jalousie d’Emma Peel demeure toujours un grand moment ! Le rare moment d’intense frayeur, qu’exprime superbement l’actrice à l’évocation du fatal destin promis à son personnage, tombe à pic pour dramatiser l’action et apporter un réel enjeu à cette ébouriffante comédie.

EN BREF: Figurer un irrésistible épisode décalé au sein d’une série elle-même aussi hors normes que Chapeau melon et bottes de cuir apparait comme un authentique exploit, que The Girl from Auntie  accomplit haut la main. Une comédie à la folie et à la vitalité éminemment Sixties.


VIDÉO


Le club de tricotage !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

4-18-03

 


Tournage

o La porte d'entrée du bal de charité est également l'entrée du club de golf dans Le jeu s'arrête au 13. Ce lieu est en fait le Dyrham Park Golf Club.

o L'épilogue a été tourné sur Buckettsland Lane à Well End.

o L'appartement de Mrs Peel est à Londres, High Point 2, North Road.

o Le taxi fait le tour d'un bâtiment à la demande de Steed : c'est l'hôtel de ville de Watford. Les bureaux de Barrett, Barrett & Wimpole et le bâtiment Art Incorporated se trouvent aussi à Watford.


Continuité

o On aperçoit l'ombre du metteur en scène lorsque Steed, Emma et Aunt Hetty se penchent sur les quatre frères. On entend même un "clic" et l'ombre d'un bras bouge !

o Dans la scène finale de bagarre, la doublure de Steed se prend le pied dans la rampe d'escalier et manque de peu de tomber la tête la première.

o Steed quitte l'aéroport dans un taxi londonien de 1964 (toujours utilisé de nos jours) mais arrive chez Mrs Peel dans un taxi bien plus ancien. Ce taxi des années 50 fut également utilisé dans Caméra meurtre – saison 1967.

o A noter l’ombre d’un micro qui fait des va-et-vient lorsque Steed et Georgie discutent dans le taxi : ‘Six bodies in an hour and twenty minutes !’.

o Lorsque Steed ordonne au chauffeur de taxi de suivre la fausse Mrs Peel, la caméra recule et on a la confirmation que tous les plans rapprochés de la séquence sont tournés en studio, en apercevant en haut de l’image qu’une toile de fond au décor londonien est tendue.

o Lorsque Steed discute avec Auntie après être entré par effraction, l’inscription ‘lot 65’ sur la ‘Mona Lisa’ a été déplacée de la gauche à la droite entre deux plans.

o On remarque facilement le masque porté par l’acteur moustachu, lorsque Steed s’apprête à confondre la ‘vieille dame’ dans le cercle des tricoteuses.

o La doublure de Patrick Macnee est utilisée bien trop souvent en particulier lorsqu’il coure sur la pelouse, du taxi à l’appartement de Mrs Peel ; il est évident que ce n’est pas Patrick Macnee. Lorsque Steed et Georgie courent du taxi à la voiture  des avoués, ce sont également les doublures. On a la preuve de l’abus des doublures furtivement lorsque Steed se rend avec Georgie au bâtiment comprenant Art Incorporated et Arkwright Knitting Circle : dans le reflet de la vitre, le visage de Steed n’est pas celui de Patrick Macnee (photo à droite) !


Détails

o L'agence "Bates and Marshall" fait référence au scénariste Roger Marshall et au créateur de la garde-robe de Diana Rigg, John Bates.

o Le livre de self défense (titre : No Holds Barred) que lit Georgie a pour auteur Ray Austin, l'as de la cascade de la série.

o Dans le bureau "Art Incorporated", on retrouve la sculpture d'oiseau qui ornera l'appartement de Mrs Peel dans six épisodes couleur.

o Steed à la vieille dame qui vient quêter pour les chiens : « Our four legged friends need all the help they can get. Now what will it be, bones or cash?”. Il y a un jeu de mots sur ‘bone’ qui veut dire également ‘argent’.

o La devise de "Art Incorporated" est : "the unobtainable obtained".

o Comme souvent dans la série, Steed et Auntie portent un toast en français dans la VO : "à votre santé", "à la vôtre" (paroles identiques à l'épilogue de Meurtre par téléphone).

o Lady Bracket est avertie par la réceptionniste de ne pas oublier son sac à main. Il s’agit d’une référence à L’importance d’être Constant, le grand classique théâtral d’Oscar Wilde (1895). Lady Bracknell est le principal personnage comique de la pièce, charge satirique contre la haute société. La scène du sac à main demeure l’une des plus fameuses de la pièce, Lady Bracknell y suffoque d’indignation quand le prétendant de sa fille lui indique avoir été trouvé bébé dans un grand sac à main, abandonné à la gare de Victoria. 

o Le nom d’Ivanov est une référence à l’Affaire Profumo, qui vient de défrayer la chronique, en 1963.  Il en effet révélé par le MI5 que John Profumo, secrétaire d’Etat à la Guerre  a eu une liaison avec la demi mondaine Christine Keeler, elle même maîtresse de Yevgeny Ivanov, attaché militaire à l’Ambassade d’URSS. Le scandale et les mensonges de Profumo devant les Communes devaient finalement entrainer la chute du gouvernement d’Harold Macmillan.

o Dans le journal que lit Gregorie Auntie, il est précisé qu’Ivanov  pour des charges allant de haute trahison jusqu’à vol à la tire (pickpocket) ! Il a été emmené à Wormwood Scrubs. Il s’agit d’une importante prison de haute sécurité, située dans l’ouest de Londres. Inaugurée en 1891, elle fut construite par des forçats et conçue par le même architecte que le célèbre établissement pénitentiaire de Sing Sing, aux USA. Elle abrita les locaux du MI5 et du MI8 durant la seconde guerre mondiale et accueillit plusieurs membres de l’IRA durant les années 70. Son impressionnante porte principale est souvent filmée dans les productions anglaises, lors des scènes de sorties de prison.

o L’épisode a été tourné en octobre 1965 et la référence aux Beatles fait écho à l’actualité. Les Fab Four sont en effet élevés par la Reine au rang de Membres de l’Ordre de l’Empire Britannique, le 16 octobre, lors d’une solennelle cérémonie au Palais de Buckingham.

o La société d‘avoués Barrett, Barrett & Wimpole est un clin d’œil  à la pièce de théâtre à succès The Barretts of Wimpole Street (1930),  narrant un grand amour vécu par le célèbre poète victorien Robert Browning. Elle fut adaptée plusieurs fois au cinéma etvient de faire l’objet d’un téléfilm de la BBC, en 1961, avec John Neville. En 1982 la BBC l’adaptera cette fois en série télévisée, avec Jeremy Brett.

Acteurs – Actrices

o David Bauer (1917-1973) qui joue le rôle du russe Ivanoff est un acteur... américain né à Chicago. Il a également joué dans Les petits miracles (saison trois). Au cinéma, des petits rôles dans L'espion qui venait du froid, On ne vit que deux fois, Patton, Les diamants sont éternels et à la télévision dans Le Saint (cinq épisodes), Le prisonnier, Les champions, Département S, Poigne de fer et séduction.

o Alfred Burke (1918-2011) a joué dans deux autres épisodes : Dragonsfield (saison un), The Mauritius Penny (saison deux). Il est le professeur Dippet dans Harry Potter (2002).

o Bernard Cribbins (1928) est acteur depuis l'age de quatorze ans. Il a prêté sa voix pour des publicités et des dessins animés. Il a touché à tout, même à la chanson. Il a également joué dans Clowneries (saison six).  Il a été élevé au rang de Membre de l’Ordre de l’Empire Britannique, en 2011.  Durant les années 2000, il connaît une grande popularité en Grande Bretagne, en tant que Wilfred Mott, ultime Compagnon du Dixième Docteur et grand père de Donna Noble. 

À noter que…

o Diffusé pour la première fois en France sur FR3 dans l'émission Continentales en VOST sous le titre Les tricoteuses de la mort.

o Le titre original fait référence à d'autres séries connues de l'époque : The Man from Uncle (Des agents très spéciaux) et The Girl from Uncle (Annie, agent très spéciale). Autre référence à The Man from Uncle : on peut lire sur l'affichette attachée à l'arbre lors de la scène d'introduction "MFU Charity Ball".

o Référence aux Beatles avec les quatre frères assassinés : John, Paul, George et Fred.

o Le numéro des aiguilles à tricoter est une référence à James Bond : les "special double 0". Le double 0 est le permis de tuer pour l'agent 007.

o La voiture à trois roues dans laquelle prennent place Steed et Emma dans le tag (dernière scène de l'épisode) est un cabriolet Messerschmitt KR201.

o La version DVD kiosque Canal+ est amputée. Il doit manquer quelque chose lorsque Steed rencontre Ivanoff pour la première fois car le dialogue est coupé abruptement ; lorsque Steed revient à AKC (Arkwright Knitting Circle), on a un plan rapide de la réceptionniste tournant sur sa chaise, une arme à la main, et la scène pourrait également être coupée à cet endroit car on a l'impression qu'elle se trouve dans la même pièce que Steed. Le script de Dave Rogers mentionne Steed écoutant une conversation de cette réceptionniste à travers la conduite d'aération. Scène également coupée ou supprimée au tournage ?

o Roger Marshall, le scénariste, n’apprécie pas du tout The Girl from Auntie et il ne se souvient pas si Diana Rigg était en vacances pour l’occasion (commentaires de Roger Marshall sur l’épisode Dial a Deadly Number, édition britannique).

o Contrairement aux éditions antérieures, la version Blu-ray française ne souffre d’aucune coupe, ni de passage abimé. On a droit dans cette édition à la fameuse scène de thé complète avec la réplique étrange de l'Auntie, car les lèvres ne bougent pas et l’actrice a la tête penchée vers son tricot. Steed dit aussi à Ivanoff qu'il croyait qu’il était en Sibérie et les répliques, absentes de l'édition précédente, sont là : 'Get going' et 'It's all taken care of'.

o Comparaison Studio Canal/Optimum (par Denis Chauvet):

- L’image Studio Canal est bonne même s’il y a des imperfections ça et là. Notez par exemple une barre verticale persistante à gauche de l’écran lorsque Steed offre le homard à Georgie. L’épilogue est particulièrement abimé avec taches et griffures. Il y a environ une minute de coupe dans la version commercialisée en France et j’ai dénombré trois scènes coupées et un passage monté différemment.

- Il manque une quarantaine de secondes lorsque Steed et Georgie prennent le thé avec Tante Hetty dans l’appartement de Mrs Peel ; la vieille dame propose à Steed de lui tricoter un pull en V puis elle parle de ses neveux et dit les avoir vus ce matin après sa séance de tricot. Lorsque Steed lui demande s’ils étaient seuls, la vieille dame répond que non car ils sont toujours tous les quatre ensembles. ‘That could hardly be, there were four of them.’ Une réplique particulièrement étrange car les lèvres ne bougent pas et l’actrice a la tête penchée vers son tricot. Le passage fut donc doublé plus tard.

- La version française a une scène mal montée ; Steed sort d’AKC et tombe sur Ivanoff qui vient de quitter Art Incorporated (la phrase de Steed est coupée) puis on revient brièvement sur Arkwright qui dit à son assistance ‘Knitting’ puis de nouveau sur Steed et Ivanoff. En fait, sur l’édition britannique, Steed quitte Arkwright et ce dernier se tourne de suite vers son cercle de tricoteuses et dit en claquant des mains :’This is. Knitting. Teatime’. C’est alors que Steed rencontre Ivanoff ; Studio Canal a coupé la phrase à : ‘I thought…’ et on a la suite sur Optimum : ‘…you were in Siberia.’

- Le montage de cet épisode laisse à désirer et on se demande si certaines scènes n’ont pas été tournées puis coupées au montage ou, au moins, pensées avec un script différent. Ainsi, la réceptionniste, soudainement une arme à la main, tourne sur sa chaise et on a l'impression qu'elle se trouve dans la même pièce que Steed. La scène a dû être pensée autrement –elle est identique sur la version Optimum- car le script de Dave Rogers mentionne Steed écoutant une conversation de cette réceptionniste à travers la conduite d'aération.

- Il manque quelques secondes lorsque la réceptionniste déclare que la fausse Mrs Peel doit être éliminée. Elle s’adresse à la ‘tueuse’ invisible et il manque la réplique : ‘Get going’.

- Egalement une réplique manquante lorsque la réceptionniste demande à Gregorio Auntie si Ivanoff parlera. Sur la version Canal, il se tourne et on entend ‘hmm’, sur l’Optimum, on a sa réponse en plus : ‘It’s all taken care of’ [Tout est arrangé.]

Ce n’est pas exhaustif et il est possible qu’il y ait d’autres petites coupes.

Fiche de Maille à partir avec les taties des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel1-17.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmabw/417.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS1-17-GirlFromAuntie.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/%7Epvandew1/avengers/peel18.htm
En italien
http://www.avengers.it/17bn.htm
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_auntie.htm

 

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