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Comédies françaises Années 80

L'Étudiante (1988) par Sébastien Raymond


L'ÉTUDIANTE (1988)

Résumé :

Un homme et une femme, aux caractères et aux vies diamétralement opposées, essaient de construire une histoire d’amour forcément compliquée.

Critique :

Ces derniers temps, ayant eu à passer par certaines revoyures qui ne m’ont pas trop égayé, ce film est venu à point me rappeler combien mauvais peut-être un film. Revoir L’étudiante a été une expérience très pénible.

L’équipe de La Boum et La Boum 2 a cru bon de relancer la machine avec une Sophie Marceau cette fois enfin adulte, du moins était-ce ce dont je croyais me rappeler. En fait, à part quelques bribes, j’avais complètement oublié ce film. Et pour cause… j’ai détesté à peu près tout.

Ne comptez pas une seule seconde avoir à faire avec une comédie. Certains pseudo-gags sont censés nous y faire croire, mais ils sont si navrants que l’on a plus envie de pleurer que de sourire (pleurer sur notre propre sort de spectateur maltraité).

Il s’agit d’un drame romantique très sérieux et très ennuyeux. Quand j’évoquais la maturité de l’héroïne interprétée par Sophie Marceau, j’osais l’ironie. Elle a l’air d’avoir 30 ans mais joue une jeune femme plus proche des 20 ans avec un caractère pour le moins insupportable. Radicale, elle monte dans les aigus à la moindre contrariété ou au contraire fait sa boudeuse, pauv’ choupinette! Elle s’énerve pour un oui, pour un non.

Les arguments qu’impose ce scénario pour nous faire gober tout ça sont aussi là pour faire réagir ses propres personnages. Ils sont assénés avec tant de maladresse que le récit apparaît grotesque et les personnages tombent dès le départ dans le ridicule. On comprend très vite que le scénario s’évertue à créer des conflits entre les personnages de manière si acrobatique et artificielle, pour susciter un semblant d’émotion et produire des enjeux faciles : au final sans aucune espèce de commencement d’intérêt ; d’où l’abysse d’ennui sous nos rétines.

Par conséquent, l’irritation que produisent l’hystérie de l’une et la mollesse de l’autre se répercute sur les deux héros à qui j’ai eu très vite envie de mettre des swings de baffes à gogo. J’exagère ? A peine ! Sans doute que ce que j’endurais devant leurs gesticulations ineptes m’a rendu légèrement revanchard. Je suppose que cette critique s’en ressent, mais tant pis.

En plus, la direction d’acteurs est si médiocre que des comédiens, par ailleurs plutôt bons, jouent ici étrangement faux ! Sans parler de ceux que je ne connaissais pas et dont le jeu nullissime surprend tout de même. Comment se fait-il que Claude Pinoteau, un réalisateur correct d’habitude ai pu commettre ce truc ? Ça sonne faux de A jusqu’à Z! Il n’y a absolument rien à sauver. Ratage complet, et incompréhensible. Et qu’on ne me dise pas que c’est parce que c’est une comédie romantique et qu’il faut être fleur bleue et patati et patata…. Non ! J’adore les comédies romantiques. Celle-ci est ratée, point barre.

Anecdotes :

  • Le film a été tourné dans trois lieux différents : Paris, Méribel et Dijon.

  • Au cours d’une scène où Vincent Lindon regarde la télé, il est fait référence à un autre de Claude Pinoteau : La septième cible passe à la télé.

  • Le film rend hommage également à La folie des grandeurs, le film de Gérard Oury mais dont le scénario a été co-écrit par Danièle Thompson, co-scénariste ici aussi. La scénariste apparaît même en figurante lors de la scène au restaurant Le bouchon.

Séquences cultes :

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