Ne réveillez pas un flic qui dortSois belle et tais-toi (1958)

Saga Alain Delon

Astérix aux Jeux Olympiques (2008)

ASTÉRIX AUX JEUX OLYMPIQUES

Résumé :

Alafolix, gaulois du village d'Astérix est fou amoureux de la princesse grecque Irina. Mais celle-ci a été promise au romain Brutus, qu'elle n'aime pas. Alors qu'ils se rencontrent, Alafolix déclare devant Brutus et la princesse Irina qu'il va gagner les jeux olympiques. Irina, profite alors de cette excuse pour lancer ce défi : elle épousera le gagnant des jeux. Astérix et Obélix décident alors d'y participer pour gagner les jeux et permettre à Alafolix d'épouser la princesse. Mais ils se font disqualifier à cause de leur potion magique. Allant perdre, car Brutus ayant truqué les jeux, Astérix provoque César en lui disant qu'il va être la risée du monde entier s’il cautionne ces pratiques. César annule alors les victoires de son fils Brutus, et déclarera vainqueur ceux qui remporteront l'ultime épreuve des chars. Après bien des péripéties, Alafolix fini par gagner les jeux et épouse sa princesse.

Critique :

Alain Delon, revenait après 10 ans d'absence sur le grand écran, et c'est bien indiqué au début et à la fin du film : sa participation à Astérix aux Jeux Olympiques est exceptionnelle. C'est le 3e volet de la saga après Astérix et Obélix contre César en 1999 et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre en 2002. Réalisé par Frédéric Forestier (Paranoïa, Stars 80, Le Boulet) et Thomas Langmann (Maniac, Colt 45, Double Zéro) un duo de réalisateurs qui n'ont pas vraiment fait de cartons au box-office, au contraire même. C'est donc assez étonnant de voir une production aussi importante confiée à ces deux hommes.

Personnellement, je ne suis pas très fan de cette saga, donc mon avis sera forcément partial. Tout d'abord en lieu et place de Christian Clavier, on retrouve Clovis Cornillac (Scorpion, Les Chevaliers du Ciel, Les Brigades du Tigre) dans le rôle d'Astérix. Sa prestation est somme toute bonne, le problème est qu'il y a tellement de personnages et de vedettes dans ce film, que l'on a l'impression qu'Astérix et Obélix ne sont pas les personnages principaux. C'est toujours Gérard Depardieu (Buffet Froid, Les Valseuses, Fort Saganne) pour incarner Obélix, là aussi rien à redire, ça colle dans le jeu du film allons-nous dire. Viennent ensuite une pléthore de personnages secondaire que nous ne citerons pas tous : Benoît Poelvoorde (Podium, Jean-PhilippeLe Grand Soir) qui interprète Brutus le fils de César et qui est pratiquement la vedette du film : tout est centré sur lui en fait, toutes les intrigues pour tuer son père, les coups fourrés pour remporter les épreuves, etc. Bref, Poelvoorde fait son show, malheureusement ce n'est pas amusant les ¾ du temps.

Ensuite nous avons Alexandre Astier dans le rôle de l'un des conseillers de Brutus, José Garcia, Jean-Pierre Castaldi, Stéphane Rousseau (Les Dangereux, Jour J, Paris à tout Prix) qui joue le rôle de Alafolix l'amoureux de la jolie Irina. Bref, je vous laisse le soin de repérer les autres stars, vous aurez aussi droit à de nombreux caméos dans le film (Zinedine Zidane, Tony Parker, Francis Lalanne, Danny Brillant...). Et enfin, donc, celui qui nous intéresse dans notre saga : Alain Delon en Jules César. Alors, comment dire, sa représentation est pas mauvaise, mais en fait les scénaristes ont trop chargé la mule, et ça en devient agaçant.

Ainsi, Delon déblatère pratiquement tous ses titres de films de sa carrière, revient sans arrêt sur ses trophées et fait des allusions par rapport à ses films, sa carrière, et au bout d'un moment, ce n'est plus un clin d'œil, ça devient rapidement lourd. Ce qui est dommage, car si cela n'avait pas autant été appuyé, ça aurait pu être amusant. Pour le reste, il joue un César imbu de lui-même (ce qu'on lui a souvent reproché en tant qu'acteur) et les blagues avec son fils Brutus ne sont pas extraordinaires, mais disons que l'acteur fait le boulot. Pour les vedettes féminines, c'est Vanessa Hessler qui incarne la princesse Irina, elle est jolie, mais après son rôle n'est pas très étoffé. En plus à la base c'est une mannequin, pas une actrice, et elle n'a donc pas une grosse carrière à l'écran. L'autre vedette étant Adriana Karembeu, mais là aussi c'est un petit rôle (la femme de Sim) et une fois encore c'est une mannequin, pas une actrice à l'origine.

Pour le reste du film, je suis assez mitigé, alors je sais nous étions 2008, mais tout le film fait assez faux, à commencer par les images numériques : tous les effets pour les palais en numérique, les bâtisses, etc. font vraiment pas réels du tout, c'est assez dommage. Et tout le film donne cette impression, que les acteurs n'évoluent que sur du fond vert, et que ça se voit en fait. Pour le reste, c'est un enchaînement de gags, de plaisanteries, jeux de mots, situations cocasses et ainsi de suite, honnêtement, personnellement, je n'ai pas accroché à la majorité de celles-ci, et la seule qui m'a vraiment décroché un fou rire, est la scène où Poelvoorde prend l'écharpe d'Irina sur le visage, puis elle s'enroule autour de son cou et il reste coincé sur la roue de son char en frottant avec son casque contre celle-ci. Les autres, hélas, ne m'ont pas décroché vraiment de rires.

Néanmoins, c'est vif, et il y a sans arrêt de l'animation. Mais ne vous attendez pas à quelque chose d'exceptionnel. La musique signée Frédéric Talgorn (RRRrrrr, Heavy Metal 2000, Fortress) est à l'image du film, elle ne laisse pas un souvenir impérissable. Celui-ci marchera très bien en France avec plus de 6.8 millions d'entrées, et pratiquement le même nombre d'entrée dans le reste de l'Europe, soit près de 14 millions d'entrées au total. Il n'est pas indispensable dans la filmothèque de Delon, mais si vous désirez voir sa dernière apparition sur grand écran, il est à voir.

Anecdotes :

  • Le film fera un vrai carton à l'étranger avec plus de 1.7 millions d'entrées en Russie, plus de 1.5 millions d'entrées en Allemagne, et un peu plus de 600 milles entrées en Belgique, Pologne... en tout il totalisera 9.4 millions d'entrées hors de France ce qui lui permettra d'être rentable.

  • Avec son énorme budget de 78 millions d'euros, Astérix aux Jeux Olympiques fut à l'époque le film le plus cher de l'histoire du cinéma français.

  • Alain Delon reçut un cachet de 1.2 millions d'euros, et devait toucher une prime si le film faisait plus de 10 millions d'entrées.

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