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Les Enquêtes de Murdoch

Présentation 


 

NOUVEAU - Retrouvez la présentation et le guide des épisodes de la saison 1 de la série Les Enquêtes de Murdoch par Shok Nar sur Le Monde des Avengers : http://theavengers.fr/index.php/hors-serie/annees-2000/les-enquetes-de-murdoch-2008Rejoignez la discussion autour des Enquêtes de Murdoch sur notre forum : http://avengers.easyforumpro.com/t4373p120-serie-les-enquetes-de-murdoch-murdoch-mysteries

Posted by Le Monde des Avengers on Friday, October 23, 2015

Présentation générale

Murdoch, c’est avant tout un personnage de romans, né sous la plume de Maureen Jennings. Canadienne, née en 1939 au Royaume Uni où elle passe son enfance, elle émigre à 17 ans au Canada. Elle a, à ce jour, publié sept aventures de Murdoch (de 1997 à 2007). Très impliquée dans le développement de la série, elle y est créditée comme consultante au scénario.

Trois téléfilms ont tout d’abord été portés à l’écran, tous adaptés des romans en 2004, avec un casting différent de celui que nous connaissons depuis dans la série. L’ambiance, très proche des romans, est assez noire, glauque même, présentant un Murdoch bien plus fragile psychologiquement que l’incarnation de Yannick Bisson. Ces téléfilms n’ayant pas été un grand succès, l’idée d’en faire une série est enterrée pendant trois années.

Murdoch est ressuscité par Shaftesbury Films et diffusé sur ITV puis sur CBC à partir de la sixième saison, donnant une nouvelle jeunesse à la série. Elle est toujours en cours de diffusion (les premiers épisodes de la neuvième saison viennent tout juste d’être diffusés au Canada).

Les enquêtes de Murdoch est une série mêlant habilement l’histoire du Canada, celle du début du XXe siècle d’une manière générale et des thèmes contemporains : émancipation de la femme, eugénisme, homosexualité, etc. Le personnage de Murdoch, très moderne, utilise des méthodes peu conventionnelles et novatrices pour l'époque (empreintes, tests sanguins, analyses) au cours de ses enquêtes, allant jusqu’à créer des inventions susceptibles de l’aider.

Personnages

William Murdoch est inspecteur (« detective » en VO) au poste n°4 de la ville de Toronto au début du XXe siècle. Originaire de Montréal, donc catholique convaincu et pratiquant, ce qui ne sera pas sans lui poser parfois des ennuis ; homme de sciences compétent, d’une intelligence supérieur, timide avec les femmes, détestant les armes, le personnage, toujours vêtu d’un austère complet noir, détonne parmi les enquêteurs traditionnels des séries policières de son époque. Expert en toxicologie, en sciences légales, il se comporte comme un « expert » mais évolue à vélo dans les rues de Toronto et se signe à chaque fois qu’il est face à un cadavre. Il est interprété par le Québequois Yannick Bisson.

Julia Hogden est, au début de la série, le médecin légiste assigné au poste n°4. La jeune femme se débat entre une volonté de reconnaissance par un milieu misogyne et une nature féministe qui s’accentuera au fur et à mesure de la série. Le personnage va connaître de multiples évolutions professionnelles et personnelles au fil des ans, pas toujours très heureuses, et vivre une histoire d’amour complexe, pour ne pas écrire compliquée, avec Murdoch. Elle est interprétée par Hélène Joy qui jouait un rôle bien différent dans le troisième téléfilm de la première tentative d’adaptation de la série.

Thomas Brackenreid est l’inspecteur chef (« inspector » en VO) du poste n°4 et, à ce titre, le responsable hiérarchique de Murdoch. Anglais, râleur, colérique, violent et porté sur la bouteille, ce personnage est beaucoup plus subtil que ses premières apparitions pourraient le laisser supposer. Profondément humain, doté d’un grand sens de la justice, il s’emporte aisément mais est loin d’être idiot et a toute confiance en Murdoch pour résoudre les crimes. Marié et bon père de famille, il ne dédaigne pas de lorgner sur les jolies femmes et apprécie autant le théâtre que l’opéra. Les épisodes centrés sur lui sont généralement de petites merveilles. Il est interprété par le Britannique Thomas Craig.

George Crabtree est agent de police (« constable » en VO) et l’adjoint attitré de Murdoch. Contrepoint d’humour de l’inspecteur (qui en est, lui, particulièrement dépourvu), les idées farfelues de Crabtree sont souvent géniales sans qu’il s’en rende compte. Sa fougue et son enthousiasme l’emportent fréquemment mais c’est un très bon policier, capable et droit, courageux et volontaire. Il développe dans la série un certain sens littéraire, devenant un écrivain populaire et l’on est souvent frappé de ses merveilleuses intuitions quant au futur de notre monde. Il est interprété par Jonny Harris.

Henry Higgins est le second agent de police régulier de la série et apparaît dans presque tous les épisodes et ce, dès le pilote. Moins doué que Crabtree, il est volontiers tire au flanc, un peu lâche et pas forcément très malin. Mais c’est un policier sympathique et les quelques épisodes qui s’intéressent de plus près à lui valent le détour. Il prend d’ailleurs de plus en plus d’importance au fil des saisons. Il est interprété par, coïncidence amusante, Lachlan Murdoch !

Emily Grace est le second légiste du poste n°4, qui remplacera le Docteur Hogden dans la saison 5 et sera créditée au générique comme personnage principal à partir de la saison 6, alors que le Docteur Hogden retrouvera la médecine plus traditionnelle. Mutine, gracieuse, terriblement jolie, elle fera battre le cœur de l’agent Crabtree, se révélant aussi douée que Julia dans son travail. Personnage pétillant et plein d’humour, il est interprété par Georgina Reilly.

Particularités de la série

Les enquêtes de Murdoch est à la fois un prétexte pour explorer le début du XXe siècle, traiter de thématiques contemporaines, disserter avec humour et légèreté sur la science et faire défiler un nombre impressionnant de figures historiques, le tout au cœur d’intrigues policières parfois fort complexes. Chaque saison verra ainsi défile son lot d’hommes et de femmes célèbres (de Nikola Tesla à Mark Twain en passant par Sherlock Holmes en personne), comme ami, témoin ou suspect, avec plus ou moins de bonheur.

Le générique, inchangé depuis le premier épisode, est une merveille du genre. Court (42 secondes), inventif, il est doté d’une musique percutante à base de percussions frappées en cadences alternées, d’orgue, de xylophone et de cuivres de divers tonalités. Défilent des images intrigantes : ampoule étincelante, marionnette de bois, chariot de morgue, plans de machines sophistiquées, etc. Le montage est vif, brillant, original.

Les premières saisons utilisent un excellent effet de mise en scène pour reconstituer les crimes. Lorsque Murdoch, dans sa tête, se « refait le film » du crime (l’analogie est là), il revoit la scène, souvent en noir et blanc, avec des effets hachés, comme une vieille bobine de film passée en accéléré et à laquelle il manquerait des images. Murdoch est toujours situé sur les lieux et observe, selon de multiples points de vue, les allers et venues de ses suspects et lui permet souvent de trouver la clef de l’énigme. Ce processus, réellement très habile, rythmé et si particulier de la série, sera malheureusement peu à peu délaissé dans les dernières saisons.

Le format télé et des couleurs très chaudes, automnales, sont caractéristiques des premières saisons, jusqu’au passage de la série sur CBC. Le ton commencera à changer à cette époque, allant vers davantage de sérieux, de noirceur ou carrément de folie pure, les épisodes franchement humoristiques faisant leur apparition. Les couleurs se feront plus naturelles et le format cinéma sera adopté, l’image s’affinera et les reconstitutions ainsi que les effets spéciaux, point faible des premières saisons, s’amélioreront sans cesse. Les scénaristes développeront dès lors des fils rouges par saison, fils rouges étant pratiquement tous centrés sur le personnage de Julia Hogden (pas toujours pour une grande réussite), procurant à la série une nouvelle ambiance, la renouvelant également. 

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Toucher le fond… (Broken - Part 1)