saison 5 saison 7

The Closer: L.A. enquêtes prioritaires

Saison 6


1. VOIR LES ÉTOILES ET MOURIR
(THE BIG BANG)



Une étoile pour l'histoire du meurtre d'un observateur d'étoiles. Avec cet épisode, on se demande si "LA, enquêtes prioritaires" n'entame pas la saison de trop.

Côté scénario, l'intrigue à tiroirs est irréprochable et offre un canevas qui permet de tenir en haleine le téléspectateur. Mais dans une série réaliste, qui se fait une règle de bannir toute forme de glamour, surenchérir dans les maladresses est une idée absurde. Ainsi, le nouvel immeuble dans lequel l'équipe de Brenda officie permet que des portes s'ouvrent par inadvertance sur un suspect, qu'un tableau mural qui permet l'habituel brain storming devienne mobile et incontrôlable, le summum du ridicule étant atteint par la scène du début où Provenza, accumulant les bévues, ne parvient pas à hisser le cadavre de la victime hors de la vue de la femme que Brenda est en train d'interroger.

Lorsque celle-ci, incarnée par Natasha Gregson Wagner, l'une des interprètes de "Lost Highway" de David Lynch, est envoyée en "chèvre" pour piéger son mari, on se prend à espérer que la mise en scène va redevenir un brin cohérente. Hélas, c'est peine perdue, au point que l'on se croirait dans la série "On the air" de Lynch déjà cité, sauf que la confusion voulue dans la série en question semble ici assez incongrue.

Nous avons bien entendu les passages obligés comme l'interrogatoire du suspect que toute l'équipe observe, mais Brenda offrant des bonbons qu'elle sort d'un carton immense à un couple qu'elle interroge laisse perplexe le téléspectateur. Dommage, car sans ce surréalisme très artificiel et qui tombe comme un cheveu sur la soupe, le script aurait fait merveille dans une autre série policière.

On assiste en fait à une fuite en avant pour "faire encore plus original" que le concept déjà hors normes de la série. Cela laisse augurer le pire pour la suite.

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2. CHERCHE NOURRICE
(HELP WANTED)

Episode hors normes pour la série. Pas d’interrogatoires ici, mais de l’action. Au lieu des joutes oratoires de Brenda qui font accoucher les vérités inavouables et s’effondrer le suspect, notre agent du FBI Fritz, mari de l’héroïne, et un fusil à lunettes, mettent un point final à l’investigation sur un violeur et tueur de nounous. Notons au début de l’épisode une très belle idée de mise en scène : l’inspecteur Sanchez, filmé en couleurs, enquête sur les trajets que faisaient la victime, une nounou hispanique nommée Adriana Gomez, le tout étant en noir et blanc. Mais à part cette audacieuse initiative, l’épisode, qui offre une nouvelle confrontation entre Brenda et l’horrible Sharon Raydor, distille un certain ennui.

Les enjeux politiques (la nomination du chef Pope comme chef de la police de Los Angeles, la rivalité Brenda-Raydor) servent de toile de fond à une enquête sur un serial killer que l’on va retrouver ici grâce à des enfants, et au réseau social Facebook. Voilà qui ancre cette série dans son époque mais ce qui aurait donné matière jadis à un bon Kojak ou Mc Garrett a des allures de reportage filmé façon « envoyé spécial » trash. Vu les enjeux dramatiques, on a du mal à se passionner pour le sort politique de Pope face aux questions insidieuses de Raydor à Brenda.

Le fait que Mary Mc Donnell et Kyra Sedgwick tiennent le haut de l’affiche d’une série policière de grande écoute ne laisse pas de m’étonner. Le téléspectateur américain a bien changé en ayant envie de regarder ce qui ressemble plus aux infos qu’à une série palpitante et pleine de rebondissements. La réalité a quelque part remplacé la fiction au pays du rêve américain.

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3. GARDE RAPPROCHÉE
(IN CUSTODY)

Episode dépressogène. Si le postulat de départ nous met d’emblée dans la tragédie (lutte pour la garde d’enfants entre des parents divorcés, la mère droguée, le père en phase terminale de cancer), il y a ici et là des touches d’humanité (le détective Sanchez qui tente d’occuper les orphelins) et de sordide (le petit ami de la « suicidée », lui-même accroc aux drogues, a été prendre une douche avant de se rendre à la police). Brenda remet très vite en cause la thèse du suicide, tout en devant se concentrer non seulement sur le cas mais aussi sur sa situation professionnelle, ce qui entraîne une dispute avec Fritz au début de l’épisode. On note aussi ses échanges avec le chef Pope.

La vérité accouche ici dans la douleur et dans le commissariat, lors des fameux affrontements qui sont la caractéristique de la série. On a du mal à trouver un peu de lueur d’espoir dans cet épisode tragique, Kay Lenz (que l’on a connue plus séduisante en Kate Jordache dans « Les héritiers », la suite du « Riche et le pauvre » où elle était la belle sœur du héros Rudy-Peter Strauss) a beaucoup de talent. Reste que l’intrigue est trop complexe pour être correctement exposée en 41 minutes.

C’est là que la bat blesse. On nous abreuve de tellement d’informations sur ce qui au départ est un suicide que la mayonnaise prend mal. Un souci de « réalisme » fait que la caméra s’attarde longtemps sur le cadavre de la mère dans la voiture où le sang a coulé. C’était vraiment inutile. Belle composition du comédien Michael Chieffo (« LA Confidential ») qui tout comme Kay Lenz ne s’économise pas. Et d’une façon plus générale, Tony Denison en Flynn s’avère l’un des meilleurs interprètes de la série, mais le trop grand nombre de partenaires au sein de l’équipe l’empêche de s’épanouir vraiment.

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4. EN TRANSIT
(LAYOVER)

Les jolies filles sont en général interdites de séjour dans cette série. Aussi, lorsque Flynn et Provenza ont un rencart avec deux hôtesses de l’air canon, bien plus jeunes qu’eux, on se dit qu’il y anguille sous roche. L’épisode adopte le ton de l’humour, ainsi Provenza avant de faire sa « petite affaire » va dans la salle de bains avaler une pilule bleue, il ne pourra hélas pour lui en juger les effets : dans la glace, il aperçoit le cadavre d’un homme. L’enquête commence alors, et les deux filles se retrouvent sur la liste des suspects. Kaitlin Doubleday, qui incarne Linda a joué dans  « Arrête- moi si tu peux », tandis que l’autre invitée vedette, Julia Fowler, alias Ashley, vient… des « Feux de l’amour ».

Les situations cocasses ont beau se multiplier entre Flynn, Provenza et leurs « conquêtes », cela ne nuit en rien au sérieux de l’enquête. Il faut dire que le perpétuel manque d’humour de Kyra Sedgwick aide beaucoup au maintien d’une enquête rigide et traditionnelle en conformité avec le cahier des charges de la série. Bien qu’Ashley et Linda se retrouvent dans la salle d’interrogatoire, leurs chevaliers servants qui veulent y croire encore multiplient les galanteries, comme ces plateaux repas vite dissimulés dès que Brenda arrive pour les questionner. Fritz du moment qu’il est question de blanchiment de l’argent d’un baron de la drogue est de la partie. Il n’était pas évident d’éviter de sombrer dans le ridicule, mais le scénario fort bien construit nous permet d’apprécier l’intrigue sans être perturbé par trop d’entorses à la routine de la série. Lorsque Brenda et son équipe se mettent à surveiller les deux couples, on croit qu’ils vont jouer les voyeurs.

Cependant, très vite, l’aspect dramatique de « LA Enquêtes prioritaires » reprend le dessus et à défaut cette-fois d’évoluer dans des endroits sordides, nous avons notre dose habituelle de série policière réaliste. Le conflit entre Pope et Brenda pour la place de chef de la police est de trop, car il n’a pas matériellement le temps d’être développé. Un épisode rondement mené, car il est un exercice d’équilibre entre comédie et réalisme. J’avoue que Kaitlin Doubleday et Julia Fowler nous changent de Mary Mc Donnell / Sharon Raydor tandis que le jeu de  G.W. Bailey en Provenza est excellent : il nous fait croire à la situation là où beaucoup d’autres comédiens auraient surjoués et finis dans le ridicule.

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5. ATTRAPE-CŒUR
(HEART ATTACK)

Dernière et fugitive  apparition de Mikki Mendoza (Paola Turbay) au début de l’épisode, un personnage que l’on regrettera, prologue à une histoire foncièrement noire et dure, où des cadavres mutilés sont attribués aux cartels de drogue mexicains, avant qu’un trafic d’organes ne soit mis à jour. On a insisté dans cet opus sur le personnage de Julio Sanchez et de sa relation avec l’enfant perdu Ruben pour donner quelque espoir et humanité à une intrigue sordide. Cet enfant qui recherchait sa mère apparaissait déjà dans deux autres épisodes, signe que « LA Enquêtes prioritaires » est une série/feuilleton. L’autre signe d’espoir de l’épisode étant l’enfant sauvé par un chirurgien qui vient apprendre la bonne nouvelle à des parents dans l’angoisse.

Pour une fois, l’épisode ne nous propose pas la scène d’interrogatoire classique mais s’y substitue une clinique clandestine,  avec une curieuse dualité entre l’équipe représentant la loi et un médecin pour qui la fin justifie les moyens (il met d’ailleurs mal à l’aise l’équipe de Brenda en montrant la photo d’une gamine). Le praticien visiblement ne semble pas impressionné par toutes les armes que l’on braque sur lui, signe d’impuissance de l’équipe.

Avec autant de protagonistes dans l’équipe, il est impossible que tous les comédiens puissent avoir leur morceau de bravoure à chaque opus. Malgré cela, Provenza et Tao parviennent à exister ici grâce au script. C’est l’épisode de Raymond Cruz/Sanchez et il dégage une émotion qui sauve l’épisode d’une certaine confusion installée par un scénario qui veut dans un temps trop limité aborder trop de facettes.

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6. JUSTICE FULGURANTE
(OFF THE HOOK)

En voyant cet épisode, on se dit que le téléspectateur américain (et français) en a eu marre des séries policières conventionnelles (« Kojak », « Hawaii Police d’état », « L’homme de fer », « Les rues de San Francisco ») au fond de vouloir à tout prix du réalisme. La tendance avait été amorcée par « Capitaine Furillo/Hill Street blues », mais ici, on atteint des limites : long plan complaisant sur la victime avec tout le sang séché autour, policiers qui dévorent des morceaux de pizzas sans la moindre élégance.

Ce n’est plus une série policière, c’est un reportage. On choisit les actrices les plus moches, un brin d’intrigue – il en existe une malgré tout avec une chute pour maintenir l’audience – mais on se trouve dans la négation de la fiction. L’enquête cette-fois laisse la place à de nombreux affrontements entre Brenda et le chef Pope, qui n’avaient pu qu’être esquissés dans les précédents opus. Le sergent Gabriel reçoit un appel de détresse mais ses collègues, qu’il est obligé de faire taire, sont en train de se disputer pour des fadaises. On note qu’ici, Pope a envie de mener l’enquête sur la mort de la jeune femme (chargée des libérations conditionnelles)  d’une façon qui puisse nuire le moins possible à ses ambitions, tandis que Brenda est décidée à aller au bout de la vérité.

L’épisode est sauvé de l’ennui total par la présence de l’actrice Olivia Burnette dans le rôle d’Ann Weber, qui compose un personnage singulier qui nous sort de la torpeur ambiante. Fritz est absent de l’épisode, ainsi que toute scène de la vie privée de l’héroïne. Nous montrer des brutes épaisses comme Medina (incarné par le plus vrai que nature Rolando Molina) a ses limites.  Le personnage de l’inspecteur Varico est gâché par un Jon Seda à la fois insignifiant mais aussi peu crédible, il ressemble plus à un truand qu’à un flic. Le malaise s’accroît lorsqu’on l’on sent Brenda plus concernée dans ses affrontements avec Pope son chef qu’avec les suspects lors des scènes d’interrogatoires, plutôt bâclées ici.

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7. LE CERVEAU
(JUMP THE GUN)

Si le début de l’épisode nous laisse espérer un peu d’action, on déchante vite dans cet opus bavard et ennuyeux. Brenda et son équipe s’occupent de l’attaque d’une banque, où deux membres d’un gang de cinq suspects pistés depuis deux ans par la FBI sont tués. Fritz devient l’agent de liaison entre le FBI et la LAPD, ce qui déplaît autant à Pope qu’à Brenda qui le cache vraiment maladroitement, on s’en rend compte dans la scène où elle l’apprend et tente de donner le change.

C’est la présence d’une voiture immatriculée au nom d’un policier au dessus de tout soupçon qui permet de continuer l’enquête, mais en l’absence de preuves, Pope n’est pas chaud pour poursuivre, tandis que Fritz, qui a des informations, refuse de les partager. Brenda est toujours aussi accroc aux sucreries, ce qui arrive même à dégoûter Provenza. La scène d’interrogatoire est lassante, car on a compris avant tout le monde comment l’affaire va se terminer.

L’épisode multiplie les scènes de joutes orales (Brenda et son mari, Brenda et le chef Pope). Seul  Jon Tenney tire son épingle du jeu, impeccable dans toutes ses scènes, mettant la distance nécessaire à l’affaire et à sa tension. La scène où Brenda s’incruste devant un chef Pope laminé qui lui demande de sortir à plusieurs reprises est pathétique.

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8. ZONE DE GUERRE
(WAR ZONE)

Trois noirs sont tués devant un nightclub. Il s’agit de soldats de retour d’Afghanistan. L’un d’eux est le frère jumeau d’une petite frappe, Ty Baylor. Les choses s’agitent autour de cette affaire : un représentant de l’armée, le major Dorcet (Gary Cole, vu dans « Desperate housewives » et « Dans la ligne de mire »), est dépêché auprès du LAPD pour que le FBI prenne l’affaire en charge dans le cadre d’une attaque terroriste. Avec un certain cynisme, Brenda va faire un marché avec le gangster qui était visé.

Si l’on excepte une scène ridicule – Brenda tente de faire parler le seul rescapé des trois victimes du début juste avant qu’il ne meure en salle d’urgences, mais que font les docteurs ? – l’épisode est un froid jeu d’échecs entre Brenda et Ty Baylor. Fritz, bien que présent , est en retrait dans l’intrigue. Les comédiens ont la gueule de l’emploi, en particulier Ace Gibson en Baylor et Dennis L A White en Reggie Moses. « Zône de guerre » joue sur la tension au détriment du développement de l’intrigue. Brenda réussira à accorder une immunité au tueur qui ne le sauvera pas de son destin. L’épisode peine à nous passionner tant tout est prévisible, la majeure partie est filmée en intérieurs dans le commissariat.

Gary Cole est parfait dans son emploi de militaire, digne et droit. J.K. Simmons en chef Pope a cependant plusieurs scènes qui lui permettent de faire son numéro plutôt brillant, tout en sobriété. C’est une vision très sombre de l’Amérique qui nous est donnée ici, la violence transpirant de la moindre scène, même lorsque Brenda ramasse un insigne militaire ensanglanté. Les scènes qui opposent Reggie Moses et Kyra Sedgwick semblent avoir été vues et revues dans la série, tandis que le marché avec le diable qu’incarne Ace Gibson est lui aussi sans surprise. « LA Enquêtes prioritaires » ne parvient pas à se renouveler. « Zône de guerre » en est l’illustration, on a l’impression de revoir un des épisodes des premières saisons.

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9. LA DERNIÈRE FEMME EN LICE
(LAST WOMAN STANDING)

Si l’épisode part d’une bonne idée, elle tombe vite à plat. Une jeune femme, Judy Lynn (Rhea Seehorn, quelconque), qui tient un blog de charme soft, propose des rendez vous amoureux. Elle est assassinée. Les images sanglantes du début de l’enquête tranchent avec l’aspect charmeur. La fille est jolie, mais dès qu’elle parle - en VO - via les enregistrements de son blog  , sa voix trop grave brise tout le glamour. Elle avait un rendez-vous avec un jeune homme, Marc Torres, mais la démesure des moyens employés par l’équipe pour piéger le supposé agresseur défie toute raison et la crédibilité se trouve amoindrie. Le jeune homme est arrêté au moment où il va passer à l’acte avec sa fiancée, Debbie Shriner, laquelle se trouve être interprétée par l’une des plus belles actrices américaines des années récentes, Monica Keena, révélée en 2003 par « Freddy vs Jason » et l’une des comédiennes les plus glamour dans la lignée de Megan Fox !

Rater un épisode de « The Closer » quand on a au casting Monica Keena fait enrager, d’autant  que l’intrigue part dans tous les sens : Brenda a décidé de refuser le poste de chef de la police, au grand dam de Sharon Raydor, que l’on imagine de plus en plus comme l’interprète idéale de Cruella d’enfer des « 101 dalmatiens ». Le capitaine Raydor donne des leçons de séduction à Brenda, sur le changement de choix de sac à main, ce qui est hautement risible. Un peu plus tard, nous voyons Kyra Sedgwick, trop maigre, en nuisette, alanguie, pas à son avantage, et dans une scène complètement hors de propos. On ne peut pas lui reprocher son physique, mais le metteur en scène aurait pu se dispenser de cette séquence. A quand l’autre candidat, le chef Pope, en pyjama sexy ? La montagne accouche d’une souris avec un coupable de rechange après que Marc Torres ait semblé le coupable idéal.

La tentative de rendre Cruella/Raydon sympathique, après nous avoir présenté ce personnage comme détestable, est une idée saugrenue de plus. Monica, que diable es-tu allée faire dans cette galère ?

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10. LA FOLIE DES GRANDEURS
(EXECUTIVE ORDER)

Episode d’action empreint de violence, qui tranche assez avec les canons de la série, et peut rappeler ce que l’on trouve dans d’autres programmes policiers.  Un certain Kevin Mason (Matthew Glave – Paul Emerson dans « Stargate SG1 » et le docteur  Dale Edson dans « Urgences) attire dans un piège deux infirmiers qu’il abat froidement. L’enquête est confiée à Brenda, mais aussi à son rival finaliste pour le poste de chef, Tommy Delk. Déguisé en infirmier, Mason assassine très vite une troisième personne, un vieillard handicapé dont il a la charge.

On assiste à la fois à la chasse à l’homme et au duel entre Brenda et Delk. Kevin Mason a l’intention de provoquer un attentat lors de l’enterrement des infirmiers, mais son piège terroriste est déjoué à temps, grâce à l’ingéniosité de l’équipe de Brenda.

Matthew Glave est convaincant en terroriste cinglé et déterminé, tandis que le jeu de Courtney B. Vance, qui incarne Delk, est toute en sobriété. La série pour une fois évite les interrogatoires et les bavardages pour une course poursuite rondement menée en 42 minutes. Il manque ce qui faisait le punch des enquêtes de Mc Garrett, en ajoutant des scènes trop réalistes telle celle du médecin légiste qui reconnaît la victime infirmière comme une amie et sera dispensé d’autopsie. On aurait mieux compris aussi que Mason assassine le vieil homme lorsqu’il veut regarder la télé et tombe sur les infos, là où logiquement on devrait montrer la photo du suspect qui est donc à côté de lui. La scène est remise à plus tard.

L’épilogue que je ne révèlerai pas revient au cahier des charges de la série, les rivalités « politiques » au sein du LAPD et le choix du candidat retenu. La séquence la plus réussie est celle du sous-sol où Brenda et ses hommes font face à Mason, le suspense étant là à son point culminant.

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11. VIEILLE RANCUNE
(OLD MONEY)

L’originalité de cet opus est que Brenda doit confondre quelqu’un qui est déjà en prison, Rick Zuman, que Flynn fit jadis arrêter. L’homme a juré de se venger. Flynn est attaqué à la sortie d’une réunion des alcooliques anonymes et manque d’y laisser sa peau. Il tue son agresseur. Mais ce dernier a un commanditaire, qu’il convient de retrouver parmi ceux que Flynn a jadis mis à l’abri des verrous.

Pour une fois, Raydor ne se montre pas odieuse, le personnage s’aseptise. Sanchez est mis à contribution pour jouer les terreurs auprès d’une comparse de Zuman et il faut dire que le bougre est convaincant.  Fritz espère ses cinq minutes d’intimité avec sa femme, elle le fera attendre jusqu’à la fin de l’épisode.

L’intrigue aurait pu tourner autour du nom de l’ancien ennemi commanditaire de la tentative de meurtre de Flynn, ici, on l’identifie vite, et c’est la façon dont Brenda va le confondre qui est mise en valeur. Sa tâche est facilitée parce que les billets qui ont servi à payer le comparse ont été marqués par le FBI. On a quand même le sentiment que le concept de « L A Enquêtes prioritaires » s’use. Même en utilisant des intrigues construites de façon plus élaborées, le téléspectateur sait grosso modo ce qui l’attend. La façon dont les policiers manipulent leurs proies est ici un peu trop grossière, et le suspense s’en ressent. Un épisode tout juste moyen.

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12. TUEUR EN HERBE
(HIGH CRIMES)

Le nouveau chef, Tommy Delk, donne pour mission à l’équipe de Brenda d’enquêter sur des vols dans un centre de marijuana médicinale. Pour Brenda, l’affaire devient intéressante lorsque l’un des deux magasiniers est tué. La mise en scène dérive alors vers « Mission Impossible », lorsque les policiers tendent un piège aux braqueurs. L’un observe, deux autres se trouvent dans la boutique « par hasard », mais l’arrestation se fait bien trop facilement. Après avoir tenté de semer la discorde au sein du trio de voleurs en isolant le plus benêt, Clark, (ce qui vous vaut la scène habituelle d’interrogatoire),  nos héros découvrent que l'auteur du crime est ailleurs, et un second piège est alors tendu pour confondre le meurtrier.

Delk propose à Brenda la place de Pope, ce qui réjouit Fritz qui souhaite fêter la victoire au champagne, mais les choses ne sont pas si simples. La réalisation cède ici la place à la facilité, comme la scène où Brenda, perchée depuis un faux plafond, après avoir mis en joue le tueur, n’arrive pas à redescendre. Courtney B. Vance s’est imposé avec facilité depuis deux épisodes comme nouveau chef, mais l’ensemble du casting semble touché par une certaine torpeur et lassitude. Même Kyra Sedgwick semble parfois s’ennuyer.

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13. LA PREUVE VIVANTE (1/2) 
(LIVING PROOF (1))

On peut se demander ce qui a justifié cette interminable histoire de Noël sur fond d’importation du conflit serbo-croate. La première partie commence par une tentative de meurtre au couteau d’un vieil homme sur un jeune, l’assaillant étant alors écrasé par une voiture de police. Les parents de Brenda choisissent ce moment pour arriver et annoncer leur « cadeau de Noël » : ils viennent vivre à Los Angeles.

Sharon Raydon est présentée à la mère de Brenda comme une « bonne copine », ce qui donne lieu à des situations loufoques. Toutes les vacances des uns et des autres sont annulées pour cause d’enquête. Le jeune homme, Armand Marku, qui a épousé une américaine, prétend que c’est son père, un albanais musulman, qui a voulu le tuer.

Les séquences se suivent en nous orientant vers divers pistes dès l’assassinat d’une des sœurs d’Armand. Les soupçons se portent sur le jeune Skander, un adolescent qui, mis devant un jeu vidéo, parvient à communiquer avec un interlocuteur mystérieux par internet.

L’ennui s’installe très vite car les situations sont artificiellement étirées pour combler deux fois quarante deux minutes de film. On note aussi que les vacances supprimées des uns et des autres deviennent des sujets redondants. La naïveté de Brenda devant ses parents, et notamment un cadeau « lumineux » lorsqu’elle rejoint son mari Fritz, est confondante. On regrette que Sharon Raydon s’affadisse de plus en plus et perde son côté peste.

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14. LA PREUVE VIVANTE (2/2)
(LIVING PROOF (2))

Drame à Los Angeles : le camping-car des parents de Brenda a été cambriolé, et les voleurs ont emporté tous les cadeaux de Noël. Fritz ira jusqu’à leur prêter un cordon sanitaire jaune de scène du crime. Heureusement que le ridicule ne tue pas. Le deuxième meurtre arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, et l’on se demande vraiment pourquoi Fritz a caché une information capitale sur Armand Marku.

En Joan Marku, l’actrice Margaret Easley peine à nous convaincre, semblant elle-même peu concernée par son personnage dans ses faces à faces avec Brenda. C’est une clef de voiture qui va révéler la clef de l’énigme. La vérité se fait petit à petit jour, horrible, et pour ne pas révéler le spoiler, nous ne dirons rien de la formidable prestation du comédien à l’origine du carnage. Malheureusement, tout cela est noyé dans une marée de bonnes intentions couleur Noël, le « Merry Christmas et Happy New Year » de toute l’équipe sonne faux et comme collé à une histoire déjà tirée par les cheveux et embrouillée par le contexte des fêtes.

Un épisode seul aurait suffi à cette intrigue.

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15.  LE VRAI RESPONSABLE
(AN UGLY GAME)

Voilà un opus qui n’a rien d’un épisode final de saison.  Pendant une bonne partie du métrage, Brenda se montre bizarrement compréhensive avec un drogué, Trey Gavin, qui a été arrêté par la police montée, l’un de ses membres s’étant attaché à retrouver des clefs de voiture que le jeune homme n’avait plus en sa possession au commissariat. Ceux sont celles d’une  voiture volée, et nous voyons le père d’une fille de 22 ans, Kim, qui a disparue, mort d’angoisse, il n’apprend qu’avec retard que l’on a retrouvé l’automobile.  De le simple affaire de narcotique, on passe ensuite au meurtre.

On retrouve dans le coffre de la Mercédès volée le cadavre de Michelle, une amie de Kim, battue à mort.

Pas de chef Tommy Delk dans cet épisode. L’arrivée d’un autre suspect, une brute, vient tout embrouiller, tandis qu’au grand dam du sergent Daniels, Brenda continue de faire preuve de compassion pour Trey, qui ne se supportant plus enfermé, réussira à sortir de sa salle d’interrogatoire en brisant une vitre.

La saison, après évidemment un coup de théâtre final pour l’enquête, se termine par Brenda et Fritz main dans la main après une mise au point avec le sergent Daniels. « Le vrai responsable » conclut une avant-dernière saison mineure et négligeable, qui nous aura réservée peu de temps forts.

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Toucher le fond… (Broken - Part 1)