saison 3 saison 5

The Closer: L.A. enquêtes prioritaires

Saison 4


1. CONTRE FEU
(CONTROLLED BURN
)

 



Un terrible incendie se produit. On trouve le cadavre d’une femme et Brenda est chargée de l’affaire. Bill Croelick, un pyromane, est vu au milieu de la foule de badauds.

Après la scène peu ragoûtante de la morgue, nous découvrons Brenda dans sa villa où Fritz, qu’elle présente à autrui comme « son fiancé » continue de boire des cafés (Il semble en boire à longueur de journées).

Brenda continue ses hystéries permanentes entrecoupées de moment où elle se laisse enlacer par Fritz. Le cadavre inconnu de Griffith Park (donc Jane Doe) fait l’objet d’un brain storming. Le lieutenant Tao apporte une pile de dossiers correspondant à toutes les femmes disparues. Au passage, nous découvrons que Brenda continue à grignoter des friandises.

En plein commissariat débarque, narquois, Bill Croelick (Jason O’Mara, de « Life on Mars »), qui est sur le champ arrêté. Toutefois, il garde son self-control et conduit même les policiers dans le parc qui a brûlé pour leur montrer d’où le feu a démarré.

Grâce au médecin légiste avec des gants carbonisés, que Tao met aux doigts de Brenda à son grand déplaisir, on peut identifier les empreintes et connaître la victime : Linda Harrell.

Toute une intrigue secondaire est consacrée au fait que le propriétaire de Brenda et Fritz a appris qu’elle avait un chat, alors que ce n’était pas autorisé.

L’enquête se dirige sur un pompier, Tom Merrick (Brian Krause, Leo dans la série « Charmed ») et le LAPD procède à son arrestation sur un parking. Pas de partie d’échecs et mat dans le commissariat car il avoue le meurtre de Linda sur le champ

Un bon épisode. J’ai trouvé Kyra Sedgwick moins hystérique que dans la saison 3. Certaines images nous laissent assez perplexes comme les chandelles pour le dîner en amoureux de Brenda et Fritz dont les mèches ont été allumées par Croelick qui est venu narguer la policière jusque dans sa maison.

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2. LIBERTÉ FATALE
(SPEED BUMP
)

 

Un condamné pour le meurtre d’une jeune femme qui vient juste de sortir de prison est retrouvé mort écrasé par un chauffard dans une ruelle. Brenda et Fritz font des galipettes mais Fritz se fait mal au dos !

Episode avec en invité vedette Paul Michael Glaser (Starsky).

On ne verra pas Kyra Sedgwick nue. Elle fait l’amour avec des sous-vêtements ou sous la couette. Après l’extase, elle a un sourire ravi un peu indécent lorsqu’elle se rend auprès du corps de l’homme que ses collègues viennent de trouver.

Une reconstitution est faite avec un mannequin. Le ton reste cependant léger par rapport au début de la saison 3. Des scènes d’humour de Brenda devant un distributeur de bonbons allègent l’atmosphère morbide et tendue habituelle, surprise dans une position négligée par Pope.

Flynn qui avait été mêlé à l’affaire commence à affronter Brenda. On se demande comment un grand gaillard comme Fritz a pu se faire mal au dos en portant la frêle et petite Brenda. La scène tourne au ridicule lorsque Brenda propose des anti-inflammatoires à son fiancé et qu’il les refuse. Jon Tenney ne joue pas très bien et ne simule pas la souffrance de son personnage. On croit à le voir qu’il va se relever et dire que c’est une mauvaise blague.

L’enquête commence à se centrer sur Laura Mayhan (Amy Aquino). Et sur son mari, Davis (Un Paul Michael Glaser méconnaissable, moustachu, barbu et au poil blanchi par l’âge). Brenda interroge un détenu,  Jim Francis (Greg Harris) et retrouve dans la salle d’interrogatoire du commissariat  deux autres suspectes, l’une étant Laura, l’autre Karen Silva (Jenny O’Hara). Un accent est mis sur le voyeurisme avec lequel Brenda et ses collègues observent, tels des poissons dans un bocal, les suspectes.

La scène finale atteint les confins du ridicule, lorsque l’on se demande combien de temps ce pauvre Fritz va rester coincé à même le sol et que Brenda y ménage un lit de fortune pour l’y rejoindre. La victoire sur les suspectes paraît trop facile et l’ensemble a un ton trop décontracté.

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3. RÉDUITE AU SILENCE
(CHERRY BOMB
)

 

Brenda enquête sur le suicide d’une jeune fille consécutif à un viol.

Les premières images, silencieuses, sont sinistres, on a l’impression que Brenda est seule avec la morte, une fille de seize ans. Puis toute l’équipe entre. L’identité du violeur, Darren Yates, est tout de suite connue, à la différence d’épisodes où la vérité surgit d’aveux dans les dernières minutes. C’est le fils d’un commandant de police, Mike Yates, un personnage influent. Les scènes de la morgue, que ce soit les dialogues ou les situations, sont insupportables. On comprend que nous avons affaire à un opus plus dramatique que d’habitude, même si les thèmes abordés dans cette série ne suscitent pas habituellement la joie de vivre.

Pour un policier, Mike Yates est étrangement du côté de son fils et contre Brenda. Il empêche carrément son fils de parler. Ce flic haïssable est remarquablement interprété par Daniel Baldwin, qui a participé, dans le rôle de Beau Fenton, à 35 épisodes de la série « Homicide ».

On partage l’indignation de Brenda. La police arrête à l’université tous les copains de Darren. La jeune morte est présente par un film de sa déclaration de plainte pour viol auprès de Taylor. Grâce à son ingéniosité, Brenda découvre qu’une autre lycéenne, Ally (Marcella Lenz-Pope) a été aussi violée par Darren. Ally est bien vivante. Les scènes entre Brenda, pleine de compassion, et Ally sont éprouvantes.

Face à un adversaire aussi puissant (le commandant Yates), on craint que Brenda, pour une fois, échoue à coincer le coupable. Le père apparaît d’ailleurs bien plus dangereux que sa petite frappe de rejeton.

Il faut attendre la dernière image pour retrouver l’espoir que justice sera faite, même si nous ne le verrons pas. Brenda semble autant éprouvée que les victimes, et bien souvent, on se dit que les criminels qu’elle affronte mériteraient de trouver sur leur route un Inspecteur Harry.

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4. ZOOM SUR UN MORT
(LIVE WIRE)

Benjamin Masters, un journaliste reporter, est retrouvé mort dans une ruelle sordide, abattu de plusieurs balles. Il portait sur lui un dispositif d’écoute et d’espionnage.

Après la découverte du corps, la première scène est assez éprouvante : Brenda et Tao vont annoncer la nouvelle à la veuve Trisha (Jackie Debatin – Très belle actrice vue dans « Mentalist », « Castle » et « The office ») et celle-ci se réfugie dans le déni total.

Cette-fois, nous voyons beaucoup Fritz dans des scènes de travail avec Brenda, il lui révèle que Masters travaillait sur une enquête fédérale concernant  Raoul Meja, un caïd de la drogue. Provenza, Flynn et Sanchez continuent néanmoins leurs investigations, jusqu’à trouver une vidéo caméra qui retransmettait ce que Masters enregistrait.

Chez eux, Brenda et Fritz parlent du cas Masters en s’affrontant. Le LAPD finit par arrêter un certain Dean Murphy que Trisha reconnaît. Le sergent Gabriel et Irene Daniels sont en total désaccord sur la façon de mener l’enquête et s’affrontent. Conflit de compétence entre LAPD et FBI mais aussi au sein du LAPD qui conduira les deux policiers black à présenter sans succès leur démission.  Après avoir remis de l’ordre, la traditionnelle scène d’interrogatoire commence.

Tao intervient durant l’interrogatoire pour prendre, de façon sophistiquée avec un appareillage moderne, les éventuelles traces du sang de Masters sur la chevalière que porte Murphy. Mais faute d’un scénario solide, on a un peu le sentiment que l’épisode tourne à vide et n’est que la répétition en moins bien d’autres scènes déjà vues dans la série.

Fritz n’apprécie pas du tout que l’on marche sur ses plates bandes. Mais il se fait surprendre en train d’écouter l’interrogatoire que Brenda fait de Murphy par le chef Pope de façon assez saugrenue. Avec son uniforme FBI, il est visible de loin. Scène assez improbable et mal écrite donc.

Le fait que Brenda et Fritz s’affrontent sur le terrain diminue de façon importante les scènes d’intimité. Le peu que l’on en voit montre que cette affaire a mis en danger leur couple, car Fritz lui reproche d’avoir clôt l’enquête (n’oublions pas qu’elle le « closer ») au détriment d’un travail d’investigation de trois ans contre Raoul Meja.

Un épisode inégal.

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5. LA BLONDE ET LE TUEUR À GAGES
(DIAL M FOR PROVENZA)

Une blonde, Angie Serabian, cherche un tueur à gages pour se débarrasser de son mari. Le lieutenant Provenza offre ses services pour permettre au LAPD de la coincer.

Cet épisode est une pure fiction à des lieues du réalisme du cahier des charges de la série. On a le sentiment d’avoir affaire à un épisode récréation sous forme de comédie, dès que les preuves, qui se trouvent dans la voiture de Provenza (l’enregistrement) disparaissent avec l’auto qui est volée !

Jennifer Coolidge qui incarne Angie est d’ailleurs une spécialiste des comédies au cinéma (la série « American Pie », « La Revanche d’une blonde »).

Tout le monde se retrouve au commissariat : le mari tout maigrichon à côté de sa géante et ronde épouse qui a mis un contrat sur sa tête. Mais les limites de l’humour sont vite atteintes quand Provenza risque sa carrière suite au vol de la voiture.

De plus, Serabian (Vasili Bogazianos) finit par être tué, alors que l’équipe de Brenda le protégeait. Angie prend alors une crise d’hystérie. Nous ne sommes plus ni dans le polar conventionnel style « Kojak », ni dans une série réaliste. A moins de considérer que la réalité est devenue cette espèce de folie permanente qui agite les personnages de cet opus. Pour une fois, Brenda passe au second plan au profit de Provenza.

Lorsque le scénario tente de faire revenir le téléspectateur au sérieux et aux fameux affrontements dans le commissariat lors des interrogatoires, la mayonnaise ne prend pas. C’est au tour du frère du défunt, Toros (Ari Rubin) d’être sur la sellette.

La scène de flirt entre Provenza et Angie dans la salle d’interrogatoire « Je suis trop vieux pour toi », « Tu pourrais être mon père », le tête à tête Pope/Provenza et le verre de Whisky partagé entre eux, les fous rires de l’équipe qui observe la salle, tout nous désoriente.

Absence totale de Fritz. Serait-il vraiment parti après l’épisode précédent ?

En tout cas, un mauvais épisode.

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6. UN ENFANT ENRAGÉ
(PROBLEM CHILD)

Un ado à problèmes de treize ans,  Serge Monroe, disparaît. Le LAPD est chargé de prendre le dossier en mains. On ne tarde pas à retrouver son cadavre.

Un épisode qui commence sous la douche où Fritz rejoint Brenda. Voilà qui nous fixe sur le sort de leur relation qui était entre parenthèses dans le précédent épisode après la dispute de compétences de « Zoom sur un mort ».

Pas vraiment un ange le petit Serge. Au moins deux témoins indiquent qu’il a tué leur chien. Le FBI et le LAPD enquêtent tous les deux sur l’affaire, Brenda est partante pour arrêter les recherches vu le passé de Serge, contrairement à l’avis de Fritz.

Dans un jardin, l’équipe pense retrouver le cadavre du garçon et déterre… un chien.

Avec cet opus, on retrouve le ton dur et réaliste de la série dont « La Blonde et le tueur à gages » s’était écarté. Les confrontations entre Brenda et les parents sont éprouvantes. Le tunnel plein de rats où l’on découvre le cadavre du jeune ensanglanté est sordide et nous fait oublier la touche d’érotisme des premières images. Les gros plans sur la tête du mort sont impressionnants.

Les suspects ne manquent pas.  Les confrontations commencent avec Jason (Daryl Sabara), le meilleur ami de Serge. Le jeune comédien est crédible car son jeu reste toujours mesuré, naturel, sans tomber dans les excès et les larmes de tant d’autres de ses confrères. Theresa, la sœur de Serge dont ce dernier avait tué le chien, au look gothique, est incarnée par  Vanessa Marano. On comprend aux attitudes de Brenda que la vérité est à portée de mains. Les parents, omniprésents, apparaissent suspects comme Theresa.

La fin de l’épisode est tellement traumatisante que l’on a du mal à conclure avec une scène de Brenda et Fritz en amoureux dégustant à domicile un repas chinois. Sans tomber cette fois dans le simili-reportage, « LA Enquêtes prioritaires » nous montre une Amérique sordide et sans grand espoir. Les regards de Pope/J K Simmons et Brenda/Kyra Sedgwick traduisent bien le mal être profond ressenti par le téléspectateur.

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7. MORT SUBITE
(SUDDEN DEATH)

Oscar, le jeune frère de Julio Sanchez, membre de l’équipe de Brenda, est assassiné un jour de repos quasiment sous ses yeux. Sanchez décide de mener sa vendetta personnelle, tandis que Brenda reçoit le témoignage d’un ami d’Oscar qui le met sur la piste d’un certain Puppet.

Episode réalisé par Kevin Bacon.

Sanchez est un des personnages les plus durs de la série. Il n’a pas la patience de Tao, la spontanéité de Gabriel ou la bonhommie de Provenza. Elena, la petite amie du mort (Emily Rios) est la première qu’interroge Brenda, après que chacun des membres du LAPD ait présenté ses condoléances à un Sanchez plus en haine qu’en peine.

Les voisins de Sanchez ne sont pas du genre coopérants. L’épisode a du mal à décoller avec trop de bavardages de Brenda dans le commissariat. Sur la piste de Puppet, l’équipe constate que Sanchez les précède toujours.

On n’éprouve guère de sympathie pour Sanchez et sa violence. Une scène nous montre à quel point la série est anti-glamour : là où l’on voit parfois des gens dans des jacuzzis, on nous propose des personnes toutes habillées prenant le frais dans leur piscine. Puppet (Kurt Caceres) symbolise à lui tout seul, lors de la scène de l’interrogatoire, la misère humaine de la communauté latino. D’ailleurs, trucage ou réalité, il manque des dents à l’acteur qui incarne Puppet. Le comble est atteint lorsque Fritz présente à Brenda l’agent du FBI Mara (Alex Fernandez) qui au premier abord nous semble, comme à l’héroïne, être un gangster. L’ambiance rappelle parfois, en plus glauque, la série « Un flic dans la mafia ».

On plaint Elena, perdue au milieu de ce commissariat si triste, devant tant de faces de tueurs et de flics leur ressemblant. C’est pourtant Tony (Mario Ardila Junior), sorte de premier communiant au milieu de cette faune hispanique, arrogant du haut de ses quatorze ans, qui se retrouve dans la confrontation finale avec Brenda.

La dernière image est celle du désespoir complet et permet aux trois comédiens qui la jouent un numéro bouleversant : G.W. Bailey en Provenza, consolant un Sanchez effondré (Raymond Cruz), avec pour témoin une Kyra Sedgwick dans les yeux de laquelle se lit toute la peine du monde. Un des épisodes les plus pessimistes de la série.

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8. DERNIÈRE COUPE
(SPLIT ENDS)

Les parents de Brenda, faisant un voyage annuel depuis leur Georgie, deviennent envahissants, voulant qu’elle se marie avec Fritz. Brenda a heureusement une enquête à mener sur le meurtre d’une coiffeuse, ce qui lui permet d’échapper à cette atmosphère assez étouffante.

Les parents de Brenda sont tellement insupportables que l’un des gestes symboliques de cet opus entre Fritz et Brenda est leur commune exaspération (leurs mains se rejoignent à la fois amoureusement et dans un manifeste commun de protestation et de complicité). Clay et Willie Ray Johnson nous envoie une idée horrible de la vie de couple, et que partir enquêter sur une de ses affaires sordides de meurtres soit une délivrance pour Brenda est assez édifiant. Clay et Willie Ray donnent corps à l’expression « L’Enfer est pavé de bonnes intentions ».

D’ailleurs, la scène où le vieux couple part à bord d’un petit train touristique de studio hollywoodien démontre  (le soulagement de Brenda étant évident à constater) l’étendue de la compassion que l’on peut avoir envers ce pauvre Fritz. De futurs beaux-parents aussi caricaturaux ont cependant le trait un peu surchargé.

Lorsque l’on voit beaucoup d’épisodes de « L A Enquêtes prioritaires » à la suite, les cadavres et les scènes de crime finissent par perdre leur côté réaliste « scènes de reportage » pour  rejoindre l’imagerie maintenant coutumière des films d’horreur. Le corps ensanglanté de la coiffeuse ne dépareillerait pas au milieu de maquillages de Tom Savini pour des films de Zombies.

Les parents de Brenda sont présents dans le commissariat et sur les lieux du crime au mépris de toute vraisemblance. Film dans le film, nous sommes ici sur le tournage d’une série à Hollywood. La coiffeuse travaillait pour une série (policière ?) et son mari violent est arrêté. L’épisode est gâché par une multiplication de scènes avec les parents qui sympathisent avec Provenza, le tout au détriment de l’enquête. Résultat, la part dédiée à l’investigation est étriquée et aucun comédien ne surnage dans ce naufrage.

C’est dommage dans la mesure où l’enquête rebondit (avec la clé une belle scène d’action) mais trop tard dans l’épisode.

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9. SI PRÈS DE L'ENFER
(TIJUANA BRASS

 

Deux policiers mexicains sont assassinés. Un prêtre, le père Donahue, leur fait les saints sacrements et appellent le « 911 ». Les victimes enquêtaient sur un cartel de la drogue. Le tueur possible est un « repenti » protégé par le FBI.

Les scènes du début de cet épisode ont un côté surréaliste. On prend d’abord le prêtre pour l’assassin. Sur les lieux du crime, Brenda semble perdue dans des images de cauchemar. Elle est vite rattrapée par la réalité de Pope hurlant en raison d’une campagne de presse contre le LAPD, et de déclarations qu’elle aurait soi-disant faites à la presse. Un journaliste, Ramos, a publié un papier incendiaire qui provoque la réorganisation du service et le renvoi de Brenda.

L’opus illustre les arcanes du pouvoir au sein de la police, avec les pressions qu’exerce Taylor sur Brenda lorsque le commandant Martin Vasquez (on l’appelle « Commandante ») débarque sur l’affaire.

Si l’épisode n’a pas les aspects irritants du précédent avec les parents,  il est plombé par le comédien Silas Weir Mitchell totalement improbable en curé juvénile et barbu. On regrettera la longueur de ses scènes, alors qu’en « Commandante », David Barrera est irréprochable. D’autre part, trop de thèmes sont abordés à la fois dans un seul épisode : les cartels de la drogue, l’église, les relations orageuses de la presse et de la police. Tous ces sujets ne sont qu’effleurés. L’opus fait la part belle à Pope et Taylor.

Les scènes avec Ramos (Stephen Martines), le journaliste par qui le scandale arrive, sont verbeuses et l’ennui s’installe. Il s’agit d’un épisode hors normes, et le coupable sera à la mesure de cet enjeu, confondu par une vidéo. On est très loin des scènes d’interrogatoires habituelles dans le commissariat. La scène finale dans le confessionnal donne un aspect « image d’Epinal » à cet opus pas inoubliable.

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10. BOMBE À RETARDEMENT
(TIME BOMB)

Des jeunes préparent un massacre dans le style de celui de l’université Columbine. L’un d’eux, Darren Melman, mort d’une overdose provoque le début d’une enquête qui ressemble à un compte à rebours fatal.

Série/feuilleton, on commence par « Précédemment dans The Closer », en nous montrant des scènes de « Mort subite (l’assassinat du frère de Sanchez) et de la réorganisation de « Si près de l’enfer ».

Episode d’action plus que de réflexion avec l’aspect bombes, on utilise un robot démineur. Comme elle ne veut pas, en quête de preuves, quitter l’appartement de l’apprenti artificier mort, Brenda est manu militari emportée sur une épaule par l’un des ses hommes ! Le bon point pour la série est de tenter d’innover, de rompre avec la routine d’épisodes simili reportages.

Nous ne sommes ni dans « Mission Impossible » ni dans « MacGyver », et le robot est ici montré de façon réaliste, quitte à être l’objet de scènes trop longues et de provoquer l’ennui. Têtue, Brenda risque sa vie avant l’explosion de l’appartement du mort pour récupérer une preuve !

Episode qui souligne la psychose des attentats post 11 septembre (même s’il est un peu fait référence au drame de Columbine de 1999), l’accumulation de scènes de vidéo surveillance nous plonge dans la triste réalité. Le fait que les présumés coupables soient des jeunes gens à peine sortis de l’adolescence n’est pas nouveau dans la série.

En regardant attentivement cet opus, on se dit que normalement une affaire de terrorisme ne devrait pas relever du LAPD mais du FBI. Les jeunes comédiens interprétant le groupe d’artificiers  « EE » se montrent à la hauteur de leurs personnages, odieux à souhait. Comment la « bonne société » a-t-elle pu engendrer de tels monstres doit se demander Brenda, comme le téléspectateur. Fils de bonne famille, ils sont plus effrayants que des punks ou des marginaux. L’acteur Cody McMains, qui incarne Johnny Mc Fadden, l’un des anges exterminateurs, arrêté chez sa mère, ne surjoue jamais et se montre répugnant à sassiété. Il ricane face à l’ordre établi symbolisé par Tao et Brenda, et s’empoisonne sans regret avec une froide détermination pour que la catastrophe planifiée ait bien lieu.

Tous les méchants de « Cannon » (même le mémorable Burdick/Clu Culager de « L’excès en tout est un défaut »), « Hawaii Police d’état » ou « Kojak » face à ces jeunes fanatiques sont des enfants de chœur. Là où Wo Fat et Burdick pensaient à préserver leur vie, quitte à tuer le maximum d’innocents, les gamins robotisés de « Bombe à retardement » n’ont rien de fictif. Une fois de plus, « LA Enquêtes prioritaires » a des côtés journal télévisé.

La découverte dans le supermarché d’un caddie rempli de bombes évoque les messages sans cesse répétés du plan Vigipirate sur les bagages sans surveillance dès que l’on prend un train.

La scène finale (le carnage) nous laisse pantelants, comme victimes d’un électrochoc, sachant que ce « spectacle » là ne relève aucunement de la fiction. Les jeunes blancs du « EE » sont aussi dangereux que les terroristes islamistes, et la longue fusillade sur le toit  nous démontre qu’il n’y a plus de Mc Garrett ou de Kojak pour sauver le monde de ces criminels fous. L’épisode se termine sur un cliffhanger nous laissant plus que dubitatifs sur la survie d’un des personnages principaux de la série.

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11. DE BONNE FOI
(GOOD FAITH)

Brenda prépare son mariage, avec ses parents encombrants. Le détective Sanchez a miraculeusement échappé à la mort après avoir été criblé de balles et reprend le service. Brenda enquête sur un suicide étrange, celui de Jeff Crawford.

Aucune cohérence avec l’épisode précédent, car Julio Sanchez est déjà de retour après avoir été transformé en gruyère par une mitrailleuse. Dans d’autres séries, il serait resté en convalescence un bon moment, voire tué. Même Brenda trouve cela étonnant, et comme Sanchez est toujours assis, elle lui ordonne de se lever, puis lui tâte le dos et la poitrine à la recherche de douleurs, tandis qu’à ses côtés, Provenza proteste : le médecin a déclaré Sanchez apte au service.

 J’avoue ne plus supporter les parents incroyablement geignards de Brenda. Les voir (déjà) de retour donne envie qu’elle devienne orpheline très vite ! On enchaîne trop rapidement sur l’enquête suivante. Trouvant sans doute qu’elle n’a pas assez de travail, Brenda veut absolument que le suicide sur laquelle elle enquête soit un meurtre.

Effet « montagnes russes », on passe d’un épisode palpitant (dans lequel une bonne partie de la distribution aurait logiquement due être décimée !) à une enquête très calme. Brenda prépare son mariage en guise d’Eglise dans un… gymnase. On se doute que les parents très conservateurs ne sont pas contents. Le pasteur est d’aspect négligé, obèse, en sandalettes, et parle de ses « ex-femmes ».

Jeff Crawford était un drogué. Il avait une bonne assurance vie qui fait de son frère survivant un suspect. On reconstitue son suicide avec un mannequin. C’est alors que le père de Brenda a une attaque cardiaque. Il lui avait caché une première alerte, ce qui met Brenda sur la piste de l’ex femme (cancéreuse) de Jeff Crawford.

L’intrigue est tirée par les cheveux, et l’épisode mérite à peine deux étoiles. On s’ennuie ferme pendant une bonne partie de ce film.

Brenda est un personnage aussi perturbé que Monk, avec les sucreries qu’elle ose/n’ose pas manger, son sac à main dans laquelle elle n’arrête pas de fouiller, ses larmes prêtes à jaillir dans sa vie privée alors qu’elle sait se montrer dure pendant les interrogatoires. La série est inégale, car après un opus impeccable, nous avons droit à un épisode passable.

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12. LES DIAMANTS SONT INFIDÈLES
(JUNK IN THE TRUNK)

On retrouve un cadavre décomposé et non identifiable dans le coffre d’une voiture qui lors de l’opération de remorquage se détache et s’écrase contre un pylône électrique qui prend feu. Les parents de Brenda squattent chez elle et la mettent ainsi que Fritz à bout de nerfs.

Les producteurs ont voulu insérer une dose de tragi-comédie dans cette série réaliste. L’accident de remorquage du début entre tout à fait dans les maladresses qui peuvent arriver dans la vraie vie, mais la mise en scène malgré l’aspect macabre de l’affaire provoque chez nous un sourire.

De même, mais là on est davantage dans le pur réalisme, les parents envahissants plein de bonnes intentions qui s’incrustent chez leur fille constituent une situation assez quotidienne et classique.

Très vite cependant, la série retrouve ses marques : les scènes d’interrogatoire au commissariat. Le mort était un trafiquant de diamant, et l’on remonte sa piste grâce à des bandes de surveillance vidéo et des relevés bancaires.

Brenda reprend ses crises d’hystérie devant ses collègues, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un moment. Une fois le corps identifié comme celui d’un certain Phil Adams, l’enquête progresse. Toutefois, le sursaut narratif lorsque Sanchez est pris en flagrant délit d’embrasser une suspecte arrêtée est un nouveau pas vers la comédie, entorse au cahier des charges de la série. Surtout lorsque Brenda arrachera sa perruque à la belle qui est… un travesti, Keith Reyes ! (Chose que le téléspectateur attentif, vu les traits un peu rude du visage de l’acteur Jeffrey Licon, avait deviné).

L’équipe s’efforce de traiter l’affaire comme une enquête routinière malgré ses aspects un peu hors norme. Dans un contexte tendu, les préparatifs du mariage (les essais de la robe blanche) continuent. La vision de la robe dans un miroir indique à notre héritière lointaine de Sherlock Holmes où se trouvent les trois millions de dollars de diamants.

On comprend le soulagement du couple Brenda-Fritz lorsque les parents ont la bonne idée de s’en aller, mais la notion de vie privée est ici altérée par la vie professionnelle. Au moment où l’on pense que Fritz va passer à de douces et intimes choses avec sa dulcinée, il lui offre sur un plateau la résolution de son enquête sur Keith Reyes.

A hésiter entre plusieurs pistes, l’épisode peine à nous passionner. La pirouette finale montre que nous sommes dans une comédie et « LA Enquêtes Prioritaires » s’y prête mal.

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13. UNE DÉFENSE IMPARABLE
(POWER OF ATTORNEY)

Une patrouille de police capture un violeur et tueur en série qui vient de sévir. Réfugié dans un arbre, il a eu le temps d’appeler son avocat et veut faire un marché avec le LAPD pour sauver sa vie.

Critique difficile à faire sans révéler l’énorme spoiler qui consiste en l’identité du « deuxième homme », objet du marché que l’on veut imposer à Brenda. Sauf que le scénariste, Michael Alaimo, à trop vouloir nous surprendre, nous fait entrer de plein pied dans l’incroyable.

Il s’agit ici d’un violeur en série de blondes récemment arrivées à Los Angeles (six victimes, dont l’une tuée en se débattant). Garnett, le substitut du procureur (James Patrick Stuart) fait pression sur le LAPD pour que l’on accepte de donner une peine de huit ans de prison au coupable pris sur le fait, une petite frappe, Chris Dunlap (James Jordan). L’homme prétend n’avoir fait que faciliter les viols en permettant l’ouverture des maisons des victimes. Le marché consiste dans le fait de livrer le nom du « deuxième homme », ledit marché étant présenté par l’avocat Stroh (Billy Burke). Brenda, et le téléspectateur, sont contre cet odieux marché.

L’intrigue est (trop) originale pour un « police procedural ». Elle est en tout cas osée. Le talent des comédiens, Billy Burke et James Patrick Stuart, est mis à contribution avec efficacité pour nous faire avaler un script assez incroyable. Nous étions bien plus à l’aise dans « Cold Case » (02-09 « Chasseur de têtes » et 02-23 « Dans les bois ») lorsque le tueur en série se révélait être le médecin légiste (joué par George Billingsley (Le docteur alien Phlox dans « Star Trek Enterprise »). Je n’en dirai pas plus.

L’épisode se concentre sur les conflits de pouvoir au sein de la police, négligeant ici la vie privée de l’héroïne. A trop vouloir nous étonner, on est déçu. On peut admettre les coups de théâtre dans les séries, mais celui-ci ressemble davantage à un coup de bluff au poker.

La mise en scène, malgré tous les efforts de Rick Wallace, ne parvient jamais à nous faire avaler une trop grosse couleuvre. De plus, le rythme de l’opus est assez lent. Si l’on compare avec « Bombe à retardement », c’est même presque un ratage. Kyra Sedgwick elle-même peine à défendre le rôle dans ce scénario très « limite ». Il est bien d’innover, encore faut-il savoir que les frontières de la crédibilité ne doivent pas être franchies dans ce type de série.

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14. LA LIGNE DU DESTIN
(FATE LINE)

Claire, la sœur de Fritz, est venue pour le mariage et affirme avoir des dons de médium et être capable d’aider Brenda dans son enquête sur le mort suspecte d’un producteur de films.

Amy Sedaris, dans le rôle de Claire, sœur de Fritz, surpasse très vite Brenda au niveau hystérie.

Signe que la série est devenue un feuilleton, nous voyons Brenda effacer au tableau le nom de l’avocat Philip Stroh.

Un grand moment de comique réside dans le fait que Claire fait un portrait robot du tueur de l’enquête que mène Brenda, lequel portrait révèle … le chef Pope ! Brenda doit trouver le meurtrier de Shawn Thompson, un producteur de films d’horreur, mort dans un accident d’auto suspect.

Dans cette affaire, un homme condamné à des travaux d’intérêts généraux pour dégradation accepte d’aider le LAPD. Il a trouvé un téléphone portable qui peut mener sur la piste du meurtrier.

Claire proteste : elle n’est pas médium mais « Intuitionniste » ( !).  En fait, un jeu de langage car cela revient au même. Tao fait de savantes démonstrations au tableau à partir des appels téléphoniques du portable retrouvé.

La piste débouche sur un certain Andrew Raber, cascadeur (Bradley Snedeker) comme principal suspect du meurtre de Shawn Thompson pour le compte de sa femme Kristin qui était sa maîtresse.

Avouons-le, l’arrivée du personnage de Claire, la belle-sœur « Intuitionniste » est un peu artificielle, plaquée comme un passage obligé. La complicité entre Brenda et Claire nous paraît vraiment peu crédible. La mayonnaise ne prend jamais ni entre les actrices, ni entre leurs personnages respectifs. Claire va assister au rituel interrogatoire. Mais elle est d’une maladresse inouïe et vraiment fait preuve d’un état d’esprit naïf. Elle perturbe ainsi l’interrogatoire et met mal à l’aise Brenda.

L’enquête habituelle est sacrifiée au profit du personnage haut en couleurs de Claire, que l’actrice Amy Sedaris surjoue en permanence et de façon assez agaçante. Entre ses parents et sa belle-sœur, cette pauvre Brenda est obligée de supporter une famille caricaturale et pesante. Les « Sister sister sister » et autres accolades dont Claire gratifie l’héroïne sont particulièrement horripilants.

Tout cela nous donne un épisode très moyen.

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15. DOUBLE AVEUGLE
(DOUBLE BLIND)

Alors qu’elle est sur le point de se marier, Brenda ne veut pas manquer l’arrestation d’un dealer de cocaïne important.

Les moments comique saugrenus continuent dans la série, cette-fois Provenza ne supporte pas le vernis à ongles de Brenda, au point qu’il se comporte exactement comme lorsqu’il a affaire à des  cadavres en décomposition ! Vernis qui semble difficile à sécher car Brenda, lors d’un interrogatoire, en empruntant le téléphone portable de Sanchez, le prend avec des pincettes.

Nous sommes en fin de saison et un départ possible de comédiens est en suspens : En effet, Provenza ne supporte plus les disputes entre le sergent Gabriel et le détective Irene Daniels. Or, il est question de restriction budgétaire. Provenza veut que le chef Pope mute l’un des deux belligérants.

Brenda enquête sur une série de braquages d’agence d’escort girls. On a du mal à croire qu’elle est sur le point de se marier. Brenda est flic avant d’être femme, on le note par exemple dans la scène où, dans sa cuisine, donnant des croquettes à son chat, elle passe en même temps un holster et s’arme.

L’arrestation du dealer, avec chiens policiers « renifleurs », retrouve le côté reportage série réaliste auquel « The Closer » nous a habitué. Tout cela s’enchaîne avec des images plus tendres, la préparation du mariage, sa mère prêtant main forte à Brenda.

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Toucher le fond… (Broken - Part 1)