Saison 2Saison 4

X-Files - Le Grand Classement

Saison 4 - Classement du pire épisode au meilleur épisode


22) Le pré où je suis mort (The Field Where I Died) - Épisode 5

 

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Épisode aussi ambitieux et original que malheureusement complètement raté et ennuyeux. Si on peut saluer la volonté des auteurs de se renouveler et de s'écarter des schémas classiques pour surprendre le spectateur, cette prise de risques ne fonctionne ici tout simplement pas. La séance d'hypnose complètement absurde fait mal à voir pour un David Duchovny qui essaie de se dépatouiller comme il peut. L'actrice Kristen Cloke dans un rôle imposant à multiple tiroirs est à peine crédible, une guest star d'un autre acabit aurait surement permis á l'épisode de décoller. Hormis le plaisir de voir Skinner dans un loner et l'habituel bon travail de Rob Bowman, voici un épisode pompeux et inutile au ton désespérément sérieux, se révélant au final sans aucun intérêt et pénible à regarder. 

21) Crime de mémoire (Demons) - Épisode 23

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Un épisode aussi sympathique que frustrant, nous laissant sur un sentiment mitigé. Sympathique, car on apprécie l'envie de se renouveler de la série est on est ici plus dans les aventures de Rouletabille que dans les X-Files. Sympathique également car il exploite l'un des terreaux les plus fascinants de la série mais finalement peu usité - l'enlèvement de Samantha. Frustrant, car l'intrigue est laborieuse et souvent confuse, aussi car la mise en scène de Kim Manners est inhabituellement plate et oserais-je dire simplement "télévisuelle". Il faut dire que l'épisode est particulièrement bavard et l'enchaînement de tunnels de dialogues lui donne rarement l'occasion de briller. Ceci dit, hormis quelques plans, c'est sûrement sa réalisation la plus faible jusqu'ici, même les scènes oniriques d'un classicisme outrancier déçoivent. Malgré une performance convaincante de David Duchovny, l'épisode reste en deça de ce qu'on pouvait attendre et se révèle une semi-déception.

20) L'Homme Invisible (Unrequited) - Épisode 16

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X-Files s'attaque ici à un autre mythe du folklore fantastique avec l'Homme invisible. Le titre français pompier annonce d'ailleurs directement la couleur. Après Insomnies, Howard Gordon, parmi les scénaristes les plus faibles de la série, choisit à nouveau de situer l'épisode dans un univers militaire post-vietnam. Les similarités entre les deux épisodes sont nombreuses et on retrouve ici tous les défauts d'Insomnies : Intrigue trop linéaire, manque de rythme, élément fantastique à peine exploité...

On constate même une certaine paresse à mettre en ouverture l'une des scènes clés de l'épisode et couper lors du climax, pour nous repasser l'exacte même scène plus tard. J'ai toujours détesté ce procédé narratif. Cet épisode réussit malgré tout à installer une certaine tension, grâce à une belle débauche de moyens et une réalisation inspirée de Michael Lange, signant ici son dernier épisode pour la série. On salue également la présence accrue de Skinner, toujours un point positif.

19) Teliko (Teliko) - Épisode 3

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On se demande pourquoi X-Files persiste dans ces loners ethniques, qui ne lui ont jamais réussi d'un point de vue artistique et créatif. Une fois encore, voici donc un épisode inégal, une intrigue poussive et bavarde faisant parfois écho à Compressions avec un vague fond sociétal à peine effleuré sur l'immigration. On ne peut encore une fois constater la constance de la réalisation dans X-Files, tant la beauté plastique de l'épisode est saisissante. Hormis la qualité de sa mise en scène, seule une conclusion haletante est à saluer dans cet opus mineur. 

18) La prière des morts (Kaddish) - Épisode 15

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Après le brillant Journal de Mort, on revient à business as usual avec ce loner de facture classique et parfois manichéen (bien évidemment l'antisémite a un drapeau nazi dans son arrière-boutique), mais se suivant sans ennui ni déplaisir. L'intrigue linéaire explorant des sentiers battus et rebattus par la série est relevée par une réalisation inspirée de Kim Manners, le plan de de l'arbre dans la scène d’ouverture passant du soleil matinal à une pluie torrentielle nocturne est d'une beauté saisissante. On apprécie également le riche fond religieux proposé sur le judaisme. La série propose une belle exploration de la communauté hassidique.

17) Aux frontières du jamais (Synchrony) - Épisode 19

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Je gardais de cet épisode un souvenir bien désagréable. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir finalement un épisode certes pas franchement mémorable mais pas indigne non plus. Le scénario exploite habilement le thème toujours fascinant du voyageur du futur. Autour d’une intrigue solide, il donne lieu à quelques scènes chocs pas désagréables, dont un corps congelé qui prend feu quelques minutes plus tard. Par contre, la mise en scène de James Charleston est un peu plate comparée à ce que nous propose d'habitude les X-Files. Quelques longeurus sont aussi à déplorer. Malgré tout, j'ai trouvé ce loner mineur tout à fait convenable.

16) El chupacabra (El Mundo Gira) - Épisode 11

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Comme toujours, je crains le pire avec ces loners ethniques. Celui-ci n’échappe pas aux clichés déjà récurrents dans la série, comme sa vision WASP des étrangers où tout immigré l'est forcément illégalement ou le flic issu de la communauté qui a réussi à s'intégrer mais continue à les protéger. Néanmoins, il bénéficie d’une réalisation brillante de Tucker Gates.  Celui-ci est devenu le réalisateur attitré des loners ethniques, il avait en effet déjà fait un travail compétent pour La règle du jeu. L’autre point fort est la belle composition de Raymond Cruz en monstre malgré lui, un rôle pas facile dont il se tire extrêmement bien. On le retrouvera en génial baron de la drogue psychopathe dans la saison 1 de Breaking Bad. Sur une trame classique, l'épisode se suit sans déplaisir avec un fin à multiples tiroirs assez amusante.  On retiendra également la qualité des maquillages et des effets spéciaux qui donnent lieu à des images glaçantes.

15) Amour fou (Elegy) - Épisode 22

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Un loner contrasté, mais qui au final remporte l'adhésion. Sa première partie routinière laisse craindre à un de ces épisodes médiocres de scénaristes à bout d'inspiration en fin de saison, mais dés qu'il mêle le cancer de Scully à l'histoire, l'intérêt de l'épisode est relançé. Nous avons le droit à quelques scènes frappantes, dont un échange entre Scully et sa psy laissant apercevoir toute la profondeur de sa relation avec Mulder et une scène finale où Scully alors certaine d'une mort prochaine et irrévocable craque seule dans sa voiture.

Le rebondissement final et la conclusion paraissent précipités mais n'en restent pas moins efficaces, avec un bel affrontement entre Scully et l'infirmière. Deux autres gros points forts à noter, deux constantes habituelles dans les X-Files mais notoires ici : la superbe réalisation de James Charleston, il se fera malheureusement rare dans la série par la suite, et la performance spectaculaire de Steven M. Porter dans le rôle de Harold Spiller, alors que Zejko Ivanek avait plaçé la barre très haute avec un rôle similaire dans Roland.

14) Sanguinarium (Sanguinarium) - Épisode 6

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Un loner dans la lignée des grands guignol horrifiques types La main de l'enfer ou Ames damnées. Cette histoire est sympathique à suivre, multipliant les effets gore bienvenus. On regrettera un peu ses ambitions artistiques limitées, quasiment toute l'action se passe à l'hopital. Cet épisode fait minimaliste en ce début de saison 4 souvent spectaculaire. On regrettera également le fait que nos deux agents soient plus spectateurs qu'acteurs, une tare récurrente dans la série. Cela ne nous empêche pas de savourer une intrigue efficace mêlant magie noire et chirurgie esthétique, de profiter de dialogues pleins d'humour et de saluer la qualité des effets spéciaux.

13) Le baiser de Judas (Gethsemane) - Épisode 24

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Cet épisode final laisse un goût amer. Si il reste agréable à suivre et aucune longueur n’est à déplorer, il fait presque penser à un reboot de la mythologie, tant aucun des éléments avançés en avant sont exploités dans la série. Ce choix "X-Files pour les nuls" confirme l'orientation pris dans l'épisode mythologique précédent Tempus fugit et le pousse encore à son paroxysme. On est même privé de l'Homme à la Cigarette, pas même une petite Marita ou un soupçon de Krycek à l'horizon.  Si cet épisode aurait été une conclusion idéale pour la saison 1, nous sommes ici à la 4ème saison. À aucun moment le fait que tout ne serait qu'un canular du gouvernement n'est crédible. On comprend mal comment Scully puisse si facilement tomber dans ce piège, symptome de son cancer peut être.

Si on apprécie un retour aux fondamentaux conspirationnistes et paranoiaques de la série, l'enjeu dramatique central ne fonctionne tout simplement pas, ce qui nuit considérablement à toute la deuxième partie. Quand au cliffhanger ridicule de la mort de Mulder, on n'y croit pas une seconde. On regrette qu'une série aussi intelligente que X-Files ait choisi cette paresse pour conclure cette majestueuse 4ème saison. Le voir dés le début de l'épisode me laissait espérer qu'ils allaient éviter ce piège pour la conclusion, pas de chance, ils souhaitaient doublement l’utiliser !  Ses faiblesses narratives sont fâcheuses, car l'épisode ne manque pas par ailleurs de qualités comme ces sublimes scènes de montagnes (un cadre qui a toujours réussi à la série depuis Projet Arctique), ou de jolis moments intimes avec Scully, donnant encore une fois l'occasion à Gillian Anderson de briller de milles feux. 

12) Tout ne doit pas mourir (Herrenvolk) - Épisode 1

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La saison 4 commence sous les meilleurs auspices avec cet épisode mythologique. Si il est moins blockbuster qu'à l'accoutumée, il est tout aussi passionnant et riche en surprises. Quelques scènes sont particulièrement marquantes comme l'introduction ou la scène dans la ruche. On a le bonheur de retrouver Roy Thinnes et de faire la connaissance de Marita Covarubias, quelques instants après le meurtre de Mr X. 

11) Nid d'abeilles (Zero Sum) - Épisode 21

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Après le bien fade épisode La visite de la saison 3,  voici un nouvel épisode spécial Skinner autrement plus emballant. Cet épisode mythologique remet au centre de l'intrigue les abeilles entraperçues lors d'une scène frappante dans l'épisode d'ouverture de la saison 4 Tout ne doit pas mourir. Après une introduction terrifiante, nous voyons Skinner dans les 10 premières minutes saboter consciencieusement le travail de Mulder, allant même jusqu'à voler son identité! Ce début d'épisode quasi-muet est subjuguantt de bout en bout et le reste de l'épisode restera du même acabit.

Nid d’abeilles bénéficie d’une présence renforcée de L'Homme à la cigarette et Marita Covvarubias. David Duchovny offre une performance impeccable valsant d'un sentiment à un autre envers son supérieur, pour finalement le protéger. La géniale machination de L'Homme à la cigarette infuse une ambiance délicieusement paranoiaque à l'ensemble de l'épisode. Le fait que l'absence de Scully ne se fait ressentir à aucun moment couronne son succès.

10) Tempus fugit (Tempus Fugit/ Max) - Épisode 17/18

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J'ai trois réserves sur ce double épisode : je ne comprends pas l'intérêt de faire revenir Max pour s'en débarrasser dés l’ouverture, le sacrifice de Pendrell me paraît fait dans le simple but de proposer un cliffhanger et les éléments mythologiques utilisés sont ceux des premiers épisodes de la première saison ; alors que les scénaristes avaient su manier jusqu'ici avec une belle dextérité l'ensemble des éléments des 4 saisons de la série. 

Au delà de ces réserves, inutile de bouder son plaisir, car ce double épisode mythologique est remarquable. Si on peut regretter que la série limite ici ses ambitions narratives, ce n'est pas le cas pour ses ambitions visuelles. En effet, on n’a jamais été aussi ébloui, avec une des scènes les plus marquantes de la série - l'enlèvement de Max lors du crash d'avion. Nous avons également le droit à la cascade bondienne traditionnelle, maintenant véritable gimmick de ces doubles épisodes mythologiques, où James Mulder évite de peu qu'un avion atterrisse sur sa voiture ; une cascade certes complètement gratuite mais des plus enthousiasmantes.  

9) Journal de mort (Memento Mori) - Épisode 14

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Cet épisode a pour thème central le cancer de Scully et rappelle l'excellent Coma dans son aisance à alterner scènes intimistes introspectives et scènes d'action propres aux épisodes mythologiques. On salue également la cohérence de tous les éléments mythologiques repris des saisons précédentes, les scénaristes qui ont maintenant beaucoup d'éléments sur lesquels s'appuyer savent en jouer parfaitement, même si là encore certains spectateurs non hypermnésiques auraient pu s'y perdre. Journal de mort est porté par une Gillian Anderson remarquable , elle ne démérite pas l'Emmy Award de la meilleure actrice gagnée pour cette quatrième saison. Enfin, on a le plaisir de voir les Lone Gunmen seulement utilisées pour quelques brèves scènes jusqu'ici prendre un rôle de premier plan, ce qui donne lieu à une scène commando mémorable. Hormis son intro pesante qui me laissait craindre un nouveau Le pré où je suis mort, cet épisode est une réussite éclatante. 

8) Cœurs de tissu (Paper Hearts) - Épisode 10

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Suite au génial Les Hurleurs, le duo Vince Gilligan á l'écriture et Rob Bowman à la réalisation frappe encore très fort. On avait regretté que dans les loners où il était fait référence à Samantha, la quête annexe de Mulder était la plupart du temps en arrière plan, à peine esquissée. Dans celui-ci, Samantha est enfin au coeur de l'histoire ce qui apporte tout au long une tension dramatique électrique. À l’image de Mulder, le spectateur est manipulé et finit par croire que en effet Samantha a bien été tuée, et non enlevée. Il faut saluer l'interprétation exceptionnelle de Tom Noonan particulièrement effrayant en Samuel Étienne qui aurait mal tourné, David Duchovny fait lui aussi des étincelles et propose quelques jolis moments attendrissants avec sa mère et Scully.  

7) Jamais plus (Never Again) - Épisode 13

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Au delà d'un excellent loner, nous avons ici une vraie étude de caractère sur Scully. Jamais plus est la suite idéale de la révélation finale de Régénérations même si l'épisode avait été prévue avant. Nous voyons une Scully à bout, las d'une quête qui n'a jamais été la sienne. C'est un vrai plaisir de voir ce personnage, d'ordinaire si contenu, se lâcher. Les scènes avec Mulder qui ouvrent et concluent l'épisode sont à cet égard anthologiques. Gillian Anderson nous offre à nouveau une performance éblouissante. Ce loner atypique se suit avec grand plaisir. En VO, on a le plaisir de profiter de la première grosse guest star de la série - Jodie Foster. Je ne sais pas si l'actrice parfaitement francophone et qui d'ordinaire assure le doublage français de ces films a également assuré le doublage français, mais sa voix distinctive parachève la réussite de cet épisode.

6) Régénérations (Leonard Betts) - Épisode 12

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Un loner exceptionnel, on peut le comparer à Compressions tant il est presque un modèle dans son genre, et idéalement représentatif des X-Files : une intrigue rondement menée, une réalisation sublime, une interprétation exceptionnelle (avec en guest star le Dr Romano de Urgences Paul McCrane qui à l'opposé des tunnels de dialogues de la série médicale fait des étincelles dans un rôle quasi-muet), des effets spéciaux impressionnants saupoudré de quelques répliques cinglantes de Mulder (We will take a slice to go) et des échanges pétillants entre nos deux agents.

On retrouve par ailleurs la substance scientifique et philosophique qui fait appel à l'intelligence du téléspectateur, j'ai toujours aimé ce côté ludoéducatif Il était une fois la vie des X-Files. Cerise sur le gâteau, les dernières minutes réservent une belle surprise et démarrent l'arc du cancer de Scully. On ne peut que féliciter la FOX et Christ Carter d'avoir choisi cet épisode pour la diffusion post Superbowl. On ne pouvait rêver meilleur échantillon. Régénérations réunit la meilleure audience de la série avec presque 30 millions de spectateurs. 

5) Tunguska (Tunguska/Terma) - Épisode 8/9

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Ce double épisode mythologique en très grande forme développe les deux aspects les plus intéressants du complot : l'aspect politique (la confrontation entre Scully et les membres du congrès est mémorable) et son aspect global (jusqu'ici seulement entraperçu en fin de saison 2). Après 4 saisons, on est ravi que les X-Files sortent enfin du sol américain pour découvrir l'enracinement mondial de la conspiration. Nous avons même droit à un équivalent russe de L'Homme à la Cigarette à l'efficacité redoutable.

L'aspect feuilletonnant de la série fonctionne à plein régime. On retrouve tous ses personnages qui ne cessent de nous fasciner. On pense notamment à Krycek, accumulant à tel point les mésaventures qu'il finirait presque par nous être sympathique. Tunguska est mené tambour battant et donne lieu à quelques moments parmi les plus marquants de la série, comme la fin du premier épisode où Mulder se fait injecter l'huile noire. Un seul regret, quelques trous dans l'histoire. Par exemple, on avait laissé Krycek coinçé dans un silo, à aucun moment son évasion n'est expliqué. La fin paraît également précipité.

4) Les hurleurs (Unruhe) - Épisode 4

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Sur un postulat passionnant et après deux scénarios sympathiques mais inégaux, Vince Gilligan nous livre son premier excellent loner, le premier d'une longue série à venir. Les hurleurs est un thriller haletant superbement emballé par Rob Bowman. Comme pour Autosuggestion, Vince Gilligan s'amuse à dynamiter les schémas narratifs habituels (le coupable est vite retrouvé) pour nous emmener de surprises en surprises. Je trouve dommage que cet épisode soit critiquée pour le kidnapping de Scully. Certes c'est une facilité narrative elle donne une toute autre force aux enjeux dramatiques. Ce fut si peu utilisé dans la série que ce reproche me paraît injustifié.

3) L'Homme à la cigarette (Musings of a Cigarette Smoking Man) - Épisode 7

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Voici un nouvel épisode hors normes pour la 4ème saison, la prise de risque est payante avec une maîtrise éblouissante. Notre duo vedette est en retrait et pour la première fois de la série n'apparaît jamais à l'écran, sauf Scully via des images du pilote. L'Homme à la cigarette a l’excellente idée de nous inviter à revisiter l'histoire de l'Amérique et celle des X Files, à travers le personnage le plus fascinant et le plus mystérieux de la série. L’Homme à la cigarette est Un personnage pour lequel notre imagination de téléspectateur galopait volontiers, laissant place à tous les fantasmes.

L'épisode est construit en deux parties, la première revient sur les deux événements les plus paranoiaques et conspirationnistes du 20ème siècle aux USA (les assassinats de JFK et Martin Luther King) et la deuxième se recentre sur les X-Files et son personnage principal. On est happé du début à la fin.  William B. Davis est formidable, le script ingénieux et la réalisation de haute tenue. La scène où L'Homme à la Cigarette décide de tout et de rien, des Oscars au Superbowl, est toute aussi drôle qu’effrayante; celle sur le banc, une référence ouverte à Forrest Gump, est tout aussi marquante. Un seul regret, la fin en porte ouverte mettant le discrédit sur tout ce qu'on vient de voir. On connaît les X-FilesNiez tout. J'ai choisi d'y croire tant cette petite histoire dans la grande Histoire de L'Homme à la Cigarette est un pur délice avec, cerise sur le gâteau, une apparition de Jerry Hardin.

2) La meute (Home) - Épisode 2

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Un des épisodes qui m'avait le plus marqué lors de sa diffusion , il n’a rien perdu de sa force. C'est certainement l'épisode le plus abouti de la sous-catégorie "événements bizarres dans une petite ville sans histoires". On est pleinement dans l'univers du film d'horreur, on pense par exemple à Colline a des yeux. Glen Morgan et James Wong font un retour éclatant dans l'univers des X Files avec une intrigue haletante et des dialogues pétillants. La réalisation de Kim Manners est grandiose, certainement sa meilleure pour la série. Un chef d'oeuvre, La Meute figure parmi mes loners préférés.

1) La queue du diable (Small Potatoes) - Épisode 20

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Un épisode comique brillant car subvertissant l’épicentre de la série soit la relation Mulder/Scully pour une farce irrésistible. Les talents pour la comédie d'un David Duchovny sont pleinement exploités, il se montre ici irrésistible de drôlerie. En clown blanc, Gillian Anderson n'est pas en reste. Là où Vince Gilligan triomphe là où Darin Morgan avait échoué par le passé, c'est en gardant un ton comique tout au long de l'épisode par des situations rocambolesques et des dialogues relevés. Il propose également une intrigue solide et rythmée, reprenant un grand classique des séries TV avec les changements de visage, un thème exploité avec une belle malice. 

Il transpire tout au long de cet épisode un vrai amour de la série et de son couple phare, ce qui n'empêche d'avoir un regard critique sur Mulder, avec de bons arguments. Cet épisode culmine dans une scène finale mémorable dans un ton vaudeville complètement iconoclaste pour la série. En plus de l'excellent script de Vince Gilligan, la réalisation est au diapason. C'est ici la première réalisation pour la série de Cliff Bole, un véritable coup de maître. Il reviendra d'ailleurs à l'occasion des futurs épisodes comiques. La musique de Mark Snow, inhabituellement guillerette et enjouée, apporte elle aussi beaucoup à l'épisode. En conclusion, voici un épisode comique réussi d'une constante drôlerie, s’imposant facilement comme  le meilleur épisode de la saison 4.

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