PrésentationPrésentation

Automan

Saison 1

1. Automan (Pilot)

2. Le Complot (Staying Alive While Running a High Flashdance Fever)

3. Le Maître du Jeu (The Great Pretender)

4. Premier Baiser (Ships in the Night)

5. Un Amour de Puce (Unreasonable Facsimile)

6. Un Flic Extralucide (Flashes & Ashes)

7. La Guerre des Ordinateurs (The Biggest Game in Town)

 

8. Les Renégats (Renegade Run)

9. Un Nouveau Départ (Murder MTV)

10. Silence, on tue (Murder, Take One)

11. La Bague (Zippers)

12. Le Vengeur Masqué (Death by Design)

13. Club Dix (Club Ten)

 

 

  


1. AUTOMAN
(PILOT)



Résumé :

Wills, un scientifique est intercepté à l'aéroport par deux soit-disant agents fédéraux. Une semaine plus tard, au département de la police de Los Angeles, le lieutenant Jack Curtis demande des vérifications par ordinateurs pour des scientifiques qui disparaissent les uns après les autres à Walter Nebicher, un jeune policier expert en informatique. Curtis à son tour disparaît, et est emmené en Suisse. Mais Walter Nebicher a une arme secrète : Automan. Un être qui est en fait un hologramme en 3 dimensions et qui peut devenir réel. Grâce à lui, Walter remonte la source des enlèvements, dont la collègue de Jack, Tanya Dubois de l'interpol a été victime elle aussi. Il s'agit de la plus grosse compagnie de sécurité au monde : Global Guard. Walter est aussi fait prisonnier en Suisse, mais grâce à Automan, il réussit à retourner la situation et délivre Jack et Tanya et arrête les malfrats. Il y a un nouveau combattant du crime grâce à Walter Nebicher : Automan.

Critique :

Comme souvent dans la plupart des séries tv, l'épisode pilote est plus long que les épisodes classiques, c'est aussi le cas pour Automan. Ce pilote de 90mn est en fait une durée de deux épisodes, puisque les autres de la série sont de 45mn. Alors contrairement aux autres pilotes, celui d'Automan n'explique pas du tout sa création. En effet, ici, Automan a déjà été créé par Walter Nebicher qui est un jeune policier doué en informatique, et en fait nous assistons à la première apparition réelle d'Automan dans notre monde. Automan est un hologramme mais qui possède assez d'énergie pour rendre réel et tangible tout ce qu'il crée, et ceci avec l'aide du curseur. Il faut remonter aux années 80, les ordinateurs de l'époque avait un curseur qui est en fait un petit rectangle plein et servait de pointeur sur les lignes de textes des ordinateurs de cette époque. C'est Glen Larson (K2000, Buck Rogers, Manimal), qui est aussi le créateur de la série, qui a réalisé cet épisode pilote. Et malheureusement ça se voit !

Il y a pourtant dans cette série une foule de trouvailles ingénieuses tout au long de l'épisode : la référence à James Bond, le curseur qui est capable de matérialiser tout ce qu'il veut, le fait que Walter Nebicher se « fonde » en Automan pour pouvoir être en sécurité et passer à travers les murs par exemple et le fait qu'Automan parle avec la voix de Walter, la Lamborghini qui prend des virages à angles droits comme dans les jeux vidéo, etc. Mais malheureusement, tout ceci est gâché par une réalisation indigente et ratée. Les idées sont très très mal mises en avant, on a des latences incompréhensibles et insupportables (par exemple la scène du bar avec les voyous !), ça traîne en longueur, l'intrigue est brouillonne et on a l'impression que, comme c'est souvent le cas avec Larson, qu'il a cru avoir une idée de génie au milieu d'une scène et qu'il l'insère comme ça à l'arrache, et fait ainsi des choses étranges.

On retrouve aussi tous les défauts de ce producteur : réutilisations des mêmes plans, par économie, des scènes invraisemblables : celle du bandit, qui, une fois en Suisse, et qu'Automan a disparu reste tout de même aux ordres de Walter malgré le fait qu'il constate qu'il n'a plus aucun pouvoir. Et enfin des personnages également caricaturaux comme par exemple le capitaine de police et supérieur de Walter, ou encore Jack Curtis qui est un super flic mais se fait toujours assommer ou blesser ! Bref, c'est dommage, vraiment très dommage et ça dessert véritablement la série : car l'idée en elle-même est fantastique : un combattant du crime, invulnérable, programmé pour faire régner le bien et la justice ! Il y avait tellement de possibilités.

Nous retrouvons Desi Arnaz Jr. (Un Colt pour une Corde , Le Manoir de la Peur , La Croisière S'Amuse), et fils du célèbre couple Desi Arnaz et Lucille Ball qui jouaient tous les deux dans la sitcom « I Love Lucy », dans le rôle-titre de Walter Nebicher. Sa prestation est convaincante en petit génie de l'informatique et n'est pas trop mauvaise pour l'épisode. Il a une certaine attitude attendrissante. C'est le beau Chuck Wagner (Capitol , Amoureusement Vôtre, Matlock) qui endosse le costume bleu étincelant réalisé avec les mêmes effets qui ont été utilisés dans le film « Tron » d'Automan. Je trouve sa performance pas mal du tout, spécialement avec les scènes où il se parle à lui-même lorsque Walter est en lui, ça n'a pas l'air comme ça, mais je trouve qu'il les rend vraiment crédibles. Il faut savoir que Desi Arnaz Jr. redoublait en post synchro la voix de Chuck Wagner pour ses dialogues à lui, et de ce fait, Chuck Wagner se faisait un monologue à lui-même, l'exploit et encore plus grand.

En complément des deux rôles principaux nous avons la jolie Roxanne Caldwell, incarnée par Heather McNair (L'équipée du Poney Express, K2000, Supercopter), collègue de Walter et qui craque légèrement pour lui. Vient ensuite le lieutenant Jack Curtis, joué par Robert Lansing (The Equalizer, Arabesque, Simon & Simon) bon flic honnête et le seul à prêter une oreille à ce que dit Walter. Jack connaît Automan en tant qu'agent du FBI : Otto J. Mann. Et enfin Gerald S. O'Loughlin complète la distribution dans le rôle du capitaine mal embouché E.G. Boyd qui est resté de la vieille école et ne comprend rien à l'informatique. Pour ce pilote, nous avons en guest star : Patrick Macnee, alias John Steed dans la célèbre série Chapeau Melon et Bottes de Cuir, lui-même dans le rôle du méchant de service : Hamilton, et en plus avec sa voix française habituelle : ça, c'est cool ! Cela fait toujours plaisir de voir ce grand monsieur, peut-être ici dans une série un peu inhabituelle pour lui.

Nous avons également Camilla Sparv (La Croisière s'Amuse, 200$ plus les Frais, Supercopter) dans le rôle de la jolie Tanya Dubois de l'interpol. Joli panel d'acteurs qui malheureusement se retrouvent englués dans cette réalisation vraiment affligeante par moment, il devrait se passer plein de choses, et en fait il ne se passe pratiquement rien au cours de l'épisode. Les effets spéciaux sont corrects sans plus, ce n'est pas extraordinaire, mais ça peut passer. Enfin la musique de Stu Philips assez électronique, est pas mal du tout. Bref, il y avait vraiment un potentiel, mais on est passé à côté. Normal dirons certains, c'est du Glen Larson.

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2. LE COMPLOT
(STAYING ALIVE WHILE RUNNING A HIGH FLASHDANCE FEVER)

Résumé :

Le lieutenant Jack Curtis rencontre une informatrice qui lui apprend que la maffia s'est introduite dans les jeux d'argent, et qu'elle peut lui apporter les preuves qui permettront d'arrêter tout le monde, y compris une haute personnalité. Malheureusement, une voiture arrive et enlève le témoin de Jack. Grâce à l'aide d'Automan, Walter découvre que c'est le juge Farnsworth qui est derrière tout ceci. Walter et Automan mènent l'enquête, et perce à jour un complot mené par Leonard Martin, pour faire tomber le juge et font le nécessaire pour le stopper et libérer Roxanne qui est sa prisonnière.

Critique :

Bien que cet épisode soit assez moyen, toujours peu d'action, des situations invraisemblables (par exemple à la fin où Walter est face aux deux truands), et des latences. Celui-ci compense néanmoins par une belle dose d'humour. Ainsi il faut voir Automan danser la 'fièvre du samedi soir' sur le titre des 'Bee Gees' ou encore lorsque Automan et Walter tombent sur Leonard Martin, les dialogues sont assez savoureux, et la version française tient la route. Les effets spéciaux sont minimalistes, mais sont assez bien réalisés : ça passe.

On en apprend un peu plus sur Automan, et on s'aperçoit qu'il contrôle en fait tous les ordinateurs de la planète qui sont prêts à l'aider. En vedettes dans l'épisode, nous retrouvons la très jolie Mary Crosby (Arabesque, Beverly Hills, La Croisière S'amuse) dans le rôle d'Ellen Fowler et qui n'était autre que la très célèbre Kristin Shepard dans la série Dallas. Nous avons également William Windom (Simon et Simon, K2000, Matt Houston) pour le rôle du juge Farnsworth, et qui était très célèbre pour son rôle du Docteur Seth Hazlitt dans la série Arabesque.

Nous trouvons également Don Gordon (Columbo, Le Magicien, K2000) un spécialiste des rôle des méchants et qui ici incarne Leonard Martin. Robert F. Lyon (Matt Houston, Falcon Crest, Roswell) qui interprète Jason, le complice de Leonard Martin termine la distribution. Bref, on attend mieux d'une série comme celle-ci, malheureusement il y a peu de chance que cela se réalise. Petit détail marquant : Walter utilise des cassette vidéo pour montrer des films à Automan, c'est là qu'on voit que la série a pris un sacré coup de vieux ! Un nouveau thème musical, particulièrement entraînant fait son apparition.

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3. LE MAÎTRE DU JEU
(THE GREAT PRETENDER)

Résumé :

Sur la route, la nuit, deux hommes qui transportent du papier d'imprimerie pour les billets de banque, sont attaqués et le chargement est volé. Un homme est tué. Walter enquête et réussi à découvrir qui est derrière ceci : Rudolph Brock, un criminel endurci. Mais celui-ci se planque et n'est pas facile à trouver. Walter et Automan commencent alors à mettre à mal les activités de Brock. Mais Jack est fait prisonnier, ils remontent jusqu'au boss : Nelson Trotter qui veut la peau de Brock. Heureusement, Walter et Automan parviennent à stopper Brock et à récupérer les faux billets de ce dernier.

Critique :

Un très bon épisode, très drôle, qui met en avant toute la loufoquerie ponctuelle d'Automan : lorsque celui-ci par exemple se prend pour Humphrey Bogart. Cette fois-ci, Walter et Automan affrontent un malfrat du milieu qui a volé du papier à imprimer les billets de banque, et qui veut s'en servir pour imprimer de la fausse monnaie. On retrouve en vedette cette fois-ci : Rick Jason (Arabesque, Supercopter, Les Deux font la Paire) dans le rôle de Nelson Trotter le maffieu qui veut la peau de Rudoph Brock, qui lui est incarné par Clu Gulager (MacGyver, Arabesque, Vic). Enfin, nous avons également Michael Callan (Arabesque, Superboy, Le Juge et le Pilote) qui interprète Kevin, l'homme de main de Brock. Bourré d'humour, les meilleurs passages de l'épisode sont sans conteste la partie de billard au début de l'épisode, et bien entendu la scène de fin avec les billets et l'hélicoptère.

Jack est une fois de plus inutile : à part prendre un café avec le capitaine, et se faire capturer, il ne fera vraiment pas grand-chose une fois de plus. À noter qu'une des règles de 'curseur' est ici outrepasser : en effet pour mettre Brock sur la paille, 'curseur' doit créer des voitures, des billets, etc. Or Automan dit à un moment qu'il faut des vrais billets et 'curseur' les fabrique. Or dans un autre épisode, Walter rappellera à Automan que ce qu'il crée n'est qu'une illusion et disparaît au bout d'un moment. Un très bon épisode, on en veut d'autres comme celui-ci.

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4. PREMIER BAISER
(SHIPS IN THE NIGHT)

Résumé :

James Dowling a besoin d'argent pour finir un projet immobilier, il fait confiance à Sawyer, un trafiquant de drogue qui le double et tue Dowling. Jack et Roxanne partent alors enquêter dans les caraïbes. Walter et Automan partent à leur tour pour San Cristobal, car ils pensent que Roxanne et Jack sont en danger. Automan et Walter mènent alors leur enquête, et découvrent que le chef de la police locale : le capitaine Romano est de mèche avec Sawyer. Automan et Walter réussissent à mettre Sawyer, Romano et toute leur clique sous les verrous.

Critique :

Un épisode assez faible, qui ne vole pas très haut (sans mauvais jeu de mots). Cette fois-ci Automan et Walter se retouvent aux caraïbes, et Automan a son premier baiser avec une femme. Nous retrouvons dans les vedettes invitées : Cesare Danova (Rick Hunter, Arabesque, Falcon Crest) dans le rôle du capitaine de police corrompu, Romano. Scott Marlowe (La Loi est la Loi, Matlock, La Belle et la Bête) incarne le méchant de service : Sawyer, et nous trouvons également France Nuyen (Le Célibataire, Arabesque, Côte Ouest) qui interprète Liang Lu. Enfin, nous avons même une petite apparition de Branscombe Richmond (Hawaï 5-0, Tremors, Charmed) le célèbre Bobby Sixkiller de la série Le Rebelle.

L'intrigue est plate, l'action pratiquement néante, et on ne peut pas dire qu'Automan soit exceptionnel, ni que l'humour relève le niveau (malgré la petite blague avec les policiers de l'île). L'épisode traîne en longueur, et on s'ennuie rapidement. Dans les bizzaries, on notera qu'Automan n'a pas de problème d'énergie pour parcourir des centaines de kilomètres avec son vaisseau en plein jour, mais que d'allumer les lumières sur l'île pendant la nuit, lui dévore toute son énergie. Bref, rien de vraiment extraordinaire.

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5. UN AMOUR DE PUCE
(UNREASONABLE FACSIMILE)

Résumé :

Lors d'une poursuite après un bandit en fuite, un hélicoptère de la police a un problème technique et s'écrase. Henry Innis qui travaille à l'aérospatial, comprend alors que sa société est en cause en ayant acheté des hélicoptères avec un vice caché. Mais sa société est sur le point d'être vendue, et ses associés le tue pour empêcher qu'il révèle cela et que la vente tombe à l'eau. Walter et Automan mènent alors leur enquête avec l'aide de la fille de Innis. Ils découvrent la vérité : les hélicoptères ont été achetés d'occasion et revendus comme matériel neuf, avec des avaries. Heureusement, Walter et Automan mettent un terme à tout cela.

Critique :

Ce n'est clairement pas le meilleur épisode de la série. Et la réalisation est vraiment désastreuse, lente avec des situations convenues et très prévisibles. En vedettes nous retrouvons cette fois-ci : Robert Sampson (Profiler, Matlock, 21 Jump Street) dans le rôle de Henry Innis, Glenn Corbett (Dallas, Manimal, Simon et Simon) dans le rôle de l'associé de Innis qui a fait un pacte avec un bandit, en la personne de Gerald Gordon (Le Magicien, K2000, Pour l'Amour du Risque) dans le rôle de Scanlin qui est en cheville avec la maffia. Pour les vedettes féminines, nous avons droit à Delta Burke (Boston Justice, DAG, Delta) pour le rôle de la jolie fille de Innis, et à Lina Raymond (L'Âge de Cristal, Manimal, L'Incroyable Hulk) pour interpréter Mme Powers.

L'épisode s'embourbe rapidement dans une latence pas possible, et Jack Curtis n'est encore une fois pas d'une grande utilité, ni Roxanne d'ailleurs. On a le droit au cinéma d'Automan qui regarde une sitcom, mais malheureusement ça ne fonctionne pas des masses, et l'humour n'est vraiment pas exceptionnel. Dommage, encore un épisode raté. Nous avons par exemple une scène où Walter se fait tabasser par on ne sait qui, ni pourquoi : c'est très bizarre. On espère mieux.

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6. UN FLIC EXTRALUCIDE
(FLASHES & ASHES)

Résumé :

Dans un entrepôt de la police, deux policiers plus un de leur complice, volent du matériel. Mais un autre policier, Frank Cooney, arrive pour les stopper. Les trois hommes le tue, et s'enfuit en faisant porter le chapeau des vols à Frank Cooney. Walter qui était un ami de Cooney, mène alors son enquête avec Automan tandis que l'affaire est confiée à la police internationale en la personne de Malcom Whittaker. Les policiers pourris sont en cheville avec un certain Dumont, qui lui-même est en cheville avec Whittaker. Automan et Walter remontent jusqu'à lui, et grâce à Automan arrive à faire arrêter toute la bande.

Critique :

Épisode drôle, mais sans plus. Vous n'aurez pas de fou rire avec celui-ci. Néanmoins, quelques bons passages sont tout de même présents (comme la partie de tennis par exemple), et mieux, on voit tout le respect qu'Automan voue à Walter, et ce dernier se rend compte enfin qu'Automan est le seul à ne pas le lâcher dans l'adversité. En vedettes, nous retrouvons Jeff Pomerantz (Rick Hunter, MacGyver, Santa Barbara) dans le rôle du de Whittaker, Hari Rhodes (Magnum, L'Homme qui Tombe à Pic, Dynastie) pour interpréter Dumont, Danil Torppe (Flamingo Road, Rick Hunter, Sergent Anderson) pour incarner Lyman et enfin Michael Horsley (K2000, Quincy, Dallas) pour Coe. Un épisode sympathique donc, mais sans plus.

Dans les choses étranges à noter : Roxanne fait preuve d'une totale amnésie, puisqu'elle ne reconnaît pas du tout Automan du début à la fin de l'épisode ! La séquence de spiritisme est amusante mais pas extraordinaire, néanmoins la blague avec « l'AUTOgraphe » d'Automan est assez succulente. Le reste est malheureusement habituelle à la série, et il n'y a rien de bien neuf. Des défauts de réalisation flagrants sont présents : du style, Coe qui tire dans la boîte de nuit à bout pourtant sans toucher la voyante ou quelqu'un d'autre. Dommage que ce ne soit pas mieux fignolé.

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7. LA GUERRE DES ORDINATEURS
(THE BIGGEST GAME IN TOWN)

Résumé :

Une panne totale de courant de 30 minutes survient à Los Angeles, et les autorités reçoivent une demande de rançon de la part d'un groupe qui utilise les ordinateurs pour arriver à leur fin. D'autres incidents arrivent, et Walter avec Automan mènent leur enquête. Un premier suspect apparaît mais Walter n'y croit pas, il continue son enquête et découvre que c'est Ronald Tilson, Ellie Harmon et Bart Johnson qui sont derrière tout ceci. Mais Johnson a des scrupules, et ses deux complices tentent de le tuer. Walter et Automan réussissent à arrêter Tilson qui a mis une bombe dans le commissariat, heureusement Automan la désamorce à temps.

Critique :

On ne peut pas dire que ce soit un épisode exceptionnel, et l'intrigue est déjà connue : les ordinateurs qui servent à contrôler les principaux services de la ville sont détournés pour pouvoir commettre des incidents, mais on a tout de même une ou deux scènes d'humour qui ne sont pas mauvaises : comme par exemple, celle avec le pistolet du jeu vidéo qui perturbe les molécules d'Automan, tandis que Walter rie comme un benêt ! Ou encore la séquence de fin avec la bombe, lorsque Walter tombe dans les pommes.

En vedette dans cet épisode, on retrouve Rick Lenz (Super Jaimie, Dynastie, Lou Grant) très connu des séries US dans le rôle du grand méchant de service Tilson, nous avons également Felton Perry (Le Caméléon, Amy, La Loi de Los Angeles) lui aussi très connu pour son rôle de Johnson dans la série de films Robocop, amusant d'ailleurs qu'ici encore il se nomme Johnson ! Pour la vedette féminine, c'est la très jolie Kristen Meadows (Santa Barbara, L'Homme qui Tombe à Pic, L'Agence Tous Risques) très connue elle aussi des séries US. Malheureusement, à côté de cela, nous avons encore beaucoup de temps morts et de latence, et comme toujours, on se demande bien à quoi sert Jack Curtis : car à part dormir sur le canapé du bureau de la police, ou rire à la blague de Walter, il n'est pas très efficace. On apprend en tous cas, qu'Automan a besoin de beaucoup d'énergie pour se remettre d'aplomb, et qu'il n'a pas besoin de mettre les deux doigts dans la prise.

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8. LES RENÉGATS
(RENEGADE RUN)

Résumé :

Un shérif corrompu, Clay Horton, attrape un motard : Chico Fuentes pour le forcer à signer un papier qui lui donnerai sa terre pour permettre au shérif Horton de faire rentrer des immigrants illégaux du Mexique aux USA. Peu après, un homme de Horton vient également forcer la sœur de Chico à signer le papier pour céder leur terre. Walter qui revoit Terry, la sœur de Chico, voit cette dernière lui demander son aide. Arrivés à Bishop, Arizona, Walter et Terry se font arrêter par Horton. Automan, et le lieutenant Curtis partent à leur tour aider Walter. Pour couronner le tout, le gang des motards auquel appartient Chico, débarquent eux aussi. Heureusement, Automan réussira à prendre la tête du gang et avec eux à libérer Walter, Chico et Terry et à mettre Horton et sa clique sous les verrous. 

Critique :

C'est clairement un très mauvais épisode, sans aucun doute le plus mauvais de la série. Néanmoins, à sa décharge, dans toutes les séries tv américaines, dès qu'il y a des motards, c'est naze ! Cette fois-ci, Automan doit se débrouiller tout seul, car Walter est mis sous les verrous par un shérif véreux. On retrouve en vedettes dans cet épisode : Richard Lynch (Charmed, Six Feets Under, Star-Trek Next Generation) très connu des séries américaines et qui incarne le flic corrompu Clay Horton.

Nous avons également Terry Kiser (L'Homme qui Tombe à Pic, Carol & Company, Bail Out) lui aussi très connu des séries US qui interprète le rôle de l'acolyte de Horton, nous trouvons aussi Billy Drago (Charmed, Brisco County, Hooker) encore une tête très connue des séries US. Et enfin, il y a également une apparition de Richard Anderson (Arabesque, Dynastie, Simon et Simon) le très célèbre Oscar Goldman de la série L'Homme qui Valait 3 Milliards, et qui joue ici le rôle du complice de Horton. Pour la vedette féminine, c'est la très jolie Gina Gallego (Des Jours et des Vies, NCIS : Enquêtes Spéciales, Shark) bien connue elle aussi des séries américaines et qui joue le rôle de la sœur de Chico.

Le problème de l'épisode avec le gang des motards, c'est que je trouve cela trop caricatural, le look d'Automan est ridicule à souhait, ainsi que les épreuves pour qu'il devienne leur chef. Même sa moto, est franchement ratée. Le pire étant la séquence où il fait les va et vient sur la colline pour les hommes d'Horton lui tire dessus. Bref, ce n'est pas encore cet épisode qui relèvera le niveau, le reste de l'épisode étant convenu et sans surprise, on retrouve toujours ces temps morts et ces latences : et oh ! Surprise, Roxanne a retrouvé la mémoire à propos d'Automan !

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9.  UN NOUVEAU DÉPART
(MURDER MTV)

Résumé :

Sid Cole, un producteur de disques, qui produit sa fille, voit cette dernière mise en danger par des incidents qui arrivent lorsqu'elle répète ou tourne son clip, car Cole est victime de chantage à hauteur de 50 000$. Walter est affecté à la protection de la fille de Cole : Jessie, et Automan le rejoint. En parallèle, Sid Cole est allé voir un vieil ami de la maffia, Frank Ladrone, qui lui prête deux hommes de main pour protéger sa fille. Mais ça dégénère. Sid Cole fait mine de payer la rançon et envoie les deux hommes de main, qui se font tuer. Le maître chanteur enlève Jessie Cole, ce n'est autre que l'ingénieur du son : Clementine. C'est lui qui a tué le policier dont Cole se croyait responsable de sa mort, Jack, Walter et Automan interviennent et à eux trois réussissent à mettre Sam Clementine sous les verrous et à sauver Jessie.

Critique :

Un épisode assez amusant, même si on n’arrive toujours pas à s'élever plus haut que ce que la série le pourrait avec son thème qui permettrait pas mal de choses, malheureusement. Un ou deux passages amusants, comme celui où Automan remplace le guitariste du groupe de Jessie Cole, et que Walter vient le chercher. Mais, ce qui est un peu ennuyeux, c'est que la série joue toujours sur le fait qu'Automan est le meilleur et le plus beau, au détriment de l'intrigue et de l'action. Au bout de quelques épisodes c'est lassant, et comme il ne se passe pas grand-chose à côté, on a souvent des épisodes inégaux et qui n'ont pas le niveau qu'ils devraient avoir : c'est vraiment dommage.

En vedette dans cet épisode, ce n'est autre que Laura Branigan la fameuse chanteuse qui avait repris la chanson 'Self Control' du chanteur Raf et qui en est l'auteur également. On retrouve également Albert Paulsen (K2000, Supercopter, Manimal) qui incarne le mafieux Frank Ladrone, Michael McGuire (JAG, Les Craquantes, Dynastie) qui interprète le père de Jessie Cole, Michael Gregory (JAG, Columbo, Urgences) pour le rôle de Tony Lupus un des hommes de main de Frank Ladrone, et enfin Sander Johnson (La Conquête de L'Ouest, Chips, Section 4) pour jouer Sam Clementine. Le pire étant je pense lorsqu'Automan arrive pour délivrer Jessie, et qu'il prend le temps de s'habiller normalement avant de le faire. Enfin, bref, on attend mieux de cette série, c'est dommage.

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10. SILENCE, ON TUE
(MURDER, TAKE ONE)

Résumé :

Keith Gillette, journaliste, se voit menacé par Veronica Everly une actrice en sortant d'un restaurant, un peu plus tard en rentrant chez lui, Keith Gillette est assassiné par un homme. Veronica est bien sûr de suite suspectée, Walter et Automan commencent leur enquête. Tandis qu'Automan se retrouve pris comme acteur de cinéma, Walter et Automan découvrent que c'est en fait Michael Hagedorn, un trafiquant de drogue, qui a tué Gillette, ce dernier avait découvert que Hagedorn blanchissait de l'argent en produisant un film où sa fille joue dedans. Il doit finir le film a une date butoire, sinon il se retrouvera seul investisseur et ne pourra payer une livraison de drogue qui arrive sous peu. Automan fait alors tout son possible pour que le film ne se finisse pas à temps, Walter et le capitaine trouvent Jack qui s'est fait kidnapper par les hommes de main de Hagedorn. La drogue est saisie, et tout le monde est mis sous les verrous.

Critique :

Encore un épisode assez sympathique, qui pour une fois ne s'embourbe pas trop dans des latences ou temps morts. En vedettes nous retrouvons cette fois-ci : Ed Lauter (Urgences, Compte à Rebours, Booker) une tête bien connue des séries US en tant que méchant et qui incarne ici Hagedorn le trafiquant de drogue et producteur du film, nous avons aussi Greg Mullavey (Amour Gloire et Beauté, JAG, Dynastie) qui interprète le rôle de l'avocat véreux qui est associé avec la fille de Hagedorn pour l'escroquer, Bart Braverman (Mentalist, Santa Barbara, Vegas) en réalisateur lui aussi très connu des séries américaines.

Pour le côté féminin, nous avons Michelle Phillips (7 à la Maison, Les 7 Mercenaires, Beverly Hills) dans le rôle de Veronica Everly et Winnie Gardner (Mike Hammer, L'Homme qui Tombe à Pic, Des jours et des Vies) pour la fille de Hagedorn. Cette fois-ci, Automan est un peu mis en retrait en ce qui concerne les scènes d'action, et se concentre plus sur l'enquête elle-même. À l'instar des autres protagonistes qui eux pour une fois se battent sans l'aide ou l'intervention d'Automan, si Jack réussi enfin à faire quelque chose seul avec seulement l'aide de Walter et du capitaine, c'est surtout Walter qui est beaucoup plus mis en avant cette fois-ci dans cet épisode.

Entre sa scène de combat avec l'homme de main de Hagerdorn, l'intervention dans l'entrepôt pour délivrer Jack et sa scène de fin avec Hagerdorn, enfin Walter montre tout son potentiel. Les dialogues entre lui et Automan sont tout simplement exquis par moment, Et Walter arrive aussi à faire confiance à Automan pour le laisser agir de ses propres ailes : ça fait plaisir. Néanmoins, il aurait pu être encore un peu plus rythmé, et un peu plus dynamique, cela n'aurait pas fait de mal, bien au contraire. Pas trop d'effets spéciaux, 'Curseur' fait le minimum dans cet épisode.

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11.  LA BAGUE
(ZIPPERS)

Résumé :

Dennis Stanton détient un microfilm important pour des gangsters qu'il cache dans une bague, mais il est cambriolé par un homme qui fait aussi go-go danseur dans une boîte appelée : Zippers. Walter et Automan mènent leur enquête, et finissent par arrêter le cambrioleur, mais Stanton n'a toujours pas récupéré sa bague avec le microfilm, et Carlos Rayner celui pour qui Stanton travaille décide de l'éliminer. Rayner bien décidé à récupérer la bague élimine un ami du cambrioleur, heureusement Walter et Automan l'arrêteront et retrouveront la bague avec le microfilm.

Critique :

Un épisode sympathique sans plus, mais qui se laisse tout de même agréablement regarder. C'est surtout la désinvolture et l'assurance naturelle d'Automan qui font tout le travail dans la série : on ne peut être qu'amusé de voir la confiance en lui qu'il a et comme l'a dit Walter dans un des épisodes « Lui, il n'est pas du genre modeste ! ». Malheureusement, avec ce gros travail fait sur le personnage, on pourrait s'attendre à des intrigues tout aussi bien ficelées mais ce n'est pas le cas. Ce qui fait qu'il manque toujours cet intérêt pour relever le niveau.

En vedette dans cet épisode, nous avons : John Vernon (K2000, Supercopter, Le Père Dowling) très connu des séries américaines en tant que méchant de service dans les années 80 et qui ensuite est devenu une grande voix de doublage de jeux vidéo, dessins-animées, etc. Nous avons aussi James Morrison (Revenge, 24 Heures Chrono, Freedom) qui interprète Gary le voleur de la bague avec le microfilm contenant les nouvelles identités des témoins contre la mafia, et James Callahan (Médium, Urgences, Charles S'en Charge) qui incarne Stanton, une autre tête bien connue des séries américaines.

Dans les infos à retenir : Roxanne côtoie les boîtes de go-go danseurs, et Automan est parent avec un robot. On note toutefois une petite évolution dans le rôle de Walter comme l'épisode précédent, espérons que cela continuera dans les suivants, quant à Jack Curtis : c'est comme Roxanne, on se demande encore à quoi servent ces personnages annexes sans grande envergure. Un autre défaut inhérent à la série, des personnages secondaires trop légers et qui ne servent à rien. À noter tout de même le jeu de mots avec le titre de l'épisode et le nom de la boîte de strip-tease : 'Zippers', signifiant « braguette » en anglais.

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12. LE VENGEUR MASQUÉ
(DEATH BY DESIGN)

Résumé :

Jack Curtis et son collègue et ami prennent en filature un assassin, du nom de Leblanc. Mais arrivés à l'endroit où Leblanc doit tuer sa victime, les choses tournent mal et Hester le collègue de Jack est tué également, sans que Jack puisse arrêter le meurtrier. En menant son enquête, Jack découvre que c'est Simon Rafferty qui est derrière tout ceci. Walter et Automan arrêtent Leblanc, mais il est relâché pour insuffisance de preuves. Walter et Automan montent alors une histoire de justicier implacable pour obliger Leblanc à avouer.

Critique :

Sans aucun doute le meilleur épisode de la série ! Pratiquement pas de temps morts, et pas mal d'action, et que dire de la prestation de Chuck Wagner dans le rôle d'un Automan déchaîné ! Si vous ajoutez à cela l'épisode qui contient sans doute le plus d'effets spéciaux utilisés dans la série (entre le tir en hélicoptère, la création du magnum d'Automan, etc.), voilà le genre d'épisode que nous voulions avec la série. En vedettes, nous avons cette fois-ci : Lance Legault (Le Rebelle, La Malédiction du Loup-Garou, Magnum) le célèbre colonel Decker de la série L'Agence Tous Risques. Nous avons également Luke Askew (Arabesque, L'Île Fantastique, Big Love) bien connu des séries US et qui incarne le tueur Leblanc, et John Ericson (K2000, Crash, Chips) lui aussi bien connu des séries américaines de l'époque et qui interprète l'homme de main que Rafferty veut mettre en associé pour l'agence de mode.

Pour la vedette féminine, ce n'est autre que la magnifique Anne Lockhart (New-York – Section Criminelle, New-York Police Judiciaire, NCIS Enquêtes Spéciales) très connue des séries tv US et qui est toujours d'une grande qualité dans sa façon de jouer. Le numéro d'Automan qui devient « la bête enragé », ce justicier implacable est tout juste superbe, et Walter n'a qu'à bien se tenir. La relation de ce dernier avec Roxanne commence à se développer, et le développement du personnage vis à vis de sa mise en avant dans les enquêtes commence aussi à se faire remarquer. Et l'action est bien répartie entre Walter et Automan. Bref, la série commence enfin à évoluer dans le bon sens. À noter qu'Automan, n'a peur que d'une chose : les pannes de d'électricité !

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13. CLUB DIX
(CLUB TEN)

Résumé :

Laura Ferguson, journaliste et amie de Roxanne, a des problèmes. Elle est prisonnière d'un club select de vacances, le club dix, dans les caraïbes. Walter, Automan et Roxanne partent à sa recherche, là ils rencontrent un policier local, qui informe Walter, que Roger Crandall le tenancier du club fait un trafic de diamants, et que cela pourrait nuire à l'île. Roxanne à son tour est capturée, Walter est accusé de meurtre et mis en prison. Heureusement, grâce à Automan et l'arrivée du lieutenant Jack Curtis, ils arrêteront Crandall et sa bande.

Critique :

Ainsi se termine la série Automan, et c'est sur un épisode assez moyen en plus. La série fut annulée, faute d'audience, c'est donc pour cela qu'elle n'a pas de fin réelle comme la plupart des séries de l'époque qui ne fonctionnaient pas. Dommage, que les producteurs et la réalisation n'ai pas su exploiter le véritable potentiel du personnage, on restera une série bien sympathique, mais inégale et qui aurait pu avoir des lendemains qui chantent. On retrouve en vedettes pour cet épisode : Dennis Cole (Arabesque, Mike Hammer, Trapper John M. D.) dans le rôle du vilain de service, Roger Crandall, nous avons également Brett Halsey (Street Legal, Matt Houston, Drôles de Dames) qui incarne Felipe Valdez le petit ami de Laura, nous avons Don Knight (Manimal, Le Juge de la Nuit, Falcon Crest) dans le rôle de l'inspecteur Mercer, et enfin Marshall R. Teague (American Crime, Esprits Criminels, American Heiress) dans le rôle de Ted un homme de main de Crandall.

 Pour les vedettes féminines, nous avons la jolie brune Amanda Horan Kennedy (La 5e Dimension, Code Quantum, Mike Hammer) dans le rôle de Geri la complice de Crandall, et la jolie blonde Robin Eisenman (Hôpital Central, La Croisière s'Amuse, Le Magicien) qui interprète Laura Ferguson, l'amie de Roxanne. Malheureusement redondant et prévisible (notamment avec l'arrivée de Jack sur l'île, lorsque Walter retourne à la chambre) cet épisode n'est vraiment pas exceptionnel, même si nous avons droit à quelques effets spéciaux comme d'habitude. Bref, Automan s'arrête et ne nous laissera hélas, qu'un bon souvenir. Mais peut-être qu'avec la technologie d'aujourd'hui et le fait que le grand public soit désormais familier avec l'informatique, qu'il serait bon de faire un reboot de la série, moins légère et plus sombre, ça pourrait donner quelque chose d'intéressant.

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Saison 2Saison 4

NCIS : Nouvelle Orléans

Saison 3



1. CONTRE-COUPS 
(AFTERSHOCKS)



Scénario : Andrew W. Marlowe

Réalisation : Rob Bowman

Résumé :

Appelée sur une scène de crime, Kate Beckett y découvre Richard Castle, absent depuis des mois !

Critique :

Un démarrage sur les chapeaux de route ! Déjà, l’épisode s’ouvre par une séquence ultradynamique avec un splendide jeu de miroirs (un travail impeccable de Rob Bowman) qui se termine par Castle et Beckett se mettant respectivement en joue !

La victime, une dénommée Chloé, avait une adresse dans la main. En s’y rendant, le trio Beckett/Esposito/Ryan y découvrent Richard Castle, une arme à la main ! Beckett passe les menottes à son ex-partenaire ; le réalisateur zoome d’abord sur les mains de l’écrivain puis sur le visage de Nathan Fillion. C’est un plaisir de voir le visage si mobile, si ouvert de l’acteur. L’interrogatoire que mène Beckett est très serré. Stana Katic montre avec talent à la fois le professionnalisme de son personnage (questions sur l’affaire) et l’irritation de cette dernière (parce que Castle ne lui a donné de nouvelles depuis qu’il est revenu des Hamptons). On appréciera les vacheries réciproques des duettistes. Innocenté, Castle est sèchement renvoyé chez lui. Nathan Fillion rend parfaitement compte du désarroi de l’écrivain qui ne comprend pas la froideur de ses amis.

Avec sa maestria habituelle, Andrew W. Marlowe fait progresser son intrigue et parvient à replacer Castle sur la route des policiers en une parfaite symétrie de la première scène de crime ! C’est drôle et brillant. Le plus beau c’est la parfaite explication logique qui a amené le tandem au même endroit, la troisième scène de crime, en partant de deux points de départ différents. Comprenant qu’elle ne se débarrasserait jamais de Castle, Beckett l’admet « pour cette enquête » à ses côtés et il parie qu’il trouvera la solution. L’enjeu : sa présence au poste. Il est évident que Castle restera mais ce jeu fait partie de l’ADN du personnage et c’est une série qui joue avec les codes et avec son public. Comment rendre cette évidence plausible ? C’est le réel enjeu. Le spectateur s’amuse de retrouver les passages obligés de sa série : le café apporté le matin (ne manquez pas le visage de Stana Katic ; l’actrice rend parfaitement visible le plaisir qu’éprouve son personnage de retrouver son binôme), les théories farfelues et surtout l’idée qui relance l’enquête. Ici, il prouve le lien entre les victimes. Le scénariste parvient à nous surprendre en plaçant ledit lien dans un cabaret burlesque ! On note une marotte des réalisateurs dans les interrogatoires. Alors que la caméra est statique dans l’interrogatoire dans un cas, elle est très mobile dans un autre ; ce qui signifie qu’un élément important va nous être communiqué. Une réflexion de Beckett fait bingo dans son esprit puis ça fait tilt entre eux. Quelle série aime tant ses fans pour leur présenter tous les passages obligés tout en jouant avec ?

L’arrestation nous ramène à la scène de départ et l’explicite avec une redoutable efficacité. Beckett considère que Castle a gagné. Le duo est reformé. La saison peut commencer !

Anecdotes :

  • Le premier épisode de cette saison a été suivi par près de 12 millions de téléspectateurs sur ABC, aux États-Unis. Face à cette audience, la chaîne a commandé 2 épisodes supplémentaires pour la saison.

  • Stana Katic et Tamala Jones continuent à se laisser pousser les cheveux.

  • Michael Rady/Evan Murphy : acteur américain, surtout présent à la télévision : Greek (2008-2009), Melrose Place : Nouvelle génération (2009-2010), Mentalist (2011-2012), Jane the Virgin (depuis 2014).

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2. COMME CHIEN ET CHAT 
(SUSPICIOUS MINDS)

Scénario : Moira Kirland

Réalisation : John Terleski

Résumé :

L’enquête sur la mort d’une voyante amène Castle et Beckett sur la piste d’un autre meurtre.

Critique :

Castle et la voyante ! Une évidence pour cet amateur de fantastique ! Dommage que l’intrigue avec ses multiples personnages soit un peu confuse. On peut heureusement compter sur notre duo, très Mulder et Scully sur ce coup-là, pour nous distraire. Castle est bien entendu Mulder et Beckett Scully ; d’ailleurs elle reçoit très officiellement ce surnom.

Difficile d’isoler l’intrigue principale de ses sous-intrigues. La victime, Vivienne Marchand, avait déjà collaboré avec la police mais Ryan démonte la réputation de la voyante, mise en cause par un producteur de télé-réalité à qui elle propose de confier la vérité sur un « vrai » meurtre pour qu’il efface des images qui lui nuisent. La victime prétendue aurait fait une crise cardiaque mais pourrait avoir été empoisonné. Cet homme, Emilio, avait une liaison avec la femme d’un de ses employés, une gourde blonde. C’est compliqué de bien suivre et la résolution de l’énigme est un peu tirée par les cheveux. Le plus intéressant, c’est la différence entre un Castle ouvert au mystère et une Beckett matérialiste. La scène où les policiers démontrent comment la voyante aurait pu tout découvrir sur le meurtre d’Emilio est sans doute une des meilleures. Mais c’est Castle qui a la plus belle réplique décochée à son amie : « Si vous ne croyez pas à la possibilité que la magie existe, vous ne la trouverez jamais ».

Là-dessus, la fille de la voyante, Penny, elle aussi médium – Rachel Boston est le meilleur second rôle de l’épisode émouvante dans son deuil, un peu exaltée par ses visions ; d’abord hésitante à dire la première à Beckett puis gagnant en assurance – nous gratifie d’un pronostic sur l’avenir de Beckett.

Comme souvent, la famille de l’écrivain fournit l’intrigue secondaire ; aujourd’hui c’est Martha qui s’y colle. Cette partie de l’épisode est la plus solide et la plus forte, notamment dans l’émotion. Martha – merveilleuse Susan Sullivan éblouissante, la « Castle girl » de l’épisode – s’est vu demandé en mariage par son amant Chet. Elle veut réfléchir mais, en fait, elle pense que leur histoire est finie. Plus de flamme et c’est un moment touchant. Mais voilà que Chet meurt avant qu’elle n’ait rompu ! La scène entre Susan Sullivan, effondrée, et Nathan Fillion, magnifique en fils soutenant sa mère, est très émouvante. Cette sous-intrigue sauve le 3ème melon.

Anecdotes :

  • Absence Ruben Santiago-Hudson

  • Beckett a cessé de croire au Père Noël à l’âge de 3 ans.

  • Castle nous révèle que, si son nom de plume est « Richard Edgar Castle » (en hommage à Edgar Allan Poe), son véritable nom est Richard Alexandre Rodgers.

  • Rachel Boston/Penny Marchand : actrice américaine, vue dans les séries Mes plus belles années (2002-2005), NCIS (2006), The Ex List (2008-2009), US Marshall : protection de témoins  (2011-2012), Witches of the East End (2013-2014).

  • Mercedes Masöhn/Marina Casillas : actrice suédoise, vue dans les séries Entourage (2008), NCIS (2009), Three Rivers (2009-2010), 666 Park Avenue (2012-2013), Californication (2014), NCIS : Los Angeles (2014, 5 épisodes), Fear the walking dead (depuis 2015).

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3. LE JUSTE CHOIX 
(MAN ON FIRE)

Scénario : Alexi Hawley

Réalisation : Bryan Spicer

Résumé :

Le meurtre d’un garant de caution envoie Castle et Beckett à la fois dans le passé de cette dernière et sur la piste d’un trésor

Critique :

A travers une enquête très classique, Castle s’offre un beau moment dans l’approfondissement du personnage de Kate Beckett tout en rendant hommage quelque part au Faucon maltais. Le mort est trouvé dans son bureau et c’est de là que va découler toute l’enquête. Sur son corps, Lanie trouve un papier rempli de traits. Castle pense d’emblée à un (Da Vinci) code quand Beckett le compare à un vulgaire bout de papier. Faute du scénariste puisque rien n’est inutile dans une série policière et que, d’autre part, Beckett ne pourrait jamais considérer un élément quel qu’il soit comme anodin. Dans le bureau, les enquêteurs trouveront un micro qui relie l’épouse de la victime à la scène de crime. Sur le corps, Lanie, à nouveau, découvre une croix faite de baume et d’huile qui amène un prêtre en salle d’interrogatoire ! Enfin, une empreint fait tomber dans l’escarcelle un ancien criminel visiblement complètement décati !! Mais le plus beau, c’est qu’en coursant un suspect, Beckett tombe sur Mike Royce, son ancien instructeur. Jason Beghe est impeccable dans ce rôle de mentor, à la fois distancié par l’âge et l’humour tout en montrant une affection certaine pour son ancienne élève. Stana Katic est tout aussi remarquable car l’actrice rend elle aussi palpable cette affection. Les deux acteurs réussissent à créer et à rendre tangible et partant crédible cette connexion entre leurs personnages.

Evidemment que le papier découvert était important et même qu’il est une carte menant au butin d’un vol de bijoux d’un montant pour lequel on pourrait aisément tuer ! Rien n’étant ce qu’il paraissait être, la seconde partie de l’épisode déconstruit les figures qu’il nous avait précédemment présentées ! C’est très bien écrit et la chasse au trésor amène à une scène d’un cliché absolu qui devient un morceau de bravoure : tout le monde s’y retrouve et se menace réciproquement avec des armes de tous les calibres !!! Castle sauve la mise et résout l’énigme.

L’épisode comporte une intrigue mineure, celle d’Alexis qui veut un scooter. C’est mignonnet surtout avec le charme de Molly C. Quinn mais on n’y croit qu’à moitié et, surtout, c’est clairement ajouté pour donner du temps de jeu à la « famille Castle ». Pas grave, Nathan Fillion et consorts auront réussi à nous amuser quand même !

Anecdotes :

  • « Les filles rêvent d’un deux roues quand on réalise qu’on n’aura jamais de poney » affirme Beckett

  • « J’ai toujours rêvé de faire ça ! » s’exclame hilare Castle en poursuivant un suspect !

  • Castle a écrit « Le tueur n’avait pas le son » ; il a trouvé mieux comme titre !

  • Jason Beghe/Mike Royce : acteur américain vu au cinéma dans The X-Files : le film (1998) mais plus souvent à la télévision : X-Files (1994), Les Experts (2002), Veronica Mars (2006), Californication (2009/2011-2013), Chicago Fire (2012-2015), Chicago Police Department (depuis 2013).

  • Sophina Brown/Gayle Carver :  actrice américaine vue dans les séries New York Unité spéciale (2001), Shark (2006-2008), Numb3rs (2008-2010), NCIS : Los Angeles (2011), Ravenswood (2013-2014), Scream (2015).

  • Absence de Ruben Santiago-Hudson.

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4. LA GRANDE ÉVASION 
(ESCAPE PLAN)

Scénario : David Grae

Réalisation : Rob Bowman

Résumé :

Un homme est retrouvé mort tué par une balle en plomb vieille de 200 ans !

Critique :

Très joli titre français qui, sans vendre la mèche, en allume toutefois une partie. Une des forces de cet épisode c’est son travail visuel. D’entrée de jeu, Rob Bowman nous captive par cette scène dans une lumière bleu-noir mêlant silence autour du cadavre et bruits de chevaux au galop. Un déphasage qui illustre que le temps sera une des données du problème.

La victime, un certain Daniel Goldstein créait des produits financiers complexes. Un de ces produits a justement fait perdre beaucoup d’argent à plein de monde. Suivez l’agent est un poncif du récif policier sauf que nous sommes chez Castle et que ce n’est qu’un aspect de la réponse. Car Lanie apporte plus de questions qu’elle ne donne de réponse : la victime a été tuée par une balle remontant au XVIIIème siècle tirée par une arme de la même époque ! Il n’en faut pas plus à Castle pour imaginer un tueur spatio-temporel venu par un portail dimensionnel ! L’énergie que met Nathan Fillion dans son personnage le préserve du ridicule pour le faire passer dans l’autre dimension des huluberlus sympathiques, un excentrique ! Devinez le modèle de la voiture de Daniel et vous imaginerez les sommets de jubilation de l’écrivain !

Castle et Beckett vont remonter jusqu’à un club de farfelus, éminemment délirants mais bons enfants. Le décor est chargé mais il crée une véritable identité visuelle au club, un décalage entre l’extérieur du XXIème siècle et l’intérieur qui se revendique du Londres victorien (costumes notamment) mais comme si le futur imaginé à l’époque (référence à Jules Verne) s’était justement arrêté là. Rob Bowman, bien aidé par les décorateurs, opère une présentation en deux/trois images, de vrais tableaux d’originaux saisis sur le vif. Mais si le club est original, c’est aussi lui qui donnera la clé de l’énigme. Grâce aussi à une séance de tir devant mesurer la précision des armes du siècle des Lumières ; d’abord sérieuse, cette séance vire au déjanté et on remercie Nathan Fillion à genoux tellement c’est fou !!

L’intrigue mineure du jour, ce sont les premiers émois d’Alexis. C’est très touchant grâce à l’implication de Molly C. Quinn, absolument géniale quand elle entreprend de se demander à voix haute comment on sait qu’on est amoureux. C’est à la fois drôle et touchant et Nathan Fillion n’est pas en reste. Sur cette scène, il est lui aussi attendrissant et nous fait bien sourire. Il a carrément su nous faire rire par la jalousie de Castle, vexé que ce soit à Martha et non à lui, le « papa cool » qu’Alexis se soit confiée la première ! Quant à la première rencontre du père et du petit ami, il n’y a que dans cette série qu’elle pouvait avoir lieu de cette façon !!

Anecdotes :

  • Humour noir toujours pour ouvrir l’épisode lorsque Martha dit à son fils : « Rien de tel qu’un petit meurtre pour te remonter le moral » !

  • Le premier mot de bébé Alexis a été « Dénouement » mais c’est parce que Castle « lui a appris très tôt à structurer sa pensée » !!

  • Première apparition du nouveau compagnon de Kate Beckett.

  • Andrew Leeds/ Adam Murphy : acteur américain vu dans les séries Nip/Tuck (2003-2004), Bones (Pelant, 2012), NCIS : Los Angeles (2013-2014).

  • Victor Webster/Josh Davidson : acteur canadien, vu dans les séries Sunset Beach (1998-1999), Mutant X (2001-2004), Related (2005-2006), Esprits criminels (2009), Continuum (2012-2015).

  • Hommage à Stephen J. Cannell. 

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5. LES VRAIS HÉROS NE SE REPOSENT JAMAIS 
(COURSE CORRECTION)

Scénario : Terence Paul Winter

Réalisation : John Terlesky

Résumé :

Lors d’un enterrement un cercueil se renverse libérant deux corps !

Critique :

Au tour des séries hospitalières de passer à la moulinette de Castle ! Humour et ironie à tous les étages mais aussi beaucoup de sentiments voire du sentimentalisme si l’on est peu charitable. La victime, Valérie Monroe, était médecin dans un hôpital et elle a été tuée avec une « précision chirurgicale » selon la formule agréée. Le mode opératoire, et plus largement l’injection de formules médicales, permettent à Tamala Jones de sortir de son registre habituel pour développer une réelle expertise. La mise en scène de John Terlesky permet de donner un aspect fluide à une scène d’explication qui aurait été bavarde et pesante s’il l’avait tourné platement.

L’écriture de la série est bien rodée mais absolument pas mécanique. Ainsi, le premier suspect, Greg McClinctock, est-il bien entendu innocent du crime puisqu’il est le premier justement. Sauf que c’est bien plus subtil ! L’explication finale est stupéfiante par la maîtrise d’écriture et le jeu avec le spectateur qui a toutes les cartes en main mais tombe dans le panneau qu’on lui présente ! Comment faire autrement quand le scénario mêle un baron de la drogue qui employait la victime comme médecin personnel ? Comment passer sous silence le fait qu’elle était une informatrice du ministère de la justice ? Et que vient faire dans tout cela une recherche du docteur Monroe concernant la ville de Katona, État de New York, prototype selon le capitaine Montgomery « de la ville où il ne se passe jamais rien » ? La réponse à la question est fournie par le capitaine Montgomery lui-même ! Ruben Santiago-Hudson a peu de temps de présence mais il l’emploie bien, chaleureux, proche de ses troupes.

Et puis il y a de l’amour dans cet épisode. L’amour d’Alexis pour Ashley (absent bien qu’on parle beaucoup de lui) et le couple qui a « sa » chanson (de Taylor Swift). Celui de Castle pour Gina ; une crise entre eux dû à la jalousie de ce dernier déjà constatée quand on parle de sa fille mais qu’ils parviennent à surmonter grâce à un travail sur soi de cet égotiste de première qu’est Richard Castle. Nathan Fillion est impeccable et l’on sent les efforts que son personnage a fait par amour pour les autres. C’est aussi avec délice que l’on assiste à la lecture entre Castle et Beckett d’une correspondance amoureuse où ils espèrent trouver une piste. Non seulement c’est amusant mais c’est loin d’être purement anecdotique. Quant au mobile du meurtre, il est quelque part lié à l’amour, décidément un grand meurtrier !

Anecdotes :

  • Michael Cassidy/Greg McClinctock : acteur américain vu dans les séries Newport Beach (2004-2005), Smallville (2007-2008), Scandal (2012), Men at Work (2012-2014), The Magicians (2016).

  • L’épisode comprend de multiples références à des séries hospitalières, comme un « docteur Rhonda Shimes » ! Selon Castle, les médecins sont connus pour « leur fornication galopante » et le triolisme serait « courant » !

  • Retour de Monet Mazur (Gina).

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6. AUX AGUETS 
(ONE GOOD MAN)

Scénario : David Amann

Réalisation : Bill Roe

Résumé :

Le meurtre d’une femme blonde indique à la police de New York qu’un tueur en série, le Triple Tueur, est de retour en ville.

Critique :

Un épisode remarquable à l’intrigue complexe mais maîtrisé, aux dialogues froids et à la mise en scène lente et grave ; profondément noir, cet épisode, éclairci par l’intrigue secondaire qui aura son importance sur l’intrigue principale, ce qui est rare, réussit une figure imposée des séries policières : introduire la Némésis du (des) héros.

L’entrée dans l’épisode est déjà un signe de maîtrise narrative, visuelle et sonore. Quand tout va bien, la jeune femme blonde est éclairée par les lumières de la ville et on entend clairement Phil Collins. Puis, progressivement, le silence se fait. Très vite, Lanie relie ce crime à ceux du Triple Tueur. Ruben Santiago-Hudson enfile les habits du commandant Montgomery et, avec autorité, nous donne un topo sur ce meurtrier. Survient une seconde victime et seulement le générique ! Avec efficacité, mais en ayant tout de même pris le temps d’une scène d’émotion, le scénario introduit le héros noir de l’épisode, Marcus Gates incarné avec un talent fou par Lee Tergesen. L’acteur donne un détachement ironique à son personnage (il faut voir le sang-froid qu’il conserve alors qu’une armada de flics surarmés le mettent en joue). Les interrogatoires de Gates par Beckett seule sont des bijoux. Le ton est toujours calme mais la tension est palpable surtout que la froideur de Gates le rend de plus en plus affreux mais, comme il a réponse à tout, c’est une anguille qui se tient devant nous. Le second interrogatoire semble rejouer la même scène mais on notera alors que le réalisateur zoome sur les visages. Quelque chose de nouveau va sortir de tout cela.

Pour coincer Gates, les enquêteurs ont fouillé le passé du roi de Sing Sing et découvert son co-détenu, Jerry Tyson. Autant Gates est glacial, autant Tyson paraît émotif, mal à l’aise. Il faut que la police lui arrache les bribes d’information qui vont lui être utile. Mais, nous sommes dans Castle et c’est chez notre écrivain préféré qu’un détail fait tilt permettant de sauver une femme ! On s’achemine vers le happy end traditionnel mais on aurait dû mieux écouter Castle, insatisfait du dénouement. Parce ce que, cette fois, l’imagination débordante de ce dernier lui fait entrevoir trop tard la vérité. Le final sera éminemment fort et noir, et pourtant, il conservera jusqu’au bout une brindille d’humour.

Ce petit éclat d’humour, pareil à la noisette dans le chocolat noir, provient de la résolution de l’intrigue secondaire du jour : l’admirateur secret d’Alexis. Ce qui est amusant et bien écrit, c’est le caractère évolutif de cette histoire et la manière dont les protagonistes, Alexis mais surtout Castle, la vivent. Cette intrigue et la principale interagissent et se renforcent ou plutôt s’équilibrent ; la noirceur de l’intrigue principale est en partie compensée par la relative légèreté de l’intrigue secondaire. Ensuite, quand Alexis, très insouciante sur ce coup-là, décide de se rendre au rendez-vous fixé, Martha défend à son fils de la surveiller…se réservant ce rôle ! Bonne composition de Susan Sullivan qui rend très convainquant et savoureux le changement de pied de son personnage et donne à voir, mine de rien, l’amour profond que cette famille se porte. C’est le coup de fil qu’elle passera à son fils pour le rassurer qui va jouer un rôle déterminant dans le final de l’épisode.

Anecdotes :

  • Brian Klugman/Paul McCardle : acteur américain, surtout connu pour avoir joué dans Bones (2013).

  • Michael Mosley/Jerry Tyson : acteur américain, vu au cinéma dans La Proposition (2009) mais plus souvent à la télévision : Scrubs (2009-2010), The Closer (2010), Pan Am (2011-2012).

  • Lee Tergesen/Marcus Gates : acteur américain, peu de films notables mais une longue carrière télévisuelle : New York Police Judiciaire (1990), Homicide (1993-1994), Code Lisa (1994-1998), Oz (1997-2003), Desperate Housewives (2006), Dr House (2009), American Wiwes (2010-2011), Longmire (2013-2014), The Strain (2016).

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7. GUERRE DE GANGS 
(OUTLAWS)

Scénario : Elisabeth Davis

Réalisation : Felix Alcala

Résumé :

La mort d’un comédien minable conduit Castle et Beckett dans une histoire de faux-semblants.

Critique :

Un épisode pas déplaisant certes mais extrêmement banal et pour tout dire peu inspiré. L’intrigue est confuse, passant d’une chose à une autre sans s’en fixer sur une seule tout en étant très linéaire. La révélation de l’identité du coupable tombe comme un cheveu sur la soupe.

On avait pourtant commencé par une entrée contrastée comme la série sait si bien les faire. D’un côté, un policier en uniforme disparaît brusquement happé depuis l’intérieur d’un appartement d’où venait des cris. D’un autre côté, Alexis et Martha font des vocalises à 5 heures du matin !

C’est ce policier qui est mort sauf que c’était un comédien ! Un strip-teaser pour être précis. Et l’appartement abrite une colonie de jeunes femmes totalement effondrées quand Castle et Beckett y arrivent : enterrement de vie de jeune fille ! Mais passé cette ouverture hilarante, on va rire beaucoup moins et, dans Castle, c’est quand même plutôt gênant.

Tout le reste de l’épisode va dérouler la pelote que le patron de la boîte qui employait la victime a donné à Ryan et Esposito. Le club de strip-tease (passage assez drôle grâce à nos duettistes) amène à une « cougar » qui était la maîtresse de la victime mais avait rompu parce qu’il lui avait demandé 25 000 $. Argent qui amène à…etc. Tout cela pour nous amener à une histoire d’escroquerie très classique mais que la scénariste (pourtant talentueuse) n’a plus tellement le temps de développer et doit même bâcler la scène où le coupable est confondu. Et le spectateur avec lui.

L’intrigue secondaire est amusante (Alexis veut auditionner pour un rôle dans Grease à son lycée et Martha la coache) mais parfaitement anecdotique et complètement périphérique à notre intrigue. Seule la frimousse mutine de Molly C. Quinn et l’allant que met Susan Sullivan nous font passer un bon moment et, en fait, nous évite l’ennui.

Anecdotes :

  • La victime lisait des bouquins de Donald Trump parlant de finances.

  • Castle trouve que la victime ne valait pas 300$/heure : Lanie, elle, achète tout de suite !

  • Selon le patron qui reçoit Ryan et Esposito, les filles sont « dingues des petits maigrichons genre Twilight ». Ce qui date l’épisode !

  • Sagesse de Martha Rodgers : « Les auditions, c’est comme les hommes. Une de perdue… »

  • Mary Page Keller/Rebecca Dalton : actrice américaine, elle tourne surtout pour la télévision: Providence (1999), JAG (3 épisodes, 2002-2003), New York Police Blue (4 épisodes, 2004), Commander in Chief (4 épisodes, 2005), 24 heures chrono (2 épisodes, 2009), Castle (2010), NCIS : Los Angeles (2011), Supernatural (2011), Pretty Little Liars (4 épisodes, 2012), Chasing Life  (2014-2015).

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8. DOUCE MÉLODIE 
(MUSIC TO MY EARS)

Scénario : Matt Pyken

Réalisation : Bryan Spicer

Résumé :

La mort d’un employé municipal emmène Castle et Beckett vers une toute autre affaire.

Critique :

Solide épisode : une première affaire qui ouvre sur une seconde et relance complètement l’intrigue tout en faisant monter la pression. L’humour est bien dosé ; très présent au départ, il se fait plus rare ensuite à la mesure de l’élévation des enjeux. Un parfait tempo empêche tout ennui. Tout juste peut-on regretter que tous les acteurs ne soient pas au top niveau.

C’est à Central Park que nos duettistes préférés se retrouvent autour du cadavre d’un certain « Lenny les bonnes ampoules », un électricien chargé de changer les ampoules dans le métro de New York. D’emblée, le scénariste nous dit que ce n’est pas une affaire simple : la victime a été tuée de trois balles au terme d’une chasse à l’homme. Pourquoi le tuer ? Ryan et Esposito pensent avoir trouvé du matériel d’espionnage chez lui à moins que ce ne soit son peu scrupuleux supérieur ? Matt Pyken nous présente ces pistes avec une parfaite crédibilité mais elles sont fausses ! L’explication de la présence du matériel est absolument hilarante !

Et c’est là que le scénariste nous inflige un rebondissement dramatique : la victime a été tuée pour avoir assisté à un enlèvement d’enfant ! La tension est installée d’emblée puisque les enquêteurs ignorent l’identité de l’enfant et doivent la découvrir. En outre, Nathan Fillion nous permet d’apprécier la partie dramatique de Castle ; un père qui comprend quelle épreuve traverse le père du gamin. Père joué par John Pyper-Ferguson qui est très juste. L’acteur est très impliqué et on croit à sa peine beaucoup plus qu’à celle de la mère, tellement plus fade et dans un rôle extrêmement convenu. Un père qui passe aussi un temps pour le coupable et clame son innocence alors que le temps presse. A ce stade de l’épisode, il pourrait très bien être un kidnappeur. Ça oui mais tueur, cela était plus difficile et les enquêteurs en sont conscients. Leurs interprètes aussi et on est à fond avec eux. Le final, dynamisé par Nathan Fillion dont le personnage a deux éclairs de génie qui décide du succès et Stana Katic, très convaincante dans l’action. Ruben Santiago-Hudson est très bien aussi dans un registre plus dur que d’habitude.

L’intrigue secondaire est amusante quoique résolument mineure : Alexis garde le rat domestique de son petit ami Ashley (Ken Baumann, peu expressif), une bestiole nommée Théodore, et qui disparaît. Elle le cherche en vain et craint la réaction du jeune garçon. Pas vraiment de quoi fouetter un chat. L’intrigue ne passionne pas Molly C. Quinn outre mesure même si l’actrice a déjà suffisamment de talent pour nous garder avec elle.

Anecdotes :

  • Quand Castle parle de Ben par rapport au rat, il fait référence au film d’horreur Ben de Phil Karlson sorti en 1972.

  • Pour Beckett, l’animal de compagnie le plus courant à New York, c’est le cafard ! L’animal le plus étrange qu’elle ait eu ? Castle bien sûr !

  • Castle fait référence à « Flamme d’argent », une nouvelle de Sherlock Holmes où c’est l’absence d’une chose (en l’occurrence un aboiement) qui en révèle une autre.

  • Carmen Argenziano/Marco Rivera : acteur américain actif sur les deux écrans. Au cinéma, on a pu le voir dans Le Parrain II (1974), Le retour de l’inspecteur Harry (1983), Broken Arrow (1996), Anges et Démons (2009). A la télévision dans Columbo (1973), L’Agence tous risques (1983), La loi de Los Angeles (1986-1990), Urgences (1995), Stargate SG-1 (1998-2005), Docteur House (2007), Hawaï Five-0 (2014).

  • John Pyper-Ferguson/Dean Donegal : acteur canadien d’origine australienne, on a pu le voir dans X-Men l’affrontement final (2006) mais plus souvent à la télévision : Brisco County (1993-1994), MilleniuM (1997-1998), Les Experts (2000, 2010), Brothers & Sisters (2006-2007), Terminator : Les chroniques de Sarah Connors (2009), Grimm (2012), Once upon a time (2013), The Last Ship (depuis 2014), Marvel : les agents du SHIELDS (2017).

  • Eve Carradine/Mirielle Lefcourt : Ever Dawn Carradine est la nièce de David Carradine. On a pu la voir essentiellement à la télévision : Les Dessous de Veronica (1998), Les Experts (2004), Supernatural (2009).

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9.  À TOUTE VITESSE 
(OVERDRIVE) 

Scénario : Shalisha Harris

Réalisation : Bethany Rooney

Résumé :

La mort très étrange d’une astrophysicienne amène Castle et Beckett aux frontières du réel.

Critique :

Savoureux hommage à une glorieuse ainée tout autant que passage au tamis de la question extraterrestre, cet épisode est un régal ultra-référencé (Castle est une série « geek » à l’image de son héros) qui insère avec bonheur une enquête policière dans un cadre baignant dans l’étrange. L’on est toutefois plus proche de Jean Ray avec un « fantastique expliqué ».

La victime était une astrophysicienne retrouvée victime d’une « décompression explosive » ; ce qui se produit lorsqu’un corps est situé hors de l’atmosphère ! Tamala Jones rend bien la perplexité de Lanie et la suite de l’autopsie ne va pas lui rendre le sourire ; il y a bien plus de questions que de réponses. Mais si la légiste est perdue, Castle, lui, est tout sourire ! La victime a été enlevée par des aliens ! Lorsque le générique est lancé après 10 minutes d’épisode, cette hypothèse n’a pas pu être démentie par Beckett !

Il est intéressant de revoir nos duellistes dans leurs rôles de sceptique et de convaincu d’autant qu’à la différence de la magie, l’hypothèse d’une vie (et d’une intelligence) extra-terrestre est toujours valable scientifiquement même sans aller jusqu’aux élucubrations de la littérature et du cinéma fantastique. Jusqu’au bout, Beckett refusera d’admettre que les aliens existent même si, un instant, la logique policière semble vaciller. Le scénario donne évidemment un peu de temps à la thèse ufologique et s’offre Lance Henrikssen en invité de luxe ! Certains pourront regretter le temps relativement bref de sa présence mais c’est en fait cohérent avec la série : Castle est une série policière et non une série fantastique. Disons que c’est un témoignage de sympathie et une révérence faite à un acteur reconnu dans ce domaine tout autant qu’un hommage à la célèbre série où la vérité est ailleurs. En tout cas, en peu de minutes, l’acteur est très juste. Très posé, Benny Stryker n’a rien d’un gourou illuminé et il a même des informations pour les enquêteurs. Impossible de ne pas sourire quand il affirme avec un sérieux académique que le Gouvernement est derrière tout cela ! Et ce n’est pas la suite qui va le démentir !! Des « agents fédéraux » enlèvent les affaires de la malheureuse et interrogent dans des conditions ultraclichées nos héros !!!

Cet « enlèvement » est le climax de l’hommage. Par la suite, la vérité va se faire jour sous un angle réaliste de plus en plus affirmé. Castle a une idée pour le moins cocasse pour joindre ces mystérieux agents et le fait que ça marche souligne le côté fictionnel de la série. C’est encore l’écrivain qui va comprendre que quelque chose ne va pas du côté de la victime. Bien vu de la part de la scénariste que de ne pas faire de l’écrivain un obstiné. S’il croit en la magie et aux « petits hommes gris » (merci Mulder !), il n’en fait pas l’alpha et l’oméga. Si la prosaïque réalité doit l’emporter, alors tant pis ! Mais on sait qu’il ne renoncera pas à ses convictions. C’est finalement la coopération entre la police et un agent fédéral secret mais bien réel qui permettra à la vérité de se faire jour.

Anecdotes :

  • L’épisode ne compte pas d’accroche. La séquence « Il y a deux catégories de personnes qui réfléchissent à des façons de tuer » est supprimée.

  • « Les parents d’Ashley vous aimeront. Il vous suffit de ne pas être vous-même », assène avec gourmandise Beckett à Castle qui doit dîner avec les parents du petit ami d’Alexis !

  • Le titre original de cet épisode est un jeu de mot avec le titre original du film Rencontres du troisième type à savoir Close Encounters of the Third Kind.

  • Cet épisode multiplie les références à la série X-Files : Aux frontières du réel. Le titre français l’avait déjà annoncé !

  • Un des acteurs invités, Lance Henriksen, a interprété le personnage principal de la série MillenniuM, créée par Chris Carter à l'instar de X-Files.

  • Castle, après avoir parlé chinois, explique qu'il parle chinois parce qu'il adorait une série télévisée. Une autre référence à la série Firefly dans laquelle Nathan Fillion jouait dans un monde où l'anglais et le chinois mandarin sont parlés couramment par tout le monde.

  • Lance Henriksen/Benny Stryker : acteur américain, vu au cinéma dans Rencontre du troisième type (1977), Terminator (1984), Aliens, le retour (1986), Aliens 3 (1992), Mort ou vif (1995), Scream 3 (2000), Appaloosa (2008). Il a également joué pour la télévision où il est surtout connu pour MilléniuM (1996-1999). On l’a vu aussi dans NCIS (2007) et The Blacklist (2015).

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10. MAUVAISE ALLIANCE 
(FOLLOW THE MONEY)

Scénario : Scott Williams

Réalisation : Bryan Spicer

Résumé :

La mort d’un ancien docker fauché, un ancien bar et la Prohibition sont les ingrédients du nouveau cocktail pour Castle et Beckett.

Critique :

Bel hommage au passé sulfureux de l’Amérique mais aussi à une certaine ambiance quand « atmosphère » voulait dire quelque chose de l’esprit d’un lieu.

Tout commence quand le corps d’un certain Donnie est sorti de l’East River. Les enquêteurs trouvent très vite que c’est un ancien docker et Castle fantasme déjà sur l’implication de la Mafia ! Il y a bien un ancien type louche mais il a juste vendu un bar, le Old Haunt à Donnie qui y avait des souvenirs. Castle fait un éloge vibrant du lieu et c’est un régal d’entendre vibrer ces mots d’autant que Nathan Fillion est vraiment excellent dans l’incarnation de son personnage. Sur cet épisode, il vole la vedette à Stana Katic qui se rattrape pour partie dans l’interrogatoire du barman. C’est ultra-sexy et plein d’humour. On a encore l’occasion de rire avec le troisième suspect de l’épisode, complètement « chargé » mais blanc comme neige. C’est sans doute le point faible de cet épisode ; le coupable n’est pas si dur à trouver quand on a éliminé presque tout le monde très vite. A défaut d’un whodunit à la Duchesse de la mort, il reste le whydunit.

Le Old Haunt est au cœur de l’intrigue et le décor a été particulièrement soigné. Il y a un bel effort de reconstitution avec ce souci de lier le beau à l’utile, à savoir donner l’illusion qu’il s’agit d’un lieu lié à la Prohibition. Le tunnel qu’empruntent nos duettistes est un classique de la littérature policière de l’époque (lire Sax Rohmer ou Dashiell Hammett) mais il s’insère avec aisance dans l’histoire et joue un rôle déterminant dans l’explication et la résolution de l’intrigue. Le scénariste s’offre en plus le luxe de se payer la jeunesse branchée par cette confrontation entre un Castle amoureux et respectueux du passé et une tête à claque patron de start-up ; le genre à se gargariser d’avoir inventé la roue et de l’avoir fait breveter. La charge caustique est à déguster sans modération.

Dans une histoire où le passé se rappelle et se confronte au présent, l’intrigue secondaire avec la copine d’Alexis venue du Kansas est certes très mineure mais elle résonne plutôt bien avec l’ensemble.

Anecdotes :

  • Castle a écrit « Pour une poignée de balles » au Old Haunt.

  • L’écrivain multiplie les références au cinéma dont Les Dents de la mer et Alien.

  • Beckett fait référence aux « alligators » dans les égouts. Légende urbaine, elle s’appuie sur un fait véridique : un crocodile est sorti des égouts de New York le 10 février 1935. Dès 1936, la municipalité lança une campagne d’éradication. Il est de toute façon impossible à un reptile de vivre dans un environnement aussi froid.

  • La Prohibition : le terme renvoie à la campagne contre la production, la vente et la consommation d’alcool. Elle fut institutionnalisée par le 18ème amendement en 1919 mais suscita une puissante contrebande. Roosevelt la supprima en 1933 (21ème amendement).

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11. PARI GAGNANT 
(LET IT RIDE)

Scénario : David Grae

Réalisation : Jeff Blekner

Résumé :

Alors que l’équipe enquête sur la mort d’une marieuse, elle accueille l’actrice qui doit incarner Nikki Heat au cinéma et veut s’inspirer de Beckett !

Critique :

Attention ! Idée brillante ! Un scénario signé David Grae est en général gage de qualité mais ici, il fait preuve d’une belle inventivité et d’un grand humour car c’est la série qui se moque d’elle-même ! La mise en abîme est hilarante et nos duettistes interprètent une symphonie en trois temps impeccable. Comme l’intrigue policière n’est nullement sacrifiée à cet exercice de style, le spectateur est à la noce !

A la noce parce que la victime, Stacy Collins, veillait à ce que des couples se rencontrent. « Un petit meurtre te fera du bien » avait dit Alexis à son père affligé par le choix de l’actrice Natalie Rhodes pour interpréter Nikki Heat. C’est vrai que les premières images dont on nous gratifie n’ont rien de gratifiant pour elle et l’énoncé de sa filmographie – qu’Alexis n’a « pas vu » mais qu’elle connaît bien – a de quoi faire fuir en effet !! Or, voilà que ladite Natalie Rhodes débarque sur la scène de crime !!! Beckett avait donné son accord pour qu’elle la suive et prenne des notes (elle a l’habitude !). C’est le premier mouvement de la symphonie : Beckett confiante, collaborant de bonne grâce avec une Natalie à l’écoute, concentrée et un Castle proprement snobé et dont toutes les tentatives pour se rendre intéressant virent au pathétique. Il a des répliques d’une platitude confondante prononcées avec le sérieux qui ne va pas. Même Chuck Norris s’en sortirait mieux ! Nathan Fillion est juste génial ; une mimique suffit pour nous faire comprendre la solitude d’un auteur à qui sa muse et sa création échappent. Que Natalie n’ait pas lu Vague de chaleur, roman justement porté à l’écran, est juste le dernier clou du cercueil de Richard Castle !

Le second mouvement correspond à l’approfondissement de l’enquête. La victime versait beaucoup d’argent à un détective miteux qui se renseignant sur les clients de celle-ci. A ce moment, Natalie avoue à Castle qu’elle trouve le personnage de Nikki « complexe » et qu’elle espère parvenir à lui ressembler un peu. Cela n’a l’air de rien mais ces quelques mots rassénèrent le romancier qui amorce sa « réévaluation » de l’actrice. Laquelle, pour s’immerger dans le personnage, va jusqu’à copier la gestuelle de Beckett et à lui ressembler physiquement ! C’est bluffant ! Du coup, Beckett commence à paniquer. Il faut dire que Laura Prépon en brune ressemble effectivement beaucoup à Stana Katic ! On est aussi obligé de rire devant la mine rêveuse de Nathan Fillion !!! Le réalisateur s’amuse avec des gros plans sur les visages montrant la palette des sentiments des acteurs. Ce mouvement se termine lorsque, pour « rentrer dans le personnage », Natalie « chauffe » Castle puisque celui-ci s’est inspiré de lui-même pour créer le personnage de Jameson Rook, journaliste qui suit Nikki Heat de près (de très près même).

Enfin, le troisième mouvement voit Natalie demander à Beckett si Castle est gay : ce dernier a refusé de coucher avec elle ! Du côté de l’enquête, les policiers se sont concentrés sur la jolie secrétaire du miteux et celle-ci avoue piéger des hommes à la demande de Stacy. Le final baigne dans le mélodramatique mais c’est justement l’effet recherché et c’est vraiment drôle. Natalie Rhodes en est quasiment arrivé à faire plus Beckett que Beckett et celle-ci est soulagée que cela soit fini. Tout au long de l’épisode, Stana Katic et Nathan Fillion auront été à leur meilleur niveau mais Laura Prépon se sera révélée excellente. Qu’elle commence avec un look de bimbo ne fait que renforcer la mue de l’actrice qui joue une actrice devenant meilleure à mesure qu’elle comprend le personnage. C’est une jolie réflexion sur l’image et le monde du spectacle, plus originale d’autant que Castle s’est justement inspiré de Beckett pour créer Nikki et voilà Natalie copiant Beckett pour comprendre Nikki. Pour une fois, Frankenstein a réussi son œuvre !

En petite musique de fond, l’intrigue mineure du jour prend Kevin Ryan en personnage principal. Il va demander sa petite amie Jenny en mariage. Castle lui donne quelques conseils farfelus qui lancent l’épisode ! Et il se trouve que Natalie est un fantasme du policier ! Seamus Dever est épatant dans cet homme simple, qui s’efforce d’être un bon policier et un amoureux sincère malgré la présence d’une bombe sexuelle à ses côtés. L’épisode se termine sous les applaudissements. Rien de plus normal.

Anecdotes :

  • Nikki Heat est le nom original de l’héroïne créée par Castle. En VF, elle est appelée « Nikki Hard » mais, dans les traductions françaises des romans, c’est bien son nom original qui est utilisé.

  • Après le record d'audience de près de 10 millions de téléspectateurs sur la chaîne ABC, celle-ci a commandé une quatrième saison pour la série.

  • Lorsque Ryan montre sa bague à Castle, celui-ci fait un simulacre de demande à Beckett. C’est la seconde fois qu’il lui présente une bague de fiançailles.

  • Laura Prépon/Natalie Rhodes : actrice américaine, essentiellement présente à la télévision : That 70’Show (1998-2006), How I met your mother (2009-2010), Docteur House (2010), Orange is the new black (depuis 2013).

  • Absence de Tamala Jones et de Ruben Santiago-Hudson.

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12. HUIS CLOS EXPLOSIF 
(HELL ON THE HIGH WATER)

Scénario :Terri Edda Miller

Réalisation : Millicent Shelton

Résumé :

Castle et Beckett enquêtent sur la mort d’un magicien mais il y a un lapin dans le chapeau !

Critique :

Consacrer un épisode de Castle à la magie relève tellement de l’évidence qu’on se demande comment les scénaristes n’y ont pas pensé plus tôt. Il est aussi agréable que la magie constitue un élément de constitution du « Caskett » par les souvenirs qu’elle évoque à nos duellistes.

Faux semblant. C’est ce qui qualifie le mieux la magie. Tout est différent de ce qu’il paraît être et le scénario parvient à rendre tangible sans gratuité cette évidence. La mort paraît être un suicide mais la lettre laissée par la victime révèle autre chose. Ladite victime paraît soudain vivante mais c’est un frère jumeau (d’où la théorie farfelue du jour de Castle). Un vieil artisan construit un automate mais les enquêteurs ont découvert des traces d’explosif. Pour finir, deux morts sortent de leurs tombes ! Pour résoudre le meurtre et confondre le coupable, la police va devoir avoir recours…à la magie ! C’est brillant, bien joué et ce coup final couronne aussi un épisode où l’humour n’aura pas manqué.

Faux semblant donc. Deux intrigues secondaires utilisent ce procédé. D’abord, Lanie et Esposito qui sont en couple mais le cache aux autres. L’épisode est généreux avec Tamala Jones qui dispose de bien plus de temps de présence et l’utilise à bon escient réussissant en une scène à être à la fois glamour et factuelle. Ensuite, Castle et Gina dont l’histoire prend fin. Ainsi que l’avoue le romancier à sa mère (brève mais utilise présence de Susan Sullivan parfaite en mère attentive et présente), il vivait quelque chose de banal et rêvait de magie. C’est aussi la morale de cette histoire : la magie détourne le réel, elle ne s’y substitue pas.

Anecdotes :

  • « Alakazam » invoque Beckett : c’est une formule contraire au traditionnel « Abracadabra » dont l’origine est moyen-orientale mais l’étymologie contestée. C’est une invocation performative (la prononcer provoque quelque chose) et c’est la formule utilisée pour animer le Golem.

  • Brett Cullen/Christian Dahl : acteur américain, vu au cinéma dans Wyatt Earp (1994), La vie devant ses yeux (2007) mais plus souvent à la télévision : Les oiseaux se cachent pour mourir (1983), Falcon Crest (1986-1988), L’Equipée du Pony Express (1989-1990), Ally McBeal (1997), FBI : Portés Disparus (2002), Desperate Housewifes (2004-2005), A la Maison-Blanche (2005-2006), Lost (2005-2008), Ugly Betty (2006-2007), Person of Interest (2011-2013), Under the Dome (2014-2015).

  • Jeff Hephner/Edmund et Zalman Drake : acteur américain né Jeffrey Lane Hephner. On l’a vu dans les séries Newport Beach (2005), Docteur House (2008), Chicago Fire (2013), Chicago Med (2016).

  • Absence de Ruben Santiago-Hudson.

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13. LE RETOUR DU PIRATE 
(RETURN OF THE KING)

 

Scénario : Will Beall

Réalisation : Tom Wright

Résumé :

Un ancien policier contacte Kate Beckett pour lui parler du meurtre de sa mère mais il est abattu devant elle.

Critique :

Il y a deux catégories d’épisodes excellents dans Castle : ceux qui poussent l’humour au plus loin en pastichant les films et séries de genre et ceux qui sont des œuvres au noir. Cet épisode est de la seconde catégorie et de la meilleure eau.

Exceptionnellement, il ne débute pas par la découverte d’un corps ; ce qui est déjà une indication que ce n’est pas un épisode ordinaire. John Raglan est mourant et veut tout raconter à Beckett (venue en compagnie de Castle) mais il est tué. Il a tout de même eu le temps d’apporter un élément nouveau qui, dans un premier temps, complexifie l’histoire. A rebours de l’épisode type, aucune des personnes interrogées n’est innocente à un degré ou à un autre mais toute sont des pièces d’un sinistre puzzle qui prend sens dans une époque pas si lointaine où New York vivait sous la coupe de la Mafia. Presque tous les interrogatoires sont des confrontations ; celle avec Vulcan Simmons est la plus violente psychologiquement. Jonathan Adam est prodigieux dans l’incarnation d’un véritable serpent, malveillant, à la fausse élégance, mais fin renard et sachant pousser à bout Kate Beckett. Sans faute de Stana Katic qui fait ressentir toutes les émotions par lesquelles passent son personnage. Il faut la voir complètement livide par exemple. On est avec elle du début à la fin sans la lâcher et on apprécie que Richard Castle vienne la soutenir. Le romancier, à qui sa mère a demandé d’être honnête sur la raison qui le fait aller au poste de police tous les jours, ne se dérobe pas. Il apportera une aide importante et il sera déterminant dans le final éprouvant.

Le grand mérite de cet épisode est de replacer un fait – le meurtre de Johanna Beckett – dans un contexte plus large ; lui donnant une profondeur et une consistance et partant un intérêt. Intérêt renouvelé puisque l’épisode ne résout pas le crime originel tout en faisant avancer l’histoire générale. Les nouveaux personnages impliqués sont importants chacun à leur manière, ce qui construit une narration riche et passionnante à suivre et qui rend crédible la présence du « dragon » ; le puissant commanditaire in fine. Avec une réalisation alerte qui joue à fond la carte du mouvement, tout en réussissant à placer de courts mais précieux moments plus intimes, c’est un des sommets de la saison.

Anecdotes :

  • Jonathan Adam/Vulcan Simmons : acteur américain, très peu de films à son actif mais plusieurs séries : Bones, Nikita, NCIS : Los Angeles.

  • Max Martini/Hal Lockwood : acteur américain présent sur les deux écrans. Au cinéma, on a pu le voir dans Il faut sauver le soldat Ryan (1998), Colombiana (2011), Captain Phillips (2013), Cinquante nuances de Grey (2015), Cinquante nuances plus sombres (2017). A la télévision : Le Caméléon (1997), Les Experts (2002), Les Experts : Miami (2003), The Unit (2006-2009), Mentalist (2012).

  • Absence de Molly C. Quinn et de Tamala Jones.

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14. PANDORA'S BOX, PART 2 
INÉDIT EN FRANCE

Scénario : Alexi Hawley

Réalisation : Émile Levisetti

Résumé :

Castle et Beckett enquêtent sur la mort d’un ancien gagnant de la loterie.

Critique :

Un épisode sympathique mais un peu banal. Le thème de « l’argent ne fait pas le bonheur » est par trop cliché pour être un moteur d’intrigue satisfaisant.

De fait, si l’histoire se suit sans déplaisir et avec un certain nombre de rebondissements intéressants voire amusants, elle n’a pas d’éléments de fantaisie qui font le sel de cette série. Elle reprend un certain nombre de clichés (enfant toxico, passé qui ne passe pas) ou de figures rituelles (dealer jouisseur, gagnant qui culpabilise, majordome guindé). Il y a cependant un bon rebondissement pour relancer l’intrigue dans la dernière partie de l’épisode, ce qui donne un coupable convainquant et qu’on avait trop facilement laissé passer. On appréciera aussi l’astuce de Castle pour résoudre l’énigme. Le fil rouge de ce que ferait les personnages principaux avec le gros lot est plaisant mais sans plus. Sauf le final qui est réellement touchant parce qu’il concerne nos héros.

L’intrigue secondaire du jour concerne Martha désemparée par l’héritage fabuleux que lui a laissé Chet. Il est agréable que ce soit Beckett qui lui souffle le moyen d’en user sans mal agir et sans remords.

Anecdotes :

  • Pour Castle, le coupable c’est le majordome ! Un classique du roman policier dont Chapeau melon avait su faire son miel (Les espions font le service).

  • « La richesse ne fait qu’accentuer tous les aspects de notre personnalité » philosophe Castle…qui avoue que c’est son côté enfantin qui en a profité.

  • Castle s’est acheté un cratère de la Lune ! Depuis le traité sur l’espace de 1967, la Lune est considérée comme un espace international (comme les mers). En revanche, l’appropriation dans des buts commerciaux et économiques reste juridiquement floue.

  • Ned Bellamy/Logan Meech : acteur américain, vu dans Les enquêtes de Remington Steele (1986), Arabesque (1993), Les Experts : Miami (2004), The Unit (2006-2007), Terminator : les chroniques de Sarah Connors (2008-2009), Treme (2011-2013), Resurrection (2014).il a aussi joué au cinéma : Ed Wood (1994), Dans la peau de John Malkovitch (1999), Saw (2004), Twilight chapitre I-Fascination (2008), Django Unchained (2012).

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15. TERMINUS 
(END OF THE LINE)

Scénario : Moira Kirland

Réalisation : John Terlesky

Résumé :

La mort de l’épouse d’un vieil ami de Richard Castle provoque une crise avec Kate Beckett.

Critique :

Moira Kirland a brillamment mis en forme cette idée géniale que de mettre à l’épreuve la solidité du « Caskett » sur un autre terrain que celui des sentiments ; en plaçant cette opposition sur le terrain qui les réunit : le crime.

La victime était l’épouse de Damian Weslake, ami de Castle. Les explications que donne celui-ci à sa défense acharnée sont très convaincantes ; en plus, Nathan Fillion donne beaucoup de chaleur à celles-ci. L’acteur est impeccable, tant dans son obstruction initiale que dans son repentir et sa soif de justice. « Écoute ton cœur » lui dit Martha, toujours de bon conseil. Le scénario est véritablement habile puisqu’il charge Damian mais indirectement. L’élément le plus lourd étant la « coïncidence » entre ce crime et la mort du père de Damian, 20 ans auparavant. Or, que dit-on des coïncidences dans les séries policières ?

La série joue sur ses habitudes, comme le « bon » suspect initial mais innocent. Le fait qu’il soit relativement vite expédié signifie que le scénario va appuyer ailleurs et, de fait, il multiplie les suspects. Ils sont relativement bien dessinés même si un peu schématiques. Par contre, Jason Wiles n’est pas tout à fait le bon choix pour Damian. Emprunté, peu à l’aise et sans beaucoup d’expression, il ne crée que partiellement une connexion avec Nathan Fillion. Mais il y a beaucoup de rebondissements, tous crédibles et la rivalité entre Castle et Beckett rajoute un allant et pas mal de suspense. L’enquête à double hélice accouche d’une double résolution absolument stupéfiante et d’un final doux-amer.

Anecdotes :

  • « Chez les riches, les meurtres sont toujours bizarres » affirme Esposito

  • L’épisode se passe aux alentours de la Saint Valentin.

  • Alicia Coppola/Amber Patinelli : actrice américaine diplômée d’anthropologie et ancien mannequin n’a aucun lien de parenté avec Francis Ford Coppola. Vue au cinéma dans Benjamin Gates et le trésor des Templiers (2008) mais plus souvent à la télévision, notamment Another World (1991-1993), Trinity (1998-1999), Cold Feet (1999-2000), JAG (2003), Preuves à l’appui (2003-2005), NCIS (2004-2005, 3 épisodes), Mon oncle Charlie (2005-2013), NCIS : Los Angeles (2010, 2015), Esprits criminels (2014), Shameless (2016).

  • Tom Irwing/Simon Campbell : acteur américain, vu dans les séries Angela, 15 ans (1998-1999), Les Experts (2002), Related (2005-2006), Saving Grace (2007-2010), Grey’s Anatomy (2010-2011), Devious Maids (2013-2016).

  • Jason Wiles/Damian Westlake : acteur américain, surtout actif à la télévision : New York 911 (1999-2005), American Wives (2007), Esprits criminels (2010), Scream (2015).

  • Absence de Tamala Jones.

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16. ENVERS ET CONTRE TOUT 
(THE LAST STAND)

Scénario : David Amann

Réalisation : Rob Bowman

Résumé :

Croyant enquêter sur la mort d’un simple chauffeur de taxi, Castle et Beckett se retrouvent à chercher une arme de destruction massive !

Critique :

L’excellent épisode par nature : partir d’un fait banal et amener doucement à quelque chose de beaucoup plus gros, mettre de l’humour au départ puis le réduire progressivement tout en faisant monter la pression, doubler l’enquête habituelle du soupçon de la manipulation, et vous obtenez 40 minutes  (quasiment) sans faute qui vous scotchent à votre fauteuil.

D’entrée de jeu, Rob Bowman – sûrement le meilleur réalisateur de la série et un très bon réalisateur tout court – installe une tension, un rythme rapide marqué par une musique forte, qui scande les secondes et que l’on retrouvera plus tard. Tout commence donc par la mort d’Amir, un chauffeur de taxi dans un entrepôt abandonné. Ainsi que le souligne Lanie, tout pourrait faire paraître à un vol qui aurait mal tourné mais pourquoi avoir brisé les doigts du défunt ? David Amann, une des meilleures plumes du staff, nous invite ainsi à ne pas prendre ce que nous allons voir comme allant de soi, plus que d’habitude. La présence d’un diplomate syrien semble convenue mais c’est efficace pour troubler l’onde et cela nous vaut l’habituelle mais toujours réjouissante théorie de Castle ! Lequel devant un garde-meuble nous régalera une dernière fois d’une référence cinématographique amusante.

Une dernière fois parce que voilà que des traces de radioactivité sont détectées. Avant que l’enquête n’atteigne un climax de tension, le scénario s’est accordé une pause pour que Beckett évoque ses états d’âme, dise son amertume devant la tournure de sa vie amoureuse et trace le portrait du compagnon idéal. Intéressant que, sur ce passage, Nathan Fillion n’ait aucune ligne de texte. L’arrivée de Mark Fallon, de la Sécurité Intérieure, n’apaise pas vraiment les esprits ; d’autant qu’Adrian Pasdar est diablement convainquant en homme d’autorité. L’enquête suit un rythme trépidant car il y a urgence et ce moteur, pour être classique, n’en reste pas moins efficace. Tout comme le procédé un brin éculé d’éjecter les héros de l’enquête, histoire de dramatiser encore un peu les enjeux. Alors, certes, du coup, il n’y a plus de surprise désormais mais cela n’enlève rien à la qualité de l’ensemble car David Amann a su doser les révélations, amener chaque élément à temps et s’il ne surprend pas, c’est qu’il avait gardé une terrible carte dans son jeu qu’il abat à la dernière minute nous laissant tétanisé !

Anecdotes :

  • Cet épisode et le suivant forment un double épisode.

  • Alon Moni Aboutboul/Fariq Yusef : acteur israélien, vu au cinéma dans Rambo 3 (1988), Munich (2005), The Dark Knight Rises (2012), La chute de Londres (2016). Il travaille aussi pour la télévision : NCIS (2010), Fringe (2011), NCIS : Los Angeles (2013), The Blacklist (2014), The Leftovers (2015).

  • Lochlyn Munro/Kevin McCann : acteur canadien, vu dans Highlander (1994), JAG (1999), Monk (2004), Hawaï Five-0 (2012), Rizzoli & Isles (2015). Au cinéma, dans Dracula 2001 (2000), Freddy contre Jason (2003), Assaut sur Wall Street (2013), A la poursuite de demain (2015).

  • Adrian Pasdar/agent Mark Fallon : acteur américain, vu au cinéma dans Top Gun (1986), Aux frontières de l’aube (1987), L’impasse (1993) mais surtout à la télévision : Profit (1996-1997), Les Chemins de l’étrange (2000-2002), Amy (2003-2005), Heroes (2006-2010), The Lying Game (2011), Agents of SHIELD (2014), Colony (2016).

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17. RAPIDE, SILENCIEUX, MORTEL 
(SWIFT, SILENT, DEADLY)

Scénario : Andrew W. Marlowe

Réalisation : Bill Roe

Résumé :

Les enquêteurs n’ont que quelques heures pour découvrir la bombe.

Critique :

La surprise ne joue plus ici puisque le spectateur sait quels sont les tenants et les aboutissants mais le scénario d’Andrew W. Marlowe sait parfaitement user du contre-la-montre, gérer la tension et garder un peu de temps pour ses personnages. La réalisation est sans faute. L’orchestration est cependant moins présente et moins signifiante que pour le premier volet.

Tout le départ de l’épisode (jusqu’au générique) se joue sur trois fronts qui se renforcent mutuellement générant un effet d’angoisse croissant : Castle et Beckett se congelant à petit feu, Martha et Alexis rentrées inopinément et se demandant où est Richard, les enquêteurs à cran ayant autre chose à faire que les chercher. Évidemment que notre couple préféré s’en sortira mais, par un coup de vice dont on aurait pourtant pu s’attendre de la part de Marlowe, le « Caskett » subit un coup d’arrêt.

Castle va véritablement être le moteur de tout l’épisode. Ce sont ses intuitions, ses suggestions qui vont réellement permettre à l’enquête de progresser. Du grand Nathan Fillion. Pourtant, Mark Fallon ne passe pas au second plan grâce à l’énergie que met Adrian Pasdar dans son personnage. Il ne le rend vraiment pas sympathique mais c’est parfaitement voulu et pleinement réalisé. Juste une anecdote glissée par Ryan éclairera sur les motivations de l’agent Fallon. Après la séquence Dana Delany en saison 2, c’est une autre séquence de haut vol que s’offre la série avec Adrian Pasdar. C’est moins chaleureux mais, du moins, c’est complètement différent et pas moins intéressant. Coup de génie du scénariste que la « méthode Castle » qui sauve New York ! C’est à peine croyable mais c’est tellement bon !!

Anecdotes :

  • Générique différent : il est bleu glacier et l’orchestration n’est pas la même.

  • « On est programmé par la peur » énonce Beckett

  • Approximativement au 3/4 de l’épisode, Esposito cite deux noms, Evan Bauer et Jack Cochran ; en prenant le nom du premier et le prénom du second, il est possible d'obtenir Jack Bauer, le personnage principal de 24 heures chrono. Cochran est sans doute une référence à Robert Cochran, co-créateur de la série (avec Joel Surnow). Quant à Evan peut être une référence à Evan Katz, scénariste/executive producer durant toute la série 24 heures chrono, et co-créateur avec Manny Coto du spin-off 24 : Legacy.

  • Absence de Tamala Jones.

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18. UN PASSÉ ENCOMBRANT 
(SLAY THE DRAGON)

Scénario : Elisabeth Davis

Réalisation : David M. Barrett

Résumé :

Castle et Beckett enquêtent dans le monde impitoyable du soap-opera.

Critique :

Une fois encore, Castle se paye un genre et c’est le soap qui trinque. L’épisode est amusant, surjoué évidemment mais il aurait pu être meilleur cependant. Les différents éléments donnent plus l’impression d’être juxtaposés que réellement mêlés. On passe donc de l’un à l’autre sans vrai lien. L’écriture d’un soap a peut-être déteint sur Elisabeth Davis. En tout cas, on rit pas mal.

La mort de la victime est déjà une satire en soi : c’est un auteur ! L’effet miroir joue et on savoure d’autant que Castle et Beckett la prolonge d’une certaine façon. Néanmoins, ensuite, c’est un déroulement beaucoup plus classique qui survient même si les interrogatoires des comédiens sont très cocasses. Très drôles certes mais on a quand même connu plus désopilant. Elisabeth Davis s’amuse à doter tous les suspects d’alibis et on sourit devant la perplexité croissante des enquêteurs. Le problème c’est que quand Castle trouve la solution, l’impression laissé c’est qu’elle sort de nulle part. On aura une dernière occasion de sourire avec la scène écrite par le romancier pour le soap.

Heureusement, les divas vont sauver le médiocre pour le tirer vers le mieux. Susan Sullivan se déchaîne dans cet épisode qui a dû lui rappeler des souvenirs ! Martha est littéralement dans son élément puisqu’elle a joué dans ce soap…trente ans avant ! Elle veut se la jouer « agent infiltré » et c’est vraiment très drôle. Surtout dans deux moments ne paraissant pas du tout être ce qu’ils sont. Là, on est plié et la complicité entre Susan Sullivan et Nathan Fillion est exquise. Et puis il y a Jane Seymour, en invité de luxe. L’actrice surjoue une grande partie du temps (elle incarne la mère de la victime et il ne faut pas rater le moment où elle est amenée au poste) mais, quand son personnage est fermement interrogé par les enquêteurs, elle se pose et nous montre, à nous et à Castle et Beckett, ce que c’est que le talent. On n’ira pas jusqu’à brûler un cierge mais, dans le contexte de cet épisode, Jane Seymour était l’actrice qu’il fallait et elle ne se rate pas, nous faisant bien rire alors que son personnage n’a rien de reluisant !

Anecdotes :

  • Absence de Ruben Santiago-Hudson

  • Castle affirme qu’une machine à dérégler le climat a été imaginée dans un soap. Lequel est imaginaire mais la machine a été imaginé, elle, dans le film Chapeau melon et bottes de cuir !

  • Scène rarissime : Castle appelle Beckett « Katherine » mais c’était pour se moquer.

  • Tina Majorino/Reese Harlan : actrice américaine, de son nom complet Harmony Olivia Tina Majorino, elle travaille essentiellement pour la télévision : Veronica Mars (2004-2007), Big Love (2006-2010), Bones (3 épisodes, 2010-2011), Legends (2014).

  • Jane Seymour/Gloria Chambers : née Joyce Frankenberg, cette actrice britannique a été naturalisée américaine en 2005. Elle débute avec Ah ! Dieu ! que la guerre est jolie ! (1969) de Richard Attenborough, qui deviendra son beau-père entre 1971 et 1973 mais c’est son rôle de James Bond Girl dans Vivre et laisser mourir (Solitaire) en 1973 qui la fait connaître. Elle jouera ensuite notamment dans La Révolution française (1989) ou Serial noceurs (2005) mais c’est la télévision qui lui donne ses principaux rôles, en particulier Docteur Quinn, femme médecin (1993-1998). Elle a aussi joué dans les séries Smallville (2004-2005), Miss Marple (2007), Franklin et Bash (2012-2014), Jane the Virgin (2015). Élevée officier dans l’Ordre de l’Empire britannique en 2000. 

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19. ANTIDOTE 
(QUID PRO QUO)

Scénario : Terence Paul Winter

Réalisation : Jeff Blockner

Résumé :

Un juré s’effondre en plein procès : il a été empoisonné !

Critique :

Un honnête épisode même s’il n’a rien de particulièrement original. Son erreur est de ne pas se moquer du genre judiciaire et de l’aborder de façon trop sérieuse. Il est cependant assez bien écrit pour se suivre plaisamment.

L’épisode se base sur l’aphorisme bien connu : « A qui profite le crime ? ». En l’occurrence à l’accusé. Le scénario est assez habile pour ne pas l’écarter de la liste des suspects mais un autre aphorisme veut que le doute lui profite aussi. L’accusé innocent, c’est un cliché des séries et films judiciaires et, sur ce plan, Castle n’innove absolument pas mais, surtout, ne propose pas une fantaisie qui donnerait un second degré à l’épisode. A la place, c’est une enquête sérieuse mais banale qui nous est proposée. Par contre, on appréciera que le personnage de Montgomery soit mis en avant. Voilà un policier consciencieux mis sous pression par le procureur en personne ; difficile de bien faire son métier quand l’affaire concerne un procès médiatisé. C’est grâce à sa ténacité, et au soutien sans faille qu’il apporte à Beckett, que l’affaire sera résolue. Ruben Santiago-Hudson campe solidement son rôle.

Il y a une intrigue secondaire dans cet épisode autour d’un secret d’Alexis et d’une méthode peu scrupuleuse de son père pour savoir ce que fait sa fille. Amusant même si c’est une redite destinée à nous faire comprendre la foncière honnêteté de la jeune fille. Heureusement, la bonne composition de Molly C. Quinn permet à Alexis d’échapper au cliché de la bonne fille un peu bêta. On aura aussi apprécié comment elle remet son père en place mais, ça aussi c’est une redite. Dommage.

Anecdotes :

  • Le titre original de cet épisode est un jeu de mot avec la série Law and Order connue en France sous le nom New York, police judiciaire.

  • Bruce Davison/Louis Arnacki : acteur américain, vu au cinéma dans Fureur apache (1972), Six degrés de séparation (1993), X-Men (2000, 2002), Le maître du jeu (2003). Il a tourné aussi pour la télévision : Les contes de la crypte (1995), Triangle (2005), Les aventures de Flynn Carson : le secret de la coupe maudite (2008).

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20. UN MENTOR TRÈS SPÉCIAL 
(NOLA CONFIDENTIAL)

Scénario : Scott Williams

Réalisation : Steve Boyum

Résumé :

Le corps d’un journaliste est retrouvé dans le four d’une pizzéria.

Critique :

Voilà un épisode de Castle comme on les aime, plein d’humour mais un humour au service d’une solide enquête policière.

Avant le générique (donc en moins de dix minutes), le spectateur a eu deux grands éclats de rire ! Rien que les noms des quatre pizzaiolos en guerre sont des bijoux de drôlerie sans oublier les coups pendables qu’ils se sont faits entre eux ! Même Lanie pour une fois sacrifie à l’humour noir !! La théorie fumeuse de Castle est aussi brève qu’hilarante. L’identité de la victime, Gordon Burns, journaliste déchu, lance véritablement l’histoire. Une histoire simple puisqu’elle part de la « guerre des pizzas » pour aboutir à un trafic de drogue. Simple mais en aucun cas linéaire. Chacun des suspects pourrait être lié au crime et au trafic mais leurs interrogatoires distillent également de petites pastilles d’humour. Faire rire en instruisant le spectateur ; c’est bien joué.

L’enquête rebondit avec la découverte de Monica Wyatt, une ex de la victime. Liz Vassey apporte la gravité et la tendresse appropriée faisant un joli contraste avec les hommes jusqu’alors présenté qui avaient tous un côté ridicule ou pathétique. Poursuivre l’enquête va permettre de traquer la « Baleine Blanche » de Burns en lien avec un épisode traumatisant de son passé. Voilà l’élément tragique qui densifie le fond de l’épisode. Très appréciable aussi la révérence, très dans l’ADN de la série, au « film noir » et que ce soit « Boggie » qui apporte un élément déterminant est un bel hommage. Le fin mot de l’histoire, il revient à Castle, grand amateur du genre.

L’intrigue secondaire du jour, liée à Alexis, est différente des habituelles par sa gravité. L’adolescente vit très mal un coup qu’on lui a fait et ne comprend pas bien pourquoi elle réagit comme elle le fait. Molly C. Quinn est ici particulièrement convaincante et la connexion avec Nathan Fillion toujours aussi limpide. Les deux acteurs réalisent un sans-faute dans cette partition et il est bien vu de ne pas dresser de « l’âge ingrat » un portrait caricatural mais bien nuancé.

Anecdotes :

  • Castle a écrit « Ciel de cendres ».

  • En 2003, Ryan était dans la brigade des stups.

  • La « Baleine blanche » fait évidemment référence à Moby Dick, métaphore de l’obsession destructrice, d’après le roman éponyme d’Herman Melville. Il y a plusieurs références dans l’épisode.

  • Gary Basaraba/Ralph Carbone : acteur canadien, vu au cinéma dans La dernière tentation du Christ (1988), Striptease (1996), Suburbicon (2017) et à la télévision dans Brooklyn South (1997-1998), Boomtown (2002-2003), Person of Interest (2013-2014), NCIS : Nouvelle-Orléans (2016).

  • Peter Onorati/Sal Malavolta : acteur américain, surtout actif à la télévision : Walker, Texas Ranger (2000), Mes plus belles années (2002-2004), Ghost Whisperer (2007), Desperate Housewifes (2009).

  • Liz Vassey/Monica Wyatt : actrice américaine, elle tourne principalement pour la télévision : La Force du destin (1990-1992), Code Quantum (1991, 1993), Star Trek : la nouvelle génération (1992), Urgences (1994), Dharma et Greg (2000), Tru Calling (2005), Les Experts (2005-2010), La diva du divan (2011-2012).

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21. REPRÉSAILLES 
(KREWE)

Scénario : Matt Pyken

Réalisation : Paul Holahan

Résumé :

Un champion de natation est retrouvé mort noyé. Parallèlement, Castle s’agace de voir un autre auteur s’intéresser à Beckett.

Critique :

Episode un peu ambivalent. Son intrigue principale ne casse pas trois pattes à un canard mais elle est tout de même suffisamment bien écrite pour rester intéressante. Par contre, une fois n’est pas coutume, l’intrigue secondaire concerne Richard Castle lui-même ! Ces deux segments tendent à se renforcer mutuellement, ce qui est une réussite, et sauve l’épisode.

Lequel commençait mal avec cette histoire d’un nageur venu d’un milieu modeste, désargenté et qui devient un potentiel champion. La question usuelle du « D’où vient l’argent ? » n’est néanmoins pas mal exploitée puisqu’elle permet de développer l’environnement de la victime, fournissant ainsi la crédibilité du mobile du meurtre lorsque les enquêteurs l’auront trouvé. Le dopage dans le sport est aussi devenu un cliché de la série policière. C’est dommage d’y avoir sacrifié.

Tout cela va déboucher sur la résolution du crime grâce à…Michael Connelly ! Le célèbre auteur de polars participe à la traditionnelle soirée poker chez Castle (avec Dennis Lehanne) et c’est lui qui pose la question qui va renverser la table et relancer l’intrigue. Cette séance prend place dans l’intrigue secondaire autour d’Alex Conrad, auteur de polar débutant qui a pour mentor Richard Castle. Sauf que Castle Richard prend ombrage de l’intérêt de Conrad pour Beckett. La jalousie du romancier est aussi comique que sincère et Nathan Fillion joue toute la gamme : colère froide, méchanceté de gamin, homme sensé obligé de reconnaître sa mesquinerie. Le plus beau, c’est l’aveu qu’il fait à Beckett qui lui adresse la plus belle des réponses.

Anecdotes :

  • Justin Bruenig/Rob Tredwyck : acteur américain, surtout vu à la télévision : La force du destin (2003-2011), Les Experts : Miami (2008), Knight Rider (2008-2009), Ringer (2011-2012), Grey’s Anatomy (2013-2014), Les Experts : Cyber (2015).

  • Erik Palladino/coach Rome : acteur américain, vu à la télévision dans Murphy Brown (1996-1997), Urgences (1999-2001), Les Experts (2006), Championnes à tout prix (2009-2010), NCIS : Los Angeles (2012-2013), Suits (2015).

  • Brendan Hines/Alex Conrad : acteur et chanteur américain, vu dans les séries Lie to me (2009-2011) et Scorpion (2015).

  • Josie Loren/Bridget McManus : née Josie Lopez, cette actrice américaine d’origine cubaine tourne surtout part la télévision : Veronica Mars (2006), Championnes à tout prix (2009-2012), Mentalist (2014-2015).

  • Quatrième réunion poker entre Castle et ses pairs.

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22. AIE FOI EN LA PAROLE 
(KNOCKOUT)

Scénario : Alexi Hawley

Réalisation : John Terlesky

Résumé :

Mike Royce, le mentor de Beckett, est assassiné. Pour retrouver le meurtrier, elle n’hésite pas à aller jusqu’à Los Angeles.

Critique :

Un épisode plutôt dur sur le thème bien connu de la vengeance et de la justice. Classique mais bien fait et Nathan Fillion assure la part d’humour.

Classique aussi que le policier « trop » impliqué refuse de lâcher. Beckett doit aller à Los Angeles car le tueur présumé – un certain Ganz -  n’a fait qu’un saut à New York. La série s’offre cependant son originalité grâce à Richard Castle. L’arrivée « discrète » de nos duettistes dans la Cité des Anges puis la brève mais hilarante séquence à l’hôtel sont des moments de légèreté bienvenus. Classique aussi cette enquête en jouant au chat et à la souris avec la police locale mais, là encore, la « Castle touch », c’est le tournage de Vague de chaleur décalé, très drôle et très utile aussi ! Par contre, le coup de la balle qui fond, c’est beaucoup plus original ! On ne manquera pas non plus l’entrée en scène ultra-sexy de Beckett essayant de piéger Ganz.

L’épisode vaut surtout son pesant de cacahuètes pour sa place dans le « Caskett ». Les deux héros ne sont pas dans les positions habituelles ; ils sont dans une autre ville (superbes extérieurs ; l’hôtel de Ganz a un petit côté Les Experts : Miami) et sans tout ce qui fait leur quotidien. Lorsqu’ils parlent ensembles, le soir, à l’hôtel, ils le font à cœur ouvert et on sent que les deux personnages sont sur la corde raide. Tant Nathan Fillion que Stana Katic laissent entrapercevoir la tension qui habitent Castle et Beckett. Le temps paraît suspendu, hésitant. 

Anecdotes :

  • Dominic Purcell/Russell Ganz : acteur anglo-australien, on a pu le voir au cinéma dans Mission : Impossible 2 (2000), Blade Trinity (2004) mais surtout à la télévision : John Doe (2003), Prison Break (2005-2009), The Flash (2014).

  • D.B. Sweeney/Kyle Seeger : Daniel Bernard Sweeney, acteur américain, vu dans Les coulisses du pouvoir (1986), Sons (1989), Visiteurs extraterrestres (1993), Chiraq (2015). A la télévision, Docteur House (2006), The Event (2010).

  • Jason George/Charles Kelvin : acteur américain, surtout vu à la télévision : Roswell (2000), Stargate SG-1 (2005-2006), Les Mystères d’Eatswick (2009-2010), Grey’s Anatomy (depuis 2010), Mistresses (2013-2016).

  • Absence de Susan Sullivan et Molly C. Quinn. 

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23. CHANTIER À HAUT RISQUE 
(DOWN THE RABBIT HOLE)

Scénario : Terri Edda Miller

Réalisation : John Bleckner

Résumé :

La mort d’une candidate amène Castle et Beckett dans le monde glamour des concours de beauté

Critique :

Joli épisode qui se moque des concours de beauté en reprenant tous les codes mais avec le regard moqueur de la série.

C’est un peu meurtre chez Miss Détective dont on retrouve un certain nombre de marqueurs comme le photographe à la réputation sulfureuse, l’organisatrice du concours qui ne jure que par lui, le présentateur star, le conseiller efféminé. Les portraits de tous ceux qui gravitent autour du concours n’a rien de reluisant ! Classique et un peu facile. On pense aussi à cet épisode de Castle, « L’enfer de la mode » (2-3) où les projecteurs diffusaient une lumière crue sur le monde du mannequinat. Néanmoins, l’épisode est plus que cela. A partir du moment où une candidate – une blonde un peu bête et méchante – donne aux enquêteurs le violon qui servait à la victime pour son numéro, elle leur remet également – selon elle – « le mobile du meurtre » ; à savoir des photos de nus. Photos que l’on pourra voir, ce qui n’est pas si fréquent tout de même ! Qui dit photo de nu pour une future Miss dit chantage dit aussi photographe. C’est en examinant soigneusement la photo – mais « que » la photo – que Castle trouve le détail qui relance l’intrigue et l’éloigne du copier-coller et c’est grâce à Beckett que l’écrivain aura la révélation.

L’épisode comprend deux intrigues secondaires. La moins importante tient dans le choix du cadeau à sa femme par Montgomery pour fêter 30 ans de mariage. C’est Castle qui lui suggère ledit cadeau. Mais, plus fort, il y a l’histoire entre Alexis et Ashley. Les deux adolescents s’apprêtent à quitter le lycée et Alexis craint que l’éloignement ne tue leur amour mais aussi elle refuse qu’il fasse un choix en fonction d’elle et non de ce qu’il veut lui pour son avenir. Entre les deux, papa Castle devra jouer les médiateurs ! C’est tendre et touchant grâce en partie à la connexion Nathan Fillion-Molly C. Quinn.

Anecdotes :

  • Michael McKean/Victor Baron : acteur américain, il joue sur les deux écrans. Au cinéma, on l’a vu dans 1941 (1979), Spinal Tab (1984), Jack (1996), Jugé coupable (1999). A la télévision, il fut récurrent pour X-Files (Morris Fletcher, 3 épisodes, 1998-2002), The Lone Gunmen (2001), Better Call Saul (2015).

  • Sasha Roiz/Bobby Stark : acteur israélo-canadien, vu au cinéma dans Pompéi (2014) et à la télévision dans Missing : disparu sans laisser de traces (2004), NCIS (2007), Lie to me (2009), Docteur House (2011), Grimm (2011-2017).

  • Teri Polo/Kayla Baron : Teresa Elisabeth Polo, actrice et mannequin américaine, vue au cinéma dans La maison aux esprits (1993), Mon beau-père et moi (2000) et vue à la télévision dans Bienvenu en Alaska (1994-1995), Le Damné (1998-1999), The Practice (2003), Les Experts : Miami (2008), The Fosters (depuis 2013).

  • Bellamy Young/Candace Ford : cette actrice américaine, née Amy Maria Young, est principalement connue pour son rôle – magnifique – de Mellie Grant dans Scandal (depuis 2012). Elle incarne aussi la compagne d’Hotchner dans Esprits criminels (7 épisodes 2011-2013). Elle a aussi joué dans Scrubs (2004-2009).

  • Judith Scott/ Evelyn Montgomery : actrice américaine vue dans les séries Robocop (1994), Inspecteur Barnaby (1998), X-Files (2000), FBI : Portés Disparus (2003), Dexter (2007), Docteur House (2008), Les Experts : Miami (2011).

  • Absence de Tamala Jones remplacée par Arye Gross.

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24. LA CHUTE 
(POETIC JUSTICE)

castle 3 24

Résumé :

Hal Lockwood, l’assassin de la mère de Beckett, s’évade de prison. En se lançant à ses trousses, Kate Beckett provoque une série de drames.

Critique :

Épisode très noir, très dur et très amer ; jamais l’arc « Johanna Beckett » n’avait tant ressemblé à la terre brûlée. Le spectateur profite tout juste quelques minutes de légèreté avant d’entrer dans la violence. Elle prend tous les visages, physique (usage de grenade assourdissante, fusillades) et psychologique (peur de Jim Beckett de perdre sa fille ; la rencontre de Scott Paulin et de Nathan Fillion est très émouvante). Stana Katic est éblouissante, volant la vedette à son partenaire (ce qui causera des frictions) : elle donne à voir un flic qui s’obnubile, un supérieur qui confond autorité et autoritarisme mais surtout une femme qui n’écoute plus rien, ni personne. Ce n’est plus une enquête ; c’est une croisade. Sur l’autel de sa vengeance, Kate Beckett sacrifie Richard Castle. Leur tête-à-tête, d’abord très touchant, devient tendu et, à bout – magnifique composition des comédiens incandescents – ils se lancent à la figure quelques vérités blessantes. Cet épisode met aussi en valeur le capitaine Montgomery et Ruben Santiago-Hudson donne toute sa force à ce personnage secondaire mais si attachant. Tour à tour, il est dur, tendre, complice. Un numéro très fort.

Il y aura un autre sacrifice. L’enquête s’est poursuivie et la ténacité de Ryan et Esposito a malheureusement payé. Une visite de Lockwood nous l’avait déjà appris. C’est un moment glaçant. Max Martini est très convainquant : cet homme fait froid dans le dos et quand il sourit, c’est pire encore ! Ce qui rend ce final si fort, c’est que le scénario ne sacrifie aucunement l’émotion à l’action. Il est impossible de garder les yeux secs jusqu’au bout et surtout pas après la dernière réplique de Nathan Fillion. L’aveu de Castle.

Anecdotes :

  • Retour de Max Martini (Hal Lockwood), Scott Paulin (Jim Beckett) et Judith Scott (Evelyn Montgomery).

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