saison 1 saison 3

Sur les traces des Brigades du Tigre 

Orléans


 

1. PRÉSENTATION

Orléans est classée Ville d’art et d’histoire, et une visite dans cette superbe ville est indispensable pour tout féru d’histoire, d’architecture, et de musées. C’est également une destination pour les amateurs de séries cultes. En effet, le Vieux Paris de 1900 des Brigades du Tigre a été transposé à Orléans et il suffit de flâner dans ses ruelles, qui ont gardé leur cachet d’antan, pour se replonger dans les aventures du commissaire Valentin et de ses adjoints, Pujol et Terrasson.

L’idée de la production de tourner à Orléans, dans la forêt environnante, sur les bords du Loiret, le canal d’Orléans, ou encore au magnifique château de la Ferté-Saint-Aubin fut prodigieuse. Certes, beaucoup de lieux ont changé – des rues sont maintenant goudronnées – mais les alentours du Cloitre Saint-Aignan, par exemple, bénéficient toujours de détails qu’un téléspectateur attentif a remarqués dans les épisodes. La région fut principalement sollicitée pour les quatre premières saisons, dont l’action se situe entre 1907  et 1914.

Le tournage de la série débuta le 8 mars 1973, et les premières images du premier épisode – Ce siècle avait 7 ans… plantent déjà le décor avec la filature d’un truand autour de la Place St Aignan, endroit emblématique de la série. À chaque tournage, toute ‘modernité’ était bannie de certains emplacements de la ville, qui deviendront familiers aux nombreux inconditionnels des Brigades du Tigre. Victor Vicas, le réalisateur, filmait rarement en hauteur car cela aurait dévoilé les divers monuments caractéristiques d’Orléans. Le quartier entre les cloitres St Aignan et St Pierre le Puellier est très souvent plébiscité. Autour du second, les rues Saint-Flou, de la Tour, ou des Tanneurs sont souvent empruntées par des carrioles de l’époque. Derrière la Cathédrale Ste-Croix, la rue de la Bretonnerie est, avec la Place St Aignan, l’endroit le plus souvent filmé car les bureaux des Brigades Mobiles y ont pris résidence. Aux alentours, la rue des Récollets, bien que maintenant goudronnée, est reconnaissable.

Des bâtiments comme l’imprimerie La laborieuse ou des immeubles du quai Barentin et de la rue Croix-de-Bois sont utilisés ponctuellement. L’hôtel Groslot, très apprécié de Victor Vicas, deviendra pour une journée le Ministère de l’Intérieur. Le gymnase où se déroulent les séances de boxe française se trouve à proximité des bureaux des Brigades dans la série, mais ce n’est pas le cas en réalité. C’est celui de la rue des Quatre-Fils-Aymon, à environ un kilomètre et demi de la rue de la Bretonnerie.

Orléanaises, Orléanais, les lieux proposés ci-dessous ne sont pas exhaustifs car il me reste des photos que je n’arrive pas à situer. Toute aide est la bienvenue ! 

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2. LE CLOITRE ST AIGNAN ET LES ALENTOURS

La place, accolée à l’église Saint-Aignan, est l’écrin de la série. Elle apparaît dans de nombreux épisodes – la plupart des quatre premières saisons – et ses cinq accès ont été judicieusement mis à profit par le réalisateur Victor Vicas.

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La première scène du premier épisode, Ce siècle avait 7 ans… se déroule sur la place (filmée dos à l’église). On distingue les escaliers et le muret en pierre, ainsi que les deux portes rouges lorsque le bandit monte dans le fiacre.

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À l’ouest de la place (avec l’église dans le dos), se trouve une autre porte rouge qu’on reconnaît aux poignées car elle n’a pas due être repeinte depuis le tournage de la série. Elle est filmée de la cour et on distingue les arbres de la place (photos du haut, Ce siècle avait 7 ans…). La cour intérieure est dévoilée lorsque Valentin et Pujol rendent visite à Henriette. Terrasson y fait le planton une partie de la nuit. On reconnaît bien la façade y compris la fenêtre œil-de-bœuf près de laquelle une silhouette se dessine la nuit sur les toits (photos du bas, L’homme à la casquette).

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Au début de Collection 1909 premier épisode de la seconde saison – le cloitre St Aignan est filmé différemment. Le fiacre arrive par l’impasse St Aignan (première scène, en haut à gauche) qui se situe au nord-est de la place (avec le dos à l’église), et il s’arrête au niveau où se trouve actuellement l’hôtel Jackotel (en haut à droite, la porte n’est plus rouge mais marron). L’église est elle-même mise à contribution (aperçue brièvement dans Ce siècle avait 7 ans…) et Valentin arrive dans un décor connu et toujours reconnaissable (escalier dans le muret en pierre, portes rouges).

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Il y a une brève scène de L’auxiliaire, avec le crieur de journaux, filmée au nord-ouest de la place. On reconnait l’endroit grâce au balcon, le seul du cloitre, qui est toujours là. Faivre achète ensuite Le Gaulois devant la porte rouge qui donne sur la cour où furent tournés des passages de Ce siècle avait 7 ans… et de L’homme à la casquette (voir plus haut). Chaumette, le directeur de course, passe la nuit dans un hôtel derrière cette porte rouge (en bas, à droite, L’ange blanc). Le balcon permet aussi de situer le rendez-vous galant d’Henriette avec Valentin (en bas, à gauche, L’homme à la casquette).

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L’agence de détective se trouve sur la place à l’emplacement actuel de l’hôtel Jackotel (Le cas Valentin). Pour s’y rendre, Valentin passe un bâtiment en briques orange et dessins noirs dont la porte marron a disparu (remplacée par une fenêtre), mais le reste de l’architecture de l’image de gauche n’a pas changé. 

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Le final de La couronne du Tzar a pour théâtre le cloître St-Aignan, et cette fois-ci, l’action commence par l’arrivée d’un fiacre par la rue Coligny (sud-ouest de la place, les toits des bâtiments avec cheminées à l’arrière-plan n’ont pas changé), et après une courte poursuite, les policiers en bicyclette le stoppent avec l’église en fond, ce qui voudrait dire que le fiacre a fait un tour de la place ! La voiture de Delphine prend le virage au niveau de la rue Coligny et la jeune femme s’enfuit à pied par la rue Neuve St-Aignan (sud-est).  

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L’arrivée de la cinquième étape du Tour a lieu sur la place avec entrée par la rue Coligny. Le cloitre est bien maquillé avec une barrière et de nombreux drapeaux tricolores en évitant de dévoiler l’église durant la longue séquence d’après-étape (L’ange blanc).

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Pour la seule fois de la série, une scène est filmée à l’intérieur de l’église lors de la troisième saison (L’homme à la casquette).  

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3. LA RUE DE LA BRETONNERIE ET LES ALENTOURS

Elle apparaît dans la plupart des épisodes, même lors de scénettes, car les Brigades Mobiles y ont leurs quartiers généraux. 

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Au 3 rue de la Bretonnerie se situe l’entrée du commissariat de Valentin (Ce siècle avait 7 ans…) qui fait aussi office de maison d’arrêt les portes fermées (La confrérie des loups). Le policier demande ensuite son transfert aux Brigades Mobiles dont le QG est…

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…au 1 bis de la même rue. On reconnaît les ferronneries au-dessus de la porte, qui a été restaurée. À gauche, Ce siècle avait 7 ans… et à droite, La Main noire.

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Aujourd’hui, la propriété est privée alors que la cour fut le théâtre de nombreuses scènes des épisodes des quatre premières saisons. Il y eut aussi un véritable défilé d’automobiles de collection. De haut en bas et de gauche à droite, des clichés de L’auxiliaire, Nez de chien, et Visite incognito

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En remontant la rue de la Bretonnerie, on reconnaît toujours l’aspect des bâtiments entre les numéros 3 et 1 bis avec les fenêtres à barreaux et la rangée de briques verticales (à gauche, Ce siècle avait 7 ans…). On tombe ensuite sur l’angle avec la rue des Récollets. À l’endroit du garage en tôle, il y a un grand trou et des travaux de rénovation (à droite, Nez de chien).

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À deux pas du bureau des Brigades, un homme est renversé par une automobile et meurt sur le coup (Les enfants de la Joconde). La scène est tournée rue de la Bretonnerie à partir du numéro 3, et la voiture du chauffard croise celle des Brigades rue des Récollets. On remarque qu’un bout de chiffon a été apposé pour cacher le nom de la rue Bretonnerie.

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À l’angle de la rue de la Bretonnerie se situe la rue des Récollets, très pratique car elle a la forme d’un coude. Elle est le théâtre d’une longue scène mouvementée de La Main noire. Peu de détails ont changé côté rue d’Escures (photo en haut à gauche) : à gauche, les grilles sont toujours couleur brun et le mur est nu ; à droite, la façade est dorénavant blanche. La porte dans le fameux coude est une entrée de garage télécommandée ; dans l’épisode (photo, en haut à droite), la carriole des kidnappeurs est surveillée par Pujol. Les murs sont lisses et l’aspect ‘vieille pierre’ a disparu. À l’autre extrémité de la rue (photo en bas à gauche), la physionomie d’ensemble n’a pas subi beaucoup de modifications avec le bâtiment du fond à l’identique, mais le bitume a remplacé les pavés. En sortant du siège des Brigades, Valentin reçoit un tuyau concernant les emprunts russes dans cette rue (en bas, à droite, Le cas Valentin).

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Le vendeur de journaux entre dans le jardin de l’hôtel Groslot, rue d’Escures, en face de la rue des Récollets ; les grilles n’ont pas changé (Les compagnons de l’Apocalypse).

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Victor Vicas appréciait particulièrement l’Hôtel Groslot et celui-ci devint le Ministère de l’Intérieur pour Les demoiselles du Vésinet

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4. LE CLOITRE ST PIERRE LE PUELLIER ET LES ALENTOURS

La collégiale St Pierre le Puellier est l’église la plus ancienne d'Orléans encore conservée ; elle date du XIIe siècle. Elle était au Moyen-Âge une paroisse très fréquentée, qui compta Isabelle Romée, mère de Jeanne d'Arc, parmi ses fidèles. Vendue comme bien national sous la Révolution, elle servit de magasin à sel avant de retrouver une vocation religieuse.

L’aspect de la place a bien changé depuis le tournage des Brigades du Tigre. On peut regretter, par exemple, que la plupart des arbres ait disparu. 

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L’action de l’épisode L’auxiliaire se passe au cloitre. Lors de la première scène – l’enlèvement – la jeune femme vient de la rue de la Folie (le coin en briques rouges est toujours là). La voiture des kidnappeurs apparaît par la rue des Africains, toujours étroite mais qu’on a beaucoup de mal à reconnaître. Le bâtiment du fond n’existe plus et la rue est en complète rénovation (août 2014). Valentin enquête sur la place : le trottoir central a disparu mais… la borne incendie près de l’église est encore là ! Valentin s’est garé à l’autre bout de la place. On reconnaît la porte rouge et les volets de la fenêtre arrondie (maintenant blanche). Antoinette se fait enlever au même endroit. 

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Au début de De la poudre et des balles, la charrette transportant des caisses de ‘cognac’ arrive dans le cloitre par la rue des 7 Dormants, très difficilement reconnaissable (en haut, à gauche) ; la rangée de maisons, modernes, est maintenant continue. Une caisse est perdue devant deux policiers qui surgissent inopinément de la rue de la Tour (toujours aussi exigüe de nos jours, mais elle peut laisser passer un vieux tacot comme dans L’auxiliaire). Poursuivie, la charrette s’enfuit par la rue des Africains (images du centre, à gauche ; les volets et la porte, sans les arbres, sont tels quels).

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Le début de L’homme à la casquette est tourné sous un angle inédit (la physionomie est complètement modifiée). L’assassin longe le cloitre et entre dans un hall (à deux pas de la rue des Africains invisible de toute la scène). Lors des investigations des Brigades, on devine les lieux grâce aux contours de la porte inchangés et aux bas reliefs de l’église.  

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Lors de la première séquence du Cas Valentin, les Brigades investissent le cloitre. Les voitures arrivent par la rue des Africains et se garent sur la place ; l’arbre lors de la prise de vue masque l’entrée utilisée au début de L’homme à la casquette. Les Hommes du Tigre se séparent en deux groupes ; Faivre et un groupe empruntent la rue de la Folie (en bas, à droite, l’angle en briques existe toujours), tandis que Valentin et son équipe passent devant l’église et doivent prendre la rue de la Tour puis des Tanneurs. Mais où se retrouvent-ils ? La réponse plus bas ! 

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Pujol et Terrasson surveillent Clara Tellier (Bandes et contrebandes) qui travaille dans la bibliothèque de Hoeffler sur le cloitre. La place a un autre aspect que d’habitude avec plusieurs étals d’un marché, dont celui d’une marchande de poissons, et des métiers d’époque. Le hall, dans lequel la séquence nocturne initiale de L’homme à la casquette avait été tournée, est cette fois longuement détaillé, y compris l’intérieur (en bas, à gauche). Aujourd’hui, la porte vétuste est le siège d’associations mais l’intérieur semble à l’abandon. En prenant soin de ne pas filmer la rue des Africains à gauche de la porte, le téléspectateur a l’impression que ce lieu de tournage est inédit.

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Pour La confrérie des loups, certaines prises de vue sont pratiquement inédites ; la voiture qui va entrer en collision avec le fourgon cellulaire emprunte la rue des 7 Dormants (à gauche) et les fuyards décampent par la rue de la Folie. L’unique fois, à ma connaissance, où la collégiale est filmée en arrière-plan avec la rue. 

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La rue de la Tour, au pied de l’église, a vu le passage du gang des charbonniers – en haut, à gauche - et hébergeait souvent des truands (ici Barry dans Ce siècle avait 7 ans… en haut à droite, mais aussi Kupljeka dans La Main noire). Parfois, les Brigades y faisaient un tour (L’auxiliaire). Bien que l’histoire soit censée se passer à Evreux, Viviane, la prostituée qui aide Pujol dans son enquête, habite aussi cette maison (Les enfants de la Joconde, en bas à droite). On reconnaît les encoignures de la porte et fenêtre blanches. À noter que la tôle à coté a fait place nette.

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Clara Thellier habite rue de la Tour dans Bandes et contrebandes. La porte marron (photo de gauche) est devenue blanche et elle n’est pas en bon état. Le passage est en rénovation (août 2014). Le tournage se fait aussi dans l’arrière-cour qui n’existe plus. Lors de la planque de Valentin puis la filature de Pujol, on reconnaît en contrebas la maison à la porte et fenêtres blanches (à droite), ainsi que l’amas de tôle aujourd’hui disparu. 

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Le croisement rue de la Tour/rue des Tanneurs a bien changé : les murs sont devenus blancs et ils ont perdu leur cachet ‘vieille pierre’ (à gauche, La Main noire, à droite, Les enfants de la Joconde). La petite porte du fond existe toujours et les volets verts sont dorénavant blancs. 

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En filmant dos au croisement, la rue de la Tour présente un autre aspect. On reconnaît toujours la céramique au-dessus de la porte du fond. À cet endroit, l’énigmatique Kupljeka prend son virage (La Main noire, en haut à gauche). C’est aussi de là que Terrasson et Pujol surveillent l’appartement de Clara Tellier (Bandes et contrebandes, en haut à droite). Viviane emprunte la rue pour poster les documents de Pujol aux Brigades au croisement avec la rue des Tanneurs (très difficilement reconnaissable de nos jours) et la boite aux lettres est à proximité de la petite porte (Les enfants de la Joconde, photos du bas).

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La rue des Tanneurs est une longue rue étroite qui a beaucoup servi à la série. En continuant sur la gauche au niveau de la petite porte du croisement avec la rue de la Tour on remonte presque entièrement la rue et on tombe sur le croisement avec la rue St Flou. Là, vous avez la réponse à la question plus haut. C’est, en effet, à ce point – tout à fait plausible si on consulte un plan – que Valentin et Faivre se rejoignent dans la première scène du Cas Valentin.  Le commissaire et ses hommes arrivent par la rue des Tanneurs (à gauche) et Faivre et son équipe par la rue St Flou (à droite) pour pénétrer dans le hangar. 

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Autant dire tout de suite que l’aspect de ce croisement a bien changé et il est très difficile de situer l’endroit. Je l’ai fait grâce à quelques détails. La disposition particulière des rivets sur la porte lorsque Faivre la pousse (en haut à gauche, Le cas Valentin), la longue frise grise décorative mais aussi parce que l’endroit, comme souvent, a servi pour d’autres aventures. Ainsi, Valentin arrive sur les lieux de l’assassinat maquillé de l’anarchiste Louis Thellier (en haut, à droite, Bandes et contrebandes) et lorsque Terrasson fait une photo du mort, on aperçoit furtivement en arrière-plan la Tour Blanche, un monument caractéristique d’Orléans (fait rarissime à ma connaissance). La porte est également l’entrée du local socialiste dans Les demoiselles du Vésinet (au milieu, à droite) et le taxi emmène l’homme politique par la rue des Tanneurs en tournant immédiatement à droite (en bas, à gauche). Le quartier est aussi le périmètre des demoiselles de petite vertu dans Les enfants de la Joconde ; une image très brève en bas à droite, car le tournage s’est concentré sur la rue qui fait l’angle. 

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La rue de la Folie (partie opposée au cloitre) est à l’angle avec la rue St Flou le haut-lieu de la prostitution dans Les enfants de la Joconde (l’action est censée se passer à Evreux).  C’est à cet endroit que Pujol rencontre Viviane qui va l’aider dans son enquête. L’angle de prise de vue fait qu’on n’aperçoit pas le mur de briques à l’autre bout de la rue où furent tournées des scènes de L’auxiliaire et Le cas Valentin

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5. LES ALENTOURS D’ORLEANS : CHATEAU DE LA FERTÉ-SAINT-AUBIN

Le château est situé à 22 km au sud d'Orléans et il appartient à l'ensemble de châteaux regroupé sous l'appellation de Châteaux de la Loire. Il n’a été ouvert au public qu’en 1987, bien après le tournage des Brigades du Tigre. Outre la série, Le film La Règle du jeu réalisé en 1939 par Jean Renoir fut tourné au château.

La première partie de Don de Scotland Yard – l’arnaque de Bennett – fut tournée au château de la Ferté Saint-Aubin.

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Les photos du haut représentent la façade, celles du bas montrent les pavillons d’entrée et l’orangerie (Don de Scotland Yard).

 Lien à consulter : Orléans : décor des Brigades du Tigre (Le portail des archives de la ville d’Orléans)

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@ Copyright. Denis Chauvet, captures et photos d’Orléans prises le 31 juillet & 24 août 2014. Crédits photo : TF1 Vidéo.



- So it's possible there's an alternate version of myself out there, that actually understands what the Hell you're talking about ?

 

Une Sam et un Kawalsky alternatifs franchissent le Miroir Quantique. Ils proviennent d'un autre univers que celui précédemment visité par Daniel. Les nouveaux venus demandent asile, leur monde étant envahi par Apophis. Sam découvre également que dans cette autre réalité; elle est une civile ayant épousé Jack mais que ce dernier est mort au combat. L'autre Carter et Jack deviennent proches, mais, suite à un dérèglement spatio-temporel, elle tombe malade et doit réintégrer son univers. SG-1, hormis Sam, et les visiteurs partent alors en expédition pour contacter les Asgards alternatifs (encore inconnus) et leur demander de sauver l'autre Terre. L'infiltration du SGA réussit temporairement, car Teal'c tue son double et se fait passer pour le Primat d'Apophis. L'autre Sam parvient à franchir la Porte et à rallier les mondes asgards, grâce aux connaissances de SG-1. Apophis se rend alors compte de la supercherie et s'apprête à exécuter nos héros, quand les Asgards interviennent. Le Faux Dieu est enlevé par le vaisseau de Thor et ses Jaffas doivent s'enfuir. SG-1 regagne son monde, non sans que l'autre Sam n'ait embrassé Jack.

 

Après There But for the Grace of God, Point of View constitue une nouvelle incursion de Stargate SG-1 au sein de l'inépuisable source d'inspiration que représentent les univers parallèles. Le retour du Miroir Quantique constitue une excellente nouvelle, avec une saveur à la Sliders que l'on adore. Le principal regret que laisse le scénario demeure cependant la trop grande proximité entre les deux réalités alternatives visitées : hormis quelques aspects secondaires ou relationnels, leur caractéristique essentielle reste identique : la victoire sans appel des Kromaggs, enfin d'Apophis. Un manque de variété dommageable, même s'il souligne éloquemment la spécificité de celui de la série au sein du Multivers.

 

En pinaillant un tantinet, ou pourra également discerner quelques failles dans le scénario. Il semble assez surprenant que les deux Carter parviennent aussi aisément à retrouver la technologie hyper avancée des Anciens. Et si cela était possible, on se demande pourquoi Sam n'a pas élaboré cette génératrice plus tôt. Les Asgards, y compris en vitesse supraluminique, interviennent trop rapidement, ou alors il nous faut supposer que le vaisseau indétectable de Thor était déjà en orbite et qu'il gardait les bras croisés tandis que la Terre était écrasée.

 

Mais qu'importent ces quelques réserves, l'épique Point of View s'affirme comme un palpitant épisode, aux nombreux retournements de situation et au rythme échevelé, le tout porté par un vibrant suspense. Les possibilités combinées du Miroir et de la Porte se voient optimisées, avec une véritable débauche d'excellentes idées. On retient ainsi un nombre impressionnant de scènes marquantes, aux tonalités des plus diverses : torture de l'héroïque Hammond par Apophis, spectaculaire survenue des Asgards et de leur vaisseau, amusant calibrage du Miroir par Daniel etc. Les dialogues se montrent également excellents, notamment pour Jack.

 

Le récit, à l'évolution parfaitement maîtrisée,  se décompose en deux parties distinctes. Avant le feu d'artifice de l'épopée au sein du SGA se voit ainsi précédée par une partie pouvant sembler davantage statique mais se montrant irrésistible par la part belle qu'elle accorde au relationnel. La rencontre des deux Carter se montre piquante à souhait, tandis que l'on retrouve avec un vif plaisir l'attachant Kawalsky. Mais le plus remarquable reste certainement la romance très émouvante entre Jack et la Carter alternative, sachant trouver un ton juste et non mélodramatique. Jamais la série ne s'était encore montrée aussi explicite sur le sujet et elle le redeviendra rarement par la suite.

 

Épisode étonnamment complet et abouti, s'adressant à tous les publics de Stargate SG-1, shippers, amateurs de Science-fiction pure et dure ou de scènes action, l'enthousiasmante réussite de Point of View vient parfaitement ponctuer le cinquantième opus d'une série ayant encore un prometteur parcours devant elle.

 

  • Selon les cas, le son passe ou non à travers le miroir, sans qu'une explication de cette variation soit donnée.

 

  • Hammond déclare que le Miroir Quantique a été découvert sur P3X-233, or il s'agissait de P3R-233 dans There But for the Grace of God.

 

  • Le réalisateur Peter DeLuise accomplit ici deux de ces caméos dont il est friand. C'est sa voix que l'on entend interviewer Sam sur l'enregistrement et il joue l'un des Jaffas se tenant derrière Apophis.

 

  • Le Teal'c alternatif porte cette fois une barbiche, de même pour Apophis. Ils ressemblent ainsi au Spock négatif de Mirror, Mirror (Star Trek Classic, 2-04), un clin d'œil à cet épisode au thème similaire.

 

  • Comme dans There But for the Grace of God, l'acronyme SGA remplace SGC, sans que la différence soit non plus expliquée ici. S'agit-il de Stargate Alternative ?

 

  • Carter indique que le générateur permettant à la Porte d'atteindre les mondes asgards a été offert par ces derniers. Or il a été construit par Jack, grâce aux connaissances des Anciens (The Fifth Race). 

 

  • La longue chevelure sied merveilleusement à Amanda Tapping, une idée à retenir. Tiens, elle serait également très bien en brune.

 

  • Il s’agit du cinquantième épisode de la série.