Saison 5Saison 6

Kojak

Téléfilms

 


1. L'AFFAIRE BELARUS
(THE BELARUS FILE)



Les assassinats de trois hommes âgés de nationalité russe amènent Kojak à s’intéresser à des criminels de guerre nazis qui vivent aux Etats-Unis avec l’impunité du gouvernement américain.

Après avoir constaté des entraves à son enquête provenant du Département d’Etat, Kojak décide de faire équipe avec l’agent fédéral Dana Sutton pour résoudre une mystérieuse série de meurtres de ressortissants russes à la vie apparemment sans histoire. Rapidement, le détective apprend que les trois victimes ont toutes séjourné au camp de concentration de Koldichevo durant la Seconde Guerre mondiale. Les deux enquêteurs finissent par découvrir une conspiration qui remonte à l’invasion nazie de l’Union soviétique au début des années 40, mais la réponse à la question primordiale se trouve au Département d’Etat dans un dossier top-secret intitulé Belarus. Après une certaine réticence, l’aide de Dana Sutton sera déterminante à exposer l’incroyable vérité et le rôle joué par l’ami de longue date du lieutenant mystérieusement disparu ; Peter Barak, un Juif également interné au camp de Koldichevo. A sa stupéfaction, Kojak découvre que les victimes étaient en fait des collaborateurs nazis qui accomplissaient les crimes les plus barbares. Ils vivaient tranquillement aux Etats-Unis sous de fausses identités avec l’aval du gouvernement qui les avait fait venir illégalement pour lutter contre le communisme soviétique. Le vieil ami de Kojak est mêlé à l’affaire qui n’est pas aussi limpide qu'elle n’en a d’abord l’air et qui a des ramifications jusqu'aux autorités U.S. Kojak y laissera ses dernières illusions face à un dénouement opaque et incertain pour la vérité et le destin de son ami.  

Après sept ans d’absence et à plus de 60 ans, Telly Savalas revient dans le rôle de sa vie, qui lui colle comme une seconde peau. À priori, rien de très encourageant après les signes d’essoufflement de la dernière saison. Épaissi, désillusionné, presque amer, mais toujours d’attaque, Kojak réapparait dans une sombre histoire. Le monologue d’ouverture du policier fait inévitablement penser à celui du pilote tourné douze ans plus tôt. La voix grave et posée ravit immédiatement les fans de la série et de l’acteur. Telly Savalas a vieilli et le jeu semble plus lent, mais les caractéristiques du personnage, sans la sucette – absente de tout le film –, sont au moins aussi attachantes que jadis. On distingue davantage de réserve et d’observation alors que Kojak est toujours lieutenant et que son environnement n’a pas changé. A l’exception de Crocker remplacé par un certain Lustig, tous les personnages de la série ont répondu présents et The Belarus File est le seul des sept longs métrages post-série qui peut être taxé de film ‘réunion’. McNeil n’est plus capitaine, mais il est là, brièvement pour conseiller le lieutenant, et c’est avec un petit pincement qu’on assiste au dernier rôle de George, le frère de Telly, peu avant son décès.

L’intrigue est palpitante et fait parfois penser à celle de Marathon Man, avec un suspense grandiose et la perpétuelle interrogation dans la première partie du film de savoir si les victimes sont des miraculés ou des tortionnaires. Buchardt observe les trois Russes de derrière la fenêtre du café et dit à son homme de main en allemand qu’il se demande comment ils peuvent continuer à vivre. Ce passage engendre habilement le doute sur l’identité de chacun des personnages. La scène de la tombe vide entretient aussi subtilement le suspense. Par contre, le téléspectateur anticipe la découverte de l’identité de l’exécuteur. La performance d’acteurs concourt à la réussite du long métrage, car les personnages sont superbement interprétés. Mentions spéciales pour ma part à Max von Sydow, en Peter Barak, le vengeur traqué, et à Herbert Berghof en vieux nazi toujours redoutable. Suzanne Pleshette, actrice à la voix très grave, n’est pas inoubliable et une kyrielle d’autres comédiennes aurait parfaitement pu la remplacer. Peter Barak, l’ami de Kojak, a un passé douloureux, mais le présent qu’il découvre n’est guère plus reluisant et le transforme en cible pour les anciens nazis et les agents du gouvernement.

La musique rythmée et nerveuse sied parfaitement à l’ambiance lugubre de l’histoire et le tournage en extérieurs à New York pendant l’hiver conforte ce climat de malaise. La métropole grise, déjà cosmopolite, et le métro sordide, couvert de tags et à l’aspect lépreux, donnent une touche supplémentaire de crédibilité à un ensemble glauque. D’autres locations comme le cimetière et le gigantesque entrepôt du final apportent également à l’histoire un appréciable cachet d’authenticité. 

Kojak est ajusté à l’histoire et l’intrigue pourrait parfaitement se passer de lui, mais les producteurs espéraient à l’époque que ce téléfilm serve de rampe de lancement à une nouvelle série hebdomadaire, ce qui ne fut pas le cas ni dans l’immédiat, ni sous cette forme. Ce film constitue un bonheur pour les fans de revoir Savalas dans son rôle fétiche, et il présente aussi un plaidoyer contre les agissements américains après la Seconde Guerre mondiale en levant le voile sur un pan de l’histoire honteuse et peu connue du grand public. Distrayant et éducatif.

‘But for some, the horrors, the pain of that war forty years ago, would never end’. 

  •  Aka: Kojak: The Belarus File et The Return of Kojak.

  •  Ce téléfilm fut diffusé le 16 février 1985 aux Etats-Unis. En France, il fallut attendre le 22 novembre 1990 sur La Cinq et une rediffusion le 20 novembre 1993 sur France 2. 

  •  Lieux de tournage : Carl Schurz Park (Manhattan) pour la scène d’ouverture et la rencontre de Kojak avec McNeil, W 79th Street (Elissa retrouve son père), la cathédrale St John the Divine (Kojak rencontre Elissa), le cimetière grec catholique St Peter,  les extérieurs du 9th precinct (pour le 11ème), la station de métro Brighton Beach (Buchardt descend les escaliers) et the Brooklyn Army Terminal (le final).

  •  L’action du film se situe entre le 12 novembre 84 et le 4 janvier 85, date de la scène d’introduction et du monologue de Kojak/Savalas qui va engendrer un flashback.

  •  Ce sont les dernières apparitions de Dan Frazer, George Savalas, Mark Russell et Vince Conti dans leur rôle respectif. Kevin Dobson, absent de cet épisode vraisemblablement à cause de son engagement à Côte Ouest, reviendra lors de la courte sixième saison. C’est dommage que la dernière scène entre Kojak et McNeil – la seule, vers la fin du film - se termine par ‘I can’t help you’ de l’ex-capitaine, dont on ne connaît pas exactement la fonction actuelle.

  •  Le film est une adaptation du roman d’espionnage de John Loftus, The Belarus Secret. Un livre basé sur des faits authentiques : la protection de criminels de guerre nazis de nationalité russe par le Département d’Etat US. Cela n’a donc rien à voir avec Kojak  ou la police new-yorkaise. Beaucoup de ces collabos étaient des Russes blancs, d’où le titre du roman.

  •  John Loftus (1950) est un écrivain américain et un ancien officier de renseignement de l’armée américaine. Il est l'auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages controversés sur les nazis, l'espionnage et des sujets similaires, comme The Belarus Secret (1982), mais aussi Unholy Trinity: How the Vatican's Nazi Networks Betrayed Western Intelligence to the Soviets (1992), The Secret War Against the Jews: How Western Espionage Betrayed the Jewish People (1994), Unholy Trinity: The Vatican, the Nazis, and the Swiss Banks (1998). Il participa en 2005 à Obsession - Radical Islam's War Against the West; un film documentaire controversé qui traite du sujet de l'islam radical. Le documentaire compare notamment la menace de l'islamisme radical avec la montée du nazisme avant la Seconde Guerre mondiale.

  •  The Belarus File comporte deux passages avec des images d’archive des camps de concentration de Buchenwald, Dachau et Koldichevo. Le premier, juste après le monologue d’ouverture, est accompagné de la célèbre voix d’Edward R. Murrow qui commente la découverte du camp de Buchenwald le 15 avril 1945 : ‘Permit me to tell you what you would have seen and heard had you had been with me on Thursday. It will not be pleasant listening.’ L’intégralité du récit est ici: http://www.lib.berkeley.edu/MRC/murrowbuchenwaldtranscript.html

  •  Edward R. Murrow (1908-1965) était un journaliste américain, dont les émissions d'information radiophoniques pendant la Seconde Guerre mondiale ont été suivies par des millions d'auditeurs aux Etats-Unis et au Canada. Les historiens traditionnels le considèrent comme l'une des plus grandes figures du journalisme. Pionnier de la diffusion du journal à la télévision, Murrow a produit une série de reportages TV qui ont aidé à la chute du sénateur McCarthy (source : wikipedia).

  •  Le camp de concentration nazi de Koldichevo, duquel tous les protagonistes de l’histoire proviennent, se trouvait en Biélorussie. 22 000 personnes, la plupart juives, y perdirent la vie entre 1942 et 1944. En 1992, sept ans après le tournage de ce film, Sergis Hutyrczyk, un garde de sécurité qui avait immigré aux États-Unis en 1954, a été identifié comme un gardien du camp de Koldichevo. Il fut accusé d'avoir menti sur ses activités pendant la guerre et déchu de sa citoyenneté américaine. Il est décédé en 1993 alors qu’il avait fait appel (source : wikipedia en anglais).

  •  Max von Sydow (1929), Peter Barak, a commencé sa carrière en 1949. Quelques films de sa longue carrière (car l’acteur tournait toujours en 2014) : La lettre du Kremlin, L’exorciste, Les 3 jours du Condor, Cadavres exquis, Flash Gordon, Jamais plus jamais (dans le rôle de Blofeld), Shutter Island

  •  Suzanne Pleshette (1937-2008), Dana Sutton, débuta en 1957. Elle joua dans Les oiseaux d’Hitchcock et à la télévision dans Les mystères de l’Ouest, Le fugitif, Cimarron, Les envahisseurs, Columbo, L’homme de fer.

  •  Noberto Kerner (1922-1999), Nicolae Kastenov, est le témoin assassiné dans le double épisode, A Shield for Murder et Paco Rodriguez dans I Was Happy Where I Was, saison 4. Il participa à deux épisodes d’Equalizer.

  •  Albert Ruben, scénariste et producteur, avait écrit les histoires de deux épisodes de la série et aussi participé à cinq épisodes des Rue de San Francisco et, au cinéma, à Police puissance 7.

  •  Joseph Conlan, le compositeur de la musique (avec Barry De Vorzon), a écrit celle de six épisodes d’Equalizer.

  •  Ce film, comme le pilote The Marcus-Nelson Murders et le film suivant, The Price of Justice, sont présentés au format 1:33. La restauration des éditeurs Shout ! n’est pas aussi parfaite que pour les cinq saisons et l’image présente quelques impuretés.

  •  Ce film est sorti chez Shout ! dans le coffret Kojak, The Complete Movie Collection, mais il n’est pas édité aux éditions française Eléphant, même dans le coffret estampillé ‘intégrale’. Dans ce dernier, il manque également le pilote The Marcus-Nelson Murders et le téléfilm de 1987 The Price of Justice.

  •  C’est Suzanne Pleshette qui énonce une des phrases fétiche de la série : « Who loves ya, baby ? », alors qu’elle transmet le dossier au lieutenant. A mon avis, c’était superflu…

  •  Kojak dit avoir connu Barak en 1953-54 alors qu’il était encore un policier en uniforme.

  •  L’emblème découvert par Kojak au cimetière, et que le lieutenant montre au rabbin, est le véritable insigne de la division SS biélorusse. La Biélorussie faisait partie de l’Union soviétique au moment du tournage de ce film.

  •  La photo de l’ancêtre du lieutenant, omniprésente dans la série, est toujours dans son bureau.

  •  Une des répliques phare du film. A un policier en uniforme un peu familier, Kojak demande : ‘You are Greek ?’, devant la réponse négative : ‘You call me lieutenant’ et le flic s’exécute sur le champ.

  •  Nous avons un aperçu de la messagerie instantanée existant en 1985….

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2. CHAQUE MEURTRE A SON PRIX
(THE PRICE OF JUSTICE)

L'inspecteur Theo Kojak enquête sur les meurtres odieux de deux petits garçons. La mère des enfants est le principal suspect de l'affaire, mais le policier doute de sa culpabilité et commence à se sentir attiré par cette femme énigmatique.

L’inspecteur Kojak est confronté au pire des crimes qui soit : les assassinats de deux enfants en bas âge, l’un par asphyxie, l’autre par arme à feu. Kojak est intrigué par l’absence d’émotion de la mère, une jolie femme blonde mystérieuse, qui s’avère avoir des relations sulfureuses dans le monde de la presse et du syndicat du crime. Kitty Keeler est donc la principale suspecte par son attitude et ses nombreuses connaissances qui font penser qu’elle est une ‘working girl’. En effet, belle femme menant un train de vie de haut standing, Kitty vit séparée de son mari, bien plus âgé qu’elle, et elle ne travaille qu’à mitemps comme serveuse dans un bar appartenant à la mafia. Après la confession du gangster Vincent Marsucci, Kitty Keeler devient la coupable d’un double infanticide pour l’opinion publique et les médias s’emparent de l’affaire. Cependant, Kojak a de sérieux doutes sur la véracité du témoignage. Il décide de mieux connaître la jeune femme et il poursuit ses investigations en étudiant chaque détail fourni par la suspecte qui pourrait l’innocenter. Mais les alibis sont aussi desservis par un contre-alibi capital…

L’histoire renvoie, contrairement au téléfilm précédent, à une enquête policière au sens premier du terme, comme la série nous avait habitués. Kojak est maintenant promu inspecteur et dirige sa propre équipe d’enquêteurs ; il n’a plus de supérieur direct tel McNeil dans la série. L’assassinat de deux jeunes frères, âgés de trois et cinq ans, amène le policier à suspecter la mère et la grande partie de l’intrigue se résume à savoir si Kitty Keeler est l’auteur d’un double infanticide. Le couple disparate qu’elle forme avec George intrigue de suite et les soupçons sont inévitables, surtout après l’examen du carnet rose de Kitty. L’histoire est révoltante et la découverte des corps dans Harlem River déclenche une investigation hors-norme. Kitty semble coupable dès le début car son comportement n’est pas celui d’une mère en deuil et sa robe préférée – ajustée de couleur pastel – choque le téléspectateur lors des funérailles. Il est conseillé de bien regarder la première scène, de nuit sous l’orage et la pluie diluvienne, car elle aura toute son importance dans le dénouement. Comme déclare Kojak au District Attorney Neary: ‘If she did it, somebody helped her’. Les nombreux flashbacks – souvent de fausses pistes - permettent d’entretenir le suspense.

A l’instar des films précédents, l’interprétation des personnages principaux de The Price of Justice est magistrale. Kate Nelligan est parfaite dans le rôle de la mère femme fatale et certaines scènes restent gravées dans les mémoires ; le rire nerveux de Kitty devant les vêtements qu’elle choisit pour habiller ses fils pour leur enterrement (‘What color of socks they should wear to be burying in ?) et Kojak, compatissant et dérouté, la conseille.  Egalement la séquence suivante, au funérarium, où Kitty ne reconnaît pas ses enfants (‘Who are they ? My boys don’t look like that’). Pat Hingle est très bien en George Keeler, barman et père des deux enfants ; il agit en routinier lors de quelques apparitions assez courtes mais convaincantes jusqu’au suicide du personnage, qui s’accuse du double infanticide et commet l’acte irréparable pour couvrir la vérité qu’il connaît. Et, enfin, Jack Thompson, qui est Aubrey Dubose, le magnat de la presse – une véritable tête à claques – dont la première apparition laisse supposer qu’il sera impliqué dans quelque chose de louche.

Quant à Telly Savalas, il est toujours égal à lui-même, et Kojak fait preuve de recul bien que son jeu avec Kitty paraisse ambigu, oscillant entre une attirance sentimentale et une volonté de découvrir la vérité. Le sens de l’ironie du policier montre néanmoins qu’il est toujours sur la réserve. Comme pour L’affaire Belarus, Kojak est ajouté à l’histoire, mais le personnage est ici plus présent avec une intrigue mieux adaptée au récit policier. Sa promotion lui laisse davantage de liberté d’action, même s’il doit se méfier du gratin influent et fortuné et s’accorder avec certains amis comme le District Attorney Neary, qui veut la peau de Dubose, son principal concurrent à la mairie de la ville. Aguerri, le policier est cependant confronté à une affaire particulière et son attraction pour la suspecte le pousse à approfondir ses investigations. L’inspecteur parviendra à ses fins au terme d’une série de morts violentes et d’un final  au long monologue glaçant. Ce film conte une histoire épouvantable et sordide construite autour d’une mémorable manipulation, ‘with her extraordinary generosity’. 

‘You know all murders are equal but some murders are more equal than others. And this is one of those’.

  •  ‘This film is lovingly dedicated to George Savalas’. Frère de Telly, George Savalas est décédé d’une leucémie en 1985, à l’âge de 60 ans, peu après le tournage de L’affaire Belarus, le téléfilm précédent. Il avait personnifié le détective Stavros dans 115 épisodes de la série. Il apparaissait sous le nom de Demosthenes au générique lors des deux premières saisons pour éviter toute confusion.

  •  Ce téléfilm fut diffusé le 21 février 1987 aux Etats-Unis.

  •  Albert Ruben est scénariste et producteur, comme pour L’affaire Belarus. Il avait écrit deux histoires de la série et cinq des Rues de San Francisco. Il est aussi scénariste du film Cas de conscience, un des cinq de la courte sixième saison. 

  •  Alan Metzger a débuté sa carrière de réalisateur avec ce téléfilm, mais il fut directeur de la photographie sur huit épisodes d’Equalizer en 1985 et en réalisa 19 sur les 88 de la série.

  •  Patrick Williams est l’auteur de la musique ; très productif, on lui doit les bandes originales du Magicien et surtout des Rues de San Francisco. Patrick Williams est l'un des compositeurs les plus polyvalents de l'industrie de la musique. Il a composé plus de 150 musiques de films de cinéma et téléfilms et il a reçu 21 nominations aux Emmy Awards, douze nominations aux Grammy Awards. Il a  été nominé à la fois pour l'Oscar et le Prix Pulitzer de la musique et a reçu quatre Emmy Awards, deux Grammy Awards et un prix CableACE.

  •  Kate Nelligan (1950), Kitty, est originaire du Canada et s’installa au début des années 80 à Manhattan. Elle eut du succès sur les planches de Broadway et elle fut nominée à quatre reprises aux Tony Awards.

  •  Jack Thompson (1940), Aubrey Dubose, est un acteur australien connu pour Héros ou salopards (1980, avec Edward Woodward).

  •  Pat Hingle (1924-2009), George, a souvent été vu dans des séries télévisées américaines de 1951 à 2001 ! Il a joué, entre autres, dans deux épisodes des Incorruptibles et deux des SOSF.

  •  On aperçoit Nicholas Georgiade lors du briefing. Un petit rôle de détective pour celui qui fut Rossi, l’incorruptible aux côtés de Robert Stack, dans 113 épisodes des Untouchables. Il eut une brève apparition similaire la même année dans le double épisode d’Equalizer, Blood & Wine, avec Telly Savalas !

  •  A noter les participations de Nick Savalas (le fils de Telly dans le rôle d’un fonctionnaire du palais de justice) et de Candace Savalas (la fille de Telly dans le rôle de l’officier de police Witt).

  •  Al Carmines (1936-2005), le prêtre, n’a que deux rôles dans sa carrière. L’autre est également celui d’un prêtre dans un épisode d’Equalizer, Past Imperfect

  •  Le film est basé sur le roman The Investigation de Dorothy Uhnak publié en 1977, qui semble avoir été inspiré de l’affaire Alice Crimmins, accusée d’avoir tué ses deux enfants en 1965. Uhnak a toujours nié s’être inspirée de cette affaire. Le roman est publié en français sous le titre La Mort est un jeu d'enfants, Paris, Éditions du Masque, 1989 ; réédition, Paris, LGF, Le Livre de poche, 1991. Dans le roman, le sergent Joe Peters est le policier qui mène l’enquête.

  •  Dorothy Uhnak, (1930-2006), est un écrivain américain de roman policier. Après ses études au New York City College, elle devient agent, et deux ans plus tard, détective au Metropolitain New York Transit Police. Ses premières années d'expérience sur le terrain se retrouvent dans son premier roman en partie autobiographique Policewoman: A Young Woman's Initiation Into the Realities of Justice, publié en 1964. Le succès rencontré par ce livre la décide à quitter ses fonctions pour se lancer dans l'écriture. Entre 1968 et 1997, elle fait paraître sous le pseudonyme de Dorothy Uhnak une dizaine de romans. Les descriptions brutes et précises de Uhnak, la violence et la vérité psychologique des personnages sont relatées par une narration sans concession. Fort bien reçus par la critique et le grand public, plusieurs des romans de Uhnak, lauréats de prix prestigieux, ont été adaptés par la télévision américaine. Dorothy Uhnak s’est suicidée par overdose en 2006 (source: Wikipedia).

  •  Comme lors des deux films antérieurs, l’apparition de Kojak s’accompagne d’un monologue de Telly Savalas en voix-off. ‘They let me at last into the club. Elevated me to inspector, gave me a new command, the major crime unit’.

  •  Au début du film, promu inspecteur, Kojak assiste, en nœud papillon, à une réception dont il a toujours détesté avant que le détective  Bass vienne le chercher.

  •  Le bureau de Kojak a changé mais le portrait de son aïeul est toujours là.

  •  Kojak observe l’arrivée des parents dans le bureau d’un de ses inspecteurs. Notez l’inscription au-dessus de Kojak : ‘In God, we trust’.

  •  l’ouzo est aphrodisiaque pour Kojak. Il en offre à Kitty.

  •  A la fin de la poursuite, lorsque la voiture s’encastre dans la camionnette, les phares avant sont détruits. Dans les scènes suivantes, ils sont intacts (source : imdb). Lors de cette poursuite, on reconnaît le subway comme lors de la fameuse poursuite de French Connection

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Toucher le fond… (Broken - Part 1)