Saison 10Saison 12

Inspecteur Derrick

Saison 12

1. L'homme d'Antibes (Der Mann aus Antibes)

2. La trompette (Gregs Trompete)

3. Les enfants de Rasko (Raskos Kinder)

4. Bavure (Toter Goldfisch)

5. Qui a tué Asmy ? (Wer erschoß Asmy ?)

6. L'imagination d'Helga (Das tödliche Schweigen)

7. Un cadavre sur les bras (Ein unheimlicher Abgang)

8. La main de Dieu (Schwester Hilde)

9. Nuit blanche (Lange Nacht für Derrick)

10.  Un brave type (Kranzniederlegung)

11. Mort d'une jeune fille (Tod eines jungen Mädchens)

12. La danseuse (Die Tänzerin)

13. Une famille unie (Familie im Feuer)

 

 

1. L'HOMME D'ANTIBES
(DER MANN AUS ANTIBES)



Date de diffusion originale : 18 janvier 1985.

Résumé :

Irene, une jeune femme est poignardée non loin d’un concert. Le meurtrier semble être vite trouvé : un certain Limbach, son ex-petit ami…

Critique :

Cette douzième saison s’ouvre avec un épisode mélancolique, où nous voyons Derrick clairement touché par la victime, âgée d’à peine vingt et un ans, se demandant : comment peut-on tuer un être aussi jeune qui avait encore toute la vie devant elle ? Horst Tappert, qui est présent dans presque chaque scène, est très impliqué, souvent émouvant.

Les dialogues sont au début assez punchy, surtout avec Limbach (Sky du Mont en grande forme), un ex-petit ami de la victime, jusqu’à l’apparition d’un personnage plus grave : Bondeck (Christian Kohlund intense), un autre ex-petit ami, qui soupçonne fortement le premier de l’avoir assassiné, d’autant qu’il apporte deux lettres qu’elle lui avait envoyées plutôt explicites et remarque sur des photos sa voiture non loin du lieu du crime. Limbach est donc contraint d’avouer qu’il y était mais prétendant qu’elle l’avait appelée, sans dire pourquoi, à venir. Ce que Derrick ne croit absolument pas.

Mais c’est la bêtise des assassins : en chargeant trop celui qu’ils veulent faire inculper, ils se font suspectés, tel un effet boomerang. Face au refus de lui donner la troisième lettre où Irene dirait qu’elle avait passé une soirée horrible, goûtant au LSD et la transformant totalement, Derrick se mets à soupçonner Bondeck : cette lettre n’existerait pas et il aurait créé tout un stratagème afin d’envoyer Limbach en prison, non à cause de cette soirée, mais et surtout sans doute par jalousie de l’avoir quittée pour se mettre avec lui.

L’implication des acteurs, la certaine tristesse qui s’y dégage, la musique très belle (quoi que parfois trop 80’s) d’Eberhard Schoener en font un très bel épisode. Le doublage français est excellent.

Anecdotes :

  • Une scène plutôt amusante montre Derrick confronté à un jeune policier qui lui veut mettre une amende, Derrick montre sa carte, mais l’officier ne se débine pas et lui mets l’amende, une fois qu’il est parti.

  • Sky du Mont (Limbach) en est à sa sixième (sur quatorze) apparition dans la série. En version française il est doublé ici par Guy Chapellier.

  • Christian Kohlund (Bondeck) en est à sa deuxième (sur sept) apparition dans la série. En version française, il est doublé ici par Alain Dorval connu notamment pour être la voix française de Sylvester Stallone.

  • Irina Wanka (Irene), Edwin Marian (le père d’Irene) et Henry Stolow (Joe Schneider) ont également déjà joué(e)s et reviendront dans la série.

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2. LA TROMPETTE
(GREGS TROMPETE)

Date de diffusion originale : 8 février 1985.

Résumé :

Un jeune étudiant en musique transporte une jeune femme accidentée à l’hôpital. Peu après, elle est assassinée… Derrick et Klein enquêtent.

Critique :

A la fois regard cru sur la drogue (voir la scène où Greg agonise), déclaration d’amour à la musique et enquête palpitante, cet épisode un peu brouillon se découpe clairement en deux parties : la première centrée sur le jeune Joachim qui après avoir transporté la jeune femme – découvre plus tard qu’elle est la chanteuse Sussanne Loon – se rend sur ses instructions chez un certain Berkhahn avec un sac. Ce dernier se montre sympathique avant de le matraquer de question sur sa vie. Puis le lendemain, Joachim se rappelle que la chanteuse était avec un certain Greg Newman, trompettiste qui n’a plus rien composé depuis longtemps. Il va le voir et le découvre dans un squat avec d’autres musiciens, sur le point de mourir pourri par la drogue. Benno, l’un d’entre eux lui demande de jouer différents morceaux, ce qu’il fait et Greg finit par lui filer sa trompette. Cadeau inestimable, c’est alors que Derrick et Klein arrivent et leur explique que Loon est une pièce dans un important trafic de drogue sur lequel ils enquêtent depuis des mois.

Un peu plus tard, Joachim reçoit la visite d’un mystérieux journaliste qui n’en est évidemment pas un et alerte Derrick qui se met à ses trousses. A ce moment-là, le parcours du jeune homme est délaissé totalement pour l’enquête de notre inspecteur. Ce qui est un peu confus, car il a fait des progrès alors que nous suivions le parcours de Joachim.

Quant aux rebondissements finaux – Loon n’est pas morte en fait – ils sont quelque peu tirés par les cheveux et une scène montrant Joachim découvrent le numéro de Klinger dans la trompette est inutile.

On peut avoir l’impression de trop plein dans cet épisode, en voulant aborder trop de choses (la drogue, la musique, l’enquête policière, plusieurs intrigues parallèles…) contraint au format d’une heure et puis la musique, trop ancrée dans les 80’s et les solos de trompette finissent par agacer.
Mais l’interprétation est pas mal : Ekkehardt Belle est, comme à son habitude, très bien et les autres habitués de la série (Dieter Schidor, Pierre Franckh, Wolfgang Müller, Karl Renar) sont impeccables même avec des tous petits rôles.

Anecdotes :

  • Il n’y a aucun meurtre dans cet épisode, mais il y a tout de même un mort : le suicide de Newman.

  • Dans la version française, Greg Norman est appelé étrangement Greg Newman.

  • Ekkehardt Belle (Joachim Lutze), Dieter Schidor (Greg Newman), Pierre Franckh (Benno), Karl Renar (Berckahn), Sieghart Rupp (Klinger) et Wolfgang Müller ont déjà joués et reviendront dans la série. Si Schidor n’a aucune ligne de dialogue, ce n’est pas le cas de Belle, doublé en version française par Patrick Poivey, Franckh par Guy Chapellier, Müller par Alain Dorval, Renar par Jacques Deschamps.

  • Carolin Ohrner (Cornelia) avait déjà jouée la victime dans l’épisode « L’anglaise » (s.4, ép.10).

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3. LES ENFANTS DE RASKO
(RASKOS KINDER)

Date de diffusion originale : 1er mars 1985.

Résumé :

Michael et Anja les enfants d’un transporteur de fonds engagent Docker un truand pour le braquer mais celui-ci le tue. Peu après, il est assassiné à son tour…

Critique :

Comment avoir de l’argent sans travailler ? Et bien Michael et Anja ont trouvés la solution : braquer leur père, qui transporte les fonds d’un supermarché à la banque, tous les soirs exactement à la même heure. Ils engagent Docker, un truand spécialisé dans les voitures volées pour faire le sale boulot. Aucun risque : on prendra bien soin d’enlever les balles de son arme.

Sauf que le « vieux » en a dans les muscles : il ne se laisse pas faire si facilement et évidemment cela tourne mal et un coup de couteau ça se plante vite.

Voilà les deux enfants qui ont tués indirectement leur père, mais bien entendu : il ne faut pas se balancer à la police, après tout : c’est Docker le responsable, c’est lui qui a commis le meurtre, pas eux. « Je veux le tuer », dit Anja, vengeresse. Et bien c’est exactement qui se passe dans la scène d’après (un habile montage) : logiquement, nous, spectateurs, pensons que c’est elle qui l’a assassiné.

Fort heureusement, ce sera un peu plus compliqué que cela : voir Evelyn, la compagne de Docker et Kurt, l’employé de leur motel batifolé ensemble un peu plus tôt n’était pas un hasard, de même que voir Docker traficoter avec des truands pour des vols de voitures.

Lorsque nos inspecteurs sont sur le coup : nous semblons avoir de l’avance sur eux : pour nous c’est Anja qui a commis le crime. Pour eux (surtout pour Klein) : ce sera Michael, son frère, assez vite. 

Cet épisode au scénario malin, verrouillé et fort bien interprété, se sert génialement de ce qui nous est caché (ainsi Michael affirme à Derrick qu’il a jeté l’arme de son père près du canal, nous pouvons penser qu’il ment puisque dans la scène avant ses propos, il avait encore l’arme chez eux) et la dernière partie, comme toujours, révèle les différentes pièces qui s’assemblent et forment ce genre de puzzle fascinant, dont la reconstitution est passionnante à suivre.

Bien entendu, Derrick et (surtout) Klein leur feront la morale mais pas directement (en parlant derrière leur dos). Le final, façon Hercule Poirot où Derrick réunit tout le monde et laisse à presque chacun ou chacune raconter un morceau de l’histoire manquante est très intelligent.

Anecdotes :

  • Le braquage d’un transporteur de fonds d’un supermarché rappelle « Le diplomate » (s.2, ép.3).

  • Anja Jaenicke (Anja) était déjà apparue dans l’épisode « La jeune fille en jeans » (s.11, ép. 1).

  • Volker Eckstein (Michael) signe ici sa dixième et dernière apparition dans la série. Il est décédé prématurément en 1993 à l’âge de 46 ans.

  • Peter Kuiper (Docker) en est à sa quatrième (sur sept) apparition dans la série. C’est la première fois qu’il joue un rôle de personnage éprouvant de la culpabilité. En version française, il est ici doublé par Henry Djanik connu notamment pour avoir été la voix française de Telly Savalas dans « Kojak ».

  • Dieter Prochnow (Krassner) signe sa troisième et dernière apparition dans la série.

  • Peter Ehrlich (Albert Rasko), Lisa Kreuzer (Evelyn), Andreas Seyferth (Kurt) et Henry Stolow (Grohmann) ont déjà jou(é)es et reviendront dans la série.

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4. BAVURE
(TOTER GOLDFISCH)

Date de diffusion originale : 22 mars 1985.

Résumé :

Roland et Andreas, deux jeunes hommes séduisent des femmes âgées et fortunées en espérant acquérir leurs fortunes. Mais leur dernière proie s’est suicidée. Le docteur Lapper cherche à les coincer…

Critique :

Avant de parler de cet épisode puissant en détail, je voudrais saluer l’interprétation exceptionnelle d’Hans Georg Panczak incarnant une figure tragique de jeune homme au fond en mal d’amour et celle divine et euphorique d’Elizabeth Wiedemann en vieille dame fortunée trouvant la Vie.

Leurs scènes magnifiques ensemble, au restaurant, en boite de nuit et en voiture montrent leur complicité naturelle, même si le personnage du premier cherche à entuber celui de la deuxième avant de s’éprendre d’elle, ce qui est clairement réciproque lors de leurs baisers. Chacun découvre une expérience qui enrichie leurs existences respectives.

« Bavure » est à la fois l’un des opus les plus drôles et tristes de la série. Tout le début de l’épisode est léger : que ce soit Derrick et Klein qui se moquent de Lapper : le médecin légiste, en l’évitant tant que possible et de leur côté, Roland qui repère une nouvelle proie, après avoir eu une crise de conscience envers sa dernière qui s’est suicidée, avec l’aide d’Andreas son petit ami.

Petit aparté : il s’agit sans doute du premier épisode qui évoque explicitement l’homosexualité masculine : des gestes de tendresse (lorsque Roland essuie la joue mouillée par l’effet d’oignons d’Andreas ou lorsque ce dernier lui apporte son petit déjeuner au lit), une photo (où ils se regardent en riant) et la réaction de Roland : totalement dévasté, brisé après qu’Andreas ai été tué, montrent clairement qu’ils étaient en couple.

S’ensuit cette rencontre de Roland avec Julia et ces scènes pleines de vies (déjà évoquées plus haut dans cette critique), alors que parallèlement Derrick et Klein, pour une fois, n’ont aucune enquête et c’est Lepper qui tente de les mettre sur l’affaire qui l’obsède : une femme fortunée suicidée à cause d’un jeune homme qui l’avait séduite et arnaquée. Mais Derrick refuse de s’en mêler.

Si investigation il y aura, c’est lorsqu’Andreas sera tué : au bout de 32 minutes d’épisode, Derrick et Klein persuadés que Roland pourrait les aider se montrent cassants avec lui, au courant de son arnaque. L’épisode délaisse ce dernier qui tente, en vain, de recontacter Julia, alors que celle-cia appris de son frère et de son fils à quel « jeu » il joue.

Tandis que Derrick et Klein ne recroiseront plus du tout Roland, recentrant leurs investigations sur Schumann (le frère de la femme suicidée) et Lapper.

Lorsque ce dernier sera arrêté : on notera que Derrick se retiendra énormément d’exploser sa colère envers lui : sans doute que dans la série, nous n’avons jamais vu Horst Tappert aussi expressif : son visage, ses yeux : bouillonnant intérieurement et lorsqu’il s’emportera : il le fera à voix basse en étant sec et dur : « Tu as dit que tu allais déposer ta démission ? Je vais me faire un plaisir de te coller une inculpation. ».

La toute dernière scène sous-entendant de l’espoir entre Roland et Julia, lorsqu’elle demande à son fils et à son frère : « N’avez-vous pas chercher à comprendre pourquoi il se comporte ainsi ? Il est en mal d’amour. », et Roland qui l’appelle.

Nous pouvons supposer qu’il fut rejeté par ses parents à cause de son homosexualité, mais quelque chose est limpide : le fils de Julia éprouve un complexe œdipien : il est vraiment proche d’elle et exige qu’elle se justifie lors de ses sorties avec Roland, comme le ferait son mari (dont nous n’entendons jamais parler). Ce personnage, interprété par un Thomas Astan impeccable, tout comme son oncle, gâchent l’épisode par leurs interventions mais d’un autre côté, renforcent l’entourage (il faut bien qu’il y ai des antagonistes).

Anecdotes :

  • Le quatrième mur est franchi deux fois : lorsque Roland est adossé derrière sa porte d’entrée, terrifié et anéanti, il regarde directement vers la caméra, de même que Derrick, dans ses réflexions intérieures, un peu plus tard.

  • Musique : « It was love » de Frank Duval.

  • Elizabeth Wiedemann (Julia) signe sa troisième et dernière apparition dans la série, de même que Gerd Böckmann (Andreas), avec une de plus.

  • Hans Georg Panczak (Roland), Thomas Astan (Ingo Stettner), Paul Hoffman (Wolfgang Scholz),

  • Robert Naegele (Lapper), Herbert Tiede (Schumann) ont déjà joué(e)s et reviendront dans la série.

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5.  QUI A TUÉ ASMY ?
(WER ERSCHOß ASMY ?)

Date de diffusion originale : 19 avril 1985.

Résumé :

Robert Asmy, un homme très fortuné a été abattu en sortant de son sauna. Il enchaînait les conquêtes nettement plus jeunes que lui. Derrick centre sur ses investigations sur sa dernière, Erni...

Critique :

Un épisode très triste, à la fois portrait d’un homme n’arrivant jamais à combler son existence et regard d’une jeunesse tentant elle, en vain, de s’en sortir.

Robert Asmy a hérité l’immense fortune de son père, qu’il dépense sans compter et trouve des maîtresses nettement plus jeunes que lui les jettant, une fois lassé. Ni sa mère, ni sa femme ne sont tendres à son égard. Cela fait déjà deux bonnes suspectes.

Erni Weik, la vingtaine, ayant perdue ses parents, peinant à joindre les deux bouts, vivait avec son jeune frère, Heinz, dix-sept ans qui enchaîne les petits boulots pour manger à sa faim, jusqu’à ce qu’elle emménage avec Robert qui la fait « prisonnière ».

Immédiatement, Derrick se prend d’affection pour Heinz : admirant ce petit bonhomme, lui payant des cigarettes et refusant l’idée qu’il puisse être l’assassin.

Fort heureusement pour lui : ce ne sera pas le cas, d’ailleurs notre inspecteur soupçonne Johann, l’ex petit ami d’Erni connu pour son comportement violent : ils feront même le parcours de chez lui jusqu’à la demeure d’Asmy, mais là aussi fausse piste : « vingt minutes de trop pour y parvenir ».

Revenant vers Erni qui en emménageant chez Asmy, s’extirpait d’une condition sociale miséreuse : vivant dans le luxe, prenant des bains de sauna, mais devant subir le caractère étouffant de son hôte.

A ce titre, elle prend le chemin inverse d’« Achim » dans l’épisode « La jeune fille en jeans » (saison 11, épisode 01) où c’était un homme très aisé qui trouvait sa liberté en vivant avec une jeune fille d’un milieu modeste.

Au final, ce ne sera qu’une question d’abandon, de rejet pour Erni, lorsque son amant riche lui a ordonné de ficher le camp de chez lui, lasse d’elle : répugnée à l’idée de retourner là d’où elle vient, elle ne l’a pas supportée et l’a tuée. Pour Derrick, c’est dommage que ce soit elle, l’assassin car le pauvre Heinz se retrouvera tout seul.
Nous notons la dernière scène qui est à la fois d’une tristesse et d’une tendresse infinie où Derrick prend l’adolescent dans ses bras.

Cet épisode certes très juste, profond, impeccablement interprété, doté d’une mise en scène ponctuée de plans très beaux (lorsque Derrick et Heinz marche l’un devant l’autre, le dernier marchant à reculons en remontant une colline), mais qui est vraiment à la limite du tire-larmes.

Anecdotes :

  • Musiques : « Codeward Elvis » et « Koan » d’Eberhard Schoener et Sting.

  • Anne et David Bennent (Erni et Heinz) sont réellement frères et sœurs. Si la première fait sa cinquième apparition dans la série, le deuxième – surtout connu pour avoir été le gamin dans « Le tambour » - fait son unique apparition dans la série. Il mesure 1 mètre 55.

  • Constanze Engelbrecht (Helene Asmy), Enzi Fuchs (Herta) font leurs premières apparitions dans la série. Fritz Strassner (Johann), lui, fait sa dernière. Inge Birkmann (Madame Asmy) et Werner Asam (Benno) ont deux joué(e)s et reviendront dans la série.

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6. L'IMAGINATION D'HELGA
(DAS TÖDLICHE SCHWEIGEN)

Date de diffusion originale : 03 mai 1985.

Résumé :

Helga, une jeune femme appelle Derrick en affirmant qu’elle se sent en danger car deux hommes l’ont suivis chez elle. Ils arrivent et Derrick s’y rends mais aucun des deux hommes n’est présent. Son ami Udo prétend qu’elle affabule...

Critique :

Même si le sujet traité est finalement grave (l’enfouissement de déchets toxiques, déjà traité dans l’épisode de « Parfum d’enfer », d’ailleurs la musique à l’harmonica sur les scènes de la vieille usine reprend des airs de cet épisode), les dialogues sont vraiment ciselés et le scénario passionnant, donnant l’impression d’être dans un cauchemar.

Helga est une jeune femme connue pour avoir beaucoup d’imagination, mais fort heureusement pour elle, Derrick et Klein ont effectivement entendus deux hommes parler et entrer chez elle à travers le combiné du téléphone. Qu’importe ce que son ami Udo – qui lui coupe tout le temps la parole, ce qui a le don d’agacer Derrick et Klein – affirme : ce qui s’est passé n’est pas le produit de son imagination, c’est Réel. Mais c’est plutôt mince pour enquêter.

Le meurtre d’une dame, qui travaillait comme comptable à une usine, dont Helga était la secrétaire va leur donner de la matière. Se rendant sur les lieux – à pleurer – ils sont vite menacés par Hoppe, un ancien contre-maître.

Peu après, ils découvrent que ce dernier, ainsi que la victime, son fils et Helga ont reçu(e)s une importante somme d’argent : pourquoi ?

Et bien ils le seront assez vite en surprenant une réunion entre Stargard fils, Udo et Hoppe. On note une pointe d’ironie de Derrick, lorsque Stargard lui dit : « Est ce que vous savez lire ou non ? La pancarte dit : « Entrée formellement interdite ». », ce quoi à Derrick répond : « Je ne sais pas lire, non. ». En effet : à la place de cette usine sera construite une école mais des bidons de déchets toxiques ont été enfouis sous Terre et pour que chaque personne au courant de cela se taise, il faut les payer et lorsque cela suffit pas : il faut les tuer.

Sans scrupules est Stargard fils de risquer de contaminer des centaines d’enfants.

Anecdotes :

  • Musique : « Funky Girl » de Martin Böttcher.

  • Henry Van Lyck (Stargard) fait ici sa première des treize apparitions dans la série. En version française, il est doublé ici par Serge Sauvion surtout connu pour avoir été la voix française de Peter Falk. Irina Wanka (Irene), Jacques Breuer (Udo), Ernst Fritz Fürbringer (Monsieur Stargard), Ilse Neubauer (Madame Simka) et Peter Bertram (Wiemann) ont déjà joué(e)s et reviendront dans la série. Arthur Brass (Simka) signe sa quatrième et dernière apparition dans la série.

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7. UN CADAVRE SUR LES BRAS
(EIN UNHEIMLICHER ABGANG)

Date de diffusion originale : 17 mai 1985.

Résumé :

Rudolf Diebolz, un homme à la tête d’une société qui est ruinée se suicide. Sauf que Derrick pense qu’il est encore en vie. Et demande à chaque personne de son entourage d’identifier son corps…

Critique :

Une lettre de suicide, une barque qui explose sur un lac et côté personnage : une femme et son amant, un fils, la bonne, la secrétaire et le comptable. Derrick qui n’en exprime la raison qu’après, tient absolument à ce que ceux-là identifient Diebolz. Sans leur dire qu’il a été tué et ne s’est pas suicidé.

Cette séquence d’identification durant six minutes permet de montrer le talent des différent(e)s interprètes. Ils l’ont tous identifiés : donc, logiquement : c’est bien Diebolz, sauf que pour Derrick : l’identification est un succès dans le sens – où comme il l’avait pensé - ils ont tous mentis ayant des raisons personnelles de l’espérer vivant. Mais le ou laquel(le) d’entre eux / elle est dans le coup ?

Tous et toutes ?

Le cadavre est en fait un serveur, suffit de se rendre là où il est, de discuter avec son collègue qui identifie la femme qui l’avait croisé avec un homme un peu plus tôt, sur une photo.

Contre toute attente, ce n’était pas la secrétaire mais la bonne et les autres n’étaient visiblement pas dans le coup.

Cet épisode passionnant et rusé rappelle fortement « Un voyage à Lindau » (saison 9, épisode 4) : ce n’est vraiment pas loin du copier-coller tant il y a de ressemblances entre les deux scripts, quelques variations près. Et je préfère d’ailleurs ce « Un cadavre dans le bras » : l’ensemble semble moins compliqué, moins éparpillé, l’interprétation est de plus grande qualité.

Anecdotes :

  • Christiane Krüger (Liane Diebolz), Dirk Galuba (Diebolz), Peter Bongartz (Kolewski), Lisa Kreuzer (Mademoiselle Meissner) et Klaus Höhne (Heffner) ont déjà jou(é)es et reviendront dans la série. Christoph Eichhorn (Klaus Diebolz) signe sa première de ses huit apparitions dans la série.

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8. LA MAIN DE DIEU
(SCHWESTER HILDE)

Date de diffusion originale : 14 juin 1985.

Résumé :

Kusich, un proxénète se fait assassiner après s’en être pris physiquement à Anita, l’une de ses anciennes filles…

Critique :

Nous n’en avons jamais fini avec notre passé, ce que nous rappelle justement cet épisode brutal et très fin psychologiquement. C’est Anita, une jeune femme, fréquentant Kurt : un garçon d’une famille aisée, travaillant dans une boutique de parfums qui voit son passé lui revenir littéralement en pleine tête. Ancienne prostituée – ce qu’ignore bien entendu la famille de son copain – aidée par la Sœur d’une Mission solidaire à trouver une vie normale, elle se voit de nouveau persécutée par Kusich, son ancien proxénète qui a une tendance à la main lourde (séquence d’une brutalité sadique et gratuite lorsqu’il la tabasse dans la chambre d’hôtel), que nous spectateurs, tout comme elle, souhaitons voir mourir vite fait. Après cela, elle se rend chez Kurt et raconte à son père pourquoi elle a morflé et lui parle de son ancienne vie (ayant eue aussi un enfant qu’elle a du abandonner).

Logiquement rejetée par un milieu qui ne veut pas d’une « traînée » dans ses rangs (c’est clairement une nouvelle pique de Reinecker envers la haute-bourgeoisie, une de ses cibles fétiches depuis l’excellent « La jeune fille en jeans » saison 11, épisode 01), elle trouve son réconfort auprès de Sœur Hilde, qui la considère comme sa fille. Cette dernière ira même voir Kusich pour lui dire sa façon de penser. A ce moment-là, nous penserons logiquement que c’est elle qui a commis le crime.

D’ailleurs, elle l’avouera pour protéger Anita.

Mais Derrick n’est pas quelqu’un de patient et les suspects et suspectes se comptent sur les doigts d’une main. Tout n’est qu’une question d’alibi par rapport au moment du crime et comme souvent, c’est ce qui ne nous ai pas montré qui trouve sa place vers la fin et les réactions surprenantes de certains protagonistes. Ainsi, ici, Kurt, semblait en vouloir clairement à Anita, en la raccompagnant chez elle, mais en vérité, il ne supportait pas que l’on puisse poser la main sur elle.

Oui, lui, contrairement à sa famille aurait laisser à la jeune femme une chance de s’en sortir, par amour.

Ce que nous dit cet épisode, c’est que l’amour et l’affection peuvent vraiment sauver une personne.

Quelque chose de plutôt juste en vérité.

Anecdotes :

  • Susanne Uhlen (Anita), Ekkehardt Belle (Kurt), Klaus Abramowsky (Monsieur Born) ont déjà joué(e)s et reviendront dans la série.

  • Alors que Lis Verhoeven (Madame Born) fait sa première apparition dans la série, Andràs Fricsay (Kusich) signe sa deuxième et dernière (après « Nostalgie » saison 11, épisode 10).

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9.  NUIT BLANCHE
(LANGE NACHT FÜR DERRICK)

Date de diffusion originale : 28 juin 1985.

Résumé :

Bomann, un avocat devant défendre Rotter un preneur d’otage et tueur, voit sa fille adolescente se faire kidnapper. Derrick ne se donne qu’au lendemain neuf heures, soit à l’heure où Bomann doit se rendre au tribunal lors du jugement, pour la récupérer…

Critique :

Comme le sous-entend aussi bien le titre français qu’original, cet épisode à la particularité de se dérouler essentiellement sur une seule nuit. Nous aurons d’ailleurs ponctuellement des plans d’horloge pour nous indiquer que le temps passe.

Même si le début a du mal à démarrer, une fois que Derrick est sur le coup : pas une seconde de répit. Il fait bosser tous les hommes qu’il a, fait revenir au bercail ses collègues : ils n’ont que quelques heures pour trouver les ravisseurs et récupérer la fille.

Cet épisode est vraiment à montrer à tout(es) les détracteurs de la série : il y a de l’action, du mouvement, peu de psychologie (donc de « lenteur »), une énergie collective : on aura rarement vu à ce niveau de la série (nous en sommes presque à la moitié) Derrick autant en forme, hyper-actif. La grande magie, c’est de concentrer tout cela dans un huis-clos, ainsi pratiquement toute l’action de l’épisode se passe dans le commissariat sur deux bureaux ! Ce devait être velu pour les mouvements de caméra : chapeau à Dietrich Haugk (auteur du premier épisode de la série où il avait déjà dynamité les codes de mise en scène), avec ses travellings très élégants, sa caméra presque tout le temps en mouvement et aux monteurs Traudl Fässler et Werner Preuss, qui rendent un montage sec. L’ensemble n’est peut-être pas novateur, mais fait avec efficacité, en plus d’une lumière qui semble naturelle (ainsi à un moment, on ne distingue presque plus les visages).

Il y a assez peu d’expérimentations dans la série pour ne pas les signaler, et comme c’est vraiment bien emballé : je mets 4.

Nous pouvons regretter toute fois l’inutilité de l’histoire d’amour entre Roberta et Strobel, ce dernier, personnage complètement superficiel, se sentant impliqué dans l’enquête et embrassant la jeune femme à peine l’avoir retrouvée.

Anecdotes :

  • Il s’agit du troisième épisode de la série où il n’y a pas de meurtre.

  • La nuit de l’épisode est entre un jeudi 25 et un vendredi 26, probablement en avril 1985, deux mois avant le tournage.

  • Klaus Schwarzkopf (Bomann) et Horst Sachtleben (Stoll) sont déjà apparus et reviendront dans la série. Marion Kracht (Roberta Bomann), Eva Maria Bayerwaltes (Annegret Rotter) et Wilfried Bassner (Rotter) font ici leurs premières apparitions dans la série.

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10. UN BRAVE TYPE
(KRANZNIEDERLEGUNG)

Date de diffusion originale : 06 septembre 1985.

Résumé :

« " « Tes assassins seront punis ! » Telle est la phrase choc que Heinz Lissner a inscrit sur la couronne lors de l'enterrement de son amie Stefania, morte d'une overdose. Gerhard Trosse, un vieux journaliste, interpelle le jeune homme sur cette déchirante déclaration. Il raconte tout à Derrick, persuadé que le jeune Heinz, consumé par la rancune, va retrouver les dealers et les abattre pour assouvir sa vengeance. L'enquête mène vers un certain « Igor », et Trosse craint que l'exécution soit imminente. " » (source Wikipédia).

Anecdotes :

  • Note : L’auteur des chroniques de cette série n’a pas été en mesure de voir cet épisode.

  • Casting : Jutta Kamann (Maitre Lissner), Henry van Lyck (Adrian Schyker), Karl Renar (Köhler) et Holger Petzold sont déjà apparu(e)s et reviendront dans la série.

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11.  MORT D'UNE JEUNE FILLE
(TOD EINES JUNGEN MÄDCHENS)

Date de diffusion originale : 04 octobre 1985.

Résumé :

Une jeune fille est retrouvée morte par ses collègues de la boutique où elle travaille. Derrick et Klein soupçonnent immédiatement son petit ami...

Critique :

Qui de la famille Linder a tué la petite Margot ? Le petit ami Berthold connu pour son sérieux ? Le père Robert à la tête d’une boutique ? La mère Agnes, femme effacée ? L’oncle Harald qui n’a pas la langue dans sa poche ? Scénario remarquablement mis en place, car les scènes de cette famille en alternance avec l’enquête, montrent qu’ils ont tout fait pour cacher le crime mais ne nous révèlent jamais qui l’a commis ! Et selon les points de vue, la relation entre la petite Margot et Berthold varie : simple ami, petit ami ? Pour Derrick, ce n’est vraiment pas de la tarte, alors qu’ils tentent d’en savoir le plus possible sur lui, persuadé que c’est le meurtrier.

Qui évite en premier temps de croiser la route d’Hans, le frère de la victime, avant de le mettre dans la confidence, et ça y est celui-ci couvre également l’auteur du crime : mais qui ça peut bien être ?

Et qu’est ce qui a pu se passer à cette soirée-là ?

Derrick et Klein comptent également sur le voisin de la victime : un certain Sussloff, qu’ils dérangent pendant la préparation de son repas : scène totalement burlesque – clin d’œil évident à Bud Spencer super star en Allemagne - où Sussloff (incarné par l’irrésistible Peter Kuiper), homme très simple qui n’aime pas du tout qu’on l’importune pendant sa bouffe, ne les aide vraiment pas non plus.

Nos inspecteurs sont gentils : Klein lui propose de tenir sa casserole de patates sur le feu, pour le laisser discuter avec Derrick. Lorsque le festin sera prêt : il se montrera impatient que Klein ne lui donne son assiette et pour finir Derrick tiendra la poêle pendant que Sussloff se servira !

Finalement, dans une séquence ultérieure, il les aidera. Cet épisode est le deuxième où Kuiper interprète un personnage humain. Après nos inspecteurs remonteront tranquillement le fil.

L’interprétation, outre Kuiper dont le petit rôle m’a vraiment marqué, est très bien : Pierre Franckh, Claus Biederstaedt et Hans Korte, autres visages familiers de la série sont impeccables, même si leurs personnages ne sont pas vraiment consistants (nous avons déjà vu mieux dans la série).

Anecdotes :

  • Hans Kort (Robert Linder), Gustl Halenke (Agnes Linder), Claus Biederstaedt (Harald Linder), Pierre Franckh (Berthold Linder), Peter Kuiper (Sussloff) ont déjà joués et reviendront dans la série.

  • Frank Hessenland (Hans Glogau) reviendra dans l’épisode « Le second meurtre » (s.16, ép.3).

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12. LA DANSEUSE
(DIE TÄNZERIN)

Date de diffusion originale : 03 novembre 1985.

Résumé :

Dans un pensionnat, le gardien est assassiné. C’est la jeune Katrin May qui était visée...

Critique :

Un nouveau portrait de couple déchiré par le goût de l’homme pour les jeunes femmes. A quel point une femme peut-elle se sentir rejetée lorsque son mari la trompe ? Et ce même, s’il fait de son mieux pour le cacher. Elle, une femme d’une quarantaine d’années, déjà jalouse, voit son époux batifoler avec une jeune fille d’à peine dix-huit ans. Que faire ? Et bien tuer cette rivale et espérer qu’il revienne à la maison. C’est ce que soupçonnent fortement Derrick et Klein qui, contre toute attente, apprennent que Madame Rohner connaît les mésaventures « d’à côté » de son époux, le docteur Rohner (Heinz Bennent, dans l’un de ses immenses numéros d’acteur).

Il devient fou lorsqu’il apprend qu’elle est au courant : c’est une catastrophe : car il est persuadé qu’elle peut aller très très loin pour éliminer sa rivale.

Tu m’étonnes : un détective privé engagé pour le coller aux basks lui et elle non-stop, séduire Ralf, l’ex petit ami de Katrin afin de le manipuler pour qu’il la tue : il faut être vraiment malade.

Nous noterons que Derrick se montrera très énervé, poussant à bout jusqu’à s’emporter sur Ralf afin qu’il l’avoue, ce qu’il fait et la femme trompée ne pourra pas s’en sortir totalement : « Incitation au meurtre ». Et après cela que reste-t-il du docteur Rohner, sans doute retrouvera t-il les bras de sa jeune bien aimée.


Une tension crescendo pour ce quasi-huis-clos intense, interprété avec passion.

Anecdotes :

  • Il s’agit de l’adaptation de Reinecker de son propre roman sorti en 1977 « Le commissaire et la danseuse ».

  • Musique : « Call the circus » d’Esther Ofarim.
  • Heinz Bennent (Rohner) signe sa cinquième et dernière apparition dans la série, il en est de même pour Dietlinde Turban (Katrin May) avec une de moins.

  • Robert Jarczyk (Ralf Becker) lui signe sa première (sur 14) apparition dans la série.

  • Dieter Eppler (Kerstrich) en est à sa sixième (sur 12) apparition dans la série.

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13. UNE FAMILLE UNIE
(FAMILIE IM FEUER)

Date de diffusion originale : 13 décembre 1985.

Résumé :

Depuis quelques temps, Bohl un père de famille au chômage fréquente Weiler un truand notoire, contre l’avis de sa fille Anna. Un soir, Weiler est assassiné et Bohl est persuadé qu’Anna est la meurtrière. Il décide de tout faire pour la protéger.

Critique :

On clôture cette douzième saison par le regard tendre et à la fois brutale sur une famille brisée par le chômage du père et le handicap moteur de la fille. Comment s’en sortir ?

Bohl dépense le peu d’argent qu’il peut récolter en buvant des coups dans le bar du coin : il s’y lie avec Weiler un truand enchaînant les séjours de prison, et qui n’hésite pas à tenter d’abuser sexuellement d’Anna, la fille de Bohl, dès lors qu’il franchit les pieds dans leur appartement.

Bohl qui semble croire aux simples provocations n’intervient guère : d’un autre côté, il serait un peu mal placé pour dire quoi que ce soit puisqu’il a clairement une relation incestueuse avec sa fille (il lui montre de l’affection déplacée et demande de se déshabiller devant lui alors qu’elle revient d’heures sous la pluie, avant qu’Ulrich, le fils de la famille n’intervienne).

Oui, cette jeune fille en fauteuil roulant qui est une adolescente est très attirante et mature pour l’âge qu’elle a mais pas touche, au fond c’est justement Ulrich qui semble la protéger le plus.

Dans la soirée, Weiler est tué, Bohl retrouve Anna dans son fauteuil sous la pluie : il pense immédiatement que c’est elle l’assassin, d’autant qu’elle a emmenée l’arme qu’il avait laissé à l’appartement. Dès lors, il faut absolument la couvrir : quitte a ramener la mère au foyer – elle qui était partie depuis longtemps, suite à son aventure extraconjugale avec une serveuse.

Devant Derrick apparaîtra l’image d’une famille unie, heureuse, retrouvant un bonheur qui avait disparu. On fait à manger, on se dit des blagues, on plaisante, on rit, on sourit.

Notre inspecteur n’est pas stupide, il sait que c’est une façade et que l’un d’entre eux à commis le crime et ses soupçons le conduisent logiquement à Anna, avec qui il se montrera particulièrement brutal (la scène où il la force à tenir l’arme et faire semblant de tirer à l’endroit exact où elle l’aurait fait au moment du crime), persuadé que c’est elle. Mais Derrick n’est pas infaillible, il lui arrive de se tromper : et non, ce ne sera pas elle, ni quelqu’un de sa famille.

Est-ce que sans que la fille soit une probable meurtrière, la famille Bohl restera unie ? Cela nous ne le saurons jamais, mais nous pouvons bien l’espérer.

Bien que l’interprétation soit par moment exagérée, elle est globalement excellente, à commencer par Henry Van Lyck en très grande forme (doublé impeccablement en version française par Serge Sauvion), Beate Finckh (Anna) est intense et même Hans Georg Panczak (Ulrich) dans un rôle assez effacé (surtout en comparaison de son précédent dans la série : « Bavure » épisode 4 de cette saison) est très bien.

Anecdotes :

  • Tout le casting principal de cet épisode était déjà apparu et reviendra dans la série.

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