saison 3 saison 5

200 dollars plus les frais

Saison 4


1. ROCKFORD CONTRE ROCKFORD
(BEAMER'S LAST CASE)



Histoire de Brooker Bradshaw et Calvin Kelly. Adaptation : Stephen J. Cannell. Réalisation : Stephen J. Cannell.

Résumé :

Jim Rockford, de retour de vacances aux Caraïbes, se rend compte que pendant son absence, un imposteur a pris sa place.

Critique :

On trouve l’intrigue un peu simpliste et pas franchement crédible. L’agence de Jim a des problèmes financiers, et se faire passer pour lui paraît invraisemblable.

Il fait son enquête chez Monica Steele (Bibi Bresch) qui a eu une liaison avec un certain Dave Morgan. Monica a demandé à Jim de l’aider.

Bien entendu, on attend le moment où Jim va démasquer l’imposteur. Cela arrive chez son garagiste, où l’un des mécaniciens, Fred Beamer (James Whitmore Jr), est son homme. Il s’agit du paumé qui s’est fait passer pour lui, passionné par la vie des détectives.

Hésitant entre humour et sérieux, l’épisode ne trouve jamais le ton juste. Le thème de l’imposteur a été abordé dans d’autres séries (comme Amicalement vôtre) avec davantage de pertinence.

Finalement, Beamer est blessé par balles. Il veut devenir détective privé. Le policier Dennis Becker (Joe Santos) prête main forte à notre héros en le mettant sur la piste de Phil Moreno (Howard George), qui dirige une compagnie de taxis. Un autre personnage, Manny Arturis (Robert Loggia) semble mêlé à l’affaire.

Les retrouvailles avec Jim dans cette saison 4 sont quelque peu décevantes. Il a affaire à un mythomane. L’ambiance loufoque ne convient pas du tout à la série. On se croirait presque à certains moments dans Max la menace.

Un épisode vraiment mineur.

Anecdotes :

  • Bibi Bresch (1942-1996) est prématurément décédée d’un cancer du sein. On l’a vue dans Star Trek 2, la colère de Khan.

  • James Whitmore Jr (1948-) est surtout connu comme réalisateur.

  • On regretta qu’une des jolies filles de l’épisode, nommée Brenda, ne soit pas créditée au générique.

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2. UN CHAPITRE DIFFICILE
(TROUBLE IN CHAPTER SEVENTEEN)

Scénario : Juanita Bartlett. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Jim devient le garde du corps d’une femme auteur d’un livre contre les féministes, Ann Louise Clement, promouvant la femme soumise. Celle-ci a été victime de plusieurs tentatives de meurtre.

Critique :

Dans une société en pleine évolution, Ann Louise Clement (Claudette Nevins) défend l’idée de la femme soumise à son mari. Elle vient d’écrire un livre, et a demandé pour la protéger Jim. Le mari, Bud  (Ed Nelson) est particulièrement jaloux.

En 1977, Ed Nelson dont les cheveux ont prématurément blanchi a pris un sacré coup de vieux depuis Peyton Place.

Jim soupçonne le mari, après la dernière tentative de meurtre contre Ann Louise. Marty (Arlene Martel), l’agent littéraire de l’auteur, est assassiné. Bud a une maîtresse, Jane Avery (Donna Baccala). Son frère, Jack (Arthur Roberts), est au courant de l’histoire.

Claudette Nevins fait un tel cabotinage que James Garner manque d’espace pour jouer.

En dehors d’Ed Nelson, les vedettes invitées ne sont pas brillantes, et l’ensemble s’en ressent. Le scénario est assez caricatural. Bud souffrirait d’impuissance d’après sa femme, pourtant il a une maîtresse. Donna Baccala est peu crédible, avec son physique de femme de tous les jours, en vamp.

Au lieu de passer du temps devant un bon polar, on s’ennuie ferme. On est plus proche du vaudeville que de la série policière.

Le réalisateur essaie de jouer la carte de l’humour, mais tout cela ne prend pas. Un épisode très moyen.

Anecdotes :

  • Ed Nelson (1928-2014) est célèbre pour le rôle du docteur Rossi dans Peyton Place.

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3. DES GENS ORDINAIRES
(THE BATTLE OF CANOGA PARK)

Scénario : Juanita Bartlett. Réalisation : Ivan Dixon.

Résumé :

Rockford est accusé du meurtre d’un certain Robert Riddy. Il faisait partie du régiment de Corée où Jim a servi.

Critique :

Retour de deux personnages récurrents de la série : le supérieur de Dennis Becker, le lieutenant Thomas Dielh (Tom Atkins) et surtout la belle avocate Beth (Gretchen Corbett).

L’épisode renoue avec le pur genre policier. L’intrigue est en lien avec le passé de Jim Rockford en Corée. Il était dans la même division, lors de la guerre, que la victime.

La piste mène aux anciens de la guerre de Corée, après un attentat commis contre la caravane de Jim avec une grenade. Le suspect est un certain Leonard Wenke, fils de la femme de ménage du père de Jim.

Dennis Becker et Jim s’intéressent à une certaine Lee Ronstadt (Adrienne Marden). Son fils serait le suspect idéal. Le père de Jim fait admettre à un certain Chalco, mêlé à l’affaire qu’il connaissait la victime.

Les apparitions de Gretchen Corbett se comptent en courtes minutes, ce que l’on déplore.

Le niveau de la série se situe un peu en dessous de Cannon. Les enquêtes du privé Jim Rockford manquent un peu de cohérence, ce petit quelque chose qui nous ferait tenir en haleine. James Garner est semi-parodique en héros, pas vraiment menaçant.

Cela dit, les méchants ici sont une bande de cinglés. La série pour autant ne prend pas le chemin d’un ton décalé. Le spectateur se retrouve quelque peu désorienté, peinant à prendre la série au sérieux, et n’étant pas convié à une comédie.

Le personnage de Lee Rondstadt ne manque pas d’être picaresque à souhait, surtout face aux policiers. Mais l’ensemble n’est pas palpitant.

Anecdotes :

  • Retour de Gretchen Corbett dans le rôle de l’avocate Beth Davenport. Par la suite, la comédienne se fâcha avec la production, et son personnage disparaîtra.

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4. UN NOUVEAU DÉPART
(THE SECOND CHANCE)

Scénario : Gordon Dawson. Réalisation : Reza Badiyi

Résumé :

Gandolph Fitch demande à Jim d’investir 500 dollars dans le premier disque d’une chanteuse, Theda Best. Celle-ci ne tarde pas à être enlevée par un caïd, Shapiro.

Critique :

Episode ennuyeux dès le départ. On comprend mal pourquoi Jim se laisse entraîner dans cette galère. A la 21e minute, on se laisse séduire par une belle scène de cascade automobile.

Mais le reste du temps, on se surprend à regarder sa montre. Malachi Throne en Shapiro joue les chefs de gangs dans la plus pure tradition, ici un faux monnayeur.

Est-ce pour l’avoir connue comme chanteuse mais Dionne Warwick ne semble pas être une actrice extraordinaire. Theda est la femme divorcée d’un gangster, Joe Moran (Tony Burton), qui jadis a tué un homme plus ou moins accidentellement et se retrouve en liberté surveillée.

Comme toujours, Jim est fauché. Il évolue dans une faune interlope où l’on a du mal à croire qu’il puisse chaque fois se sortir intact.

Isaac Hayes, célèbre compositeur et chanteur (Shaft) est doué pour la comédie. Mais le scénario a tendance a rendre son personnage caricatural.

L’épisode semble durer plus que 47 minutes, tant l’intrigue se traîne en longueur. La façon dont la situation est renversée est difficilement crédible.

Une déception.

Anecdotes :

  • 3e et dernière apparition d’Isaac Hayes dans le rôle de Gandolph Fitch.

  • Dionne Warwick (1940-) est surtout connue comme chanteuse. On l’a souvent vue en France dans les émissions de Sacha Distel.

  • Malachi Throne (1928-2013) était Noah Bain, le chef d’Al Mundy dans les deux premières saisons d’Opération vol.

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5. UNE HISTOIRE DE FOUS
(THE DOG AND PONY SHOW)

Scénario : David Chase. Réalisation : Reza Badiyi.

Résumé :

A cause d’Angel qui l’a mêlé à son insu à une histoire de recel, Jim doit pour éviter la prison subir un programme de thérapie de groupe. Mary Jo, qui se sent menacée, veut engager Jim.

Critique :

Ce qui rebute un peu dans cet épisode, ce sont les scènes de thérapie à répétition. Joanne Nail en Mary Jo est bien jolie, joue correctement, mais il n’y a pas de quoi s’extasier.

Jim au cours de son enquête finit par découvrir que quelqu’un veut tuer Mary Jo.

Dennis Becker oriente son ami détective vers les services de la CIA à la recherche d’un certain Joseph Bloomberg.

Cela n’est jamais passionnant. Le suspense a du mal à s’installer. James Garner et l’insupportable Stuart Margolin en Angel jouent de façon trop décontractés. Ils ne semblent pas prendre le script au sérieux.

La série veut adopter un ton décalé qu’elle ne trouve jamais. On reste quand même plus dans le style de Mannix et Cannon que dans une série humoristique assumée.

Un épisode moyen.

Anecdotes :

  • Joanne Nail (1947-) dont la carrière n’a pas dépassé les années 80 et qui au premier coup d’œil évoque un peu Katherine Justice incarne Mary Jo, la jolie fille de l’épisode. Elle a fait une courte carrière. On a pu la voir dans Hawaii Police d’état, Les rues de San Francisco, Cagney et Lacey et un obscur long-métrage au cinéma Les loubardes.

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6. REQUIEM POUR UNE BOITE À BLAGUE
(REQUIEM FOR A FUNNY BOX)

Histoire de Burt Prelutsky. Adaptation : James S. Crocker. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Kenny Bell, un comique, vole un sketch à un confrère, Lee Russo, qui furieux, jure de se venger. Lee Russo est un homme dangereux.

Critique :

Histoire un peu tirée par les cheveux : Lee Russo (Robert Quarry) est de mèche avec la mafia, et notamment Paul Silvan (Jason Evers). Silvan, dans la mesure où pour piquer des blagues à Russo l’a espionné, a aussi des secrets compromettants. Et notamment une mallette pleine de dollars.

Dans le rôle de Kenny, Chuck McCann en fait des tonnes dans le genre comique pas drôle. On ne tarde pas à le trouver lâche et antipathique.

 Lee Russo est retrouvé mort par Jim, qui est arrêté. Jim doit faire appel à Beth, et une fois de plus le lieutenant Diel veut la peau du détective.

L’atout de cet épisode est la comédienne Meredith MacRae dans le rôle de Lori, la petite amie de Russo.

Jason Evers est plutôt maladroit en jouant les homosexuels, sujet tabou à l’époque.

Tout cela est interprété sans subtilité ni émotion. Un épisode à zapper.

Anecdotes :

  • Episode avec Beth Davenport/Gretchen Corbett.

  • Meredith MacRae (1944-2000) fauchée par le cancer a joué dans Magnum, L’île fantastique, avant d’arrêter sa carrière en 1993.

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7. C'EST ÇA, TON NIRVANA ?
(QUICKIE NIRVANA)

Scénario : David Chase. Réalisation : Meta Rosenberg.

Résumé :

Jim a la mauvaise idée de laisser une jeune hippie se servir de sa caravane comme adresse. Or, elle est poursuivie par son ancien patron auquel elle a volé de l’argent.

Critique :

Valerie Curtin incarne ici une hippie assez caricaturale, qui se fait appeler de différents prénoms. L’enquête que mène Jim dans le milieu hippy nous replonge dans la société des années 70.

Cette quatrième saison semble marquer un net fléchissement de la qualité de la série qui dès le départ n’a jamais été un joyau.

Jim est face à une voleuse, pique assiette, à laquelle il finit par dire ses quatre vérités. Le problème est que la série manque d’intensité dramatique, hésitant entre le burlesque et le sérieux, et par conséquent le talent de James Garner tombe à plat.

Il est difficile de se passionner pour cette intrigue ni faite ni à faire. Les comédiens qui incarnent les méchants semblent embarrassés, ne sachant quel ton adopter. Garner semble se forcer parfois pour jouer l’exaspération face au personnage de la jeune hippy, pas si jeune que cela, qui ne veut pas admettre qu’elle a quarante ans.

C’est la grosse faiblesse de l’épisode. On finit par se lasser en cours de vision.

Anecdotes :

  • Valerie Curtin (1945-) a joué au cinéma dans Alice n’est plus ici, Les hommes du Président, Transamerica Express. Elle a arrêté sa carrière en 2006.

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8. MÉLI-MÉLO
(IRVING THE EXPLAINER)

Scénario : David Chase. Réalisation : James Coburn.

Résumé :

Une femme veut faire la biographie d’un cinéaste pro-nazi mort en 1946. Elle recherche des témoins l’ayant connu. En tout premier, un certain Irving Patrick.

Critique :

Jim semble accepter cette enquête pour de purs motifs alimentaires. Il est question d’un film, « Les ailes maudites », dont plusieurs personnes se disputent la paternité.

En 1977, cet épisode qui évoque l’Allemagne nazie évoque Amicalement vôtre : un drôle d’oiseau, The New Avengers : le repaire de l’aigle, mais en infiniment moins bien construit et agencé. Les images d’archives d’Adolf Hitler sont censées apporter de la crédibilité à l’intrigue.

Maurice Marsac incarne un certain chef inspecteur Jean-Marc Giono, de la sûreté nationale française, une allusion au fameux Clouseau de La panthère rose.

Cet épisode se veut décalé. On ne prend pas au sérieux l’histoire. Un assassinat récent, une affaire vieille de trente ans, une cliente qui a le même nom que Goering, une course après un tableau disparu.

On comprend que l’entreprise est un désastre au bout d’une vingtaine de minutes. La mayonnaise ne prend pas et l’épisode ne décolle jamais. Maurice Marsac est caricatural et le personnage est fort mal écrit.

Au détour d’une réplique, Becker – c’est supposé être humoristique – est pris en flagrant délit d’ignorance de l’histoire, pensant que quatorze est un nom de famille, alors qu’il s’agit du roi Louis XIV.

La cliente de Jim est la fille du cinéaste pro-nazi. Le ton est résolument à l’humour, mais le trait est trop forcé, et au lieu de s’amuser, on s’ennuie ferme.

A force de bavardages et d’explications à n’en plus finir, le spectateur regarde sa montre. James Garner semble dans son élément, en privé embarqué dans une enquête impossible et délirante.

Le titre français est approprié, un vrai méli-mélo.

Anecdotes :

  • Maurice Marsac (1915-2007) a joué dans les trois épisodes français des New Avengers.

  • Seule et unique réalisation du comédien James Coburn (1928-2002).

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9. AU-DESSUS DE TOUT SOUPÇON
(THE MAYOR'S COMMITTEE FROM DEER LICK FALLS)

Scénario : William R. Stratton. Réalisation : Ivan Dixon.

Résumé :

Un groupe d’hommes d’affaires veut engager Jim pour organiser le meurtre d’une femme ! Ils lui offrent 20 000 dollars. Le privé les dénonce à Becker. Puis il décide de retrouver la jeune femme.

Critique :

Episode où l’on retrouve une foule de comédiens de télévision connus : Jerry Hardin (Gorge Profonde dans The X Files), Charles Aidman (remplaçant occasionnel de Ross Martin dans Les mystères de l’ouest), Edward Binns (chef de Robert Wagner dans la saison 3 d’Opération vol).

Le début, avec toute l’équipe sur le camion de pompier, annonce le pire. Lorsque j’ai commencé à chroniquer cette série, je m’attendais à une série légère typique des années 70 façon Drôles de dames, L’homme de l’Atlantide, L’homme qui valait trois milliards. Or, plus les saisons passent, plus on bascule dans un ersatz de Max la menace ou Annie, agent très spécial.

Et avec le recul, on comprend que la série n’ait pas été achetée dans les années 70 par la France. Elle ne plaît finalement ni à celui qui cherche une bonne histoire de détective privé façon Cannon ou Mannix, mais les amateurs de séries loufoques n’y trouvent pas non plus leur compte. On est dans le gué, à mi-chemin entre deux genres.

La nonchalance dont fait preuve James Garner dans cet épisode démontre qu’il ne prend pas son personnage au sérieux. Depuis le pilote, on sait que Jim Rockford est un looser.

Lorsque l’intérêt d’une série se limite à la plastique de quelques jolies invitées vedettes (ici Priscilla Barnes), l’affaire sent le roussi.

L’ensemble ressemble à une farce de carabins. Lauren Ingeborg (Priscilla Barnes) est la seule personne au courant de la fraude fiscale commise par son oncle.

Il y a, en plus, pour plomber l’épisode l’incontournable Angel (Stuart Margolin), personnage récurrent de la série que j’ai toujours trouvé insupportable.

L’ambiance loufoque empêche le suspense de prendre sa place. Un épisode à zapper, à moins que vous vouliez jeter un coup d’œil sur Priscilla Barnes, bonne comédienne, qui a du mal à surnager au milieu de ce fatras.

Anecdotes :

  • Priscilla Barnes (1955-) joua l’éphémère épouse de Felix Leiter, Della, dans le James Bond : Permis de tuer.

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10. HÔTEL DE LA PEUR
(HOTEL OF FEAR)

Scénario : Juanita Bartlett. Réalisation : Russ Mayberry.

Résumé :

Angel Martin est le témoin d’un meurtre d’une femme par un tueur à gages et devient  lui-même une cible. Il doit alors témoigner dans un procès contre le syndicat du crime.

Critique :

Cet opus est plutôt une bonne surprise, car le scénariste met le personnage burlesque d’Angel dans une situation périlleuse. Nous basculons donc du ridicule habituel attaché à ce personnage à un thriller.

Pour le coup, Stuart Margolin, habituellement insupportable, développe une vulnérabilité, un talent, dont on ne l’aurait pas cru possible.

Mort de peur, Angel doit sauver sa peau du terrible Del Kane (Madison Arnold), le tueur du syndicat. L’homme se révèle un véritable psychopathe.

Il n’y a pas de secret : lorsqu’il y a une bonne histoire, pas besoin (c’est le cas ici) de recourir au procédé de mettre une belle plante verte plus ou moins aguichante. Cela dit, Barbra Rae dans le rôle de « Teddy » est bien agréable à regarder.

Angel, sans perdre sa gouaille habituelle, réussit à être parfaitement crédible, ce qui n’était pas gagné d’avance. Cela nous réconcilie avec la série après les calamiteux épisodes précédents. James Garner tout en gardant sa décontraction est ici plus concerné et convaincant.

Angel, sous le nom de « Le cobra », veut écrire le récit de l’affaire, en ayant recours à un auteur qu’il va payer car il ne sait pas rédiger un récit.

Del Kane sort sous caution, et cela donne à l’opus le suspense nécessaire pour maintenir le rythme du bon début.

L’apparition de l’évanescente blonde Teddy (Barbra Rae) permet à Jim de jouer les protecteurs un peu macho : il s’agit de la meilleure amie de la victime du tueur, une certaine Muriel. On regrette de la voir disparaître trop vite de l’écran.

L’enquête se poursuit auprès d’un vendeur d’armes, Roach (Barry Atwater). On est dans le canevas de l’affaire typique d’un privé.

L’épisode avec Angel témoin protégé rappelle Hawaii Police d’état : Merci pour la lune de miel. Margolin incarne la peur aussi bien qu’habituellement son baratin.

Les employeurs de Kane eux-mêmes ont peur de lui. Dans la deuxième partie de l’épisode, le tueur ayant obtenu un non-lieu au tribunal, il veut se débarrasser de Jim et Angel. L’homme qui a engagé Kane est Murray Riddel (Vincent Baggetta) constitue la principale piste de la police.

Le suspense est constant. Jim prévient l’ex bras droit de Riddel qu’il est la prochaine victime. L’homme, Louis Gaedel (Eugene I. Peterson) ne le prend pas au sérieux.

Cet épisode est la preuve qu’avec un bon script, la série peut trouver toute sa consistance.

Anecdotes :

  • Barbra Rae ( ?-) a joué dans Cagney et Lacey mais sa carrière a été une simple parenthèse (huit rôles). On l’a vue dans L’impossible témoin (1980) et Pas mon enfant (1985).

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11. RETRAITE ANTICIPÉE
(FORCED RETIREMENT)

Scénario : William R. Stratton. Réalisation : Alexander Singer.

Résumé :

Beth Davenport est agressée chez elle. Jim vient à son secours. Cela pourrait être lié à une affaire concernant un sous-marin robot destiné à rechercher du pétrole.

Critique :

Nous retrouvons ici le Larry Hagman pré-Jr de Dallas. Avant d’être confiné dans ce personnage, il avait tenu des rôles fort intéressants notamment dans le téléfilm Sans issue (No place to run). Notons qu’il incarne le méchant ici, et est doublé (comme dans Dallas) par Dominique Paturel.

La meilleure amie de Beth, Susan Kenniston, est incarnée par une actrice bien trop âgée pour le rôle, Margie Impert, laissant à Gretchen Corbett le monopole du charme féminin de l’opus. Ce qui n’est pas l’avis de Jim qui trouve Susan fort charmante. Angel partage cette opinion.

Il faut avouer que Gretchen allie charme et talent, et ce depuis le pilote. Elle est loin d’être une potiche et paraît souvent plus maligne que le héros. C’est quasiment elle qui mène l’enquête ici.

Déguisé en texan, Jim ne fait pas illusion. La mort tragique de Chris Jenks (Denny Miller) vient donner un ton dramatique à l’ensemble.

Gretchen Corbett passe la majeure partie de l’épisode avec une minerve. Larry Hagman joue Richard Lessing, le méchant, sans grande subtilité, tandis qu’en plongeuse, Susan, ne parvient pas à convaincre.

Angel est à nouveau calamiteux, après la parenthèse de l’épisode précédent. Il compromet ici la couverture de Jim qui se fait passer pour un riche texan.

La faiblesse de l’épisode réside en un Larry Hagman trop prévisible, assez stéréotypé, et une belle erreur de casting avec Margie Impert.

Betty Davenport à la fin de l’épisode décide d’ouvrir son cabinet d’avocat et cherche une clientèle, Jim se propose, réplique de Betty « Je parle de clients qui paient, Jim ».

Anecdotes :

  • Denny Miller (1934-2014) fit une composition inoubliable dans un épisode du Fugitif : un être inoffensif.

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12. UN DIAMANT SUR LE GRIL
(THE QUEEN OF PERU)

Scénario : David Chase. Réalisation : Meta Rosenberg.

Résumé :

Jim est la recherche d’un diamant volé. La compagnie d’assurances essaie de faire une transaction avec les voleurs.

Critique :

Avant-dernier épisode avec Gretchen Corbett dans le rôle de l’avocat Beth Davenport. La série perdra beaucoup avec son départ lié à un désaccord avec la production. Elle reviendra dans l’épisode 14 pour une pirouette finale.

Si l’opus dispose d’un bon scénario, le problème est un casting indigent, aucun invité vedette intéressant. Le personnage de l’assureur Kalifer (George Wyner), censé être le naïf de service, est totalement inconsistant. Témoin, cette scène où menacé, il dit à son adversaire qu’il est un champion de karaté avant de se faire assommer.

La course au diamant parmi des campeurs le long de la mer s’avère un peu fastidieuse. L’action est heureusement au rendez-vous. Le père de Jim, un peu en retrait depuis le début de la saison 4, retrouve un rôle consistant.

C’est léger comme une série des années 70. Pas toujours très convaincant, augurant (mal) les séries des années 80 comme Agence tous risques, K 2000 et consorts.

Les scènes de plage ont un parfum d’insouciance. Les scènes avec les campeurs s’éternisent. Les voleurs du diamant embarqués avec Jim et Kalifer dans une course sans fin donnent à l’épisode un parfum suranné. Témoin de son époque, l’histoire évoque le mouvement punk.

Le vol d’un barbecue constitue un argument mince pour servir de fil rouge à l’intrigue. Le diamant a été jeté avec les ordures par les campeurs, par ignorance. Le campeur est un assureur, qui a signé une police protégeant les instruments de musique de l’orchestre symphonique du Pérou. Ce qui est censé comique devient laborieux.

Anecdotes :

  • George Wyner (1945-) est connu au cinéma pour La folle histoire de l’espace, L’associé du diable, American Pie 2.

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13. LE LABYRINTHE MORTEL
(THE DEADLY MAZE)

Scénario : Juanita Bartlett. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Jim Rockford est engagé par un homme dont la femme a disparu, le docteur Albach. Il accepte avec une grande réticence l’affaire.

Critique :

Episode qui relève du polar noir, rempli de mystère. Cette saison 4 inégale nous propose de temps à autre un bon opus.

Le docteur Albach (Larry Linville) recherche sa femme disparue, Tracy (Corinne Camacho) qui souffre de troubles mentaux, selon lui, ce dont la femme infidèle partie avec un boucher l’accuse en retour. La très belle et regrettée Corinne Camacho donne de l’épaisseur à ce personnage de bourgeoise, Tracy, en rupture matrimoniale. Le problème est que l’amant, Max, le boucher (Cliff Carnell) a menacé Jim de le pendre à un crochet.

On retrouve en barman Johnny Seven de L’homme de fer, ici appelé George. Il constitue l’élément suivant de la piste de Jim.

Dans une clinique, Albach fait des expériences bizarres sur un évaluateur de stress avec l’aide de Nick Commandini (John Mc Kinney) et Tom Posner (Ken A. Anderson), financé par le gouvernement.

Tracy s’appelait en réalité Tracy Marquette et faisait partie de l’expérience. Elle n’était pas l’épouse du client de Jim, mais une employée. Elle voulait arnaquer Billy Baines (J. Pat O’Malley) qu’elle avait rencontré par un certain Phil Da Costa qui vit chez lui.

Lance LeGault est Phil Da Costa, un détraqué, qui assassine Tracy. L’épisode perd beaucoup d’intérêt après sa mort qui survient trop rapidement (26e minute).

La fin est drôle avec Albach venant relancer dans sa caravane Jim pour ses tests sur le stress.

Anecdotes :

  • Johnny Seven (1926-2010) était le lieutenant Carl Reese, personnage récurrent de L’homme de fer.

  • On se souvient de Lance LeGault comme du tueur Vince d’Ambrosio qui pourchasse Geneviève Bujold tout au long de Morts suspectes (1978). Il incarne ici Phil d’Agosto.

  • Cet épisode nous permet de revoir Corinne Camacho (1941-2010), fauchée par le cancer, et qui avait arrêté sa carrière en 1997. On se souvient de ses participations à nombre de séries : Les mystères de l’ouest, Ma sorcière bien aimée, Mannix, Le sixième sens, Cannon, Super Jaimie, Wonder Woman, Drôles de dames, Magnum, La petite maison dans la prairie.

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14. TOQUE BLANCHE POUR CAPO BIANCO
(THE ATTRACTIVE NUISANCE)

Scénario : Stephen J. Cannell. Réalisation : Dana Eclar.

Résumé :

Le père de Jim vient d’ouvrir un restaurant pour routiers, mais déplore n’avoir pas de clients. Un homme tombe du haut de la caravane de Jim est se blesse grièvement car il y a vu un télescope.

Critique :

Distribution intéressante avec le père de Joe Mannix, Victory Jory et dans le rôle de la femme d’un certain Don Silver (Dick Balduzzi) la belle et énigmatique Joy (Jeannie Fitzsimmons).

Jim Rockford, défendu par Beth Davenport (une dernière fois puisque l’actrice quitte la série), se retrouve mêlé à un piège à l’assurance, puis à une fusillade par erreur.

Le ton est à la comédie, et l’on apprécie cette histoire qui jongle à la fois avec le cuisinier partenaire de Rocky, Vince (Ken Lynch) dont le neveu est peu recommandable.

C’est amusant, sans être génial. On regrette de ne pas voir assez les deux beautés de l’opus, Gretchen Corbett et Jeannie Fitzsimmons.

L’associé du père de Jim se révèle un tout autre personnage que le Vince que l’on croit. C’est Cappo Bianco, un gangster retiré, que traque l’ex-détective Eddie LaSalle (Victory Jory).

Tout cela donne un fourre-tout où l’on a parfois du mal à tout suivre, mais c’est hilarant et l’on s’en contente. L’action et les jolies filles sont au rendez-vous, dans un opus qui évoque délicieusement Les incorruptibles, Al Capone et la prohibition. Victory Jory en fait un peu trop pour que l’on prenne son personnage au sérieux. C’est une comédie mais il force le trait.

On passe un agréable moment. On regrette beaucoup le désaccord entre la production et Gretchen Corbett nous prive de la présence de la jolie avocate, qui reviendra curieusement dans les téléfilms réunion des années 1990 aux côtés d’un James Garner empâté et trop vieux pour le personnage.

On se regale avec l’épilogue qui nous permet de retrouver plusieurs scènes avec Gretchen mais aussi la belle Jeannie Fitzsimmons.

Anecdotes :

  • L’épisode est réalisé par le « chef » de Mc Gyver, Dana Eclar, qui passe ici de l’autre côté de la caméra.

  • Dernière apparition de Gretchen Corbett dans la série.

  • Jeannie Fitzsimmons (1947-), la belle Joy, a joué dans Les têtes brûlées, Barnaby Jones, Buck Rogers, Chasseurs de tornade.

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15. UNE BAVURE QUI COÛTE CHER
(THE GANG AT DON'S DRIVE IN)
)

Scénario : James S. Crocker. Réalisation : Harry Falk.

Résumé :

Jim Rockford aide un ami, écrivain, en faisant des recherches pour lui au péril de sa vie.

Critique :

Jack Skorown (Anthony Zerbe), auteur un peu fantaisiste qui a écrit jadis un best-seller, est persuadé en écrire un autre sur une affaire qui date de 1961 et implique un caïd Robert Atcheson (Lawrence P. Casey). Anthony Zerbe interprète avec beaucoup de verve ce personnage picaresque.

Skorow est victime d’une agression et soupçonne des étudiants drogués anciens du Vietnam. L’intrigue se suit avec plaisir. On peut regretter toutefois la part trop prépondérante prise par le personnage d’Anthony Zerbe, notamment au détriment de toute présence féminine.

Skorow est menacé par un gang dont il compte parler dans le livre. Peu après, il est kidnappé par deux hommes. Dennis Becker prend la relève. Plus tard, libéré, Skorow renonce à son livre sur le gangster Atcheson. La dernière partie de l’opus se traîne un peu en longueur.

Anecdotes :

  • Tous les gens qui ont lu le best-seller de Skorow  Vers l’extase  il y a vingt ans n’ont pas dépassé le chapitre quatre !

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16. CARTE BLANCHE
(THE PAPER PALACE)

Scénario : Juanita Bartlett. Réalisation : Richard Crenna.

Résumé :

Dennis Becker fait libérer de prison une prostituée, Rita Capkovic. C’est une de ses indicatrices. Deux inconnus veulent la tuer.

Critique :

Drôle d’idée de confier à Rita Moreno le rôle d’une prostituée. L’épisode est bâti sur des quiproquos (Rita se faisant passer pour une amie de Becker devant son épouse Peggy (Pat Finley).

Nous entrons dans l’intimité du couple Becker. Le repas est un grand moment de comédie avec Rita se faisant passer pour un mannequin. Le seul problème est l’âge de la comédienne (en 1978, Rita Moreno avait déjà 47 ans, et sans manquer de galanterie, elle fait plus âgée, avec son visage marqué).

Rita est menacée, victime d’une agression dont Jim subit les conséquences. Rita est à la fois protégée par la police officielle (Becker) et elle engage Jim qui refuse d’être payé.

Rita mène l’enquête avec Jim. Celle-ci mène à un certain Burton Woodroof (David Lewis), qui a engagé les tueurs. Les situations comiques s’intercalent au milieu d’un suspense policier qui ne tombe jamais dans le drame. Woodroof a dépouillé une veuve de sa fortune. L’épilogue se termine par un happy end dans lequel Rita hérite d’une somme dont on l’a dépouillée.

Le personnage de Rita est assez émouvant, même si l’ensemble se regarde sans passion.

Anecdotes :

  • Rita Moreno (1931-) fut la vedette de West Side Story.

  • L’épisode a été réalisé par Richard Crenna (1926-2003), le chef de Sylvester Stallone dans la saga Rambo. En 1976, Kevin McClory songea à lui pour interpréter James Bond dans son film pirate  James Bond of the secret service  avant de convaincre Sean Connery de jouer le rôle (en 1983 dans Jamais plus jamais).

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17. L'ŒUF CUIT SUR LE PLAT
(DWARF IN A HELIUM HAT)

Scénario : Stephen J. Cannell et David Chase. Réalisation : Reza Badiyi.

Résumé :

Jim intercepte le message de mort adressé à un certain Lansing. Il demande l’aide de la police mais le lieutenant Chapman l’envoie sur les roses.

Critique :

Cette-fois, Jim est mêlé à une affaire par hasard. Si le début qui le voit affronter le lieutenant Chapman (James Luisi) devant ses hommes est hilarant, on passe vite aux choses sérieuses. On peut regretter le choix de la fade Rebecca Balding dans le rôle de Carol Lansing. Aucun charisme, aucun talent. Son frère Jay Rockfelt (John Pleshette), appelé aussi Julius, est la cible de personnages louches.

Le scénario est truffé de trop d’invraisemblances, avec les bandits se trompant tout le temps de numéro de téléphone et appelant Jim Rockford On retrouve, en père de Carol et Jay, l’excellent Milton Selzer. Il a, soit dit au passage, bien vieilli (1978). Cela ne suffit pas à sauver l’entreprise du désastre. Le méchant, Gianni Tedesco (Gianni Russo) est caricatural, et peu crédible en mafioso. La mafioso veut devenir comédien, et se voit rejeter du show business.

Cannell et Chase ont écrit à la va-vite un épisode destiné à remplir une saison. On sent que rien n’a été soigné dans cette intrigue. Toutes les scènes avec le chien sont d’une indigence rare.Un épisode à zapper.

Anecdotes :

  • Milton Selzer (1918-2006) a joué dans Pas de printemps pour Marnie, Le kid de Cincinnati, et fut guest star de séries comme Les envahisseurs, Hawaii Police d’état.

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18. L'HONNEUR DU GRAND HOMME
(SOUTH BY SOUTHEAST)

Scénario : Juanita Bartlett. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Jim est pris pour un autre par des agents du FBI. Il est aussitôt, à cause de cette méprise, mis dans un avion contre son gré. Il doit organiser un rendez-vous entre la jeune et riche Christine Van Deerlin et le FBI.

Critique :

Cet épisode est une parodie de La mort aux trousses (North by northwest) d’Alfred Hitchcock, dont il reprend la trame sous une forme comédie. Ce type d’intrigue (un quidam pris pour un autre) est un classique de la fiction (c’est aussi le point de départ de Trois hommes à abattre avec Alain Delon). Malheureusement, on retrouve ici le ton décalé loufoque de plusieurs épisodes de cette saison qui nous font croire que l’on est en train de regarder Max la menace, Des agents très spéciaux ou Max la menace.

Christine Van Deerlin est une sorte de Paris Hilton avant l’heure. Une gourde, très riche, qui met à mal la sécurité des Etats-Unis en mettant sa fortune au profit de pays ennemis. Dorrie Kavanaugh, grosse erreur de casting, n’a pas du tout l’envergure de son personnage dont elle ne prend jamais la mesure. On est très loin du couple Eva Marie Saint-Cary Grant.

Le doublage français évoque le tout Paris, la jet set : Régine, chez Maxim’s.

A noter qu’une scène avec Dorrie Kavanaugh dans le désert semble plagiée sur Barbara Bach en Egypte dans le James Bond : L’espion qui m’aimait.

Le scénario est très prévisible. Le monde de l’espionnage et Jim Rockford, détective privé, font mauvais ménage. Un épisode très moyen.

Anecdotes :

  • Fauchée par un cancer à 38 ans, Dorrie Kavanaugh (1945-1983) est une actrice de soap opera : On ne vit qu’une fois, Haine et passion, mais elle a aussi participé à une série culte aux USA : Dark shadows.

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19. RÉGIME SPÉCIAL
(THE COMPETITIVE EDGE)

Scénario : Gordon Dawson. Réalisation : Harry Falk.

Résumé :

Jim doit venir au secours d’un banquier accusé à tort de détournement de fonds et qui a pris la fuite, Barry Brauder.

Critique :

Une affaire digne de Jim Rockford, qui aurait pu aussi convenir à Frank Cannon. On voit que dans cette saison, on passe d’épisodes décalés à d’autres sérieux et bien dans la ligne de ce que l’on peut attendre d’une série de détective privé.

Jim commence par interroger l’épouse, Joyce (Neile Adams) et l’avocat ami du fugitif, Lester Shaw (Robert Hogan). Puis, il poursuit l’enquête dans un club huppé.

Hélas, Jim tombe dans un piège et se retrouve séquestré dans un hôpital psychiatrique. L’influence de Vol au-dessus d’un nid de coucous est flagrante. Il y retrouve Barry Brauder.

Lorsque les intrigues ne tombent pas dans l’humour débile, on peut attendre le meilleur de cette série, d’autant que la production n’est pas avare en jolies filles. Ici, dans un rôle secondaire, Gail, on découvre, en conseillère en diététique du club Alphian, Sandie Newton, beauté typique des séries des années 70 qui aurait pu être une drôle de dame (dont elle joua un épisode en guest star).. Malheureusement, Sandie Newton disparaît trop vite de l’intrigue.

L’un des fous, incarné par John Fielder, se prend pour… James Bond !

Par contre, on regrette, après un si bon épisode, un épilogue totalement bâclé. Dommage, car l’histoire nous fait passer d’un club privé fréquenté par les puissants (dont un sénateur) à un asile de fous. La poursuite finale ne manque pas de piquant.

Anecdotes :

  • Harold Sakata (1920-1982) qui incarne John Doe fut le garde du corps de Goldfinger, Oddjob.

  • Sandie Newton ( ?-) a joué dans Switch avec Robert Wagner,  Chips, Barnaby Jones, Starsky et Hutch, Drôles de dames, Happy Days. Plus de nouvelles d’elle depuis 1980 comme actrice, car elle s’est recon. vertie dans le journalisme. Elle joue son propre rôle dans la série Home dans Family depuis 2012.

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20. LA PRISONNIÈRE DE ROSEMOND HALL
(THE PRISONER OF ROSEMONT HALL)

Histoire de Chas. Flyod Johnson et Maryann Rea. Adaptation : Stephen J. Cannell et David Chase. Réalisation : Ivan Dixon.

Résumé :

Des étudiants font croire à un bizutage alors qu’ils se livrent à un enlèvement sur un certain Paul Douglas. Jim est mêlé par hasard à l’affaire en évitant leur voiture sur la route. Jim contacte l’étudiant kidnappé qui répond au téléphone sous la menace.

Critique :

Cette histoire d’emblée semble tirée par les cheveux. Jim se fait passer pour un inspecteur venu contrôler l’université Kiroseta où il soupçonne que des étudiants cachent quelque chose.

Cette semaine du bizutage est un argument scénaristique bien faible. Jim est faussement accusé de viol. Il tombe dans un piège avec une fille qui prétend qu’il l’a agressé et se fait rosser. Il est confronté ensuite à une autre qui a été violée la semaine précédente.

Jim se demande ce que cache Kiroseta. Paul Douglas est retrouvé mort peu après à Santa Monica.

Le détective à l’enterrement rencontre les représentants d’un émir, Assad. Max Kilmore (redoutable Kenneth Tobey) qui dirige l’université semble derrière toute l’affaire.

Paul en fait espionnait pour le compte d’un journal Kiresota. Leslie Callahan (Frances Lee Mc Cain), bien qu’âgée de plus de quatorze ans que la victime en était amoureuse.

Le prince héritier de l’émirat a en fait été tué par Kilmore étouffé par un coussin, alors que le but était d’obtenir une rançon.

Malgré une intrigue bancale, le suspense s’installe jusqu’aux dernières images. Un épisode moyen.

Anecdotes :

  • Rocky demande à son fils de l’aider à faire sa déclaration de revenus.

  • Jim mentionne son avocate, mais Beth Davenport n’apparaît pas, l’actrice Gretchen Corbett ayant quitté la série.

  • L’épisode s’appelle en VF  La prisonnière de Rosemont Hall  suite à une réflexion que fait au sens figuré Leslie sur sa situation.

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21. LA MAISON DE L'AVENUE WILLIS
(THE HOUSE ON WILLIS AVENUE)

Episode de 90 minutes diffusé en France en deux parties.

Scénario : Stephen J. Cannell. Réalisation : Hy Averback.

Résumé :

Alors qu’il enquêtait sur une affaire délicate, le détective Joe Tooley, ami de Jim, est assassiné et le meurtre maquillé en accident.

Critique :

Cet opus réunit une foule de guest stars connues : Pernell Roberts, Jackie Cooper, Simon Oakland. Très vite, Jim comprend que Tooley était sur une grosse affaire. BJ Anderson (Pernell Roberts) commence par s’en prendre à l’un des amis détectives de la victime, Vern St Cloud (Simon Oakland). D’autres privés sont aussi sur l’enquête.

Jim se découvre un admirateur en la personne d’un des collaborateurs de Tooley, Richie Brockelman (Dennis Dugan). On découvre que notre héros, pourtant un looser, dispose d’une certaine célébrité. Dennis Dugan s’en sort très bien en adjoint de Jim. Tooley enquêtait sur les accusations d’Al Steever (Howard Hesseman) envers un constructeur immobilier. Le méchant se révèle être Garth Mc Gregor (Jackie Cooper). Il ne tarde pas à faire kidnapper par Anderson le privé Vern St Cloud. Le scénariste fait traîner artificiellement l’histoire alors que le téléspectateur a déjà compris bien des choses. Jim fouille l’ordinateur d’un certain Davis afin d’obtenir des informations sur le mystérieux Russell. Pour cela, il enquête de pair avec Richie.

Dans cet épisode sans personnage principal féminin, on regrette la trop brève apparition de la ravissante Nancy Conrad, que l’on retrouvera dans Les têtes brûlées. Steever enquête sur le politicien corrompu Tom Nardoni (Philip Sterling) qui avait d’abord engagé Garth Mc Gregor, puis Joe Tooley. Le mystérieux Russell habite une maison avenue Willis. L’épisode tournant un peu en rond, on nous offre une spectaculaire poursuite en voiture.

L’énigme consiste à trouver l’identité de Russell. Un certain humour se dégage de ce qui correspond en France à la deuxième partie, en contraste avec le suspense et la tension qui régnait jusque-là. Par exemple lorsque Jim se trouve confronté à un expert en informatique alors qu’il prétend venir faire une réparation sur un ordinateur ! Nos héros sont en permanence surveillés par l’informatique. La climatisation est en fait une station de relais, remplie d’alarmes.

Typique des années 70 avec les ordinateurs géants, cet opus nous permet de faire un saut dans le temps et la nostalgie. Le détective ripoux Mc Gregor fait chanter le politicien Nardoni. Jackie Cooper reste l’un des meilleurs méchants que nous ayant vu dans la série depuis le début dans le rôle de Mc Gregor. Pernell Roberts, un ton au-dessous, est menaçant à souhait dans son personnage.

On regrette parfois quelques scènes de remplissage qui empêchent de donner la note maximale. La production a mis les petits plats dans les grands pour ce final de la saison 4, avec des moyens conséquents, supérieurs à la norme. On a même utilisé deux hélicoptères.

Un carton final « moralisateur » dénonce le fichage informatique des particuliers par les centres de renseignements secrets. A l’heure du combat mondial contre le terrorisme, on peut dire que la série était visionnaire.

Anecdotes :

  • Nancy Conrad (1954-) a joué dans Les têtes brûlées le rôle récurrent du lieutenant Nancy Gilmore. On l’a vue également dans Barnaby Jones et Sloane, agent spécial. C’est la fille de l’acteur Robert Conrad.

  • A nouveau, Betty Davenport est évoquée, mais on ne la voit pas à l’image.

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Toucher le fond… (Broken - Part 1)