saison 1Saison 3

200 dollars plus les frais 

Saison 3


 

1. LE QUATRIÈME HOMME
(THE FOURTH MAN)



Scénario : Juanita Bartlett.

Réalisation : William Wiard.

Résumé : 

Une hôtesse de l’air, Lori, aborde dans un aéroport un certain Farrell car elle l’a reconnu et veut plaisanter sur les destinations qu’il a empruntées. Il la rabroue, et peu après, elle est victime de deux tentatives de meurtre de sa part.

Critique :

Pour débuter cette saison 3, un scénario particulièrement compliqué. Le point de départ est un hasard, un peu comme dans « La mort aux trousses » d’Hitchcock. Une hôtesse de l’air reconnaît un client et le lui dit. Elle ignore que c’est un tueur à gages qui voit en elle une menace dans la mesure où elle connaît ses destinations qu’il a soigneusement cachées en prenant des identités d’emprunt.

Il faut avouer qu’en tueur, John Mc Martin, trop âgé et qui a l’air d’un paisible représentant de commerce proche de la retraite est peu crédible. Il faudra toute l’obstination de Jim Rockford, ami et même plus que cela de l’hôtesse Lori Jenivan, pour mettre l’homme hors d’état de nuire.

Si le script se veut original, et il l’est, les péripéties sont tirées par les cheveux. On regrette la présence de l’encombrant  Angel, ami calamiteux de Jim. Dans le rôle de Lori, la belle Sharon Gless, future Cagney de « Cagney et Lacey », suscite la jalousie d’une Beth Davenport que l’on devine encore amoureuse du héros.

L’épisode se laisse regarder sans déplaisir, mais avec parfois un peu de perplexité. Notons que l’humour est ici distillé à petite dose par rapport à la moyenne des deux premières saisons au profit de séquences vraiment stressantes, notamment les tentatives de meurtre, en particulier la première sur Lori à l’aéroport.

James Garner a bien pris les marques de son personnage et le détective qu’il incarne n’a plus besoin toutes les cinq minutes de faire le pitre ou de s’inventer des identités. Il ne dupe qu’une fois Farrell ici en se faisant passer pour un autre, mais pas longtemps car l’homme est rusé.

Sharon Gless a un cerveau et pas seulement une belle plastique, elle sait jouer la comédie ce que l’on note dès les premières images. Le personnage de Dennis Becker, l’ami policier de Jim, prend de plus en plus d’importance, au détriment du père du héros dont le rôle est moins étoffé qu’avant.

Cette première enquête a le mérite de l’originalité, et la mise en scène est impeccable, la série disposant toujours de solides moyens et de tournages en extérieurs à faire rêver. Sharon Gless et Gretchen Corbett assurent le côté glamour. John Mc Martin rappelle un peu physiquement Jack Cassidy sans bénéficier de la même présence à l’écran.

On passe un bon moment, mais on espère mieux pour la suite de la saison.

Anecdotes :

  • Nouveauté : Jim a désormais une arme sur lui, et semble-t-il en toute légalité.

  • Sharon Gless (1943-) outre « Cagney et Lacey » est surtout une actrice de télévision : « Colorado », « Le sixième sens », « L’homme de fer », « Les têtes brûlées », « Kojak », « Nip/Tuck », mais est apparue au cinéma dans « 747 en péril » et « La nuit des juges ».

  • John Mc Martin (1929-) tourne toujours. On l’a vu au cinéma dans « Les hommes du Président » et « Le goût de la vie ».

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2. LE MÉDIUM
(THE ORACLE WORE A CASHMERE SUIT)

Scénario : David Chase.

Réalisation : Russ Mayberry.

Résumé : 

Un médium, Clementi, fait des recherches sur la plage devant la caravane de Jim. On trouve deux cadavres liés à une enquête de Jim qui fit une filature. Clementi provoque de gros ennuis à Jim notamment en rameutant des gangsters à la recherche d’argent et de cocaïne cachés.

Critique :

Erreur de casting : Robert Webber en médium n’est pas convaincant. On le voit mieux en gangster. Il se révèle vite un charlatan dangereux, ainsi qu’un lâche assez mielleux.

Ici, c’est une ancienne enquête du héros qui revient à la surface. L’intrigue est plus limpide que dans l’opus précédent. Des micro-espions cachés dans la voiture et la caravane de Jim donnent un tour décisif à son enquête. Les méchants se révèlent une bande de petites frappes assez minables. Nous n’en dirons pas plus pour ne pas dévoiler le spoiler.

Après un démarrage sur les chapeaux de roues, l’histoire traîne un peu en longueur. La mise en scène (les plans nocturnes sont soignés) vient combler quelques lacunes du script. Mais ce n’est pas une grande réussite, et plus on avance dans l’intrigue, moins on y prend de plaisir.

L’opus est un peu trop verbeux. Mais il nous réserve quand même quelques belles scènes d’action, dont la destruction dans une poursuite d’une Jaguar Type E dans un garage souterrain où Jim aura la vie sauve par miracle.

Gretchen Corbett en avocate Beth Davenport est présente dans quasiment tous les plans, même si la liaison de son personnage avec le privé semble appartenir au passé.

Très loin de l’attachante Allison Dubois, Clementi est la caricature du pire des imposteurs. Jim démonte toutes ses prédictions. Robert Webber parvient à faire ressortir l’aspect ignoble du personnage une fois celui-ci démasqué, mais un autre acteur aurait apporté plus d’authenticité à sa composition de « voyant ».

On regrette que dans cette série, les scripts ne soient pas assez fouillés, tant la mise en scène, les cascades, l’action et l’interprétation de Garner sont au point par comparaison. C’est l’histoire qui fait tomber l’épisode à deux étoiles, car elle ne nous tient pas en haleine 47 minutes.

Anecdotes :

  • Troisième des cinq apparitions de Robert Webber dans la série, à chaque fois dans un nouveau rôle.

  • On note que lorsque Beth a un rôle important dans l’enquête, aucune comédienne ne fait pas partie des invités vedettes essentiellement masculines.

  • Un nouveau personnage de policier apparaît dans cet épisode, le lieutenant Doug Chapman, incarné par James Luisi, aussi hostile à Jim que l’était Alex Diel/Tom Atkins qui reviendra dans la série.

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3. VIE DE FAMILLE
(THE FAMILY HOUR)

Scénario : Gordon Dawson.

Réalisation : William Wiard.

Résumé : 

Jim et son père trouvent une petite fille abandonnée, Marin, qui leur demande d’aider son père Stuart, aux prises avec des gangsters. Ce dernier a dit à sa fille qu’il était malade et l’a confié à sa tante Cécile.

Critique :

Scénario anémique. En voyant deux fois de suite l’épisode, on comprend avec peine l’intrigue, guère passionnante. Kim Richards, enfant star des années 70, est très vite insupportable. Elle joue faux.

Marin se sauve (elle mettra du temps à dire son nom à Jim et à son père) car elle ne veut pas être confiée à l’assistance publique. Ce n’est pas une fugueuse. L’enfant passe sa vie devant la télévision.

Le père, Stuart Gaily, surnommé « Stu » (Burt Young) se fait passer pour mort, il se serait suicidé. Il souffre d’alcoolisme à la suite de la mort de sa femme. Jim finit par retrouver la tante Cécile à l’hôpital, rossée par les gangsters. Pendant un certain temps, un doute s’installe sur le sort du père qui a organisé sa fausse mort en mettant en scène un suicide par noyade. On comprend très vite que l’épisode va être laborieux. L’affreux cabotinage de Kim Richards n’arrange rien. Cette-fois, la mise en scène est bien en peine de sauver l’entreprise du naufrage. Peu d’action, pas de cascades, des rebondissements invraisemblables.

Au milieu de l’enquête policière, nous avons droit à un peu de sentiments, Jim étant devenu le tuteur de la gamine. Mais la structure scénaristique de l’épisode est inconsistante. Une affaire de trafic de drogue est en fil rouge. Stuart et son beau frère Marty assassiné étaient impliqués comme « indics ». Le sort de l’enfant, qui sera enlevé, reste l’élément majeur de l’opus.

Entre des agents fédéraux qui ont été suspendus et se font passer pour des membres du gang de la drogue et le père looser et alcoolique, on perd vite son latin. Burt Young fait ce qu’il peut pour nous faire croire à ce père perdu dans la jungle de policiers ripoux. Il faut dire qu’il est assez convaincant, sans doute le seul élément positif de l’épisode. A force de sacrifier le scénario, les producteurs ici plongent le téléspectateur dans l’ennui. Premier gros ratage de la saison 3, « Vie de famille » se serait dispensé de la présence du cabotin Angel/Stuart Margolin. Il n’y a pas de suspense. On ne croit jamais au péril de mort qui pèse sur Marin.

A l’impossible, nul n’est tenu : James Garner fait ce qu’il peut, mais ne parvient jamais à nous intéresser à cette intrigue creuse. Le spoiler consiste en l’identité du traître, évidemment un policier. Nous n’en dirons pas plus. Absence d’humour, de glamour (aucune présence féminine affriolante), on se croirait devant le plus ennuyeux des épisodes de « Starsky et Hutch ». C’est le genre de programme qui est sitôt vu, sitôt oublié. Le peu de charisme du méchant Al Jollet, incarné par Ken Swofford, n’arrange rien.

Anecdotes :

  • Kim Richards (1964-) tourne toujours. On l’a vue dans « La montagne ensorcelée » (1999).

  • Burt Young (1940-) est surtout connu pour la saga des « Rocky ».

  • Ken Swofford (1933-) a joué dans « Le mystère Andromède », « Fame », « Annie », « Thelma et Louise ».

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4. ENLÈVEMENTS
(FEEDING FRENZY)

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Histoire : Lester Wm. Berke et Donald Gold.

Adaptation : Stephen J. Cannell.

Réalisation : Russ Mayberry.

Résumé : 

Sandy, une ex de Jim, vient demander de l’aide pour son père Charlie qui a volé une importante somme d’argent, un demi-million de dollars. Les billets étaient numérotés, Charlie n’y a pas touché depuis trois ans, et il demande à Jim de rapporter le magot. Or, Charlie est menacé par des racketteurs auquel il doit de l’argent.

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Critique :

Avec Gretchen Corbett et Susan Howard, la partie charme de l’épisode est assurée. Quant au suspense, il est présent dès les premières minutes. On n’en demande pas plus à cette série où le soleil californien est là pour éviter la morosité. Pour proposer un contraste, une des scènes (un peu longuette) se déroule dans une patinoire.

Le titre français est bien choisi, puisque la belle Sandy est victime d’un second kidnapping fomenté par un policier véreux. Si les scènes entre Gretchen Corbett et James Garner sont toujours savoureuses, on regrette leur brièveté.

Dans le rôle du supérieur de Dennis Becker irascible, nous avons cette-fois un ripoux : le lieutenant Hall (Richard LePore), aussi peu avenant que ses alter-égos Diel et Chapman mais moins honnête. Il est rapidement confondu. On aurait aimé que cette situation ambigûe dure davantage.

Les péripéties sont nombreuses (un peu trop), avec beaucoup de faux-semblants. L’intrigue repose beaucoup sur l’amitié entre Jim et Dennis Becker. Il lui permet d’accéder aux archives de la police. Le ton reste en permanence léger et l’on ne tremble pas beaucoup pour la vie de Sandy.

Episode agréable à regarder, mais pas inoubliable. On a le sentiment que la fin est vite bâclée. Le twist final, censé être drôle, ne l’est pas.

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Anecdotes :

  • Susan Howard (1944-) a fait une carrière essentiellement à la TV comme guest-star : « L’homme de fer », « Star Trek », « Le Virginien », « La croisière s’amuse », « Bonanza », « L’immortel », « Mannix », « Mission Impossible », « Le sixième sens », « Columbo », « Dallas ». Elle a tout arrêté en 1993.

  • Eddie Firestone (1920-2007) qui incarne Charlie a joué dans « Dallas », « K 2000 », « L’âge de cristal », « Drôles de dames », « Hawaii Police d’état » et au cinéma « Le trésor du pendu », « L’infernale poursuite », « Deux sur la balançoire » et le film de Spielberg « Duel ».

  • Dans la VF, on prononce « Al » le nom du lieutenant Hall.

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5. MARCO PÈRE ET FISC
(COULTER CITY WILDCAT)

Scénario : Stephen J. Cannell.

Réalisation : Lawrence Doheny.

Résumé : 

David Marcon, neveu d’un mafieux du même nom, Dominic, apprend à Jim qu’une menace de mort pèse sur Angel Martin. Peu après, le détective est kidnappé par Dominic Marcon.

Critique :

Episode centré sur le personnage le moins attractif de la série, le cabotin Angel Martin. Dominic Marcon, mafioso, veut d’ailleurs nous en débarrasser mais l’on se doute qu’il ne parviendra pas à son but.

On se console avec deux bons comédiens, Robert Loggia, tout à fait crédible dans son personnage, de même que Nicholas Georgiade en homme de main (ancien complice d’Elliot Ness passé ici du mauvais côté de la barrière).

Episode sans humour, avec des bandits dangereux, et un suspense de haut vol, on est étonné que Stuart Margolin/Angel ne gâche pas tout avec ses pitreries, se retrouvant pourtant ici interné dans un asile d’aliénés. Habituellement, le personnage est mêlé à des combines minables, mais ici cette-fois est devenu l’homme de paille d’une grosse affaire immobilière avec des gens infréquentables.

Grechen Corbett une fois de plus éclipse toute présence féminine, il faut dire que la concurrence n’est pas rude, une bimbo sans importance et avec deux répliques à dire avant d’être assassinée.

Vincent Baggetta en neveu de Dominic Marcon est convaincant, vulnérable et acculé à tuer Angel.

Nous n’avons jamais vu James Garner se fâcher comme dans cet épisode. Sa vie est en jeu et Angel ne le fait plus rire.

Notons quelques invraisemblances : pourquoi tuer Delores  Towsend (Ronda Copland), la jolie cruche, et s’embarrasser d’un raté comme Angel quand on est, comme Dominic Marcon, un caïd, pour escroquer le fisc avec un prête- nom que l’on éliminera ensuite ? C’est bien joué, avec le lot de poursuites en voitures (ici dans un garage) et de bagarres habituelles. Cette saison 3 confirme que Jim a un permis de port d’armes et qu’il s’en sert en tant que privé, comme Mannix et Cannon.

Les 47 minutes sont passionnantes, sans temps morts, le scénario tient la route et surtout la présence de Robert Loggia haussent l’opus à trois étoiles méritées.

Anecdotes :

  • Ronda Copland fut brièvement la deuxième épouse de l’acteur Conrad Janis de 1979 à 1983. Au cinéma, on l’a vue dans « A cause d’un assassinat » d’Alan J. Pakula et « Rancho Deluxe » de Frank Perry, et à la télévision dans « Un shérif à New York ».

  • Nicholas Georgiade (1933-) est célèbre pour avoir été l’un des « Incorruptibles », Enrico Rossi.

  • Robert Loggia (1930-) reviendra dans d’autres rôles dans les saisons 4 et 5.

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6. LA RUÉE VERS L'OR NOIR
(DROUGHT AT INDIANHEAD RIVER)

Scénario : Don Carlos Dunaway.

Réalisation : Russ Mayberry.

Résumé : 

Rocky a acheté une concession pétrolière. Deux malabars le passent à tabac et lui arrachent une signature cédant la propriété à un autre.

Critique :

Le ton de la série a complètement changé, en témoigne la scène violente du début où le père du héros manque être tué par deux grosses brutes. Le tournage en extérieurs avec une photo soignée, les moyens financiers mis à disposition évidents, le bon scénario, en font une réussite totale. Le budget semble nettement supérieur à « Cannon » ou « L’homme de fer ». Cela a permis à la série de ne pas vieillir.

Gretchen Corbett continue de monopoliser la place de « jolie fille de l’épisode » avec son rôle récurrent et ne laisse pas beaucoup d’espace à la belle Patricia Stich en serveuse de restaurant, Phyllis qui ne fait que deux apparitions. Beth se révèle presque comme le troisième personnage de la série après Rockford père et fils, et bien devant le policier Dennis Becker, absent ici, et qui est souvent utilisé comme faire valoir.

John Anderson, qui a traversé toutes les séries de l’époque, est fort convaincant en excentrique pensant que le pétrole va créer la troisième guerre mondiale, voit des terroristes partout et a construit son abri anti-atomique.

L’humour tant présent dans les premières saisons est remplacé par un suspense haletant et reste en arrière plan par petites touches. La totalité de l’histoire se situe loin de Santa Monica. Le générique ne nous indique pas où tout cela a été filmé.

« The Rockford files » a trouvé une voie médiane entre film noir et série légère des années 70 genre productions Spelling (« Drôles de dames »). On peut comprendre qu’ainsi elle ait duré six saisons, ce qui n’était pas évident en regardant la première.

J’ai passé un excellent moment. Bonne intrigue, aucun ennui. Seule la musique (harmonica) est trop envahissante et pas toujours utilisée à bon escient, par exemple pour les scènes d’action et de danger.

Anecdotes :

  • Première des trois apparitions de Jerry Hardin (1929-) dans la série. Il fut l’indicateur Gorge Profonde dans « The X Files ». Il est ici le sympathique géologue Walter Link.

  • L’intrigue se passe en novembre 1976 et on le note au coût de la vie : Jim estime que son père dépense une fortune en misant 10 dollars à une loterie, et le Rocky se plaint du prix de la location d’une voiture à la journée, 23 dollars.

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7. FAUX TÉMOIGNAGE
(SO HELP ME GOD)

Scénario : Juanita Bartlett.

Réalisation : Jeannot Szwarc.

Résumé : 

Jim est convoqué comme témoin devant le grand jury dans l’affaire engagée contre un certain Frank Servino. Le voilà mis en accusation alors qu’il nie connaître le disparu. Et il se retrouve en prison !

Critique :

On se croirait dans « Perry Mason ». Le premier quart d’heure se passe dans un tribunal. Ancien prisonnier amnistié, Jim sert de bouc émissaire, risquant une lourde peine. On comprend à certains gestes que Beth est toujours amoureuse de Jim.

L’enquête ne commence qu’à la 18e minute. Dès lors, l’action trépidante ne devrait plus s’interrompre. On se serait passé du calamiteux Angel martin. Malheureusement, les investigations ne durent guère et l’on retrouve tribunal et prison. Cela casse le rythme. L’opus devient très bavard. Beth prend le relais de l’extérieur pour sortir notre héros de cette galère.

Enfermé dans un pénitencier, Jim doit sauver sa peau, menacée par des sbires du syndicat qui l’envoient aux portes de la mort avec une fourchette plantée près du cœur. Sauvé au terme d’une opération de plusieurs heures, Beth et Dennis Becker nous racontent toute l’histoire en quelques minutes. La fin est bâclée. Un panneau nous annonce « L’abus du Grand Jury Fédéral décrit dans ce film est toujours reconnu comme un acte conforme à la loi ». Un épisode militant donc, mais un peu ennuyeux.

Anecdotes :

  • Jeannot Szwarc (1939-) a réalisé « Supergirl », « Les dents de la mer 2 », « Quelque part dans le temps ».

  • Beth Davenport de plaint que Jim ne lui paie jamais ses honoraires.

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8. LA BANDE DES RATTLERS
(RATTLERS' CLASS OF '63)

Scénario : David Chase.

Réalisation : Meta Rosenberg.

Résumé : 

Angel se marie avec la belle Regine, dont les frères sont un gang arménien, les Boyajian, qui viennent d’ailleurs perturber la cérémonie. L’un des frères de Regine a été assassiné.

Critique :

Deux beautés dans l’épisode, Gretchen Corbett et Elayne Heilveil, cette dernière bénéficiant de suffisamment de scènes pour exister. Malheureusement, le personnage d’Angel sévit encore et son interprète Stuart Margolin n’a rien perdu de son cabotinage. Il s’efforce de gâcher l’épisode.

On se demande pourquoi la production et les scénaristes ont persisté avec ce pitre d’Angel. Car cet épisode hésite entre farce et drame à cause de lui. Stuart Margolin n’a tourné que 40 épisodes, c’est déjà trop comparé aux 122 existants.

Il est parfaitement incroyable qu’Angel ait pu épouser Regine, plus le genre à être une conquête de Jim que du pitre.

Elyane Heilveil permet de rehausser la qualité de l’épisode, grâce à l’authenticité dramatique de son personnage. Dans les scènes qui l’opposent à son « mari », l’actrice se situe à des lieues de Margolin. Elle lui donne presque du talent.

L’intrigue est assez confuse. Partant d’une situation très improbable, on ne pouvait attendre un chef d’œuvre.

Jim, ce qui n’est pas le cas des autres « privés » comme Mike Hammer ou Joe Mannix, continue d’une enquête à l’autre à prendre de fausses identités pour obtenir des informations. Le bagou de James Garner rend cela crédible. Il doit confondre ici un présentateur télé (également vendeur de voitures !) qui se révèle l’assassin et le chef de gang.

La fin en queue de poisson nous prend par surprise. Le générique survient alors que quelques éléments scénaristiques sont restés en suspens. Dommage.

Anecdotes :

  • Retour de la fort belle Elayne Heilveil après l’épisode de la saison 2 « La réincarnation d’Angie ». C’est malheureusement sa dernière apparition dans la série.

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9. LE RETOUR AU 38E PARALLÈLE
(RETURN TO THE THIRTY-EIGHTH PARALLEL)

Scénario : Walter Dallenbach.

Réalisation : Bruce Kessler.

Résumé : 

Jim retrouve un ancien de la guerre de Corée, Al Brennan. Il se fait passer pour son associé et accepte une enquête consistant à retrouver Linda, sœur de Marcy Brownell. Jim est obligé de s’occuper de l’affaire.

Critique :

Angel est avantageusement remplacé ici par Al Brennan, incarné par Ned Beatty (Otis dans les « Superman » de 78 et 80) avec plus de subtilité que Stuart Margolin. Il apporte une touche de fantaisie bienvenue. Ned Beatty ne cabotine jamais tout en abordant le même registre.

Veronica Hamel de « Capitaine Furillo » joue aussi fort juste en garce. Ce double bonus dans la distribution laisse augurer un bon épisode.

A la première enquête se mêle une histoire de vase chinois volé au musée de New York. On comprend vite que cette partie de l’intrigue est prédominante.

Le méchant, Stabila, est incarné par un incontournable des années 70, Paul Stevens. Mais un twist en milieu d’épisode remet toutes les certitudes du spectateur en cause, alors que l’histoire semblait limpide. Brennan a une face obscure que son copain de guerre va découvrir.

Comme Banacek, notre héros se voit offrir 10% du prix du vase volé par l’assureur (petit hommage clin d’œil à la série avec George Peppard ?)

Le mélange action/intrigue est assez réussi. Les rebondissements sont nombreux sans entamer la crédibilité et la cohérence de l’ensemble. Un zeste d’humour est distillé dans l’épisode.

Un petit regret, on ne voit pas assez Veronica Hamel après un début prometteur. Entre bateaux et trains, la mise en scène en offre pour son argent au téléspectateur.

Un regret, il faut imaginer la fin. On doit se contenter d’un Stabila assommé dans le train, mais au lieu de voir son arrestation, Jim et son «associé » pour l’occasion Brennan partent à une improbable recherche de vase. Cette fin déroutante coûte la quatrième étoile à l’opus.

Anecdotes :

  • 2e apparition de Veronica Hamel après « Mauvaise affaire » (saison 2).

  • Nouvelle allusion à la guerre de Corée faite par Jim.

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10. TRAVAIL À LA PIÈCE
(PIECE WORK)

 

 

Scénario : Juanita Bartlett.

Réalisation : Lawrence Doheny.

Résumé : 

Jim manque se tuer dans une piscine, à un endroit où un accident a déjà eu lieu, celui d’un certain Tom Barney. Il s’agit en fait d’une feinte pour savoir ce qui est arrivé.

Critique :

Un complot qui débute dans une piscine, voilà qui est original. Jim ici travaille pour un assureur, celui du malheureux Tom qui s’est retrouvé en fauteuil roulant. L’accident dissimule quelque chose qui a été fomenté par une bande de gangsters.

Juanita Bartlett a conçu un scénario qui au début désoriente le téléspectateur. On ne sait vraiment pas où elle veut en venir. Les décors sont moins beaux que d’habitude, plutôt banals (une piscine, un endroit où Dennis Becker fait du sport, un hangar, beaucoup de plans nocturnes). On finit par comprendre que la trame est un trafic d’armes. On peut noter que nos bandits ne sont guère discrets lorsqu’ils testent les armes, des fusils mitrailleurs, supposant sans doute que tout le voisinage est sourd.

Pas d’acteurs notables dans le rôle des gangsters, et ceux employés dans le casting sont assez fades. Jim donne l’affaire de contrebande d’armes au sergent Dennis Becker pour lui faire obtenir le grade de lieutenant.

Le lieutenant Chapman sévit à nouveau en ennemi de Jim, mais aussi de Becker. En effet, le piège n’a pas marché, les bandits ayant déménagé tout leur matériel. Jim se retrouve en prison !

C’est un scénario à tiroirs. L’abus de scènes de nuit rend la mise en scène plate. Murray Rossner (Michael Lerner) qui travaille pour le FBI comme indicateur est le rival de Jim sur l’affaire. Cela nous vaut une belle poursuite en voiture entre les deux hommes.

L’intrigue s’étire en longueur dans le dernier quart, après la disgrâce de Becker et lorsqu’il mène l’enquête avec Jim Rockford pour se réhabiliter auprès de l’irascible lieutenant Chapman. La fin est téléphonée. Quant à l’explication de l’accident de Tom Barney, elle se révèle ne rien à voir avec le trafic d’armes.

Anecdotes :

  • Unique apparition dans la série de la beauté de l’épisode, Deborah Landes qui incarne Lillian Rossner, l’épouse d’un indicateur, Murray.

  • Allusion à l’affaire du Watergate lorsque Jim reproche aux agents du FBI de placer des micros sans autorisation.

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11. LE CASSE-PIEDS
(THE TROUBLE WITH WARREN)

  

Scénario : Juanita Bartlett.

Réalisation : Christian I. Nyby II

Résumé : 

Warren Weeks, soupçonné de meurtre, demande à Jim de la protéger, sans lui dire que ses poursuivants sont des policiers. Jim les met KO, ce qui peut lui coûter sa licence de détective et lui vaut une nuit au poste. Warren est le cousin de Beth qui prend son parti.

Critique :

A des lieux de son personnage démoniaque dans « Alias », Ron Rifkin est ici Warren, un looser, qui cherche de l’aide auprès de Jim Rockford. Mais étant le cousin de Beth, le privé se sent obligé d’intervenir. Pour la première fois depuis le pilote, notre héros envisage de changer d’avocat, ce qui, avouons-le, serait infiniment regrettable. On voit davantage que de coutume Gretchen Corbett, puisqu’elle est présente sans arrêt à l’image comme cousine du suspect. La belle de l’épisode, Anne Randall, qui incarne Catherine, veuve de la victime que Warren est supposé avoir tuée, en fait les frais. Si elle s’était limitée au rôle d’avocate, Beth aurait dû lui laisser plus de scènes.

Rifkin, plutôt falot ici, est loin de la composition qu’il fera dans « Alias ». La valeur attend le nombre des années.

Le scénario en béton permet de ne pas s’ennuyer une seconde. On assiste à la 23e minute à la traditionnelle poursuite en voiture, mais elle est prolongée ici par une scène de mariage où se cachent avec brio les fuyards Jim et Warren, pareils au couple de « Jeune et Innocent » d’Hitchcock dans des situations à peu près similaires. Jim n’arrête pas de fuir en changeant de véhicule (quatre voitures en quelques minutes !)

Tout le monde se moque de l’intrigue, le Mc Guffin, une histoire compliquée de contrat avec la Bolivie. C’est l’action qui prime et l’on est emporté comme dans « La mort aux trousses » sans avoir le temps de respirer. Le titre original évoque le maître du suspense (« The trouble with Harry ») et tout l’épisode est un hommage au maître.

Finalement convaincu de l’innocence du cousin de Beth dans deux crimes consécutifs, Jim se démène avec brio. Il fait plusieurs séjours en prison dans une seule aventure trépidante. « The Rockford files » offre là ce qu’elle a de meilleur et c’est l’un des meilleurs opus depuis le début de la série.

Anecdotes :

  • Ron Rifkin (Arvin Sloane dans « Alias ») revient ici après un rôle dans me dernier épisode de la saison 1, « La prime ».

  • Le lieutenant Chapman avoue qu’avant d’être muté à Santa Monica, il détestait déjà Jim et est ravi de lui faire perdre sa licence.

  • Il se confirme au fil des épisodes que Beth Davenport/Gretchen Corbett sert de substitut à des invitées vedettes féminines potentielles.

  • Anne Randall (1944-) a joué au cinéma dans « Mondwest » et à la télévision dans « Cannon », « Les rues de San Francisco », « La nouvelle équipe », « Un shérif à New York », le soap opéra « Des jours et des vies », « Sam Cade », « Le magicien » avec Bill Bixby, « Switch ». Elle a arrêté sa carrière à la fin des années 70.

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12. UN DANS CHAQUE PORT
(THERE’S ONE IN EVERY PORT)

Scénario : Stephen J. Cannell.

Réalisation : Meta Rosenberg.

Résumé : 

Un vieil ami de Jim, Edward J. Marks, tente d’apitoyer le privé en lui faisant croire qu’il a besoin d’une greffe de rein et n’ayant pas la sécurité sociale, il lui faut 70 000 dollars. En réalité, il s’agit d’une escroquerie faite de concert avec sa fille Christina, montée à l’insu de Jim.

Critique :

Il s’agit d’une histoire d’escroquerie minable, dans laquelle trouve toute sa place le personnage d’Angel Martin. J’avoue qu’en dehors de la plastique de la belle Joan Van Ark, il est difficile de trouver un intérêt à cet épisode. Ce n’est sans doute pas un hasard si Gretchen Corbett alias Beth est absente de l’épisode, pour laisser sa place à Miss Van Ark.

Après le meilleur (« Le casse-pieds »), voici le pire. On se doute que Stuart Margolin est tout à fait à son aise dans cette intrigue. Mais le téléspectateur s’ennuie ferme.

Le but de Marks est de vendre un navire, le « Golden Star », sous pavillon libérien héritage d’une fille qui ne s’intéresse pas à l’argent et dont Christina usurpe l’identité.

Les comédiens font ce qu’ils peuvent, mais la vanité du script les prive de toute chance de sauver l’entreprise du naufrage. Jim Rockford apparaît comme un naïf berné par un ami. Le téléspectateur se lasse vite de cette intrigue où l’on parle de millions de dollars à chaque dialogue.

On échappe cependant au côté comédie saugrenue. L’ennui s’installe. Comble de malchance, on voit peu Joan Van Ark, fort présente au début et qui joue les arlésiennes ensuite. Les scènes d’action semblent là pour meubler les creux (véritables trous de gruyère) du scénario. On évite aussi et c’est tant mieux les gangsters d’opérette risibles, même si personne ne brille dans la distribution.

A l’impossible nul n’est tenu, et il était difficile de faire une réussite à partir d’un script minimaliste. Chacun pense son temps à duper l’autre dans cette enquête. Cela devient très vite lassant.

Anecdotes :

  • Troisième apparition de Joan Van Ark après « Cherchez vous trouverez » (saison 1) et « Résurrection inattendue » (saison 2).

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13. MACHINATION
(STICKS AND STONES MAY BREAK YOUR BONES, BUT WATERBURY WILL BURY YOU) 

Scénario : David Chase.

Réalisation : Jerry London.

Résumé : 

De retour d’une pêche avec son père, Jim surprend un détective privé près de sa caravane, Billy Merrihew. Il vient de perdre sa licence tout comme un autre collègue, Vern St Cloud.

Critique :

C’est la première fois que je vois le comédien Simon Oakland, excellent, si mal distribué, dans un personnage absolument pas crédible une seconde, le détective Vern St Cloud. Cleavon Little en Billy est vite insupportable, cabotinant à outrance.

Quelqu’un cherche à faire perdre leurs licences de détective à plusieurs collègues de Jim, aussi mène-t-il l’enquête. On est frustrés par l’absence de toute présence féminine si ce n’est des seconds rôles sans importance limités à quelques rares apparitions.

Les rituelles poursuites en voiture sont elles bien présentes, heureusement.

Jim découvre qu’un troisième privé, Marvin Potemkin, perd sa licence. Il comprend qu’il est confronté à une véritable conspiration. L’épisode hésite entre sérieux et comédie. Un certain mystère est distillé dans l’intrigue avec ces trois détectives privés de licence, si j’ose dire. David Chase a conçu un scénario qui nous intrigue.

Au milieu de l’opus, le suspense devient intéressant avec un James Garner en forme. On retrouve un peu l’ambiance « film noir » avec la mort brutale de Marvin.

Derrière cette affaire se trouverait l’agence de détectives Waterbury qui veut réduire la concurrence. Le motif de toute l’enquête parait assez tiré par les cheveux. Il y a du travail pour tout le monde, imaginer qu’une agence veuille monopoliser l’activité de détective privé en tuant relève de l’improbable. A vouloir faire trop original et être inventif, le scénariste David Chase provoque le ratage de l’épisode. La mise en scène garde une certaine tenue et l’on évite les pitreries des mésaventures d’Angel Martin. Pour cela, l’opus mérite de ne pas récolter la note minimale. L’ennui cependant est perceptible vers la fin.

Anecdotes :

  • Simon Oakland (1915-1983) reviendra deux fois dans le rôle de Vern St Cloud, puis dans un quatrième épisode où il incarne un autre personnage.

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14-15. LE SEIGNEUR DES ABEILLES
(THE TREES, THE BEES AND T.T. FLOWERS)

Scénario : Gordon Dawson. Réalisation : Jerry London.

Cet épisode est constitué de deux parties de 47 minutes.

Résumé : 

Les enfants de Thomas Tyler dit « T.T. Flowers », un ami de Rocky, apiculteur, le font interner pour démence. Jim met à jour une organisation qui vise à aider des enfants à dépouiller leurs parents et à profiter de l’aubaine pour des spéculations immobilières.

Critique :

Cette intrigue ne méritait pas deux épisodes. On se rend compte d’ailleurs que les épisodes doubles sont rarement réussis dans la série (Rappelons- nous « Les routiers »). Un autre nous attend dans cette saison, « Une femme qui en savait trop ».

La première partie nous fait sombrer dans l’ennui en raison de scènes répétitives, voulant approfondir des thèmes que le téléspectateur a compris depuis longtemps. Le sort de l’ami de Rocky est certes peu enviable. L’intrigue nous présente des méchants caricaturaux, comme le gendre de T.T. Flowers, psychiatres, directeurs de cliniques et avocats véreux.

La présentation est faite sous forme d’un long flash-back. Cela désoriente le téléspectateur. Le script est rempli de bons sentiments et de manichéisme. La distribution ne vient en rien aider l’opus, acteurs invités vedettes peu connus, pas charismatiques et sans relief.

L’arrivée de Beth est un souffle d’air frais en fin de première partie, mais elle est trop brève. L’évasion de T.T. par Rockford père et fils met un peu de piment à l’intrigue, mais le rythme reste trop lent. Dans la clinique de tous les dangers, on joue à cache-cache comme Geneviève Bujold et ses poursuivants au Jefferson Institute dans « Coma », le suspense en moins.

Le réalisateur prend le parti pris de faire durer des scènes pour offrir un double épisode. L’effet est bien entendu catastrophique et le téléspectateur a une forte envie de zapper. La deuxième partie commence par un long résumé de ce que nous avons vu. Si l’on amputait cela, le métrage ne serait plus celui d’un double épisode, tout au plus d’un 65 à 70 minutes au lieu de 47.

L’oraison funèbre par Rocky de son ami revient sans cesse en fil rouge depuis le début de la première partie. Quant à Gretchen Corbett, dont les apparitions sont courtes et rares, elle est lumineuse. Le siège de la maison de T.T. par les forces de police s’éternise. Le gendre du vieux, Sherman Royle, et le promoteur immobilier Muellard, deux infâmes crapules, sont des personnages mal écrits, outranciers. Les comédiens qui les incarnent font ce qu’ils peuvent, c’est perdu d’avance.

Le revirement de la fille de T.T. Cathy (Karen Machon, guère convaincante) arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Il a le mérite de mettre fin à l’interminable séquence de l’assaut. Le suicide mélodramatique de la fille est censé donner quelque émotion à l’édifice. Le problème est que « Le seigneur des abeilles » aurait certainement constitué un bon épisode de 47 minutes, mais rallongé de cette manière, il est indigeste.

Jim garde une dimension humaine loin du super héros, et face à deux gorilles à la solde de Muellard, il doit la vie sauve à sa ruse.

La cascade dans la montagne où Jim doit sauver son père et T.T. d’un camion dont les freins ont été sabotés constitue un grand moment dans un faible épisode. C’est là que flash back se termine et que le téléspectateur comprend enfin.

La fin est grandiloquente et  invraisemblable. « Le seigneur des abeilles » est un pensum et l’on a oublié la notion de divertissement.

Anecdotes :

  • Gretchen Corbett quitta la série à la fin de la saison 4, officiellement pour une question de salaire. En réalité, elle fut l’objet d’un litige entre Universal qui l’avait sous contrat et les producteurs de la série. Elle revint néanmoins pour les téléfilms revival des années 90.

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16. LA BECKER CONNECTION
(THE BECKER CONNECTION)

Histoire : Chas. Flyod Johnson et Ted Harris.

Adaptation : Juanita Bartlett.

Réalisation : Reza Badiyi.

Résumé : 

C’est l’anniversaire du sergent Dennis Becker. Mais alors que ses amis ont préparé une surprise party, il se fâche. En fait, il est soupçonné d’être de mèche avec les trafiquants de narcotique. Jim décide de l’aider.

Critique :

C’est la première fois que Dennis Becker est autant mis en avant. Pour le sortir du pétrin, Jim a recours à Angel. En effet, Becker a été dénoncé par un indicateur.

L’ambiance est pessimiste et noire. Becker pour survivre devient chauffeur de taxi. Gretchen Corbett est absente et aucune jolie fille ne vient égayer l’opus. Le lieutenant Chapman n’est pas pour arranger les choses, enfonçant Becker et Jim.

L’instruction contre le policier ami du héros est faite continuellement à charge. Pour une fois, Angel Martin sert à quelque chose et trouve la planche pourrie, l’indicateur Marty Golden, un comique minable. On quitte l’ambiance des séries de privés pour se croire presque dans « Kojak » ou un police procedural.

La poursuite en voiture rituelle est cette-fois nocturne. Le méchant est un certain Kasajian qui manipule des indicateurs pour lancer sur une fausse piste les policiers des narcotiques et voler de l’héroïne. En VF, Kasajian est affublé d’un accent ridicule. C’est le meilleur ami de Becker, Dolan, qui est le coupable et l’a mis dans la galère.

La résolution de l’affaire se fait un peu trop facilement, mais l’ensemble se regarde d’un trait agréablement sans aucun ennui. Joe Santos qui incarne Becker semble parfois un peu limité dans son jeu et n’en fait pas assez, là où on peut reprocher le contraire à Stuart Margolin en Angel. L’opus est plus violent que d’ordinaire (scène de l’indicateur retrouvé noyé dans sa baignoire).

Malgré ses pitreries lamentables, Stuart Margolin ne gâche pas l’épisode qui se passerait très bien de lui. Loin des histoires foireuses de magouilles et combines auxquels il se complaît, « La Becker connection » nous propose un vrai suspense policier. James Garner évite l’humour et les impostures pour jouer les justiciers. On passe un très bon moment.

Anecdotes :

  • Reza Badiyi (1929-2011) est un réalisateur habituel des séries « Mannix », « Mission Impossible » et « Hawaii Police d’état ».

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17. UN MARIAGE POLONAIS
(JUST ANOTHER POLISH WEDDING)

Scénario : Stephen J. Cannell.

Réalisation : William Wiard.

Résumé : 

Rockford présente le gorille Gandy à son confrère Aurelius. Il doit aussi mener une enquête de routine pour retrouver un héritier.

Critique :

Cet opus marque le retour de deux personnages qui ne s’étaient pas rencontrés dans le même épisode. Tout le début est incroyablement bavard et le téléspectateur attend un peu d’action. Au bout de vingt minutes, il ne s’est rien passé. Gandy continue d’être une brute sans cervelle et Aurelius un baratineur façon Angel Martin.

Une fois de plus, on déplore une distribution essentiellement masculine. Une faute pour cette série qui nous a proposé Linda Evans, Lindsay Wagner ou souvent Gretchen Corbett. Scène surréaliste : Aurelius et Gandy arrivent dans un bar de néo-nazis. Il y a un portrait d’Hitler et des brassards avec croix gammées, ce qui est d’un goût douteux. Gandy les met tous KO.

C’est la première fois dans la série que le temps d’antenne consacré au héros Jim Rockford est inférieur à des nouveaux, en l’occurrence le tandem Gandy-Aurelius. On en arrive à se demander si l’on est bien dans « 200 dollars plus les frais ». C’est une comédie, et pas drôle. On se lasse vite du cabotinage des deux compères, se demandant pourquoi Isaac Hayes n’est pas en train de composer une musique de film au lieu de perdre son temps dans cet épisode raté.

L’intrigue nous conduit à San Diego. Garner est en adéquation avec le tandem dans le saugrenu. Les deux compères recherchent pour leur compte l’héritier, et Jim pour le sien. L’épisode est tellement mauvais que l’on se demande comment Angel Martin a fait pour ne pas être de la partie. L’héritier se révèle être un accordéoniste engagé pour animer un mariage polonais.

Un opus ni fait ni à faire, de toute évidence le plus mauvais de la série : nul.

Anecdotes :

  • Le personnage de Gandy Fitch, incarné par le musicien Isaac Hayes, est de retour. On l’avait vu dans la saison 2 dans « Après 20 ans ». Il reviendra encore dans un épisode de la saison 4.

  • Retour de Lou Gosset Jr, présent déjà dans le même rôle d’Aurelius Hayes dans « Triple jeu » (saison 2).

  • L’accordéoniste joue au mariage « Raindrops keep fallin’ on my head ».

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18. JOLIE, MAIS MENTEUSE
(NEW LIFE, OLD DRAGONS)

Histoire : Bernard Rollins et Leroy Robinson.

Adaptation : David C. Taylor.

Réalisation : Jeannot Szwarc.

Résumé : 

Une jeune vietnamienne veut absolument engager Jim Rockford pour qu’il retrouve son frère disparu. Elle a de l’argent, mais n’arrête pas de mentir.

Critique :

Le titre français est trompeur : l’actrice n’est ni jolie ni laide, par contre il est difficile d’imaginer que les scénaristes se sont mis à trois pour élaborer une intrigue aussi confuse, répétitive, et qui lasse rapidement.

Les acteurs jouent mal, à commencer par James Callahan, moins inspiré que dans l’épisode des « Envahisseurs » : « Cauchemar ». Ici, il est mal à l’aise, emprunté, et pas crédible une seconde en ex-soldat américain corrompu qui a contribué à voler une forte somme au gouvernement de son pays en pleine guerre du Vietnam.

Face à lui, un trio de brutes qui ont kidnappé le frère de Pham (Irène Yah-Ling Sun, une actrice vue trois fois dans « Hawaii Police d’état »). Tout le monde se dispute un magot qui était à portée de mains caché dans un éléphant objet de pacotille au domicile des Hartmann (James Callahan et Kathleen Nolan).

L’épisode ne trouve jamais de cohérence. Les rebondissements sont téléphonés, les mensonges de Pham usent la patience de Jim qui à chaque fois jure qu’on ne l’y reprendra plus mais remet çà. On ne comprend pas du tout d’ailleurs à l’épilogue pourquoi le frère, Vinh, fait la tête à Rockford père et fils car il revient de loin grâce à eux.

Plusieurs questions restent en suspens : pourquoi Leslie Hartman/James Callahan décide-t-il en plein milieu de film de tuer son épouse Kathy ? Comment le trio à la recherche du magot peut-il être aussi naïf pour croire à une association avec Jim Rockford contre Hartman alors qu’il se jette dans la gueule du loup ? Mais surtout, de mensonges en mensonges, laissant Jim connaître la fureur de Dennis Becker à cause d’elle, Pham aurait lassé n’importe qui de l’aider. Il faudrait peut-être que notre héros apprenne que bon et bête commencent par la même lettre.

Anecdotes :

  • Dennis Becker voit son commissariat faire l’objet d’une inspection surprise.

  • L’obsession de Rocky est de repeindre la caravane de son fils.

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19-20. UNE FEMME QUI EN SAVAIT TROP
(TO PROTECT AND SERVE)

Scénario : David Chase.

Réalisation : William Wiard.

Résumé : 

Jim doit retrouver la petite amie d’un avocat qui a disparu, Patsy Fossler, ignorant que son client est un mafieux. Dennis doit faire face à une prise d’otage et se retrouve responsable de la mort d’un tueur alors qu’il était en état de légitime défense. Une bonne citoyenne véritable calamité se mêle de mener les enquêtes à la place de Becker et Chapman.

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Critique :

Connaissant Leslie Charleson grâce à « Cannon », j’étais enthousiasmé d’avance de voir ce double épisode, car inexplicablement, les beautés sont sous-représentées dans cette saison 3, lorsque Gretchen Corbett est absente.

Le personnage truculent est féminin, Lianne, une fausse femme flic (mythomane), qui voit d’un mauvais œil le fait que Becker par amitié donne des renseignements à Jim. Quant au lieutenant Chapman, il donne toujours du fil à retordre au détective, même lorsque sournoisement, il incite son subordonné Becker à fauter et à donner des informations au privé.

Le client de notre héros se révèle un homme peu recommandable, l’avocat Michael Kelly (Jon Cypher) sur lequel les services secrets enquêtent.

On assiste à deux histoires en parallèle : les problèmes de Dennis Becker, et la recherche de Patsy/Leslie Charleson. David Chase a conçu un scénario béton. Et surtout émanent de ce double opus des personnages hauts en couleurs, comme Lianne (qui aimerait tant faire partie de la police), sorte de « groupie » de Becker qui attise la jalousie de l’épouse de ce dernier.

Dans la première partie, Dennis Becker est blanchi pour ce que l’on qualifiait au début de bavure. La mythomane Lianne sème la discorde au sein de la police avec une conviction étonnante. En « bonne citoyenne », elle s’ingère dans les enquêtes officielles (la scène où elle drague le lieutenant Chapman est surréaliste !).

Ce personnage est vraiment drôle, et permet à Joyce Van Patten de voler la vedette à Leslie Charleson. Les deux tueurs de la mafia, Anthony Boy (George Loros) et son comparse rappellent parfois le calamiteux tandem de l’épisode de « Chapeau melon et bottes de cuir : le legs »

La deuxième partie relate la fuite de Patsy et Jim. Elle ne se justifiait pas dans la mesure où le sujet aurait pu être traité en 47 minutes. Un contraste certain s’installe entre le sérieux et dramatique de la situation (Patsy et Jim menacés de mort par la mafia et l’avocat véreux) et l’aspect comique et maladroit de l’apprentie détective Lianne. Comédie et film noir se confondent avec bonheur, mais tout au plus peut-on regretter quelques longueurs. Si l’on considère qu’il ne s’agit pas de deux parties différentes mais d’un téléfilm unitaire, l’ensemble est agréable à regarder mais pas inoubliable. Car la ficelle du personnage de Lianne finit par s’user. C’est drôle au début, mais lassant à la longue. Dans la deuxième partie, Leslie Charleson bénéficie de davantage de scènes que Joyce Van Patten. Elle aurait pu être une des « Drôles de dames », blonde et sportive.

Le titre français fait allusion au personnage de Patsy Fossler qui effectivement en sait trop, ayant surpris que son amant avocat cachait les secrets de ses clients de la Mafia. « To protect and serve » est une allusion à la « bonne citoyenne » Lianne qui en fait trop. On aurait mis quatre étoiles si la production avait choisi de faire un seul épisode au lieu de délayer le tout en deux segments. Mais la grande gagnante de l’intrigue est cette bonne citoyenne envahissante interprétée avec brio par Joyce Van Patten, dont le personnage a dû être recalée au concours d’entrée à l’académie de la police pour être si têtue.

Angel 2 19 3

Anecdotes :

  • La belle Leslie Charleson (1945-) est surtout connue pour ses apparitions dans la série « Cannon » (Trois fois en guest star).

  • On a vu deux fois Joyce Van Patten (1934-) dans « Columbo ». Elle est apparue ensuite dans « Desperate Housewives ».

  • Lorsque les deux tueurs font irruption dans la caravane de Jim est surprennent Lianne qu’ils menacent et mettent groggy, elle raconte plus tard qu’ils ont voulu… la violer ! 

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21. L'ENTRAÎNEUR ENTRAÎNÉ
(CRACK BACK)

Scénario : Juanita Bartlett.

Réalisation : Reza Badiyi.

Résumé : 

Jim à la demande de Beth Davenport doit défendre un joueur de football accusé d’avoir tué un homme dans une discothèque et qui selon l’avocate est innocent. C’est alors que Beth devient la proie d’un obsédé sexuel qui la traque où qu’elle se trouve pour la faire flancher.

Critique :

Sans conteste le meilleur épisode depuis que la série existe. Le scénario en or, jamais vu ailleurs, nous tient en haleine jusqu’à l’épilogue. Gretchen Corbett en Beth se surpasse pour atteindre ici le niveau d’une grande comédienne.

Au début, la recherche du témoin fantôme providentiel, Doreen (Sondra Blake, ex femme de « Baretta » Robert Blake, et à ne surtout pas confondre avec Sondra Locke, l’ex-compagne de Clint Eastwood), concentre l’attention du téléspectateur. Elle refuse de témoigner qu’elle a passé la nuit avec l’accusé Davey Woodhull (Howard Mc Gillin) car mariée, en instance de divorce, elle perdrait la garde de son enfant. Une autre fausse piste est constituée par le patron de la discothèque attaquée, Gibby (Joseph Mascolo), hold-up durant lequel un des employés a été tué, et qui fait passer à tabac Jim.

A noter qu’il n’est jamais question de peine de mort, bien qu’elle existe en Californie. J’ai vu sur Wikipédia qu’il n’y avait eu aucune exécution de 1967 à 1992, en raison d’un lobby abolitionniste, mais qu’elle est maintenue. C’est le seul point faible de l’épisode, l’accusé Davey ne semble pas craindre d’être condamné à quoi que ce soit, et le comédien qui l’incarne, à vrai dire, fait « juvénile » et peu concerné.

Le suspense est à son comble lorsque Beth est menacée, recevant des colis pornographiques, découvrant une maison dont les murs sont remplis de photos d’elle prises dans son intimité, sous la douche. On craint beaucoup pour l’héroïne (qui vole complètement la vedette à Jim) lorsqu’elle se rend seule et sans arme dans cette demeure riche et isolée. Elle nous fait quelques minutes penser à Emma Peel dans « The house that Jack built ».

Les rebondissements arrivent au moment où l’on ne s’y attend pas, scotchant le téléspectateur sur son fauteuil. L’aide que peut apporter Becker est limitée par un lieutenant Chapman invisible mais qui met le holà sur les activités du sergent et son amitié envers le privé. Bien entendu, il n’est pas question de révéler le spoiler, soit l’identité du coupable qui est une véritable surprise et fait toute la qualité de cet opus inoubliable.

Si quelqu’un ne connaît pas la série et veut en voir un seul épisode, je conseillerai celui-là, bien au-dessus au niveau qualitatif du niveau habituel moyen de « The Rockford files ». Le fait de ne pas étirer l’intrigue sur deux épisodes permet de bénéficier de 47 minutes sur les charbons ardents, et confirme le fait que les épisodes doubles sont à éviter dans cette série.

Les scènes de procès ne sont jamais ennuyeuses, alternées de séquences dans l’appartement de Beth. Gretchen Corbett joue tellement juste que d’avance, son absence dans les saisons 5 et 6 pour des raisons déjà évoquées ici me paraît une énorme erreur. Elle va bien nous manquer.

La galerie des personnages est riche : Gibby est au début le méchant idéal, sorte de roi de la nuit lié à la pègre (le passage à tabac de Jim est éloquent), Doreen à peine trouvée aussitôt assassinée, l’entraîneur Preston Garnett, et enfin l’avocat général Maître Rosecrans joué par un Robert Miller Driscoll énorme aux allures de Charles Laughton dans « Le procès Paradine ». Il est difficile d’en dire plus sans dévoiler le pot aux roses.

Anecdotes :

  • Jim Rockford dans cet épisode n’est pas armé, raison pour laquelle il laisse échapper le complice du tueur qui le prend en filature Beth et lui.

  • Plusieurs indices nous montrent que la liaison de Beth et Jim continue « en pointillés ».

  • Beth a fait appel à un autre détective privé avant Jim dans cette affaire.

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22. AGENCE TROUBLE ET LUMIÈRE BLEUE
(DIRTY MONEY, BLACK LIGHT)

Scénario : David C. Taylor.

Réalisation : Stuart Margolin.

C’est « Angel » qui réalise ce dernier épisode de la saison 3.

Résumé : 

Rocky, en partance pour Hawaii après avoir gagné un concours, reçoit par erreur une importante somme d’argent. Il est aussitôt arrêté, ainsi qu’Angel, par les agents du FBI, car il s’agit de billets marqués.

Critique :

Après la fantastique surprise qu’était « L’entraîneur entraîné », cet épisode fait un peu pâle figure pour terminer la saison. Stuart Margolin réalise un épisode plus sérieux que ses prestations comiques en Angel. En comédien, il est insupportable de cabotinage.

Au début, on pense qu’il s’agit de l’enlèvement de Rocky, en fait, il a été arrêté par le FBI. On regrette que le personnage de l’avocate Beth soit un peu sacrifié à quelques apparitions.

L’intrigue est assez embrouillée et traîne en longueur, Rockford jouant double voire triple jeu, voulant faire libérer son père. Notons qu’il est à nouveau sans armes, et face à un usurier black, Electric Larry (Roger E. Mosley) aux méthodes maffieuses que Becker veut piéger depuis longtemps. Pas impérissable, cette ultime enquête de la saison 3 nous permet de faire la connaissance de la nouvelle petite amie du héros.

A la différence de l’épisode précédent, l’ennui survient parfois. Entre FBI, gangsters et hommes à la solde de l’usurier Electric Larry, on y perd parfois son latin. Pour ce dernier tout de piste, à l’exception de Chapman, tous les personnages récurrents sont présents, de Becker à Beth en passant par Angel et Rocky. Le peu de présence à l’écran d’Angel empêche l’opus de tomber dans la farce.

Anecdotes :

  • Diana Ewing (1946-) a fait carrière entre 1968 et 1977. On l’a vue au cinéma dans « Nos plus belles années » de Sydney Pollack mais surtout à la télé : « La nouvelle équipe », « Le ranch L », « Mission Impossible », « Star Trek », « Matt Helm », « La grande vallée », « Hawkins » avec James Stewart, « Gunsmoke », « Sur la piste du crime », « Police Story » et « Harry O » (inédit en France, avec David « Le fugitif» Janssen). Elle incarne la nouvelle petite amie de Jim.

  • Jack Colvin (1934-2005) était Jack Mc Gee tout au long de la série « L’incroyable Hulk ».

  • Véronica Hamel (1943-) qui incarne Mme Lederer fut la vedette de « Capitaine Furillo ».

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