TéléfilmsSaison 1

Les Envahisseurs

Bonus

1. Livre: Les envahisseurs : Le futur recomposé


1.    LIVRE: LES ENVAHISSEURS: LE FUTUR RECOMPOSÉ

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Auteur : Didier LIARDET.

Chronique de la 1ère édition Publié par YRIS dans la collection Télévision en séries en 2001. Une nouvelle édition a été publiée en 2007 avec correction des dates de diffusion et de nouvelles anecdotes de tournage relatées par Roy Thinnes.

Didier Liardet est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés aux séries : Les Envahisseurs, Chapeau melon et bottes de cuir, Amicalement vôtre, Cosmos 1999…

Contenu :

Dès sa sortie, j’avais acheté et lu avec passion cet ouvrage sur la série « Les Envahisseurs ». Il convient de préciser que la partie iconographique, très riche, nous propose trois photos de Diane Baker (dans le rôle de Kathy Adams) avec Roy Thinnes-David Vincent dans le pilote « Première preuve ».  La première, page 10, avait été publié par Télé Poche dans sa présentation du programme du jeudi 4 septembre 1969, et montre Kathy et David tapis dans la centrale hydro-électrique de Kinney. La seconde, totalement inédite, page 17, qui montre la seule Diane Baker les mains collées contre le tube régénérateur dans l’usine, qui tuera à la fin l’associé de Vincent, est une petite merveille, et surtout, prouve l’existence d’un pilote que personne n’a jamais vu en dehors d’une projection unique au musée d’art dramatique de New York, Liardet ne précise pas l’année mais ce fut en 1969. Troisième photo page 161 avec Diane et Roy devant le tube.

Page 16, lorsqu’il évoque ce pilote « invisible », Didier Liardet écrit « Il fut semble-t-il diffusé en 1977 dans l’anthologie « Tales of the unexcepted», produite par Quinn Martin, sur la chaîne ABC, sous le titre « The Nomads ».

Ceci est une erreur, car sous le titre « Voyage dans l’inconnu : les nomades », nous avons vu sur TF1 un samedi soir de novembre 1978 cet épisode, dans lequel David Birney, vétéran du Vietnam, sous le nom de Paul Rogers, reprend le rôle que tenait Roy Thinnes, « Les nomades » étant, quasiment mot pour mot, un remake de « Première preuve », à la seule différence qu’à l’épilogue, Paul Rogers finit dans un asile de fous. On peut consulter d’ailleurs cette information sur le site Internet Movie Data Base.

L’ouvrage de Didier Liardet est remarquable et n’a pas son équivalent aux Etats Unis. Les moyens mis en œuvre (textes recherchés, iconographie) permettent de dépasser l’étude faite par l’autre ouvrage français consacré à la série, « Le guide du téléfan : les envahisseurs », par Francis Valéry, publié par les éditions « Car rien n’a d’importance » en 1992, qui coûtait 50 francs à sa sortie pour 78 pages en format réduit.

Après la préface de Roy Thinnes, l’ouvrage propose sept chapitres. Le fan n’y apprend pas grand-chose de nouveau, car la série n’ayant jamais été un succès aux USA, les informations ont été d’une part limitée, et d’autre part dites et redites dans mains articles. Mais l’ouvrage de Didier Liardet permet de tout compiler dans un seul livre.

Dans la préface, on se demande, malgré la cadence infernale des tournages, les épisodes étant tournés peu avant leur diffusion, s’il est vraiment possible, alors que « Première preuve » a été diffusé le 10 janvier 1967, que le pilote ait été tourné  au début de 1967. Disons plutôt fin 1966.

Dans le premier chapitre « Une formule inédite », Liardet évoque Dominic Frontiere, compositeur surdoué, Larry Cohen le créateur (il est à noter que Roy Thinnes ne se souvient pas de tensions entre le producteur Quinn Martin et le créateur Larry Cohen qui quitta le projet déçu que sa conception de départ ne soit pas retenue).

Nous avons dans ce chapitre le guide des épisodes de la saison 1, il est fort bien fait, mais je note quelques erreurs : la première diffusion française de « Vikor » page 43, a eu lieu sur Antenne 2 l’après-midi en juillet 1984 et non en 1987. Je venais de trouver mon premier emploi et j’avais posé mon premier jour de congé payé pour voir cet épisode, qui était d’ailleurs annoncé dans les programmes. Page 52, il est indiqué que la première diffusion française de l’épisode « Le rideau de lierre » eut lieu en 1987, or l’épisode sous le titre « Guerre subversive » a été diffusé en décembre 1971 sur la 2e chaîne ORTF, le titre écrit étant « Guerre subversive », mais le narrateur français disant « Le rideau de lierre ». [NDLR: Ces erreurs ont été corrigées dans la seconde édition parue en 2007].

 Page 62, même erreur pour la date de première diffusion en France du « Mur de cristal » indiquée en 1987, qui a été diffusé sous le titre « Le cristal mystérieux » (le narrateur disant « Le mur de cristal »), l’épisode bien connu des téléspectateurs puisqu’il présente le frère et la belle-sœur de David Vincent ayant été diffusé en novembre 1969, et rediffusé l’après midi sur la 2 ORTF en octobre 1973 et dans « Samedi est à vous » en 1975.

Les autres dates de diffusion française de la saison 1 sont correctes.

Le chapitre 2, « Un concept évolutif », évoque la saison 2 et l’arrivée du groupe de défenseurs autour du personnage d’Edgar Scoville.  Pages 75 et 76, une étude est consacrée à Alfred Ryder, le « chef » des envahisseurs, d’abord le personnage de Nexus dans « Vikor », puis le chef dans « La rançon », « la recherche de la paix », mais sa filmographie est incomplète, car il y manque son  rôle dans l’épisode 9 de la saison 3 de « Hawaii Police d’état » : « Témoin à charge » (The late John Louisiana) maintes fois diffusé en France.

La filmographie de Ken Smith, qui suit, est complète.

Page 74, Liardet consacre un paragraphe, « Une annulation inattendue », assez intéressant et complet sur le sujet.

Puis vient la présentation de la saison 2. Pour les dates de diffusion, « Le labyrinthe » est noté comme « Non connue » alors que ce fut lors de la diffusion de l’intégrale en 1987, page 113 « Action de commando », diffusé en janvier 1972 sur la chaîne 2 ORTF est noté au 18 août 1987, alors que l’épisode, depuis 1972, fut rediffusé en 1975 sur Antenne 2 après « Aujourd’hui Madame ». Enfin, page 128, date de diffusion non connue pour « La fugitive », alors que c’est comme « Le labyrinthe », en été 1987. Ces erreurs auraient pu être évitées en consultant d’anciens télé 7 jours ou télé poche, car tous les épisodes mentionnés ont y ont été largement annoncés.

L’ouvrage propose une riche iconographie, avec un encart de photos couleurs.

Le chapitre trois, « Une carrière à succès », évoque Quinn Martin. Page 140, on y évoque « Le cauchemar aux yeux verts », pâle remake des envahisseurs. On y apprend beaucoup de choses sur le producteur de la série.

Mais l’intérêt s’accroit dans le chapitre suivant, « Les mécanismes filmiques », qui dévoile comment on a réalisé, avec peu de moyens, la série et ses effets spéciaux. « L’étoffe d’un héros », page 150, revient sur la biographie de David Vincent, personnage sur lequel on sait peu de choses.

Le chapitre cinq, « Une thématique éclectique », est sans doute la part la plus créative de l’écrivain Didier Liardet, puisqu’il explore les thèmes de la série dans tous les sens, y compris celui de la religion.

Le chapitre six, « Portrait d’un héraut », est une étude exhaustive de la carrière de Roy Thinnes. Très intéressant et rien à redire.

On attend alors avec impatience le chapitre sept, « Le retour des envahisseurs », avec Scott Bakula. Liardet, comme les fans, déplore l’éloignement de ce téléfilm du concept de la série originale, mais insiste sur le budget ridicule alloué et qui n’a pas permis de faire des miracles. On apprend que Roy Thinnes est intervenu, en vain, pour qu’une série soit tirée de ce téléfilm retour. Je rejoins la critique de l’auteur, page 210, sur la déception que constitue ce téléfilm qui est très différent des aliens à l’auriculaire raide de la série de 1967-68.

Page 219, une page très intéressante recense les armes des envahisseurs  dans la série.

Le livre se conclut sur une partie « annexes » qui recense toutes les séries de science-fiction présentant des extra-terrestres, y compris Superman.

Conclusion : Un ouvrage que je recommande, malgré quelques imperfections.

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