Saison 6Présentation

Le Saint

Bonus

1. Livre: Le Saint : itinéraire d’un anti-héros


1.   LIVRE: LE SAINT : ITINERAIRE D’UN ANTI-HEROS

lesaint livre

Auteur : Jean-François Rivière

Ce livre a été publié par les éditions Yris, dans la collection Télévision en séries, en février 2012. Il se trouve aisément sur Internet, notamment sur le site des éditions Yris.

http://www.yris.net/

Format 17X24,5 cm, 256 pages,  330 photos n&b et couleurs.

Jean-François Rivière a également écrit les ouvrages suivants pour la collection Télévision en séries : Voitures de rêve des séries britanniques, Voitures de rêve & séries cultes et Voitures de légende des séries américaines. Il est le co-fondateur de James Bond Magazine International.

Contenu :

La couverture représente Roger Moore dans le rôle de Simon Templar, alias le Saint, avec en arrière plan la une du Daily Mail narrant le dernier exploit en date du sémillant chevalier errant anglais.

L’introduction présente l’historique du Saint, d’abord justicier sombre et impitoyable dans les romans de Leslie Charteris puis héros déjà adouci des films de la RKO dans les années 30, entre autres apparitions. Le texte évoque également le formidable succès rencontré par  la série de Robert S. Baker et de Lew Grade. Il l’explique par la rencontre du Saint et de Roger Moore, propulsé au rang de star internationale grâce à son charme et à son humour.

Le premier chapitre, Les origines du Saint, retrace la biographie de Leslie Charteris et présente en encart les différentes versions cinématographiques du Saint antérieures (et ultérieure) à la série de Roger Moore. Il dépeint ensuite le Saint vu à travers les romans, puis la série, approfondissant les différences existant entre ces deux versions. Le Templar télévisuel se montre plus débonnaire et respectable que le littéraire. Ses sources de revenu se montrent également plus indéfinies. La Volvo 1800, la fameuse ST1, se voit également évoquée.

Le deuxième chapitre, La genèse des saisons noir & blanc, narre les débuts du programme, notamment une négociation ardue avec Charteris, avec qui les relations demeureront difficiles, et le choix de Roger Moore, après que Patrick McGoohan eut été un temps envisagé. Le texte comporte plusieurs citations de Moore et de Charteris concernant cette période clef. La technique de lproduction se voit examinée, de même que l’élaboration du casting, conçu dès le départ pour séduire les Américains. Le recours aux décors pour figurer un pays étranger se voit également abordé, de même que l’atout déterminant que représenta le professionnalisme agrémenté d’humour de Roger Moore. Le  texte aborde enfin l’accueil réservé à la série, rapidement enthousiaste.

S’insère alors un guide des épisodes de la période noir et blanc, recouvrant les quatre premières saisons de la série. Pour chacun d’entre eux, on trouve la date de diffusion, le réalisateur, le scénariste, la liste des acteurs invités (et leur biographie) un résumé, un avis et des informations supplémentaires. L’opinion de Charteris  se voit également parfois insérée.

Le troisième chapitre, Les saisons en couleurs, poursuit la relation du parcours de la série, en soulignant les différences connues par la nouvelle période : nouveau générique, fin des adresses directes au public via le Quatrième Mur, succès en Amérique sur NBC, rôle accru de Roger Moore (désormais coproducteur et réalisateur), scénarios originaux, les différents textes de Charteris ayant été adaptés. Un soin et une importance davantage marqués furent portés aux extérieurs, notamment à Londres et dans la campagne anglaise. Des poursuites en voitures et autres cascades vinrent pimenter les traditionnelles bagarres. Le texte aborde également la fin de la série et sa diffusion française.

Suit le guide des épisodes en couleurs (saisons 5 et 6), sur le même modèle que le précédent.

Le quatrième chapitre, De Stockwell à Hollywood, comporte une biographie détaillée de Roger Moore, des débuts modestes en passant par l’expérience américaine, jusqu’aux plus grands rôles, dont Brett Sinclair et James Bond, mais aussi Sherlock Holmes. Sa filmographie complète, télévision et cinéma, est insérée en encart.

Le cinquième et le sixième chapitre, Le retour du Saint et Le nouveau Saint, présente les deux séries ayant succédé à celle de Roger Moore. Il s’agit respectivement de celles d’Ian Ogilvy et de Simon Dutton, en 1977 puis 1989. Un guide des épisodes est détaillé pour chacune d’entre-elles, pareillement à celle de Roger Moore.

L’ouvrage se conclue par plusieurs annexes, décrivant les divers livres, novélisations, éditions vidéo ou encore produits dérivés existant autour de la série de Roger Moore, mais aussi des deux suivantes.   

Conclusion : 

Le livre constitue une véritable référence, se montrant tout à fait complet dans son approche de la série. Les renseignements abondent et se voient organisés de manière parfaitement claire. On pourra tout aussi bien y rechercher une information précise que lire l’ensemble comme un tout. Certes très dense, la prose se voit en effet aérée par nombre de belles photographies et par plusieurs citations fourmillant d’anecdotes. On en trouve plusieurs du propre Roger Moore, mais aussi des  principales figures de ce passionnant roman télévisuel que fut le tournage de cette série au long cours.

Les critiques de Charteris concernant tel ou tel épisode s’avèrent superbement acérées. On apprécie que la même approche étoffée ait été réservée aux deux séries ultérieures. Les coquilles demeurent très rares (petite confusion entre CBS et CBS en début de quatrième chapitre). La présentation des divers produits dérivés se découvre avec plaisir. Au total l’ouvrage supporte pour le moins aisément la comparaison avec ceux parus en langue anglaise, au point que les éditions Yris pourraient tout à fait envisager une traduction. 

Retour à l'index