TéléfilmsSaison 2

Zorro

Saison 2

1. Bienvenue à Monterey (Welcome to Monterey)

2. Zorro fait cavalier seul (Zorro Rides Alone)

3. Le Cheval d'une autre couleur (Horse of Another Color)

4. La Señorita fait son choix (The Senorita Makes a Choice)

5. Rendez-vous au coucher du soleil (Rendezvous at Sundown)

6. Le Nouveau Régime (The New Order)

7. Œil pour œil (An Eye for an Eye)

8. Zorro et le drapeau blanc (Zorro and the Flag of Truce)

9. L'Embuscade (Ambush)

10. Le Farceur (The Practical Joker)

11. La Flèche enflammée (The Flaming Arrow)

12. Zorro se bat en duel (Zorro Fights a Duel)

13. Amnistie pour Zorro (Amnesty for Zorro)

14. Les Fuyards (The Runaways)

15. Le Coffre d'acier (The Iron Box)

16. Le Gai Cavalier (The Gay Caballero)

17. Tornado n'est plus là (Tornado Is Missing)

18. Zorro contre Cupidon (Zorro Versus Cupid)

19. La Légende de Zorro (The Legend of Zorro)

20. Étincelle de revanche (Spark of Revenge)

21. Où est le père ? (The Missing Father)

22. Je vous prie de me croire (Please Believe Me)

23. Le Bijou révélateur (The Brooch)

24. L'Homme des montagnes (Zorro and the Mountain Man)

25. Le Chien des Sierras (The Hound of the Sierras)

26. La Chasse à l'Homme (Manhunt)

27. L'Homme venu d'Espagne (The Man from Spain)

28. Le Trésor du Roi (Treasure for the King)

29. Le Tyran démasqué (Exposing the Tyrant)

30. Zorro prend un risque (Zorro Takes a Dare)

31. Une affaire d'honneur (An Affair of Honor)

32. Le Sergent voit rouge (The Sergeant Sees Red)

33. Invitation à la mort (Invitation to Death)

34. Les Regrets du capitaine (The Captain Regrets)

35. Mascarade pour un meurtre (Masquerade for Murder)

36. Vive le gouverneur (Long Live the Governor)

37. La Tireuse de cartes (The Fortune Teller)

38. Señor Chinois (Senor China Boy)

39. Celui qui le trouve le garde (Finders Keepers)



1. BIENVENUE À MONTEREY
(WELCOME TO MONTEREY)



Don Diego et Bernardo se rendent à Monterey afin d'étudier la viabilité d'une opération importante d'achats de marchandises venues d'Espagne, pour laquelle un certain Verdugo demande au village de Los Angeles une contribution de 17 000 pesos. A peine arrivés, nos deux amis sont attaqués et dépouillés, puis Bernardo est enlevé.

Quelques changements ont été apportés à la série : le récit se déroule à Monterey et non à Los Angeles, et le scénario ressemble plus à une intrigue policière qu'à une aventure classique du justicier Zorro. L'absence du sergent Garcia est évidemment préjudiciable.

Néanmoins, des éléments traditionnels demeurent : la musique, la présence du Gene Sheldon toujours égal à lui-même dans le rôle de Bernardo, et la jolie femme de service en la personne de Jolene Brand, l'appétissante interprète d'Anna-Maria Verdugo. La señorita Verdugo paraît tout aussi compromise que son père dans cette étrange affaire...

Le final montre Bernardo assommant un adversaire à l'aide de... la montre de Don Diego (bonjour la crédibilité !...), ce qui achève d'instaurer un préjugé assez défavorable envers cette nouvelle saison.

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2. ZORRO FAIT CAVALIER SEUL
(ZORRO RIDES ALONE)

Alors qu'ils convoyaient les 17000 pesos représentant la contribution de Los Angeles, le sergent Garcia et le caporal Reyes sont capturés par des bandits, vraisemblablement à la solde de Verdugo. Les malfrats décident de les liquider pour ne pas laisser de témoins.

Quel plaisir de retrouver notre ami le sergent Garcia ! Accompagné du caporal Reyes, il est chargé de convoyer les 17000 pesos de Los Angeles à Monterey. L'amour du sergent pour le bon vin va avoir des conséquences néfastes : il décide de suivre le chemin qui passe devant une taverne, plutôt que celui suggéré par Don Diego, et du même coup tombe dans l'embuscade tendue par les bandits, que Diego avait envoyés sur ce qu'il pensait être une fausse piste.

Petits moments d'humour lorsque le sergent déclare « Maintenant, on peut souffler ! » alors que Reyes et lui ont des fusils pointés dans le dos, et lorsqu'il se lamente de devoir creuser un trou très gros en guise de tombe... pour lui-même !

Garcia est observateur puisqu'il a remarqué que Zorro n'a plus son fameux cheval noir. Tornado est resté à Los Angeles, et Zorro ne peut faire autrement qu'utiliser le cheval ordinaire de Don Diego. Le jeune de la Vega n'avait pas prévu d'intervention pour Zorro dans les environs de Los Angeles, mais les circonstances l'ont conduit à faire à nouveau appel au justicier masqué.

La fausse piste du bras blessé incriminant le señor Verdugo est un peu trop voyante et laisse donc présager l'innocence du principal suspect, révélée lors du coup de théâtre final. Dotées de plaisants combats à l'épée, ces scènes de dénouement consacrent l'accession de cet épisode à une catégorie supérieure à celle de son prédécesseur.

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3. LE CHEVAL D'UNE AUTRE COULEUR
(HORSE OF ANOTHER COLOR)

Les bandits interceptent un lieutenant de l'armée du Roi et le remplacent par un complice, chargé de conduire Verdugo et sa fille dans une embuscade. Ils projettent de s'emparer des sommes convoyées, parmi lesquelles la contribution de Los Angeles.

Un très bon épisode mêlant suspense haletant et ambiance des grands jours, ou plutôt des grandes nuits. Le sergent Garcia, qui cache autour de son ventre les 17000 pesos de Los Angeles, se fait offrir un verre de vin par le faux lieutenant chargé d'intercepter l'argent au profit de ses complices, mais ne révèle rien de la cachette.

Le fameux cheval blanc, absolument magnifique, apparaît pour la première fois. Il s'agit de la monture du vrai lieutenant, que Zorro va adopter après la mort de son propriétaire. Il fallait bien trouver un cheval différent de celui de Don Diego, pour le cas où les interventions de Zorro dans les environs de Monterey doivent se prolonger.

On a la confirmation de ce que l'on subodorait depuis le premier épisode, à savoir que le patron de la taverne de Monterey est compromis jusqu'au cou avec les bandits. Reste à savoir si le señor Romero Serrano, ami des Verdugo, l'est ou non...

En fin d'épisode, l'ambiguïté demeure : Serrano semble aider les Verdugo, mais en abattant le faux lieutenant, sous prétexte qu'il « cherchait à fuir », n'a-t-il pas voulu avant tout protéger ses amis, voire empêcher un complice de le dénoncer ?

Bel épilogue également : lorsque Verdugo lui propose une récompense, Zorro choisit d'embrasser la belle Anna-Maria. On le comprend !

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4. LA SEÑORITA FAIT SON CHOIX
(THE SENORITA MAKES A CHOICE)

Le bandit Pablo et ses complices ont enlevé Verdugo et exigent de sa fille, en guise de rançon, les 45000 pesos destinés à l'achat des marchandises venues d'Espagne.

Un épisode qui démarre bien, avec l'atmosphère dramatique créée par la mise à sac de l'hacienda Verdugo et l'enlèvement de son propriétaire. Par la suite, l'intérêt s'amenuise, au gré d'un rythme inconstant. Les méthodes des bandits semblent assez limitées, puisqu'ils réutilisent l'enlèvement, cette fois-ci celui de Verdugo, après l'échec du rapt de Bernardo lors du premier épisode. A moins que ce ne soient les scénaristes qui manquent d'imagination...

De manière générale, les interventions de Zorro sont d'autant plus réussies qu'elles sont fulgurantes. Ici, la dernière est interminable, et on ne peut que regretter qu'elle ne se solde pas par la libération de Verdugo.

Une bonne scène cependant, entre Zorro et Anna-Maria : le justicier parvient à convaincre la señorita de le laisser se lancer à la poursuite des malfrats, d'où le titre de l'épisode.

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5. RENDEZ-VOUS AU COUCHER DU SOLEIL
(RENDEZVOUS AT SUNDOWN)

Les malfrats changent de tactique : ils attirent la señorita Verdugo dans un piège, l'enlèvent et obligent son père à leur amener l'argent caché chez lui en échange de sa libération. 

L'arrivée surprise de Don Alejandro permet de démasquer enfin Romero Serrano. Alejandro connaissait le père de Serrano. Avant de mourir, le vieil homme lui avait révélé les penchants criminels de son fils. Zorro intervient et affronte Serrano, mais le bandit l'avertit que, s'il lui arrive malheur, Anna-Maria sera exécutée par ses comparses.

Il s'ensuit une scène passionnante au monastère en ruines. Serrano est abattu par ses complices, mais Pablo s'apprête à s'enfuir avec Anna-Maria en otage. Heureusement, le sergent Garcia intervient, le désarme et... l'étrangle sans s'en rendre compte ! En guise de remerciement, le sergent attend un baiser de la señorita, mais doit se contenter d'une poignée de main...

Qu'il est bon de conclure avec quelques scènes de comédie, après tant d'aventures ! Anna-Maria donne à Don Diego une lettre à remettre à Zorro, au cas où il rencontrerait le justicier à Los Angeles. Cette missive est personnelle, et il a pour consigne de ne pas la lire. Diego respecte scrupuleusement le vœu de la belle, et s'habille cérémonieusement en Zorro pour décacheter la lettre !

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6. LE NOUVEAU RÉGIME
(THE NEW ORDER)

Le gouverneur a quitté Monterey pour une visite des îles de Santa Barbara. En son absence, le señor Rico, son second, a ordonné l'expulsion des marchands ambulants qui n'ont que cette activité pour vivre. Zorro va-t-il devoir combattre une nouvelle tyrannie ?

Après les intrigues politiques de la fin de la première saison et une entame de seconde saison basée sur des histoires de bandits de grand chemin, la série revient à ses fondamentaux, la lutte de Zorro contre une tyrannie qui opprime les pauvres.

Ce retour aux sources ne convainc guère car il donne l'impression d'un mauvais remake, trop caricatural. Le señor Rico ne semble pas aussi redoutable que Monastorio, mais les soldats de la garnison de Monterey, une jolie bande de crapules (de vrais Monastorio en herbe !), adoptent un zèle exagéré pour faire exécuter sans ménagement les ordres répressifs.

La señorita Theresa Modesto est une vendeuse ambulante au caractère bien trempé, une vraie tigresse. La femme du peuple truculente, voilà encore un beau cliché, contrebalancé par le plaisir de retrouver Barbara Luna, actrice évidemment taillée sur mesure pour ce rôle.

L'autre fait notable de l'épisode est le joli « Z » tracé à l'épée par Zorro sur le bois d'un volet, ce qui produit toujours son petit effet.

Arrivés au sixième épisode de cette seconde saison, on est amenés à se poser certaines questions. Si l'on peut admettre le prolongement du séjour de Don Diego à Monterey, ce que l'on a du mal à comprendre, c'est que le sergent Garcia et le caporal Reyes ne retournent pas dans leur garnison de Los Angeles, où leur présence doit sûrement manquer...

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7. ŒIL POUR ŒIL
(AN EYE FOR AN EYE)

Joachin Castenada, l'ami de Theresa, est devenu un hors-la-loi qui lutte contre le pouvoir oppresseur du señor Rico. En représailles de la mort d'un de ses hommes, abattu par les militaires, il annonce qu'il va tuer deux soldats lors de la nuit suivante. Afin de pouvoir l'arrêter pour un motif valable, Rico décide de sacrifier le sergent Garcia et le caporal Reyes.

Le sergent Garcia montre à plusieurs reprises sa désapprobation quant aux agissements du gouverneur suppléant Rico et de la garnison à ses ordres. Son uniforme n'est guère populaire auprès de la population, mais il excuse la femme qui lui jette un seau d'eau depuis sa maison, et estime même qu'à sa place, il aurait jeté un pot de chambre !

Garcia se fait le complice de Don Diego lorsque le jeune de la Vega cache Theresa sous sa table, alors que les militaires étaient aux trousses de la jeune femme.

Avec le numéro habituel de Barbara Luna, ces séquences avec le sergent sont les seules dignes d'intérêt, car l'intrigue est quelconque et ses ressorts se devinent à l'avance.

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8. ZORRO ET LE DRAPEAU BLANC
(ZORRO AND THE FLAG OF TRUCE)

Ramené à Monterey par Don Alejandro, le gouverneur se laisse convaincre par Rico de permettre à Castenada de venir s'expliquer en toute sécurité avec un drapeau blanc. En sous-main, il charge la garnison de tuer le rebelle dès son arrivée.

Joachin Castenada est une espèce d'anti-Zorro. Révolté lui aussi, mais inefficace et totalement caricatural, c'est un des personnages les moins en vue de la série. Quel était l'intérêt de créer un tel concurrent sans cervelle pour Zorro ? Le justicier n'avait pas besoin d'un faire-valoir pour continuer à être apprécié.

Dans cet épisode, Castenada apparaît plus nuancé que dans le précédent, mais c'est Bernardo qui lui vole la vedette. En sus de ses mimiques explicites, le muet va donner un conseil précieux à son maître. Tout comme son père, Diego semblait croire à la sincérité du drapeau blanc proposé par Rico. C'est Bernardo qui le convainc de reprendre le rôle de Zorro et d'observer la venue de Castenada, et ceci va permettre de sauver Joachin de l'embuscade tendue par Rico.

L'épilogue de cet épisode somme toute plaisant montre à quel point Rico parvient à manipuler le naïf gouverneur, dans un sens évidemment favorable à ses visées répressives.

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9. L'EMBUSCADE
(AMBUSH)

Castenada et Theresa sont capturés. Rico informe Joachin qu'il va le laisser s'échapper, à charge pour lui de tuer le gouverneur, dont il lorgne le poste. Si Castenada n'obéit pas, Theresa sera exécutée.

Un épisode au démarrage assez lent, mais qui s'anime rapidement. Il est toujours agréable de voir Barbara Luna danser, accompagnée ici par la guitare de Joachin. Voilà qui met un peu d'animation dans la première scène, où Don Diego et Bernardo sont retenus prisonniers dans les collines par la bande de Castenada.

Castenada, justement, prend de l'épaisseur au fur et à mesure des épisodes. Voir la leçon qu'il inflige à Diego et Bernardo lorsqu'ils cherchent à s'évader : le rusé Joachin leur laisse croire qu'ils vont réussir, avant d'intervenir.

Don Diego s'illustre à sa manière lors de sa captivité. Lorsque Castenada lui dit qu'il ne sait pas, lui l'aristocrate, ce que c'est que de vivre traqué, il rétorque :

« Oui... Il y a une récompense de deux mille pesos pour la capture de Castenada. Mais aussi pour la capture de Zorro... »

C'est ensuite que le scénario, qui s'annonçait plat, devient consistant avec le plan machiavélique de Rico pour éliminer le gouverneur, ainsi que les interventions toujours judicieuses d'un Zorro particulièrement en verve, et qu'on retrouve plus enjoué et malicieux que jamais, le vrai Zorro que l'on aime.

Malgré quelques passages à vide comblés par de la musique ou des chansons, cette histoire se laisse donc regarder et bénéficie d'une conclusion heureuse puisque, grâce à Zorro, le gouverneur comprend la traîtrise de Rico, dont le sort est prestement scellé... tout comme celui de l'odieux capitaine Briones.

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10. LE FARCEUR
(THE PRACTICAL JOKER)

Don Ricardo, un ami de Don Diego de passage à Monterey, tient à lui présenter la jeune femme dont il vient de tomber amoureux. Diego a la surprise de découvrir qu'il s'agit d'Anna-Maria Verdugo, de retour à Monterey sans son père, parti en Espagne.

La tradition consistant à faire suivre un épisode charnière par un épisode sans véritable consistance est une nouvelle fois respectée. Après l'heureux dénouement de « L'embuscade », on nous sert une mauvaise blague, comme si le farceur n'était pas Don Ricardo, mais le scénariste, et si la victime de la blague n'était autre que le téléspectateur.

On comprend tout de suite que c'est Ricardo qui a joué un mauvais tour à Diego lorsque celui-ci se retrouve arrêté et emprisonné par le sergent Garcia, donc le faux suspense ne prend pas et engendre une certaine déception.

La séquence finale avec les bandits ne parvient pas à muscler le scénario, mais l'interprétation parvient à rendre l'histoire convenable. Un acteur comme Richard Anderson apporte évidemment un bonus, et c'est toujours un plaisir de retrouver la jolie Jolene Brand dans le rôle d'Anna-Maria Verdugo.

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11. LA FLÈCHE ENFLAMMÉE
(THE FLAMING ARROW)

Jaloux de Zorro, Ricardo mijote une nouvelle blague pour décrédibiliser le justicier auprès d'Anna-Maria Verdugo. A malin, malin et demi : Don Diego indique au sergent Garcia comment capturer Zorro, en fait Ricardo déguisé en Zorro. Démasqué, Ricardo est d'autant plus crédible en Zorro qu'il est un très bon escrimeur. L'affaire se complique lorsque le nouveau commandant décide d'exécuter le « hors-la-loi » sur le champ...

Décidément, la production gâte le téléspectateur du point de vue de l'interprétation. Non seulement on retrouve comme prévu Richard Anderson et Jolene Brand, mais le nouveau commandant de Monterey est interprété par Whit Bissel, comédien vu sur de nombreuses séries en tant qu'acteur récurrent (Au cœur du temps), ou en vedette invitée (les Envahisseurs...).

Ceci ne parvient pas à faire oublier la déception engendrée par la fadeur du scénario. Ainsi, on assiste à deux histoires consécutives qui ressemblent à de mauvaises plaisanteries, à des années-lumière du concept de base de la série.

On ne peut adhérer une seule seconde au faux suspense de la pseudo-exécution de Ricardo, et l'intervention in extremis de Zorro est tout sauf une surprise. Certes, l'arrivée providentielle du justicier dans le final est une tradition, mais le génie des meilleurs épisodes est justement de captiver le spectateur de manière à ce qu'il soit malgré tout surpris par l'intervention de Zorro.

Saluons cependant la forme de cette intervention : flèche enflammée qui brise la corde du pendu potentiel, duel entre Zorro et le commandant, gratifié d'un « Z » sur son uniforme, leçon donnée à ce farceur de Ricardo.

Si l'on ajoute le charme intact de Jolene Brand dans le rôle de la señorita Verdugo et l'éclair d'intelligence du sergent Garcia, qui comprend que Ricardo ne peut être Zorro puisqu'il a combattu en compagnie du justicier et de Ricardo en même temps lors de l'aventure précédente, finalement cette histoire qui s'annonçait très médiocre s'avère acceptable.

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12. ZORRO SE BAT EN DUEL
(ZORRO FIGHTS A DUEL)

Vexé par une blague que Zorro lui a faite innocemment, Don Ricardo décide de provoquer en duel « ce lâche qui se cache derrière un masque ». Garcia et Reyes ont l'intention d'en profiter pour capturer Zorro. Mais des malfrats sont également intéressés par la prime.

Un épisode auquel on adhère dès les premières minutes et dont l'intérêt ne faiblit pas. Anna-Maria trouve l'idée du duel ridicule. Lorsque Ricardo lui parle d'honneur, elle rétorque :

« Les hommes se servent de l'honneur afin d'excuser leurs enfantillages... J'espère que Zorro vous coupera les oreilles ! »

Persuadée que Zorro va donner une leçon à Ricardo, Anna-Maria demande à Don Diego de l'accompagner pour assister au duel. De plus, le sergent Garcia souhaite la présence et l'aide de Diego pour capturer Zorro. Don Diego va donc devoir non seulement se dédoubler, mais même se multiplier par trois. On ne voit pas comment Diego/Zorro va faire pour se sortir de ce guêpier, mais on sait qu'il n'est jamais en manque de ressources...

A noter la présence d'un professeur d'escrime français, M. Gérard, qui a longtemps servi l'empereur Napoléon. M. Gérard n'en revient pas de perdre son duel d'entraînement face à Ricardo. Bernardo perd lui aussi son combat au fouet contre le même Ricardo. Le brave Bernardo est tellement impressionné par les capacités hors norme de son vainqueur qu'il en vient à souhaiter que Zorro renonce au duel. Mais Zorro veut savoir lequel des deux est le plus fort, il va donc affronter son ami.

Richard Anderson est vraiment excellent dans ce rôle de Don Ricardo, l'ami de Don Diego, farceur mais aussi homme chevaleresque et combattant exceptionnel. Le duel final, épique, va couronner un des meilleurs épisodes de la saison.

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13. AMNISTIE POUR ZORRO
(AMNESTY FOR ZORRO)

Don Ricardo convainc le gouverneur d'accorder une amnistie à Zorro. Le justicier va-t-il accepter de se démasquer, et du même coup mettre fin à sa carrière, en échange de la liberté ?

Un épisode passionnant et décisif, sans nul doute le meilleur de toute la série. Passionnant de par la description de l'état d'esprit de Diego, très tenté de mettre fin à la carrière de Zorro car en se démasquant, il pourrait alors épouser la señorita Verdugo, follement éprise du justicier. Décisif car on va apprendre que Don Alejandro a deviné que son fils et Zorro ne font qu'un, et il va être contraint de l'avouer à Diego.

Don Ricardo est décidément incorrigible : un messager venu de San Francisco lui ayant amené une injonction de rentrer chez lui, il demande à l'homme de se faire passer pour un messager de Los Angeles annonçant que l'hacienda des de la Vega a été incendiée par les Indiens. Le but est bien entendu d'obliger Diego à partir aussi, car Ricardo ne veut pas lui laisser le champ libre pour la conquête du cœur de la belle Anna-Maria Verdugo. La mauvaise blague fait long feu, mais Ricardo ne désarme pas : il a l'idée de suggérer la proposition d'amnistie, censée sonner la fin du justicier.

Don Diego confie à son père que Zorro va sans doute profiter de cette amnistie, mais Alejandro n'est pas de cet avis. Il pense que Zorro ne peut renoncer à sa carrière, à sa vocation de défendre les opprimés. Cette conversation, tenue à la table d'une taverne, est un indice laissé au téléspectateur par le scénariste, car elle ressemble plus à un conseil à peine voilé donné à un fils par son père qu'à une innocente conversation sur le devenir d'un justicier.

Donc, Diego reste hésitant. C'est une entrevue avec Anna-Maria qui va le décider de façon certaine à accepter l'amnistie. Il comprend alors qu'il aura l'opportunité d'épouse la belle señorita Verdugo s'il se démasque. Certes, le rôle de Zorro est important, mais tout justicier a aussi sa vie privée, et Diego a fini par céder à la tentation de mener une vie normale avec la femme qu'il aime.

La décision de Diego est prise : il va se démasquer. Il rejoint Bernardo dans son repaire, mais le muet a été ligoté par un inconnu masqué, qui va faire Diego prisonnier à son tour. Il s'agit en fait d'une opération montée par Don Alejandro afin d'empêcher son fils de mettre fin à la carrière de Zorro. Démasqué, Alejandro n'a d'autre solution que d'avouer la vérité à Diego. Son but était de le retenir prisonnier jusqu'à ce que l'heure de l'amnistie soit passée. Don Alejandro sait trouver les mots justes pour convaincre Diego. Et puis ces péripéties ont mené les protagonistes jusqu'à l'heure limite fixée par le gouverneur.

Ouf ! Zorro va pouvoir continuer sa belle carrière. Au fond, Diego n’a-t-il pas une vocation de célibataire endurci ? Mais il doit une explication à Anna-Maria, et elle lui sera donnée de manière théâtrale, dans la nature après un enlèvement sur son beau cheval blanc. Zorro est en terrain conquis, la jeune fille demeurant amoureuse de lui.

Les multiples scènes psychologiques et à suspense n'empêchent pas la présence de séquences comiques. Ainsi, le sergent Garcia explique au caporal Reyes sa conception des grades :

« Vous savez, caporal, de tous les grades de l'armée espagnole, le plus utile est sans nul doute celui de sergent. »

Quant à ce blagueur impénitent de Ricardo, il va connaître une cruelle déconvenue. Pris au piège qu'il avait destiné à Diego, il se retrouve face à une matrone clamant haut et fort qu'elle est son épouse et qu'il doit vite rentrer chez lui où ses enfants le réclament. L'anecdote fait beaucoup rire Anna-Maria.

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14. LES FUYARDS
(THE RUNAWAYS)

Zorro va aider une servante des de la Vega à épouser son fiancé, un péon au service d'un aristocrate qui refuse de donner son accord pour le mariage.

Le fait majeur de l'épisode est le retour de l'action dans le cadre de Los Angeles, après une séquence de treize épisodes situés à Monterey. Par voie de conséquence, Zorro retrouve son fidèle Tornado. On ne saura jamais ce qu'est devenu le cheval blanc des épisodes précédents.

En dehors de ce retour au bercail, pas la moindre surprise tellement la série demeure réglée comme du papier à musique. Après l'extraordinaire épisode précédent, on ne pouvait avoir qu'une histoire mièvre, sans consistance aucune.

Le seul intérêt notoire est la description de la dureté des conditions de vie des humbles en Californie espagnole, sur fond d'inégalités sociales inacceptables. Pour le reste, il est triste de voir Zorro reconverti en agence matrimoniale, et facile de deviner comment cette pseudo-aventure va se terminer : le méchant Lozano, rendu fou par son amour pour Buena, se retourne contre son patron, et ce dernier finit pas accepter le mariage de son serviteur. Bref, tout ceci est du niveau de Joséphine, ange gardien...

Enfin, je trouve que Zorro roule un peu trop des mécaniques après avoir maîtrisé Lozano. Qu'il fasse un peu d'humour, pourquoi pas, il en a l'habitude, mais il se conduit généralement de façon beaucoup plus sobre face à ses adversaires. Il n'y a pas de gloire particulière à vaincre un ennemi infiniment moins dangereux que nombre de ceux rencontrés auparavant.

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15. LE COFFRE D'ACIER
(THE IRON BOX)

Des bandits veulent s'emparer de l'argent des impôts, convoyé dans un immense coffre à destination du gouverneur, à Monterey. Ils ont l'intention d'utiliser le fils du forgeron qui a fabriqué le coffre, un jeune naïf amoureux d'une de leurs complices.

L'entame montre Don Diego venu payer 1500 pesos d'impôts au sergent Garcia. Ainsi donc, les riches payaient des impôts dans la Californie espagnole : un bon point pour un système généralement proche de la féodalité, et qui n'en comptait guère jusqu'à présent, hormis le fait d’avoir dans ses rangs quelques aristocrates épris de justice (tout en demeurant sur le fond acteurs et complices de fait de ce système), comme les de la Vega.

Le forgeron est interprété par Harold J. Stone, un vieil habitué des séries américaines, bien connu notamment des amateurs des Incorruptibles. Quant au chef des bandits, il fait partie du club des acteurs doublés par Henry Djanik, qui compte de très nombreux membres. Voilà quelques éléments dignes d'intérêt au sein d'une histoire assez médiocre en raison de son thème au fond assez déviant.

Zorro, défenseur des opprimés, se transforme en protecteur de l'argent de l'Etat, ce qui est singulier. Il est vrai que sa motivation principale est probablement de porter secours au forgeron et à son fils, en mauvaise posture face à des bandits de grand chemin particulièrement féroces. D'où une scène finale certes classique, mais plutôt plaisante.

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16. LE GAI CAVALIER
(THE GAY CABALLERO)

Le beau-frère de Don Alejandro, venu d'Espagne, s'installe dans l'hacienda des de la Vega. Cette arrivée ne réjouit pas Don Diego et Don Alejandro, le nommé Esteban de la Cruz étant un petit escroc venu pour vendre de faux bijoux aux notables.

Une intrigue sans saveur, mais là n'est pas l'essentiel. Ce qui va susciter l'intérêt, c'est qu'il s'agit du premier épisode avec Don Alejandro depuis sa révélation du fait qu'il connaît l'identité de Zorro. De ce point de vue, le scénario ne déçoit pas : ce n'est qu'un détail mais, désormais, Alejandro sait que Bernardo n'est pas sourd. Plus intéressant encore, on constate la complicité entre le père et le fils de la Vega lorsqu'ils parlent de Zorro.

Même si ceci était attendu, on ne peut qu'apprécier l'aspect nouveau des relations entre père et fils. Tendues au début de la série, lorsqu’Alejandro prenait son fils pour un poltron, elles sont maintenant à l'opposé : Diego n'a plus à se dissimuler aux yeux de son père, et Alejandro est devenu très fier de son fils. Bernardo, Diego et Alejandro constituent un cercle fermé, celui des trois seuls hommes connaissant l'identité de Zorro, et ce secret partagé les rend plus soudés que jamais, fait d’autant plus méritoire qu’il franchit les barrières de classes sociales entre Bernardo et ses maîtres.

César Romero accomplit une bonne performance dans le rôle d'Esteban de la Cruz, un personnage plus malin qu'il n'en a l'air puisqu'il ne se laisse pas abuser par Bernardo, chargé par Don Diego de dérober son sac de bijoux.

En début d'épisode, Esteban fait croire à Garcia et à Reyes qu'il va s'installer chez les de la Vega sans demander leur avis. La réédition du coup de l'Aigle est-elle à l'ordre du jour ? Non, car tout spectateur avisé comprend rapidement qu'Esteban doit être une connaissance de la famille de la Vega. Du coup, le gag tombe à plat.

Plus drôle est la réflexion du patron de la taverne : le brave homme doit probablement avoir une mauvaise vue puisqu'il trouve que le sergent Garcia « n'a plus que la peau sur les os » ( !) à force de se fatiguer dans de longues courses à cheval. Ou alors le sergent doit avoir de très gros os...

La conclusion s'avère décevante pour les de la Vega puisque Don Esteban manifeste l'intention de rester chez eux plusieurs mois.

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17. TORNADO N'EST PLUS LÀ
(TORNADO IS MISSING)

Tornado s'est échappé du passage secret. Don Esteban le découvre vagabondant dans la nature et s'en empare. Il a l'intention de participer à la grande course de Los Angeles en montant le cheval noir. Lorsque le sergent Garcia reconnaît le cheval de Zorro, Esteban lui propose de le relâcher après la course pour remonter jusqu’au justicier, le capturer et toucher la prime.

En préambule, on assiste à une partie d'échecs entre le père et le fils de la Vega, remportée par Diego, au grand dam de Don Alejandro qui déplore de ne jamais gagner. Diego s'exprime par signes avec Bernardo, avant de se rappeler qu'il peut désormais lui parler en présence de son père. Ainsi, la complicité nouvelle entre Diego et Alejandro est une nouvelle fois mise en exergue, et cela continue avec l'entrée commune des deux hommes et de Bernardo dans le passage secret lorsque Tornado a disparu.

Le sergent reparle de l'histoire des « vibrations » auxquelles serait sensible Bernardo, allusion directe à un épisode de la première saison. Puis il se retrouve victime d'une mauvaise blague d'Esteban, génératrice d'un malentendu finalement dissipé par Alejandro. Garcia est toujours aussi impayable puisqu'il affirme « avoir reconnu tout de suite le cheval de Zorro », alors qu'il a fallu que le caporal Reyes lui ouvre les yeux à ce sujet.

Alors que Don Esteban fait remarquer à Diego : « Toi, tu ne rajeunis pas ! », son neveu répond : « Peut-être que je vieillis, en effet... ». Esteban a raison car Guy Williams semble avoir grossi depuis quelques épisodes, surtout au niveau du visage.

La somme de tous ces éléments plaisants produit un épisode de meilleur niveau que les trois précédents, bien que sans génie.

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18. ZORRO CONTRE CUPIDON
(ZORRO VERSUS CUPID)

L'oncle Esteban a l'intention d'épouser la señorita Cotazar, bénéficiaire d'une fort belle dot alimentée par la fortune considérable de son père.

L'épisode a pour centre la señorita Margarita Cotazar, déjà aperçue lors des aventures précédentes. Patricia Medina n'est pas vilaine, mais son physique est loin d'égaler celui d'autres actrices vues auparavant sur la série, comme Suzanne Lloyd, Jolene Brand ou Myrna Fahey.

Comme le laisse présager son titre, cet épisode ne restera pas dans les mémoires. Faute de tyran à l'horizon, Zorro, le défenseur des opprimés, se retrouve réduit à s'occuper de quelconques affaires matrimoniales. A défaut de malfaiteur, on se contente de coureurs de dot...

Curieusement, un premier duel entre Zorro et « Cupidon », alias Don Esteban, a lieu en milieu d'épisode, en guise de premier avertissement pour l'oncle de Diego.

Le « piège » tendu à Zorro par Esteban et Garcia, avec le caporal Reyes travesti en señorita Margarita (bien que conservant sa précieuse moustache...), n'est pas si mal trouvé. Garcia et Reyes sont neutralisés par une invasion de putois et Zorro peut remporter son second duel contre Esteban, gratifié d'un « Z » sur le pan gauche de sa veste.

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19. LA LÉGENDE DE ZORRO
(THE LEGEND OF ZORRO)

Don Esteban est plus que jamais décidé à épouser Margarita Cotazar. Afin de lui donner une chance de vivre honnêtement, Don Alejandro propose de lui donner quelques hectares de ses terres et du bétail, à charge pour lui de subvenir à ses besoins par le travail.

La série piétine avec ces fades histoires de mariage de l'oncle Esteban. L'absence d'adversaire récurrent et implacable se fait cruellement sentir. Où sont donc les Monastorio, Galindo, Vargas ou autres bandits d'envergure ?

Diego s'étonne de trouver Esteban debout à midi, mais il est vrai qu'il a dû se lever pour recevoir Margarita... Excédé, Don Alejandro suggère à son fils que Zorro devrait empêcher le mariage entre Esteban et Margarita, ce qu'il va faire en déjouant le piège de Don Esteban. Le côté démocrate-chrétien de la série apparaît donc encore. Les riches gagnent de l'argent et ont des privilèges, mais ils montrent l'exemple en travaillant beaucoup : voilà le message véhiculé par cette histoire.

La seconde partie sort quelque peu le spectateur de sa léthargie avec la série de « Z » infligés à Esteban, dont un projeté sur le front, le sergent Garcia et le caporal Reyes envoyés dans les cactus par Zorro, un superbe duel à l'épée entre Esteban et Zorro et surtout le bon moyen, suggéré à Margarita par notre justicier, pour tester les véritables intentions d'Esteban, et du même coup débarrasser définitivement de sa présence tant les Cotazar que les de la Vega.

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20. ÉTINCELLE DE REVANCHE
(SPARK OF REVENGE)

La Californie connaît une période de sécheresse exceptionnelle. Le manque d'eau conduit les habitants à des affrontements qui aboutissent à la mort d'un notable.

Et voilà la série embarquée dans une histoire d'eau digne de Manon des Sources. Le sergent Garcia, lui, affirme n'avoir jamais souffert du manque d'eau...

De longs passages à vide précédent le coup de théâtre constitué par la mort de Don Hilario. La découverte du coupable et la résolution de l'affaire par Zorro n'est pas déplaisante, mais le spectateur avait tout compris dès son déclenchement.

L'épisode est à voir surtout pour sa partie finale et pour la présence de Robert Vaughn dans le rôle de Miguel Roberto.

L'atmosphère générale est très sombre, à l'exception de l'épilogue : miracle, la pluie revient et tout est bien qui finit bien, Madame la marquise !

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21. OÙ EST LE PÈRE ?
(THE MISSING FATHER)

Une certaine señorita Cabrillo arrive d'Espagne et demande à voir son père, qui posséderait une vaste hacienda à Los Angeles. Mais personne n'a jamais entendu parler de ce Don Cabrillo...

Un épisode troublant et mystérieux. L'histoire de la jeune fille est une énigme et l'ombre de l'homme dans l'hacienda achève d'instaurer un climat angoissant. Certes, on est loin du concept de base, mais l'atmosphère oppressante rappelle les grandes heures de la série.

La seconde partie dans le désert, avec le seul bruit du vent, poursuit dans la même veine, confirmant le classement de cet épisode dans la catégorie des aventures à atmosphère, qui sont incontestablement les meilleures.

Anita Cabrillo est interprétée par Annette Funicello, une actrice alors sous contrat avec Disney. La sympathique Annette insuffle à son personnage sa candeur, mais aussi un caractère, une volonté, une inflexibilité inattendus.

Alors qu'il allait rattraper l'inconnu menaçant Anita, Zorro doit abandonner la poursuite pour porter secours à la jeune fille, dont le cheval, effrayé par un cobra, s'est emballé. Voilà qui va permettre de prolonger l'histoire, enfin digne d'intérêt, au cours des épisodes suivants.

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22. JE VOUS PRIE DE ME CROIRE 
(PLEASE BELIEVE ME)

Anita Cabrillo ne veut pas rentrer en Espagne sans avoir retrouvé son père. Elle va entreprendre une tentative désespérée qui risque de lui être fatale.

Séquence hilarante autant qu'inattendue avec le sergent Garcia se livrant à des exercices de culture physique afin de « perdre un peu de poids ». Mais la gymnastique se révèle inefficace car « ça ne sert qu'à secouer la graisse ». Don Diego, qui n'était pas loin, avait cru à un tremblement de terre !

Alors que Diego poursuit son enquête au sujet des malheurs de la señorita Cabrillo, le suspense continue dans cet épisode dont les ressorts sont issus du précédent, notamment l'ombre mystérieuse et les scènes dans le désert. Bien entendu, lorsqu’Anita s'apprête à fournir les preuves de ses dires, elle ne retrouve pas les lettres de son père dans sa malle.

La scène finale comporte un suspense insoutenable, un des meilleurs vus sur la série : Zorro doit sauver Anita, que deux malfaiteurs s'apprêtaient à jeter dans un ravin après lui avoir dérobé son argent. La malheureuse se retrouve coincée entre deux anfractuosités de rocher, sur le point de tomber dans le vide ! Cette scène paraît inspirée par le final dans le Mont Rushmore du célèbre film d'Alfred Hitchcock La Mort aux Trousses.

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23. LE BIJOU RÉVÉLATEUR
(THE BROOCH)

Don Diego et Don Alejandro trouvent une preuve de la sincérité d'Anita. Ils sont plus déterminés que jamais à résoudre l'énigme et à retrouver le père de la sympathique señorita Cabrillo.

Décidément, cette trilogie consacrée aux mésaventures de la señorita Cabrillo apporte un regain de qualité. Rien ne vaut une bonne histoire policière pour relancer une série en déclin, surtout quand les investigations des enquêteurs sont aussi captivantes que dans ces épisodes.

Don Alejandro, sceptique sur les dires d'Anita, persiste à vouloir la renvoyer en Espagne, malgré la volonté contraire de Diego. Il change d'avis en découvrant qu'elle porte un bijou appartenant autrefois à son épouse, et qu'il avait offert pour une vente de charité. Voilà la preuve que quelqu'un a envoyé ce joyau à Anita depuis Los Angeles.

Anita Cabrillo n'a pas froid aux yeux. Le pistolet qu'elle brandit face aux deux malfrats lui permet, ainsi qu'à son père, de retarder l'échéance, jusqu'à ce que Zorro arrive pour les tirer d'affaire. Flammes et rochers lancés sur lui ne découragent pas le justicier, qui remporte son succès habituel. Il ne lui reste plus qu'à découvrir l'identité du père d'Anita, tout sauf une surprise tellement elle était prévisible.

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24. L'HOMME DES MONTAGNES
(ZORRO AND THE MOUNTAIN MAN)

 

Un Yankee venu des montagnes a maille à partir avec un aristocrate de Los Angeles qui n'aime pas les « étrangers ». Zorro va devoir intervenir pour éviter qu'un drame ne se produise.

Le sergent Garcia est encore et toujours à court d'argent. A force d'accumuler les dettes à la taverne, la serveuse refuse de lui servir du vin. Par mégarde, il va boire de l'eau ( !), seul liquide que l'on a consenti à lui fournir à titre gratuit. Il en est bien entendu horrifié. Heureusement, il se fait offrir son breuvage favori par un étranger fraîchement débarqué des montagnes.

Il s'agit d'un Yankee, caricature du trappeur nord-américain mal dégrossi, et d'ailleurs considéré comme un « barbare » par Don Carlos, un notable de Los Angeles. Le nouveau venu est truculent à souhait, mais ne suffit pas à rendre ne serait-ce que passable cette histoire sans le moindre intérêt, joli témoignage de l'épuisement des scénaristes après plus de soixante épisodes, l'aventure de la señorita Cabrillo apparaissant comme une heureuse exception.

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25. LE CHIEN DES SIERRAS
(THE HOUND OF THE SIERRAS)

Joe Crane, le Yankee, n'a pas voulu repartir sans ses fourrures, qui sont restées à la prison. Don Carlos a l'intention de lancer à ses trousses un chien féroce à moitié loup.

Il est étonnant que la série qui, rappelons-le, est 100% nord-américaine, épouse le point de vue négatif des Espagnols sur les Yankees. Joe Crane est non seulement fruste, mais il avoue à Carlotta n'avoir pas pris de bain depuis des années !

De son côté, le sergent Garcia a fortement progressé dans sa recherche de Zorro. Il a deviné qu' « il s'agit d'un homme et qu'il habite tout près d'ici ». Don Diego lui répond que, dans ces conditions, il ne tardera pas à l'attraper...

Toujours dans le registre comique, la scène où Crane se cache dans un tonneau rempli d'eau pour échapper aux soldats est assez drôle. Même remarque pour la façon dont Carlotta retient le sergent à la taverne, par des chansons et surtout du vin distribué gratuitement. Voilà qui met un brin d'intérêt dans une histoire toujours aussi peu captivante.

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26. LA CHASSE À L'HOMME
(MANHUNT)



Face à l'entêtement de « l'Américano » à récupérer ses fourrures avant de partir, Don Diego décide de les acheter pour les lui restituer. Mais Don Carlos est passé avant lui. Il espère abattre l'étranger lorsqu'il viendra chercher ses biens dans son hacienda.

Suite et fin des mésaventures de Joe Crane, qui continuent à fonctionner exactement sur le même registre que précédemment. Ce n'est pas franchement mauvais, mais moyen, voire distrayant pour des enfants aux goûts faciles.

Le téléspectateur a toujours un coup d'avance tellement le scénario se déroule selon un schéma conventionnel. En fait, le seul véritable intérêt de cette trilogie aura été de montrer l'arrogance, l'intolérance, et même la férocité de certains aristocrates espagnols imbus de leur rang, représentés ici par Don Carlos.

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27. L'HOMME VENU D'ESPAGNE
(THE MAN FROM SPAIN)



Un homme arrive à Los Angeles en se présentant comme un envoyé du Roi d'Espagne. Il a l'intention de forcer les habitants à souscrire à un emprunt destiné à soutenir l'effort de guerre de l'Espagne. Les bons doivent être remboursés avec un intérêt de 100% au bout de cinq ans.

Ce dernier cycle de treize épisodes démarre sous les meilleurs auspices avec (enfin !) un nouvel adversaire déterminé et implacable, en la personne du señor Andres Felipe Basilio, secondé par le capitaine Mendoza, une petite crapule. Après les innocentes galéjades de Joe Crane, qu'il est agréable de retrouver une atmosphère tendue et inquiétante !

Le sergent Garcia n'a pas de chance : l'envoyé du Roi arrive au moment où il fêtait son anniversaire en compagnie de ses amis, parmi lesquels Diego et Bernardo. En voulant récupérer son cadeau d'anniversaire, confisqué sur ordre de Basilio, Garcia se met dans ses torts et se retrouve cloué au pilori, la tête dans un carcan pour vingt-quatre heures.

Heureusement, Zorro ne craint pas d'affronter les deux fripouilles à l'épée. Garcia laisse le carcan libre, mais pas pour longtemps puisque Zorro lui trouve un autre occupant. Le final est donc très amusant, grâce à l'humour du justicier et aux qualités de chanteur de Basilio...

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28. LE TRÉSOR DU ROI
(TREASURE FOR THE KING)



Basilio décide de garder à son seul bénéfice la totalité des sommes collectées au profit du Roi. Il a l'intention de s'installer en Californie, dans une hacienda achetée avec l'argent volé.

Une banale histoire d'escroquerie qui déçoit, après les espoirs suscités par l'épisode précédent. Le système inventé par Basilio pour provoquer une explosion sur le bateau (censée engendrer la destruction de l'argent collecté) est ingénieux, mais relève plus de la série Mission impossible que de Zorro.

Une nouvelle fois, Bernardo se déguise en Zorro d'appât pour attirer les soldats pendant que son patron s'occupe de la véritable besogne.

On attribuera un bon point au tour malicieux joué par Zorro à Basilio et à Mendoza dans le final, même si on l'avait franchement vu venir.

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29. LE TYRAN DÉMASQUÉ
(EXPOSING THE TYRANT)



Basilio suggère au sergent Garcia de prendre sa retraite et de devenir maître d'une hacienda attribuée par l'Etat. Le tyran compte sur la naïveté du sergent pour s'emparer de la propriété par la suite. L'hacienda de Don Cornelio est réquisitionnée après l'arrestation de son propriétaire sous un faux prétexte.

L'obsession de Basilio pour la propriété foncière californienne continue. C'est le sergent Garcia qui risque, à son insu, de servir ses intérêts. L'épisode est une splendide réussite car il permet de mieux cerner la psychologie de Garcia.

Basilio fait miroiter au gros homme une retraite dorée, à la tête d'une hacienda de rêve attribuée par l'Etat en récompense de ses loyaux services. De prime abord, le sergent est réticent car son métier lui plaît et il ne s'imagine pas à la retraite. Mais la proposition est tellement tentante qu'il finit par accepter.

Garcia fait marche arrière lorsqu'il apprend que son futur domaine ne serait autre que l'hacienda de Don Cornelio, un homme qu'il estime, arrêté sous prétexte qu'il possède des objets français et anglais, donc venus de pays en guerre contre l'Espagne.

Basilio oblige le sergent à témoigner contre Cornelio. Il lui fait croire qu'en cas contraire, il serait accusé de complicité et exécuté. La mort dans l'âme, le gros homme accepte. Dès lors, il constate qu'il devient infréquentable : la serveuse de la taverne, les hommes de la garnison et même le caporal Reyes lui manifestent une franche hostilité.

On constate une fois de plus l'honnêteté foncière de ce brave homme de sergent. Au départ, il est séduit par l'idée de devenir « Don Demetrio Lopez Garcia ». La musique douce qui accompagne ses rêveries est très bien choisie, une splendide réussite. Mais, aidé par Zorro, il va rentrer dans le droit chemin lors du procès.

Quant à Zorro, il se fait un plaisir de ridiculiser à nouveau Basilio en public. Et de quelle manière ! Le justicier masqué n'avait jamais autant humilié un ennemi. Sans doute a-t-il décidé de faire de l'humour une arme supplémentaire contre la tyrannie.

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30. ZORRO PREND UN RISQUE
(ZORRO TAKES A DARE)



Basilio fait suspendre dans les airs le sergent Garcia, qui se retrouve attaché à une corde enroulée autour de son ventre. Il défie Zorro de venir libérer le gros homme. La garnison tout entière est en embuscade pour abattre le justicier lorsqu'il viendra au secours du sergent.

Un épisode intéressant et très mouvementé puisqu'il ne comporte pas moins de deux histoires. Lors de la première partie, Garcia est rapidement tiré d'affaire par Zorro. C'est alors que cet âne de Basilio se met à soupçonner Bernardo d'être Zorro ! Selon lui, le serviteur de Don Diego ferait semblant d'être muet pour tromper son monde. Voilà ce que rétorque le tyran à ceux qui lui objectent que Zorro, lui, est doté de la parole...

On assiste dans cette seconde partie à un coup de théâtre sensationnel : au cours de ses investigations chez les de la Vega, Basilio découvre le passage secret, s'y introduit, assomme Zorro et le démasque ! Dès lors, il est évident que le señor Basilio ne va pas faire de vieux os.

La façon dont il se fait trucider par son acolyte Mendoza est particulièrement ridicule. C'est presque une déception de découvrir la stupidité sans bornes de cet homme. Cette séquence gâche un peu un épisode qui avait tout pour devenir un classique de la série.

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31. UNE AFFAIRE D'HONNEUR
(AN AFFAIR OF HONOR)



Avila, un champion d'escrime, a l'habitude de se battre en duel pour de l'argent. Informé de la réputation de dandy de Don Diego, il le provoque en duel en espérant que Don Alejandro paiera très cher pour qu'il accepte d'annuler le combat.

Une multiplication de scènes très intenses dans cet excellent épisode, captivant de la première à la dernière minute. On démarre avec de beaux combats d'escrime entre Avila et plusieurs adversaires, à l'occasion de défis lancés par le champion afin de récolter de l'argent. Le premier adversaire n'est autre que M. Gérard, le professeur d'escrime français vu sur Zorro se bat en duel.

Puis Diego prend la défense de son père, importuné par Avila. Le jeune de la Vega envoie l'indélicat au tapis d'un superbe coup de poing. C'est justement ce que cherchait Avila, qui saute sur l'occasion pour provoquer Don Diego en duel.

Le sergent Garcia et le caporal Reyes décident de donner des leçons d'escrime à Don Diego, mais celui-ci fait semblant de ne pas savoir mettre son masque et préfère regarder les deux hommes, selon lui « envoyés par le ciel », ce à quoi le caporal, toujours aussi sot, répond « Ah ! Non, c'est notre idée ! »

On continue dans le très bon avec la façon musclée dont Alejandro, Diego et Bernardo éconduisent manu militari le témoin d'Avila, venu leur proposer de laisser tomber le duel en échange d'une grosse somme d'argent. Une occasion supplémentaire d'étaler la complicité désormais bien établie entre ces trois hommes, et notamment entre Don Alejandro et son fils.

Le sergent Garcia va compliquer la situation en assommant et emprisonnant Don Diego, aux fins de lui sauver la vie. Garcia est persuadé que Diego ne peut que se faire étriller par Avila. En son absence, c'est Alejandro qui affronte l'escrimeur.

Touché par deux fois, le père de Don Diego est vengé par Zorro : à son tour, le justicier blesse Avila à deux reprises. Ces magnifiques combats démontrent s'il en était encore besoin la symbiose parfaite entre Alejandro et Diego.

Si l'on ajoute la très bonne performance de Tony Russo dans le rôle d'Avila, un adversaire sérieux, pas du tout caricatural comme certains ont pu l'être, on aboutit à l'un des meilleurs épisodes de la série.

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32. LE SERGENT VOIT ROUGE
(THE SERGEANT SEES RED)



Rentré à Los Angeles après quinze jours d'absence, le sergent Garcia découvre le village ravagé par une épidémie de rougeole. Carlos, un ancien repris de justice désormais au service du padre Siméon, en profite pour dérober un calice en or amené par son maître pour une procession.

Beaucoup de temps morts dans cet épisode quelconque. En raison de la quarantaine, le caporal Reyes et le sergent Garcia sont contraints de coucher à l'extérieur de la caserne. Le sergent a du mal à entrer sous la petite tente dressée par Reyes, et finit par en exclure son propriétaire.

Aucun suspense dans le scénario : on comprend tout de suite que Carlos va voler le calice. En revanche, l'intervention de Zorro est décevante. D'accord, le padre est indulgent, mais cette crapule de Carlos a tout de même tenté de le tuer en l'enfermant dans un placard sans aucune possibilité de secours. Si Diego n'avait pas trouvé suspect le panneau « Attention, rougeole ! » posé par le voleur devant le domicile du prêtre, Siméon serait mort par asphyxie.

Zorro n'est pas Tintin, et son rôle était de faire mettre le malfaiteur en prison ou, au pire, de le chasser définitivement de Los Angeles, mais en aucun cas de jouer les « directeurs de conscience ». Mais non, Carlos s'en tire sans dommage et reprend son service chez le père Siméon, comme si de rien n'était ! On ne peut que trembler pour l'avenir du padre, mais sans doute s'agit-il d'une accentuation des tendances démocrates-chrétiennes de la série...

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33. INVITATION À LA MORT
(INVITATION TO DEATH)



Le gouverneur de Californie, blessé dans un accident, est soigné et hébergé dans l'hacienda la plus proche, celle des de la Vega. Don Alejandro soupçonne les Rebatos, un groupe d'indépendantistes californiens opposés à l'Espagne, d'être à l'origine de l'accident, qui serait en réalité un attentat. Les Rebatos vont tenter de corrompre le gouverneur par intérim.

Une intrigue politique qui n'est pas sans rappeler les derniers épisodes de la première saison, avec le complot de l'Aigle. Autre analogie, la présence d'une très jolie femme en la personne de Leonora, la fille du gouverneur, une superbe brune au teint de lait interprétée par Joan Evans. Cette actrice ressemble un peu à Suzanne Lloyd, vue lors de certains épisodes avec l'Aigle. Jusqu'au chef des Rebatos dont le physique a quelques points communs avec celui de l'Aigle !

Mais ici, le traître n'est pas la jeune femme, mais le capitaine Felipe, intronisé gouverneur par intérim pendant la convalescence du titulaire, et qui voudrait bien que le provisoire devienne définitif, quitte à favoriser l'assassinat du gouverneur par les Rebatos.

Le scénario est un peu téléphoné, mais l'ensemble tient debout. L'ambiance est comme on l'aime, inquiétante, et le final réussi, en particulier grâce à Bernardo qui assomme un tueur sur le point de poignarder le gouverneur.

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34. LES REGRETS DU CAPITAINE
(THE CAPTAIN REGRETS)



Le capitaine Felipe manifeste l'intention de redevenir fidèle au gouverneur. Il éconduit le chef des Rebatos mais, dévoré par l'ambition, se ravise et monte un nouvel attentat en accord avec les terroristes.

Un épisode long à démarrer, et à la trame calquée sur celle du précédent. Le gouverneur a des fourmis dans les jambes. Excédé, il finit par traiter le sergent Garcia de « bœuf trop gras » ! Leonora est divine dans sa robe bleue lorsque Don Diego lui chante une chanson, ce qui provoque une crise de jalousie du capitaine Felipe.

L'intérêt principal est l'étude psychologique de Felipe, tiraillé entre sa volonté de fidélité au gouverneur et son ambition de lui succéder le plus rapidement possible. Quand on veut devenir calife à la place du calife, on est souvent prêt à toutes les compromissions...

L'attitude cassante du gouverneur à l'égard de Felipe, ainsi que la peur du capitaine de voir Don Diego séduire la belle Leonora, vont irrémédiablement faire basculer le gouverneur par intérim du mauvais côté.

Bernardo est à nouveau étonnant, et bien utile à Zorro. Alors que son maître se trouvait désarmé et à la merci de l'épée de Felipe, il va réussir à le sauver d'une mort probable. Cette scène, marquante car c'est la première fois que l'on peut lire la peur sur le visage de Zorro, et ce malgré son masque, s'avère particulièrement prenante et permet finalement à cette aventure de remporter l'adhésion de l'amateur éclairé de la série.

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35. MASCARADE POUR UN MEURTRE
(MASQUERADE FOR MURDER)



Les de la Vega organisent une fête afin de distraire le gouverneur, toujours immobilisé dans leur hacienda. Le capitaine Felipe propose de transformer la réception en bal masqué, avec le but évident de permettre à un tueur anonyme de liquider le gouverneur.

Un épisode au ton léger, mais de qualité soutenue. Symbole de la mégalomanie grandissante du capitaine Felipe, son attitude désagréable avec le tueur envoyé par les Rebatos. De façon parallèle, même le gouverneur devient insupportable, pour le sergent Garcia et le caporal Reyes, mais aussi pour Don Alejandro, contraint de perdre volontairement aux cartes pour satisfaire l'égoïsme enfantin de son hôte, et de subir ses caprices d'homme rendu hargneux par une trop longue immobilité.

Quant à Bernardo, il est bien ennuyé de s'être endormi dans le passage secret, où il était chargé d'écouter la conversation entre Felipe et son homme de main. Le brave domestique envisage même de se pendre ! Diego s'empresse de l’en dissuader.

Le bal masqué nous permet d'admirer des danseurs de flamenco, spectacle toujours agréable, et bien entendu quelques déguisements hautement pittoresques. Le sergent Garcia a opté pour un accoutrement à la romaine, malheureusement pour lui identique à celui du gouverneur, vêtu en Néron. Voilà qui va évidemment déclencher l'ire du coléreux bonhomme...

Alejandro est déguisé en bourreau, costume beaucoup plus seyant que les simples loups (blancs !) arborés par Don Diego et le capitaine Felipe.

Le plan de Felipe pour tuer le gouverneur en faisant porter le chapeau à Don Alejandro est bien conçu, mais Zorro va passer par là...

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36. VIVE LE GOUVERNEUR
(LONG LIVE THE GOVERNOR)



La tentative finale contre le gouverneur va être lancée par les Rebatos au grand complet, guidés par l'infâme capitaine Felipe.

Don Diego n'a pas de chance : à chaque fois que Leonora manifeste le désir de lui tenir compagnie, Bernardo le sollicite pour une conversation urgente. La belle en conçoit un certain ressentiment, persuadée que Diego cherche à l'éviter.

Passées ces escarmouches assez drôles, on retrouve une intrigue angoissante, du fait de la capture de Leonora par les Rebatos et des dangers encourus tant par la señorita que par le gouverneur, le tout au sein d'un scénario agrémenté de passages humoristiques : les épées des conspirateurs suspendues au plafond, la clé de la boîte à musique échappée par Bernardo dans un interstice du plancher.

Le combat final à l'épée entre Zorro et Felipe aboutit à un événement inattendu : pour la première fois, Zorro tue sciemment un adversaire ! Il est vrai qu'il s'agissait d'un complot contre la Californie et surtout contre l'Espagne, la mère-patrie...

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37. LA TIREUSE DE CARTES
(THE FORTUNE TELLER)



Le sergent Garcia est chargé de veiller toute une nuit sur une somme de 1500 pesos provenant d'une transaction commerciale menée par Don Alejandro et un de ses amis. L'argent est convoité par un trio de voleurs.

La première scène présente Lupita, une danseuse de flamenco également tireuse de cartes. On jurerait alors que la demoiselle joue un rôle sympathique, mais ceci va être rapidement démenti : la bohémienne est en fait une redoutable voleuse, secondée par ses deux guitaristes.

Lupita va manipuler le naïf sergent Garcia en lui tirant les cartes. Prévenu qu'un proche veut le liquider, le sergent se met à soupçonner tout le monde : les soldats, le caporal Reyes et même Don Diego ! Pour le plus grand profit des voleurs, évidemment...

Malgré quelques passages dignes d'intérêt, l'intrigue devient vite assommante, et génère un certain ennui jusqu'à la judicieuse intervention de Zorro, qui réveille le spectateur en fin d'épisode.

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38. SEÑOR CHINOIS
(SENOR CHINA BOY)

Don Diego et le sergent Garcia sont bien ennuyés par l'arrivés impromptue d'un Chinois à Los Angeles. L'inconnu ne parle aucune langue connue de ses hôtes.

Après le Yankee mal dégrossi, c'est au tour du Chinois ne parlant que sa langue maternelle de faire intrusion à Los Angeles. Décidément, les scénaristes ne savent plus quoi inventer en cette fin de saison (et de série)...

Lorsqu'il cherche à interroger l'inconnu, on se rend compte que Don Diego est trilingue français, allemand, espagnol. De son côté, le sergent Garcia cherche à imiter l'intrus : il essaie de manger avec des baguettes !

Ces petites anecdotes ne parviennent pas à masquer l'indigence du scénario, et surtout son éloignement abyssal du concept de la série. Le fait est qu'il est bien difficile de s'intéresser à cette médiocre histoire chinoise.

A noter que Zorro tue à nouveau un adversaire, mais cette fois-ci c'est involontairement puisqu'il pousse le malfaiteur dans un ravin.

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39. CELUI QUI LE TROUVE LE GARDE
(FINDERS KEEPERS)

 

Pour avoir porté secours à une señorita victime d'une attaque de bandits, Bernardo se retrouve pris dans un concours de circonstances malheureux. Accusé de vol et de meurtre, le brave serviteur risque la pendaison.

L'honnête homme accusé à tort, voilà un thème toujours efficace, générateur d'histoires policières prenantes, et cet épisode ne fait pas exception. Ainsi, la série va se terminer sur une bonne impression.

La scène d'identification du bandit présumé par le « témoin » (en fait, un des deux voleurs), montre un Bernardo aligné en compagnie de cinq individus lui ressemblant, et semble donc tout droit sortie d'un épisode de Kojak ou de Starsky et Hutch.

Face à la traîtrise des deux véritables bandits, trop heureux de faire endosser leur crime par un innocent, seul Zorro semble capable de sauver Bernardo de la pendaison. Ceci explique pourquoi le sergent Garcia ne va pas se priver d'aider le justicier lors de son combat contre les deux fripouilles.

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