Le dernier des cybernautes

7-05-02Un chat parmi les pigeons 

POUR ATTRAPER UN RAT
(TO CATCH A RAT)

Tournage : juin 1976

Diffusion : ITV, 30 novembre 1976 – TF1, 15 janvier 1977

Scénario : Terence Feely

Réalisation : James Hill

Ian Hendry (Gunner), Edward Judd (Cromwell), Robert Flemyng (Quaintance), Barry Jackson (Cledge), Anthony Sharp (Grant), Jeremy Hawk (Finder), Bernice Stegers (Operator), Jo Kendall (Nurse), Dallas Cavell (Farmer), Sally-Jane Spencer (Mother).

Résumé

19 juillet 1960, un homme passe en voiture un barrage pour se rendre à un rendez-vous dans le secteur Est de l'Allemagne. Il vient chercher une enveloppe mais c'est, en fait, un piège tendu pour le démasquer car c'est un agent double. Il arrive tout de même à s'enfuir, mais le "rat blanc" est blessé à la jambe gauche. L'homme qui allait le capturer, trapéziste pour sa couverture, a un accident et fait une chute qui le rend amnésique avant qu'il ne puisse remplir sa mission.

17 ans plus tard, alors qu'il joue avec une petite fille à la balançoire dans l'hôpital où il se trouve, il reçoit un coup et se souvient de sa mission et de son nom : Irwin Gunner. Depuis trois soirs, les services de Steed, Gambit et Purdey reçoivent le même message en boucle par transmission : "L'aviateur a atterri". Cledge, son ancien équipier, responsable de sa chute et le "rat blanc" savent désormais que leur chasseur se rappelle. Irwin Gunner est de retour, et il veut attraper son "rat blanc". Une course à travers le pays commence alors pour trouver Gunner avant le "rat blanc". Cledge rate Gunner et meurt, la traque continue. Mais qui est le "rat blanc" ? Le ministre ? Cromwell ? On sait juste qu'il est blessé à la jambe gauche. Gunner pense que c'est le ministre en le voyant boiter, et appelle Cromwell pour avoir sa protection ; il lui fixe un rendez-vous. Cromwell est accompagné de Purdey, qui, avec les révélations de Gunner, se rend compte que le "rat blanc" est Cromwell. Celui-ci tire sur Gunner, et alors qu'il va tuer Purdey, Gunner tue Cromwell juste à l'arrivée de Steed et Gambit. Gunner a eu son "rat blanc".

Fin de l'épisode

Purdey dit à Steed et Gambit qu'elle est sûre qu'ils meurent d'envie de connaître l'explication de son savoir à propos de la blessure de Cromwell. Elle leur donne en guise de réponse : "The real Gentlemen don't ask a question to a Lady like that".


CRITIQUES

7-05-01


Denis Chauvet

Avis : Une bonne histoire d’espionnage avec le retour sympathique de Ian Hendry. De l’humour, de l’action et des extérieurs verdoyants dans cet épisode nostalgique. La dernière phrase de Steed est particulièrement émouvante : ‘Welcome back’. Le cauchemar de l’agent au chapeau melon est également assez singulier ! Une très bonne réalisation de James Hill à qui l'on doit des épisodes cultes de la série. Malheureusement, il n’y a qu’une seule scène entre les deux acteurs de la première saison. Néanmoins, la boucle est bouclée !

Avec le recul (nouvel avis, juillet 2012): De trois melons, je passe à 2. Cet épisode est bien inférieur aux quatre précédents. Du pur jus espionnage, véritablement à la John Le Carré cette fois (c'est-à-dire excessivement lent et pratiquement sans action contrairement au Château de cartes). Une bonne histoire d’espionnage néanmoins, ce qui explique quelques confusions,  mais sans flamme Avengeresque caractéristique à la série. Un agent amnésique retrouve la mémoire et piste un traitre qui est maintenant dans les hautes sphères de Whitehall : deux suspects boitent mais on a vite fait de deviner qui est le rat blanc ! Il reste certaines bonnes choses comme Ian Hendry et l’humour des échanges Gambit/Purdey. Les meilleurs passages (difficile d’en trouver trois cette fois-ci) sont le piège tendu au rat blanc derrière la frontière est-allemande, les échanges Purdey/Gambit dans la range Rover et la courte rencontre finale Steed/Gunner. Le méchant, le rat blanc au pantalon déchiré (dans cet état, on le jette, on ne le recoud pas !), est, comme l’épisode,  assez fade comparé aux quatre précédents.

Steed 3003 21 octobre 2004

«I know, I am 17 years late, but welcome back» [Je sais que j'ai 17 ans de retard, mais bienvenue à la maison] : John Steed à Gunner, interprété par Ian Hendry. On assiste donc dans cet épisode au retour de ce dernier, même s'il n'avait pas marqué la série, dans le monde des Avengers.

Dommage que le scénario, écrit par Terence Feely, qui n'avait à son actif que deux épisodes de la saison 1, soit d'une faiblesse affligeante. Entre une intrigue dont les enjeux sont incompréhensibles, le trop grand nombre de personnages qui ne fait qu'en accentuer la confusion et les rebondissements téléphonés, c'est le gros point faible de l'épisode. On pourra aussi reprocher à Terence Feely de ne pas avoir choisi de faire revenir le docteur Keel, (ce qui aurait pu être intéressant), au lieu de donner un rôle différent à Hendry, ainsi que de n'offrir qu'une courte scène, aussi réussie soit-elle, entre les deux anciens partenaires. Heureusement, ses dialogues sont bourrés d'humour et nous permettent de ne pas trop nous ennuyer.

La réalisation de James Hill (qui avait réalisé des épisodes majeurs des Avengers : Caméra meurtre, Clowneries...) est, quant à elle, excellente. Elle se rapproche de la qualité cinéma : nombreux ralentis et jeux de lumières, plans et mouvements de caméras très originaux. Il maîtrise parfaitement les scènes d'action et nous offre, de plus, une direction d'acteurs irréprochable ; notamment Joanna Lumley et Gareth Hunt, bien meilleurs que d'habitude.

Patrick Macnee est toujours aussi à l'aise avec son personnage, avec par exemple, l'hilarant moment (en VO du moins) quand il raconte à Purdey et Gambit une anecdote sur son ancien nom de code. Vous remarquerez aussi que, comble de l'élégance, John Steed porte même un chapeau melon sur la photo d'identité  de son badge au début de l'épisode. Les roucoulades de Purdey et Gambit sont toujours aussi drôles (voir ainsi la scène de la chapelle), mais vite redondantes. Ian Hendry effectue, quant à lui, un retour particulièrement réussi : à mille lieues de son jeu monolithique de la première saison des Avengers (il en a simplement gardé son sourire de star), il confère une réelle ampleur au rôle, facilement "casse-gueule", de Gunner.

Peu de choses à dire sur les costumes, à part qu'ils sont toujours aussi ternes.

On remarquera aussi que la province anglaise (avec ses fermes, ses chapelles et... ses espions en vadrouille !) est toujours aussi charmante. Les décors sont, quant à eux, plus ou moins soignés (le chapiteau de cirque et la maison de Grant, avec cette magnifique baignoire, restent très réussis).

La musique, plus discrète que d'habitude, est toujours aussi agréable.

EN BREF : L'excellence de la réalisation, un humour très présent et le retour réussi de Ian Hendry ne compensent qu'à peine les faiblesses de l'intrigue.

Estuaire44 25 Mai 2015

Le grand atout de Pour attraper un rat réside bien entendu dans la présence de Ian Hendry. Joliment évoquée par la réplique finale de Steed, la présence de celui qui incarna le tout premier Avenger illustre le chemin parcouru dix-sept ans plus tard et apporte toute une émotion supplémentaire. Outre cet aspect historico-nostalgique, le talent d’Hendry apporte immensément au récit, transformant un thriller d’espionnage en émouvante quête identitaire. Les auteurs lui dédient à juste titre un grand espace pour s’exprimer, lors de confrontations  incisives, mais aussi de monologues parfaitement interprétés. Les comédiens se voient choyés, Patrick Macnee pouvant exprimer son attachement au monde du cheval et Hendry à celui du cirque, très lié là aussi  son histoire personnelle. En outre, le découvrir en trapéziste boucle joliment la boucle avec l’une des seules aventure du Dr.Keel nous étant parvenues, l’excellent Girl on the Trapeze. Efficace, la mise en scène  permet également de belles localisations parmi les chapelles ornant la campagne anglaise/

Malheureusement de  graves défauts viennent gâcher ces retrouvailles. Le montage, assez terne et mécanique, enlève tout dynamisme à la chasse à l’homme occupant la première partie du récit, atténuant considérablement son intérêt. Pour fonctionner, l’intrigue, ultra classique, doit aussi susciter cet endroit fort improbable réunissant à la fois une station radio et les archives du Ministère. Steed va hélas s’y contenter de passer les plats durant la majeure partie de l’épisode. Purdey reste d’ailleurs la seule New Avenger à tirer son épingle du jeu, Gambit n’ayant ici guère non plus l’occasion de briller. On n’échappe pas non plus au cliché très Sixties du personnage dont la présence n’a d’autre justification que de constituer le félon (notamment présente chez le Saint). Cette infaillible indication empêche rapidement tout suspense quant à l’identité du fameux rat blanc, guère pétillant par ailleurs. Le mélodrame l’emporte également lors de la résolution ultime de l’affaire.

EN BREF:  L’épisode permet d’émouvantes retrouvailles avec l’excellent Ian Hendry, mais souffre d’une intrigue d’espionnage rendue trop prévisible par son classicisme.


EXTRAIT VIDÉO


17 ans de retard

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Posted by Le Monde des Avengers on Monday, June 1, 2015

Macnee et Hendry réunis 15 ans après !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

7-05-03


Tournage

o Les extérieurs de la scène d'introduction, censés représenter la frontière avec l'Est, ont été tournés à Black Park Lake, Buckinghamshire. Cette réserve naturelle doit à la proximité des studios Pinewood de servir de décor à une multitude de films et séries.

o Cledge arrive sur les lieux pensant trouver une église. C'est en fait une ruine remontant au 12e siècle. Scène tournée à Newark Priory, Surrey.

Newark Priory, Surrey

o L'église dans laquelle Cledge puis Purdey et Gambit cherchent Gunner est celle de Fingest, Buckinghamshire.

 Fingest, Buckinghamshire

o Gunner envoie un message de l'église de Harefield. Purdey et Gambit arrivent sur les lieux et trouvent Cledge, mort. Gunner a disparu.

l’église de Harefield

o Les extérieurs de la maison de Quaintance sont filmés à Heatherden Hall Gates, Iver Heath, Buckinghamshire. Cette résidence des années 30, également proche des studios Pinewood, s’aperçoit dans de nombreux films, dont Bons Baisers de Russie où elle abrite le centre de formation du SPECTRE.

Continuité

Détails

o Le nom de code de Steed était : 'The new doberman'. En abrégé, cela donne ‘the new d’  (the nude /le nudiste). Dans ses mémoires, Blind in One Ear, Patrick Macnee dit pratiquer le nudisme.

o L’affiche du cirque : ‘Der Leipziger Zirkus, Juli 1960’.

o Finder, le chef du département des archives, a de la lecture saine…

rat 4

o L’appartement de Cledge a un masque qui nous rappelle Clowneries

rat 5

o Gambit prend connaissance des dossiers des agents en opération entre 1960 et 1965.

rat 6

o Helga, avec qui les relations sont ‘basiques’, procure une image très singulière…

rat 7

o Purdey oublie son sac sur un exemplaire du Daily Express de 1974 consacré aux automobiles (Motor Show Review).

rat 8

o Trois mots en français prononcés par Cromwell : ‘Vive la différence !’.

Acteurs

o Le grand retour de Ian Hendry (1931-1984) en guest star. Le docteur Keel de la première saison des Avengers a un rôle de circonstance : 17 ans plus tard, il croise de nouveau Patrick Macnee alias John Steed.

Biographie complète.

o Edward Judd (1932-2009) a vu le jour à Shanghai. Il fit ses débuts au cinéma en Angleterre dès l’âge de 16 ans. Pendant les années 50, il alterna le cinéma et le théâtre. Sa carrière connut un sommet au cours des années 60, avec des participations importantes dans les films de science-fiction de l’époque (Le jour où la Terre prit feu, 1964 ; Island of Terror, 1966, avec Peter Cushing etc.) À partir de la fin des années 70, ses apparitions furent surtout pour la télévision. Vu dans Les professionnels, Regan et son dernier rôle : Van der Valk (1992).

o Robert Flemyng (1912-1995) a souvent joué des rôles de lord ou Sir : Amicalement vôtre, Les professionnels et Meurtres à épisodes de la saison 5. Il reçut la Military Cross pour actes de bravoure durant la Guerre, pour lesquels il fut également élevé au rang d’OBE.

o Barry Jackson (1938) est le docteur George Bullard de la série Inspecteur Barnaby. Il a joué également dans Paul Temple, Regan, Les professionnels, Dr Who, Bergerac.

o Anthony Sharp (1915-1984) a joué le rôle de Walters, « Minister for Internal Security », dans la pièce de théâtre des Avengers, 1971. Il joua dans plusieurs films de Stanley Kubrick et participa au lancement des shows de Benny Hill et de Morecambe and Wise.

o Jeremy Hawk (1918-2002) a débuté sa carrière en 1942. Il a tourné dans Benny Hill, Les professionnels, Perry Mason, Poirot. Figure régulière du West End, il fut également un redoutable joueur de golf, jouant avec un handicap de deux. De son vrai nom Cedric Lange, son surnom de Hawk (« faucon ») lui vint de la forme de son nez !

À noter que…

o Gunner est un trapéziste et il est intéressant de remarquer que c’est l’influence de Ian Hendry qui a permis de retrouver l’épisode Le trapéziste de la saison 1.

o Terence Feely est co-scénariste (avec Brian Clemens) de la pièce de théâtre de 1971.

o Image de très mauvaise qualité (rayures déchirant l'écran, forte granulosité) dans la séquence d'introduction (DVD Studio Canal ).

o Le roman To Catch a Rat de Walter Harris, sorti en 1977 (Futura Publications) est une adaptation de l’épisode.

roman To Catch a Rat de Walter Harris

o Il est à noter que le Mur de Berlin a été construit le 13 août 1961. L'action du début de l'épisode est donc antérieure.

o La petite fille qui permet à Gunner de retrouver la mémoire est la propre fille de Ian Hendry, Corrie. 

o Purdey fait allusion au puritanisme de Cromwell. Oliver Cromwell (1599-1658), militaire et homme politique anglais, est resté dans les mémoires pour avoir pris part à l'établissement d'un Commonwealth républicain en Angleterre, puis pour en être devenu le Lord Protecteur.

Au tout début de sa carrière, Ian Hendry devint l’assistant du célèbre clown Coco, avec qui l’unit une forte amitié. Il conserva un grand intérêt pout le monde du cirque, qui figure en début d’épisode. Parue en 2013, sa biographie s’intitule d’ailleurs Send in the Clowns - The Yo Yo Life of Ian Hendry.

o Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.

Ciné Revue

Télé Magazine


Fiche de l’épisode Pour attraper un rat des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/newave-7.htm
http://www.dissolute.com.au/the-avengers-tv-series/new-avengers/n07-to-catch-a-rat.html
http://deadline.theavengers.tv/NAS1-07-CatchARat.htm

En flamand
http://home.scarlet.be/%7Epvandew1/avengers/newav08.htm

En italien
http://www.serietv.net/guide/gli-infallibili-tre/stagione_1.htm

Retour à la saison 7

800x600 De trois melons, je passe à 2. Cet épisode est bien inférieur aux quatre précédents. Du pur jus espionnage, véritablement à la John Le Carré cette fois (c'est-à-dire excessivement lent et pratiquement sans action contrairement au Château de cartes). Une bonne histoire d’espionnage néanmoins, ce qui explique quelques confusions,  mais sans flamme Avengeresque caractéristique à la série. Un agent amnésique retrouve la mémoire et piste un traitre qui est maintenant dans les hautes sphères de Whitehall : deux suspects boitent mais on a vite fait de deviner qui est le rat blanc ! Il reste certaines bonnes choses comme Ian Hendry et l’humour des échanges Gambit/Purdey. Les meilleurs passages (difficile d’en trouver trois cette fois-ci) sont le piège tendu au rat blanc derrière la frontière est-allemande, les échanges Purdey/Gambit dans la range Rover et la courte rencontre finale Steed/Gunner. Le méchant, le rat blanc au pantalon déchiré (dans cet état, on le jette, on ne le recoud pas !), est, comme l’épisode,  assez fade comparé aux quatre précédents. Normal 0 false false false EN-US X-NONE X-NONE MicrosoftInternetExplorer4