saison 1 saison 3

MISSION CASSE COU

SAISON 2

 


1. UN DOLLAR EN ARGENT
(SILVER DOLLAR)

Une société, qui investit en Afrique, est victime d’attaques répétées d’un commando prônant la libération du continent noir. Makepeace va découvrir que le commando est manipulé.

Épisode très moyen ; la série d'attaques contre une société est une intrigue très mince. Les bons moments se passent avec le duo Dempsey/Makepeace, bien que l'histoire des clés perdues soit lassante. À voir : la planque en clochards et l'arrivée de Dempsey dans les bureaux... à cheval ! Le titre fait référence au soi-disant porte-bonheur de Dempsey ; donc, fi de l'histoire !

Les plus : l’intervention ratée pour stopper la camionnette, la poursuite du chien en 2CV, la tenue rouge vamp de Makepeace, Dempsey à cheval dans le bureau.

Les moins : énormément – la scène d’intro bâclée et bardée de pubs pour Coca et Michelin, les discussions puériles sur les clés, l’African Liberation Army, la scène du bar où Makepeace poursuit Dempsey chez les ‘gents’ (celui-ci a une ‘petite envie’ et ne se lave pas les mains mais touche l’épaule de sa partenaire !), le baratin de D&M au feu de camp de la décharge, déguisés en clochards, l’intervention musclée invraisemblable de Dempsey dans le bar, sa démission si tôt dans la saison et son prétexte pour revenir, l’arrogance de Makepeace (‘I don’t need his help’), le final escamoté.

o Le générique a quelques nouvelles scènes qui proviennent de la seconde saison.

o Dempsey à Makepeace, qui a hésité à tirer : ‘You froze like an iceberg !’.

o Spikings fait une référence à Clint Eastwood : ‘a crazy Yank who thinks he’s Clint Eastwood.’

o La doublure de Michael Brandon est visible dans la scène finale à moto.

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2. MOROCCO JACK
(WHEELMAN)

Un malfrat 'français', ancien complice de Spaggiari (cité dans l'épisode), cherche un chauffeur (wheelman) pour faire un casse. L'occasion pour Dempsey de jouer les Steve McQueen dans Londres.

Épisode correct sans plus. À voir : la voiture de Dempsey face aux deux véhicules de la police sur une musique d’Ennio Morricone et Makepeace maniant la mitraillette aussi bien que Mrs Peel.

Les plus : l’attaque du bateau-mouche (séquence pré-générique), le duel de voitures avec la musique de Morricone, la fusillade au restaurant et le final dans l’Arcade.

Les moins : l’interrogatoire caricatural du suspect, le journaliste criminel bien jeunot, les couvertures des deux policiers – ‘Debby Smith’ et son passé turbulent à Rio (et la naïveté de Morocco Jack : ‘You can’t be a cop !’), l’air de demeuré de ‘Sallapuccio’ avec gants, lunettes de soleil et chewing-gum – la présence excessive du commissionner et pourquoi attendre la marée pour se débarrasser de Jack Cade ?

o Deux passages de cet épisode sont utilisés dans le générique de la saison 2 : la scène où Dempsey fonce vers les deux voitures de police et celle où il conduit à l'intérieur d'un magasin.

o Lors du duel de voiture Dempsey/Police, la musique entendue est celle composée par Ennio Morricone pour Le bon, la brute et le truand. Le titre du morceau est Ectasy of Gold.

o Lieux de tournage : sur la Tamise. On reconnaît, à plusieurs reprises, St Paul’s et le Parliament en arrière-plans.

o Dempsey ne fait pas de différence entre Marseille et Lyon (‘What’s the difference ?’)

o La coiffeuse parle de Boy George, Tatum O’Neal et de la Princess Di, pas encore Lady.

o Spikings évoque le film French Connection.

o Au restaurant, le serveur est français, Gaston, et on y parle la langue de Molière en VO : ‘Gaston, qu’est-ce qu’on va manger ?’ ‘Du boudin noir suivi par du coq au vin.’

o Dempsey prononce sa phrase mythique pour la seconde fois : ‘Life is hard, then you die !’.

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3. AMOUR À MORT
(LOVE YOU TO DEATH)

Une psychopathe (interprétée par Suzi Quatro, la chanteuse), amoureuse folle de Dempsey, est prête à tout pour arriver à ses fins....

Un excellent épisode, un des meilleurs de la série, malgré quelques invraisemblances (comment Dempsey ne remarque-t-il pas que la femme est venue dans son appartement en son absence ?). La seule histoire, malheureusement, écrite par Roger Marshall. Suspense, tension, humour mais beaucoup plus de noirceur que dans les deux premiers épisodes de cette seconde saison.

Les plus : presque tout – les aspects films d’horreur de la mise en scène (la voix au téléphone, les petites frayeurs avec le gardien de l’immeuble, l’attaque sur Makepeace : ‘Hey, bitch, leave my man alone !’), Cathy Warren, l’excellente psychopathe, serveuse et ‘fille d’en face’, la scène pré-générique, la visite chez la veuve, la musique caractéristique de l’épisode, particulièrement dans la superbe séquence de la maison abandonnée, la visite au photographe, la folle dans l’appartement de Dempsey, la réaction de jalousie du bar, la scène ‘jouée’ pour exciter la psychopathe (les deux acteurs sont déjà un couple à la ville), le final sur les toits.

Les moins : presque rien – comment Dempsey ne se rend-il pas compte que sa vaisselle a été faite ?, la veste rouge et blanche de Dempsey.

o Dempsey essaie de regarder un film dans son appartement. Il s'agit du Troisième Homme (1949), réalisé par Carol Reed et interprété par Joseph Cotton et Orson Welles. La célèbre musique à la cithare est signée Anton Karas.

o Description de Londres par Spikings (allusion à l’assassinat de Kennedy) : ‘This is not Dallas, this is dull old London, remember ?... a tower, a Queen and some warm beer but not many snipers.’

o Dempsey à Makepeace qui demande si une ancienne petite amie pourrait lui en vouloir au point d’essayer de lui loger une balle dans la tête : ‘It wouldn't be my head they'd be trying to blow off. ’ [Cela ne serait pas ma tête qu’elles essaieraient d’exploser.]

o Premier appel téléphonique : ‘Should have been you, Dempsey, with a bullet in the head.’ [Cela aurait dû être vous, Dempsey, avec une balle dans la tête.]

o Le SI 10 n’est pas dans le bottin.

o Dempsey au photographe, après avoir balancé son repas par la fenêtre : ‘Do you want to follow your lunch ?’ [Voulez-vous suivre votre déjeuner ?]

o Jetez un coup d’œil sur le calendrier du photographe…

o Au bar : Dempsey commence la réplique : ‘Life is hard’ et Warren, la serveuse, la termine : ‘…And then you die.’ Sous-entendant qu’ils se connaissent relativement bien !

o Jeu de mots entre Foley, le gardien, et Dempsey au sujet de la visite à son appartement : ‘She was in the bath’ ‘She was in the butt’. Légère différence de prononciation mais pas le même sens : ‘in the bath’ (dans le bain), ‘in the butt’ (à poil).

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4. PAS DE QUARTIER
(NO SURRENDER)

Après un braquage raté dans une banque, trois truands se séquestrent dans les locaux en prenant des otages. Une tentative de libération des prisonniers échoue et Makepeace se substitue à une femme cardiaque.

Toute bonne série policière a un épisode prise d'otages ! C'était le tout premier pour Kojak ! Celui-ci est également excellent et très noir à l'exception de la séquence d'ouverture et de la première scène, rythmées et drôles (ah, les fleurs) mais elles n'ont rien à voir avec l'intrigue principale. Un gangster fait froid dans le dos et l'exécution d'un otage met mal à l'aise.

Les plus : une histoire rythmée, noire et sans temps mort, Levey, le paumé nerveux prêt à ‘popping heads’, en lice pour le meilleur ‘méchant’ de la série, la scène d’introduction (‘Police, freeze !’) et le combat Makepeace/voleur de bijoux sur l’échafaudage, les deux scénettes à l’hôpital (les fleurs en plastique et Dempsey sexiste dans la première, Dempsey en docteur et la ‘real rose’ dans la seconde), les tentatives pour s’introduire dans la banque (toits et égouts), l’échange, le final qui fait penser à celui de Dirty Harry (le bus, l’enfant maltraité…).

Les moins : le personnage superflu de ‘Rockefeller’ (une grosse huile quelconque), Makepeace veut prouver ‘quelque chose’ à Dempsey en prenant la place de l’otage (trop mélo).

o Le titre, littéralement 'Pas de reddition', est à mettre du côté de la police. Il signifie que la police ne cède pas aux conditions.

o La phrase ‘politiquement incorrecte’ de Spikings au sujet des preneurs d’otages : ‘You have fifteen minutes to get those animals, dead or alive, I don’t care.’ [Vous avez quinze minutes pour coincer ces animaux. Morts ou vifs, ça m’est égal.]

o Lieu de tournage : Old Bond Street (magasin Cartier) dans le premier plan.

o Dempsey révèle qu’il a le vertige.

o Colin McFarlane (1961) incarne pour la troisième, et dernière fois, le rôle du sergent Watson.

o L’exécution de l’otage est une des scènes les plus dures de la série.

o Les deux petits rats dans les égouts de Londres n’ont rien à voir avec… Gnaws !

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5. TEQUILA
(TEQUILA SUNRISE)

Un malfrat fait régner la terreur sur un quartier de Londres. Lorsqu’un indic, une connaissance de Harriet, est rossé, la femme flic en fait une affaire personnelle.

Épisode type qui démontre que toute bonne série n’a pas besoin de bonnes intrigues pour faire de bons épisodes ! Le titre correspond, en fait, à la boisson préférée de Makepeace ! L’histoire d’un petit malfrat sadique, qui terrorise tout un secteur en rackettant des petits commerces, passe au second plan. La scène de la boîte de nuit est culte pour les amateurs de la série : Makepeace, complètement saoule, allume Dempsey et va jusqu’à échanger une robe sexy avec une amie ! Une grosse ‘devil mind’ dans cette séquence avec un jeu de mots intraduisible : « He belongs to me, he’s my private dick ! ». La scène du lendemain ‘Did we or didn’t we ?’ est très Avengeresque ! Sans oublier l’arrestation du coq dans la scène d’ouverture ! À voir ou revoir !

Le sommet de la série. Un peu de violence mais surtout beaucoup d’humour.

Les plus : l’humour régnant dans tout l’épisode, l’intro du poulet (‘I’ve got a reputation to consider’), la justesse des seconds rôles (le caïd vicieux Lowe, l’informateur – et ami d’Harriet- Jock), le combat Jock/les truands (qui semble bien tourner), la scène de l’hôpital et du verre d’eau, l’assiette de spaghettis au Ristorante Fiori, la séquence à la boîte de nuit Stringfellows, une des meilleures de toute la série (Makepeace saoule, la ‘devil mind’ et l’échange de la robe rouge), la discussion ‘Did we or didn’t we ?’ et le final dans la salle de rollers.

Les moins : le différend Makepeace/Dempsey sur le parking du restaurant.

o Dempsey à Stavros, patron du snack, après l’arrestation du ‘poulet’ : ‘Is this a chicken take-away ? We’re taking away your chicken !’

o La visite d’intimidation de Lowe à Stavros pourrait être amputée. On a l’impression qu’il manque quelque chose.

o Le pub devant lequel Jock est balancé de la voiture est The Bramcote Arms. Ce pub est dans la scène d’introduction d'Actes de violence, saison 1.

o Dempsey en voyant la robe rouge sexy de l’amie de Harriet: ‘I like that dress !’. Harriet : ‘Oh, you do, do you ?’

o Dempsey après avoir admis qu’il ne s’était rien passé : ‘You are satisfied ? No irony intended !’ mais la dernière réplique de l’épisode est pleine de sous-entendus : ‘Next time, you mightn’t be so lucky !’. [La prochaine fois, vous pourriez avoir moins de chance.]

o La boîte londonienne Stringfellows est très prisée… et recommandée !

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6. LE PRIX DU SANG
(BLOOD MONEY)

Des membres d’une ambassade arabe détournent leurs propres objets d’art afin de financer un groupe terroriste.

Épisode moyen. Quelques bons moments comme Dempsey en pédale américaine fortunée et maniérée dans la boutique de tapis rares et un final digne d’un western, mais l’ensemble déçoit. Néanmoins, cet épisode démontre que le politiquement correct n’était pas de mise dans les années 80 ce qui est une bonne chose.

Les plus : le politiquement incorrect de l’histoire et des dialogues, Dempsey en folle a des faux airs de… Danny Wilde, la tueuse (qui blesse Spikings) est précurseur des femmes terroristes des attentats actuels, l’arrestation de Bailey, la fusillade finale dans le hangar.

Les moins : la scène pré-générique sponsorisée par les véhicules Volvo !, l’intrigue très décousue, la plupart des seconds rôles (Scott et Bailey, le duo d’escrocs anglais inconsistants, le colonel Rasheed et ses sbires violents, Redgrave, l’efféminé marchand d’art corrompu), de nombreuses petites scènes superflues et ennuyeuses qui servent à rallonger un épisode déjà court (moins de 47’), les photos Polaroïd bien dépassées, le manque de passages et de répliques humoristiques caractéristiques à la série, le cigare de Dempsey dans un hôpital.

o Makepeace faisant feu dans le hangar et l’explosion font partie du générique de cette seconde saison.

o La scène qui suit le générique est un échange ‘politiquement incorrect’ au sujet d’un tapis d’Orient. Dempsey : ‘Looks like a fancy schmancy doormat.’ [Ca ressemble à un paillasson fantaisiste]. Harriet : ‘It’s not meant for wiping your feet on, it’s a prayer mat and it’s made of silk.’ [Ce n’est pas fait pour essuyer vos pieds, c’est un tapis de prière et c’est fait en soie.] Plus tard, Dempsey en acheteur américain, saisit un tapis : ‘Wouldn’t this look divine in the john ?’ [Cela ne serait-il pas super dans les cabinets ?]

o Harriet : ‘Dempsey, you’re disgusting !’ Dempsey : ‘Thank you’.

o L’Égypte n’est pas mentionnée mais bien sous-entendue.

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7. AU VOLEUR
(SET A THIEF)

Une modèle est renversée par un chauffard sous les yeux de Dempsey et Makepeace. L’enquête va conduire le couple dans les milieux de la photographie et de la politique. Un haut fonctionnaire de l’État utilise des modèles pour faire passer des diamants.

Bon épisode avec un rythme soutenu mais l’intrigue est trop alambiquée et révélée à la va-vite par le photographe à la fin ! La meilleure scène est celle où Dempsey rend visite au club d’aérobics. Dempsey : ‘Everybody should read The New York Times !’. [Tout le monde devrait lire The New York Times !]

Les plus : la scène pré-générique (The New York Times, Janine renversée, ‘Bastard’), Dempsey chez le photographe, la corruption des politiques britanniques toujours d’actualité, quelques seconds rôles (le méchant Van Gelder, la grosse brute et la jolie Lucy), l’apparition de Dempsey au club d’aérobics réservé aux mannequins, l’arrestation mouvementée de Davis, la filature du cab en pick-up, le final sur la péniche.

Les moins : l’intrigue incroyablement confuse, les encombrants ronds-de-cuir de Whitehall, Davis – personnage transparent et son long interrogatoire (‘Waiting !’) –, le chapeau et la chemise à carreaux de Dempsey, l’inconsistance du petit bonhomme au melon censé chapeauter l’organisation (rien à voir avec Steed !).

o C'est le troisième épisode où figure le pub The Bramcote Arms. Il apparaît dans les épisodes Actes de violence (1re saison) et Tequila (2e saison).

o Après avoir fait référence à Cagney & Lacey dans Enlèvement (saison 1), Spikings évoque une autre série policière américaine, Starsky & Hutch : ‘By the way, where is Starsky or Butch, or whatever he calls himself ?’

o Harriet après la remarque de Dempsey sur le NYT : ‘Well if you want something big enough to sleep under, at least buy The London Times’.

o Dempsey au photographe (en photographiant une modèle sur une moto) : ‘Life is hard, then you die’.

o Lieux de tournage : Whitehall, Albert Bridge, Covent Garden.

o Jeu de mots sur ‘legwork’ : travail administratif pour Harriet mais autre chose pour Dempsey qui caresse la jambe de la modèle en téléphonant à sa collègue !

o Harriet au sujet du photographe : ‘He photographed a collection for a Bond Street shop. Quite sought after. More for mistresses than for wives, you know the sort of thing.’ [Il fait des photos d’une collection pour une boutique de Bond Street. Très prisée. Plus pour les maitresses que pour les épouses, vous voyez le genre de choses.]

o Les doublures de Glynis Barber et Michael Brandon sont visibles dans le pick-up lors de la filature du taxi dans les plans éloignés.

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8. CET HOMME EST DANGEREUX
(THE HIT)

Un mac et un policier se font descendre en pleine rue. Règlement de comptes ? Dempsey et Makepeace découvrent que le mac a essayé de faire chanter un tueur professionnel venu des USA, mais qui est le contrat ?

Très bon épisode avec des seconds rôles convaincants (la ravissante Amanda Pays alias Tiffany). À noter que le titre français est la traduction d’une réplique en VO de Dempsey ! Beaucoup de jeux de mots et d’humour dans les répliques (‘It’s difficult to pick up teeth with two broken arms !’) et une référence à Sherlock Holmes (‘Who knows ? I’m not Sherlock Holmes’). Un insert de Miami surprenant lorsque Dempsey appelle un de ses collègues américains. Étonnant que toutes les anciennes copines de Makepeace, au moins deux, finissent par faire le trottoir… ce qui fait dire à Dempsey dans l’épilogue : ‘Where is the school ?’. Un petit bémol : la poursuite finale interminable qui ‘meuble’ trop visiblement !

Les plus : la fusillade de l’introduction, les seconds rôles et particulièrement Tiffany Grace – la prostituée de luxe junkie amie d’enfance d’Harriet qui circule en Porsche, un des plus jolis minois de la série –, sans oublier le tueur et Billy, le mac, la rencontre fortuite dans l’appartement (I should’ve shot him), l’interrogatoire Tiffany/Harriet, l’arrestation de Billy, le tueur surpris par D&M au moment d’exécuter le banquier.

Les moins : le répugnant client trafiquant, le coup de téléphone à Miami, la trop longue poursuite finale (cinq minutes) qui se termine par le plongeon du tueur dans l’acide.

o Tiffany Grace quitte l’appartement en robe rouge (sans soutien-gorge) mais elle arrive chez son ‘client’ en robe beige.

o Le chauffeur de la Daimler, qui conduit Radley au tribunal, est Paul Weston. Il doubla Patrick Macnee en particulier dans la fameuse scène de départ de Ne m’oubliez pas.

o Lieux de tournage : Trafalgar Square, St Katharine Docks, Bank of England, quartier industriel aux alentours de Morden Wharf Road.

o Petite plaisanterie intraduisible : Harriet utilise le mot américain ‘precinct’ (quartier) pour que Dempsey ‘se sente comme à la maison’ ce qui fait réagir Spikings.

o Jeu de mots lorsque Dempsey sent que quelque chose ne colle pas dans l’affaire de la fusillade. Harriet, après une nuit de planque : ‘Well, while you smell it, I’m going to shower and change my clothes.’

o Tiffany a des notions de français en reprenant Billy au restaurant sur la prononciation de ‘loup de mer’.

o Dempsey à son homologue américain : ‘Life is hard, then you die.’

o Lorsque Dempsey prend le volant de la Daimler, la plaque d’immatriculation ne tient que par un côté mais elle est miraculeusement refixée dès la première image de la poursuite.

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9. CONTREFAÇON
(IN THE DARK)

Un flic, infiltré, est assassiné. Dempsey et Makepeace n’ont que la photo d’une jolie fille et les dernières paroles d’un mourant, ‘It’s the man in the red coat’, pour les mettre sur la voie.

Cet indice se révèlera (tout comme le piège tendu à Dempsey et la révélation de l’intrigue), a posteriori, tiré par les cheveux : un complot extrémiste a pour but d’arroser le royaume de faux billets et de renverser le gouvernement en place. La séquence pré-générique est ratée (très rare dans cette série), le méchant est identifié dès le générique passé… et Dempsey devrait donner sa recette pour emballer aussi rapidement ! Sinon, l’histoire se suit avec plaisir ; de l’humour (dans l’appartement du flic) et de l’action (garage puis arrestation). La fusillade dans la salle de théâtre est la meilleure scène et le final a lieu, comme souvent, dans les docks de Londres.

Les plus : le suspense préservé (d’où le titre VO), ‘the man in the red coat’ (cela aurait pu être le titre de l’épisode !), l’humour lors de la fouille de l’appartement de Bishop (et l’air de Dempsey lorsque Harriet lui révèle qu’il était gay), l’arrestation de Lucky, la fusillade au théâtre et le final de Dempsey, dans l’entrepôt et à l’assaut du paquebot.

Les moins : la scène d’introduction incohérente, la visite nocturne dans les bureaux, le coup de la lecture enregistrée, les seconds rôles pas inoubliables.

o Différence de ‘langue’ intraduisible en français : en se rendant à l’appartement de Bishop, le flic abattu, Dempsey demande : ‘Which apartment is it ?’ ; réponse d’Harriet : ‘It’s the flat around here.’

o Caroline Bliss fut Miss Moneypenny dans deux James Bond avec Timothy Dalton, la seule à porter des lunettes. C’est sa copine d’enfance, Debbie McWilliams, qui la remplaça.

o Makepeace : ‘Let’s go to bed’ puis devant l’air interrogatif de Dempsey : ‘Me in my bed, you in yours !’ et le téléphone sonne...

o Deux similitudes avec l’épisode précédent : un collègue des deux policiers est de nouveau abattu et une fille roule encore en Porsche.

o Déjà à l’époque, 1985, Dempsey évoquait les temps modernes où tout le monde doit vivre avec un ordinateur !

o Référence à Cendrillon, Cinderella en anglais et son ‘Prince Charming’. Harriet : ‘Lindsay’s chum, Prince Charming. Whom I went after while you were amusing yourself with Cinderella.’

o Le pub ‘Duke of Cumberland’ (the man in the red coat) se trouve au 235 New Kings Road.

o Bien que ne figurant pas au générique, la société Volvo a dû participer à la série vu le nombre de véhicules présents dans chaque épisode (ici, les camions de l’entrepôt).

o On remarque la doublure apparente lorsque Lindsay fait le plongeon, le cascadeur ayant les cheveux bruns et pas blancs !

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10. FLAGRANT DÉLIT
(THE BOGEYMAN)

Dempsey se lance dans une chasse à l’homme presque personnelle avec un ancien boxeur. Aussi déterminé et violent que Dempsey, il a réussi deux fois à lui échapper.

Un épisode qui sort de l’ordinaire : le subalterne Chas n’est pas un pion cette fois et il se plaint à Spikings des agissements de Dempsey, une discussion Dempsey/Harriet met en évidence les doutes du flic américain et Dempsey est blessé par balle dans le final. Beaucoup d’humour comme très souvent ; l’échange sur les armes, l’indic qui demande à Dempsey si Harriet est avec lui : « No, he can’t afford me, love ! » et de l’action – le début western, la poursuite jusqu’à l’écluse et le final. Glynis Barber est, comme toujours, très élégante ! Quelques bémols : Dempsey abuse du chewing-gum et du cigare et l’absence de portable qui fait vieillir l’épisode (Dempsey doit faire 3 miles pour trouver la cabine rouge !).

Les plus : les trois confrontations ‘rounds’ Dempsey/Lymon (la séquence d’introduction dans le chantier style western, la scène de la poursuite sur les toits et de l’écluse et le final), Keith Lymon, le vilain de la série, la tenue en soie beige de Makepeace, Jim Kelly, l’ancien manager de boxe pouilleux amateur de Guinness, un grand échange Makepeace/Dempsey et les confidences de l’américain sur son boulot : ‘Maybe I'm burned out’.

Les moins : Makepeace effacée dans le scénario, Chas qui joue la balance, le chewing-gum (qui rend invisible au croquemitaine !, bogeyman en anglais) et le cigare de Dempsey, le vieillissement de l’épisode (la discussion Harriet/Dempsey sur les ordinateurs, l’absence de ‘call box’), Dempsey couvert de sang mais bien debout !

o Le personnage de Keith Lymon, toujours interprété par Nick Brimble, sera repris dans un épisode, moins réussi, de la troisième saison, L’oiseau de proie. Le dernier échange laisse prévoir ce retour. Dempsey : ‘Piece o’ gum ?’, Lymon : ‘I’ll get out. And I’ll have you’.

o Terry Downes (qui joue Terry) fut champion du monde de boxe en 1961.

o À noter que le final se déroule dans un entrepôt où on peut lire sur les cartons : ‘Topsail Australian Corned Beef’ !

o La marque de bière, Guinness, a-t-elle touché des droits vu les deux packs, marque en évidence, que ramène Dempsey à l’entraîneur de boxe, sale comme un cochon ?

o Le promoteur Harry Rose a la définition exacte : ‘SI 10 : a firm within a firm !’. Il a des photos d’acteurs au mur de son bureau : Fred Astaire, Edward G Robinson, Marilyn Monroe.

o Les doublures sont apparentes lors de la poursuite sur les toits.

o Makepeace fait une comparaison entre Dempsey et Lymon : ‘Maybe he's what you would've been, if you weren't a cop.’ [C’est peut-être ce que vous auriez été si vous n’aviez pas été flic.]

o Dempsey évoque, à la stupéfaction de Spikings et de Makepeace, le poète britannique Percy Shelley (1792-1822).

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Captures réalisées par Denis Chauvet.

Crédits photo: Universal.