saison 1 saison 3

Columbo 

Saison 5


1. LA FEMME OUBLIÉE
(FORGOTTEN LADY)



Critique :

Épisode riche, mais quelque peu décevant car le meurtrier a l'extrême mauvais goût de ne pas apparaitre antipathique. On nous prive ici du duel féroce qui fait souvent le sel de la série. C'est tout de même un réel plaisir cinéphile de retrouver Janet Leigh, une des plus belles femmes de l'histoire du cinéma (Psychose, La Soif du mal, L'Appât, etc), une méga star pour entamer cette cinquième saison. Vedette futée comme sa filmographie le démontre, elle fait preuve d'une grande force de caractère en jouant une star déchue, obnubilée par sa jeunesse fânée, un personnage ô combien pathétique, si folle de sa gloire cinématographique d'antan qu'elle passe ses soirées à revoir ses films dans une salle de projection privée. Ce profil d'actrices (en particulier Hollywoodiennes) terrorisée par la vieillesse - donc de la fin de carrière selon les canons américains - et nostalgique d'un passé glorieux mais révolu est souvent très émotionnel (et terriblement critique) : l'on est pas loin du personnage d'Ida Lupino dans The sixteen-millimeter shrine de La Quatrième Dimension. Complètement folle, elle va jusqu'à tuer son mari (Sam Jaffe) qui refuse de financer son retour triomphal sur la scène.

Leigh est fascinante comme toujours, jouant de son image et de la réalité avec une distance impressionnante.

Ce qui est encore très intéressant et enrichissant est le renouvellement de la structure narrative que l'épisode impose avec une ingénieuse participation d'un tiers dans la résolution de l'affaire entre Columbo et Leigh. John Payne – fichtre ! Il a tellement vieilli que je ne l'ai pas reconnu ! – permet d'installer une sorte d'auditoire au lieutenant dans l'élaboration de son raisonnement. À la manière d'un Hastings pour Poirot, c'est lui qui est confronté à la pensée de Falk, la meurtrière étant incapable de l'entendre. Subtil, novateur, ce dispositif n'est pas sans charme mais n'égale en rien à mon avis l'affrontement direct entre Columbo et l'assassin. Ici, Falk élabore un lieutenant toujours aussi entêté mais totalement impuissant devant cette Janet Leigh désarmante. D'abord fan absolu et révérencieux, il cherche en vain à enclencher un autre type de relation, plus vindicatif ; mission impossible. Le film se termine sur une pirouette, élégante, classieuse, et que d'aucuns qualifieront de révolutionnaire, mais que je ne parviens pas à vraiment estimer autrement que comme une mise en touche, mi-figue mi-raisin : je ne me résous pas à ce final. Je crois que l'essentiel de ma déception, légère, je le répète, vient de ce drôle de dénouement.

À noter que l'élément comique du téléfilm réside ici sur l'aversion de Columbo pour les armes. Tanné par ses supérieurs de venir passer des tests de tir qu'il évite depuis trop longtemps, le lieutenant va s'échiner à éluder la pression hiérarchique, jusqu'à gruger son monde de manière tout à fait effrontée, histoire de se rendre encore plus sympathique chez les spectateurs.

P.S : Oups, je n'ai pas reconnu Maurice Evans, le Dr Zaius de la Planète des singes. Je l'ai même trouvé moyennement bon, excessif dans ses bouderies et ses renfrognements trop voyants à l'encontre de Columbo.

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2. IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE
(A CASE OF IMMUNITY)

Critique :

Un très bon épisode. Après l'absence de confrontation un peu frustrante entre Janet Leigh et Peter Falk lors de l'épisode précédent, nous voilà magnifiquement servis par un affrontement des plus féroces. C'est sans doute le plus violent qu'il nous ait été donné de voir en raison de la position très fragile du lieutenant. Ayant débusqué son assassin, Columbo le mord et refuse coûte que coûte de lâcher sa proie. Pourtant, cette victime de la ténacité légendaire du policier n'en est pas moins un homme d'État étranger en villégiature sur la côte ouest américaine, prêt à tout pour arriver à ses fins et prendre le pouvoir dans son pays. L'intrusion dans son plan d'un petit fonctionnaire fouineur a de quoi lui faire perdre patience.

C'est donc sur le plan diplomatique que va se jouer le sort du lieutenant. Très rapidement excédé, le personnage d'Hector Elizondo fait peser des menaces d'exclusion de la police sur Columbo. On sent véritablement le lieutenant en danger. Le péril est palpable et il paraît difficile d'y faire face. C'est au charme que Columbo s'en sort. Le dénouement est intéressant malgré le fait que je reste toujours un brin dérangé par les moyens détournés dont Columbo use quand il ne parvient pas à trouver des preuves irréfutables. L'extorsion d'aveu est pourtant ici amenée avec une certaine maestria, je dois le concéder.

L'épisode vaut essentiellement pour cette très belle empoignade, entre deux hommes sûrs d'eux. Columbo par son entêtement fait preuve d'un fort caractère pendant que son ennemi affiche une certitude et une morgue que l'on a vite hâte de voir défaillir. Belle combinaison d'egos. Hector Elizondo a une sale tête d'hypocrite, et suscite sans mal une antipathie salutaire pour la série.

J'ai bien aimé également la lente érosion du ton volontiers mielleux des deux personnages, la détérioration de leurs échanges, un doux et savant crescendo dans la violence de leurs rapports. Columbo marche d'abord sur des œufs puis finit par braver le danger de manière très effrontée.

On notera le passage éclair de Sal Mineo, le pote de James Dean dans La Fureur de vivre, qui ne réussira jamais à véritablement faire décoller sa carrière.

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3. JEU D'IDENTITÉ
(IDENTITY CRISIS)

columbo 5 3

Critique :

Que de récurrence ! Cet épisode fourmille de petits et grands bonhommes qu'on a vus et reverra dans la série : Patrick McGoohan (trois autres Columbo : By dawn's early light, Agenda for murder et Ashes to ashes), Leslie Nielsen (un autre Columbo : Lady in waiting), Vito Scotti (cinq autres Columbo : Any old port in a storm, Candidate for a crime, Swan song, Negative reaction, Murder a self portrait), et Val Avery (trois autres Columbo : Dead weight, The most crucial game, A friend in deed).

Aimant par-dessus tout les acteurs, cet épisode constitue un formidable festival, bonbon sucré pour moi !

Le préambule et l'élaboration du meurtre sont très longs et permettent de profiter pleinement de la participation de Leslie Nielsen, un acteur très fin, sûr. D'amant de la meurtrière dans Lady in waiting, il s'offre ici le rôle de victime alors que McGoohan se paye une nouvelle fois celui du meurtrier.

Tous deux sont des espions. Le premier reste sobre, très éloigné de ses rôles du Naked gun, policier impénitent gaffeur. Sa prestation est solide, fort convaincante, rappelant qu'avant de marquer à jamais l'histoire de la parodie cinématographique, il était un éblouissant acteur dramatique. Le second, avec un rôle multiple, cabotine à tout va. Le rôle d'espion fûté lui va comme un gant, son œil bleu perçant captive toute l'attention, comme un Numéro 6 passé du côté obscur. McGoohan brille par sa grande classe. Avery et Scotti sont moins colorés qu'à l'accoutumée.

Dans la distribution, David White, le Larry de Ma sorcière bien-aimée, fait deux ou trois apparitions remarquées en directeur de la CIA, dans une composition plus sérieuse, évidemment !

Cette immersion dans le milieu des magouilles d'un agent secret est l'occasion de placer comme il se doit Columbo dans une position hiérarchique encore plus inférieure que d'habitude, ce qui accentue davantage le plaisir de le voir vaincre son adversaire.

L'affrontement est délicieux, révélant plusieurs couches de relations entre McGoohan et Falk. Dédain, menaces, condescendance, charme ne parviennent pas à étouffer la hardiesse et l'obstination légendaires du lieutenant à connaître la vérité.

Il est un aspect du personnage encore peu dévoilé jusque-là par la série : sa sexualité. Et cet épisode en révèle une toute petite part. Il est amené à enquêter dans un cabaret de danse orientale sur le bord de mer où une danseuse du ventre le tient presque hypnotisé, hagard pendant de longues minutes. Son sourire et son regard lointain en disent long. Et votre femme, lieutenant ?

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4. QUESTION D'HONNEUR
(A MATTER OF HONOR)

Critique :

Un épisode un peu faiblard mais qui a au moins l'audace d'avoir tenté de se renouveler, il sort des sentiers battus. Columbo est en vacances au Mexique, un accident de voiture l'immobilise opportunément. Son séjour se prolonge au plus grand plaisir d'un commandante (Pedro Armendáriz Jr.) de la police locale qui l'invite à l'accompagner dans un élevage de taureaux de combat où un homme a été accidentellement tué.

Bien entendu, d'accident, il n'y a point. L'enquête à deux est un procédé très rare dans la série. Du reste, même dans cette option, Columbo garde toujours la main, et dans cet épisode c'est le cas : il erre, il questionne, furête tout seul à de nombreuses reprises et prend toute liberté. Mais les échanges avec le commandante permettent de bien suivre l'évolution de sa réflexion.

Cet épisode est surtout l'occasion de retrouver un acteur ethnique célèbre, un des premiers hispaniques d'Hollywood : Ricardo Montalban. Bien plus connu pour son personnage axial de L'île Fantastique, il a également pu participer à de multiples autres séries télévisées, mais personnellement, je l'attache bien plus à son rôle d'Armando dans les séquels de La Planète des singes (Les Évadés de la planète des singes d'abord et La conquête de la planète des singes ensuite). Plus récemment, j'ai pu le découvrir dans un petit film noir d'Anthony Mann - excusez du peu - Border Incident, ou Mystery Street de John Sturges.

Ce comédien élégant côtoie ici un Pedro Armendáriz Jr. dont le nom indique bien la filiation avec Pedro Armendáriz, un des acteurs mexicains les plus fameux. Le fiston occupe une place spéciale dans le cinéma français : on l'a vu dans La Chèvre, Maine Océan, La Bataille de San Sebastian... Pour les midinettes – c'est ma femme qui l'a reconnu – il sera fait mention de la jeune participation de A Martinez : 496 épisodes dans Santa Barbara, le pauvre...

La tâche de commenter ici le mobile du crime est malaisée sans déflorer l'intrigue, mais tout aussi difficile est de ne pas aborder le sujet tant le bât blesse à ce propos. En gros, l'enquête de Columbo et du commandante butte sur les motivations de Montalban qui n'apparaissent qu'à la toute fin. Une fois que le meurtrier est embarqué, Columbo explique... mais ne convainc pas. Les scénaristes ont misé toute l'intrigue sur ce point. Le mode opératoire du meurtre passe au second plan. Il était pourtant innovant, mais jamais les enquêteurs ne sont gênés par le manque de preuves irréfutables. Soit, ils passent dessus. Passons.

Cependant, je ne saisis toujours pas en quoi la réaction de Montalban au piège qu'ont élaboré les policiers constitue matière à l'inculper. Finalement, c'est sur de fortes présomptions de culpabilité mais en aucun cas des preuves qu'il est arrêté. Le final est par conséquent pour moi très décevant. Un goût de queue de sardine pas franche.

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5. TOUT N'EST QU'ILLUSION
(NOW YOU SEE HIM)

Critique :

Ah que voilà un excellent produit ! Et déjà, quelle bonne idée d'avoir pris pour écrin à l'intrigue le monde ô combien merveilleux qu'est celui de l'illusionnisme ! Quasiment en huis-clos, ce cabaret de magie avec ses petites unités de lieu, la salle, la scène, le bureau, les cuisines, et le sous-sol, offre une galerie de séquences intérieures, un peu sombres, qui accentuent l'aspect ténébreux de l'enquête.

De même la remarquable musique de Bernardo Segall donne une ambiance jazzy un brin surannée, mais dont le feutré accompagne harmonieusement les tintements de verres et les applaudissements.

Quel meilleur défi pour le lieutenant que de battre un maître-chef de l'escamotage, de l'entourloupe, de la dissimulation, de la manipulation ?

À ce propos, j'ai beaucoup apprécié la prestation de Jack Cassidy. Dans un rôle de parfait salopard, il l'incarne avec toute la subtilité et l'ambigüité nécessaires : personnage complexe, ancien S.S., assassin de son maître-chanteur, doublé d'un charmeur dont la vanité, péché mortel, le condamnera.

Pourtant il peut s'enorgueillir d'avoir donné un fameux fil à retordre à Columbo. Il est si rare de le trouver ainsi plongé dans un tel doute. Il faut le voir essayer de comprendre l'impossible dans les cuisines au moment du coup de feu, seul être immobile dans la tourmente. Falk perplexe, cela vaut son pesant de cacahuètes.

De manière étonnante, la confrontation reste purement intellectuelle, Cassidy et Falk ne se livrant pas à un duel féroce, formé de piques, ni de menaces.

L'épisode est agrémenté sur le mode humoristique par deux données assez savoureuses. D'abord, Columbo arrive contrarié sur les lieux du crime. Il passe tout l'épisode dans cet état de perpétuel dérangement car sa femme a eu la navrante idée de lui acheter un imperméable tout neuf : trop petit, trop serré, trop propre, c'est trop ! Il tente en vain de l'oublier, mais il se trouve toujours une mauvaise âme pour le lui ramener.

Le premier à montrer autant de zêle est Wilson. Jeune policier incarné par Bob Dishy, Wilson est volontiers sûr de lui, un peu benêt sur les bords. Il avait déjà sévi dans la série sur Dites-le avec des fleurs (The greenhouse jungle). Il ne manque pas de volonté, juste un peu de finesse d'observation. Harvey Hart, le réalisateur, a particulièrement insisté sur ces plans où l'on voit Falk tirer une triste mine quand Wilson entre en scène. C'est d'un effet comique imparable à chaque fois. Dishy en rajoute dans la candeur et rend son personnage d'autant plus sympathique qu'il le plonge dans un océan de ridicule. Le voir tout sourire tapoter sur la machine à écrire qu'il adore depuis l'école de police le rend très humain, proche de l'enfance encore. Petit prince, boulet de naïveté, Wilson donne du piquant et de la drôlerie à tout l'épisode, dans un juste équilibre.

Deux autres comédiens, habitués des plateaux télévisés, Nehemiah Persoff et Robert Loggia, se font remarquer. Persoff a peut-être un rôle plus déterminant, mais ces deux-là au final ne font que de courtes apparitions.

En somme, je pense que c'est le meilleur épisode de la saison 5, sans doute un des meilleurs de toute la série.

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6. LA MONTRE TÉMOIN
(LAST SALUTE TO THE COMMODORE)

Critique :

Oula, que de choses à dire qui se bousculent dans ma petite tête ! Mon cœur tangue sans chavirer. Tombera, tombera pas ? Cet épisode est si spécial et je ne sais pas trop encore si j'en suis ravi. Pas trop je le crains. Essayons tout de même de mettre des mots sur tout ça.

D'abord, en découvrant le générique, je suis pendant quelques minutes persuadé de découvrir là un épisode, une perle rare : un Columbo qui m'avait échappé ! Joie de courte durée. Un plan montrant John Dehner assis à côté d'un cadran de navigation et je me souviens. Oh, je n'ai pas dû le voir souvent. C'est donc une relecture presque en territoire redevenu sauvage, une nouvelle exploration. Et dans un certain sens, cela m'a garanti quelques effets de surprise bienvenus.

Ce que le générique m'apprend est on ne peut plus alléchant, un casting de choix, des figures connues du petit écran comme Dehner, mais également des récidivistes de la série : Vaughn, Fred Draper et Wilfrid Hyde-White. Bref, une distribution d'habitués qui colle parfaitement avec l'esprit de troupe qui imprègne la création de la série, grâce notamment à la passion et à l'investissement de Peter Falk. Dès le générique, le plaisir est au rendez-vous. On s'en pourlèche les babines.

Et puis, surprise ! Après la mise en situation des différents personnages (très nombreux), on assiste éberlué au maquillage du meurtre en accident par Vaughn : on n'a rien vu de l'assassinat. Une première qui interpelle agréablement. Que voilà une gentille initiative scénaristique qui donne une dynamique à l'installation de l'intrigue, me dis-je alors benoîtement. Car sans trop entrer dans les détails qui vous gâcheraient le plaisir, cet épisode est très différent des autres. La structure habituelle veut que l'on assiste au meurtre, au procédé de camouflage et à l'enquête. On y voit Columbo soupçonner le meurtrier et partir à la recherche de preuves. Enfin il les trouve et arrête son bonhomme. Or, ici, rien de tout cela n'arrive comme prévu. Pour faire vite et ne pas trop s'appesantir là-dessus, disons que les scénaristes ont voulu innover et nous gratifient d'un final à la Agatha Christie, version Hercule Poirot. Tous les personnages – c'est bien pour cette raison qu'ils sont si nombreux au départ – sont réunis par Columbo pour démasquer le coupable dont l'identité n'est pas connue du spectateur. Ce jeu de récits contradictoires m'a énormément plu. J'avoue pourtant lui préférer la structure columbienne habituelle, qui fait toute sa spécificité, mais j'admets que la surprise a bel et bien fonctionné et cette surprenante démarche m'a contenté.

Non, ce qui me rebute, c'est le type d'humour, ou pour être plus précis, la mise en scène de ce type d'humour. Je m'explique : tout le long du téléfilm, Patrick McGoohan, metteur en scène que j'avais trouvé formidable jusque-là (cinq Columbo en tout derrière la caméra), présente des petites scènes censées faire respirer l'intrigue en injectant une certaine dose d'humour. Ce n'est pas tant cet humour qui me gène que le dispositif très grossier, modelé pour produire du sourire lourdaud. Les acteurs adoptent des attitudes totalement irréelles, surjouées. De plus, le rythme sur lequel ils jouent ces saynètes est d'une lenteur qui annihile tout envie de sourire, du moins quant à moi. Cela sonne faux du début à la fin. À vrai dire, en découvrant cela, au départ, ces silences, ces pauses bizarroïdes m'ont paru être utilisés afin d'accentuer un certain mystère à l'intrigue. Mais très vite, il s'avère que c'était bien pour faire rire. Pitoyable. Les gesticulations burlesques de Falk autour de Vaughn – dans la voiture ou dans le salon du bateau par exemple – sont tellement imbéciles et incroyables de grotesque que je ne comprends toujours pas comment ils ont pu penser que cela pourrait faire rire. Cette faiblesse dans la direction d'acteurs reste assez étonnante de la part de McGoohan, artisan habituellement autrement plus habile.

Le mystère est plutôt bien là. On se retrouve alors avec des dialogues ineptes, comme par exemple entre Columbo et Mac sur les origines écossaises de ce dernier, alors que le lieutenant n'a qu'une question à poser : « Pourquoi veux-tu que l'on t'appelle Mac ? » Mais non, rien de sensé ne vient. Situations improbables et ridicules. C'est comme le fou rire de Columbo à la toute fin, faux rire devrais-je dire. En fait, tout l'épisode sonne faux à cause de cette mise en scène ratée. À vouloir faire rire de force, McGoohan a fini par m'irriter. C'est tout juste si on n'a pas eu droit aux sous-titres Riez ici.

Vraiment dommage car dans le dur, dans le drame, les acteurs sont excellents. L'intrigue est subtile, pleine de rebondissements, et il y avait là de quoi faire un magnifique épisode pour clore la saison 5 en beauté.

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Crédits photo : Universal Pictures.

Images capturées par Sébastien Raymond.