Commando très spécial

8-05-01Le piège

LES ANGES DE LA MORT
(ANGELS OF DEATH)

Tournage : avril 1977

Diffusion : ITV, 15 septembre 1977 – TF1, 20 juillet 1979

Scénario : Terence Feely & Brian Clemens

Réalisation : Ernest Day

Terence Alexander (Manderson), Caroline Munro (Tammy), Michael Latimer (Reresby), Richard Gale (Pelbright), Lindsay Duncan (Jane), Pamela Stephenson (Wendy), Dinsdale Landen (Coldstream), Melissa Stribling (Sally Manderson), Anthony Bailey (Simon Carter), Annette Lynton (Pam), Moira Foot (Cindy), Christopher Driscoll (Martin), Hedger Wallace (Colonel Tomson), Jennie Goossens (Mrs Pelbright).

Résumé

Des agents au bout du rouleau sont dirigés habilement vers un centre de villégiature soi-disant régénérateur. Ils sont, en fait, manipulés, stressés et ils décèdent de mort naturelle peu de temps après leur sortie. Quarante-sept cas similaires ont été répertoriés durant les deux dernières années. Steed se fait passer pour un agent surmené et il se rend à ce centre de remise en forme …

Fin de l'épisode

Steed pense connaître le chemin pour sortir du labyrinthe : "Follow me, I know the way out... I think !"


CRITIQUES

8-05-02


Denis Chauvet

Avis : Un des épisodes phares de la seconde saison. Il a la particularité d’avoir un mélange de seconds rôles provenant de la série initiale et une pléiade de jolies filles qui rendrait un James Bond jaloux ! D’ailleurs, la confrontation Purdey – Tammy est savoureuse : ‘Tell me you've got a weight problem!". Joanna Lumley s’exprime en français avec un charmant accent dans la première scène. Steed est affecté par la mort d’un ami mais cela n’empêche pas l’humour d’être omniprésent dans cette aventure. Bien entendu, la scène dans le labyrinthe est un final d’anthologie des TNA et la question reste posée : "Que voulait dire Purdey à Steed ? ".

Avec le recul (nouvel avis, août 2012): Un grand moment des New Avengers, qui retrouve les vieilles recettes d’antan, à savoir une succession de morts inexpliquées (quarante-sept quant même !). L’épisode a du rythme et bénéficie d’une sacrée brochette de jolies femmes (ah, la délicieuse Caroline Munro) et d’un final inoubliable. Il est normal que ces agents de Sa Majesté se laissent prendre aux charmes de Tammy,  Wendy and Co. Le stress est un thème tellement d’actualité que les agents de France Telecom en ont autant que nos héros…Sûrement moins amusant néanmoins qu’à cette clinique, car j’ai toujours l’impression que les infirmières vont commencer à se dévêtir. Je dois confondre avec un autre film…Une histoire plus réaliste que les Old Avengers car Steed souffre de la perte hebdomadaire de ses amis (‘The show must go on’). Parmi les nombreuses scènes intéressantes, j’ai préféré Purdey et Steed à Paris (première incursion chez nous), la diabolique Tammy dans sa Mini verte, la rencontre Gambit/Jane pleine d’humour et le final dans le labyrinthe qui nous confirme que Purdey a une relation bien plus intime avec Steed qu’avec Gambit.  Un pur divertissement, avec un subtil mélange de suspense et d’humour, comme la réplique de Tammy en voyant Purdey : ‘Tell me you've got a weight problem!". Quatre melons.

Steed 3003 23 juin 2005

Après un début de saison particulièrement médiocre, à un Méfiez-vous des morts près, Brian Clemens se ressaisit et nous offre enfin un épisode digne de ce nom.

En effet, dans ce scénario, qu’il a écrit en collaboration avec Terence Feely (l’auteur du faiblard Pour attraper un rat), on retrouve enfin ce qui faisait le charme de la série originelle : du pur divertissement, jonglant habilement entre humour et suspense ; avec la touche réaliste et parfois amère qui nous avait séduits dans les premiers New Avengers. Le mixe est pour une fois parfaitement réussi. On peut observer d’ailleurs que la série s’inscrit dans une réalité nettement plus concrète et humaine que les old Avengers : ainsi, au détour d’une réplique, Steed nous fait part de sa mélancolie « It’s hideous the work we do » [Le métier que nous faisons est hideux] suite à la mort de son ami Manderson. Une réplique en parfaite cohérence avec l’évolution du personnage (déjà légèrement amorcée dans la 6e saison des old Avengers) pour le rendre plus mature, plus humain, qui avait trouvé son point d’orgue dans Méfiez-vous des morts. La série montre une nouvelle fois qu’elle est parfaitement ancrée dans son époque, notamment à travers la musique, les scènes dans la boîte de nuit (qui sonnent atrocement disco), ou alors la référence, plus implicite qu’autre chose, à une autre série phare des 70’s : Drôles de Dames (dont le titre VO est Charlie’s angels) [Les anges de Charlie] que l’on pourrait retrouver à travers le bataillon féminin, particulièrement sexy d’ailleurs, aux ordres du méchant, qui n’est pas sans rappeler le célèbre trio (montrant aussi une nouvelle fois la certaine américanisation de la série, contrairement à son illustre prédécesseur qui jouait sur son côté 100% british).

Pour ce qui est du scénario en lui-même, s’il reste cantonné dans les intrigues classiques (Steed, Purdey et Gambit enquêtent sur la mort étrange de nombreux agents de leur service), il sait ajouter quelques éléments surprenants (la façon de tuer ces agents est particulièrement ingénieuse ; superbe trouvaille que ce labyrinthe, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs la fantaisie de certains épisodes comme Jeux) qui permettent de joyeusement passer outre les quelques clichés éculés. Au final, l’épisode, notamment dans sa dernière partie, est réellement palpitant et nous offre parmi les meilleurs moments de suspense de la série. D’autant plus que ses multiples rebondissements sont parfaitement agencés. Son côté parfois ouvertement sadique (trouver la sortie du labyrinthe pour avoir un verre d’eau !) ne faisant qu’accroître l’angoisse du spectateur. Deuxième bonne surprise de l’épisode, c’est le retour fracassant de l’humour, de ces petites répliques pleines d’esprit qui font le bonheur des fans des Avengers. Et dans ce cas, on est royalement servi, bizarrement moins par Steed que par ses deux partenaires, surtout Gambit qui enfile les perles et autres commentaires sarcastiques (cf notamment la scène où il se fait pincer par l’assistante de Coldstream) avec un talent insoupçonné. Même si parfois cet humour est un peu facile, par exemple cette réplique, intraduisible dans notre langue, à la fin où il contemple le labyrinthe – maze en VO – et qu’il déclare : amazing [incroyable !], ces répliques font toujours mouche. En bref, voilà un scénario de haute volée, doté de dialogues brillants et sans longueurs, captivant de bout en bout.

Première réalisation de Ernest Day sur la série. Ce dernier à la carrière éclectique (réalisateur de seconde équipe sur L’Espion qui m’aimait et Moonraker, caméraman sur Lawrence d’Arabie, Orange mécanique et Le Docteur Jivago) fait ici un travail plutôt soigné, sans pour autant permettre à l’épisode de devenir le thriller insoutenable qu’il aurait pu être avec un rythme un peu plus présent. Néanmoins, Ernest Day se montre audacieux (les scènes de nuit superbement bleutées, les scènes « scintillantes » dans la discothèque, les flashs–back réussis de Steed…) et met astucieusement en boîte les scènes clés de l’épisode, notamment celles du labyrinthe (alternativement filmées en caméra à l’épaule, ce qui donne une impression d’étouffement, et en plongée, pour les sentiments de détresse). Les scènes mineures, particulièrement les nombreuses scènes de dialogue, sont filmées de manières beaucoup plus paresseuses et les quelques moments de comédie ne sont pas du tout maîtrisés (d’autant plus surprenant que Ernest Day avait travaillé sur la série des Panthère rose). Les scènes de combat sont quant à elles honnêtement filmées. Par ailleurs, la photographie de l’épisode, notamment au début à Paris, est agréablement léchée et chatoyante. Quant à la distribution, elle se montre globalement de bon niveau, surtout Macnee moins cabotin que d’habitude et jouant subtilement les effets de la drogue.

Dans les premières minutes de l’épisode, on pourra se gausser du français effroyablement phonétique de Purdey. Quelques minutes plus tard, on la voit d’ailleurs se déguiser avec Steed en hommes d’église dans un moment beaucoup trop court (il est d’ailleurs dommage que l’artifice des costumes, brillamment exploité dans Visages, n’ait pas plus souvent été utilisé dans la série). Par ailleurs, selon Steed, le menton de cette dernière est parfait. Nous apprenons aussi que Purdey a disparu un mois dans la jungle amazonienne (là d’ailleurs où avait été retrouvé le mari de Mrs Peel, cf Ne m’oubliez pas). Enfin, grande frustration de l’épisode : Purdey, croyant qu’elle va mourir, confie à Steed : « I want to tell you something » [J’ai quelque chose à vous dire]. Gambit les sauvant in extremis du danger, on ne saura finalement pas ce qu’elle voulait lui apprendre. On ne pourra malheureusement que conjecturer sur une déclaration d’amour… qui ferait écho au début de l'épisode quand Purdey enlève les pétales d'une fleur en disant : « He loves me, he loves me not…» [Il m'aime, il ne m'aime pas…].

Nous avons droit au début de l'épisode à quelques superbes extérieurs parisiens (Montmartre, Hôtel Georges V…), qui, même s'ils ont été vus mille fois ailleurs, restent toujours aussi télégéniques. Le reste des décors, si le labyrinthe et la boîte de nuit sont réussis, manquent désespérément d'imagination et de style.

Attention, attention, dans un même épisode nous avons le droit à deux « exubérances » de Steed : on le voit porter, avec grâce d'ailleurs, un œillet à son costume ; puis une paire de lunettes de soleil, qui lui donne un air de papy américain pas du meilleur goût. On remarquera aussi la sympathique veste beige de Gambit et la jolie, oui oui, tenue bleue clair de… Purdey.

Laurie Johnson a fait ici un travail plutôt satisfaisant, même si sa composition manque parfois de nerf.

EN BREF : Équilibre parfait entre humour et suspense, Les anges de la mort vous feront passer un excellent moment.

Estuaire44 7 juillet 2015

A l’ébaudissement général, voici que ressurgissent dans cet épisode la source agonisante et glissant une ultime précieuse information à Steed, ou encore le traitre/agent double de service. Un de plus ! L’extrême répétitivité des figures de style les plus éculées de l’espionnite obère désormais réellement le succès de New Avengers souffrant d’un manifeste épuisement de la créativité de leurs auteurs. Le thème du récit s’apparente d’ailleurs à un remake indirect de Cibles. Le joli et ensoleillé préambule montmartrois suscite toutefois une éclaircie, le dépaysement géographique signifiant au moins un renouvellement partiel des postures, dans un environnement fort bien mis en valeur. Prometteur pour la suite, le moment demeure trop bref.

Evidemment Clemens a trop de métier pour ne pas s’apercevoir qu’il ressasse, aussi va-t-il mener une double entreprise pour corser son scénario, avec des résultats pour le moins divers. Dans un premier temps, tout comme on recoure encore de nos jours de jolies femmes pour vendre voitures,  grille-pains ou jeux vidéo, Clemens déploie un bataillon de charme pour nous vendre son histoire. Evidemment, cela parle à l’œil et il existera toujours une part du public qui se contentera de cela. Toutefois les charmantes actrices, à commencer par l’adorable Caroline Munro brillent davantage par leur beauté et leur fraicheur que par leur finesse de jeu. Le combat entre Purdey et les sombres Amazones s’avère particulièrement décevant et minimaliste, loin de la spectaculaire férocité d’une Emma Peel face à ses adversaires du beau sexe. Surtout, que cette série, qui se montra naguère si originale et ambitieuse et qui aura su si bien exprimer la libération de la femme durant les Sixties, se trouve désormais réduite à ce procédé éculé pour épicer ses histoires, confirme un cruel épuisement narratif. Clemens visait les Drôles de Dames, au final il confirme ce guère drôle de drame.

Fort heureusement l’opus se trouve un argument autrement convaincant avec le Labyrinthe. L’idée renoue avec les dispositifs des Diabolical Masterminds de naguère tout en conservant cet part accrue de réalisme faisant le sel des new Avengers. Le récit baguenaude moins du côté la fantaisie et se montre plus âpre et inquiétant, tout comme lors de méfiez-vous des morts, même si l’intensité en résultant demeure moindre. L’idée du stress revêt également un cachet particulier en notre époque de burn-outs et de management par le stress. La série se montrez également pionnière en annonçant le beau succès de la très intéressante saga  des Cubes. Ces films de Science-fiction reprendront la brillante idée de Clemens d’un labyrinthe amovible déboussolant les captifs, tout en démultipliant le stress du fait d’une déstabilisante troisième dimension et à des pièges plus imaginatifs et pittoresques que le classique rapprochement des cloisons.

On regrettera toutefois le manque d’épaisseur des adversaires et des personnages secondaires, même portés par des acteurs de la série classique, réalisme accru ne devant pas rimer avec fadeur. Ce réalisme est également  à relativiser car la manipulation nécessitant un effacement de la mémoire consciente pour fonctionner (jamais explicité), l’on se dit que cela fait beaucoup en seulement 24 heures. Il n’en reste pas moins que les auteurs développent avec efficacité leur idée initiale on aime que Steed sorte épuisé de l’aventure, cela ajoute au crédit de l’ensemble et évoque l’excellent souvenir de Lavage de cerveau, en saison 3, où il avait été pareillement secouru in extremis par Cathy Gale.

EN BREF : Le thème du labyrinthe et du stress destructeur permet de renouveler un récit d’espionnage par ailleurs classique. Le recours facile aux jolis minois confirme par contre l’affaiblissement de l’inspiration chez Clemens.


EXTRAIT VIDÉO


Conduite accompagnée :

 

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Posted by Le Monde des Avengers on Friday, September 18, 2015

Délivrance !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

8-05-03


Tournage

o Les premières scènes de cet épisode ont été tournées à Paris : Montmartre (photos) et les alentours de l'hôtel George V. Purdey et Steed retirent leur déguisement dans la rue Quentin-Bauchart. Purdey parle d'ailleurs en français en VO : «Pouvez-vous me faire ma silhouette ?». Les critiques anglo-saxonnes (médisantes) soulignent que ce passage a été imposé par les Français pourvoyeurs d'argent pour la série !

Purdey Montmartre 1Purdey Montmartre 2

o La seconde partie de l’introduction fut tournée à Black Park Lake dans le Buckinghamshire. Celles de Pour attraper un rat et Méfiez-vous des morts !, censées également représenter la frontière avec l’Est, furent aussi filmées à cet endroit. 

Black Park Lake  1Black Park Lake  2

o La scène où Manderson s'écroule sur le volant avec Steed à ses côtés fut tournée à Southall, Greater London.

Southall, Greater London

Continuité

Détails

o Le passage des ordinateurs fait inévitablement dater l’épisode.

Les Anges de la Mort

o Steed, prisonnier dans le labyrinthe, a un flash–back : images des épisodes Commando très spécial , Le baiser de Midas (à gauche) et Cible (à droite).

Les Anges de la MortLes Anges de la Mort

o Deux épisodes consécutifs où Gambit fait une entrée remarquée par une fenêtre.

o La musique rythmée de conditionnement en boîte de nuit est analogue à celle de la soirée masquée dans Le baiser de Midas.

o Steed compare les cabines à UV avec la Californie : « Like California, in their less good summers ! » [Comme la Californie, dans ses moins bons étés !]. Une réplique d'autant plus savoureuse quand on sait que l'acteur lui-même habite en Californie.

Steed Californie

o Le nom du centre de remise en forme est Briantern Health Farm.

o La rénovation de l’appartement aperçue dans l’épisode précédent, Steed et la voyante, semble terminée.

Appartement Purdey

o Steed récite Alfred Tennyson, célèbre poète anglais de l’époque victorienne, à l’arrivée de Purdey dans le labyrinthe mais on ne saura jamais ce qu’elle a voulu lui dire…

Steed Purdey

Le  camion forçant le passage de la frontière est un Leyland Marathon, un utilitaire développé durant les années 70 et destiné à concurrencer les modèles étrangers, alors massivement importés. On aperçoit d’ailleurs clairement le nom Leyland sur le devant du camion. Il s’agit d’un autre exemple de la collaboration développée entre la série et ce groupe automobile, possesseur de plusieurs marques et ayant prêté la plupart des véhicules utilisés par les New Avengers. 

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Les ordinateurs utilisés par Purdey et Gambit autorisent un autre placement de produit. Il s’agit en fait de stations de travail ICL 7561. International Computers Limited fut créée en 1969, par la fusion de fabricants informatiques préexistants. Cette importante société britannique, souvent comparée à la française Compagnie Internationale pour l'Informatique (CII), travailla effectivement en relation avec les administrations, dont le Ministère de la Défense. Son déclin entraina son achat par Fujitsu en 1991, avant une cessation d’activité en 2002. La gamme 7500, dont l’ICL 7561 représenta le symbole, fut développée durant les années 70. L’ICL 7561 permettait une connexion performante à de puissants ordinateurs, tout en desservant quatre imprimantes (également aperçues dans l’épisode), un chiffre élevé pour l’époque. 

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o Les Anges de la Mort opèrent sous le couvert d’une health farm. Prisée en Angleterre, ce type d’établissement situé à la campagne accueille principalement des personnes désirant perdre du poids (régime, exercices…). Afin de tenir le rôle de tara King, Linda Thorson eut brièvement recours à une health farm.

o Evoquant, sans la citer nommément, celle qui occupe la première place de sa liste de personnes au-dessus de tous soupçons, Gambit désigne une photographie de la Reine. Elizabeth est représentée durant la cérémonie du salut aux couleurs, dite Trooping the Color. Egalement désigné comme The Queen's Birthday Parade, l’évènement permet à la garde royale de célébrer depuis 1748 l’anniversaire officiel du souverain britannique, le deuxième samedi de juin sur la Horse Guards Parade, sur Whitehall. Comme montré sur la photographie, Elizabeth présida à la cérémonie à cheval, de 1952 à 1987. Depuis elle a opté pour le landau ou le carrosse. 

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o Située à proximité de l’entrée du labyrinthe, une gravure est vue à plusieurs reprises en cours d’épisode. Réalisée en 1748 par le peintre et graveur William Hogarth (1697-1764), elle représente une scène des Actes des Apôtres, Paul de Tarse s’adressant à Félix, procurateur de Judée. L’original est conservé à la Tate Gallery. 

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Durant la conversation entre Steed et ses associés  évoquant la mort de Manderson, on aperçoit derrière Steed une superbe peinture de marine, représentant un affrontement. Le même tableau était apparu ponctuellement la saison précédente, à la gauche de la frise antique de l’appartement de Steed. Œuvre du célèbre peintre de marine George Hyde Chambers (1803-1840), il représente le bombardement d’Alger par la Royal Navy (aidée par la  flotte hollandaise), le 27 août 1816. Les conflits européens de la période impériale permirent à la piraterie barbaresque de se développer en Méditerranée. Le Congrès de Vienne demanda à l’Angleterre d’y mettre fin et de libérer les esclaves chrétiens. Le Bey d’Alger refusa d’obtempérer mais capitula après  que la flotte coalisée eut bombardé et détruit son escadre et ses batteries portuaires. .La tableau fut peint en 1836, à la demande de Lord Exmouth, commandant de l’expédition. Il est désormais exposé au National Maritime Museum, à Londres.

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Acteurs

o Caroline Munro (1950) est née à Windsor et elle a fréquenté une école catholique (qui l’eut cru ?). Une photographie dans un journal lui a ouvert les portes du succès dans les magazines de mode. Elle fit de brèves apparitions au cinéma (Casino Royale, le pastiche de 67 fut une des premières) dans des rôles parfois sans texte. Sex–symbol en Grande–Bretagne et actrice emblématique du film d'épouvante, elle a tourné dans L'espion qui m'aimait la même année que cet épisode : c'est elle qui fait un clin d'œil à James Bond/Roger Moore dans l'hélicoptère avant d'essayer de le torpiller !

Caroline Munro Caroline Munro

o Terence Alexander (1923) a débuté sa carrière en 1947 et il s'est surtout tourné vers la télévision dès le début des années 60 : Le Baron, L'homme à la valise, Les champions, Paul Temple, Amicalement vôtre, Mission casse-cou, Dr Who, Bergerac où il a un personnage récurrent. Il est l'inoubliable Piggy dans Voyage sans retour, saison 4 (Steed veut lui faire brûler la moustache). Il participa aux saison 5 - Meurtres distingués et saison 6 – Amour quand tu nous tiens…

o Dinsdale Landen (1932-2003) a fait carrière au cinéma, au théâtre et à la télévision. Il a joué dans Jason King, Poigne de fer et séduction, Thriller et un épisode de la saison 6 : Miroirs.

o Lindsay Duncan (1950) est une actrice écossaise très connue dans le monde du théâtre où elle collectionne les récompenses. Le rôle dans cet épisode était son second. On a pu la voir ensuite dans Dick Turpin, Poirot et récemment dans Rome, une saga se déroulant au temps de Jules César.

Lindsay Duncan

o Michael Latimer (1941) a participé à deux autres épisodes de la série : Le club de l'enfer, saison 4, et La dynamo vivante, saison 5. Également vu dans Le Saint, Les professionnels et Regan.

o Pamela Stephenson (1949) a débuté sa carrière en 1972. Elle est apparue dans de nombreuses séries dont Cosmos 1999, Target et Les professionnels. Elle ne tourne plus depuis 1987 et elle a obtenu un doctorat en psychologie.

o Melissa Stribling (1927-1992) a débuté sa carrière en 1952. Dans les années 60 et 70, elle participa aux séries The Avengers (Hunt the Man Down, saison 1, et L’école des traîtres, saison 2), Benny Hill, Amicalement vôtre. Son dernier rôle est dans Paris by Night (1988).

Melissa Stribling

o Pamela Stephenson (1949) est née en Nouvelle-Zélande et elle a commencé sa carrière en 1972. Avant cet épisode, elle tourna dans Cosmos 1999 et elle embraya ensuite sur trois épisodes des Professionnels, autre série de Brian Clemens dans des rôles secondaires (‘Nurse Emma’ et ‘Attractive Blonde’). Elle est maintenant psychologue dont la spécialité est la sexualité humaine ! Reconnue dans ce domaine, elle a fondé le Los Angeles Sexuality Center et elle reçut un doctorat en 2009 pour ses travaux de recherches. Elle a écrit de nombreux livres sur le sujet.

Pamela Stephenson

À noter que...

o Cet épisode est un pastiche de la série Drôles de dames. Le titre original, Charlie’s Angels appuie la référence.

o Des allures de James Bond dans cet épisode truffé de jolies filles (Caroline Munro dans sa Mini verte).

Caroline Munro

o Tout comme Purdey, James Bond est également victime d'une table de traction dans une clinique de remise en forme dans Opération tonnerre et son remake Jamais plus jamais.

o Cet épisode est deuxième du top 5 des meilleurs épisodes de la saison 1977 du livre The Avengers Dossier.

o L'image est partiellement floue lorsque Gambit et Steed rendent visite à Sally Manderson. Regardez par exemple Steed à  droite de l'écran.

Les Anges de la Mort

o Terence Feely et Brian Clemens ont écrit la pièce de théâtre des Avengers.

o Un jeu de mots intraduisible : Gambit s’exclame en voyant le labyrinthe (maze) : ‘Amazing !’ [Incroyable !].

Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.


Fiche de l'épisode Les anges de la mort des sites étrangers :

En anglais
http://theavengers.tv/forever/newave-15.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/newavengers/n15.html
http://deadline.theavengers.tv/NAS2-02-AngelsOfDeath.htm

En flamand
http://home.scarlet.be/%7Epvandew1/avengers/newav16.htm

En italien
http://www.serietv.net/guide_complete/gli_infallibili_tre/stagione_2.htm#18

En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/tna_angels.htm

 

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