Le dernier des sept5-13-03Rien ne va plus dans la nursery

UNE PETITE GARE DÉSAFFECTÉE
(A FUNNY THING HAPPENED ON THE WAY TO THE STATION)

Steed goes off the rails – Emma finds her station in life

Tournage : Terminé le 22 mars 1967

Diffusion : ITV, 15 avril 1967 – 2e chaîne ORTF, 20 août 1968

Scénario : Brian Sheriff (alias de Brian Clemens et Roger Marshall)

Réalisation : John Krish

James Hayter (Ticket Collector), John Laurie (Crewe), Drewe Henley (Groom), Isla Blair (Bride), Tim Barrett (Salt), Richard Caldicot (Admiral), Dyson Lovell (Warren), Peter J. Elliott (Attendant), Michael Nightingale (Lucas), Noel Davis (Secretary).

Résumé

Un agent n'est pas au rendez-vous à une gare de chemin de fer. Steed et Mrs Peel remontent la ligne et découvrent un complot visant à assassiner le Premier ministre.

Épilogue

Steed et Mrs Peel attendent la visite du Premier ministre mais, réalisant qu'ils n'ont pas voté pour lui, ils décident de ne pas le recevoir.


CRITIQUES

5-13-01

Denis Chauvet

Avis : Un scénario classique qui prend toute sa saveur à la sauce Avengers. Cette aventure aux multiples rebondissements permet à Steed et à sa partenaire de retrouver le monde du chemin de fer et les qualités de cet épisode ne lassent pas le fan lors de rediffusions. Seule, la fin, embrumée, peut décevoir. Les seconds rôles sont tous excellents – l’excentrique mais sympathique Crewe, le contrôleur, la mariée et le tueur à la mitraillette. Cette histoire légère agrémentée d’un humour omniprésent fait passer un agréable moment. Le combat à la fourchette est, de plus, un inédit ! Ne ratez pas la petite scène anodine : Crewe s’assied sur les genoux d’une vieille dame pour éviter le contrôleur. Mrs Peel à Crewe : "I’d like you to listen to this umbrella !".

Avec le recul (nouvel avis, janvier 2012): Il manque un je-ne-sais-quoi pour que l’épisode soit élevé au statut de quatre melons; le début est excellent, mais peut-être le classicisme de l’histoire et l’absence prolongée de Steed en plein milieu de l’intrigue (plus d’un quart d’heure) déçoivent. En tout cas, un très bon épisode néanmoins mais pas un des meilleurs de cette saison pour moi. Dans le domaine des chemins de fer, The Gravediggers de la saison quatre est un rail au-dessus.

Steed3003 29 mai 2005

Les scénarios réécrits, c'est le cas ici (cf. Informations complémentaires ) font rarement le bonheur du téléspectateur (voire par exemple, le script La poupée, épisode de la saison 5 de la série X-Files, tout d'abord écrit par le maître du suspense Stephen King, puis repris en main par le créateur de la série Chris Carter insatisfait du premier jet : au final un épisode particulièrement mauvais).

Brian Clemens a tout de même réussi à maintenir une certaine cohérence et homogénéité entre son travail et celui de Roger Marshall ; difficile de deviner qui a écrit quoi. Même si on pourra supposer que les répliques les plus clinquantes viennent de Clemens, spécialiste émérite du genre. On pourra aussi supposer que le corps de l'intrigue a été rédigé par Marshall et que Clemens a essayé d'enrober tout ça avec humour et panache. Nous avons en effet droit ici à un épisode qu'on pourrait qualifier de schizophrène : une intrigue médiocre (tous les ingrédients y sont réchauffés et ont été mille fois vus ailleurs : l'attentat du Premier ministre, le complot…) avec, malgré tout, d'excellents personnages et beaucoup d'humour. Cet épisode n'est pas pour autant aussi schizophrène que Les fossoyeurs (qui alternait scènes mythiques et ennui mortel avec affront) et réussit malgré tout à nous faire passer un agréable moment. Tout d'abord par ses répliques, dont une désormais célèbre (du moins, dans le monde des fans de la série, dont vous faites sûrement partie cher lecteur !) : Steed : "He tried to kill me" (VF : "Il a essayé de me tuer ")/Mrs Peel : "Antisocial" (VF : "C'est antisocial"). Des répliques du même genre, particulièrement drôles, pullulent dans l'épisode, entre l'humour grivois, comme l'amiral Cartney affirmant que la marine cherche finalement la même chose que les femmes : "More able bodied men !", légèrement altéré dans la VF par "Plus d'hommes pleins de vaillance" et le sarcastique (le devil mind s'adressant à Steed) : "I am going to blow up your prime minister !"/"Je vais faire disparaître à jamais votre Premier ministre", ce à quoi ce dernier lui répond avec humour : "How do you know which way I voted ?", "Qui vous a dit que j'ai voté pour lui ?". Une réplique qui trouvera d'ailleurs un écho amusant dans le tag final. La deuxième raison pour laquelle cet épisode nous fait passer un agréable moment, c'est aussi par ses personnages truculents. Si l'on se régale déjà du contrôleur mégalomane, avec Crewe, le mordu des locomotives (comme l'était déjà l'inoubliable Sir Horace Winslip dans Les fossoyeurs), on atteint le nirvana. Brillamment interprété par John Laurie (qui confirme d'ailleurs après son excellente prestation dans un des rares très bons épisodes de la saison 3, Plaidoirie pour un meurtre, qu'il est dans le haut du panier des nombreux seconds rôles de la série), ce personnage est un des meilleurs, sinon le meilleur, excentriques de la saison. Toutes les scènes où il apparaît déclenchent inévitablement le rire. Pour n'en citer qu'une, celle où il avoue à nos deux agents qu'une fois, après avoir raté son train, il a été obligé de prendre le bus est hilarante (à savourer en VO bien entendu, comme vous pouvez le voir en vidéo plus bas). Malgré tous ces points positifs, force est de reconnaître qu'après un début particulièrement alerte, l'intrigue manque de rythme et de nerfs. Son déroulement est trop stéréotypé pour convaincre et surprendre le spectateur exigeant que nous sommes devenus avec Le vengeur volant, Meurtres distingués ou Caméra meurtre.

On retrouve les forces et les faiblesses habituelles de John Krish dans cet épisode, sa dernière mise en scène pour la série. Commençons par les faiblesses : les scènes de combat (dont un remake au féminin du célèbre combat de Bons baisers de Russie dans un train qui aurait pu devenir culte dans les mains d'un Ray Austin) et les différentes scènes d'action (quand Mrs Peel doit sauter d'un train en marche, une scène à peine crédible) sont vraiment décevantes. Une lacune récurrente qui avait notamment entraîné un des bloopers les plus mémorables de la série dans Le mort vivant : la doublure de Diana Rigg en gros plan. On le regrette d'autant plus que, pour une fois, la bagarre finale, au milieu de la vapeur, s'annonçait vraiment originale (dans la lignée de celle sous des torrents de pluie – Dans sept jours le déluge). Elle ne devient ici qu'une scène vite expédiée, brouillonne et confuse. Pour les points forts : il reprend avec talent le style de la série, avec notamment un visuel léché, et l'interprétation est excellente (dont une Diana Rigg formidable de bout en bout).

Les nombreuses répliques de notre duo d'agents favori font souvent mouche. Mrs Peel doit se débrouiller seule pendant une bonne partie de l'épisode et réussira à déjouer les plans diaboliques du mastermind. Malgré tout, au dernier moment, elle appuie négligemment sur le bouton déclenchant la bombe visant à faire sauter le Premier ministre. Heureusement, Steed avait coupé les fils et rien n'explose ; il réussit ainsi à lui montrer qu'il est quelque peu utile dans leur partenariat. Dans cet épisode, on peut constater que le parapluie de Steed cache, en plus d'une épée, un micro. D'ailleurs, vous pourrez remarquer que Steed n'utilisera jamais dans la série, à quelques rares exceptions près, son parapluie pour sa fonction première. On notera enfin un superbe tag final, où nos deux compères posent un lapin… au Premier ministre ! Car ils n'avaient pas voté pour ce dernier, venu leur remettre une décoration en remerciement, et ont pris peur d'un long et ennuyeux discours. Un superbe pied de nez à l'académisme politique !

De nombreux décors tournant autour du train dans cet épisode, tous de facture classique, mais particulièrement soignés, comme ce wagon-restaurant savamment éclairé.

L'ensemble mauve de Mrs Peel (présent dans le gimmick d'ouverture, puis dans le tag final) est resplendissant. Comme son tailleur bleu clair par ailleurs. On est moins séduit par sa casquette blanche. Steed est toujours aussi élégant et raffiné dans ses différents costumes.

Après l'excellente musique, divinement 60's, de la séquence d'intro, le reste de la composition est moins enthousiasmant.

EN BREF : Un épisode bourré d'humour et avec d'excellents personnages, souffrant malheureusement d'une intrigue faiblarde. Trois étoiles quand même pour le charme de Mrs Peel et l'inoubliable Crewe.

 

Estuaire44 15 Septembre 2013

L'intrigue d'Une petite gare désaffectée pâtit de son écriture ayant été remaniée. Clemens s'est visiblement appliqué à plaquer des éléments lui étant propres au premier jet de Marshall, au lieu de dynamiser celui-ci et de procéder à une intégration fine. On sait à quel point est contraignant le respect des délais durant la réalisation d'une série télévisée, en particulier pour le showrunner. Il en résulte que la trame du scénario apparaît trop classique pour cette période de Chapeau melon et bottes de cuir, avec des éléments fantaisistes demeurant exogènes, comme la participation de Crewe en Excentrique élevé au rang de partenaire occasionnel de Mrs Peel. Par ailleurs la progression des événements se montre solide et comporte quelques bonnes idées (le système de morse ou le rare gadget du parapluie enregistreur). Mais le récit manque d'énergie et d'allant, et se segmente trop, jusqu'a devenir passablement laborieux sur le tard. L'épisode va cependant parvenir à conserver l'intérêt du spectateur.

En effet, comme pendant au Dernier des sept et à sa quasi absence de Mrs Peel, la majeure partie de Une petite gare désaffectée doit se passer de John Steed. Cela s'avère fatalement frustrant, mais le scénario évite de perpétuer les erreurs commises par l'opus précédent. La réapparition de Steed, pour classique qu'elle demeure, évite de générer la gênante artificialité qu'avait produite celle de Mrs Peel. Surtout, en lieu et place de la morne et impavide Hana Wilde, la talentueuse amatrice se voit associée au succulent et irrésistible Crewe. Cet enthousiasmant personnage, aussi drôle que, touchant et poétique, gagne encore en impact grâce à l'immense talent de John Laurie, probablement l'un des acteurs réguliers les plus doués et expérimentés de la série. Il anime ici l'épisode, tout comme il y parvenait lors de Plaidoirie pour un meurtre, l'un des meilleurs Cathy Gale. L'acteur parvient à ne pas lasser, un danger permanent pour les Excentriques dès que leur présence se prolonge. Le courant passe formidablement bien avec Diana Rigg.

Crewe permet également de développer l'autre atout de Une petite gare désaffectée : sa dimension ferroviaire. Au-delà de son aspect de passionnant documentaire d'époque (gares, trains, systèmes d'aiguillage,. etc.), nostalgique et très britannique, l'épisode retrouve avec un certain succès cette atmosphère de monde à part, à la fois évocatrice du voyage et de l'aventure, mais aussi au huis clos techniquement sujet à d'excellentes intrigues policières. L'immense Agatha Christie ne s'y est pas trompé, avec Le Train bleu ou Le Crime de l'Orient-Express, mais aussi Le Train de 16 h 50, exploitant tout comme ici l'idée de deux trains se croisant. Hormis Crewe, l'épisode  bénéficie aussi de rôles secondaires réussis, tels l'amiral ou le malheureux tombé au champ d'honneur, même s'ils ne parviennent pas à susciter autant l'enthousiasme.

Sans véritablement atteindre la dimension et l'aura d'authentiques Diabolical Masterminds, l'opposition se montre digne d'intérêt. Chaque caractère se voit plaisamment croqué et on apprécie le caractère décalé des "mariés", ainsi que le spectaculaire du mitraillage sadique ou la rouerie de la dame. L'étonnant chef de gang/contrôleur dégage une autosatisfaction volubile assez satisfaite et sa péroraison extravertie face à Steed rejoint avec humour la grande tradition du genre. Avant un tag audacieusement transgressif (que l'on imagine pas dans l'ORTF du Général), la confrontation finale se montre spectaculaire, une nouvelle fois cette saison sur un mode très voisin de celui de la série télévisée Batman (fumigènes compris). On y admire également la tenue noire de Mrs Peel, évoquant l'élégance de la saison monochrome et loin de l'horreur orangée du Dernier des sept.

EN BREF : L'absence prolongée de Steed et un dosage trop abrupt entre récit d'espionnage et éléments fantaisistes nuisent à l'épisode, qui peut néanmoins compter sur le talentueux John Laurie


VIDÉO

Rencontre avec Crewe


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

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Tournage

o L'agent Lucas est poursuivi dans Wembley Yard, juste au sud de Wembley Central Station.


Continuité

o La malle qui contient le corps de Lucas a été coupée. Elle est trop petite pour loger une personne.

o Crewe raconte à Steed et Emma qu’il a dû prendre le bus pour rentrer mais, vu qu’il n’y a plus de train depuis des années à Chase Halt, cela ne fait pas de différence !

o La gare de Chase Halt est, évidement, un studio, comme l’atteste le faux décor paysager en arrière-plan.

o  Steed a le parapluie sous son menton lorsque Salt le menace. On lui aurait donc laissé le déposer en évidence avant de l’emmener dans le wagon quartier général !


Détails

o Le journal que lit Emma Peel dans le train avant la bagarre avec la mariée est le même que lit Sir Andrew dans sa limousine dans La porte de la mort : titre de la première page "Prime minister returns to n°10".

o Steed lit "Cheaper Tackle" de Dr. Robert Bruce (Adam and Charles Black, 1966).

o On avait déjà vu l'imposante Rolls Royce Silver Cloud III blanche immatriculée CKP500C dans Les marchands de peur – (source : Voitures de rêve et séries cultes/éditions Yris).

o 4.7.67 est l’inscription découverte dans les affaires de Lucas. Cela ne correspond pas à une date comme le suggère Mrs Peel (4 juillet, l’indépendance américaine est un petit clin d’œil aux fournisseurs de dollars et montre encore une fois que la série avait perdu sa ‘Britishness’). C’est, tout simplement, une place dans le train.

o Une maquette de train est visible (très brièvement et en insert) lorsque Steed et Mrs Peel attendent Lucas sur le quai.

o La photo leurre de MAUD dans les affaires de Lucas, abréviation pour Microfilm And Unencyphered Document.

o Une réplique intraduisible du tueur après avoir liquidé Salt : "Late V.I.P., now R.I.P." .

o La musique de Remontons le temps est recyclée dans cet épisode, particulièrement lorsque Crewe croise le contrôleur dans le couloir du train.

  Acteurs – Actrices

o Isla Blair (1944) a également joué dans Le Saint, Département S, Jason King, Cosmos 1999, Doctor Who, Inspecteur Morse, Taggart, Inspecteur Barnaby...

o Richard Caldicot (1908-1995) a participé à Étrange hôtel de la saison 6. Également vu dans Destination danger (deux épisodes), Le prisonnier, Département S, Paul Temple, UFO, Bergerac, Les mémoires de Sherlock Holmes...

o James Hayter (1907-1983) a débuté sa carrière d'acteur en 1936, principalement dans des comédies.

o John Laurie (1897-1980) a joué dans de nombreux films dès les années 30, dont Les 39 marches et Q Planes qui a inspiré le personnage de Steed à Patrick Macnee. Il a participé à trois autres épisodes de la série : Mort d'un grand danois, saison 2, Plaidoirie pour un meurtre, saison 3 et Pandora, saison 6.

À noter que…

o Commentaire de Patrick Macnee pour cet épisode : "Âgée seulement de 26 ans quand elle nous a rejoints, Diana avait ce style de jeu techniquement très maîtrisé. Elle était vive, sûre d'elle, très créative et savait instinctivement comment une femme devait réagir dans une situation donnée, même s'il s'agissait de colère. Elle était tellement douée qu'elle a aiguisé mon sens de la comédie qui existait mais à l'état brut." (Source : DVD 4 de la collection Optimum, Granada Plus Points)

o Roger Marshall, qui n'avait pas apprécié la réécriture de son scénario par Clemens, demanda que son nom soit supprimé du générique. Clemens signa alors l'épisode Brian Sheriff.

o Une règle de la série est transgressée : l'apparition d'un policier en uniforme devant le train où le Premier ministre doit prendre place. Cinq règles adoptées par la production ont rarement été transgressées dans la série : pas de femme tuée, pas de sang, pas de pistolet pour Steed, pas de policier et pas d'acteurs de couleur !

o Les blagues dans le tag final indiquent clairement que le Premier ministre dont il est question est Harold Wilson (Premier ministre de 1964 à 1976) du parti travailliste. Sachant que Steed et Emma Peel n'ont pas voté pour lui, cela nous laisse supposer que notre duo est sûrement donc conservateur. Logique pour Steed, plus étrange pour Mrs Peel (source : The Avengers Dossier).

o Sur le DVD4 de la collection Optimum, Brian Clemens présente l’épisode entouré d’horloges. Il pose le livre The Complete Avengers pour expliquer l’origine du nom du scénariste : Brian Sheriff. Il en a écrit la moitié, commence-t-il par dire. Brian, c’est lui, et Sheriff est le ‘nom de plume’ de Roger Marshall. Ce dernier a écrit l’histoire mais Clemens ne la trouvait pas assez ‘weird’ dans le style Avengers et il l’a réécrite en partie (‘I rewrote a large proportion of it’). Marshall fut mécontent et d’un mutuel accord, le nom de Brian Sheriff fut choisi. Clemens évoque ensuite le succès de la série, toujours diffusée quelque part dans le monde depuis sa création, puis il cite les acteurs participant à cet épisode dont Isa Blair, qu’il avait envisagé pour être une nouvelle Mrs Peel, et Peter Elliott, champion de plongeon (ndlr : rappelez-vous le saut dans L’oiseau qui en savait trop). Il termine par mentionner le fameux code du train.

o Parmi les images de la galerie du DVD 4 d’Optimum, notons celles où Diana Rigg lit un livre entre deux prises, une cigarette à la main, et un cliché montrant Diana Rigg et Patrick Macnee, assis sur le cercueil de la gare et des feuilles du script dans les mains, John Laurie, debout, écoutant John Krish, le metteur en scène, lire une page du scénario.

o Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.

Télé Magazine

Télé Poche

Télé 7 Jours

Fiche de Une petite gare désaffectée des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel2-13.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/513.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-13-FunnyThing.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel40.htm
En italien
http://www.intrigo.net/Avengers/13col.htm
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_funny.htm