Une petite gare désaffectée5-14-02Le joker

RIEN NE VA PLUS DANS LA NURSERY
(SOMETHING NASTY IN THE NURSERY)

Steed acquires a nanny – Emma shops for toys !

Tournage : Terminé le 2 avril 1967

Diffusion : ITV, 22 avril 1967 – 2e chaîne ORTF, 27 août 1968

Scénario : Philip Levene

Réalisation : James Hill

Dudley Foster (Mr. Goat), Yootha Joyce (Miss Lister), Paul Eddington (Beaumont), Paul Hardwick (Webster), Patrick Newell (Sir George Collins), Geoffrey Sumner (General Wilmot), Trevor Bannister (Gordon), Clive Dunn (Martin), George Merritt (James), Enid Lorimer (Nanny Roberts), Louie Ramsay (Nanny Smith), Penelope Keith (Nanny Brown), Dennis Chinnery (Dobson).

Résumé

Des informations classées "top secret" semblent avoir été divulguées, bien que les dépositaires soient au-dessus de tout soupçon. L'enquête conduit les Avengers à une école de nounous et les amène à s'intéresser à d'étranges petites balles bicolores.

Épilogue

Les Avengers regardent dans une boule de cristal. Mrs Peel croit y voir le futur de Steed mais le message se révèle être : "Watch next week !" .


CRITIQUES

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Denis Chauvet

Avis : Sublime ! Tout ce qui fait la notoriété de la série se retrouve dans cet épisode : une histoire loufoque, un humour 100% British, un excentrique attachant et des acteurs de qualité. Tourné dans de beaux extérieurs au printemps 67, la campagne anglaise est, également, de nouveau à l’honneur. James Hill est égal à lui-même et nous retrouvons Patrick Newell dans un rôle, très convaincant, antérieur à Mère-Grand. La nounou à la mitraillette, l’agent Dobson, le pouce dans la bouche, et Steed, à quatre pattes, qui feint de retomber en enfance en imitant le chien sont de grands moments ! L’absence de vrai mastermind et les erreurs de continuité passent inaperçues dans un tel spectacle. Mrs Peel à Steed aux prises avec les landaus : "You’d make a dreadful daddy !" ["Vous feriez un horrible papa !"].

Avec le recul (nouvel avis, janvier 2012):Un excellent épisode loufoque mais pas ridicule, ce que seront, à mon avis, Clowneries et Le legs la saison d’après. Là, l’intrigue est farfelue mais il reste un semblant de sérieux dans le déroulement des péripéties. Beaucoup de scènes pittoresques font de cet épisode une excellente entame pour tout nouveau fan !

Steed3003 21 mai 2005

Après nous avoir régalés avec quelques-uns des meilleurs scénarios de cette saison, Philip Levene, chez qui l'inspiration ne faiblit pas, nous offre ici un véritable moment de bonheur.

En effet, son scénario pousse encore plus loin le délire qu'il avait déjà bien amorcé cette saison avec des épisodes comme Remontons le temps ou Le Tigre caché. Un scénario d'une drôlerie et d'une inventivité époustouflantes… Pourtant, cette histoire de régression infantile (dans le but de soutirer des secrets d'État, pas très original certes) aurait vite pu tourner au ridicule. C'était sans compter avec le talent de la plume de Philip Levene, qui apporte encore une fois énormément à la série. Les dialogues sont brillants, le rythme enlevé… On ne s'ennuie pas une seconde. Même si le schéma narratif (un meurtre dans la séquence d'ouverture, Steed et Mrs Peel sur les lieux, un second meurtre, ils trouvent un indice, etc.) est un peu usé, du moins quand on connaît bien la série, l'épisode se suit avec bonheur. Tout d'abord, il y a cette british touch unique à la série : c'est ici l'inévitable nanny (ne manquez d'ailleurs pas la scène où la fausse nanny en chaise roulante attaque Steed avec… une mitraillette, mémorable !). Mais c'est aussi le contraste entre ces gentlemen très anglais et donc très distingués qui, tout d'un coup, retombent en enfance qui fait tout le sel de cet épisode, donnant ainsi lieu à des scènes toutes particulièrement savoureuses. Un des points forts de Philip Levene est aussi sa galerie de personnages toujours aussi réussie. Il ne nous déçoit pas ici. Entre un marchand de jouets excentrique inoubliable (voilà bien là une des spécificités de la série, on verrait mal ce personnage dans d'autres shows), des politiciens incroyablement sérieux (et pourtant ravis de retrouver leur nanny), une nounou travestie (ce qui en choquera plus d'un !)… Difficile de faire la fine bouche. Seuls les méchants, finalement un peu trop communs par leurs caractères et leurs motivations dans ce monde avengeresque, déçoivent un peu. On retrouve d'ailleurs là une des rares faiblesses récurrentes aux scénarios de Levene, c'était aussi le cas dans Un tigre caché par exemple. Une des autres faiblesses du scénario est, finalement, le manque de suspense ; difficile de s'inquiéter un seul moment dans cet épisode au ton totalement absurde. Néanmoins, l'intrigue est suffisamment bien écrite et l'humour tellement présent, que cet aspect ne manque pas énormément. Par ailleurs, Philip Levene nous régale aussi de ses petites idées qui font tout le sel de ses scénarios : mettre une bombe dans un tuba, l'école des nounous (après l'école des gentlemen, dans Meurtres distingués de Brian Clemens)… Cette organisation donne d'ailleurs lieu à une chorégraphie avec des landaus des plus cocasses, encore une scène qu'il serait difficile de trouver hors des merveilleux sentiers de Chapeau Melon et Bottes de Cuir. En bref, un scénario pittoresque et remarquable, particulièrement comique et réjouissant, donnant lieu à un des nombreux chefs-d'œuvre de la saison 5.

C'est James Hill, un des meilleurs réalisateurs de la série (Le fantôme du château De'Ath, Le club de l'enfer et, dans cette même saison, l'excellent Caméra meurtre), qui assure ici la mise en scène. Une fois de plus, il se montre brillant à tous égards. Rompant avec la douce monotonie qui sévissait jusqu'ici chez les réalisateurs de la saison 5, il se montre légèrement plus original dans ses choix. Tout d'abord, en tentant plus de travellings (tous particulièrement réussis, notamment celui où on voit la camionnette de la nanny, puis la voiture de Steed arriver), en instaurant des cadres jusqu'ici jamais vus (cadrer aux genoux la nanny)… Même si ses prises de risques restent finalement limitées (un peu trop d'ailleurs au vu de ce scénario hors normes ; Sidney Hayers ira un peu plus loin dans l'innovation pour l'épisode suivant, Le joker), le spectateur exigeant appréciera. D'autant plus que l'épisode est visuellement très riche (le thème de l'enfance aidant), beaucoup plus d'ailleurs que le sera un autre épisode se rattachant malgré tout au même thème : Jeux. La photographie (notamment lors des scènes en extérieur savamment éclairées) est d'ailleurs somptueuse, jamais les personnages de la série n'avaient été si bien mis en valeur. Les scènes d'action sont plutôt maîtrisées dans l'ensemble avec, notamment, une agression de Mrs Peel dans un parking par une voiture, impressionnante. L'interprétation est, elle aussi, exceptionnelle, notamment pour les scènes de régression infantile, où les acteurs évitent soigneusement de tomber dans l'excès et le ridicule (ce qui n'est malheureusement pas le cas de la VF). On retrouvera ainsi, après Voyage sans retour et avant son rôle récurrent de Mère-Grand dans la saison 6, Patrick Newell, qui se montre excellent et plein d'humour dans sa composition (regardez la tête qu'il fait lors de son hypnose quand il retrouve sa nanny !). En bref, une mise en scène impeccable qui sert avec efficacité et intelligence le scénario.

Dans une courte scène de l'épisode, Steed doit s'occuper de bébés électroniques qui n'arrêtent pas de geindre. On voit alors avec délice celui-ci, peu à son aise, secouer frénétiquement les landaus avec un air horrifié pour faire taire les chérubins. Heureusement, sa partenaire arrive à la rescousse et calme les "enfants" en quelques instants. On voit aussi ce même Steed simuler une régression infantile à la fin de l'épisode : voir Macnee à quatre pattes, faisant "Grrrrr", vaut son pesant d'or ! Dans le tag final, Steed nous gratifie d'un "Madame Peel" (sic). D'ailleurs ce même tag prend, comme celui de Caméra meurtre, de délicieux airs de Clair de Lune quand Mrs Peel nous dit : "Watch next week !" (la VF rend moins bien cette allusion : "À la semaine prochaine !"). La pauvre, si elle avait su ce qui l'attendait la semaine suivante, elle aurait peut-être tenu sa langue…

Pas mal d'extérieurs dans cet épisode, des extérieurs classiques à la série : de grands manoirs plantés au milieu de la campagne anglaise. Toujours aussi agréable, d'autant plus que la météo devient plus clémente au fur et à mesure de l'épisode. On part d'un ciel grisonnant pour aboutir à un ciel bleu éclatant. Les décors sont dans la bonne moyenne de la série, avec notamment un superbe magasin de jouets, fourmillant de détails.

Diana Rigg est dans cet épisode plus belle que jamais (regardez un peu ce rouge à lèvres !), toutes ses diverses tenues (dans la lignée du début de cette saison) lui allant à ravir. Steed porte lui particulièrement bien le jean… Non, c'était une blague ! Seule nouveauté (enfin, si on peut dire), son costume est rayé (ce n'est pas la première fois, je sais, mais il faut bien que j'écrive quelque chose !) ; sinon, toujours aussi classe.

La musique est vraiment superbe, tout à fait dans le ton du scénario. On bénéficie d'une réorchestration enfantine très réussie du thème de la série.

EN BREF : Associer le meilleur scénariste de la série avec le meilleur réalisateur, vous aurez un petit bijou d'humour et d'inventivité. Encore un épisode exceptionnel pour la saison 5.

 

Estuaire44 15 Septembre 2013

Une nouvelle fois cet habile scénariste qu'est si souvent Levene manifeste une belle astuce, tant l'idée originale de l'épisode permet à cette saison 5 de renouer avec les riches heures de la précédente. En effet, tout en développant une histoire d'espionnage à la fois solide et plaisamment excentrique, cette évocation de la figure de la Nanny autorise une joyeuse satire de la haute société britannique traditionnelle. Le contraste établi entre ces dignes et quelques peu guindés gentlemen et leur tendre enfance instille un ridicule des plus cinglants. Les acteurs jouent parfaitement le jeu de ce grand hiatus, à commencer par un Patrick Newell toujours aussi succulent (et l'on sait par ailleurs à quel point Mother demeurera un grand enfant).

La mordante comédie développe également un piquant aspect psychanalytique, quasi hitchcockien, en ces années 60 voyant l'apogée d'une théorie freudienne encore peu contestée. Le Surmoi écrasant de l'establishment anglais se voit jeté bas par la drogue, afin d'assurer le triomphe passager d'un Ca insufflé par les pulsions infantiles. Un intéressant aspect de l'intrigue, habilement porté par une mise en scène elle même onirique, voire psychédélique par moments (couleurs tournoyantes du ballon). Une exposition des plus parlantes de la thèse de la prégnance de l'enfance sur le développement futur de l'individu et des pressions entre lesquelles oscille le Moi.

Le pétillant Levene pimente par ailleurs son récit de percutantes scènes humoristiques, comme cette évocation du faible penchant éprouvé par Steed pour la paternité (déjà entrevu dans Les Cybernautes), Steed en insupportable moutard, ce tag final volontiers malicieux, ou encore ce merveilleux Excentrique que représente Martin. Ses discussions avec Steed se montrent du meilleur cru et ajoutent encore de la causticité à la satire sociale. Sa fin assure également un grand moment d'humour noir, préfigurant le futur succès de Games. Mais l'intrigue ne se limite pas à un succession de scènes drolatiques ou étranges, car Levene sait mêler à son récit suffisamment de judicieux rebondissements et de scènes d'action, dont la tradition très Avengers (débutant dès Mort en vol) du spectaculaire et décalé mitraillage. La dimension d'espionnage se voit ainsi respectée, ainsi que ce mélange des genres assurant l'originalité des Avengers. Notre duo de héros est également mis efficacement en avant.

La réalisation du toujours inspiré Hill se montre également à la hauteur. Les décors reconstituant l'enfance, y compris lors d'un Mrs Pell, we're needed d'excellente facture, se montrent superbes et encore magnifiés par une caméra des plus suggestives. La musique et les sonorités coutumières de Laurie Johnson sont réorchestrées sur un ton de comptine enfantine particulièrement réussi, soutenant idéalement l'effet suscité. La présence menaçante et sans visage de la nanny revêt une allure de parfait cauchemar. Hill se montre par ailleurs toujours vivace et astucieux, notamment lors des vue de la nurserie. Encore une fois la saison 5 tire le meilleur parti de l'avènement du Technicolor, grâce aux ballons et autres superbes jouets, à l'irrésistible patine Sixties.

Et pourtant la réussite de Rien ne va plus dans la nursery ne résulte pas exempte de tous défauts, outre quelques vénielles erreurs de continuité. La supercherie du ballon drogué, aussi imaginative et spectaculaire soit-elle, devient réplétive à satiété, à force de redites à l'identique. Le procédé renforce ainsi l'impression d'une énième succession de forfaits comme ossature du scénario. On préfère de beaucoup l'imagination d'un Meurtres à épisodes sachant brillamment renouveler ses effets en permanence. On regrette également qu'auteur et réalisateur décident inexplicablement de nous priver de la représentation de l'enfance de Mrs Peel. Outre l'intérêt légitime porté au passé de l'emblématique héroïne, un décor de jouets féminins aurait apporté un renouvellement bienvenu. De plus cela aurait représenté une scène hors des entiers battus pour Diana Rigg.

On s'étonne également de découvrir qu'une unique nanny ait pu servir dans autant d'importantes familles, alors que sa fonction l'entrainait à demeurer de nombreuses années dans un foyer. Surtout on regrette l'absence d'un Diabolical Mastermind digne de ce nom, malgré la qualité d'interprétation de Dudley Foster. Goat demeure trop en retrait et quelconque et la scène le voyant grimé en femme, non seulement dépouille de son aura la Nanny maléfique, mais aussi immerge l'antagoniste du jour dans le ridicule (tout comme Blofled dans Les diamants sont éternels). Si on apprécie d'habitude le rituel voyant l'esprit diabolique se complaire à dévoiler son plan au héros, on se demande bien pourquoi Goat l'accomplit devant une complice fatalement au courant ?

EN BREF : Malgré quelques maladresses (pourquoi priver Mrs Peel de sa scène de retour en enfance?), le scénario demeure astucieux et porté par d'excellents acteurs.


VIDÉO

La nanny contre attaque !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

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Tournage

o The Guild of Noble Nannies se trouve à North Mymms près de Welham Green.

o La maison de Beaumont est Starveacres à Radlett. Déjà vue plus longuement dans Petit gibier pour gros chasseurs.

o La maison de Lord Webster est Hillcrest à Arkley (aujourd’hui démolie).

o La scène d’introduction a été tournée à Shenley et Arkley.


Continuité

o Comme très souvent, les extérieurs des maisons sont des faux, que cela soit la maison de Wilmot, celle de Lord Beaumont (à gauche), de Webster (à droite) ou de l’établissement GONN.

o La scène n’est pas filmée en continu lorsque Steed recouvre le corps de Dobson tout en parlant au général Wilmot. Lorsque Steed commence à dire que Dobson avait trois suspects,  il est appuyé sur le canapé avec le bras gauche, mais il est éloigné du canapé, les bras le long du corps, au plan suivant, quand il termine sa phrase.

o Ce n’est pas Diana Rigg qui se lance à la poursuite de Webster…

o Lorsque Steed place la bombe dans le tuba, elle retombe sous la fenêtre ; la déformation du tuba est donc exagérée lorsque Mrs Peel rentre dans la pièce. Une deuxième prise pour cette scène aurait été nécessaire !

o On retrouve le manège de la première scène dans le magasin de jouets.

o Comment Emma peut-elle connaître le surnom du général (Cuddles) vu qu'elle n'était pas présente lorsque Mr Goat (déguisé en Nanny Roberts) le révèle ?

o Steed a tantôt un costume gris tantôt un costume marron dans des scènes censées se passer en continu. Ainsi, il a un costume gris en découvrant le corps de Dobson chez Wilmot. Les Avengers vont chez Beaumont et Steed porte un costume marron en arrivant dans la Lotus avec Mrs Peel. Or, il a de nouveau le costume gris en pénétrant par la porte-fenêtre.

o Mrs Peel suit Webster de près et pourtant, elle arrive bien tard chez lui.

o Par quel hasard Mrs Peel se retrouve-t-elle à GONN ? La photo de Nanny Roberts n’a pas d’adresse.

o La doublure de Patrick Macnee est évidente lorsque Steed est filmé de dos dans le parc (séquence de l’attaque de la nanny à la mitraillette.)

o En discutant avec le général Wilmot, Steed ne porte pas de gants au début de la scène (visible sur DVD et écran plat) pour se protéger de la drogue mais en porte à la fin de la scène.


Détails

o Le fauteuil rouge du générique sur lequel s’appuie Mrs Peel se trouve dans la maison de Wilmot.

o Lorsque James redescend à la cave, il y a une saleté qui ‘frétille’ en bas, en plein milieu de l’écran.

o Bizarrement, deux figurants (alors que la charte de la série, totalement respectée depuis le début de la saison 1967, stipule spécifiquement l'absence de figurants) passent furtivement devant la caméra à 30'29" quand Steed revient au magasin de jouets.

o Reconnaissez-vous le cheval à bascule où est assis Frederick Webster lorsqu'il "retombe en enfance " ? Il a servi pour une photo promotionnelle de la série avec Diana Rigg et Patrick Macnee.

o GONN est l’abréviation de Guild Of Noble Nannies. L’inscription sur le panneau qualifie GONN ainsi : "Unsurpassed childcare for the nobility."

o Sur l’enseigne du marchand de jouets : "JW Martin & son & son & son. Est 1780". C’est un établissement pour les rejetons des "grands" de ce monde : "Toys for the offspring of the nobility."

o L’inscription Martin’s Toy Shop est sur les ballons.

o Sir George Collins habite à Park Mansions (Residents and visitors only, car park).

o Un passage ne peut être rendu en français. Lorsque Martin, le marchand de jouets parle des baby bouncers, il déclare à Steed : "They are GONN". Sans contexte, ce n’est pas évident et Steed comprend "gone" (même prononciation) qui signifie "parti" et répond : "Gone where ?" [Partis où ?].

o Il y a, semble-t-il, une grosse devil mind lorsque Mr Goat se présente. Steed dit qu’il recherche ‘Nanny…’ et avant qu’il puisse finir sa phrase, ‘Goat !’. L’agent au chapeau melon, surpris, demande à Mr Goat : ‘I beg your pardon ?’ et celui-ci répond : ‘I’m Goat, senior tutor’. ‘Nanny Goat’s Nursery est une bande dessinée décrivant une nurserie pour adultes avec des jeux très spéciaux….

o La superbe voiture à pédales se tenant derrière un Patrick Newell (Collins) retombé en enfance est une Rolls-Royce Silver Cloud II, fabriquée de 1959 à 1962. Comment une voiture alors aussi récente peut-elle prendre place parmi ses souvenirs d'enfance ?

o La superbe voiture de SirGeorge, dans laquelle il reçoit le fatidique ballon, est elle même une   Rolls-Royce Silver Cloud III, (1963 -1966), preuve d'une permanence du goût au sein de l'aristocatie britannique. La Silver Cloud fut le modèle central de la firme anglaise durant une décennie, de 1955 à 1966, avant d'être supplantée par la Silver Shadow.

o L'image traditionnelle de la nanny demeure effectivement indissociable de l'aristocratie britannique. Apparue au XIXème siècle et particulièrement présente jusqu'à la Grande Guerre, cette professionnelle certifiée était dotée d'une formation d'infirmière. Elle occupait un rang élevé au sein de la domesticité, gouvernant en propre les chambres des enfants ainsi que leurs dépendances formant la nursery. La nanny dépendait directement de la maîtresse de maison et se voyait accordée au moins une assistante, la nurserymaid. Le métier perdure de nos jours sous une forme modernisée, mais les familles y faisant appel sont désormais plus rares. Dans la pop culture la nanny reste présente comme synonyme de famille aisée de culture anglaise, comme l'indiquent Mary Poppins ou Nanny McPhee, voire Fran Fine. Le dernier Compagnon en date du Docteur, Clara Oswald, exerce en tant que nanny très contemporaine. 

Acteurs – Actrices

o Patrick Newell (1932-1988) sera Mère-Grand dans la saison Tara King. Le rôle de Mère-Grand le rendit célèbre (20 apparitions). Son physique lui permit seulement de jouer auparavant des petits rôles de vilains ou de comiques à la TV. Après les Avengers, il tourna principalement dans des productions secondaires. Il participa néanmoins à un épisode d'Amicalement vôtre dans le rôle du "fat man" ! Ayant perdu du poids de manière importante, il perdit en même temps l'intérêt qu'il pouvait susciter. Il devait prendre part à une convention à Birmingham le jour de sa mort.

o Dudley Foster (1925-1973) a joué dans deux autres épisodes de la série : L'heure perdue (saison 4) et Étrange hôtel (saison 6). Il a également tourné dans les séries Police Surgeon, Destination danger, Le Saint et Amicalement vôtre. Il s'est suicidé.

o Penelope Keith (1940) fait partie de la distribution (Nanny Brown) mais n'apparaît pas à l'écran. Coupée au montage ? Par contre, elle est la mariée dans Cœur à cœur (saison 4) mais n'est pas mentionnée au générique. Elle a également joué dans L'homme au sommet de la saison 6.

o Clive Dunn (1920) fut prisonnier de guerre pendant quatre ans en Autriche. Il a souvent joué des personnages beaucoup plus âgés qu'il ne l'était.

o Paul Eddington (1927-1995) connut le succès dans les années 70 avec la série The Good Life mais la série Yes, Prime Minister le fit star du petit écran. Le rôle d'un Premier ministre incompétent enthousiasma Margaret Thatcher qui le fit Commander of the Order of the British Empire. Souffrant d'un cancer, il continua néanmoins à faire du théâtre et à tourner pour la télévision, cachant sa maladie jusqu'au jour où la presse suggéra qu'il avait le sida.

o Yootha Joyce (1927-1980) lutta contre l'alcoolisme qui finit par l'emporter quelques jours après son 53e anniversaire. Elle buvait une bouteille de vodka par jour et elle décéda d'une hépatite alors qu'elle tournait la série George and Mildred. La co-vedette Brian Murphy était à son chevet. Également à l'écran dans Benny Hill, Le Saint, Jason King.

o George Merritt (1890-1977) a souvent joué des rôles d'inspecteurs au début de sa carrière dans les années 30. Il a joué vers la fin de sa vie dans les séries cultes britanniques Le prisonnier et Amicalement vôtre.

À noter que…

o La deuxième partie du sous titre "... Emma shops for toys !" sous-entend un changement du script original, car seul Steed fait des apparitions chez le marchand de jouets.

o Le surnom donné à Sir George Collins, Georgie Porgie, fait référence à une comptine. Vous trouverez le texte intégral accompagné de sa traduction sur Wikipedia .

o Patrick Macnee souligne que James Hill fut descendu deux fois en avion pendant la seconde guerre mondiale. Prisonnier au Stalag, il a reçu la Flying Cross. Le personnage Colin Blythe (interprété par Donald Pleasence) dans La grande évasion est basé sur son histoire. (source : DVD 4 de la collection Optimum, Granada Plus Points).

o Contrairement à ce qui est inscrit au dos de la jaquette DVD kiosque, ce n'est pas Robert Day qui a réalisé l'épisode, mais bien James Hill.

o Attention : il y a un bug au début de l'épisode. En effet, après la séquence d'ouverture, l'épisode se bloque à 4'07" pour revenir à 4'02", et ainsi de suite. Appuyez simplement sur la touche "avance" de votre lecteur DVD et vous accéderez au chapitre suivant.

o La voix française de Patrick Newell est différente de celle qu'aura son personnage Mère-Grand dans la saison 1968/1969.

o La série dure 136 heures 10 minutes (Source : DVD 4 de la collection Optimum, Granada Plus Points.)

o Parmi les images de la galerie du DVD 4 d’Optimum, notons celles où Patrick Macnee et Brian Clemens ont une discussion, amusante, semble-t-il dans le magasin de jouets, et le cliché montrant une caméra faisant un gros plan sur l’intérieur d’un landau.

o Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.

Télé Magazine

Télé 7 Jours

Fiche de Rien ne va plus dans la nursery des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel2-14.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/502.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-14-SomethingNasty.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel41.htm
En italien
http://www.intrigo.net/Avengers/14col.htm
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_nasty.htm