Un petit déjeuner trop lourd5-21-02La dynamo vivante

MEURTRES À ÉPISODES
(YOU HAVE JUST BEEN MURDERED)

Steed chases a million – Emma runs off with it

Tournage : Terminé le 2 août 1967

Diffusion : ITV, 28 octobre 1967 – 2e chaîne ORTF, 22 septembre 1968

Scénario : Philip Levene

Réalisation : Robert Asher

Barrie Ingham (Unwin), Robert Flemying (Lord Maxted), George Murcell (Needle), Leslie French (Rathbone), Geoffrey Chater (Jarvis), Simon Oates (Skelton), Clifford Cox (Chalmers), John Baker (Hallam), Les Crawford (Morgan), Frank Maher (Nicholls), Peter J Elliott (Williams).

Résumé

Des millionnaires sont rançonnés d'une étrange manière : leur meurtre est plusieurs fois mis en scène et simulé de telle façon qu'ils se résignent à payer, se sachant vulnérables.

Épilogue

Mrs Peel aide Steed à compter un million en pièces de "half penny". Il manque une pièce à Steed et Mrs Peel la lui offre : "You are now a self-made, fully fledged, half penny millionaire".


CRITIQUES

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Denis Chauvet

Avis : Cet épisode, au scénario à priori pas très Avengeresque, est caractéristique de la cinquième saison : répétitif mais surprenant ! Rarement, les histoires de chantage ont été orchestrées de cette manière dans d’autres séries. Pas beaucoup d’humour et, curieusement, c’est l’inoubliable vilain qui le manie admirablement dans cette aventure : "Dying is a very serious business. It’s so permanent !" Les seconds rôles sont tous très convaincants, à commencer par Skelton, le tueur froid, interprété par le futur Steed au théâtre, Simon Oates. Un épisode conventionnel, très dévalorisé pour cette raison chez nos amis anglo-saxons, qui reste un grand moment de la saison pour les fans. Sans oublier le plaisir de voir Mrs Peel grimper à l’arbre (je n’ai pas vu de doublure sur ce passage, cher collègue !).

Avec le recul (nouvel avis, février 2012): Un excellent épisode malgré les actions répétitives ; deux méchants cyniques, de l’action, avec le bref retour du cuir, et une atmosphère intéressante. Pour ses détracteurs, Mrs Peel/Diana Rigg est explicite même dans des scènes où elle ne dit rien : lorsqu’Unwin l'aborde à la réception et qu'elle a la bouche pleine de petits fours et une coupe de champagne à la main par exemple. Et quel délicieux cynisme lorsqu’elle se demande comment Jarvis va venir :’In a hearse ?’. Pour faire court, c'est possible d'aimer la série sans en apprécier une des participantes -Tara, Cathy ou Purdey- mais ce n'est pas possible d'aimer la série sans apprécier Mrs Peel! Au fait, contrairement à mon avis sur le site, j’ai effectivement vu cette fois Cyd Child grimper à l’arbre !

Steed3003 9 janvier 2007

Une histoire de chantage dans les Avengers ? Les scénaristes continueraient-ils à se tourner vers le désagréable passé des premières saisons après l’exécrable Petit déjeuner trop lourd ?

Heureusement, c’est ici Philip Levene le scénariste, gage, si ce n’est d’un excellent épisode, du moins de quelques sourires. Après la relative déception du Retour des cybernautes, Philip Levene reprend du poil de la bête. Le canevas de départ est tout sauf original, nous en conviendrons. Ce chantage de millionnaires pouvait légitimement inquiéter le spectateur. D’une part parce que ce genre d’histoires a été vu et revu à la télévision et au cinéma (on se souviendra notamment de Fantômas contre Scotland Yard). D’autre part, parce que cela nous rappelait les débuts chaotiques de la série, où les histoires de chantage étaient légion. Et pourtant, Philip Levene réussit le tour de force d’écrire une histoire aux tiroirs multiples et bourrée d’humour comme seule la série savait le faire. Même si l’intrigue reste de facture plutôt classique, elle a un côté ludique fort appréciable. L’idée de ces avertissements sous forme de meurtres, dont on ne sait jamais s'ils sont faux ou vrais, assure une tension omniprésente tout au long de l’épisode. Le suspense ne retombe ainsi jamais. On saluera aussi la qualité des dialogues, pleins d’esprit. En bref, les surprises s’enchaînent dans ce thriller particulièrement réussi.

Robert Asher avait fait un excellent travail sur L’homme transparent. C’est aussi le cas ici, même si après quelques agréables sursauts de mises en scène (Le retour des cybernautes, La chasse au trésor), on revient au style plus pantouflard que l’on retrouve dans la majorité des épisodes de cette 5e saison. C'est-à-dire des cadres soignés, pas trop de mouvements, beaucoup de plans américains et de plans moyens. Un style aussi agréable et confortable qu’impersonnel. Surtout pour une série où chaque épisode se veut être un vrai film à part entière. On reprochera ainsi à la réalisation de Meurtres à épisodes un aspect figé et un manque global d’ampleur, comme on l’avait déjà fait pour de nombreux épisodes auparavant. À remarquer toutefois, un superbe plan en ombres chinoises ! Les scènes de combat sont fort réussies, notamment celle se déroulant en milieu aquatique. Une première dans la série (cf vidéo) ! L’explosion finale est ridicule : on entend un boum, puis on voit un pneu avec de la fumée. Problème de budget ? On notera aussi quelques problèmes de doublures trop visibles, tare récurrente. Par exemple, lorsque Mrs Peel grimpe les murs de la maison de M Rathbone on distingue sans aucune difficulté Cyd Child. À croire parfois qu’il faudrait indiquer deux actrices pour le personnage de Mrs Peel, tant les traits de la cascadeuse nous deviennent, à force, familiers ! Au niveau de la distribution, Diana Rigg et Patrick Macnee sont en grande forme après le passage à vide d’Un petit déjeuner trop lourd. Rien de particulier à noter dans les seconds rôles : dans la bonne moyenne de la série.

Steed utilise un gadget pour tracer une victime du maître chanteur dans le dernier tiers de l’épisode. Un fait rarissime dans une série pourtant qualifiée (à tort et vous le savez cher lecteur !) de série d’espionnage. Par ailleurs, Steed serait-il numismate ? On découvre en effet dans le tag final qu’il possède 999 999 demi penny !

Beaucoup d’intérieurs cossus dans cet épisode, inévitablement puisque l’on y parle de racket de millionnaire. Voguant entre style classique (le manoir de Rathbone) et moderne (celui d'Unwin), ils sont tous extrêmement soignés. On remarquera aussi le repaire original du méchant, planqué dans une immense botte de foin !

La déception est de mise pour la garde-robe de Mrs Peel dans cet épisode, à croire que les costumières se sont concentrées sur l'emmapeeler en cuir tant attendu qui, il est vrai, fait toujours son petit effet. Le reste est pour une fois de bien mauvais goût. Que ce soit pour son manteau froufoutant blanc digne de Joséphine Baker cachant un vrai filet de pêche tout aussi blanc mais aussi son chemisier bleu à rayures, tout cela a bien mal vieilli.

La musique de Laurie Johnson accentue superbement les moments de tension, ne cessant jamais de jouer avec les nerfs des télespectateurs.

EN BREF : Un thriller plein de suspense et d’humour.

 

Estuaire44 15 Septembre 2013

On reproche parfois à l'épisode de se contenter de recycler l'un des marronniers du récit policier, le chantage crapuleux. Mais c'est minorer le remarquable travail de stylisation opéré par la mise en scène, au service d'une intrigue une nouvelle fois remarquablement astucieuse de la part de Levene. Tout comme La chasse au trésor avait dynamisé l'espionnite en recourant à la comédie échevelée, Meurtre par épisodes va pimenter le polar par l'Etrange. Une nouvelle fois la série excelle sur le mélange des genres, tout en variant ses effets, le procédé ne se limitant décidément pas à la seule immixtion de la Science-fiction.

Évidemment, le sel de l'épisode se constitue avant tout des énigmatiques simulacres de meurtres. Grâce à une imagination sans cesse renouvelée, Levene y détourne magistralement le rituel de la série consistant à aligner les assassinats comme à la parade. Cette prise à rebrousse-poil crée un suspense constant et déstabilisant, tout en étonnant par la variété des moyens utilisés. L'effet se voit encore démultiplié grâce à la réalisation hautement suggestive de Robert Asher. Le savoir-faire du metteur en scène, fruit d'une déjà longue expérience, s'impose à chaque plan, parfaitement associé à la musique de Johnson.

Robert est également le frère de Jack Asher, cinématographe et directeur de la photographie ayant fait les belles heures de la Hammer (The Curse of Frankenstein, Dracula, The Hound Of Baskervilles, etc.). Il est patent que Robert s'inspire de la meilleure tradition du genre -décors très travaillés, maîtrise de l'éclairage et des gros plans-, tout en sachant la renouveler et l'adapter au format télévisuel. Carrefour de différents talents, ces précieuses scènes bénéficient également de la remarquable interprétation de Simon Oates, parfait en incarnation de la mort inexorablement en marche, à la lisière du Fantastique.

Needle apporte lui aussi une vraie valeur ajoutée à l'épisode. Par sa mégalomanie satisfaite, ses interventions hors normes et l'originalité de son antre, il prouve qu'un excellent Diabolical Mastermind peut s'épanouir sans recours à la Science-fiction ou à des plans de domination mondiale. George Murcell, tout comme Oates, illumine l'épisode de son talent. L'esprit diabolique et le tueur infaillible reconstituent d'ailleurs avec réussite le tandem proverbial des James Bond. Par ailleurs, Levene n'hésite pas à s'aventurer sur le terrain de la satire sociale, opposant une ribambelle de patriciens lâches, cupides ou cruels à des surdoués se riant de leur puissance et de leurs protections. Sans l'aspect ignoble des meurtres et du chantage, on pourrait évoquer Arsène Lupin, mais Fantomas n'est pas loin.

L'ensemble de la distribution manifeste une indéniable saveur, à l'instar de Patrick Macnee et Diana Rigg, toujours davantage complices et euphoriques, alors que s'égrènent les derniers opus de leur formidable coopération. Mrs Peel se voit cette fois mise en avant, des cocktails des premiers cercles de la City aux remarquables scènes d'action mettant en exergue l'emblématique pont de Tyke's Water Lake. Pour une fois sa maestria dn matière de changement de vêtures semble prise en défaut, la robe de cocktail paraissant incongrue pour l'infiltration d'une forteresse, mais telle est la rude existence d'une talentueuse amatrice. Elle se rattrape avec le fastueux retour des tenues de cuir, avec une panoplie faisant honneur à cette grande tradition de la série. Jusqu'à l'affrontement final, Steed se contente de suivre l'action, mais les scènes entre Avengers pétillent réellement d'amusement devant la comédie humaine des puissants.

Quelques maladresses viennent toutefois relativiser le succès de Meurtres par épisodes. Il reste dommage que le sort d'Unwin demeurât flou, du fait de son importante implication dans les évènements. On regrette vivement que le duel entre Steed et Skelton soit aussi vite expédié, alors qu'il était attendu de longue date. Imagine-t-on Bons baisers de Russie avec la confrontation finale entre 007 et Red Grant limitée à un plan de deux secondes ? Surtout il est lamentable que l'excellent Needle connaisse une conclusion en forme de gros rire et de gag de cartoon hors sujet. La série est diffusée depuis relativement peu de temps aux USA et elle converge déjà vers Tex Avery, un spectacle certes appréciable; mais de nature différente. Alors que l'exercice laissait à désirer ces derniers temps, le tag final se montre lui remarquable, mais sans parvenir à effacer cette impression de gâchis.

EN BREF : Sensationnelles et jamais répétitives, les scènes de meurtres pimentent une habile intrigue également portée par deux méchants de grande classe et une corrosive satire sociale. Dommage qu'un gag hors sujet en sabote la conclusion. 


VIDÉO

Le combat aquatique de Emma Peel !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

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Tournage

o Le pont qui sert de point de réception de la valise, Bridge Farm dans l’épisode, apparaît notamment au générique de la saison Tara King (générique des armures). C'est le fameux pont à Tyke's Water Lake, Elstree maintes fois utilisé dans la série. Il est également visible, entre autres, lorsque Mrs Peel et Steed rentrent de soirée au début de Du miel pour le prince et lorsqu'ils se rendent à la base militaire dans L'heure perdue, tous les deux saison 4.

o Mrs Peel observe Rathbone se rendre à sa banque. La scène a été tournée à Watford.

o La demeure d'Unwin est Edgwarebury Hotel à Elstree.

o Unwin quitte ses bureaux et se retrouve menacé par Skelton. Scène tournée à Londres, Macdonald Road.

o Les scènes de filature ont été tournées aux alentours de Ridge.


Continuité

o On peut voir la roue d'une caméra travelling en bas à gauche de l'écran (surtout dans la version Dvd) lorsqu'Emma, tenant en respect un comparse de Needle, passe devant une meule de foin.

o Pendant la scène de bagarre dans la rivière, les cheveux de Mrs Peel sont successivement mouillés, secs puis de nouveau mouillés : plusieurs prises ont été nécessaires !

o Lorsque Mrs Peel grimpe les murs de la maison de Rathbone, on distingue sans aucune difficulté Cyd Child, la doublure (à gauche). Par contre, il est de notoriété publique que Cyd Child a doublé Diana Rigg dans la scène de bagarre sur le pont (voir ‘A noter que…’) ; pourtant, contrairement à certaines fois, le montage est très bien fait et ne laisse pratiquement pas apparaître le subterfuge (à droite).

o Lorsque Rathbone quitte la banque, ce n’est pas lui qui conduit. La doublure est bien plus jeune que l’acteur.

o Ce n’est pas Patrick Macnee qui arrive en Bentley chez Unwin. Les gros plans ont été tournés en studio (à gauche). Ce n’est pas non plus l’acteur qui conduit lors de la filature d’Unwin mais une doublure, Rocky Taylor ou Paul Weston (à droite).


Détails

o  La serrure de Jarvis semble avoir déjà été fracturée.

o La réception chez le millionnaire Unwin a lieu un 24 août à 17h30.

o Contrairement aux fameuses règles, il y a un peu de sang sur la chemise de Jarvis.

o Le lion qui a tant effrayé Sir Andrew (La porte de la mort) est à la porte de Rathbone !

o Emma donne à Steed une pièce d'un demi penny de 1947 pour faire son million.

o La Land Rover chassis court immatriculée 695EAC réapparaîtra dans L'invasion des terriens (source : Voitures de rêve et séries cultes/éditions Yris).

o Needle en anglais signifie "aiguille" : quoi de plus naturel que son repaire se trouve dans une meule de foin !

o Lorsque la Rolls de Skelton bloque Unwin dans le parking, on peut y lire : "No smoking – Tanks of vehicles not to be filled or emptied whilst in garage." [Ne pas fumer – Ne pas remplir ou vider les réservoirs des véhicules au garage.]

o Grâce à l’aide irremplaçable de Mrs Peel, Steed devient millionnaire, mais en demi-pennies ! L’épisode étant diffusé avant l’adoption du système décimal par le Royaume-Uni (1970), il faut encore 240 pennies, et non 100, pour valoir une livre. Il faudrait donc 480 fois la fortune de Steed pour payer la rançon d’un million de livres exigée par Needle !

o Pour atteindre le compte exact, Mrs Peel offre une demi penny de 1947 à Steed. Or, de nos jours, une telle pièce, en parfait état, est estimée à huit livres. Si son magot se constituait uniquement de demi-pennies de 1947, Steed serait aujourd’hui huit fois millionnaire en livre.

o Le demi-penny côté face (visible dans le carton) montre le souverain alors sur le trône, soit George VI (1936-1952), le père d’Elizabeth II et l’un des deux protagonistes du film Le discours du Roi 2010). Les termes latins entourant le visage signifient en abrégé George VI by the Grace of God King of all the Britons, Defender of the Faith and Emperor of India.

o Emma nous montre le côté face, avec la gravure d’un navire  représentant le Golden Hind (Biche dorée), le galion du fameux navigateur anglais Francis Drake. A son bord Drake réalisa le tour du monde, de 1577 à 1580, à travers le Détroit de Magellan et en pillant au passage les possessions espagnoles d’Amérique du Sud. Dans la culture populaire le Golden Hind est devenu le symbole de la domination maritime britannique. Il apparaît au générique du feuilleton à succès diffusé en 1963 par ITV, narrant cette épopée (Sir Francis Drake).

o La voiture avec laquelle Skelton manque de renverser Unwin est une Jaguar MKII. Ce modèle apparaît à diverses reprises au cours de la série.

o Unwin conduit une Reliant Scimitar GT. Cette gamme de voitures de sport connut un grand succès des années 60 aux 80.

o La voiture de Rathbone est une Lincoln Model L 3 de 1929. Ces voitures constituent la gamme de prestige de Ford depuis les années 20. Grâce à un don fait à la Maison Blanche, les Lincoln servirent aux parades des présidents américains de 1921 à 1993 (quand Bill Clinton préféra les Cadillac). La marque reste ainsi associée à l’assassinat de JFK, en 1963.


Acteurs – Actrices

o George Murcell (1925-1998) a surtout joué des rôles dans des séries télévisées : Destination danger, Le Baron (deux épisodes), Le Saint (trois épisodes), Les champions (deux épisodes), Amicalement vôtre, Jason King, Les professionnels, ainsi que Square Root of Evil, un épisode de la saison 1 des Avengers. De très brèves apparitions au cinéma dont des petits rôles dans le pré-générique d'On ne vit que deux fois et The Assassination Bureau avec Diana Rigg et Telly Savalas.

o Simon Oates (1932-2009) a joué dans L'homme à la valise, Département S, Jason King, Les professionnels, Bergerac. Il a participé à deux autres épisodes de la série : Le document disparu, saison 6, et Otage des New Avengers. En 1971, il sera John Steed au théâtre.

o Geoffrey Chater (1921) a débuté sa carrière en 1955. Il a joué également dans l'épisode À vos souhaits de la saison 6 et dans Le Saint, Département S, Les champions, Paul Temple, Jason King, Bergerac et plus récemment L'inspecteur Barnaby.

o Frank Maher est également présent dans les épisodes Le cinq novembre, Balles costumées et Les petits miracles (tous saison 3). Il est la doublure de Patrick MacGoohan dans Le prisonnier. Il a joué aussi dans Destination danger, L'homme à la valise, Le Saint, Amicalement vôtre, Cosmos 1999.

À noter que…

o La seule apparition (plutôt brève) d'Emma Peel en cuir durant la saison couleurs. Diana Rigg détestait ces combinaisons en cuir, raison pour laquelle elles ont disparu pratiquement de la saison couleurs. De plus, ce nouveau modèle à £400 n'a pas résisté à la bagarre près du pont. Cyd Child (la doublure de Diana Rigg) avouait que la tenue était définitivement "kaput" après la prise de la scène. (terme employé durant l'interview disponible sur les bonus DVD).

o Lors d’une des pseudos tentatives d’assassinat, Rathbone découvre que le fond de son verre indique que celui-ci contenait du poison. L’idée se voit reprise dans l’épisode The Girl Who Was Death du Prisonnier. Le Numéro 6 (bon, John Drake) connaît la même mésaventure dans un pub, la fatale Sonia se substituant à Skelton. Le fond de la chope contient d’ailleurs un intiulé proche des messages de ce dernier : You have just been poisoned.

o Introduction de Patrick Macnee : « Pour les télespectateurs qui voulaient revoir Diana en cuir, les producteurs ont décidé qu'Emma devrait peut-être avoir un nouveau costume en cuir noir moulant. Diana porte ce costume dans cet épisode. Un costume qui lui va très bien d’ailleurs ! On ne l’a jamais revue avec. Les coutures ne cessaient de se déchirer. » (source : DVD 6 de la collection Optimum, Granada Plus Points)

o Commentaire de Cyd Child : « Les costumes de Chapeau melon étaient toujours importants. Le public voulait que Diana porte du cuir à nouveau. Donc, le costume utilisé dans cet épisode fut fait en cuir noir moulant et coûta très cher. Je le portais pendant les bagarres et je n’arrêtais pas de le déchirer. La costumière me suivait partout, le recousant après chaque prise. On ne l’a plus jamais utilisé ensuite ! ». (source :DVD 6 de la collection Optimum, Granada Plus Points). La tenue en cuir coûtait £400 et elle n'était donc pas en double. Elle a craqué lorsque Emma-Cyd est menacée d'être balancée par-dessus le pont. Lorsqu'elle se saisit du bâton, la tenue est déchirée de toute part. Par chance, Diana Rigg avait tourné ses scènes avant Cyd Child. (source : Stay Tuned : The Perils of Cyd, Dave Rogers).

o Cyd Child doubla Diana Rigg dans la bagarre sous le pont (cf vidéo). Elle lutta avec le cascadeur Les Crawford qui, très blagueur, s’amusa à faire couler plusieurs fois la cascadeuse. Ce genre de scènes ne peut pas être vraiment répété et Ray Austin leur avait conseillé de faire des mouvements simples, d’apparaître puis de disparaître sous l’eau. (Stay Tuned : The Perils of Cyd, Dave Rogers) .

o La VF se montre comme toujours très fantaisiste. Lorsque le grand méchant de l’épisode, Needle, ["Aiguille" en français] se présente à l’une de ses victimes, il dit : « My name is Needle. No quips please. I’ve heard them all before. » Les sous-titres disponibles sur le DVD traduisent justement ce passage : « Mon nom est Laiguille. Épargnez moi les blagues d’usage. Je les ai déjà toutes entendues. ». En VF cela devient : « Je m’appelle Needle. Non, je vous en prie, vous ne m’avez jamais vu ! ».

o Un deuxième exemple de VF erronée : lorsque après son combat (cf vidéo) Mrs Peel demande à son assaillant : « Now take me to your leader or lead me to your taker. ». Les sous-titres nous indiquent à juste titre : « Conduisez-moi à votre chef ou celui qui pêche les gros poissons. ». En VF cela devient : « Maintenant menez-moi à votre patron, oui, que je vois la tête qu’il a. ». Le jeu de mots entre lead et take passe donc complètement à la trappe. Êtes-vous toujours sûr de vouloir continuer à regarder la série en VF ?

o Mrs Peel est également en cuir et en couleur dans le petit film promotionnel : The Strange Case of the Missing Corpse.

o Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.

Télé Magazine

Télé 7 Jours

Fiche de Meurtres à épisodes des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel2-21.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/521.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-21-Murdered.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel48.htm
En italien
http://www.avengers.it/21col.htm
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_justbeen.htm