Les Aigles

4-25-03 saison 11

 

  LES MARCHANDS DE PEUR
(THE FEAR MERCHANTS)

Steed puts out a light – Emma takes fright

Tournage: septembre 1966

Diffusion : ITV, 21 janvier 1967 – 2e chaîne ORTF, 9 juillet 1968

Scénario : Philip Levene

Réalisation : Gordon Flemyng

Patrick Cargill (Pemberton), Brian Wilde (Raven), Annette Carell (Dr. Voss), Garfield Morgan (Gilbert), Andrew Keir (Crawley), Jeremy Burnham (Gordon White), Edward Burnham (Meadows), Bernard Horsfall (Fox), Ruth Trouncer (Dr. Hill), Declan Mulholland (Saunders), Philip Ross (Hospital Attendant).

 

Résumé

Un homme se réveille. Il découvre stupéfait qu'il est au milieu d'un Wembley vide de tout spectateur. Commençant à paniquer, il s'écroule rapidement, en prise à une attaque nerveuse. Emma et Steed sont envoyés à l'hôpital où on l'a interné et y découvrent deux autres grands industriels de la céramique devenus tous fous dans des circonstances similaires. En rendant visite à leur associé, Steed découvre une lettre d'un fabricant d'un four révolutionnaire qui proposait une union industrielle des fabricants de céramiques. En interrogeant ce créateur de génie, Steed découvre que, suite au refus de tous les industriels de s'associer avec lui, il avait fait appel à une société qui se vante d'être capable, après analyse du marché, d'éliminer ses concurrents... Mais selon toute vraisemblance, elle utilise des moyens peut-être trop "définitifs" !

Épilogue

Emma trouve la phobie de Steed : manquer de champagne ! "I've run out. Not a drop in the place !"


CRITIQUES  

5-01-01


Denis Chauvet 30 janvier 2005

Les marchands de peur fut le premier épisode de la série à être réalisé en couleurs. Un tournant pour The Avengers mais, malgré l'innovation, cet épisode est remarquable par sa noirceur ! Steed et Mrs Peel nous avaient habitués à de d'humour même lorsque les circonstances ne s'y prêtaient pas (Les cybernautes par exemple) ; or The Fear Merchants n'a pratiquement rien qui puisse s'y apparenter : un manque évident !

Le thème de la phobie est magistralement exploité grâce à une excellente réalisation de Gordon Flemyng, pourtant novice sur la série (il coréalisera également Le vengeur volant). La scène d'introduction est restée dans toutes les mémoires : un œil en gros plan puis un visage, de l'herbe, une pelouse et un stade gigantesque ! Meadows en robe de chambre se tenant la tête à deux mains et le stade tourbillonnant autour de lui reste une image forte de la saison. La réalisation est véritablement le point fort de cet épisode ; les scènes de panique (stade, Rolls) sont superbement rendues et font même référence à Hitchcock (White et l'oiseau) mais de nombreuses autres scènes et plans sont également à prendre en considération : visage de Raven dédoublé, plan arrière de la Bentley avant la poursuite, phare de la Lotus Elan en arrivant chez Raven, gros plan sur la perceuse et le pistolet, tatouage de l'araignée, Steed et Mrs Peel de dos devant la Rolls... La musique oppressante de Laurie Johnson permet également de participer activement à la peur des victimes.

La distribution fait surtout la part belle à Patrick Cargill (Pemberton), excellent comme lors de la saison précédente (Cœur à cœur). Son interprétation d'un maître chanteur cynique est convaincante et fait de l'ombre à ses acolytes "Our territory is the mind, our merchandise is fear" [Notre territoire est l'esprit, notre marchandise la peur]. Garfield Morgan (Gilbert), l'homme de main redoutable, et Annette Carell (Doctor Voss), froide mais plus effacée, complètent ce trio sinistre. Bernard Horsfall (Fox) fait une courte apparition mais casse une brique d'un coup de karaté, réminiscence de son rôle dans Les cybernautes ! Comme toutes les critiques, je souligne le mauvais casting de Brian Wilde (Jeremy Raven), trop vieux (45 ans à l'époque du tournage) pour entendre Steed lui dire "You're extremely young..." ! C'est néanmoins l'excentrique de l'épisode qui apporte une petite touche d'humour avec sa machine qui ne fonctionne pas et sa recherche de la perfection "I can't stand the slightest flaw" [Je ne supporte pas le moindre défaut].

Les deux Emmapeelers de l'épisode ne réapparaîtront pas, à la demande des américains qui les jugeaient trop osés pour un programme familial ! La tenue bleue (avec des trous aux hanches pour poser les mains) a néanmoins servit à des photos promotionnelles qu'on retrouve sur de nombreux livres consacrés à la série ; la vert foncé, très "ventilée", est à admirer lors de l'entretien Mrs Peel-Dr Voss "Quite revealing, I assure you !". Mrs Peel porte brièvement la robe lilas que j'apprécie tant (voir ma critique Bons baisers de Vénus) dans la séquence "Mrs Peel, we're needed" et dans l'épilogue. Le passage avec la boîte de chocolats me fait penser à une séquence du même genre dans Les chevaliers de la mort.

La scène d'action entre Gilbert et Steed dans la carrière avec le bulldozer est bien filmée et suffisamment singulière pour faire partie des trouvailles de la saison (bien plus que la scène finale). Néanmoins, le plan montrant l'arrivée de la Bentley sur les lieux laisse apparaître la doublure de Patrick Macnee.

La courte poursuite entre la Bentley de Steed (remarquez l'Union Jack) et la Rolls de Crawley nous fait découvrir la toujours verdoyante campagne anglaise sur une musique très agréable de Laurie Johnson.

Peu d'échanges entre les Avengers dans cet épisode ; néanmoins dans la Rolls, Steed se demande "Indian or China ?", "Coffee" répond Emma. "Coffee it is !" et Steed chatouille Emma avec la plume trouvée chez White. C'est tout... et c'est trop peu d'où les trois chapeaux. Pourquoi s'attaquer aux magnats de la céramique ("ceramic tycoon") ?

Cet épisode, somme toute assez classique pour la saison cinq, vaut surtout pour son excellente réalisation et peut être considéré comme prémonitoire du monde actuel, même si l'élimination de la concurrence est ici prise au pied de la lettre. "Efficiency is hardly a crime !".

Avec le recul (nouvel avis, décembre 2011): Un très bon épisode, trois melons et demi, +0,5 par rapport à ma critique d’il y a six ans. J’ajoute que Raven est un personnage plutôt quelconque et, après la saison 4, bourrée d’humour et de devil minds, The Fear Merchants détonne mais c’est compréhensible vu le thème abordé. On peut regretter que la tenue verte à trous d’Emma Peel ne réapparaisse pas dans d’autres aventures….

EN BREF : Encore une bonne histoire de Philip Levene, servie par une excellente réalisation de Gordon Flemyng, qui ne laisse cependant pas de place à l'humour.

Steed3003 29 avril 2004

Cet épisode n'est pas très original : on nous refait le coup du stratagème Steed veut tuer sa partenaire, il reste cependant très efficace. En effet, il joue sur des peurs assez communes, mais le fait très habilement. Les différentes scènes qui parsèment l'épisode fonctionnent très bien. Les séquences d'action comptent parmi les plus réussies du show (une sera même réutilisée plus tard dans Homicide et vieilles dentelles – saison 6).

Les méchants sont très stylisés, un peu trop peut-être. Le partenariat entre Steed et Peel fonctionne parfaitement, la scène finale est très drôle. Il manque cependant à cet épisode le grain de folie qui fait les meilleurs épisodes de Chapeau Melon. Même si quelques personnages bien dérangés, comme le céramiste qui balance brutalement ses œuvres, rattrapent le coup.

EN BREF : Un début de saison efficace !

 

Estuaire44 15 Septembre 2013

Cette nouvelle saison s’ouvre avec la scène particulièrement spectaculaire du Wembley Stadium. Optimisation du site, caméra virevoltante et occasionnellement subjective, impact du bruitage, tout concoure à marquer les esprits. Malheureusement cette appétissante entrée en matière ne tiendra pas ses promesses, car il s’agit de l’unique passage réellement effrayant de cet épisode bâti sur la peur. En effet, Les marchands de peur va souffrir d’un scénario guère marquant (sans doute le plus faible de Levene), mais qui aurait néanmoins pu susciter quelques passages électriques. Hélas, la défaillance de la mise en scène de Gordon Flemyng empêchera de saisir pleinement cette opportunité résiduelle.

L’argument de Levene apparaît en effet singulièrement naïf. Comment croire qu’une aussi simple exposition à la source de ses frayeurs puisse instannément rendre fou ? Comme souvent dans les histoires de déstructuration psychologique, passer directement au résultat prive le récit de son sel. C’est bien le chemin parcouru qui s’avère intéressant, pour peu qu’il se charpente solidement, et non l’arrivée. Sur thème voisin, un épisode comme The Wringer l’a parfaitement compris, illustrant ainsi que l’ère Cathy Gale peut ponctuellement l’emporter en intérêt et en ambition sur celle d’Emma Peel. L’intrigue percute également de plein fouet l’écueil du poncif de la série, non pas ici de meurtres, mais de victimes, ce qui ne change rien au fond.

 C’est d’autant plus regrettable qu’en cela Les marchands de peur s’avère annonciateur, la saison 5 s’apprêtant à recourir bien plus fréquemment à cette béquille que la précédente, aux scénarios des plus variés. On note également certaines maladresses, comme le fait que Pemberton ne recoure pas à son arme de prédilection pour abattre Steed ou que la tentative de faire croire en la culpabilité de Raven soit aussi peu développée. Levene aurait plutôt du le composer pleinement en Excentrique, au lieu de demeurer ainsi sur un entre-deux improductif. De même, si Pemberton a la phobie de l’obscurité, on se demande bien pourquoi il porte des lunettes noires !

L’opus aurait pu se rattraper, au moins partiellement, sur l’impact des scènes de psychose. C’est tout le contraire qui se produit. Les quelques ficelles employées par Gordon Flemyng ne rendent jamais ces scènes suffisamment terrifiantes pour électriser l’opus, sabotant ainsi la crédibilité de l’ensemble auprès du spectateur. On se cantonne trop souvent au suggéré, comme pour la souris (bien isolée, alors qu’on sait que ce sont les meutes qui effrayent en l’espèce, Cf. Willard) ou l’araignée en plastique (on se situe loin de Dr. No). L’effet visuel demeure en deçà, paradoxalement au sein d’une série se situant parmi les plus novatrices de son temps dans le domaine de l’expression télévisuelle.

La scène du bulldozer reste finalement la plus marquante. Mais, outre le récurrent problème de la doublure trop visible, Gordon Flemyng botte en touche sur le moyen qu’à utilisé Steed pour sortir du gouffre, une dommageable facilité. La mise en scène sait cependant tirer parti du passage au Technicolor, notamment par des décors et paysages attractifs, ainsi que par une garde robe des plus variées  chez Steed et bien entendu Mrs Peel. Celle-ci arbore ses premiers Emmapeelers, particulièrement élégants et suggestifs, à l’inverse d ‘autres où elle se trouvera comme engoncée dans une armure.

Les scènes entre Avengers apparaissent relativement peu nombreuses mais instillent un humour et une complicité toujours aussi irrésistible. Outre l’introduction du fameux Mrs Peel, we’re needed !, l’opus bénéficie de l’heureuse innovation du tag conclusif humoristique, renouvelant la formule un brin usée des véhicules. C’est d‘autant plus vrai que celui-ci s’avère particulièrement rôle et malicieux, finement raccordé au thème de l’épisode. Le trio de vilains se montre également croustillant par sa folie froide prétendant à la supériorité de l’esprit, à l’image de leur antre dont le design glacé ne constitue qu’un mince vernis dissimulant la démence. L’excellent Cargill nous offre un nouveau succulent numéro, même si on peut légèrement préférer celui du sémillant Lovejoy.

EN BREF : Un scénario recherchant l'originalité, mais la mise en scène demeure bien trop atone lors des scènes évoquant la frayeur. 


VIDÉO


La découverte de la Rolls : attention aux doubles sens !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

5-01-03

Tournage

o Une grande partie de cet épisode fut tourné aux Studios Pinewood.

o Steed perd la trace de la Rolls de Crawley à Pinewood Road, tout proche des studios.

o Meadows se réveille dans le stade de Wembley.

Continuité

o Dans le premier plan, Steed aperçoit le chauffeur inanimé, il est sur le ventre et les bras le long du corps, mais dans le plan suivant, il est en chien de fusil.

o La plume trouvée par Mrs Peel n'est pas la même que Steed utilise pour la chatouiller : elle a doublé de volume entre deux plans successifs !

o La doublure de Patrick Macnee est très visible lorsqu'on le voit de dos conduire la Bentley.

o Lorsque White retourne dans son bureau après avoir entendu un bruit, la mappemonde sur la petite table à coté de son bureau tourne.

o Lorsque Steed et Mrs Peel arrivent dans la Lotus chez Raven, ce sont les doublures de Patrick Macnee et Diana Rigg qui sortent de la voiture, mais on retrouve les deux acteurs en haut des escaliers. Rocky Taylor, la doublure de Patrick Macnee, est très visible sur de nombreux plans lors de la scène dans la carrière.

o Steed arrive à son rendez-vous à 11 heures dans les bureaux du BEB mais il repart à…15h35 !

o La feuille prise de l’ordinateur par le docteur Voss concernant Mrs Peel n’est pas la même que celle dans l’insert en gros plan.

Détails

o Le stade de Wembley : Inauguré en 1924, ce stade nécessita 250 000 tonnes de béton armé et 1 000 tonnes d’acier. Créé initialement comme démonstration de la puissance de l’Empire (Empire Stadium fut sa première appellation), ses formes et dimensions audacieuses, ainsi que la ferveur du public londonien, en firent rapidement un temple du sport. Il accueillit ainsi les JO de 1948 et la légendaire finale de la Coupe du Monde de Football de 1966 opposant l’Angleterre à l’Allemagne. Le match se déroula à peine un mois avant le tournage de l’épisode ! Le stade accueillit également d’immenses concerts, mais, non conforme aux normes modernes, il fut démoli en 2002. Le nouveau Wembley Stadium fut inauguré en 2007.

o BEB signifie Business Efficiency Bureau.

o On peut lire plusieurs devises dans les bureaux de BEB dont "Motivation is the root of decision".

o On retrouvera l'imposante Rolls Royce Silver Cloud III blanche immatriculée CKP500C dans Une petite gare désaffectée – (source : Voitures de rêve et séries cultes/éditions Yris).

o Richard Meadows, retrouvé à Wembley en pyjama, dirige English Earthenware et Steed dit à Mrs Peel : ‘He’s one of our top dollars earners’ ; n’oublions pas que la saison couleur était une exigence américaine !

o Mrs Peel donne des notes sur 10 dans la VO à Pemberton mais sur vingt dans la VF.

o On retrouve la sculpture d'oiseau dans l'appartement de Mrs Peel (dans six épisodes). Elle était dans le bureau "Art Incorporated" de The Girl from Auntie.

 

 

Acteurs – Actrices

o Annette Carell (1929-1967) est née en Allemagne et a tourné dans des films anglais, américains et allemands. Elle est décédée à peu près un an après le tournage des Marchands de la peur. Son avant-dernière apparition est dans A, B et C, un épisode du Prisonnier. Également vue dans Le Saint et L'homme à la valise.

o Patrick Cargill (1918-1996) est également Lovejoy dans Cœur à cœur de la saison quatre. Il était un acteur réputé de théâtre et de comédie légère. Célèbre en Angleterre pour la série Father, Dear Father (1968 à 1973). Son seul rôle important au cinéma est dans La comtesse de Hong Kong, le dernier Chaplin (1967). Il tourna dans deux épisodes du Prisonnier (Numéro 2 dans Le marteau et l'enclume). Ami de Patrick Macnee, ce dernier rentra de Californie pour participer à un de ses shows (1972). Il a été tué par un chauffard.

o Jeremy Burnham a écrit cinq épisodes de la saison Tara King. Il fut également scénariste pour divers épisodes des séries Paul Temple, Les professionnels, Bergerac, Inspecteur Morse... Acteur dans les séries Destination danger, Le Saint, Amicalement vôtre… et deux autres épisodes des Avengers : Voyage sans retour (saison 4) et Ne m'oubliez pas (saison 6).

o Andrew Keir (1926-1997) est né en Écosse et a travaillé dans les mines de charbon jusqu'à l'âge de vingt ans avant de devenir acteur, souvent dans des rôles de militaires autoritaires puis dans des films d'horreur de la Hammer. Il a joué dans Les évadés du monastère (saison 6) ainsi que dans Les champions, Le Saint, Amicalement vôtre et Taggart.

o Garfield Morgan (1931-2009) fait deux autres apparitions très remarquées dans la saison 6 : Jeux et Noël en février. Il est l'inspecteur Frank Haskins dans la série Regan (1975-78) avec John Thaw dans le rôle titre.

À noter que…

o Deux Burnham dans la distribution (Jeremy et Edward).

o Cet épisode marque le début de l'introduction «Mrs Peel, we're needed» [Mrs Peel, on a besoin de nous] juste après le générique. Elle disparaîtra au cours de la saison sous la pression américaine exigeant plus de temps pour leurs «commercials» [publicités] !

o Sur le DVD1 de la collection Optimum, il y a des ‘episodes trims’ de cet épisode en bonus, des scènes sans son avec claps de tournage.

o Declan Mulholland (Saunders) apparaît dans la distribution mais n'a pas de rôle significatif dans l'épisode. On le voit brièvement dans la salle de gym essayer de faire des haltères ! Une coupure au montage a dû être effectuée.

o C'est le premier épisode à être produit en couleurs, mais c'est Bons baisers de Vénus qui sera diffusé en premier, le 14 janvier 1967.

o L'épisode est classé numéro un en Grande-Bretagne pour la saison 1967 et numéro deux pour toute la série en terme d'audience lors de leur première diffusion d'après Television's Greatest Hits.

o En VO, le générique du début est "mixte" (titre français mais distribution anglaise) et celui de la fin (de très mauvaise qualité) est français. Pas de sous-titre anglais.

o Édition Optimum: contrairement à la collection kiosque, l’épisode a évidement les génériques et le titre en anglais. Il est le premier sur le coffret Optimum (2010) car il fut le premier produit. Les épisodes sont divisés en quatre chapitres ce qui semble peu. 49’23 de durée contre 49’17 aux éditions françaises.

o Certains britanniques pensent que Tyler est…Patrick Macnee ! Et vous ?

o Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.

Télé Magazine

Télé Poche

Télé 7 Jours

Fiche des Marchands de peur des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel2-2.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/502.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-02-FearMerchants.htm

En flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel29.htm
En italien

http://www.avengers.it/02col.htm
En espagnol

http://losvengadores.theavengers.tv/peel_fear.htm