Rien ne va plus dans la nursery5-15-03Qui suis-je???

LE JOKER
(THE JOKER)

Steed trumps an ace – Emma plays a lone hand

Tournage : Terminé le 11 avril 1967

Diffusion : ITV, 29 avril 1967 – TF1, 2 septembre 1978

Scénario : Brian Clemens

Réalisation : Sidney Hayers

Peter Jeffrey (Prendergast), Sally Nesbitt (Ola), Ronald Lacey (Strange Young Man), John Stone (Major George Fancy).

Résumé

Emma Peel est invitée dans la demeure retirée d'un éminent joueur de bridge. Il est absent à son arrivée et elle fait la connaissance d'une étrange jeune femme. Des évènements bizarres et l'atmosphère pesante des lieux feront comprendre à l'Avengers girl qu'elle est tombée dans un piège…

Épilogue

Dans l'appartement de Steed, les Avengers font des tours de cartes. Steed joue au solitaire et Mrs Peel vient le perturber ! Steed décrète : "Solitaire is a game for one person". Mrs Peel lui répond : "I know, highly anti social !".


CRITIQUES

5-15-01

Denis Chauvet

Avis : Un épisode plébiscité par les critiques et les fans à juste raison. Grandiose et incontournable ! Le thème de la revanche est abordé subtilement et l’intrigue nous tient en haleine jusqu’à la fin. Une mise en scène impeccable, une musique de circonstance, des seconds rôles marquants et Mrs Peel déshabillée font de cette aventure un grand moment de la saison. Max Prendergast reste un méchant de référence dans la série, même s’il n’apparaît que quelques minutes. Le schéma traditionnel est brisé et Steed a un temps de présence limité. Pour cette raison, je ne pense pas que cet épisode soit représentatif des Avengers ; c’est un chef-d’œuvre un peu à part. La réplique du Joker est pour Steed lorsqu’il s’adresse à Mrs Peel au sujet de l’âge avancé de son hôte : "You know what rejuvenating effects you have !".

Avec le recul (nouvel avis, janvier 2012):Un véritable chef d’œuvre, pratiquement un petit film en soi et un des meilleurs épisodes de toute la série, même si Steed est en retrait. La série perd l’espace d’un épisode tout trace d’humour et produit un huis-clos, une histoire noire à suspense prodigieux qui met en évidence la beauté de Diana Rigg dans une tenue rouge inoubliable.   

Steed300314 mai 2005

Une nouvelle fois après Caméra meurtre, Brian Clemens centre l'épisode autour d'Emma Peel dans une formule qui n'est pas sans rappeler celle de L'héritage diabolique.

En effet, Le joker, contrairement à Caméra meurtre, tranche avec la légèreté des épisodes précédents. On retrouve l'ambiance lourde des premières saisons (pas étonnant, puisque cet épisode est un remake avoué, à moitié pardonné, de l'excellent Ne vous retournez pas, juste adapté au personnage d'Emma Peel). Cet épisode est l'un des plus angoissants et effrayants de la série, l'un des moins bavards aussi. En effet, les dialogues, malgré quelques incontournables pointes d'humour (on retiendra notamment le panneau indiquant à un Steed perdu dans le brouillard qu'il a une vue imprenable sur quatre régions !), vont au plus efficace. Pour une fois, Brian Clemens rompt avec son plaisir du bon mot et épure totalement la forme, le résultat à l'écran n'en est que plus réussi. En effet, on dit souvent que c'est le format même de la série qui lui permettait de toucher tous les genres (suspense, horreur, humour, western, absurde…), c'est totalement faux. À chaque fois, la série a su s'adapter pour aborder ce nouveau genre, en reprenant ses codes inhérents, tout en essayant de le renouveler et de l'accommoder à l'esprit du show (un des exemples les plus pertinents à cet égard est la parodie des détective stories de la saison 6 : Trop d'indices). Ainsi, beaucoup de clichés s'enchaînent : entre les personnages classiques de films d'horreur (la demi-folle, l'inconnu qui débarque, l'hôte absent…), le schéma classique de l'héroïne prisonnière d'un manoir perdu au milieu du brouillard, les bruits étranges… Néanmoins, encore une fois après Caméra meurtre, la série sait se moquer d'elle-même et c'est par là, bizarrement, qu'elle établit une sorte de connivence avec le spectateur et qu'elle devient séduisante et crédible. Dans une scène mémorable, le "mystérieux inconnu" énumère avec ironie l'étrangeté de la situation de Mrs Peel, pour lui avouer qu'il ne manquerait plus que les fils téléphoniques soient coupés, avant de s'apercevoir qu'ils le sont bel et bien ! Brian Clemens se révèle être un inattendu maître du suspense, tous les éléments s'enchaînent avec une logique implacable, tandis que le piège se referme progressivement sur Mrs Peel. Cette dernière est d'ailleurs sublime en héroïne (forte, 30 ans avant Buffy contre les vampires) de film d'horreur. Avec cet épisode, la série perd en (joyeux, il faut bien l'avouer) infantilisme, pour gagner en profondeur, jouant sur une palette d'émotions plus adultes, inexplorées jusqu'alors (voyeurisme, amour trahi…). D'ailleurs, une nouvelle fois, contrairement à Caméra meurtre où Z.Z. Von Schnerk marquait plus le spectateur par son outrance sans vraiment l'effrayer, le méchant de cet épisode, Prendergast, prend une dimension humaine inédite : autrefois trahi par Emma Peel, il est un des méchants les plus "compréhensibles" et les plus terriblement humains de la série (seul celui de Méfiez-vous des morts, dans les New Avengers, réussira à l'égaler à ce niveau). Brian Clemens innove aussi dans ses choix narratifs : jouer sur le contraste entre le faux standard Mein Liebe, Mein Rose et ce qui se passe à l'écran (X-Files pillera d'ailleurs joyeusement cette idée, notamment dans des épisodes comme La meute), englober l'histoire sur un fond romantique (les roses coupées, l'œil envieux et voyeur scrutant Emma Peel)… Toutes d'excellentes idées ! En bref, Brian Clemens surprend une nouvelle fois le spectateur en allant là où on ne l'attendait pas, voire plus, dans un épisode entre suspense et horreur particulièrement réussi.

Sidney Hayers nous avait déjà convaincu de son sens du suspense et du hors champ dans Le dernier des sept, il se montre ici largement à la hauteur de nos attentes. Tout d'abord, il tranche avec le certain conformisme dans lequel s'étaient installés jusqu'alors les réalisateurs de la saison 5, en cherchant, lui aussi, à surprendre le spectateur. Il joue astucieusement sur les miroirs, les bruits… Tout en laissant une grande part d'imagination au spectateur, en en montrant le moins, tel un M. Night Shyamalan, pour suggérer le plus. Un choix de mise en scène qui se révèle ici particulièrement efficace. Il parvient ainsi à instaurer une ambiance d'angoisse que nous n'avions quasiment jamais vue jusqu'ici dans la série (seul L'héritage diabolique avait aussi bien réussi). On est loin de l'ambiance plutôt légère de la saison. L'épisode se déroulant quasiment en huis clos aurait vite pu lasser le spectateur. Néanmoins, Sidney Hayers réussit à filmer ce décor unique sous tous ses angles avec inventivité et intelligence, on ne s'ennuie finalement pas un seul instant. Si le choix de la vue subjective pour symboliser le méchant commençait à devenir redondant lors des derniers épisodes, elle se révèle ici parfaitement adéquate pour caractériser l'aspect voyeuriste du méchant (comme ces effrayants gros plans sur les yeux de Prendergast d'ailleurs). Au niveau de l'interprétation, Diana Rigg est remarquable, dans un registre plus difficile qu'à l'accoutumée. Peter Jeffrey, même s'il apparaît finalement très peu dans le rôle de Prendergast, livre lui aussi ici sa meilleure composition de méchant pour la série. Seule l'interprétation de Sally Nesbitt, excessive jusqu'à agacer dans le rôle d'Ola, déçoit un peu. En bref, une réalisation largement à la hauteur de l'excellent scénario.

Cette semaine, Mrs Peel est une spécialiste du bridge ! La semaine prochaine, apprendrons-nous qu'elle est aussi une championne d'haltérophilie ? On découvre, au détour d'une réplique, que Steed danse le tango ! Nous n'aurons malheureusement jamais l'occasion de jauger son talent par la suite… Comme vous pourrez le constater, Steed est définitivement le fameux "joker" du titre pour Emma Peel, comme il le prouve dans une fin émouvante.

Le décor de Ne vous retournez pas était l'un des plus réussis et impressionnants de la 3e saison. Celui de cet épisode, tout aussi fastueux et soigné, ne démérite pas, même s'il lorgne plus vers l'ambiance films Hammer avec chandeliers, portes qui grincent, longs couteaux pendant dans la cuisine… À noter que le brouillard est superbement rendu tout au long l'épisode.

Mrs Peel est toujours aussi bien habillée, notamment dans sa robe violette, qu'elle porte quasiment tout au long de l'épisode. Le spectateur n'en est que plus ravi !

Le thème musical de l'épisode, qui fait directement penser aux meilleurs thèmes hitchcockiens, est inoubliable et inusable. Même s'il est utilisé à de nombreuses reprises, on ne se lasse pas de l'entendre, tant il convient parfaitement à l'épisode. Un de mes thèmes préférés de la saison, après celui de Chasse au trésor.

EN BREF : Encore un excellent épisode pour la saison 5. La série sait se renouveler et nous livre un petit film d'angoisse parfaitement maîtrisé.

 

Estuaire44 15 Septembre 2013

Remake particulièrement littéral de l'épisode Cathy Gale Ne vous retournez pas, Le Joker vient une nouvelle fois pointer du doigt le tarissement imaginatif caractérisant parfois cette cinquième saison. Entre suites, reprises directes ou relectures un peu plus ouvertes, un tiers des épisodes de la période s'affranchissent sans vergogne de toute réelle création originale, une proportion absolument considérable et sans équivalent depuis lors. Un phénomène d'autant plus dommageable que le choix de cette aventure de Mrs Gale ne s'imposait nullement. En effet chaque saison, monochrome ou couleur, de l'ère Emma Peel a déjà connu son chef d'œuvre plaçant l'héroïne seule face au péril des esprits maléfiques : L'héritage diabolique et Caméra meurtre. Ce type d'histoires ayant donc déjà été largement exploré, qui plus est avec un indéniable succès. Il s'avérait donc parfaitement superfétatoire d'y rajouter un opus. A la copie s'ajoute le doublon.

L'entreprise pourrait certes se justifier par un notable et indiscutable gain de qualité, visuelle ou narrative. Hélas, comme tant de fois cette saison, la réalité s'affirme bien davantage partagée. On reconnaîtra que, contrairement au fiasco quasi complet du Dernier des Sept, Le Joker sait maintenir l'intérêt global de l'intrigue en ne la grevant pas d'innovations contreproductives. Le récit conserve de ce fait nombre des qualités) caractérisant Ne vous retournez pas (dont la précieuse règle des trois unités), épisode particulièrement remarquable d'une saison 3 souvent sous-estimée On le regardera sans doute avec plaisir, pour peu qu'une bienheureuse ignorance empêchât toute comparaison. La mise en scène bénéficie aussi de l'accroissement des budgets et du progrès technique : élévation de la qualité d'image et introduction du Technicolor. Le travail de production (notamment la photographie et les décors) se montre d'ailleurs des plus soignés. Peter Jeffrey manifeste une remarquable présence, pouvant rivaliser avec celle de Maurice Good et les réactions d'Emma Peel apportent au moins une différenciation vis à vis de celle de Cathy Gale.

Toutefois, cette préservation globale se leste de nombreux défauts non négligeables, plaidant sans barguigner en faveur de l'original. Ne vous retournez pas représentait un modèle de récit horrifique, dont l'épure, tant visuelle que narrative, frappait particulièrement les esprits par sa vraisemblance. Le Joker cède continuellement à la tentation de sacrifier à une esthétique des plus tapageuses, à un excessif perpétuel (ces fleurs, ces meubles extravagants, cette chanson mielleuse au possible.). On veut impressionner davantage par l'épate et la débauche de moyens que par une relation réaliste des tourments de l'héroïne. Le spectateur se reconnaissait dans la terreur quasi panique de Mrs Gale, dont le réalisme trouvait écho en lui. Ici Mrs Peel demeure immuablement maitresse d'elle même, jusqu'à l'improbable. On préférait de loin sa déstabilisation de L'héritage diabolique, ou son humour narquois et brillant de Caméra meurtre. Emma Peel demeure une icone à la fois fascinante et irréelle, dont rarement l'aspect artificiel aura été autant souligné que durant cet épisode. A l'image de sa protagoniste, Clemens opte ici pour un onirisme dispendieux et sans finesse, en lieu et place de la crédibilité sans concession et si incisive de naguère.

A cette édulcoration générale s'ajoute l'évidente percée de l'américanisation de la série. On en fait souvent le reproche à la saison 6, mais Le Joker apporte une preuve tranchante que le mouvement est déjà à l'œuvre durant l’ère couleur d’Emma Peel. Il ne faut surtout pas prendre le public familial à rebours par un pur récit d'épouvante et la mise en scène gagne conjointement en conformité. On se coule dans le moule et la disparition de la remarquable et dérangeante scène d'expression visuelle de la folie de l'antagoniste se montre sur ce point des plus éloquentes. Ou comment faire regretter derechef l'imagination audacieuse de Peter Hammond. Ola et le jeune homme se voient repris sans réelle amélioration d'interprétation, mais avec l'ajout d'une confrontation lourdement explicative et très cliché. Il convient désormais de  prendre le spectateur par la main et tout lui raconter par le menu, au lieu de stimuler son imagination en recourant à l'ellipse. De même on lui mâche le travail et on s’attaque à la spécificité du récit en révélant le pot aux roses et l’identité de Prendergast avant la confrontation finale.

Par ailleurs le terme de Joker et le joli décorum de cartes à jouer évoquent  une nouvelle fois cette saison la série Batman, ainsi que sa Némésis préférée. Ola n’est d’ailleurs pas sans évoquer une Harley Quinn avant l’heure ! L’esthétique de la série en couleurs converge décidément vers celle des Comics. Il n’y d’ailleurs pas jusqu'au déshabillé de Mrs Peel qui évoque celle des Pin-ups. Surtout le final complaira  à ceux appréciant l’aspect fusionnel de la relation unissant Emma à Steed, mais en renouant avant tout avec ce happy-ending si cher au grand public américain. La conclusion amère et si dramatiquement forte de Ne vous retournez pas, avec cette fêlure creusée entre Steed et Cathy, se montrait autrement audacieuse et transgressive (sans même parler de l’absence judicieuse de tag). Ici il s’en faut de peu pour que nos Avengers s’éloignent en entonnant l’une de ces chansons sucrées jusqu’au diabète dont Walt Disney a le secret.

EN BREF :Vis a vis de son original, cet énième remake apporte une élévation des moyens mis en œuvre, mais surtout une édulcoration globale du récit et de la mise en scène. L'américation de la série est déjà à l'oeuvre.


VIDÉO

Le harcèlement de Mrs Peel !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

5-15-02
 

Tournage


Continuité

o Lorsqu'Emma retourne dans sa chambre et trouve les roses, on aperçoit par deux fois l'ombre du bras d'un technicien sur le mur au-dessus du lit.

o C’est Rocky Taylor, la doublure de Patrick Macnee, qui tombe dans l’escalier.

o Le bouton du milieu du manteau de Mrs Peel est tantôt boutonné, tantôt déboutonné dans la séquence post-générique.

o Ce n’est pas Diana Rigg qui conduit la Lotus Elan en route pour la demeure de Sir Cavalier Rousicana.

o Lorsque Emma s’entretient avec le jeune homme, elle se trouve près de l’armure et l’individu est appuyé sur la rampe d’escalier. Dans un gros plan, c’est pourtant Mrs Peel qui est appuyée sur la rampe ; une erreur de montage car elle est dans cette posture un peu plus tard, quand le jeune homme prend le combiné pour téléphoner.


Détails

o A qui appartiennent les mains dans la scène d’introduction ?

o Le tuba, explosé dans l’épisode précédent, est de nouveau dans l’appartement de Steed.

o ‘Sir Cavalier Rousicana’ ‘Sounds like an opera’ décrète Steed. C’en est un de Pietro Mascagni, "Cavalleria rusticana".

o ‘How would you like me to tuck you up?’ est la devil mind de l’épisode ; ‘to tuck up’ voulant dire relever ou retrousser une jupe, ce qui perd beaucoup dans la VF!

o Le journal de l’introduction s’intitule : Bridge players’ international guide. C’est le numéro de juin (June) et l’article écrit par Mrs Peel a pour titre Better Bridge with Applied Mathematics.

o IBPC est l’abréviation pour International Bridge Player Convention. L’hôte des lieux est censé s’être rendu à cette réunion.

o Les paroles de la chanson Meine Liebe, Meine Rose sont sur le site de David Smith (avec la traduction en anglais). Le disque est édité par Deutsche Phon (référence manifeste à Deutsche Gramophon !).

o La musique est souvent inédite, mais on peut entendre un thème connu de la saison 4 juste après la chute de Steed dans l’escalier.

o La maison est la même que celle de l'épisode Le dernier des sept.

o Mrs Peel lit le livre Trump Hand. "Trump" signifie "atout" en anglais.

o La chanson qui rythme cette histoire comporte une erreur de déclinaison dans le titre. En effet, sur le disque, nous lisons Mein Liebe, Mein Rose, alors qu'il faudrait lire Meine Liebe, Meine Rose ; die Liebe et die Rose sont féminins en allemand.

o Qu’est-ce qui bouge dans le drap de lit ?


Acteurs – Actrices

o Peter Jeffrey (1929-1999) a participé à trois autres épisodes de la série : Avec vue imprenable (saison 4), Jeux (saison 6) et Le château de cartes (TNA). Il était un acteur talentueux et reconnu. Un grand comédien britannique. L'un des plus grands méchants des Avengers : les personnages de Prendergast du Joker et Bristow de Jeux sont mémorables. Diplômé de Cambridge, son répertoire allait du théâtre classique aux comédies télévisées. Il travailla avec les plus grandes compagnies théâtrales dont la Royal Shakespeare Company. Il est décédé le jour de Noël 1999 d'un cancer de la prostate.

o Ronald Lacey (1935-1991) débuta sa carrière en 1961. Il est célèbre pour son rôle de nazi dans Les aventuriers de l'arche perdue (1981). Il a également tourné dans Firefox (1982) avec Clint Eastwood. Il a deux autres participations remarquables dans la série : Le legs (saison 6) et le personnage de Hong Kong Harry dans l'épisode des TNA, Le baiser de Midas. Également à la TV dans Département S, Jason King, Poigne de fer et séduction, Colditz, Regan, Le retour de Sherlock Holmes, Bergerac

o Sally Nesbitt a très peu tourné à part son autre apparition remarquée dans la série au début de l'épisode Bizarre, saison 6. Présente également au cinéma dans l'excellent Le Clan des Siciliens (1969).

o John Stone (1924) est un acteur gallois. Il a participé à deux autres épisodes de la série : Le marchand de secrets (saison 3) et Du bois vermoulu (saison 6). Vu également à la télévision dans Le Saint, Les champions, Amicalement vôtre

À noter que…

o Commentaire de Patrick Macnee pour cet épisode : "Les Avengers n'était pas une série à gros budget. Cet épisode, remake de Ne vous retournez pas avec Honor Blackman (saison 1963/1964), fut donc entièrement tourné en studio, les quelques extérieurs étant rajoutés par la suite. Cela arrivait souvent, mais n'affectait pas la qualité des scénarios." (Source : DVD 4 de la collection Optimum, Granada Plus Points)

o Dans la version allemande, Max Prendergast est autrichien et non allemand ; il a rencontré Emma à Vienne et non à Berlin ! Ce procédé était courant paraît-il en Allemagne dans les années 60 lorsque le "méchant" était allemand !

o Erreur DVD : au tout début du générique d'ouverture, si vous avez activé le bonus Suivez le chapeau de votre DVD, vous trouverez l'information suivante : "En Espagne, la série est intitulée Los Avengerdores". Aficionado de la série et visiteur régulier de notre site, vous aurez corrigé par vous-même l'erreur : en Espagne, la série s'intitule bien Los Vengadores.

o Sur le DVD4 de la collection Optimum, Brian Clemens présente l’épisode avec l’effigie de Mrs Peel et des cartes Joker. C’est le remake de l’épisode Don’t Look Behind You mais il préfère celui-ci car c’est sur film et en couleur. Il évoque les acteurs et, plus particulièrement, Ronnie Lacey et suggère que sa prestation dans cet épisode a peut-être influencé Spielberg pour lui donner le rôle dans Indiana Jones.  Cet épisode permit de donner un break à Patrick Macnee pour profiter de sa famille car le tournage se faisait cinq jours par semaine de 7 à 18 heures. La présentation se termine par la chanson, composée par Clemens lui-même et mise en musique par Laurie Johnson. 

o Parmi les images de la galerie du DVD 4 d’Optimum, notons celle où Diana Rigg et Ronnie Lacey sont assis sur les marches de l’escalier avec le script ; le cliché où les deux acteurs, une valise entre eux, écoutent le réalisateur et Diana Rigg faisant la clé de bras sur Lacey en répétition car elle a un manteau noir sur les épaules. 

o Au sujet de la chanson, "Mein Leibling, Mein Rose", Laurie Johnson composa la mélodie, Brian Clemens écrivit les paroles en anglais et Leo Birnbaum, un joueur de viole de l’orchestre, traduisit les paroles en allemand. L’engouement pour la chanson fut tel qu’un 45 tours dû être édité. Même Kim Novak écrivit à Laurie Johnson des Etats-Unis pour avoir un exemplaire. (Source : Mrs Peel, we’re needed).

o Un passage qui a émoustillé bien des fans des années 60 à nos jours…


Fiche du Joker des sites étrangers :

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel2-15.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/515.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-15-TheJoker.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel42.htm
En italien
http://www.intrigo.net/Avengers/15col.htm
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_joker.htm