Remontons le temps5-03-01Bons baisers de Vénus 

L'OISEAU QUI EN SAVAIT TROP
(THE BIRD WHO KNEW TOO MUCH)

Steed fancies pigeons – Emma gets the bird

Tournage : octobre 1966

Diffusion : ITV, 11 février 1967 – 2e chaîne ORTF, 16 juillet 1968

Scénario : Brian Clemens

Réalisation : Roy Rossotti

Ron Moody (Jordan), Ilona Rogers (Samantha Slade), Kenneth Cope (Tom Savage), Michael Coles (Verret), John Wood (Twitter), Anthony Valentine (Cunliffe), Clive Colin-Bowler (Robin), John Lee (Mark Pearson)

Résumé

Qui a pris des photographies aériennes d'une base de missiles pour passer les informations de "l'autre côté" ? Comment a-t-il procédé ? L'enquête mène les Avengers à une exposition d'oiseaux et à un studio photo. La piste semble remonter à un perroquet nommé Captain Crusoé. L'oiseau reste introuvable et, à chaque fois que les Avengers s'en approchent, les choses se compliquent…

Épilogue

L'épilogue est en deux parties à l'instar de celui de Remontons le temps. Mrs Peel reçoit une flèche accompagnée d'une note : "Are you busy right now ?" (reprise de la séquence "Mrs Peel, we're needed"). Steed l'invite à déguster un oiseau cuisiné dans du vin rouge… Mais il doit auparavant le chasser ! ("I haven't shot it yet !"). Ils montent dans une Vauxhall 1904 qui roule à l'envers ! À noter la tenue de Mrs Peel avant qu'elle monte dans la voiture : une combinaison violette avec des bottes blanches en jarretière et une sorte de masque blanc assorti !!! Personnellement, je préfère le bas au haut ! Cette tenue, comme deux autres portées dans Les marchands de peur, fut censurée par les Américains !


CRITIQUES

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Denis Chauvet 17 avril 2005

The Bird Who Knew Too Much est aussi ridicule que L'homme transparent, mais bénéficie de quelques scènes intéressantes qui le sauve d'un unique melon ! Vu son intrigue assez singulière, cet épisode souffre aux rediffusions, surtout que l'identité de Captain Crusoé est connue après moins de vingt minutes ! Les épisodes où le rôle vedette est tenu par une bestiole ne m'ont jamais passionné ; La mangeuse d'hommes du Surrey (saison 4) et Le monstre des égouts (saison 7) sont également très moyens (bien que le second cité ait de bons côtés).

L'histoire de ce perroquet introuvable capable de réciter sa leçon au tintement d'un triangle est assez simplette (mais peut être à retenir pour l'éducation nationale !) et ne permet pas de "tenir" quarante-neuf minutes ! Le summum du ridicule est la réflexion de Mrs Peel, qui dit reconnaître Cunliffe à la voix du perroquet ! J'ai repassé trois fois la scène et il y a autant de ressemblance entre les deux voix qu'il y en a entre Steed et l'autre type au chapeau melon dans le studio photo ! Que dire de la retranscription des photographies prises par les pigeons en discours à l'intention du perroquet ? Même pour The Avengers, la ficelle est trop grosse. On ne croit pas un seul instant que la nation est en péril !

Il y a néanmoins de très bonnes séquences dans cet épisode : la poursuite dans la scène d'ouverture, Steed à la morgue devant l'agent dans le ciment : "We share the same tailor; another hour or so, he would have been in a corner of a new supermarket." [Nous avons le même tailleur ; une heure de plus et il aurait fait le coin d'un nouveau supermarché !], Steed chez le photographe qui rappelle une scène identique de Cœur à cœur et découvrant son melon abîmé. Toujours Steed (il y en a que pour lui !) faisant le guet armé d'un jeu de dames, du Times et... d'une bouteille de champagne, of course ! Il nous démontre enfin qu'il sait manier son parapluie, une arme redoutable même contre une hache ! Quant à Mrs Peel, elle est espiègle au possible (scènes avec les oiseaux). La scène d'action chez Jordan pourrait être le clou de l'épisode mais elle est plombée par des doublures très apparentes ! C'est Cyd Child qui escalade le grillage (n'est pas Joanna Lumley qui veut) et qui court (une natte s'échappe brièvement de dessous la perruque) et c'est le cascadeur Peter J Elliott qui plonge... Bref, où est Diana Rigg ? Tout simplement emballée dans l'Union Jack (drapeau du Royaume Uni, soit dit en passant) et cela lui va très bien !

Les scènes entre Avengers sont source d'humour ; Steed expliquant à Mrs Peel que des plans sont passés à l'ennemi par le chas d'une aiguille ! "Ingenious ! ", "Except for the fact that the courrier laid down and rested in a haystack !", l'autopsie des graines au microscope : "Hammer !" et Mrs Peel devant une cage qualifiant le volatile :"definitely cretinous !".

Ron Moody (Jordan) est le second rôle le plus en vue de L'oiseau qui en savait trop malgré un temps de présence très limité. L'ornithologue excentrique est l'heureux possesseur de Captain Crusoe et fait la classe à ses élèves-oiseaux le plus normalement du monde : "They think I'm one of them !" [Ils pensent que je suis l'un d'eux.]. Le faux canari au sommet de sa toque est la cible idéale pour un tireur d'élite. John Wood (Edgard Twitter –"twitter" signifiant "Gazouiller") est également convaincant en dupé. Ilona Rogers (Samantha Slade) est mignonnette avec ses couettes, sans plus, et le DM (diabolical mastermind), Anthony Valentine (Cunliffe) insipide au possible ! Le véritable "vilain" de l'épisode est en fait Robin, l'homme de main interprété par Clive Colin-Bowler, tueur ricanant impitoyable à la mitraillette !

Mrs Peel a des tenues intéressantes allant de la robe légère sexy marine et violet à admirer principalement dans la séquence d'ouverture "Mrs Peel, we're needed" à des toilettes déjà vues dans Bons baisers de Vénus (la robe jaune, la combinaison et la fameuse robe lilas). Sans oublier la tenue excentrique de l'épilogue ! (voir plus haut).

La musique est très agréable tout au long de l'épisode et particulièrement pendant les scènes d'action (poursuite de Danvers et d'Elrick, séquence à la piscine et dénouement final) mais également durant les passages anodins (arrivée chez Pearson). Les extérieurs sont mis en valeur (scène d'introduction) par une bonne réalisation de Roy Rossotti à qui une seconde chance ne sera pas donnée.

Pourquoi Steed (assommé) et Mrs Peel (stratagème complexe) bénéficient-ils d'un traitement de faveur comparé aux deux autres agents ? "We need an alibi" n'est pas satisfaisant. Pour couronner le tout, Mrs Peel se fait de nouveau chloroformer, ce qui est en général le signe des mauvais épisodes ! Nous apprenons que Steed passe souvent par la fenêtre... ce qui sauve Mrs Peel "Lucky for you ! I'm a devious fellow" [Vous avez de la chance. J'ai l'esprit tordu ! ]. Cette habitude était déjà présente dans la quatrième saison, Cf. Un Steed de trop.

L'oiseau qui en savait trop est plutôt décevant malgré quelques situations et répliques intéressantes qui rendent ce volatile plus digeste que L'homme transparent ! The bird has flown.

Avec le recul (nouvel avis, décembre 2011): J’avais mis deux melons à l’élaboration de la fiche et je ne change pas et mes commentaires restent d’actualité. Néanmoins, l’intrigue m’est toujours indifférente avec ce piaf savant ridicule. Il reste le tueur cynique au pull-over (toujours) blanc, l’agent dans le ciment, Diana Rigg dans l’Union Jack, les tenues de Mrs Peel (introduction et tag surtout) et les échanges entre nos deux agents.

EN BREF : Cet épisode n'est pas un sommet de la saison cinq et on ne s'extasie pas à chaque diffusion, mais certains passages sont agréables.

Steed3003 23 septembre 2004

Après L'homme transparent, nous revenons à des choses plus terre à terre.

On pouvait craindre une nouvelle histoire d'espionnage dans un contexte de guerre froide, thème rébarbatif au possible nous l'admettrons, mais ouf ! Brian Clemens s'en écarte habilement et nous livre un scénario très sympathique, quoique totalement invraisemblable. Nous sommes dans Chapeau Melon ...

La réalisation est tout à fait classique. Il est souvent difficile de toute manière pour les réalisateurs de séries, et notamment ceux de Chapeau Melon, d'inscrire sa patte à un épisode. L'oiseau qui en savait trop est sans temps mort. L'épisode nous offre de plus un véritable festival Steed ! Dans l'ordre : Steed disséquant une graine de tournesol, Steed déjeunant sur un lac, Steed en mannequin, Steed faisant le guet avec une bouteille de champagne... Mrs Peel n'est, elle non plus, pas en reste : voir Diana Rigg en égérie de la mode ayant pour seul tissu le drapeau anglais est exceptionnel ! Leur tandem est encore très en forme, avec notamment une scène finale (dans laquelle ils recherchent le fameux Capitaine Crusoé dans une volière) très drôle.

L'humour est bien là, avec, de plus, l'inoubliable participation de Ron Moody en ornithologue excentrique. On remarquera aussi la belle tenue des scènes d'action particulièrement imaginatives et, pour une fois, sans aucun problème de doublures trop apparentes.

Décors et costumes, ainsi que les extérieurs, sont eux aussi réussis.

Enfin, la musique est excellente et sied parfaitement à l'épisode.

EN BREF : Un épisode qui remplit son contrat à tous les niveaux, même si, finalement, assez classique.

 

Estuaire44 15 Septembre 2013

The Bird Who Knew Too Much accomplit une véritable contre révolution, pour le moins étonnante sous la plume de Brian Clemens. En effet, l'espionnage par oiseaux interposés apparaît avant tout comme un prétexte peu consistant, intervenant finalement assez marginalement dans le vif des débats. Ces meurtres à la chaine nous valent des scènes d'un intérêt inégal et auraient surtout pu survenir pour n'importe quel autre sujet. La dimension avicole n'intervient qu'à titre cosmétique, décors et volatiles, contrairement au voyage temporel, moteur de l'intrigue précédente. La grande cage ressemble d'ailleurs beaucoup à celle d'Art Incorporated ! En fait, derrière ce transparent paravent, Clemens en revient au polar des années Cathy Gale, mais l'on ne traverse jamais deux fois la même rivière. L'épisode échoue à retrouver l'intensité et la densité des aventures d'alors, quand ce genre constituait l'ADN de la série, pour n'en proposer qu'une caricature sans âme.

Ce qui irrite particulièrement dans cette manœuvre demeure son arrière pensée. Car l'on assiste bien ici à une première et pesante tentative d'américanisation de la série. Hormis les références à Hitchcock, la personnalité américaine de la belle Samantha Slade se voit ainsi complaisamment soulignée à diverses reprises (allusion aux Marines, reprises grammaticales par Steed). Surtout,  l'intrigue se rapproche des canons appréciés outre Atlantique et qui triompheront dans les séries policières de la décennie suivante, loin des héros bondissants et des succulents génies du mal des Sixties britanniques. Le terne et quelconque Cunliffe constitue déjà un signe avant-coureur de ce mouvement, loin de nos Diabolical Masterminds. Il en va de même pour ses deux portes flingues, même si ceux-ci au moins se montrent amusants à l'occasion. Insuffisamment sophistiqués, Ils épargnent de plus Steed et Emma pour des raisons inconnues ou ridicules.

Quelques maladresses supplémentaires viennent encore grever l'ensemble, comme la trop durable séparation de nos Avengers. Par ailleurs leurs scènes en commun demeurent trop fonctionnelles (rapides échanges d'information). Malgré le talent toujours si éclatant de leurs interprètes, ils convergent eux aussi, certes partiellement, vers ces figures conventionnelles de policiers remontant des filières. Quel ennui. Quelques scènes surnagent toutefois, comme l'affrontement de la piscine (en partie plombé par une derechef visible doublure masculine de Mrs Peel) ou l’impromptue entrée par la fenêtre d'un Steed coutumier du fait. On se rappelle effectivement d'une semblable péripétie dans la chambre de Cathy Gale (Six Hands Across a Table). Évidemment un prélude, non à d'avenantes retrouvailles, mais plutôt à l'un de ces « échanges de vues » propres au dynamique duo de l'époque ! Mais The Bird Who Knew Too Much n'abrite certes pas la prestation la plus marquante de nos héros.

Au crédit de l'épisode, on accordera une production toujours de qualité, avec nombre de beaux décors et extérieurs, encore rehaussés par le Technicolor. Mais aussi la curiosité suscitée par l'apparition du premier véritable Emmapeeler. Les Excentriques perdurent, notamment cet amusant Twitter permettant la communication d'informations, donc quasi prophétique ! Jordan bénéfice de la divertissante prestation de Ron Moody, mais un savant  distrait ne représente certes pas un Excentrique original, il s'agit davantage d'une image d'Épinal. Le Savant Cosinus existait déjà en 1893. Le meilleur de l'opus réside sans doute dans la tonalité absolument Sixties de la séance de photographie, une fort jolie ouverture sur cette formidable décennie. Tout cela n'évite cependant pas à l'épisode de figurer parmi les plus faibles de la période.

EN BREF : Un retour sans brio aux récits d'espionnage des années Cathy Gale. L'argument ne convainc guère, de même qu'un adversaire dépourvu d'envergure. Reste une Emma Peel élevée au rang d'icône britannique.


VIDÉO


Mrs Peel enveloppée dans l'Union Jack !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

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Tournage

o L'extérieur de la maison de Jordan est Shenley Hall. Cette superbe résidence sera également le manoir d'Edgington dans La chasse au trésor.

o La piscine est celle de Splashland à Welwyn Garden City. Cette piscine, très populaire durant des décennies, a été récemment détruite. La construction d’une nouvelle, plus grande, est prévue.

o Cet épilogue est un des trois tournés à Beaulieu, dans le Hampshire (également les épilogues de L'homme transparent et Remontons le temps). Cette résidence de Lord Montaigu de Beaulieu, Palace House, remonte au XIVe siècle. Elle est bâtie sur le site de la principale abbaye cistercienne du royaume, fondée en 1204 et détruite durant la Réforme. Depuis 1952 elle est ouverte au public qui peut ainsi admirer la somptueuse collection de voitures anciennes de Lord Montaigu. Elle se compose de plus de 250 véhicules, remontant des origines de la voiture jusqu'au XIXe siècle et s’étendant aux années 30. Elle comporte également quelques curiosités, comme la Lotus Esprit sous-marine de L’espion qui m’aimait (1977). Les trois tournages eurent lieu le même jour (le 5 septembre 1966), et furent réalisés par Roy Rossotti. Le véhicule de Remontons le temps est un Unic Taxi Cab de 1908, celui de L’homme transparent une Roll-Royce Silver Ghost de 1909 et celui de L’oiseau qui en savait trop une Vauxhall de 1905. (source : The Avengers on Location)

o Steed et Mrs Peel arrivent chez Mark Pearson à Randolph Road, Londres.


Continuité

o Dès la première image, le pantalon de Danvers, au niveau du genou droit, est mouillé, mais le pantalon est bien sec au plan suivant lorsqu’il court et trébuche.  

o Mrs Peel gare sa Lotus Elan devant la maison de Jordan, mais lorsque le tueur Robin arrive, la voiture a disparu et elle réapparaît au moment où Emma se met à couvert derrière un mur en briques.

o Diana Rigg a deux doublures pour la scène de la piscine ; Cyd Child se cache derrière une voiture, passe par dessus la barrière et court sur le béton (une natte s'échappe brièvement de dessous la perruque). Ce n'est pas Diana Rigg qui plonge dans la piscine mais... un homme : Peter J. Elliott, qui apparaît comme cascadeur ou figurant dans plusieurs épisodes. En faisant "pause" sur son lecteur DVD au moment du plongeon, on se rend compte de la supercherie (visage masculin, perruque).

o La sculpture d'oiseau qui reçoit la flèche de Steed dans l'appartement de Mrs Peel est également présente dans le studio de Tom Savage ! Cette sculpture est présente dans l'appartement de Mrs Peel durant les six premiers épisodes de la saison couleurs mais également dans les bureaux de "Art Incorporated" de l'épisode Maille à partir avec les taties, saison 4.

o Lorsque Steed "vole au secours" de Mrs Peel, un phare de la Bentley ne fonctionne pas (même remarque que dans Bons baisers de Vénus !).

o Dans le tag, d’après les fumées d’échappement, le film fut monté à l’envers pour faire croire que la voiture fait marche arrière.


Détails

o Le bloc de pierre apparaît pour la dernière fois dans l'appartement d'Emma.

o Il y a un cheveu sur la caméra lorsque Steed et Mrs Peel pénètrent dans l'appartement de Pearson mourant, pendant toute la scène, près d'une minute (en bas à droite).

o Steed et Samantha passent par Stone Street qui était dans le parcours de Remontons le temps, même scène de studio.

o Les portes de Heathcliff Hall sont celles de la maison de Bertram Smith dans Bons baisers de Vénus et de Waldo Thyssen dans Remontons le temps.

o "Forest Fire Commission. Look out post. Emergency telephone" est l'inscription en bas du guet d'où Danvers essaie de téléphoner.

o Sur le sac de graines éventré par une rafale de mitraillette, on peut deviner qu'il est écrit "Best British Bird Seed". Plus rassurant que l'inscription dans la volière : "Final day ; Exhibition moving to Europe" qui laisse penser que la série est… devenue américaine !

o Et le panneau "Muswells Back ; Government Property ; Keep out" au moment du lâcher de pigeons.

o De nombreuses légendes urbaines se sont développées autour du thème des animaux espions, parfois en vue de propagande. Ces dernières années, la presse iranienne aurait ainsi évoqué des pigeons américains servant à photographier les installations nucléaires du pays (tout comme dans l'épisode), voire des écureuils dotés de caméras miniaturisées et de microphones. De pareils racontars, dignes du Lone Gunman, existent entre l'Arabie Saoudite et Israël (qui aurait équipé des vautours de matériel d'espionnage), entre l'Inde et le Pakistan, etc. Durant la seconde guerre mondiale, les Etats Unis auraient aussi transformé des chauves souris en bombardiers nocturnes... On a peu apprécié à Gotham. Nombre de ces histoires relèvent en fait du canular, mais aussi d'une mauvaise interprétation d'études scientifiques de migrations d'animaux, donnant lieu à la pose de bagues électroniques.

o La voiture avec laquelle le tueur part occire Mrs Peel est une Austin 1800 Mk1 –ADO 17. Cette voiture est alors à pointe de la nouveauté, étant commercialisée en septembre 1964 (on peut parler d’insert publicitaire). Innovante (roues indépendantes, moteur) et pourvue d’une grande habitabilité, cette voiture vient d’être élue meilleure voiture européenne de l’année, en 1965. Elle demeurera la dernière anglaise à remporter ce titre. L’Austin 1800 sera commercialisée jusqu’en 1975 sous différentes marques, afin de s‘attacher le public de chacune. 

Les photographies aériennes, supposément de bases des missiles, représentent en fait la centrale atomique de Winfrith, dans le Dorset. Inauguré en 1958, ce site a servi de centre de recherches à l'équivalent anglais du Commissariat à l'Énergie Atomique, jusqu'à 1995. Plusieurs réacteurs atomiques révolutionnaires y ont été développés, dont le Dragon, désigné sur le document (Installation here). Le Projet Dragon était un  réacteur à eau lourde refroidi par circulation d'hélium, permettant de dégager une énergie accrue. Construite en 1962, l'installation fut en activité de 1965 à 1976. Le CEA développa un programme concurrent durant les années 60, à Saclay, mais cette technologie est désormais dépassée.

TheBird

Acteurs – Actrices

o Ron Moody (1924) est également Hopkirk dans Du miel pour le prince, saison quatre. Il est célèbre pour son rôle de Fagin, le pickpocket de la version musicale d'Oliver Twist, appelée Oliver, au début des années 60. Il fut nommé aux Oscars pour la reprise de ce rôle au cinéma en 1968. Il a tourné dans des séries américaines : Gunsmoke, Starsky et Hutch. En 1963 il refusa de devenir la Troisième Incarnation de Doctor Who, rôle qui échut alors à Jon Pertwee, aperçu dans Bons baisers de Vénus. Ron Moody commenta par la suite cette décision en affirmant qu’elle était la pire qu’il n’ait jamais prise !

o Peter Brace (Percy Danvers, pas au générique) est un soldat dans Voyage sans retour, saison quatre ; il a également participé à deux épisodes du Prisonnier et deux épisodes de Mission casse-cou. Il a participé aux cascades des quatre premiers James Bond et du Prisonnier entre autres.

À noter que…

o Les Emmapeelers apparaissent ici et demeurent certainement l'un des symboles les plus connus de cette cinquième saison des Avengers, comme de l'ensemble de l'ère Emma Peel. Le costumier et créateur Alun Hughes remplace John Bates après la saison 4. Tandis que Pierre Cardin allait se centré sur la garde robe de Steed, Hughes va profondément remodeler celle de Mrs Peel. Elle se composait jusqu'ici d'élégantes tenues monochromes, convenant idéalement au noir et blanc comme à l'esprit de la saison 4. Les scènes de combat ou d'actions se voyaient réservées à des tenues de cuir sans doute plus légères que celle de Mrs Gale, mais demeurant modérément pratiques (et peu goûtées par Diana Rigg). L'arrivée des Emmapeelers vise dès lors à profiter pleinement de l'arrivée du Technicolor, par des coloris des plus vifs et chatoyants, ce qui concorde également avec la fantaisie plus marquée de la nouvelle période et à l'évolution globale des Sixties.

Réalisés en jersey extensible ou en crimpelene (polyester alors très en vogue), Ils apparaissent également parfaitement calibrés pour le combat, permettant de souligner la souplesse de la féline Emma Peel, dont les arts martiaux résultent toujours davantage chorégraphiés, à défaut de crédibles. Les tenues de cuir vont d'ailleurs quasiment disparaitre d'une série qu'ils auront tant contribué à populariser. Les Emmapeelers existaient en divers modèles, dont une seule teinte apparaissait généralement à l'écran. D'autres coloris étaient en vente dans de nombreuses boutiques britanniques et américaines, faisant de l'Emmapeeler l'un des premiers notables merchandisings issus d'une série télévisée. Aujourd'hui, les avis demeurent partagés, certains observateurs pointant une sensible perte d'élégance vis à vis de la saison 4, mais les Emmapeeler se sont imposés comme l'une des icônes des Sixties britanniques.

Aujourd'hui, les avis demeurent partagés, certains observateurs pointant une sensible perte d'élégance vis à vis de la saison 4, mais les Emmapeeler se sont imposés comme l'une des icônes des Sixties britanniques.

o Le jeu de mots de Jordan en voyant Mrs Peel "All birds are welcome here !" ; bird signifie "oiseau" mais également "femme volage, poule, pépée"…

o Pour la scène du plongeon, Peter Elliott avait une perruque tenue par une ficelle au menton pour qu'elle ne tombe pas. Cyd Child savait faire du trampoline, mais pas plonger. Peter Elliott est revenu plusieurs fois comme acteur dans Une petite gare désaffectée entre autres. (source : Stay Tuned : The Perils of Cyd).

o La combinaison bleue de Mrs Peel devient verte lors des prises studio (scène de voiture) : cela est dû à la technique de projection employée. Contrairement au système usuel, l'arrière-plan qui défile est projeté sur les acteurs par devant et non sur un écran derrière.

o Jordan a deux comptines au tableau pour faire répéter ses volatiles.

La première comptine a pour origine la France et il y a une référence à Louis XVI qui fut décapité (lost his crown) suivi par Marie Antoinette (who came tumbling after). Cette comptine fut publiée en 1795, soit deux ans après les exécutions.

Jack and Jill went up the hill

To fetch a pail of water
Jack fell down and broke his crown
And Jill came tumbling after.

La seconde comptine date du dix-neuvième siècle et a des origines américaines. Elle fut publiée pour la première fois à Boston le 24 mai 1830.

Mary had a white lamb,

Whose fleece was white as snow.

And everywhere that Mary went,

The lamb was sure to go.

o Le scénario de cet épisode est de Brian Clemens sur une idée de Alan Pattillo.

o Le titre de l'épisode est une référence au film d'Hitchcock L'Homme qui en savait trop ; le professeur Jordan est le personnage sinistre dans un autre film du maître du suspense, Les 39 marches.

o En VO, le générique du début est "mixte" (titre français mais distribution anglaise) et celui de la fin (de très mauvaise qualité) est français. Pas de sous-titre anglais. L'image souffre particulièrement de griffures, taches et autres poussières, durant tout l'épisode (DVD kiosque).

o Édition Optimum: Sur le DVD1 de la collection Optimum, Brian Clemens présente l’épisode et évoque les références à Alfred Hitchcock.

o Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.

Télé Magazine

Télé Poche

Télé 7 Jours

Fiche de L'oiseau qui en savait trop des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel2-5.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/505.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-05-BirdWho.htm

En flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel32.htm
En italien

http://www.avengers.it/05col.htm
En espagnol

http://losvengadores.theavengers.tv/peel_bird.htm