Les Aigles4-22-01 saison 11

LES ESPIONS FONT LE SERVICE
(WHAT THE BUTLER SAW)

Steed becomes a Gentleman's Gentleman – Emma faces a fate worse than death

Tournage : 26 décembre 1965 au 7 janvier 1966

Diffusion : ITV, 26 février 1966 – 2e chaîne ORTF, 20 juin 1967

Scénario : Brian Clemens

Réalisation : Bill Bain

Thorley Walters (Hemming), John Le Mesurier (Benson), Denis Quilley (Group Captain Miles), Kynaston Reeves (Major General Goddard), Howard Marion Crawford (Brigadier Goddard), Humphrey Lestocq (Vice Admiral Willows), Ewan Hooper (Sergeant Moran), Leon Sinden (Squadron Leader Hogg), David Swift (Barber), Norman Scace (Reeves), Peter Hughes (Walters).

Résumé

Qui est le traître ? Trois hauts gradés de l'armée britannique sont sur la liste des suspects. Leur domestique respectif ne semblant pas étranger aux fuites, Steed suit une formation poussée tandis que Mrs Peel use de ses charmes sur un membre du trio. Le nettoyage des uniformes est une activité fructueuse permettant la fuite de renseignements confidentiels...

Épilogue

Les Avengers partent en hélicoptère et en viennent à la conclusion : "The butler did it !" [Le coupable, c'était le domestique].


CRITIQUES

4-22-03


Denis Chauvet 26 septembre 2004

What the Butler Saw est un épisode de comédie à ne pas prendre au sérieux du début à la fin et s'apparente à The Girl from Auntie – Maille à partir avec les taties ; une partie du thème musical est d'ailleurs réutilisé.

L'intrigue est assez complexe et le "vilain" est impossible à démasquer avant le dénouement. Malgré une certaine lenteur au début, cet épisode agréable se caractérise par une succession de gags, de bonnes répliques et de quelques scènes d'action intéressantes. Le ton léger prédomine et les deux meurtres du début de l'épisode n'entament pas cet état d'esprit.

Steed fait une sorte de one man show en prenant tout d'abord trois déguisements différents pour rendre visite aux suspects puis en suivant des cours pour devenir serviteur. À noter les noms d'emprunts utilisés (Red, White, Blue) qui font référence aux couleurs du drapeau britannique. Je trouve néanmoins ce passage des visites assez lent et fastidieux, surtout à la rediffusion. C'est à Steed que revient également de prononcer la devil mind... par omission : "An admiral who gambles too much, a brigadier who drinks too much, a group captain who... " [un amiral qui joue trop, un général de brigade qui boit trop, un colonel qui... ]. Mrs Peel fait son apparition après un petit quart d'heure (!) mais l'"operation fascination" est le grand moment de l'épisode : Mrs Peel, des lunettes d'aveugle sur le nez, déclarant : "Competition ? What competition ?" puis claquant la porte-fenêtre sur Steed est un régal. Il faut dire que Group Captain Miles est devenu un lobotomisé d'Emma, retrouvant son portrait partout, même sous son verre ! La scène du sofa est du même acabit, de la pure comédie avec Steed en jaloux prêt à intervenir pour défendre son "bien" ; son regard lorsqu'il entend Miles déclarer : "There is one thing I'd like to do with you" [Il y a une chose que je voudrais faire avec vous] est significatif. Que s'attend-il à trouver en rentrant dans la pièce ? Quel célibataire ne rêve pas d'avoir un bouton master switch au pied de son lit ? La lampe de chevet est en forme de taureau si j'ai bien vu...

L'éducation de Steed en parfait domestique est le deuxième temps fort de l'épisode ; cirage de chaussures, repassage et entrée ("You rang, Sir ?"), le tout avec une grande classe. Sans oublier les savoureux moments entre Steed et Mrs Peel (je suis favorable à l'élaboration d'un DVD best of de ces scènes). Emma, la rose entre les dents "He will come to me" [Il viendra à moi] et Steed en conseiller : "Don't do anything I would do !" [Ne faites pas ce que je ferais !]. Les réunions dans les sacs poubelles, pardon sacs en plastique, et l'excentrique General Goddard soulignent le côté parodique de l'épisode. Est-ce pour ces raisons qu'une critique anglo-saxonne considère que l'intrigue ressemble à celle d'un épisode Tara King et que The Avengers Dossier compare cet épisode à ceux de la saison six ?

La musique est reprise ou militaire avec peu de scènes en extérieur (l'épisode fut tourné à cheval sur décembre 1965 et janvier 1966). Il y a néanmoins le taxi Austin suivi par la Lotus dans le parc devant la demeure de Miles. John Le Mesurier est un acteur très connu en Grande-Bretagne et il est le second rôle le plus en évidence des Espions font le service : la scène où Benson essaie de mettre un nom sur le visage de Steed est amusante "in one of Her Majesty's prisons" [dans une prison de Sa Majesté].

La bagarre finale entre Mrs Peel et Sergant Moran est très bien rendue et a dû être douloureuse (voir informations complémentaires). Le ton se veut plus sérieux "I don't need a gun to kill a woman" [pas besoin d'arme pour tuer une femme] et Moran ouvre les portes à la manière d'un cybernaute. Steed a également sa part d'action en évitant un casque à pointes et une table gadget sortie tout droit d'un James Bond. Pas trop de doublures apparentes mais on a néanmoins l'impression que Patrick Macnee s'est fait doubler lorsqu'il sort de dos de la Lotus pour se rendre à l'école ! À noter par ailleurs que l'image du DVD kiosque est de très mauvaise qualité sur de nombreux passages.

Le centième épisode de la série permet à Brian Clemens de parodier de nouveau l'armée et, malgré certaines lenteurs, What the Butler Saw est un excellent divertissement, un épisode qui privilégie comme souvent l'humour à l'intrigue.

EN BREF : Mrs Peel, en femme fatale, dans un épisode comique où les domestiques d'importants généraux de l'armée sont remplacés par des espions.

 

Steed3003 20 mai 2006

Après quelques épisodes aux tons plus sombres, la série lorgne une nouvelle fois dangereusement vers la comédie pure.

En effet, cet épisode contient énormément d'humour, depuis la séquence d'introduction jusqu'à la dernière réplique : " The butler did it" [Le majordome l'a fait], sympathique clin d'œil aux whodunnit britanniques, Agatha Christie notamment, où le majordome est toujours en tête des suspects mais rarement coupable. À la vision de cet épisode, on a l'impression que Brian Clemens a voulu offrir un moment de relâche aux spectateurs entre deux épisodes inhabituellement sombres : Le club de l'enfer et surtout L'héritage diabolique. Son scénario prend vite des allures de grosse farce, voire même parfois de vaudeville. Je pense à la scène où Mrs Peel se fait ostensiblement draguer par le colonel Miles, avec Steed en majordome qui ne cesse de les interrompre en ouvrant et refermant la porte ! L'intrigue, aussi faiblarde (une histoire d'espionnage classique vue et revue) que peu crédible, ne sert finalement qu'à multiplier les moments de comédie, avec des dialogues hilarants et des seconds rôles de haute volée. Brian Clemens utilise le cachet made in England de la série à plein régime en se moquant joyeusement de ces fameux butlers (majordomes, domestique anglais), allant même jusqu'à les parodier dans une séquence mémorable où Steed apprend à être majordome. C'est d'ailleurs ce dernier qui est véritablement au centre de l'épisode, Mrs Peel n'apparaissant finalement que très peu. Diana Rigg devait être occupée à tourner L'héritage diabolique, épisode complètement centré sur son personnage. On sent que Brian Clemens a vraiment écrit un épisode taillé pour Patrick Macnee, qui va jusqu'à se déguiser de trois manières différentes dans les dix premières minutes ! Les espions font le service tombent aussi parfois dans l'absurde total : comme ces trois militaires de haut rang qui discutent dans une énorme bulle plastique pour se protéger des micros. Dans le film adapté de la série, cette même bulle permettra à Steed et Mrs Peel de marcher sur l'eau ! D'autres moments incongrus dans l'épisode : ce mort dans la machine à laver ou Steed écoutant aux portes avec une… coupe de champagne ! En bref, un épisode où le suspense est quasiment absent, mais d'une rare drôlerie.

Bill Bain avait déjà réalisé beaucoup d'épisode des trois premières saisons en format vidéo. Il s'adapte plutôt bien au format film, mieux que Don Leaver pour Meurtre par téléphone en tout cas. Hormis quelques effets outrés (comme ces regrettables gros plans inutiles, sur la bague par exemple au début de l'épisode), sa mise en scène est efficace et sert parfaitement les moments de comédie. Pour un épisode très bavard, il s'en sort très bien et insuffle un vrai rythme à l'ensemble. Il innove intelligemment au niveau des rares scènes de combat, utilisant les décors pour dynamiser la bagarre. Au niveau de l'interprétation, Macnee est simplement génialissime durant tout l'épisode : l'acteur excelle comme jamais dans l'humour et l'ironie. Il réussit à rendre cet épisode jouissif de bout en bout. Il va même jusqu'à modifier complètement sa voix lorsqu'il est dans la peau du chef d'escadron bleu, changement malheureusement imperceptible en VF. Le reste de la distribution est de bon niveau.

Steed est fortement mis en avant dans cet épisode, c'est un véritable festival, se déguisant en trois personnages différents au début. Grand moment quand il porte la big moustache ! Il rentre ensuite à l'école des majordomes pour se retrouver domestique ! Mrs Peel joue une nouvelle fois de ses charmes pour démasquer le complot, mais semble vite débordée par la situation.

Peu de chose à déclarer au niveau des décors, classiques intérieurs sans trop de personnalité. Même l'école des majordomes sent un peu trop le bâclé. Quasiment aucun extérieur dans cet épisode.

Aïe, aïe, aïe : avant d'aller draguer le capitaine Miles, Mrs Peel porte une paire de lunettes de soleil qui lui donne un air désagréable de Bozo la mouche ! Heureusement, on ne retrouvera pas cet accessoire dans le futur ! Le reste de ses tenues a un charme suranné.

Laurie Johnson compose une musique décalée tout à fait dans l'esprit de l'épisode et qui ne fait qu'accentuer son orientation vers de la pure comédie.

EN BREF: On rit énormément dans cet épisode, difficile de nier son plaisir face à un Macnee hilarant et des dialogues "au poil". Le meilleur épisode comique de la saison.

Estuaire44 27 avril 2013

What The Butler Saw se révèle particulièrement caractéristique de l’impulsion donnée par Brian Clemens à la série, passant d’un espionnage classique à une vision parodique et loufoque de cet univers, si présent par ailleurs dans les productions des Sixties. Sans doute plus que dans tout autre épisode de cette quatrième saison s’acheminant vers son terme, le récit puise ici sa source dans les figures classiques du genre, mais pour mieux les détourner. L’ouverture des trois hilarantes caricatures de militaires assurées par un Patrick Macnee en roue libre se révèle particulièrement parlante à cet égard, tout en plaçant efficacement le décor et en nous régalant de ces superbes demeures  auxquelles  s’est également ouverte la période.

On s’amuse franchement des badernes rencontrées ainsi que de la fantaisie des situations. Ainsi amputer l’action d’un temps non négligeable ressort comme un pari audacieux et remporté haut la main. Le trio d’officiers continue par la suite d’assurer le spectacle par ses pitreries dévoyant joyeusement le genre. Leur emballage élastique n’est ainsi pas sans évoquer cet autre grand classique du pastiche de l’espionnite qu’est Get Smart !, avec son fameux cône de silence régulièrement défectueux. Le vieux général représente également un Excentrique de qualité, son départ royal au bras de Mrs Peel, sous le regard effondré de Steed, constitue d’ailleurs un joli morceau de bravoure.

La parfaite représentativité du style Clemens se prolonge par la vision corrosive du petit monde des majordomes. Tout au long de la saison s’est exprimée une satire subtile mais affutée de la société traditionnelle britannique, dont bien des éléments se virent pastichés avec humour et dont les respectables échoppes dissimulèrent en fait des nids d’espions. Une symbolique trouvant ici un sommet avec cette figure emblématique du haut monde, encore très diffusée de nos jours puisqu’expliquant en grande partie le succès d’une série comme Dowton Abbey, avec l’incontournable Carson.

Les différents numéros s’enchainent avec entrain et sens de l’absurde, portés par une excellente distribution, dont un John Le Mesurier absolument délectable. Patrick Macnee, décidément ms en avant ici, se montre derechef à son meilleur, parfaitement dans son registre. La figure du Sergent accentue encore la critique sociale. L’excellent tag conclusif n’oublie pas  d’envoyer un joli clin d’œil aux maîtres d’hôtel immuablement innocents d’Agatha Christie. Un exercice de style endiablé, serti dans un écrin de décors reflétant idéalement la fantaisie de l’ensemble.

Outre un combat final plus schématique qu’à l’accoutumée et lesté de gags assez pesants et inefficacement cartoonesques (les dents du chariot, les enfilades de portes), on ne pourra éventuellement regretter que la portion congrue cette fois échue à Mrs Peel. Il est vrai que tout l’Opération Fascination, pour menée de main de maître qu’elle soit, apparait globalement comme une simple fausse piste. Surtout le récit semble réduire Mrs Peel au rôle de Mata Hari, soit la fonction la plus traditionnelle et réductrice attribuée aux femmes dans les récits d’espionnage.

Mais là encore les défournements drolatiques opérés par Clemens font merveille, de même que le charme ravageur de la suprêmement élégante Diana Rigg. Toute la scène du souper galant relève du meilleur boulevard, tandis qu’il se confirme qu’Emma reste décidément amatrice de roses. De fait What The Butler Saw parvient à mettre efficacement l’un des Avengers en avant, sans pour autant sacrifier ou effacer l’autre, un exercice plus malaisé qu’il n’y paraît.

EN BREF: Un épisode hilarant, aussi féroce que qu’entrainant, exprimant à la perfection les attraits de cette saison portée par le talent et la vision de Brian Clemens.


VIDÉO


Steed se forme pour devenir majordome !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

4-22-02


Tournage

o Steed-Major White arrive dans un blindé chez General Goddard. La maison est Edge Grove School à Aldenham.

o Steed et Mrs Peel partent en hélicoptère de la Radlett Prep School à Radlett.

o Steed déguisé en amiral arrive en bateau à Monksbridge, Sunbury on Thames.


Continuité

o Pendant la scène finale avec Mrs Peel, le Sergent Moran casse d'un coup de poing une planche à repasser en deux. La moitié de la planche rebondit et atteint violemment Ewan Hooper (Sergent Moran). La force de l'impact le fait tituber : cette scène n'était évidemment pas prévue mais fut conservée au montage.

o Hemming se retrouve dans la machine à laver mais le hublot semble trop petit !


Détails

o Le champagne que se fait livrer Group Captain Miles est de la marque Bollinger.

o Le nom de l'école est : "The Butler's and Gentleman's Gentlemen Association" ; sa devise : "Better, Brighter, More Beautiful Butling".

o What the Butler Saw était le titre d'une célèbre bobine mutoscopes (les mutoscopes étaient des machines à sous où on pouvait regarder individuellement un petit film au ralenti). What the butler saw (littéralement : "Ce que le serviteur a vu"), sûrement par un trou de serrure, était une femme en partie dévêtue, ce qui constitue les débuts de la pornographie. Les machines montrant cette pellicule étaient si présentes que les mutoscopes sont connus comme les What-the-butler-saw en Angleterre ! Cette expression est devenue courante pour décrire des situations embarrassantes ou de voyeurisme.

o Steed se déguise et représente trois personnages différents : le commandant Rouge, le major Blanc et le chef d'escadron Bleu : rouge, blanc, bleu sont les couleurs (également) de la Grande-Bretagne.

o Steed est doublé pour sortir de la Lotus. Alors que sur le plan large, la doublure s’est déjà préparée à ouvrir la portière (coude plié), Steed/ Macnee est encore normalement assis pour dire à Mrs Peel l’incroyable réplique : « Don't do anything I would do ! ». Ensuite, c’est la doublure qui sort de la Lotus et se dirige vers l’entrée de l’école.

o L'intérieur chez Willows et le bureau de l'amiral dans Une petite gare désaffectée de la saison cinq ne font qu'un.

o La photo de Mrs Peel dans la poubelle de Miles est une photographie publicitaire pour La mangeuse d’hommes du Surrey (source, site Mrs Peel, we’re needed).

o Pamela Davies joue le rôle de la fille de la Navy (elle n’est pas mentionnée au générique); elle commenta une photo de l’épisode à un journal des années après le tournage : ‘En 1966, j’ai eu de la chance d’obtenir un rôle d’une trentaine de secondes dans The Avengers. Je suis sur cette photo avec Patrick Macnee dans What the Butler Saw. J’ai eu une superbe journée de tournage avec lui à Chertsey pour mes trente secondes de gloire. Il était vraiment un gentleman.’.

o Quand l’Amiral déclare à Steed que son majordome a disparu sans explication, il commente le fait par le terme militaire AWOL. Celui-ci signifie Absent Without Official Leave et est synonyme d’abandon de poste, voire de désertion.

o Evoquant les bonnes fortunes du Group Captain surnommé Georgie-Porgie, Steed et l’officier d’aviation récitent : Georgie-Porgie, pudding and pie, kissed the girls and made them cry. Il s’agit de la première strophe d’une comptine très populaire en Angleterre, Georgie-Porgie,  remontant au milieu du XIXème siècle. La même année,  1966, une parodie italienne de James Bond s’intitule d’ailleurs Kiss the Girls and Make Them Die (Se Tutte le Donne del Mondo), avec Mike Connors et Terry-Thomas.

o Le majordome Steed déclare à Mrs Peel : Madame looks the cat’s whiskers, quand celle-ci se présente chez le Group Captain. To look (ou to be) the cat’s whiskers est un idiotisme anglais signifiant être suprêmement belle.

 Acteurs – Actrices

o John Le Mesurier (1912-1983) a fait des études de juriste mais il se tourna vers la comédie. Il débuta au cinéma à la fin des années 50 mais son rôle le plus populaire est celui du Sergent Wilson dans Dad's Army (1968-77). Il a reçu le BAFTA, meilleur acteur de l'année en 1971. Il a écrit lui-même son épitaphe pour le Times et avant de sombrer dans le coma, il aurait dit : " It's all been rather lovely ". Il est décédé d'une cirrhose du foie.

o Howard Marion-Crawford (1914-1969) a également tourné dans Le mort vivant, saison cinq, et Le visage, saison six, un de ses derniers rôles. Il était le Dr Watson de la série Sherlock Holmes de 1954. Apparitions dans Destination danger, Le Saint et L'homme à la valise. Il est décédé d'un excès de somnifères.

o Denis Quilley (1927-2003) était un acteur de théâtre classique très réputé. Sa carrière s'étend sur pratiquement six décennies. Il a reçu l'OBE (officier de l'Ordre de l'Empire Britannique) en 2001. Il a joué dans deux films adaptés de l'œuvre d'Agatha Christie : Le crime de l'Orient-Express et Meurtre au soleil (avec Diana Rigg). Il est intéressant de noter que lors de sa carrière, Denis Quilley a partagé encore d'autres fois l'affiche avec Diana Rigg, aussi bien au théâtre qu'a la télévision (In the House of Brede en 1975, la mini série TV Oresteia en 1979).

o Kynaston Reeves (1893-1971) a également tourné dans Le legs, saison six. Son dernier rôle est dans La vie privée de Sherlock Holmes.

o Thorley Walters (1913-1991) est connu pour ses participations dans des oomédies à partir des années 50 et des films d'horreur de la Hammer (années 60 et 70). Il a joué le rôle du Dr Watson dans plusieurs films. Il a participé à un d'épisode d'Amicalement vôtre.

À noter que…

o Référence à James Bond lors de l'échange entre Steed et Hogg "downgraded to 007".

o Lors de la séance de repassage, le son baisse soudainement d’intensité. L’épisode présente toujours quelques défauts d’image également, dès le générique (Blu-ray).

o Comparaison Studio Canal/Optimum (par Denis Chauvet) :

Pas de coupe entre les deux versions. Beaucoup de défauts – taches, saletés- de la version française ont disparu dans la nouvelle édition britannique. Idem pour l’image au noir qui fourmille (scène Benson/Commander Red par exemple). L'image du DVD kiosque est de très mauvaise qualité sur de nombreux passages mais ne croyez pas toutes les critiques qui vous racontent que l’édition Optimum est parfaite. En lisant mes comparaisons, vous avez dû vous rendre compte que ce n’est pas le cas. Un autre exemple dans cet épisode : lorsque Miles parfume son intérieur en prévoyant la venue de Mrs Peel, l’image est bien abimée sur la droite sur la version française ; elle l’est également sur la version Optimum !

o Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.

Télé Magazine

Télé Poche

Jours de France

Fiche de Les espions font le service des sites étrangers

En anglaisl
http://theavengers.tv/forever/peel1-22.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmabw/422.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS1-22-Butler.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel23.htm
En italien
http://www.avengers.it/22bn.htm
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_butler.htm

 

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