Les Aigles4-25-03 saison 11

COMMENT RÉUSSIR UN ASSASSINAT 
(HOW TO SUCCEED... AT MURDER)

Steed becomes a perfect boss – Emma goes seeking charm

Tournage : 1er au 15 février 1966

Diffusion : ITV, 19 mars 1966 – 2e chaîne ORTF, 23 mai 1967

Scénario : Brian Clemens

Réalisation : Don Leaver

Sarah Lawson (Mary), Angela Browne (Sara), Anne Cunningham (Gladys), Zeph Gladstone (Liz), Artro Morris (Henry), Jerome Willis (Joshua Rudge), Christopher Benjamin (Hooter), Kevin Brennan (Sir George Morton), David Garth (Barton), Robert Dean (Finlay), Sidonie Bond (Annie).

Résumé

Des hommes d'affaires sont assassinés et remplacés par leur secrétaire parfaitement apte à prendre la succession. Toutes ces employées sont inscrites à un club de gym que Mrs Peel ne tarde pas à rejoindre. Il s'avère en définitive que ces demoiselles sont manipulées par un ventriloque qui se sert d'elles afin de venger le décès de sa femme.

Épilogue

Steed et Mrs Peel s'initient à la ventriloquie dans une caravane ; chacun ayant son livre : Advanced ventriloquism et The ventriloquist. Emma n'est pas convaincue des capacités de l'agent au chapeau melon : "Steed, I saw your lips moving !".


CRITIQUES

4-25-02

 


Denis Chauvet 10 décembre 2004

Comment réussir un assassinat est l'épisode le plus faible de la saison quatre à mon humble avis et heureusement que l'excellent Du miel pour le prince clôture les "noir et blanc". Cela permet d'éviter de terminer une saison grandiose sur une mauvaise note !

Trop peu de bons moments dans cet épisode peu crédible et souvent ennuyeux. L'apparition tardive de Steed, après plus de huit minutes, ne laisse présager rien de bon. La question primordiale avant de commencer toute analyse est de savoir dans quel registre se classe cet épisode : vengeance ou libération féminine à la mode dans les années soixante ? Pour ma part, je le classe dans la première catégorie et je fais fi de certaines critiques qui taxent cet épisode de "sexiste" ! Elles s'appuient sur des scènes que j'apparenterais plutôt à de l'humour, comme celle où Steed invite Sara à s'asseoir sur ses genoux ou lorsqu'il la chatouille pour lui faire révéler l'adresse du club de gym. Vraiment pas de quoi s'offusquer !

D'ailleurs, ces deux scènes citées plus haut font partie des temps forts de l'épisode. Le meilleur passage est néanmoins la rencontre de Mrs Peel avec JJ Hooter, un excentrique de première classe ! Il distille des répliques savoureuses "You see the splendid beast, naked before you. Wait until you see him in action." [Vous voyez maintenant la superbe bête, nue devant vous. Attendez de la voir à l'œuvre] et la performance de Christopher Benjamin est remarquable. Quelques autres points positifs : Sara (Angela Browne) est une dangereuse "tigresse" sachant manier le bas avec dextérité ; quelques extérieurs agréables (Mrs Peel à la poursuite de Mary et Steed au cimetière), la trouvaille de la pompe à parfum et la ravissante silhouette de Mrs Peel en danseuse.

Le reste de How to Succeed... at Murder est décevant et parfois même ridicule. Henry veut venger Henrietta mais n'a pas l'envergure d'un "méchant " et on peut se demander comment il a pu convaincre toutes ces secrétaires de participer à sa croisade ! Je n'ai jamais trop adhéré aux épisodes avec des marionnettes (Un petit déjeuner trop lourd est très moyen, Clowneries sort du lot grâce à son originalité). Henrietta, l'hideuse marionnette, est exaspérante et occupe trop de temps et certains passages comme l'introduction ou le cri de ralliement des secrétaires [" Ruination to all men "] frisent le ridicule. Brian Clemens a-t-il voulu avec cet épisode participer à sa façon au mouvement féministe de l'époque ? En tout cas, la parodie tourne mal (ou plutôt mâle ;-). Même la mise en scène ne peut racheter la médiocrité de l'ensemble, l'attaque sur Steed étant très mal filmée. Un bon épisode comporte quelques scènes intéressantes entre Avengers, mais elles font défaut dans Comment réussir un assassinat. On peut simplement noter Mrs Peel faisant le "portrait" de Steed : "Do I look like that ?".

À noter l'air musical lorsque JJ Hooter se prépare à "sentir", déjà utilisé dans Un Steed de trop, et un morceau agréable lorsque Emma suit Mary jusqu'au club de gym provenant de L'héritage diabolique.

Malgré quelques scènes intéressantes, How to Succeed... at Murder est un épisode décevant et fastidieux. Mrs Peel est-elle une amazone du vingtième siècle? Moi, j'ai ma petite idée...

EN BREF : Un épisode quelconque sans grand intérêt comparé aux nombreux classiques de la quatrième saison.



Steed3003 10 juin 2006

Avant-dernier épisode de la saison, Comment réussir… un assassinat est une critique incisive du féminisme à outrance.

Brian Clemens fait ici une attaque en règle du féminisme hard, à l'opposé du féminisme soft de notre chère Mrs Peel. Si cette attaque est parfois outrancière, et parfois misogyne il faut bien l'avouer, elle reste efficace et surtout d'une modernité implacable. Brian Clemens rétablit quelques vérités : la série est féministe, oui, mais ne versera jamais dans le sexisme. Cette satire réussie prend place dans une intrigue qui l'est nettement moins. Après un démarrage en trombe, qui voit une secrétaire faire exploser le bureau de son patron, la meilleure scène d'intro de la saison, le rythme tombe vite et l'épisode apparaît au final assez laborieux. Le schéma habituel (Emma Peel infiltre un milieu, puis est démasquée ; Steed est pris pour cible) fonctionne mal. Malgré cette impression d'intrigue poussive, Comment réussir… un assassinat contient malgré tous quelques petits joyaux. Comme M. Hooter, dans la lignée des meilleurs excentriques de la série. Ce spécialiste du nez permet à Brian Clemens de s'en donner à cœur joie dans des métaphores sexuelles savoureuses La fin aussi, très surprenante, prend à contre-pied le spectateur : toutes ces femmes qui affirmaient tromper les hommes à leur guise ont été en fait manipulées par un homme ! Malgré tout, ce scénario de Brian Clemens laisse un goût d'inachevé.

Dernière réalisation pour la série de Don Leaver pour cet épisode. On retrouve ici le talent dont il avait fait preuve pour L'héritage diabolique. Sa mise en scène élégante et dynamique nous permet d'oublier que quasiment tout l'épisode est en studio. Plutôt à l'aise dans les quelques scènes d'action, excellent pour relever les scènes de comédie et pour semer le doute dans l'esprit du spectateur, il rajoute dans son travail un suspense qui faisait défaut au scénario originel. Dommage qu'il n'ait pas mis en scène plus d'épisodes dans la série… L'interprétation sonne juste, on ressent un vrai plaisir chez les actrices à jouer des personnages vindicatifs. Patrick Macnee et Diana Rigg paraissent un peu en retrait, mais l'alchimie est toujours là. On remarquera la qualité des lumières, particulièrement raffinées.

Mrs Peel peint le portrait de son partenaire. Un portrait tendance art moderne où celui-ci est difficilement reconnaissable. À vrai dire, seul le chapeau melon a subsisté sur la toile ! Pour démanteler le réseau de secrétaires aux dents longues, Emma Peel va, comme à son habitude, infiltrer avec discrétion l'organisation.

À la vue des décors vides et impersonnels, on sent un coup de fatigue à la production. Tous les décors se ressemblent atrocement. Heureusement, la qualité de la réalisation réussit à masquer cette faiblesse majeure.

À part le fait de voir Mrs Peel en tenue de gym, aucune tenue de celle-ci ne retiendra notre attention. Pour Steed, rien d'exceptionnel non plus.

La musique est à oublier, tant elle a du mal à saisir l'esprit satirique du scénario. Laurie Johnson paraît "à côté de la plaque" !

EN BREF : Excellente critique d'une certaine conception du féminisme, dommage qu'elle s'inscrive dans une histoire fade que peine à relever une pourtant excellente mise en scène.

 

Estuaire44 27 avril 2013

 

How To Succed… At Murder (titre très à la Agatha Christie) demeure certes divertissant par son ton le plus souvent léger (conclusion mise à part) et par son défilé de jolis minois très Sixties, à commencer par la sublime Angela Browne. Par contre l’habituellement suprêmement habile Brian Clemens ne cesse de se prendre les pieds dans le tapis, en multipliant  les contresens scénaristiques.

Le récit introduit ainsi une tonalité sexiste assez contre-productive alors que s’achève une saison si avant sur son temps sur ce point. Que l’on décrive des personnes du beau sexe trucider leur prochain ne pose pas problème, après tout si la femme est l’égale de l’homme, elle l’est aussi dans les aspects les plus sombres de l’humanité. Mais, outre la parodie exacerbée du féminisme, il s’avère par contre navrant que ces dames se révèlent en définitive manipulées par un homme. Elles obéissent à une marionnette, mais l’intrigue les peint elles-mêmes comme telle. Après les sociétés secrètes baroques, immatures et suprêmement machistes de A Touch Of Brimstone et de A Sense Of History, il aurait été bien plus judicieux d’opposer une contrepartie féminine, tout à la fois froidement efficace et davantage raffinée que les matamores masculins. Ici tout est bâti sur du sable. Si le but poursuivi est la vengeance, pourquoi y entremêler un but crapuleux ? La haine pure du Pr. Keller résonnait avec une toute autre force. D’autre part il est gênant que jamais ne soit explicité ce qui incite ces femmes à cette soumission à une marionnette. On ne voit pas le lien, contrairement à Clowneries, où elle appartiendra au même univers que ses sectateurs.

L’autre contresens plombant l’épisode, proprement désarçonnant de la part de Clemens, est que si un Diabolical Mastermind adversaire des Avengers, peut (doit) être magnifique, extraverti, dément, obsessionnel ou mégalomaniaque, il ne doit par contre jamais apparaître comme pathétique. En quoi réside l’intérêt d’une opposition pareille ? Nous nous trouvons dans une  série d’aventures, pas dans un mélodrame poisseux. Et c’est peu de dire que nous sommes servis en la matière avec l’OVNI dénommé Henry, tout droit sorti des mélodrames antédiluviens de la littérature populaire du XIXème siècle (du même tonneau que le Sica de La loi du silence).  On a l’impression que tout est mis en œuvre pour en rajouter sur ce chapitre : ton déclamatoire, costume, maquillage,  sur-jeu pas possible d’Artro Morris : halte au feu ! Le côté risible de l’affaire est souligné par le tag final, tombant comme un cheveu sur la soupe après ces grands violons larmoyants.

Si les décors s’avèrent assez quelconques, How To Succed… At Murder parvient malgré tout à échapper au désastre. Il le doit notamment à certains à-côtés amusants, comme la bonne idée ce bracelet composé de gadgets. On aime beaucoup, cela fait très Bat-Ceinture, même s’il y a loin des  marionnettes de l’ineffable Henry à Selina Kyle. Et puis avouons que cette moulante tenue d’entrainement sied fort bien à ces dames, à commencer par Mrs Peel. Comme souvent les étincelles entre Avengers viennent d’ailleurs au secours des épisodes défaillants. Le recours au chatouillement représente un biais habile pour l’interrogatoire d’une dame, cela se distingue fort heureusement de la brutalité de celui de A Sense Of History. Certainement un bon souvenir pour Patrick Macnee ! Le recours aux poupées ou marionnettes animées introduit toujours un effet réussi, comme en témoigne à diverses reprises The Twilight Zone, dans un registre certes différent. Mais l’atout maître de l’opus réside dans la fabuleuse prestation de ce grand acteur qu’est toujours Christopher Benjamin. Hooter se montre irrésistible par ses mimiques et sa cuistrerie ridicule, mais aussi par ses paroles à double sens. Il peut sembler paradoxal que l’épisode le plus faible de la saison recèle son Excentrique le plus savoureux, mais en tout cas cela tombe à pic.

EN BREF: Un épisode au contresens global, d’autant plus surprenant qu’il est écrit par Brian Clemens en personne. Fort heureusement, Hooter évite au spectateur de piquer du nez.


VIDÉO


Mrs Peel rencontre un spécialiste du nez !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

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Tournage

o Steed suit Henry dans le cimetière où repose Henrietta : c'est celui de la vieille église St Butolph's à Shenleybury.

o Mary Merryweather quitte son bureau et est suivie par Mrs Peel jusqu'au cours de danse. Elle quitte les studios Elstree à Borehamwood.


Continuité

o Lorsque Mrs Peel gare sa Lotus Elan derrière la voiture de Mary Merryweather, la scène est filmée d'un toit et on peut voir nettement les chaussures du cameraman.


Détails

o Beaucoup de thèmes musicaux réutilisés : la rencontre Finlay/Sara se fait sous la musique de The Murder Market, l’air musical lorsque JJ Hooter se prépare à "sentir" provient de Two’s a Crowd (thème de Brodny), le morceau agréable lorsque Emma suit Mary jusqu'au club de gym a déjà été entendu dans The House That Jack Built… 

o Le panneau à l’entrée du club de gym est similaire à celui de l’épisode Quick-Quick Slow Death (source ; site : Mrs Peel, we’re needed).

o Henry emprunte la ligne 358, qui relie Orpington à Crystal Palace, pour se recueillir sur la tombe d’Henrietta.

o Le parfum, la création de JJ Hooter qui mène les Avengers sur la piste, a pour nom "Leap into my fervid arms".

o La devise du cours de danse "Keep fit classes for young ladies" est "Think thin-to be slim is to be successful".

o "Ruination to all men" est le cri de ralliement des secrétaires.

o Steed téléphone au Colonel pour plus d’informations…Est-ce le colonel Robertson que Steed appelle dans Du miel pour le prince et qu’il mentionne dans L’héritage diabolique ?

o Dans la riche galerie photos de l’édition Blu-ray britannique, on peut admirer quatre clichés couleur de Sara/ Angela Browne dans une tenue cuir noire et orange. C’est celle que Sara porte lorsque, accompagnée de Liz, elle tente d’occire Steed. Celui-ci déclare à cette occasion: « Terrible weather. And nothing between you and the weather, but leather.”

o Le panneau présentant JJ Hooter, l'excentrique de l'épisode : "JJ Hooter – Perfumier Extraordinary Scents blended – Ad sniffum ad smellum par excellum".

o Sur la tombe d'Henrietta : "My dearest Henrietta – Passed away 1951 – Rest In Peace"

o La ligne de bus utilisée par Henry pour aller au cimetière est l’ancienne 358 (Country Area Route, North of the Thames). Elle se rendait  de St. Albans Bus Garage à Borehamwood (Milton Drive) via London Road, Napsbury Gates et Shenley.  Borehamwood est la ville ou se situent les studios d’Elstree.

o On distingue plusieurs publicités sur ce bus.

  •  Herts Motors est une chaine de distributeurs de voitures  présente dans le Hertfordshire, toujours en activité aujourd’hui. Au nord immédiat du Grand Londres, Hertfordshire est le comté où se situe Borehamwood, souvent désigné par le diminutif Herts.
  • Camera Clarks Centre, également toujours actif, est un grand magasin d’appareils photo et assimilés, effectivement basé à St Albans. St Albans se situe aussi dans le Hertfordshire et la chaine est présente dans tout le comté.
  • W. Darby & Co, magasin de télévision fondé dès 1946 se situait aussi à St Albans, la société a été dissoute en 2005. Outre la télévision elle traitait aussi de l’électricité domestique.
  • La Mac n°1 Good Country Beer était une pale ale produite par les McMullens and Sons, brasseurs du Herts, durant les années 50 et 60, abandonnée aujourd’hui. L’établissement, fondé en 1827 à Hertford, est toujours actif, spécialisé dans les ales et cask ales.

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Acteurs – Actrices

o Christopher Benjamin (1934) a participé à deux autres épisodes : Interférences, saison cinq, et Double personnalité, saison six. Il a la particularité d'avoir joué le même personnage, Potter dans Destination danger et Le prisonnier, ce qui démontrerait que la seconde série est la suite de la première, ce que Patrick MacGoohan, créateur du Prisonnier, a toujours démenti. Il a également joué dans Le Saint, Paul Temple, Poigne de fer et séduction, Thriller, Le retour de Sherlock Holmes, Mission casse-cou, Inspecteur Morse, Inspecteur Barnaby

o Angela Browne (1938-2001) a joué dans Intercrime, saison deux et Le prisonnier. C'est La fille en pyjama rose (titre de l'épisode) dans Destination danger. Également vue dans Le Saint, L'homme à la valise, Paul Temple, Bergerac.

o Sarah Lawson (1928) a tourné dans de nombreuses séries jusqu'à la fin des années 80 : Destination danger, Le Saint, Département S, Amicalement vôtre, Jason King, Les professionnels, Bergerac (deux épisodes).

À noter que…

o Aka How to Succeed at Murder... Without Really Trying.

o Connu également en France sous le titre Abus de confiance. Ce titre apparaît mystérieusement dans les magazines TV, et dans les coffrets VHS de chez EMI édités au début des années 90. Cet épisode apparaît également sous ce titre dans le livre Chapeau melon et bottes de cuir, irrespectueusement vôtre.

o La voix d'Henrietta en VO était-elle celle d'Honor Blackman ou de Yolande Turner (Maille à partir avec les taties et Un petit déjeuner trop lourd) ?

o Gros problème de son pendant la majeure partie de l'épisode dans la version originale de la première édition kiosque.

o Il y a déjà eu onze meurtres avant que les Avengers n’interviennent pour stopper l’épidémie !

o L’image du Blu-ray est si nette qu’on remarque que la secrétaire de la scène d’introduction a le bras velu !

Comparaison Studio Canal/Optimum (par Denis Chauvet) :

Pas de différence de durée entre les deux éditions mais la version VO de l’édition française est inaudible alors qu’elle est parfaite sur Optimum. L’image britannique a été épurée des déchets vus sur la version kiosque comme les taches, les barres sur toute la largeur de l’écran lorsque Steed et Mrs Peel inspectent la voiture, la scène du crime…

o Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.

Télé Magazine

Télé 7 Jours

Jours de France


Fiche de Comment réussir un assassinat ? des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel1-25.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmabw/425.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS1-25-HowToSucceed.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel26.htm
En italien
http://www.avengers.it/25bn.htm
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_succeed.htm

 

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