Gravity (2013)Speed (1994)

Saga Sandra Bullock

Classement Sandra Bullock du pire film au meilleur film


CLASSEMENT SANDRA BULLOCK DU PIRE FILM AU MEILLEUR FILM

19) Miss FBI, Divinement armée : Un navrant navet qui doit retourner au néant. Le scénario est imbécile avec un pauvre prétexte qui permet ensuite d’enfiler des scènes ridicules comme autant de perles sur un chapelet. Le relatif bon rythme ne masque que partiellement la prime à l’action servant à dissimuler la maigreur de l’histoire. Version lourde et sans inspiration de « Miss Détective », ce film en ressasse ou en caricature les principaux éléments. Dans ce désastre, aucun acteur n’arrive à s’en sortir, y compris Sandra Bullock dont l’habituelle énergie tourne à vide et qui ne convainc pas.

18) Ainsi va la vie : Une comédie sentimentale insipide entre un scénario sans surprise, une erreur de casting en la personne d’Harry Conning Jr et, surtout, une réalisation complètement ratée. Forest Whitaker se révèle ainsi incapable d’animer un récit où l’on trouve pourtant de bonnes idées. Les actrices, Gena Davis et Sandra Bullock, auraient pu être beaucoup mieux employées car elles arrivent à créer une alchimie entre elles. Ne pouvant se résoudre à mal jouer, Sandra parvient même à donner brièvement de la profondeur émotionnelle à de rares passages ; tentatives annihilées par l’apathie de la caméra. Harry Connig Jr, qui devrait être le chevalier servant de Sandra, peine à convaincre d’autant que son charisme de mouette morte n’inspire pas vraiment une flamme amoureuse.

17) Speed 2 : cap sur le danger : Un film inutile et qui contrairement à son titre met beaucoup de temps à démarrer. S’il dispose d’un méchant de qualité (Willem Dafoe), le « héros » fait pâle figure à côté et on ne croit vraiment pas qu’il puisse être le cavalier de Sandra Bullock. Laquelle est un mode alternatif, la faute à un rôle mal dessiné et qui, en fait, ne lui correspondait plus. Des répliques ineptes achèvent de plomber le personnage et il faut que l’actrice s’emploie pour ne pas sombrer avec, mais on sent bien qu’elle n’est pas là par conviction. S’il réserve sur la fin quelques moments d’action convaincants, c’est trop peu pour sauver ce bateau du naufrage.

16) All About Steve : Une comédie pas si nulle et qui ne mérite pas entièrement la réputation exécrable que lui ont collé les Razzie Awards. Le scénario ne s’embarrasse certes pas de complexité et présente la quête de « l’amour de sa vie » par une femme qui y croit dur comme fer comme un pastiche de road-movie puisque le dénommé Steve ne cesse de se déplacer pour son travail et qu’elle le (pour)suit. Le bon rythme et quelques situations amusantes ainsi que la bonne tenue de Bradley Cooper en Steve ne font pas oublier des personnages secondaires caricaturaux, un comique de répétition qui lasse et l’absence de relance de l’intrigue qui patauge très vite. Par-dessus tout, le personnage incarné par Sandra Bullock est si chargé que l’actrice peine à la dégager de la caricature de l’érudite affligée de logorrhée verbale.

15) L’amour sans préavis : Un film très léger qui dégage une belle sympathie. C’est un festival de scènes comiques qui, certes, ne forme pas un scénario très consistant mais s’avère plaisant à suivre. Le film ne racontera pas le détail de la vie de bureau de l’héroïne mais sélectionnera des moments comme autant d’échantillonnages. C’est très drôle grâce surtout à l’engagement des acteurs. Sandra Bullock est une actrice qui s’éclate dans la comédie et Hugh Grant est dans son élément. On entre dans le vif après sa démission qui s’avère compliquée et donne lieu à des scènes cocasses. Nous sommes dans une comédie sentimentale qui assume sa légèreté et n’a d’autre but que de nous distraire. L’ambition est mince mais elle est tenue. Le final est joué en moins de dix minutes. Un petit film sans prétention mais mignon comme un cœur.

14) Les flingueuses : Une comédie policière dont l’idée n’était pas mauvaise mais qui est considérablement dépréciée par un humour très pesant et une absence complète d’originalité. Un tandem de policiers aux personnalités antagonistes, c’est du réchauffé ! Sandra Bullock a déjà incarné un agent du FBI et joué la femme sérieuse et raide. Heureusement son talent est intact pour donner de la crédibilité à ce personnage. Par contre, Melissa McCarthy en fait beaucoup trop et son exubérante grossièreté, complaisamment filmée, lasse très vite et agace à peine moins vite.

13) Le temps d’aimer : Qu'aurait été l’Histoire si Ernest Hemingway avait épousé son premier amour, une infirmière nommée Agnès von Kurowsky, rencontrée sur le front italien en 1918 ? C'est une peinture de caractère intéressante en particulier pour l’éclairage sur un moment méconnu de la vie très médiatique de ce romancier. Dommage cependant que ce soit un peu long et manque parfois de tonus. Le film raconte le progressif rapprochement entre deux êtres esseulés. Si Chris O’Donnell est très juste dans son rôle d’homme jaloux, Richard Attenborough ne met pas assez de force dans des scènes qui auraient mérité un traitement plus dramatique. Vont-ils vivre plus qu’une passion ? On se laisse prendre par le doute et à le vouloir ardemment.

12) Traque sur Internet : En vedette quasiment pour la première fois, Sandra Bullock tient bon l’affiche et se montre le meilleur atout de ce thriller bien fait mais qui a terriblement vieilli. Toute l’intrigue tient au contenu d’une disquette ! Reste que les situations sont bien amenées et que les acteurs se défendent. En revanche, la fin, précipitée, déçoit. En 1995, Internet n’avait pas atteint le développement qu’il a aujourd’hui et certaines situations sont prémonitoires. En se perdant dans les routes de l’action, ce thriller s’est appauvri et n’atteint pas le niveau qu’il semblait promettre.

11) Prémonitions : Un film de bonne facture qui montre que Sandra Bullock est aussi douée pour le drame que pour la comédie. La structure narrative est complexe puisque c’est à l’échelle de la semaine que les événements surviennent. Cela ne le rend pas forcément facile à suivre. Le départ présente un univers familial rassurant qui sera progressivement dynamité par un étrange message sur le répondeur puis le shérif qui vient annoncer la mort d’un mari retrouvé bien vivant le lendemain matin ! Sandra est magnifique dans son interprétation d’une femme en état de choc. Julian MacMahon apporte une vraie crédibilité à l’homme « normal ». Le malaise installé, les scènes de la vie courante sont comme décalées, menaçantes. Malheureusement, le film connaît une baisse de régime en deuxième partie. Les événements ne suffisent plus à cacher l’impression de répétition. Le final est trop peu dramatique et peut même agacer.

10) 28 jours en sursis : Comédie dramatique, 28 jours en sursis permet à Sandra Bullock de jouer sur une corde sensible et elle est à la hauteur d’un sujet loin d’être simple. Le scénario ne va par contre pas très loin Cependant, la réalisation parvient à restituer les moments dramatiques avec force, recourt aux flash-backs à bon escient et a la bonne idée de présenter légèrement troublées et violacées les images se rapportant au passé alcoolisé de l’héroïne. Le scénario nous dit que ce n’est pas parce qu’aucun drame ne survient que la situation n’est pas dramatique. Dominic West est impeccable dans son rôle du petit ami qui vit de manière fantasque mais nous est présenté comme un véritable mauvais génie. La cure est un moment difficile que le film sait rendre perceptible. Le changement dans la mentalité du personnage va aussi se nouer de façon surprenante quoique comique autour d’un feuilleton. 

9) Le droit de tuer ? : Un film aux thèmes très forts, aux discours puissants qui résonnent encore aujourd’hui. Il est malheureusement desservi par sa mise en scène. Le cadre (le Sud américain dans les années 60) sera posé après une très longue exposition. Le réalisateur perd un temps considérable pour poser les enjeux, essayer de travailler son atmosphère (sans grande réussite) et en faisant parler ses acteurs. Le scénario rajoute aussi inutilement la présence du Klu Klux Klan. Il eut été bien plus profitable de ne se concentrer que sur la présentation d’un milieu marqué par un profond racisme ou un procès sur la question raciale. Les acteurs sont remarquables, Sandra Bullock un peu sous-utilisée. Le film montre qu’une affaire de ce genre ne peut pas être extraite de son substrat social et qu’elle a nécessairement des répercussions sur la vie des personnes. Par contre, Joël Schumacher est incapable de garder l’intensité d’une scène très longtemps. Le déroulement du procès appartient aussi au déjà-vu. Excellente idée, par contre, que de ne pas avoir filmé les délibérations et de nous faire vivre le verdict avec ceux qui attendent dehors.

8) Extrêmement fort et incroyablement près : Film dramatique, il a la particularité de placer un enfant en personnage principal, Sandra Bullock jouant sa mère davantage en arrière-plan. Il raconte la quête de cet enfant qui ne parvient pas à faire le deuil de son père mort le 11 septembre. La structure est simple mais la charge émotionnelle forte et parfois dérangeante. La première partie souffre également de longueur et d’une certaine froideur. Oskar est un jeune garçon volontaire mais on peut ne pas le trouver sympathique ; c’est que sa grande sensibilité l’oblige à se vêtir d’une carapace. Il va évoluer au fil de plusieurs rencontres dans sa quête, surveillé de loin par une Sandra Bullock très convaincante dans un rôle dramatique. Autant qu’une quête, c’est aussi le rapprochement de la mère et du fils que raconte ce film bouleversant.

7) Les ensorceleuses : Un film plaisant, vraiment agréable mais qui pèche par une absence de choix clair entre la comédie, le romantique et le fantastique. L’ensemble fonctionne certes plutôt bien mais on sent que le film aurait pu être meilleur encore. L’intérêt vient aussi du statut des deux héroïnes. Nicole Kidman et Sandra Bullock étaient déjà des vedettes. Les associer est un pari et il fonctionne ; aucune n’empiète sur l’autre et la distribution des rôles a été bien fait. Les deux actrices abattent un boulot formidables, sont vraiment en osmose et montrent chacune à leur manière que les deux sœurs ont la même flamme vécue différemment. Le film raconte notamment comment un sort de résurrection va tourner mal. Sur la fin, une scène très réussie mêle glauque, noirceur et humour et la caméra tourne et accélère à mesure que l’incantation est prononcée par des femmes en cercle.

6) Entre deux rives : Un très beau film extrêmement mélancolique et romantique à la fois. Si sa narration complexe est parfois un peu difficile à suivre, il est touchant et la part dramatique est très bien intégrée à l’histoire au point que le happy end attendu, n’est pas certain. Le démarrage de la correspondance entre deux moments du temps commence très prosaïquement mais de manière très crédible. Le fantastique, pourtant très réel dans ce film, ne sera pourtant jamais le centre de l’histoire et nous n’aurons jamais la moindre explication sur ce mystère. Sandra Bullock donne la pleine mesure de ses dons pour donner de la chair à ce drame sentimental et fantastique. Pour une fois, le mélange des genres n’est pas préjudiciable. La réalisation est assez fluide même si on traverse le temps si facilement que l’on peut s’y perdre. L’histoire de la maison est très belle et donne une nouvelle coloration à la fois romantique et dramatique à l’histoire. Le spectateur espèrera une fin heureuse.

5) Miss Détective : Une comédie policière drôle et sexy, où Sandra Bullock déploie une belle énergie et un charme fou. Le film se moque sans méchanceté des concours de beauté et l’intrigue policière (infiltrer le concours de Miss Etats-Unis menacé par un terroriste) est un prétexte bien trouvé car elle permet d’avoir des moments plus sérieux qui densifient l’ensemble juste pour que tout tienne et que rien ne lasse. On rit beaucoup et de bon cœur. L’enjeu de départ était d’enlaidir Sandra Bullock. Sa composition de Grace Hart est géniale : c’est un éloge au je-m’en-foutisme concernant son apparence et une ode à la vulgarité ! Les seconds rôles sont très bien dessinés, archétypaux certes mais les acteurs leur donnent une véritable existence : le coach maniéré (Michael Caine, élégant, impeccable de maintien, qui s‘empare du rôle avec aisance), l’ex reine de beauté devenue patronne du concours, le présentateur du show, les candidates, superficielles certes mais attachantes. Toute la partie « transformation de l’agent Hart » est hilarante et menée sur le long cours pour rester crédible. Le tout est mené avec un bon sens du rythme et sans temps mort.

4) Calculs meurtriers : Un film très dur, quasiment sans égal dans la filmographie de Sandra Bullock. L’actrice se montre extrêmement convaincante dans ce thriller et nous fait regretter de n’avoir pas davantage creusé ce sillon. L’enjeu n’est pas de savoir qui a commis le crime mais comment les enquêteurs, vont coincer les tueurs. L’étude psychologique est le véritable moteur et le film avance avec une rigueur qui scotche le spectateur. La relation entre les meurtriers est ambigüe et nous ne savons pas vraiment s’il y a un cerveau et un exécutant. Avec une habileté démoniaque, Barbet Schroeder semble démonter plus loin ce que ses plans semblaient vouloir dire peu avant. Il n’y a pas un récit qui serait incontestable. La vérité est ailleurs tout le temps mais jamais là et maintenant. De même, la police ne jouit pas d’une aura qui assurerait son succès. Ce jeu du chat et de la souris connaît une conclusion éprouvante et Sandra Bullock n’a sans doute pas jouée de scènes aussi dures de toute sa carrière.

3) Speed : Une pure merveille à l’intrigue simple et qui manie les moments de stress avec maestria. Keanu Reeves habite son personnage. Dennis Hopper donne à son personnage de poseur de bombe un regard fou mais surtout méchant et cruel. En femme ordinaire, Sandra Bullock est la meilleure. La séquence dans laquelle Keanu Reeves monte dans le bus est un mélange de vues aériennes, de vues rapprochées et de scènes à l’intérieur du bus. Plaçant le spectateur à la fois à la place des passagers et de savoir ce qu’il se passe dehors et ce n’est pas franchement rassurant non plus ! Figure classique du film d’action, un quidam est plongé dans l’extraordinaire mais le film scinde la figure du héros en deux. Tant Sandra Bullock que Keanu Reeves sont parfaitement crédibles dans l’émotion. L’action reste constante et tient en haleine jusqu’au bout.

2) La Proposition : La comédie sentimentale du début du 21ème siècle ! Celle qui annule et efface toutes celles que Sandra Bullock a pu tourner tout au long de sa carrière ! Une merveille de drôlerie, un bijou de sentiment. L’histoire se suit avec gourmandise et ses péripéties ne cessent de mettre en joie. Anne Fletcher sait parfaitement où elle va et on la suit les yeux grands ouverts pour ne rien manquer. Sandra Bullock montre tout son potentiel comique sans jamais tomber dans le ridicule et elle a un vrai partenaire de jeu, Ryan Reynolds, drôle, charmant et émouvant. Les seconds rôles sont au diapason. Pour ne pas être expulsée, Margaret, éditrice redoutée, annonce qu’elle est fiancée à son assistant, Andrew Le weekend en Alaska prévu pour annoncer la nouvelle ne se passera pas du tout comme prévu. Avec justesse, Sandra compose une femme fière qui prend conscience que ce qu’elle a imposé à Andrew aura un impact sur une famille qui l’a accueilli à bras ouvert. Un final émouvant mais qui ne sacrifie pas l’humour parachève cette réussite.

1) Gravity : Le chef-d’œuvre absolu de la carrière de Sandra Bullock que cette histoire d’une astronaute qui se retrouve seule dans l’espace et doit se battre pour survivre assez longtemps afin d’avoir un espoir de rentrer sur Terre. Quasiment seule de bout en bout, l’actrice est plus que convaincante. Non seulement l’histoire est solide mais la réalisation est époustouflante et d’une grande maîtrise ; tout comme l’orchestration. L’angoisse étreint le spectateur à plusieurs reprises, si bien qu’il est impossible de se décoller de ce film quand on a commencé à le regarder. 

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