Retour en enferClassement films Die Hard

Saga Die Hard

Classement Die Hard du pire au meilleur


CLASSEMENT DIE HARD DU PIRE AU MEILLEUR 

5) Belle journée pour mourir :

Le cinquième volet de la saga est celui de trop. Non seulement il n’apporte rien mais il tend à sombrer dans le blockbuster de base à coup de scènes d’action aussi musclées que lassantes par leur répétition et leur vacuité. Le changement de perspective au départ est trompeur et, si nous n’entendions pas Bruce Willis se faire appeler « John McClane », on pourrait douter être dans un Die Hard. Jay Courtney est un bon acteur de film d’action mais on attend davantage dans cette saga à commencer par le sens de l’humour. Le méchant est de moindre envergure que les précédents et le rôle féminin est sans épaisseur. Bruce Willis joue à l’économie et ne parvient que rarement à nous faire sourire ou à nous émouvoir, comme s’il était conscient de trahir quelque part le personnage qui en a fait une star. 

4) Une journée en enfer :

Coup de mou avec ce troisième volet où l’on a l’impression que le réalisateur John McTiernan veut rejouer le premier ; ce qui donne une impression de redite. Néanmoins, les bons côtés restent majoritaires. Jérémy Irons, doté d’un charisme certain, joue un méchant rusé et sûr de lui. La bonne idée est d’adjoindre un partenaire à Bruce Willis. Par contraste avec le côté cool du policier, Zeus est colérique, sarcastique et un peu raciste aussi. La composition de Samuel L. Jackson est impeccable et son association avec Bruce Willis réussie. La meilleure partie du film est ce jeu hallucinant consistant à les faire courir dans tout New York. Le détournement cruel de l’enfantin « Jacques a dit » est brillant et la réalisation dynamique nous accroche. Par contraste, la suite est plus convenue.

3) Retour en enfer :

Le quatrième volet de la saga réussit à la renouveler partiellement par une opposition savoureuse entre la « vieille école » et la « modernité ». Cette différence donne une véritable épaisseur aux personnages, notamment au méchant incarné par l’excellent Timothy Olyphant, charismatique, maniant à merveille ironie froide et supériorité intellectuelle. Sa capacité d’adaptation en fait aussi un des adversaires les plus intelligents de McClane. A la fois cool et déterminé, McClane acquiert aussi une dimension pathétique par les regrets qu’il exprime de devoir être un héros. Bruce Willis parachève ainsi le personnage. L’opus crée surtout, grâce à Mary Elisabeth Winstead et Maggie Q, des seconds rôles féminins de premier ordre ; ce qui est sans doute son apport majeur à la saga. Par contre, l’opus sacrifie beaucoup trop au spectaculaire.

2) 58 minutes pour vivre :

Un renouvellement qui prend la forme d’un opus plus violent par son enjeu concernant plus de monde même si l’action, au final, se concentre sur un petit nombre de personnages. Les personnages sont en revanche moins bien dessinés mais la froideur monolithique de William Sadler est tout à fait appropriée. La prestation excellente de Dennis Franz apporte le contrepoint comique. Toujours impliqué, Bruce Willis maîtrise encore mieux son personnage. Il varie son jeu à merveille alternant détachement feint, concentration totale, colère et émotion. L’histoire parvient à ne pas en faire trop. La réalisation joue la carte de la dureté et, si les effets spéciaux donnent davantage dans le spectaculaire, cela reste très mesuré. 

1) Piège de cristal :

Le premier opus de la saga est un bijou alliant une histoire solide, beaucoup d’humour, des scènes d’action très efficaces, un peu d’émotion et une interprétation sans faille. Pour son premier film, Alan Rickman s’impose d’entrée comme un des meilleurs méchants de l’histoire avec un Hans Gruber élégant, cultivé mais froid et cruel. En face, Bruce Willis est parfait en « héros malgré lui » mêlant un humour ravageur, un recul sur soi étonnant, une ténacité à toute épreuve et une redoutable efficacité ! A l’époque star du petit écran, il avait tout à prouver sur grand écran et son implication est complète et totale réalisant un très bon numéro d’acteur. 

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