La Soif de l'or (1993)La Cité de la peur (1994)

Comédies françaises Années 90

Tatie Danielle (1990) par Sébastien Raymond


TATIE DANIELLE (1990)

Résumé 

Tatie Danielle est une vieille dame méchante, aigrie, pour tout dire insupportable. Elle tyrannise sans vergogne sa bonne Odile. Mais le jour où celle-ci décède, le quotidien de Tatie Danielle est bouleversé.

Critique :

J’ai toujours eu un problème avec ce film : je n’ai jamais pu aimer son protagoniste central. Je n’ai jamais pu trouver cette Tatie Danielle ni sympathique, ni drôle, ni même intéressante, alors que c’est en grande partie la personnalité de cette héroïne qui a fait sa popularité auprès du public.

Au-delà de ce point, la mise en scène est plutôt bonne, très nette, sans fioriture. Le scénario est bien balancé. Le rythme ne dépare pas, toujours équilibré. Les acteurs sont pas mal du tout. Bref, j’aurais dû faire comme tout le monde et adorer. Malgré tout, aujourd’hui encore, avec cette revoyure, je me suis ennuyé à mourir.

On comprend bien, à l’évidence, que le film sous couvert de comédie, d’humour noir, avec un personnage aussi bête et méchant, tente de mettre en lumière la difficulté de vieillir, la peur de la dépendance avant la mort, surtout les rapports compliqués avec l’entourage.

Cette Tatie Danielle a décidé de pratiquer la politique de la terre brûlée autour d’elle ou bien l’hypocrisie la plus cynique. Double jeu qui lui revient en pleine poire à un moment donné. Mais même ce retour de boomerang me laisse complètement froid.

Il n’en demeure pas moins que je peux comprendre ceux qui aiment le film. Il est bien foutu. Et dans le rôle de Tatie Danielle, Tsilla Chelton excelle, redoutable d’efficacité. Quant aux seconds rôles, à commencer par Isabelle Nanty, ils sont également très propres.

Je regrette vraiment de ne pas avoir pu adhérer à cette histoire. Je passe à côté : dommage pour moi.

Anecdotes :

  • Avec plus de 2 millions d’entrées, ce second film d’Etienne Chatiliez ne fait pas partie des plus grands succès du réalisateurs qui tournent autour des 4 millions pour “La vie est un long fleuve tranquille”, “Tanguy” ou “Le bonheur est dans le pré”, mais reste une valeur sûre, comptant beaucoup de fanatiques qui en ont fait un film culte.

  • Beaucoup de comédiens de la distribution précédente (“La vie est un long fleuve tranquille”) sont de retour : Catherine Jacob, Patrick Bouchitey, André Wilms, Christine Pignet ont au moins un tout petit rôle ici.

  • Le film eut le privilège d’être nommé pour les Césars : meilleure actrice pour Tsilla Chelton, meilleur second rôle féminin pour Catherine Jacob, meilleur espoir féminin pour Isabelle Nanty.

Séquences cultes :

Elle est gentille ma fille !

Fainéant !

Elle pue !

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